vendredi 7 mars 2008 - par Philippe Aigrain

Un appel à ma génération

Si vous avez entre 56 et 65 ans, ceci est un message pour vous. Vous avez traversé à un tendre âge les années que l’on désigne aujourd’hui sous l’appellation trompeuse de “Mai-68″ (une grande part de ce qu’on entend par ces mots s’est développé dans les années 1970). Après avoir dû subir le révisionnisme qui a dominé ces dernières années, vous allez maintenant recevoir des invitations à se réapproprier Mai-68. L’une d’entre elles se conclut sur ces mots : Mai-68, ce n’est pas qu’un début, c’est une actualité urgente, et appelle à des retours critiques et discordants. Ceux-ci sont effectivement nécessaires puisque le pire risque du révisionnisme, c’est de nous précipiter en réaction dans une idéalisation stupide, par ailleurs très ennuyeuse pour les plus jeunes. Le propre des mouvements importants, c’est que c’est toute une société qui en hérite, et qui en tire le meilleur et le pire. Participer à ces efforts de réappropriation critique pourra être utile et même agréable malgré le miroir cruel que nous tend la vitesse d’écoulement du temps.

Mais il y a mieux encore à faire en matière d’actualité urgente de Mai-68. Puisque vous avez environ mon âge, vous ne risquez plus rien en termes de carrière. Quelques-uns s’accrochent peut-être encore à des rêves de pouvoir, mais justement il est temps pour eux de commencer à revivre. Si j’en crois des statistiques, beaucoup sont déjà retraités ou mis à l’écart en attendant. Pourtant cette génération occupe aussi de nombreux postes de responsabilité. Ceux qui les détiennent ont une occasion unique de s’apercevoir, si ce n’est déjà fait, que sur certains sujets, qu’on soit dans l’industrie ou fonctionnaire, le devoir d’expression existe et que le ciel ne nous tombe pas sur la tête quand on en use. Et pour nous tous, il est temps de se rendre compte que si le cynisme ou le découragement dominent de par notre espace politique d’aujourd’hui, c’est parce que nous leur avons abandonné cet espace politique, tout en refusant aux générations suivantes d’y accéder. Quant aux gens honnêtes et constructifs qui ont enfin le temps de s’investir dans la démocratie, s’ils sont aussi démunis en matière de perspectives, c’est qu’ils sont bien seuls. Bref, nous pouvons faire mieux qu’une célébration ce printemps.

Dès avril et pendant les trois mois qui suivront, le gouvernement s’apprête à lancer une offensive sans précédent contre l’un des rares espaces qui fasse vivre le meilleur de ce que nous avons tenté de construire dans “Mai-68″ : l’articulation entre liberté individuelle et solidarité collective ; l’esprit critique à l’égard des médias et l’invention de nouvelles formes de ceux-ci ; le lien complexe entre des dimensions apparemment séparées de la vie humaine ; la critique de la consommation et de la publicité (dont les formes extrêmes sont aussi des descendances de 68) ; le respect pour ceux qui nous aident à penser et agir par nous-mêmes, la dérision à l’égard du pouvoir qui prend au sérieux ses titres estampillés et la méfiance à l’égard du pouvoir qui se tient en chacun de nous ; l’impertinence polie (contraire de la grossièreté conformiste dont certains héritiers honteux de 68 nous donnent l’exemple) et le refus - à quelques exceptions près, du moins en France - de la violence. Cet espace, c’est celui de l’appropriation sociale consciente de l’information, de ses techniques et d’internet. Avec le mouvement écologique part de l’altermondialisme (celle qui construit plus qu’elle ne “défend les acquis”), c’est l’un des seuls “lieux” politiques que la jeunesse d’aujourd’hui fait vivre et où quelques membres de ma génération trouvent une amicale place.

Le gouvernement va tenter de faire passer une série de textes législatifs, de mesures réglementaires et d’accords négociés entre amis et clients pour corseter, surveiller, ensevelir sous des torrents de mensonges et pousser dans la clandestinité les pratiques d’échanges libres et de production sociale utilisant l’informatique et internet. Ce projet de régression mentale, de normalisation médiatique, de censure et de contrôle est évidemment voué à l’échec à long terme. Mais comme le long terme est vraiment trop long pour ma génération, comme, en attendant, ce projet peut faire beaucoup de mal à des sociétés déjà mal en point, il vaut mieux le faire échouer maintenant. D’autant plus qu’il va produire exactement ce contre quoi il prétend lutter : l’exposition addictive des jeunes esprits à des canaux qui font tout et notamment le pire pour attirer leur attention, la désinformation, la pauvreté culturelle et éducative, la piraterie (des artistes par les distributeurs), la tribalisation des communautés. Tout cela en subventionnant les amis labellisés et en rendant la vie plus difficile à tous les contre-pouvoirs critiques, bref en détruisant le nouvel espace public.

Non, ce n’est pas le seul chantier essentiel. Celui des inégalités par exemple l’est au moins autant. Ceux de l’écologie, de l’invention de modèles de développement et d’orientation du progrès technique, de la solidarité humaine planétaire itou. Mais si le chantier de l’espace public est négligé, tous les autres en pâtiront. Stay tuned et soyez prêts à ne pas laisser passer la contre-réforme numérique.



62 réactions


  • geo63 7 mars 2008 11:51

    Même si je ne suis plus dans la fourchette, j’ai 68 ans, j’exprime mon soutien total à l’auteur.


  • Schroen 7 mars 2008 12:56

    Il faudrait surtout que votre génération, qui elle a bénéficié des nombreux avantages contrairement à la mienne largement post 68, commence à arrêter de gonfler avec vos rêves d’enfances frustrés.

    Que votre génération se rende compte de sa médiocrité, qu’elle laisse ses propres enfants dans une panade pas possible, aussi bien au niveau de la dette nationale, que de disposition légale toute plus crétine que les unes que les autres. Vous parlez d’héritage de mai 68, super TF1, des immigrés qui nous crachent dessus, des bourkas dans nos rues, des milliards de dettes.

    En gros vous mettez votre descendance sur le trottoir pour assoir vos privilèges...

    Alors combien de temps encore nous allons devoir suporter vos jéremiades, ouhinnn 68 ça à part marcher, ouhinnn on veut la retraite à 60 ans, ouhinnn on veut plus de fonctionnaire et de moyen, ouhinn l’école doit être l’école de l’enfant roi et notre toute puissance sur les profs, ouhinnn....(ter repetita)

    Bref, prenez votre retraite, restez jardinez dans votre potager et laisser vos descendants essayer de rattraper les conneries de votre génération...

    Sur ceux, bon jardinage, un trentenaire qui n’en a rien à battre de l’héritage de 68


    • satyagraha 7 mars 2008 13:25

      Je suis trentenaire et j’apprécie l’héritage de 68. Je suis néanmoins d’accord sur les dommages provoqués par l’égoïsme forcené de la génération du papy-boom. Outre la situation économique calamiteuse, cette génération, qui a hérité d’un mode plein d’espoir et propre (au sens écologique), nous lègue un monde sans espoir (ou presque) et pollué à l’extrême, devrais-je plutôt dire "saccagé".

      Mai 68 est une révolution d’enfants gatés, notre révolution (celle de ma génération) sera autrement plus pragmatique, et, hélas, beaucoup plus violente.

      Mais il n’est pas impossible que les soixante-huitards se joignent à notre génération pour exiger un autre modèle de société qui s’appliquera à eux, comme d’habitude, mais aussi aux générations futures (on peut rêver).


    • Philippe Aigrain Philippe Aigrain 7 mars 2008 13:45

      Je partage votre jugement sur l’égoisme générationnel. Mon but essentiel était justement d’appeler les membres de ma génération à se joindre au meilleur de ce que font les suivantes, à y reconnaître la part d’écho du meilleur de ce qu’ils ont voulu ou fait (dégagé de beaucoup de leurs illusions et construit dans un contexte oh combien plus difficile). Mais surtout d’assumer au moins une fois leur responsabilité en ne laissant pas casser les outils de la réinvention du politique et de la culture qui se construisent aujourd’hui à travers les techniques de l’information et internet.

      > hélas, beaucoup plus violente.

      Possible mais pas joué, donc objet de vouloir. Je retiens donc surtout votre "hélàs".


    • geo63 7 mars 2008 16:54

      ..."des nombreux avantages"... ???


    • Jean Massicot Jean Massicot 8 mars 2008 17:29

      D’accord avec vous. Bravo


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 7 mars 2008 13:36

    Bonjour Philippe, ça alors, c’est assez étrange cette synchronicité, j’avais moi-même projeté un billet de ce genre, mais pour my generation, celle des 47-53 balais, que j’ai appelée les frangins de mai 68. Quant aux contenu, je m’oriente aussi vers ce pessimisme de l’action typique d’un Gramsci

    on va tous crever, mais pas de ma même manière alors, tant qu’à crever, autant crever debout et non pas soumis


  • foufouille foufouille 7 mars 2008 14:28

    vous avez votez pour des pourris

    vous avez ete recupere

    maintenant que vous etes vieux c’est trop tard

    mai 68 est toujours idealise car vous avez saute du train en marche. vous vous trop battus entre vous, cherchant a tirer la couverture. vous avez donne des couronnes a l’umps. vous avez gobe joyeusement les jeunes chomeurs (ou autre) c’est des faineants

    pour changez les choses vous devriez creer un nouveau parti republicains

    dans ce cas : pare-balle, avocat, super propre, pognon


    • foufouille foufouille 7 mars 2008 17:23

      les petit jeunes de moins de 40 critique car vous vous etes pas battu longtemps et vous reveillez maintenant tres tard. le pouvoir est aux mains des memes vieux que vous avez voulu changer


    • foufouille foufouille 7 mars 2008 18:51

      ben oui il n y a pas que des vieux

      une critique n’est pas une attaque, elle permet a certaines personnes de voir que d’autre n’ont pas le meme point de vue

      et puis a part une ou deux communaute emblematique je ne vois pas ou sont les restes de mai 68. la societe aurait evoluee quand meme. mais reconnaissez le vous vous etes fait bouffer (cohn-bendit compris)


    • Yohan Yohan 7 mars 2008 23:00

      bien vrai, malheureusement


  • Bulgroz 7 mars 2008 14:33

    Oui, vivement qu’on liquide ce soi disant héritage de Mai 68. Vous ne trouvez pas qu’il en a fait assez ?

    A chacun sa guerre, Mai 68 n’est pas la mienne.

    Vos procès d’intention et vos cllchés dignes d’un communiqué de la LCR en sont la preuve.

     

     


    • 5A3N5D 7 mars 2008 15:00

      On a vraiment l’impression de parler de n’importe quoi : pour vous, qu’est-ce que c’est "l’héritage de mai 68" ?

      Autre chose : cette génération aurait pu, comme vous le faites si bien, se retourner contre la précédente (celle de la guerre) et l’accabler de tous ses maux. L’a-t-elle fait ? Je ne m’en souviens pas.

      Il y a aussi une autre vérité : les gens de 68 ont eu le courage de secouer le monde du travail et même la société pour la changer. Aurez-vous la même audace ? C’est bien beau de critiquer (sans savoir quoi exactement), mais passer à l’acte, c’est un peu plus délicat. 

      Il y a du chômage et de la misère en France et c’est la faute de 1968 ! C’est simple, ça sonne bien, mais la vérité est ailleurs : depuis cette époque, de nombreux pans de l’économie ont bénéficié des progrès de la technologie. Et qui dit progrès technologique dit mécanisation, robotisation, automatisation et... mise sur la touche de travailleurs dont on n’a plus besoin. Essayez de réfléchir à ça et ne collez pas tous vos problèmes sur le dos de soixantehuitards. Prenez-vous en main car, contrairement à ce que vous affirmez, les jeunes qui ont suivi cette génération ne sont, dans la majorité des cas, pas mûrs avant leurs 25 ans.


    • Philippe Aigrain Philippe Aigrain 7 mars 2008 15:05

      Je ne sais pas trop à qui s’adresse votre commentaire, mais d’après l’indentation, ce serait à mon texte. Un point qui a son importance, "mai 68" n’était pas une guerre et je me moquais gentiment des anciens combattants. Quant aux procès d’intention, je ne sais pas si vous entendez par là :

      • les critiques que j’adresse à ma propre génération (qui ne portent en rien sur des intentions mais sur des faits, débattables bien sûr dans leur réalité) ?
      • Les projets que j’affirme être ceux du gouvernement ? Pour ce dernier point, il est vrai qu’il y a un côté "teasing" dans mon texte, mais on en reparlera et vous semblez déjà en avoir manqué quelques-uns.

      Passons sur la comparaison avec la LCR, vous allez les vexer


    • Schroen 7 mars 2008 16:42

      Commentaire de 5A3N5D complétement débile, à la limite du croyable... Mai 68 ne fut elle pas une révolte contre la génération d’avant guerre représentée par De Gaulle ???? Vous vous décribilisez et surtout vous vous ridiculisez...


    • Gasty Gasty 7 mars 2008 17:54

      @ Schroen

      A part VICHY.

      La révolte dont vous parlé n’était pas comme vous semblez le vouloir une révolte à l’encontre d’une catégorie de la population contre une autre catégorie de la population. Bien que cela semble etre le cas aujourd’hui et vous pouvez vous en rendre compte. Mai 68 n’était pas une réunion d’individualiste.

      Les gouvernements actuels ont (et pour le plus grand plaisir du MEDEF) tendance à ce défaussé justement sur les salariés, employés, fonctionnaires et les opposer entre eux . Ceci pour le plus grand profits de la classe dirigeante .... a vous de voir ou vous vous situez !

      Il y avait encore de la solidarité à cette époque.
       


    • Yohan Yohan 7 mars 2008 23:09

      @bulgroz

       

      L’héritage de mai 68, c’est surtout des dettes. Mais, si l’on y regarde de plus près, la génération de 68 n’était ni représentative, ni majoritaire dans le pays. Elle a surtout dominé dans les médias et la sphère politique. Ceux qui ont battu le pavé ont vite lâché l’affaire pour s’occuper des siennes d’abord. Moralité, ils ont laissé la place à ceux qu’ils voulaient chasser et qui au final sont revenus subrepticement en laissant croire aux soixantehuitards qu’ils dominaient encore le monde. Pendant que les intellectuels plastronnaient à la télé et dans les medias, les affairistes ont pillé et laissé le pays partir à vau l’eau.


  • fourreau 7 mars 2008 14:46

    @ Bernard Dugué

    Il n’y a pas à crever ! Nous avons des lourdes responsabilités pour les générations qui suivent, et nous devons les assumer, quelques soient les embûches ! Notre mérite ne réside ni dans un pessimisme ni dans un optimisme, mais dans le réalisme de nos responsabilités. Les tâches sont-elles rudes ? Jusqu’au dernier souffle, l’effort et le goût de laisser à nos successeurs du meilleur doit guider !

    A propos, j’avais soumis un article, cas concret des difficultés qu’on rencontre à cette tranche d’âge et le combat qui m’attend, à la rédaction AV mais aucune suite ne m’est donnée. Pas même pour dire un refus. Est-ce normal ? Où parce que le personnage public que je mets en cause doit gêner la rédaction ?


  • Blé 7 mars 2008 15:07

    Juste un témoignage à grands traits.

    En 1968 j’avais 18 ans. J’avais déjà 4 années de travail derrière moi dans le cadre d’un apprentissage dans la coiffure dame. En tant qu’apprentie, à 18 ans je gagnais l’équivalent de 10€ par mois en étant au salon 45 heures semaines. Alors je faisais des petits boulots au noir pour me payer mes collants, c’était nouveau à l’époque, mon entrée à la piscine et de quoi boire un coup avec les ami-e-s.

    J’appartiens à ce milieu populaire où le maquillage pour les jeunes filles était très mal perçu, où lire pour une fille était un signe de fénéantise. Je devais savoir coudre, tricoter, cuisiner, etc....J’ai connu l’époque où un homme pouvait engrosser une demoiselle sans avoir à assumer une responsabilité quelconque, la fille ayant "fauté", c’était à elle d’assumer.Dans le meilleur des cas, la famille prenait en charge le bébé mais très souvent la jeune était foutue à la porte de chez elle. Les plus chanceuses pouvaient avoir recours aux "faiseuses d’ange". La pilule a vraiment libéré les femmes de cette peur constante d’être enceinte.

    Le mai 68 transmis par les médias n’est pas le mai 68 que j’ai vécu à Paris durant plusieurs semaines. Les grèves dans les usines mais aussi de tous les transports, les défilés, les manifestations, etc...

    Il ne faudrait pas généraliser car les classes dominantes de 1968 sont toujours majoritairement dominantes aujourd’hui. Les classes dominées d’hier le sont aussi aujourd’hui mais je reconnais que c’est plus dur pour elles aujourd’hui qu’hier. Ce sont les classes dominantes qui ont imposé une manière de vivre au reste de la société. (maison individuelle, télé, voiture, vacances, voyages,mode, spécialités, etc...)Ce ne sont pas les classes ouvrières et salariés qui imposent le libéralisme et l’économie de marché mais les classes dominantes. Ces dernières font tout ce qui est possible pour casser ce que le C N R avait mis en place après la guerre.

     Les populations sont beaucoup plus dépendantes des nouvelles technologies (médias, ordi, téléphone portable,D V D, etc... ) de produits finis, il faut tout acheter et quand on n’a pas les moyens, la transmission des savoirs traditionnels n’ayant pas été faite, on ne sait plus faire par soi même, on se sent démuni.La dévalorisation des savoirs traditionnels, la dévalorisation, la non reconnaissance du travail des femmes (le travail fantôme d’Ivan Illich), à la maison, dans les fermes, chez les artisans et commerçants, etc... et la marchandisation constante de toutes les activités de la vie ont largement contribué au développement du monde dans lequel nous vivons à ce jour. 

     


    • Philippe Aigrain Philippe Aigrain 7 mars 2008 15:33

      Merci de ce témoignage qui est aussi une rectification. J’avais conscience de tronquer gravement le paysage, mais je ne pouvais pas parler de ce que je ne peux prétendre connaître. Oui, les classes privilégiées de 68 le sont encore. Mais la nature de leur domination et ce qu’on peut lui opposer, et qui peut le faire a profondément changé.

      Pour moi, le plus important est la relation savoir-faire / produits finis sur laquelle vous concluez. L’information et ses techniques ont dévalorisé les savoir-faire en les incorporant dans la technique, mais elles permettent également de se les réapproprier et plus encore de se réapproprier leur devenir. Le premier pas, c’est de refuser que ce soient des produits finis, ce que font les logiciels libres et tous les mouvements d’innovation partagée. La deuxième étape, c’est de faire un immense tri dans ces produits, un vrai processus de choix qualitatif entre ce qui est outil dont on peut se servir et qu’on peut perfectionner, un contenu culturel qu’on peut utiliser dans une pratique ou une création, bref ce qui source de nouveaux savoir-faire humains et ce qui ne sert qu’à à nous plonger dans l’hypnose télévisuelle, nous assigner à consommer la 18ème génération d’un produit ou le succès programmé d’une major.

      Pour le partage des tâches homme-femme, comme Dominique Méda l’a montré, il y a eu une sévère régression après un timide progrès. Mais ce timide progrès est quand même toujours vivant pour peu qu’on le réveille.


    • Schroen 7 mars 2008 17:04

      "Pour le partage des tâches homme-femme, comme Dominique Méda l’a montré, il y a eu une sévère régression après un timide progrès. Mais ce timide progrès est quand même toujours vivant pour peu qu’on le réveille. "Gnééé ??? Des statisques ??? Des faits ?? A moins que vous parliez de la vile exploitation des ménagères de plus de 50 ans dans la préparation des repas de famille ?


    • Philippe Aigrain Philippe Aigrain 7 mars 2008 22:21

      Pour la période récente, les faits et les statistiques sont là : deux heures de moins de temps libre (définition : le temps qui reste quand on enlève travail, transport, sommeil, déplacements obligés, entretien personnel de base, entretien domestique, soin des enfants et des personnes à charges) pour les femmes que pour les hommes, et cela a augmenté (légèrement) dans la période récente, notamment à cause de la montée du travail partiel subi avec souvent plusieurs périodes non jointives de travail. Source par exemple : Dominique Méda, Le travail des femmes : vers un nouveau partage des rôles.

      Là où c’est plus compliqué c’est les tendances à un rééquilibrage qui ont bel et bien existé à diverses périodes, mais confinés à des groupes sociaux ou des périodes de la vie.


    • haddock 7 mars 2008 22:38

      Blé comme toi j’ ai commencé mon apprentissage à 14 ans , debout dans le fournil à 2 heures du mat , 10 heures par jour , 60 à 70 heures par semaine .

       

      Pas de façonneuses et diverses machines de maintenant pour travailler , à la main on faisait la plupart des opérations .

       

      A l’ époque on se torchait avec du papier journal , pas de portable , pas de télé , pas internet , pas de lave-vaisselle , beaucoup de ménagères lavaient le linge à la main . Pas de plats tout prêts , pas de TGV , chez le dentiste on t’ arrachait la dent sans bien de sentiment .

       

      Ben je vais vous dire , ce qui m’ est arrive de mieux dans la vie c ’est d’ apprendre à me démerder ce que j’ ai fait le restant de ma vie .

       

      68 ? on en entendait parkler à la radio , des mecs qui mettaient des barricades et nous en province on bossait .

       

      Alors les jeunes , je vous invite à vous lever le cul , au lieu de penser que l’ on vous DOIT quelque chose .

       

      On vous doit pas plus que ce que vous devez à vos enfants et petits enfants .

      r


    • sery 9 mars 2008 17:43

      "Métro,boulot,dodo, 10h/jour du lundi au samedi, service militaire en algérie et tout le toutim et on nous appelle génération gâtée ?"

      J’ai lu "service militaire en algérie " ? PAS POSSIBLE !

      Nos baby-boomer soixanthuitards ne sont pas ts concernes mais ceux qui les sont dvraient peut-etre instruire les jeunes.Les bebes ils savent faire merci (et la contraception ne vous doit rien).

      Rarement un manquement a l’omerta sur la guerre d’ALGERIE parmi eux qui l’ont pour le moins bien suivie et critiquee (c’est tellement plus drolatique d’enfoncer lesportes ouvertes)

      Courageux, pas temeraires les lanceurs de paves sur CRS desarmes


    • sery 9 mars 2008 18:21

      Generation de ceci...., generation de cela....Abstraction facile pour bon journaliste ou mauvais historien

      La seule realite est celle des classes d’age de tous temps (petits-grands -vieux)

      Celle dite de Mai 68 a pretendu (comme d’autres avant elles) prendre l’histoire a bras le corps.L’histoire a deja commence a la broyer et elle va continuer son oeuvre (propos journalistique)


  • ASINUS 7 mars 2008 15:46

    ben moi j avais 9 ans j etais a la dass

     

    l apres mai 68 a vu arriver des educateurs et des educatrices a la place de surveillantes et de regisseurs

    est ce que j ai apprécié la différence ?

     

    PUTAIN OUI

     

    comme quoi mai 68 ça as eté différent pour tous mais l important c est qu il y ai eu une Différence


    • Schroen 7 mars 2008 16:43

      Les éducateurs ne devaient pas de cours d’orthographe, peut être que les surveillants si... ;p


    • ASINUS 7 mars 2008 18:45

      voila vous avez bien compris , si malgrés mon certif pour tout viatique,

      j ai une orthographe défaillante

      la faute en incombe à mai 68


    • haddock 7 mars 2008 22:47

      Schroen ,

       

      Comme quoi on peut écrire sans faute et être un âne quand-même .

      Ca t’ aurait plu toi , la DASS  ? becile va ...


  • mimi 7 mars 2008 16:45

    Pourquoi tant de haine contre notre génération

    Ils ont 30 ans ,ont été choyé ,contre les loi Devaquet ils manfestaient pour plus de pions et plus de controles .

    Le seul reproche qu’on puisse nous faire c’est d’avoir cru que le bonheur n’était pas dans la possession des choses mais dans la qualité de l’être . Nous n’avons pas changé assez de choses c’est sur mais on a au moins essayé .Maintenant que de petits gamins viennent nous donner des leçons je regrette mais vous ne pouvez comprendre car vous n’êtes que dans l’avoir .

     


    • Schroen 7 mars 2008 17:00

      "L’avoir "c’est bien simple lorsque l’on a des biens immobiliers, une retraite assurée alors vous me faites bien gausser... De plus, nous choyons nos enfants largement plus que vous , les besoins de nos têtes blondes d’aujourd’hui sont plus important qu’il y a trente ans...

      Tout ce que vous avez fait c’est creuser les déficits publics pour vous assurez une qualité de vie optimale, vous n’avez même pas eu les corones de faire l’Europe des peuples, mais vous avez mis en place l’Europe des technocrates, oh mon aieul comment vous remercier pour tant de bienfait...heu je ne vous mets pas ma main dans la gueule

      Aller mon gars profite de tes 20 ans de retraite, vends bien ton appart ou ta maison et profite, on trime pour toi...


    • Blé 7 mars 2008 18:34

      Je ne crois pas que ce soit de la haine que les trentenaires éprouvent, je dirai plutôt que c’est une forme de désespoir.

       


    • 5A3N5D 7 mars 2008 18:40

      @ Shroen,

      Je me demande si vous croyez un instant à tout ce que vous avez écrit. Vos enfants ont plus de besoins que les nôtres ? Vous vous moquez de qui ? Ils auraient surtout besoin de travailler autant que nous l’avons fait : ce n’était pas la semaine des quatre jeudis, à cette époque !

      Quant aux "bien-être" que notre génération se serait accordé, j’ose espérer que vous ne pensez pas ce que vous écrivez.

      Vous êtes l’archétype du citoyen manipulé : les difficultés que vous rencontrez ont pour origine mai 68. Le lider maximo l’a dit ! Il aurait tout aussi bien pu désigner comme bouc émissaire la défaite de la guerre d’Algérie, cela aurait pu faire l’affaire : l’important, c’est de trouver un coupable. Ou la crise du pétrole de 73. Oui, mais ce coup dur ne permet pas de dresser deux générations l’une contre l’autre, alors que mai 68, c’est du nanan !

      L’important, dans tout ça, c’est que vous puissiez vous exprimer, ce que vous devez justement à la génération de 68. 


    • Icopas 7 mars 2008 19:57

      "L’avoir "c’est bien simple lorsque l’on a des biens immobiliers, une retraite assurée alors vous me faites bien gausser... De plus, nous choyons nos enfants largement plus que vous , les besoins de nos têtes blondes d’aujourd’hui sont plus important qu’il y a trente ans...

       

      Bien bien bien, encore un qui mélange la propagande et les faits.

      Sais-tu qu’à une époque beaucoup ne cotisaient à aucune retraite et que les générations qui suivirent durent assurer une retraite à ceux-ci, et ils le firent avec honneur. C’était bien pire que maintenant où ce n’est qu’une retraite insuffisemment financée (à peu près +0.5% du PNB suffirait pour assurer un équlibre aisé des régimes de retraite).

      Parler en termes de génération est un peu la dernière cartouche de ceux qui ont essayé d’opposer travailleurs français et immigrés, puis salariés du privé et salariés du public, maintenant il faut agresser ces profiteurs de retraités à 1000 euros pour les opposer aux pauvres jeunes....

      Je ne pense pas que cela soit très futé ni très juste.

      1968 ne fut pas affaire de quelques jeunes bourgeois ayant besoin de se dévergonder, mais fut affaire comme maintenant de dispute sur l’avenir, la liberté et le partage.

      L’avant-68 aurait fait péter les plombs des jeunes de maintenant devant une telle pression sur les individus, une telle tristesse sur la société, ce pays sortait juste d’un cortège de guerres incessantes (2e mondiale, Indochine, Algérie) où un grand nombre de jeunes furent envoyés au cauchemar. Des menaces de guerre mondiale planaient en permanence (à 2 doigts en 1962 avec Cuba) , l’Indochine vivait un cauchemar sans issue écrasée par les bombes, 68 ce fut également les divisions blindées russes dans Prague, la conscription obligatoire, des droits differents entre hommes et femmes, la quasi-impossibilité de vivre ensemble sans être mariés (ne parlons pas de la possibilité d’être homosexuels), un sexisme ordurier, .....

      Le monde était triste, gris, violent , dur, alcoolique, les puissants l’étaient comme ils le sont maintenant.

      En vouloir à ceux qui subissaient ces puissants, comme ils les subissent maintenant ne me semble pas trop juste.

       Parler de besoins plus grands dans le désir d’éduquer des chères têtes blondes de maintenant c’est tout à fait surprenant. Les besoins n’étaient pas moins grands avant sauf à penser que les unes valaient moins que les autres.

      Par contre que nos désirs pour ces chères têtes blondes, brunes, rousses, des petits de maintenant soient plus grands, ça ok. 

       

       


  • caramico 7 mars 2008 16:46

    je pourrais tout aussi caricaturer en parlant de la génération de mai 68 comme de celle qui s’est fait tout le temps emmerder : Au départ par ses parents (que le droit de se taire, et encore... !)

    On avait qu’une idée, se tailler de la maison.

    On a fait le contraire avec nos gosses, on les a bien gatés, et ils ne nous lâchent plus.

    Et pour finir, on héritera de nos vieux quand ils seront impotents.

     


  • aquad69 7 mars 2008 17:01

    Bonjour Mr Aigrain,

    bon, très bien, vous avez très certainement raison ; une reprise en main par l’Etat des derniers liens libres existants entre êtres humains est dans la logique des choses.

    Mais que proposez-vous pour l’enrayer ? Vous avez des stocks de kalachs à distribuer, vous ? Franchement, le net, "combien de divisions" ?

    Une "résistance" ponctuelle ne servirait pas à grand chose : vous n’avez pas affaire à des gens, mais à un gigantesque processus qui se développe depuis longtemps, et pas seulement en France : ne vous imaginez pas que ce soit le fait d’un président français particulier, nous y aurions eu droit tout aussi bien avec les autres candidats.

    Résister de front au développement du "système" actuel, aussi "naturel" et fatal que le développement végétal, tragique au sens classique du terme, le refuser, donc, reviendrait à vouloir affronter de face une avalanche ou une déferlante dans l’océan Pacifique ; c’est voué à l’échec et ça ne sert à rien.

    Utilisez plutôt vos capacités humaines : adaptez-vous, cherchez les failles, et si le net devient obsolète parceque trop maîtrisé, passez à autre chose ! Sortez du cadre !.

    En toute occasion, apprenez à désobéir sans crainte ; on a toujours voulu décrire les doctrines du vieux Gandhi comme "non-violentes", mais en réalité, elles étaient beaucoup plus basées sur une désobéissance civile systématique envers les pouvoirs illégitimes et leurs représentants. La légalité n’est rien et n’est pas respectable si elle n’est pas synonyme de légitimité.

    Je crains malgrès tout qu’il ne soit difficile pour une génération comme la nôtre, pourrie gâtée à l’excès, immature, et qui dans sa plus grande partie s’est complètement intégrée à et compromise avec ce qu’elle prétendait refuser, qu’il ne lui soit difficile, donc, de passer de l’autre côté du miroir, dans une résistance active...

    Et je vous avoue que je finirais par trouver assez savoureux que des gens comme nous qui, à l’abri de leur bien-être et de leurs théories, ont prôné les beauté du progrès et ont participé à un système qui a conquis et détruit toutes les cultures et sociétés saines et humaines qui restaient en ce Monde, en les traitant d’arriérées, finissent par goûter, eux aussi, les fruits véritables de leurs oeuvres.

    Mais à cinquante-quatre ans, à force de comptabiliser les tragédies que nous avons provoqué et dont nous avons profité, on finit par s’aigrir un peu...

    Thierry


  • Hermes 7 mars 2008 17:11

    Quel dommage que cet appel soit empétré dans des considerations generationnelles et des considérations historiques dont la réalité est trop complexe pour etre tirée au clair et pour permettre d’enrichir un argumentaire.

    Au contraire cela souleve des polemiques à ces sujets (apparemment dans l’objectif de discréditer l’auteur et qui ne sont pas loin du racisme générationnel primaire), qui masquent tout l’obectif initial de l’article : alarmer sur des projets de lois liberticides concernant la liberté d’expression sur Internet (ce que j’ai cru comprendre).

    Ne serait-ce pas plus efficace et utile de les lister et les commenter (arguments officiels et conséquences possibles). Cela permettrait à tout un chacun d’en apprehender la réalité et de juger de la réalité du risque

    Un job pour morice ??


  • Dalziel 7 mars 2008 18:45

    Pendant les événements dont vous parlez, je faisais, avec mes potes, du camping dans une ville de la banlieue parisienne.

    A côté de chacune de nos guitounes, nous avions creusé un trou, adorné d’une pancarte "Ci-gît un manifestant".

    Lorsque les choses se sont calmées, nous avons été ramenés, officiers, sous-officiers et soldats, dans nos casernes, après avoir bouché des trous qui n’ont finalement pas servi...

    A vous lire, j’ai cru comprendre que je n’étais pas du côté de ceux dont vous sollicitez le témoignage... C’est une exclusion dont je me consolerai facilement, A dire vrai, c’est déjà fait...


  • foufouille foufouille 7 mars 2008 18:53

    ben oui il n y a pas que des vieux

    une critique n’est pas une attaque, elle permet a certaines personnes de voir que d’autre n’ont pas le meme point de vue

    et puis a part une ou deux communaute emblematique je ne vois pas ou sont les restes de mai 68. la societe aurait evoluee quand meme. mais reconnaissez le vous vous etes fait bouffer (cohn-bendit compris)


    • Dalziel 7 mars 2008 18:59

      Cohn-Bendit est un petit-bourgeois coincé entre ses activités de supporter footballistique et les dividendes de son engagement de Mai 68.

      Comme quoi, les événements n’ont pas été perdus pour tout le monde !


  • foufouille foufouille 7 mars 2008 19:29

    cohn-bendit reste un embleme

    il d’apres ce que je sais le choix : t’as plus de tune ou tu rentre en allemagne


  • Philippe Aigrain Philippe Aigrain 7 mars 2008 23:09

    Oui, c’est vrai le prétexte (ou pré-texte) a éclipsé le propos principal et les discussions ont plus porté sur les questions générationnelles, ou la complexité et la diversité de ce qui s’est vécu pendant et après 68. Mais soit, c’est qu’il y a un besoin et ce n’est peut-être pas si mal d’échanger là-dessus même sur la base d’une introduction insuffisante.

    Quand à ce qui était le fond de mon propos, bien décrit dans le commentaire d’IP ?? à savoir le risque de dispositifs liberticides, polluant l’infrastructure des échanges libres, rendant plus difficile la tâche de ceux qui essayent de servir utilement les expressions dans l’espace public et la capacité critique, et tournant le dos aux dispositifs de mutualisation sociale du financement de la création :

    • Il est vrai que mon texte ne donnait pas les exemples précis des textes à venir (dont certains sont déjà publics sous formes de projets), et c’était volontaire, pour mettre les sens en éveil. J’en reste à cette attitude pour l’instant. SI vous n’avez ren vu venir d’ici fin juin, je serai ravi d’avoir eu tort. Et si j’ai hélàs eu raison, j’y reviendrai avec mes analyses des effets et risques potentiels.
    • Concernant le message de Thierry et le point de savoir s’il vaut mieux abandonner internet, passer à autre chose que tenter de le protéger dans l’espace démocratique : je crois que l’informatique non propriétaire et internet ne sont pas faciles à remplacer. Les "kalachs" ne m’intéressent pas, mais pour la question "l’internet combien de divisions", j’ai deux réponses : ce n’est l’internet tout seul, c’est l’internet, la culture par tous, la science ouverte, les médias collaboratifs, les logiciels libres, la coordination informatisée au sein des projets de solidarité sociale, et là "combien de divisions", cela dépend simplement de chacun de nous, l’accès aux connaissances. Enfin, si je me suis adressé à la génération et notamment à ceux qui ont des postes de responsabilité et se sont peu exprimé jusqu’à présent, c’est que je crois au courage tardif : je préfère infiniment proposer à des gens de faire maintenant quelque chose de profondément utile que de leur reprocher de ne pas l’avoir fait avant.

  • clostra 7 mars 2008 23:14

    Ne serions-nous pas en train de recommencer un cycle ?

    Alors que le papy boom va (nous) sauver et restaurer le plein emploi : dès que tout va aller bien mieux de ce côté-là : nos héritiers (les petits-enfants des « soixanthuitards ») vont commencer à agiter des idées...à faire exploser leurs chaines qu’ils pensaient être le manque d’avenir, d’argent, de confort etc

    Il verront combien c’est ennuyeux d’être nanti ! et combien c’est gai d’inviter les pauvres dans au carnaval de la solidarité pour partager tout ce que l’on a de meilleur. Quel joyeux désordre il faut pour réinventer une autre forme de société, qui est là, au raz du sol prête à exprimer la force vitale de la graine qui germe.

    En 68 il fallait inventer une autre société. Nous l’avons fait. Nous le préparions.

    Ils le feront car ils le préparent !


    • Yohan Yohan 9 mars 2008 19:17

      On ne peut pas se satisfaire d’obtenir le plein emploi à coup de départ à la retraite. Avec ce genre de raisonnement, on va vite déchanter. N’oublions pas que ce sont ceux qui sont en emploi qui financent les retraites en cours. Le cycle de 4 cotisants pour 1 retraité va s’inverser et les retraites baisseront drastiquement, c’est inévitable, sauf à inventer de nouvelles solidarités, de repousser l’âge du départ à la retraite ou de pratiquer la semi retraite active

      Dès lors, et quoiqu’il advienne, faudra compter sur une offre d’emploi supérieure à la demande réelle et non à la demande supposée. Si l’on ne suscite pas la création de nouvelles entreprises, la France continuera de reculer et la pauvreté gagnera plus encore.


  • moebius 7 mars 2008 23:50

    Un contrôle accru de la dimension privé de l’individu par l’état ? mais nous sommes bien dans la continuité de 68 et nous n’avons pas fini d’hériter..c’est un point de vu... et pour faire vite ; c’est pas le général De Gaulle qui se serait mélé de notre sexualité, de notre taux d’alcoolémie et de votre embonpint...


  • Dolores 7 mars 2008 23:55

     En Mai 1968, je venais d’avoir 22 ans et j’étais étudiante en lettres dans une fac de "province".

    Les étudiants d’aujourd’hui n’ont absolument rien à m’envier ! Fille d’ouvrier ( 1% de la population étudiante à cette époque reculée), je n’ai dû d’avoir une bourse qu’au fait que j’étais orpheline de père et de mère.

    Bourse insuffisante, comme elles le sont actuellement, pour vivre sans avoir un travail.

    Dans la révolte étudiante je n’ai vu - et je ne vois encore - qu’une tentative d’établir un véritable humanisme.

    Les gens qui vilipendent cette époque sans l’avoir connue ne savent pas ce à quoi " les jeunes d’alors" voulaient se soustraire.

    Jusqu’à 21 ans, vous n’aviez aucun droit, même pas celui de choisir vos vêtement ou la couleur de vos chaussettes si vos parents ne le voulaient pas ! Si vous vous maquilliez ou si vous portiez un pantalon vous étiez jugée comme une "fille perdue".Tout était subordonné au bon vouloir des parents jusqu’à la majorité.

    Imaginez : en 1969, un an après, un IDEN (inspecteur départemental de l’éducation nationale) faisait une conférence "pédagogique" pour expliquer qu’il était mal-séant pour les femmes de porter un pantalon et que cela était interdit aux enseignantes, sauf exceptionnellement par grands froids, si elles se déplaçaient à vélo, et à condition de porter une jupe par dessus ! De même il était interdit de faire l’amouravec son mari ( avec un petit ami ? inconcevable et exclus !!) les jours de classe, vous deviez réserver cela aux veilles de congés uniquement. Et les personnes à qui s’adressait ce discours étaient toutes des adultes de plus de 21 ans. C’était écrit en toutes lettres sur le manuel de droits et des devoirs des enseignants.

    Comment réagiriez- vous "jeunes d’aujourd’hui" (et vieux de demain) à ces diktats si on les remettait au goût du jour ?

    Mais là n’est pas le principal.

    Mai 68 a fait souffler un vent d’espoir en une société plus juste, plus solidaire plus libre et plus épanouie.

    Avec les progrès médicaux, techniques déjà réalisés depuis 1945 on pouvait espéré que toute la société pourrait en bénéficier et pas seulement les privilégiés, et que la misère serait bannie.

    On espérait un monde meilleur. Et pendant quelques temps on a pu y croire.

    Malheureusement les politiciens on fait des ratés et des dérive de 68 leur credo et les ont érigés en loi.

    Cohn Bendit, le "meneur de 68" en est un parfait exemple, il a totalement retourné sa veste mais il continue de bénéficier de la popularité qu’il a acquise alors.

    Nous avons trop gâté nos enfants et nous en avons fait de perpétuels insatisfaits en accédant toujours à leurs désirs sans leur avoir fait comprendre qu’ils ne seraient pas toujours réalisables. Nous avons échangé la rigidité que nous avions connu contre le laxisme.

    Les politiciens sont responsables en grande partie avec les "psy" de ce qu’ils dénoncent aujourd’hui. Mais ils pensent qu’en dressant les "jeunes" contre les "vieux soixante-huitards" de parents, ils s’éxonéreront de leurs propres responsabilités car ce sont eux qui ont fait décréter que les enfants devaient être les roi de la sociéte. Cruelle désillusion ! Entre temps ils ont changé les règles du jeu et le monde pour en faire un lieu de compétition forcené et de luttes fratricides.

    Ils entraînent ces "jeunes" à la haine des générations qui les ont précédés en les rendant responsables des choix de société qu’ils ont eux-même fait.

    Dans l’émission "Ce soir ou jamais" j’ai entendu un jeune dire que non seulement il ne voulait pas payer les retraites des vieux qui étaient plus riches que lui mais qu’il faudrait les supprimer.

    Malgré cela, en "soixante huitarde attardée", je continue à rêver à un monde meilleur générateur de progrès et non de régression comme c’est le cas aujourd’ui.

     

     

     

     

     

     


  • TSS 8 mars 2008 00:44

    moi,qui suis un ancien de 68 (avec pavetons et coursettes)je n’etais d’ailleurs pas un jeune(presque trentenaire)mais revolté par ce que j’avais vu en Algerie !!je ne cherchai rien de particulier, j’en avais "marre"que l’on me mente. je ne suis pas convaincu que ceux qui ont l’age de mes enfants actuellement(35/45 ans) aient la volonté ou les capacités de redresser quoi que se soit  !

    la plupart ont une nette tendance, aujourd’hui, à baisser la tete et pratiquer la genuflexion tout azimuth .C’est peut être comme cela que l’on reussit mais pour changer les choses ce n’est pas le top !!

     au lieu de jouer le chacun pour soi et de gloser sur le voisin ,une grosse solidarité entre tout ce qui est salarié(d’etat et privé) serait bien plus efficace !!


  • mimi 8 mars 2008 09:23

    Allez les jeunes faites la votre révolution au lieu de geindre et vous retourner sur les vieux ! mais avez vous assez d’énergie,vous avez trop de choses acquises grâce à nous pour envoyer au diable votre petit confort vos petites idées,vos petites rancoeurs .

    Remuez vous et arrétez de chercher des poux sur nos têtes......................................... une soixante huitarde attardée et fière de l’être


  • foufouille foufouille 8 mars 2008 09:46

     pour les derniers commentaires

    ceux qui crachent sur les vieux sont des trolls pro-liberaliste

    vous avez provoque des changements cool, d’accord. mais le gros probleme c’est que vous avez arrete de vous battre

    de toute maniere ce mouvement etait voulu par le gouvernement car cela leur a permis de se debarasser d’un de gaulle trop honnete

    ensuite, la generation 70 s’est battu aussi mais chaque mouvement a ete declenche, chaque cohn-bendit recupere pour l’um-ps. et si les gens de ma generation courbe la tete c’est par ce que on leur a tout pris. posez vous cette question ? supporteriez vous 15 ans de galere par ideologie.

    pour les jeunes de maintenant, ils luttent aussi. pas a la tele. sur internet. surfez indymedia, bellacio, l’en dehors

    il fallait vous battre plus longtemps

    maintenant en face c’est des robocops, des blindes, des canons a eau, des grenades au gaz moutarde... Pour la manipulation des masses ils son des (terroristes) militants d’extreme gauche. les plus virulent sont les black block et eux ils armes de batte et portent des casque de trafiques pour supporter le gaz

    le pacifisme est mort car en face c’est la dictature soft depuis longtemps

    nous sommes dans 1984 mais nous ne le voyons pas


    • foufouille foufouille 8 mars 2008 12:26

      la releve est la

      seulement quand on est precaire, faire une operation visible est risque. le retour de baton arrive vite. controle ou radiation accidentelle, retard de paiement, refus d’aide. j’ai un grande geule je parle beaucoup, j’ai l’air intelligent. les fonctionnaires bureaucrate aiment se sentir superieur avec leur 95 de QI formate aux circulaires. les militants d’actuchomage ou ac ! peuvent vous le dire. en cas de controle il vienne se soutenir. et meme avec un travail, que croyez vous que va penser le patron d’un militant de resf si il n’est pas d’accord. j’ai les cheveux long depuis 86 et je peut vous dire que ce que j’ai entendu le plus souvent c’est : tu verras quand tu auras 20 ans.... 25 30 .aujourd’hui du haut de mes 37 ans, avec ma grosse moustache teinte de blanc on me regarde d’un air bizarre. encore heureux que j’ai jamais eut de barbe

      vous etes pas assez nombreux a vous battre. nous si on veut survivre, c’est soit des communautes peu nombreuses souvent noyautes (ecolieux) par des petits riches bobos equitable ecolo qui pensent (100 000€ pas cher). en plus sur les sites alter on trouve surtout des appel d’aide pour l’etranger. combien etes vous sur internet ? peu. sauf les cadres sup. les idiots sont enfermes a emmaus ou en cat. si on rentre pas dans ces cas la on ferme sa geuele, on obeit ou fait sdf

      il n’y a pas beaucoup de sortie sans bcp argent. l’ UM-PS est partout a la tet des communes ou regnent la corruption. les seules zones ou les f**** laissent a peu pres une zone libre c’est la haute montagne. mais il faut acheter bcp de terrain, etre nombreux avec des avocats sinon on est une secte 


  • mimi 8 mars 2008 10:23

    Mais non on n’arrête pas de se battre ,je continue mais nous n’avons plus la même hargne

    Oui je signe les pétitions sur Bellaciao ,oui dans mon boulot j’essaie de mettre en application mes convictions d’égalité et d’humanisme j’essaie de toujours mettre l’humain au centre et non le profit l’argent

    Biensur je vote et plutot LCR ,je boue de voir le statut des étudiants,celui des intermittants ,celui des petits boulots de mes enfants ,des augmentations de 1€ pour les caissières de carrouf ,des petits boulots appelés job de mes enfants, j’ai 62 ans ,je bosse touèjours et si je n’aide pas mes fils ils ne peuvent s’en sortir

    Mais c’est navrant que la relève ne sois pas là .......Unissons nous bon sang

     


  • foufouille foufouille 8 mars 2008 12:27

    la releve est la

    seulement quand on est precaire, faire une operation visible est risque. le retour de baton arrive vite. controle ou radiation accidentelle, retard de paiement, refus d’aide. j’ai un grande geule je parle beaucoup, j’ai l’air intelligent. les fonctionnaires bureaucrate aiment se sentir superieur avec leur 95 de QI formate aux circulaires. les militants d’actuchomage ou ac ! peuvent vous le dire. en cas de controle il vienne se soutenir. et meme avec un travail, que croyez vous que va penser le patron d’un militant de resf si il n’est pas d’accord. j’ai les cheveux long depuis 86 et je peut vous dire que ce que j’ai entendu le plus souvent c’est : tu verras quand tu auras 20 ans.... 25 30 .aujourd’hui du haut de mes 37 ans, avec ma grosse moustache teinte de blanc on me regarde d’un air bizarre. encore heureux que j’ai jamais eut de barbe

    vous etes pas assez nombreux a vous battre. nous si on veut survivre, c’est soit des communautes peu nombreuses souvent noyautes (ecolieux) par des petits riches bobos equitable ecolo qui pensent (100 000€ pas cher). en plus sur les sites alter on trouve surtout des appel d’aide pour l’etranger. combien etes vous sur internet ? peu. sauf les cadres sup. les idiots sont enfermes a emmaus ou en cat. si on rentre pas dans ces cas la on ferme sa geuele, on obeit ou fait sdf

    il n’y a pas beaucoup de sortie sans bcp argent. l’ UM-PS est partout a la tet des communes ou regnent la corruption. les seules zones ou les f**** laissent a peu pres une zone libre c’est la haute montagne. mais il faut acheter bcp de terrain, etre nombreux avec des avocats sinon on est une secte


  • Blé 8 mars 2008 14:57

    Les espaces de liberté pour que la parole citoyenne circule existent bien mais ils restent invisibles car ils ne sont pas médiatisés et c’est peut-être cela qui fait leur succès.

    En 3 ans les lieux de rencontres des A M G (auditeurs modestes et géniaux) de l’émission "Là-bas si j’y suis" . Cette initiative est partie de la base, des auditeurs, internet étant un excellent instrument pour transmettre les infos mais insuffisant pour effectivement agir là où on est : dans sa commune, à son lieu de travail, dans les associations, etc...

    Dans ces espaces les jeunes, les moins jeunes les vieux et très vieux se rencontrent, se parlent, se mettent ensemble pour agir, pour s’informer mutuellement. On sympathise avec des personnes que l’on aurait surement pas rencontrer ailleurs puisque nous sommes dans une société très parcellisée.

    Mais avant d’être une soixante huitarde, je veux être une citoyenne lucide, responsable, et surtout solidaire avec les autres citoyen-nes de tous âges et de condition simple et modeste. Il me semble important de comprendre ce qui a été mis en place par les élites politiques et économiques internationales pour en arriver où nous en sommes : les jeunes galèrent (les qualifiés et les non qualifiés), les immigrés servent de bouc-émissaires, les religions sont remis à l’honneur,la République et ses valeurs remise aux oubliettes, l’environnement est repris par les lobbyes pour se faire encore un peu plus de fric, l’Europe est un espace où les banques et assurances ont confiqué le droit des peuples, etc..., etc... 

    On a trop tendance a oublié le rôle des médias de l’époque. Dès les années 50 l’américanisation des esprits était en marche : père Noël, coca-cola, les bas nylons, le téléphone, la télévision mais toujours pas le droit des femmes de travailler à l’extérieur sans l’autorisation de son mari ou de son père, le salaire des jeunes devaient être remis aux parents, la filière scolaire pour les enfants des classes aisées et la filière pour les enfants du peuple.

    Ceux qui tiennent les rennes du pouvoir font tout ce qui est possible pour transformet les apparences afin que rien ne change.

     


  • foufouille foufouille 8 mars 2008 17:39

    et aujourd’hui nous avons la star ac truque et les jt orientes

    et lorsque les masses ne se tiennent pas tranquille, la nouvelle armee arrive et montre sa force en cassant les portes, menacant les enfants (chez les pas blanc). bientot ce sera notre tour

    en 38 il y avait les camps de rassemblement des etrangers transforme rapidement en camp de travail


  • Michel CARRIERE Michel CARRIERE 9 mars 2008 23:45

    Le débat, la réflexion, l’esprit critique, la libre pensée et la pensée libre, c’est aussi ce que notre génération a rêvé, avec un monde plus fraternel, débarrassé des oppressions et des luttes de pouvoir pour maintenir les privilèges de quelques uns.

    C’est cette capacité de réflexion, cette indépendance d’esprit que les tenants actuels du "tout mercantile" souhaite supprimer. Ils mettent en place une véritable ploutocratie !

    Ils ne veulent pas d’un monde de citoyennes et de citoyens, d’humains libres et égaux, respectueux d’eux mêmes, de leur environnement et de leur planète, ils veulent des consommateurs addictifs, dépendants de leurs produits, pour augmenter sans cesse leurs profits. Nos vies, dans ce contexte, valent bien moins que ces derniers.

    Et ce nouveau capitalisme, avec un gouvernement tout acquis à sa cause et à ses idées souhaitent s’attaquer aux derniers bastions de résistance. Après avoir proposé d’en finir avec 1968, avec les idées du Conseil national de la Résistance, avec la notion d’horaire de travail, ils veulent annihiler ce qui leur paraît un risque majeur : l’existence de réseaux citoyens, de coopérative, de partage de savoir, de dons et d’échanges, hors de leur espace mercantile.

    Il est possible d’acheter et de juguler la presse, de créer des groupes de pressions suffisamment influents pour orienter le discours de certains représentants politiques mais il n’est pas possible de juguler la libre expression sur le web tel qu’il existe aujourd’hui. C’est pourquoi, en effet, se prépare une série de textes pour en règlementer l’usage, en favorisant les corporatismes et les intérêts de groupes de pressions.

    Il faut effectivement lutter contre ses tentatives et mon soutien vous est acquis.

    Michel CARRIERE

     


  • Lisa SION 2 Lisa SION 11 mars 2008 07:55

     Je n’ai rien compris à votre article.

    Les vrais soixante huitards moteurs leaders, de la propagande médiatique influant la jeunesse en mal de liberté. Le chanteur Antoine, qui a fui la société de consommation et entrainé des milliers de jeunes sur la route...mais sa vue baisse. Le chanteur Michel Celpech, et ses fleurs dans les cheveux, qui revenait quinze ans plus tard avec sa chanson : Oubliez tout c’que j’vous ai dit ? Le chanteur poète Maxime le Forestier, et sa maison bleue, mais qui nous a produit son pygmalion Jean Shultès, déjà beaucoup moins poète. Confidence pour confidence, croque la pomme ! femme, à genoux ! ??? Tous aux cheveux longs...


  • mariemini 14 mars 2008 16:17

    Merci Philippe Aigrin,

    Je suis de cette génération et j’ai "fait"68. J’ai tiré la même conclusion que vous, restons nous-même, gardons notre dignité et défendons l’essentiel dont fait partie la liberté d’exprimer et de communiquer des idées, la liberté tout court. Tout à fait d’accord pour la défendre contre les attaques sournoises en cours sous couvert de régulation de l’internet ou de répression du terrorisme. Pour information je suis signataire des pétitions lancées par April.

    Ceci dit, 68 est précisément l’événement durant lequel j’ai fait l’expérience de l’intimidation (par les révolutionnaires patentés, CGTistes, LCR, LO, Maoïstes), j’ai cédé à la tentation moutionnière en criant des slogans tels ’Ho ho ho Chi Min !" alors que je savais bien ce qu’était le stalinisme et que je pressentais ce qu’était le maoïsme.

    Du déroulé même de ce théâtre révolutionnaire j’ai tiré la résolution de ne plus jamais renier, quelqu’en soit le risque, y compris en milieu professionnel, mes sentiments ni mes convictions dont font toujours partie l’amour de la liberté, de la démocratie, de la créativité, l’irrespect devant toute Autorité et le respect devant le savoir, la compétence, l’humanité. Jamais plus je ne renoncerai à l’exercice sans restriction aucune de mon esprit critique en toutes circonstances. Et cela s’origine dans une tradition qui remonte bien plus loin que 68.

    Anne-Marie

     

     


  • xopa 19 mars 2008 10:08

    Je n’ai rien compris à votre texte Monsieur Aigrain ! De quoi parlez-vous exactement ?

    Que doit-il se passer dans les prochains mois ? Siyez un peu plus précis s’il-vous-plaît.

    Quant à Mai 68 que j’ai bien connu ( j’ai 65 ans) je n’en garde pas un souvenir impérissable : un chahut, récupéré par des opportunistes, pour le meilleur et pour le pire.

     

     


  • (---.---.135.224) 21 juillet 2009 14:09

    Mai 68 c’est l’intuition prémonitoire, planetaire et générationnelle des défis qu’il nous faut, non pas aujourd’hui soulever mais résoudre...40 ans d’un travail souvent souterrain a permis de développer les outils qui pointent maintenant en tête des solutions offertes à notre temps à point nommé. c’était bien, né d’une intuition, un travail de la pensée pour tous et qui va continuer avec tous.


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