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Castro et Che Guevara : les bourreaux encensés par la gauche française - AgoraVox le média citoyen
lundi 19 janvier - par Giuseppe di Bella di Santa Sofia

Castro et Che Guevara : les bourreaux encensés par la gauche française

La Havane, janvier 1959. La forteresse de La Cabaña domine la baie comme un vieux gardien sinistre, ses murailles épaisses encore imprégnées de l’odeur de poudre et de sueur des derniers combats. À l’intérieur, les couloirs sombres résonnent de pas lourds, d’ordres aboyés, de portes de fer qui claquent. Ernesto "Che" Guevara, barbe hirsute, cigare au bec, signe des sentences sous une ampoule vacillante. Le lendemain, à l’aube, le peloton s’aligne contre le mur criblé de balles. Quelques mois plus tard, Sartre et Beauvoir posent avec Fidel, rayonnants, et rentrent clamer que la révolution est une "fête permanente". 77 ans après, la libreta traîne toujours dans les tiroirs cubains. Comment la gauche française a-t-elle pu s’éprendre de ces bourreaux ?

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Le bourreau de La Cabaña : quand le Che devenait la "machine à tuer" qu’il rêvait d’être

Dès le 2 janvier 1959, Che Guevara est nommé commandant de La Cabaña, ancienne prison espagnole transformée en tribunal révolutionnaire. Pendant cinq mois, jusqu’en juin, les procès expéditifs s’enchaînent jour et nuit. Les accusés ? Anciens policiers ou militaires de Batista, informateurs présumés, propriétaires terriens, opposants politiques, et parfois de simples citoyens dénoncés par un voisin jaloux. Les juges sont souvent des combattants barbus d'une vingtaine d'années, sans formation juridique, pressés de passer au suivant. Les preuves ? Un témoignage oral, une lettre anonyme, un vague "contre-révolutionnaire" lancé comme une sentence. Verdict : mort par fusillade.

 

Verzet | De digitale Encyclopedie van de Vlaamse beweging

 

Les estimations les plus sérieuses, issues d’archives cubaines déclassifiées, de rapports d’ambassades occidentales et de la biographie de référence par Jon Lee Anderson, parlent de 55 à 176 exécutions directement sous la responsabilité de Che Guevara à La Cabaña. D’autres sources contemporaines (témoignages d’exilés, documents de la CIA de l’époque) montent jusqu’à plusieurs centaines pour les premiers mois de la révolution dans l’ensemble des prisons. Parmi les victimes : un jeune homme de 19 ans, Ariel Lima, fusillé pour avoir tenté de défendre son père condamné ; des mères qui s’accrochent aux grilles en hurlant, repoussées à coups de crosse par les gardes. Guevara, impassible, refuse systématiquement les demandes de grâce. Il l’écrit lui-même dans ses notes et discours : "Les révolutionnaires doivent devenir des machines à tuer motivées par la haine pure". Ce n’était pas une explosion de rage révolutionnaire. C’était une terreur calculée, méthodique, pour terroriser et consolider le pouvoir naissant. Ironie amère : la même gauche qui hurle contre les pelotons franquistes ou pinochetistes a passé des décennies à minimiser, excuser ou ignorer ces murs où le sang cubain séchait chaque matin sous un soleil impitoyable.

 

 

Les UMAP : l’enfer des camps pour "redresser" gays, croyants et "déviants"

Novembre 1965. Fidel Castro, fasciné par les modèles de rééducation soviétique et chinois, lance les Unités Militaires d’Aide à la Production (UMAP). Officiellement, il s’agit de "service militaire agricole" pour les jeunes. En réalité, ce sont des camps de travail forcé destinés à "corriger" ceux que le régime juge "impropres" à la société socialiste : homosexuels (qualifiés de "déviants sexuels"), Témoins de Jéhovah refusant le service armé, catholiques pratiquants trop fervents, artistes jugés décadents, intellectuels "bourgeois", jeunes à cheveux longs ou refusant l’endoctrinement. Entre 25 000 et 35 000 personnes y sont internées, surtout dans la province de Camagüey.

 

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Sous un soleil écrasant, ils coupent la canne à sucre 14 à 16 heures par jour, pieds nus ou en sandales usées, nourris d’une bouillie fade, battus pour un regard de travers. Des traitements hormonaux forcés sont administrés pour "guérir" l’homosexualité ; des électrochocs, des simulacres d’exécution, des humiliations publiques brisent les résistants. Des centaines meurent d’épuisement, de malnutrition, de maladies tropicales ou de suicides. Castro assume pleinement la création des camps dès 1965 ; il faudra attendre une interview en 2010 pour qu’il admette, du bout des lèvres, "de grandes injustices". Raúl Castro, son frère, supervise personnellement l’opération. Les camps ferment progressivement en 1967-1968 sous la pression internationale et des fuites dans la presse. Mais le trauma reste : des survivants, comme ceux interviewés dans le documentaire Mauvaise Conduite, sorti en France en janvier 1984, décrivent encore l’odeur de sueur, de peur et de canne brûlée. La gauche française, championne actuelle des droits LGBT, préfère oublier que son idole historique envoyait les gays en camp pour les "transformer" en "vrais hommes révolutionnaires".

 

Fidel Castro et l'homosexualité à Cuba - Gayles.tv Télévision LGTBI+

 

La faim qui ne finit jamais : la libreta, de 1962 à 2026, un fil à la patte permanent

Mars 1962 : Fidel instaure la libreta de abastecimiento, ce carnet de rationnement censé garantir une répartition "équitable" des denrées. Au début, cela semble presque généreux : riz, sucre, huile, œufs, un peu de viande ou de poisson par mois. Mais la réalité rattrape vite le mythe. 64 ans plus tard, en janvier 2026, la libreta existe toujours, mais elle est devenue une relique cruelle : quelques poignées de riz par personne, du sucre quand les cargos arrivent, des œufs rares comme des pépites d’or. La production agricole s’est effondrée après la réforme agraire de 1959 et la collectivisation forcée : Cuba, qui couvrait 80 % de ses besoins alimentaires avant la révolution, dépend désormais massivement des importations.

 

Cómo Funciona la Libreta de Abastecimiento en Cuba en 2025

 

La "Période spéciale" des années 1990, après l’effondrement de l’URSS, marque le paroxysme : quasi-famine généralisée, perte de poids moyenne de 10 à 20 kilos par habitant, cas documentés de malnutrition extrême, voire de consommation de racines ou de chats errants. Raúl Castro lui-même, en 2011, annonçait vouloir supprimer la libreta, trop coûteuse et inefficace mais le système perdure, subventionné à coups de milliards. Le blocus américain ? Un facteur aggravant, certes. Mais l’échec structurel vient surtout de la planification centralisée délirante : la fameuse zafra des 10 millions de tonnes de sucre en 1970, objectif mégalomaniaque fixé par Fidel, mobilise toute l’économie, ruine les autres cultures et aboutit à un fiasco total. Résultat : un peuple condamné à faire la queue des heures pour un bout de pain rassis, pendant que les membres de la nomenklatura roulent en Mercedes importées et que les hôtels pour touristes regorgent de homards.

 

Les idiots utiles : Sartre, Beauvoir et la grande illusion gauchiste

Février-mars 1960. Sartre et Beauvoir, invités officiels, sillonnent l’île en jeep avec Fidel. Ils posent avec Che, s’extasient sur la "spontanéité" des barbudos. Sartre publie des articles dithyrambiques dans France-Soir : la révolution est une "fête permanente", Castro un "agitateur" charismatique. Simone de Beauvoir parle de "gaieté cubaine". Françoise Sagan, Agnès Varda, Bernard Kouchner et tant d’autres suivent : pèlerinages à La Havane, reportages enthousiastes, meetings à la Mutualité pour défendre la "Cuba libre". La gauche parisienne s’enflamme, voit dans les barbudos l’incarnation de l’anti-impérialisme romantique.

 

En savoir plus sur Jean Paul Sartre et son engagement cubain

Depuis sa mort il y a 50 ans, des timbres rendent hommage au ...

 

La désillusion arrive tardivement. En 1971, l’arrestation du poète Heberto Padilla, forcé à une autocritique publique humiliante, provoque une lettre ouverte signée par Sartre, Beauvoir et d’autres intellectuels. Castro répond par une diatribe rageuse, les traitant d’"agents de la CIA". La rupture est consommée mais le mal est fait depuis longtemps. Pendant des décennies, ces "idiots utiles" (selon l’expression léniniste) ont maquillé la réalité : exécutions sommaires, camps de rééducation, faim planifiée, tout excusé au nom de la lutte contre l’impérialisme yankee. Aujourd’hui encore, des T-shirts Che Guevara ornent les torses des bobos parisiens, des posters de Fidel trônent dans certains bureaux militants, sans une once de remords pour les familles qui ont attendu en vain devant le mur de La Cabaña.

 

 

Cuba porte toujours ses chaînes mythiques. Les balles de l’aube à La Cabaña, les barbelés des UMAP, la faim sournoise et éternelle de la libreta : voilà le vrai legs des idoles que la gauche française a si longtemps encensées. Alors, chers progressistes de salon, quand allez-vous enfin ranger vos posters romantiques et assumer que vous avez applaudi des assassins en treillis ? Ou préférez-vous continuer à caresser votre bonne conscience en oubliant les cris étouffés derrière les barreaux cubains ? La vérité est là, elle pue le sang, la sueur et la misère. Et elle ne disparaîtra pas avec vos pathétiques selfies militants.

 



25 réactions


  • robert 19 janvier 11:52

    c’est vrai que certains vont jusqu’a idéaliser kissinger ou allwhite...  smiley


    • @robert

      Henry Kissinger et Madeleine Albright ? Sérieux ?

      Vous pensez vraiment que critiquer Castro et Che Guevara revient à encenser ces deux individus ?

      C’est du niveau zéro de la rhétorique : « si tu critiques mes idoles, tu dois forcément lécher les bottes de l’autre camp ».

      Non. On peut très bien vomir sur les bourreaux communistes sans pour autant porter des lunettes étoiles-et-rayures.
      Je n’ai jamais encensé Albright, ni Clinton, ni Bush, ni aucun des massacreurs impérialistes américains que vous citez systématiquement pour faire diversion.

      Je dénonce les tyrans et les génocidaires, qu’ils portent l’étoile rouge, la faucille et le marteau, ou les couleurs du Stars and Stripes.

      Castro et Che ont fait fusiller des milliers de personnes sans procès équitable, créé des camps de rééducation pour gays et croyants, condamné un peuple à la faim éternelle via la libreta. Ces faits sont documentés, pas des « fake news de la CIA ».

      Si vous voulez parler de Kissinger ou d’Albright, écrivez un article sur eux. Moi, j’ai écrit sur Castro et Che. Chacun son sujet.

      Et non, je ne suis pas « pro-US ». Je suis anti-tyrannie et je déteste plus particulièrement les régimes homophobes. Point.

    • La Bête du Gévaudan 25 janvier 15:32

      @robert

      vous connaissez beaucoup de gens qui idéalisent Kissinger ou Allbright ? 

      par contre, je connais beaucoup de gauchistes qui adulent les gangsters cyniques Guévara ou Castro...

      la fascination pour la puissance et le meurtre est d’ailleurs à la racine de l’engagement à gauche... il suffit de voir comment les gauchistes fantasment de manière caricaturale la vie des « milliardaires » ou des « bourgeois »... en fait, les gauchistes fantasment une vie de chef criminel dépravé... ils ne veulent pas abattre le système mais s’y faire une place de la pire des manières... les gauchistes ne sont que des petits frustrés jaloux... 

      d’ailleurs, Guévara et Castro, deux fils-à-papa, répondent parfaitement à cette extraction sociologique de petits morveux bourgeois haineux qui veulent justifier leurs exactions et leurs prédations par une pseudo-révolution... 

      Guévara et Castro sont en réalité des figures de la « société du spectacle » narcissique et superficielle, ce sont des rapeurs ou des rock star, qui font rêver les petits bourgeois frustrés par un way of life consumériste et égoïste... c’est du fascisme bourgeois. 


    • @La Bête du Gévaudan
      Tu as complement raison et merci aussi à l’auteur
      Marre de leurs mondes d’illusions qui ne leurre que les plus crédibles ou les moins armés intellectuellement !


  • Gégène Gégène 19 janvier 12:04

    De ceux qui sont complètement à l’ouest, 

    absolument rien de nouveau . . .

    (je pleure ou je rigole ?)


    • La Bête du Gévaudan 25 janvier 15:43

      @Gégène

      la fascination pour les fachos-de-salon Castro et Guévara est-elle à rire ou à pleurer ? Je vous laisse nous le dire... 

      il n’y a pas plus américanisé dans l’âme que Castro, Guévara et leurs admirateurs... les gangsta-rap du way of life petit-bourgeois sous couvert de révolution... la planche de salut du jouir-sans-entrave pour les petits bourgeois refusant le métro-boulot-dodo et la vie de famille... voilà tout... une pure aliénation narcissique révélatrice du degré de médiocrité des surnuméraires radicalisés de la bourgeoisie social-démocrate...


  • juluch juluch 19 janvier 12:08

    Bon de rappeler la réalité des régimes communistes encensés par les « intellectuels » de gauche de l’époque !!

    Autant avant 1958 c’était la mafia qui gouvernait Cuba ensuite une dictature qui n’avait rien à envier à Staline.

    Che Guevara a eu son destin , d’ailleurs il devenait encombrant et trop électron libre pour ses propres camarades.


    • Bonjour @juluch,

      Merci infiniment pour ce commentaire. Votre franchise et votre intelligence sont toujours un plaisir à lire et je les apprécie énormément.

      Vous avez parfaitement raison : avant 1958, c’était la corruption mafieuse de Batista ; après, une dictature qui n’avait rien à envier aux pires régimes staliniens.

      Et pour le Che, oui, il est même devenu encombrant pour ses propres camarades. L’Histoire est pleine de ces « révolutions » qui dévorent leurs enfants.

      Encore merci pour votre soutien et votre regard toujours aussi aiguisé. C’est grâce à des lecteurs comme vous que ces articles valent la peine d’être écrits. 

    • juluch juluch 19 janvier 14:49

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Il y a pas de quoi....

       smiley

    • La Bête du Gévaudan 25 janvier 15:46

      @juluch

      la révolution dévore ses enfants... une maxime que devraient méditer nos gauchistes actuels.


  • Octave Lebel Octave Lebel 19 janvier 12:16

    La répétition fixe les notions paraît-il. Ici un texte déjà posté et un peu adapté par politesse envers nos lecteurs, pour l’article du jour.

     En gros l’auteur, après d’autres, nous envoie un bonjour des années cinquante et soixante. Nous faisons le vœu que cela les garde jeunes et en pleine forme. Depuis le monde a bien changé. Et contrairement à ce que nous croyions, au regard des progrès de la science et des technologies, de la réflexion sur les Droits de l’homme, de la création de l’ONU suite au génocide perpétré par les dirigeants d’une des nations les plus avancées du monde, d’une diffusion importante de l’instruction et de l’éducation, d’un progrès jamais vu des sciences et des technologies, bien des choses ne se sont pas arrangées et se passent encore alors que nous les espérions impossibles. Rassurons-nous, des perspectives existent. Un mouvement est en cours en vue d’organiser une coopération internationale fondée sur la coopération économique la plus équitable possible et le respect du droit international afin de sortir des rapports de force et de l’engrenage du cycle des guerres qui ont porté jusqu’ici les nations les plus puissantes avec une course aux armements dangereuse et dispendieuse, sources de bien des malheurs qui auraient pu être évités. Après l’impasse des totalitarismes collectivistes issus des guerres dans des pays ayant un retard de développement important, sans expérience de pratiques démocratiques, très peu alphabétisés, confrontés à l’impérialisme agressif et spoliateur de nations puissantes prises dans le cycle des guerres au point de se mettre la sous la tutelle d’un empire se voulant mondial, un mouvement, déjà au cœur de notre Révolution Française et bien avant si on a lu attentivement les philosophes, s’est affirmé à travers le monde en contrariant bien sûr la minorité des nantis et dominants qui ne veulent pas changer comme nous pouvons nous en douter. Il est vrai que pour certains il y a des forces qu’il ne faut surtout pas libérer et organiser. Il s’agit de la dynamique de l’intelligence collective qui nous porte et stimule tous, associée à la démocratie. La notion de république citoyenne nous parle d’autant plus que nous ne voyons pas les bonnes raisons qui pourraient nous en priver .Il appartient donc dorénavant à chaque peuple dans une solidarité et une responsabilité intergénérationnelle de s’émanciper en se donnant les moyens de faire vivre sa démocratie afin que le monde soit plus sûr, plus paisible, plus fort pour résoudre les problèmes et les difficultés présentes et à venir.

    Démocratie, justice sociale et responsabilité écologique. Tout cela est un tout inséparable et non négociable, qui peur encore en douter ?Cela n’ert pas possible non plus en dehors d’institutions nous donnant les moyens de nous faire représenter et respecter en tant que citoyens. En étant bien entendu correctement informés, impliqués aussi dans les grands choix économiques et sociétaux. Sans oublier la nécessité incontournable de mettre en place sans délai un système de formation initiale et de formation tout au long de la vie digne d’une démocratie. Sinon elle ne vivrait pas bien longtemps et aurait du mal à fonctionner. Avec des responsables politiques donc désormais sans carte blanche ni immunité électorale magique dès lors qu’ils agissent à rebours des engagements pris envers nous les ayant portés aux responsabilités.

    Une révolution concrète donc, tranquille, exigeante. Par les urnes, dès que possible (votons utile dès le 1er tour à chaque élection), avec l’inconvénient et le danger pour ceux intéressés à la caricaturer d’être pensée ici chez nous de longue date, pragmatique et responsable. Fondées sur des analyses claires et des propositions cohérentes qui ne varient pas au gré des sondages, du tapage médiatique, des intimidations ni des campagnes de calomnies qui s’effondrent toutes sur elles-mêmes en salissant ceux qui en sont à l’ origine et ceux qui se sont crus malins de les relayer. Des élus, qui, incroyable, respectent, même dans des vents médiatiques de force 10, leurs engagements envers leurs électeurs et concitoyens et à qui la réalité finit par donner raison.

     

     


    • @Octave Lebel

      Bravo pour ce magnifique pavé littéraire !

      12 paragraphes, des envolées sur le « paradigme », le « narratif », le « marxisme culturel », mes supposées « œillères »… et zéro, absolument zéro fait concret.

      Pas une seule inexactitude relevée dans les chiffres (55-176 exécutions sous Che à La Cabaña), pas une source qui contredise les UMAP (25-35 000 internés), pas un document qui infirme la libreta toujours en vigueur en 2026 ou la zafra des 10 millions de tonnes qui a ruiné l’économie.

      Rien.
      Nada.
      Que du vent idéologique pour noyer le poisson.

      Le débat historique, ça se fait avec des archives, des rapports, des chiffres vérifiables, pas avec des dissertations sur le « ton daté » et mes supposées allégeances invisibles.

      Si vous avez une précision factuelle sérieuse, une source crédible qui dément un seul point de l’article : je suis preneur.

      Sinon, gardez vos romans pour le café du commerce.


    • Octave Lebel Octave Lebel 19 janvier 13:08

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      De qui parlez-vous ?
      « Que du vent idéologique pour noyer le poisson ».

      Remettons-en nous à la sagacité de nos lecteurs smiley


    • @Octave Lebel

      De qui parlez-vous ?

      De vous-même, apparemment.

      Car votre commentaire – comme les précédents – n’est que du vent : pas un fait, pas une source, pas une erreur factuelle relevée dans l’article.

      Où sont vos faits documentés ?

      Où sont les erreurs que vous prétendez voir ?

      Rien. Juste une phrase pour me reprocher… ce que vous faites vous-même.

      Remettons-nous à la sagacité des lecteurs, comme vous dites.

      Ils verront bien qui apporte des faits historiques sourcés, et qui se contente de phrases vides pour éviter le débat.

      Par contre, le courant idéologique que vous incarnez va s’en remettre à la sagacité des électeurs, en 2026 et 2027... Je suis persuadé que vous constaterez que les Français ne sont pas dupes et qu’il faut cesser de les infantiliser et les prendre pour des idiots. 


    • @Octave Lebel
      "Remettons-en nous à la sagacité de nos lecteurs

      "

      Absolument Tatave avec tes ponsifs eculés d’une âge révolu,
      ca fais bien logtemps que le lecteur lambda a tranché dans le vif
      Ton serviteur compris smiley


  • sylvain sylvain 19 janvier 12:31

    C’est ainsi que se renouvelle le souverain. Ca n’a rien de specifique a la gauche, la droite ou la revolution. Le pouvoir se retrouve toujours devant le meme probleme : comment developper un systeme puissance, et donc un systeme industriel

    Mais force est de constater que la revolution cubaine n’a pas ete, ni a ce moment ni par la suite, un bain de sang


    • @sylvain


      Merci pour ce commentaire philosophique sur le « renouvellement du souverain » et le « système industriel ». Intéressant, mais... où sont les faits ?

      Vous dites que la révolution cubaine « n’a pas été un bain de sang » ?

      Vraiment ?

      Et les 55-176 exécutions sous le Che à La Cabaña en 1959 ? Les 25-35 000 internés aux UMAP (camps de rééducation) en 1965-1968 ? La libreta qui affame le peuple depuis 1962 jusqu’en 2026 ? La zafra des 10 millions qui a ruiné l’économie en 1970 ?

      Si vous avez des sources qui contredisent ces faits documentés (archives cubaines, biographes comme Anderson, témoignages), je suis preneur.

      Sinon, c’est juste une opinion sans substance, du vent pour éviter les réalités gênantes.Le débat,

      c’est avec des preuves, pas avec des généralités.

    • sylvain sylvain 19 janvier 14:03

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      je ne contestais effectivement pas les faits que vous donnez. Je n’appelle pas une centaine d’execution, au vu de la forme du pouvoir qu’on avait a Cuba, un bain de sang. C’est assez minimaliste

      Je ne m’etonnes pas des camps de reeducation, apres tout castro se reclamait du marxisme leninisme, plutot du fait qu’ils n’aient ete en place que 2 a 3 ans. 

      La libreta comme machine a affamer le peuple, je suis moins d’accord. Déjàelle a été mise en place pour atténuer les effets du blocus américain, dont vous minimisez largement les effets : quelles seraient les effets d’un blocus de cette ampleur sur n’importe quel pays ? la france par exemple ? En Irak, le blocus américain est directement reponsable de la mort par famine d’environ un demi million de gamins sur une periode de moins de dix ans. Vous imputez cette responsabilite a l’economie dirigee, et il y a de sacres absurdites dans tous les pays qui ont mis ca en place, a commencer par la chine et l’URSS. Mais en fait, l’economie planifie marche plutot tres bien en terme purement productif. Il n’y a qu’a voir les incroyables avancees, encore une fois, de la chine et de l’URSS sur le plan materiel. Et de nombreux exemples, dont celui de la chine actuelle,montrent que l’efficacite industrielle maximale est atteinte par un melange de planification centralisee et de liberte locale du capital. 

      Le fait qu’il n’y ai jamais eu de famine morbide a Cuba apres plus de soixante ans de blocus est en fait assez impressionant. La seule periode vraiment problematique, c’est la chute de l’empire sovietique, et c’etait inevitable au vu de sa relation avec et l’URSS et les USA


  • Parrhesia Parrhesia 19 janvier 13:21

    Démolir l’actuelle Cuba à l’aide de l’exemple de Castro et du Che relève de la même méthode de bourrage de crâne mondialiste que de combattre la Russie actuelle en assimilant Poutine à Staline.

    C’est (malheureusement) un peu plus compliqué que cela.


    • @Parrhesia

      Votre comparaison est amusante : assimiler ma critique de Castro/Che à une propagande anti-Poutine/Staline.

      Mais où sont les faits qui contredisent l’article ?

      Pas une erreur relevée sur les exécutions à La Cabaña, les UMAP, la libreta ou la zafra. Rien.

      Si c’est « un peu plus compliqué », expliquez-nous avec des sources, des dates, des chiffres.

      Sinon, c’est juste une opinion vague pour esquiver les réalités historiques gênantes.


    • Parrhesia Parrhesia 19 janvier 15:45

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Flatté de vous avoir amusé, Giuseppe.
      Et pour vous être agréable j’obtempère et vous rapporte un fait qui, partant de l’observation de vos prises de positions habituelles, motive mon commentaire.
      Ce fait c’est le constat que sur l’ensemble de vos articles, que je reconnais par ailleurs toujours dignes d’intérêt, vous combattez systématiquement la Russie contemporaine ainsi que le régime de Cuba. C’est de bonne guerre.
      Mais vous le faites systématiquement sans jamais relativiser les responsabilités Castristes dans la situation d’alors et les responsabilités de Miguel Diaz Canel dans sa situation actuelle.
      De la même façon, vous critiquez Poutine et la Russie actuelle sans jamais tenir compte des différences entre situation et regime staliniens et situation et régime actuels. Et cela peut apparaître comme un manque de fair-play...
      C’est l’une des explications de mon intervention ci-dessus.
      Ceci étant, bonne soirée.


    • @Parrhesia

      Merci pour cette explication polie et pour reconnaître que mes articles sont « dignes d’intérêt ». C’est apprécié car cela change des commentaires agressifs et remplis de haine.

      Votre constat sur mes « prises de position habituelles » est intéressant, mais il rate le point principal : mes articles visent les tyrans et bourreaux, qu’ils soient de gauche (Castro, Che, Staline, Mao) ou d’autres horizons. Si je parle souvent de la Russie contemporaine ou de Cuba, c’est parce que leurs crimes sont actuels et documentés et que les mythes persistent (comme le romantisme autour de Che).

      Sur la relativisation : je ne compare pas Staline à Poutine pour les minimiser, mais pour montrer les continuités autoritaires. Même chose pour Castro vs. Diaz Canel : la libreta date de 1962, mais elle affame toujours en 2026. C’est factuel, pas du « fair-play » sélectif.

      Si vous avez des faits concrets qui contredisent un point de l’article (et non mon « pattern » général), je suis tout ouïe.

      Sinon, c’est une critique stylistique valable, mais qui n’infirme pas les archives.

      Bonne soirée à vous aussi.

  • SilentArrow 19 janvier 16:38

    @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

    Comme il commençait à lui faire de l’ombre, Castro envoya Guevara porter la révolution en Bolivie.

    C’était un coup machiavélique parce que le peuple bolivien venait d’obtenir la nationalisation des mines d’étain et la réforme agraire sous la présidence de Victor Pax Estenssoro, suite à la révolution d’avril 1952.

    Ni les mineurs ni les paysans n’étaient disposés à s’aventurer dans une nouvelle révolution. Ils n’ont donc pas apporté le support escompté à Guevara qui a été traqué et exécuté par les troupes du président Rene Barrientos Ortuño, un dictateur militaire.

    La question de la trahison du Français Régis Debray lors de la capture de Guevara reste ouverte.


  • ricoxy ricoxy 19 janvier 23:34

     

    « La vérité est là, elle pue le sang, la sueur et la misère. » — J’avais, il y a quelques années, un ami cubain qui avait fui Cuba et le régime de Castro. Il m’a un jour raconté un supplice que, paraît-il, pratiquait certains barbudos, c’était le supplice de la chaise. On asseyait de force un homme nu sur une chaise percée, et avec une machette, on coupait ce qui dépassait, on le castrait. Je ne sais si c’est vrai, mais en tout cas ça rime parfaitement avec Castro.

     


  • TSS (...tologue) 25 janvier 20:26

     Pinochet et Vidéla etaient au petits soins pour leur peuple c’est vrai 

    qu’ils etaient de droiiite .Vidéla apprenait à voler à ses opposants

    (superbe idée)


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