lundi 30 juillet 2007 - par Philippe Vassé

Créationnisme et dessein intelligent : échec total à l’Est

Faisant suite au brillant article de Daniel Riot sur les tentatives d’infiltration des créationnistes et de leurs cousins, les partisans du « dessein intelligent », au sein des enseignements publics en Europe, il me paraît souhaitable d’informer le public francophone sur l’échec percutant de ces théories antiscientifiques en Asie et en Russie. Pour mesurer la vitalité de la théorie de l’évolution dans le vaste monde...

Depuis plusieurs décennies, les adeptes du créationnisme, ses soutiens discrets évoquant la "tolérance" à l’égard de cette théorie fondamentaliste chrétienne américaine, voire les partisans du "dessein intelligent", version "technique" de l’idée originale créationniste, ont essayé d’infiltrer aussi bien les sciences que les systèmes publics d’enseignement des continents africain et asiatique, ainsi que celui de la Russie.

Cet article n’abordera pas la situation de ce point de vue en Afrique, bien que les rapports sur le sujet marquent aussi, sur ce continent, un refus collectif massif des scientifiques de se laisser abuser par ces diverses théories.

Il se concentrera sur les causes de l’échec de ces thèses antiscientifiques en Asie - continent qui connaît le développement le plus vigoureux et rapide de nouveaux scientifiques au monde - et en Russie .

Des thèses "contradictoires" aux cultures locales d’Asie

Si les diverses approches antiscientifiques issues des milieux chrétiens fondamentalistes nord-américains, qui menacent aujourd’hui même l’Europe, ont échoué en Asie - d’une manière irrévocable, du Pakistan au Japon, en passant par la Chine et l’Inde -, la cause première en revient à l’opposition de la nature même de ces thèses à celle des cultures de ces populations.

De manière générale, que ce soit dans les pays à majorité musulmane ou bien dans les États dont les populations sont imprégnées par des philosophies de vie personnelle (bouddhisme, hindouisme, shintoïsme, taoïsme), les cultures des populations d’Asie sont par essence contradictoires avec les orientations que portent le créationnisme et le "dessein intelligent".

Dans les États à majorité musulmane, il est évident que tout ce qui est "marqué" comme venant des États-Unis et, a fortiori, de concepts "chrétiens", est voué à un rejet d’office, quasi automatique.

Dans les milieux académiques et scientifiques d’Asie centrale et orientale, la théorie darwinienne générale de l’évolution et les découvertes la confirmant depuis, dans ses grandes lignes, n’ont jamais été contestées. Les chercheurs scientifiques asiatiques dans les domaines des sciences de la vie se sentent ici d’autant plus à l’aise que la théorie de l’évolution correspond globalement aux grands axes des croyances philosophiques du grand public de ce continent.

Les notions de possibilités d’évolution, donc de transformation, de changements notamment, font partie d’un héritage intellectuel commun qui s’étend de l’Inde jusqu’au Japon, et ce y compris dans les milieux chrétiens des pays concernés - comme en Corée du Sud. Les soutiens aux théories créationnistes sont donc rares, et, en tout état de cause, inaudibles sur la scène publique.

Par exemple, en Chine, en Inde, à Taïwan, au Japon et en Malaisie, la remise en cause de la théorie de l’évolution est regardée par les scientifiques et le grand public dans son immense majorité comme un acte aussi insensé qu’absurde.

Afin de comprendre ce positionnement général, il est utile de rappeler que la majorité écrasante de la population de l’Asie est plus ou moins empreinte de philosophies de vie sans divinités fixant un destin ou un dessein aux choses ou aux êtres. Ces philosophies font appel plus à la réflexion, à la méditation, à la recherche personnelle et sont peu fécondes en dogmes figés.

De là, il découle que le créationnisme et le "dessein intelligent" ne signifient rien pour ces populations mais, au contraire, se dressent contre les options philosophiques générales que celles-ci admettent comme valides et qui constituent les substrats primordiaux de sa culture.

C’est dans cette contradiction irrévocable et totale que réside la source première de l’échec des thèses pseudoscientifiques "fondamentalistes chrétiennes" en Asie.

En arrière-plan, un autre point est à souligner : l’intérêt des autorités politiques sur le continent à faciliter et promouvoir le développement d’élites scientifiques, particulièrement dans le domaine des hautes technologies de pointe, a aussi conduit à mettre de côté tout ce qui pouvait freiner, gêner ou parasiter cette politique "scientifique" de soutien à l’expansion économique, dont ces théories aux yeux de tous sont totalement inutiles et stériles.

Comme le résumait de manière imagée un ami scientifique taïwanais, doté d’un solide sens de la formule, "ces thèses sont arrivées ici [en Asie] comme des poissons lancés hors de l’eau. À peine lues au grand air, elles étaient déjà mortes dans les esprits".

Le rejet russe et ses racines

En Russie, les causes de l’échec des théories citées peuvent être trouvées dans deux facteurs :

. Le premier est la formation sérieuse et solide des scientifiques russes en général, qui est un acquis indiscutable de l’ex-URSS et que le régime actuel a relancée avec vigueur. Là aussi, la théorie de l’évolution ne pose aucun problème - à part chez quelques personnes ici ou là, considérées par le public et les chercheurs comme des illuminés.

. Le second est l’expansion vigoureuse des nouvelles technologies en Russie depuis quelques années, qui a redynamisé un secteur en crise et qui doutait. D’un certain point de vue, le savoir scientifique accumulé sous l’ex-URSS a repris son essor, même si toutes les branches scientifiques ne connaissent pas le même développement. Cela a induit aussi une poussée massive du rejet des thèses "américaines", suspectées par certains dans le pays de servir surtout les intérêts scientifiques et donc, à terme, économiques... américains !

En résumé, alors que le nombre de scientifiques augmente rapidement de nouveau en Russie et que ces instituts de recherche reçoivent de nouveaux moyens matériels, le naufrage des théories du créationnisme et du "dessein intelligent" y est aussi total.

Élargir la vue d’ensemble sur la vitalité de la théorie de l’évolution

Ce bref panorama des causes profondes, culturelles, voire parfois politiques, du rejet des théories créationnistes et du "dessein intelligent" en Asie et en Russie a pour intérêt essentiel - de mon point de vue de citoyen éloigné de l’Europe - de montrer aux défenseurs de la théorie de l’évolution en France, en Europe, au Canada, aux États-Unis, dans ce qu’on appelle "les pays occidentaux", qu’ils ne sont nullement isolés ou en recul dans le monde moderne, comme d’aucuns voudraient leur faire croire.

C’est bien en réalité la majorité écrasante et croissante des scientifiques du monde engagés dans les sciences de la vie et/ou du vivant qui est partisane, sereinement, de la théorie de l’évolution.

C’est aussi dans les pays où la recherche scientifique reçoit une impulsion formidable que l’échec des théories antiscientifiques est le plus manifeste. C’est un fait majeur et capital pour l’avenir.

C’est la théorie de l’évolution qui a donné les bases conceptuelles théoriques pour des découvertes scientifiques, notamment dans le domaine médical (génétique, virologie, biotechnologies, biologie moléculaire, etc.). C’est elle qui continue chaque jour à s’enrichir de nouveaux éléments qui manifestent son dynamisme et sa nécessité.

Au-delà de ses aspects concrets positifs et féconds pour le bien-être de l’humanité, sur le plan intellectuel, elle permet aux jeunes esprits scientifiques une riche, vivante et dynamique compréhension de ce que S. J. Gould appelait "le riche buisson foisonnant de la vie" par opposition à l’image de "l’arbre", trop "créationniste" et "monolithique" à son goût.

En échappant aux dangers induits par de telles théories antiscientifiques, qui, si elles étaient appliquées au monde scientifique, le stériliserait et mènerait les recherches libres nécessitant un esprit critique dans des impasses désastreuses sur tous les plans, l’Asie et la Russie montrent la voie à suivre à l’Europe et à l’Amérique du Nord.

On ne peut donc nulle part, ni faire de la place dans l’enseignement scientifique à ce qui est faux scientifiquement, ni même "tolérer" des concepts inexacts, non démontrés ou absurdes, sans mettre en danger l’avenir du savoir des sociétés humaines dans leur ensemble.

La recherche scientifique est et doit rester libre, fondée sur la seule raison et le seul savoir vérifié expérimentalement, donc non soumise à un "dessein", intelligent ou non, qui lui est totalement extérieur et la soumettrait à une emprise étrangère à sa nature. Comme à l’Est !



251 réactions


    • masuyer masuyer 31 juillet 2007 10:01

      Bonjour Zen,

      l’humour de garnison fait rarement appel à la distanciation.

       smiley


    • Emile Mourey Emile Mourey 31 juillet 2007 10:11

      @ Philippe Vassé

      Commentaire hors-sujet.


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 juillet 2007 10:13

      Zen,

      Oui, le conseil sur le Zen est positif et bienfaisant dans un tel cas de rejet de l’humour.

      Mais, suivant l’enseignement des maîtres du Zazen, il est aussi souhaitable pour pratiquer cet art de vivre de ne plus avoir d’ego ou au moins d’en faire abstraction totale.

      Il est donc parfois peut-être plus difficile d’être Zen que de pratiquer le « chiffre militaire » en Afrique du Nord.

      Mais, à coeur vaillant, dit-on, rien d’impossible !

      Bien amicalement


    • Emile Mourey Emile Mourey 31 juillet 2007 10:20

      @ Philippe Vassé

      Commentaire hors sujet


    • Emile Mourey Emile Mourey 31 juillet 2007 10:28

      @ Philippe Vassé, à Zen et à autres symboles bouddhistes

      J’ai dit que je préférais mourir de ma belle mort plutôt que de courir le risque de me voir réincarné dans un Philippe Vassé. Point.


    • masuyer masuyer 31 juillet 2007 10:33

      Moi j’aimerais bien être réincarné dans Emile Mourey, juste pour bénéficier du régime spécial de retraite (le plus avantageux qui soit) des militaires.

       smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 juillet 2007 10:42

      Monsieur Emile Mourey,

      Vous vous répétez beaucoup sur votre mort et votre souhait de ne pas vous réincarner en Philippe Vassé. C’est amusant cette obsession à mon égard....Curieux, même !

      Ceci dit, pour votre information sur les croyances bouddhistes, vous ne pourriez pas vous réincarner en quelqu’un de vivant. Donc, vous pouvez être tranquille sur votre crainte avouée plus haut.

      Mais, rien n’interdit de penser, du point de vue des bouddhistes, que vous ne serez pas réincarné (c’est pour rire un peu, bien sûr !!!) en oiseau vivant sur le site de Bibracte sur le Mont Beuvray, voire.... en historien sérieux contredisant avec ironie et faits avérés les oeuvres incomplètes d’Emile Mourey.

      On ne sait jamais ce que les aléas du bouddhisme peuvent faire comme facéties taquines (c’est aussi pour rire un peu, bien sûr !!!).

      Bien cordialement et humoristiquement vôtre,


    • Emile Mourey Emile Mourey 31 juillet 2007 10:55

      @ Philippe Vassé

      Taquineries à mon égard : acceptées ! A l’égard de Vercingétorix, un peu moins bien acceptées, lui qui est mort en pleine jeunesse en croyant mourir pour la Liberté. Vous devriez me remercier d’animer votre débat. Mais revenons au sujet.


    • masuyer masuyer 31 juillet 2007 11:11

      Désolé M. Mourey,

      « A l’égard de Vercingétorix, un peu moins bien acceptées, lui qui est mort en pleine jeunesse en croyant mourir pour la Liberté. »

      ceci n’est plus de l’histoire mais de la supputation.

      L’utilisation idéologique de la recherche celtique au XIXe siècle, notamment par Napoléon III, est intéressante pour ce qui de l’élaboration du mythe national, mais ce n’est pas de l’histoire.

      Cordialement


    • Emile Mourey Emile Mourey 31 juillet 2007 11:36

      @ Masuyer

      Le lendemain, devant le conseil rassemblé, Vercingétorix se lève et lentement, il prononce ces mots : « Si j’ai fait cette guerre, ce n’est pas pour moi mais pour la liberté de tous. Puisqu’il faut céder à la fortune, je m’offre à vous. Choisissez : tuez-moi ou livrez-moi aux Romains. Puissent-ils se satisfaire de mon sacrifice ! »... DBG VII, 89.


    • masuyer masuyer 31 juillet 2007 11:43

      Emile Mourey,

      le DBG est intéressant, mais c’est une source historique douteuse, puisqu’il s’agit surtout d’un texte visant à assurer le devenir politique de Jules à Rome. Pour prendre une comparaison actuelle, imaginez-vous des historiens qui dans 2000 ans brosseraient un tableau de l’Afrique à la seule lecture du discours de Sarkozy au Sénégal ?


    • Emile Mourey Emile Mourey 31 juillet 2007 11:52

      @ Masuyer

      Absolument pas ! Les commentaires de César sont une compilation des rapports qu’il était tenus d’adresser régulièrement au Sénat. Vu qu’il était entouré de nombreux témoins aux ambitions politiques diverses, il ne pouvait pas se permettre de trop s’écarter de la vérité. Outre que les Anciens possédaient une excellente mémoire, on peut affirmer que la déclaration de Vercingétorix correspond bien à ce que César a écrit.

      Mais je ne veux pas encombrer plus longtemps le fil de l’article de Philippe Vassé par ce propos hors sujet.


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 juillet 2007 11:58

      Monsieur Mourey,

      La citation est belle, on dirait du Corneille. Mais, elle n’est la preuve de rien d’avéré. Je rejoins Yohan sur ce point.

      Malheureusement pour nous, aucun des participants du côté « gaulois » au siège d’Alésia n’a laissé d’écrit, fiable ou légendaire, qui puisse permùettre de savoir ce qu’a réellement dit ou pensé le chef des tribus gauloises révoltées, ni les raisons de ses choix stratégiques malheureux pour sa cause.

      C’est ainsi, on peut le regretter, mais inventer ne sert ici à rien et à personne.

      La légende de la Gaule unie et résistante à l’envahisseur romain (version 19ème siècle ou Astérix), une Gaule qui n’avait jamais existé comme pays uni ou comme Etat « national », est de la même veine.

      Faire de la Gaule divisée, morcelée, tribale et factieuse, un point de départ d’une unité nationale est compréhensible pour un Napoléon III sans droits au pouvoir autre qu’un coup d’Etat illégitime par essence, mais cela ne satisfait pas les nécessités de la rigueur et de la vérité historiques, comme Ferdinand LOT l’a bien rappelé et souligné dans son « Histoire de la Gaule ».

      La même problématique s’applique aux « Germains », aux « Slaves », et aussi aux « Illyriens », entre autres, toutes des appellations romaines données à des ensembles de tribus occupant un territoire que les géographes romains nommaient en fonction de choix propres : une tribu par exemple, un chef connu et dont ils fixaient les limites.

      Nul ne sait même précisément, avec une preuve irréfutable, où, quand et comment finit la vie du chef insurgé issu des Arvernes, même si l’on dit depuis longtemps qu’il mourut étranglé dans une sinistre prison de Rome où César l’aurait enfermé.

      On s’éloigne du sujet du fil, mais cela est une rectification afin que les lecteurs dissocient bien réalité et fiction.

      Bien cordialement vôtre,


    • masuyer masuyer 31 juillet 2007 12:08

      Philippe,

      je ne voulais pas polluer plus avant votre fil, mais puisque vous êtes intervenu, j’en profite. smiley

      Pour étudier sérieusement l’histoire des celtes, le DBG ne peut-être qu’un des outils. Les sources historiques sont grecques ou romaines. Pour les sources celtiques, il faut faire appel à des sources archéologiques, philologiques, linguistiques. C’est en recoupant l’ensemble des sources qu’on peut envisager un travail scientifiquement sérieux.

      Finalement, en écrivant, je me rends compte que ceci n’est pas vraiment hors-sujet. Finalement, ceci révèle une fois de plus comme nous sommes prisonniers des sources écrites.

      Cordialement


    • Emile Mourey Emile Mourey 31 juillet 2007 12:47

      @ Philippe Vassé

      Vous dites : « inventer ne sert ici à rien et à personne », alors que je vous cite un extrait du DBG en vous indiquant le chapitre.

      Vous dites : « la légende de la Gaule unie ». Que dit Vercingétorix ? : « Je ferai de toute la Gaule un seul conseil dont personne ne pourra contester les décisions dès lors qu’elles auront été prises dans une volonté commune » - (ma traduction que jusqu’à maintenant aucun latiniste n’a contestée), et non pas comme l’indique la très mauvaise traduction qui figure au pied de son monument d’Alise-Sainte-Reine et qui dit à peu près ceci : « Je ferai une Gaule puissante à laquelle aucun pays au monde ne pourra résister », ce qui est un affreux contre-sens.

      Il mourut étranglé dans une sinistre prison de Rome où César l’aurait enfermé. Le témoignage nous est parvenu. Rien ne permet de le mettre en doute.

      J’avoue que je ne vous comprends pas. Nos historiens ont écrit notre histoire à partir de textes authentiques et vous nous parlez de civilisation trimillénaire sans citer aucun texte de référence.


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 juillet 2007 13:45

      Monsieur Emile Mourey,

      J’observe que vous avez du mal à comprendre que l’Histoire ne se résume pas à traduire ou recopier ce que X ou Y a écrit. Et à indiquer la page et le numéro de la ligne !

      Personne ne met en doute que César a FAIT écrire SA version des faits- vous n’imaginez pas naïvement qu’il l’a écrite lui-même, je suppose ?- et qu’il l’a « arrangée », avec son écrivain personnel et archiviste propre, conformément à ses intérêts politiques du moment, attitude naturelle dans sa position et avec ses objectifs.

      Bien.

      Nous serons donc d’accord pour considérer que les textes attribués à César ne sont pas fiables en tous points, surtout ceux qui touchent à sa « gloire militaire », à son « génie politique » et à la « force », numérique et morale, de ses adversaires.

      Comme je le rappelais pour votre culture générale, les « Gaulois » n’étaient ni unis, ni solidaires. Il y eu des tribus qui ont combattu seules ou par petites fédérations (les Belgii ou les Helvetii par exemple), celles qui ont fait acte de soumission -dans le Sud-Est notamment- celles qui ont soutenu la révolte, et jusqu’à celles qui ont payé le prix fort d’une ultime résistance (les Vénètes).

      Cela ne donne pas l’image, chacun en conviendra, d’une Gaule unie derrière le chef arverne !

      En témoigne aussi les divisions entre chefs « gaulois » quant à l’armée de secours dont César a bien entendu « gonflé », comme pour toutes ses victoires, les chiffres de combattants. Rendant ainsi sa gloire auprès du Sénat plus éclatante ! D’où les doutes très légitimes sur ses dires dans ses rapports !

      Je suis étonné que vous puissiez, ceci étant d’une clarté limpide et connu du plus « gaulois » des historiens, insister sur la véracité irréfutable des textes « césariens ».

      Comme il vous a été dit auparavant, l’Histoire n’est pas du copier-coller. Il faut vérifier, comparer, authentifier autant que possible par diverses sources. De ce point de vue, tout ce qui a écrit sur Vercingétorix n’est pas plus certain au motif, bien mince, que cela a été écrit par César et/ou ses plumitifs dévoués à sa cause.

      Ferdinand Lot, le meilleur historien sur le sujet, a bien eu raison de souligner l’absence de sources sûres et notre igorance relative sur cette guerre.

      Bien sûr, personne ne nie qu’il y a eu révolte, tentatives multiples d’unification des tribus dites « gauloises », batailles et affrontements militaires, et enfin défaite à Alésia.

      Nous avons donc la trame historique des événements essentiels.

      Mais aller au-delà de ce que nous pouvons raisonnablement estimer « exact » reviendrait à mystifier le public. Ce que je refuse par principe car on passerait là dans un domaine qui n’est plus l’Histoire, mais l’invention hypothétique.

      Donc, laissons à Vercingétorix ce qu’il a accompli avec certitude : son combat contre les troupes romaines.

      Ne créons pas de mythes, n’inventons pas de jolies histoires vides de sens, ne faisons pas parler les morts.

      Vercingétorix est un personnage historique attesté, et ce que nous savons de lui suffit à le placer dans l’Histoire de son temps, sans broder, ni mystifier.

      Ceci dit, plutôt que de supposer qu’un chef antique à la culture très limitée ait tenu des « discours A LA ROMAINE » dans un dialecte tribal, que seuls, au mieux, les Arvernes pouvaient comprendre- ce qu’il est à tous points de vue puéril de croire- il serait plus juste de replacer en perspective ces divisions tribales, ces langages si divers, ces rivalités violentes, qui ont finalement conduit ce chef, dont nul ne doute de son courage personnel, et ses compagnons d’infortune au désastre final -mains coupés pour les survivants- en signe de représailles et d’avertissement manifeste pour ceux qui auraient l’idée de suivre leur action de rebellion.

      En résumé, plutôt que s’attacher aux mots qui ne servent à rien qu’à créer un mythe qui n’est plus nécessaire, il serait plus utile de travailler à éclairer ce que fut cette Gaule si multiple, si diverse, si éclatée, si morcelée.

      De plus, les discours attribués à Vercingétorix n’ont pas changé d’un iota son sort ultime, ni celui des tribus qui l’ont suivi. Les paroles n’ont rien produit.

      S’attacher aux discours peu probables, voire totalement « apocryphes » -ce qui est ici le cas évident- n’aide en rien personne aujourd’hui à saisir les réalités profondes qui ont généré l’échec de la révolte et par suite la longue histoire de l’occupation romaine, avec ses bons et ses mauvais côtés.

      Certes, comme le dit Yohan, on ne s’écarte pas trop du fil, cela peut s’y rattacher, comme élément de réflexion intellectuel sur la méthodologie scientifique.

      Bien cordialement vôtre,


    • Emile Mourey Emile Mourey 31 juillet 2007 14:58

      @ Philippe Vassé

      Votre vision de la Gaule date quelque peu. Votre auteur de référence, Ferdinand Lot, est mort en 1952. Même les historiens et archéologues actuels avec lesquels j’ai pourtant de nombreux points de désaccord ont évolué dans la connaissance du monde de cette époque. De nombreux ouvrages ont été depuis publiés que manifestement vous n’avez pas lus.

      Comment pouvez-vous fantasmer au point de dire que César n’est pas lui-même le seul auteur de ses écrits alors que ses contemporains l’affirment tout en louant son style, alors que Hirtius Pansa, auteur du dernier livre du Bello Gallico, met en garde le lecteur sur le fait qu’il ne pourra jamais atteindre dans son récit, le génie littéraire de son maître ?

      Comment pouvez-vous parler de dialecte tribal alors que le latin et le langage grec avaient déjà pénétré en Gaule en même temps que les monnaies se mettaient à circuler, alors que les tablettes de recensement du peuple helvète étaient écrites en grec, que César lui-même a bénéficié de l’instruction d’un rhéteur gaulois ?

      Vous mettez en doute tout ce qui est le plus plausible dans les Commentaires, mais quand César prétend que la Gaule, avant son arrivée, était un champ de querelles permanentes, dans l’intention évidente de se présenter en sauveur, vous marchez comme un seul homme.

      Ne me faites pas dire ce que je n’ai jamais dit. J’ai seulement dit qu’après l’échec de leur stratégie de guérilla contre les armées romaines, les Gaulois ont compris qu’il était urgent de créer un conseil unique de la Gaule qui devait imposer ses décisions aux conseils des cités.

      Je considère que vous avez tout faux.


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 juillet 2007 15:39

      Monsieur Emile Mourey,

      Vous allez finir par réécrire toute l’Histoire de la « Gaule » antique pré-romaine et achever de sombrer dans un ridicule complet.

      Je lis ainsi avec amusement que César aurait écrit, selon vous, lui-même ses textes que vous citez. Bien, bravo.

      Vous avez donc inventé le premier homme politique de l’Histoire qui rédigeait tout en guerroyant, en administrant et en aimant, sans compter le sommeil et les repas. Je vous laisse au ridicule achevé de votre assertion.

      Ne pas savoir que les tribus de « Gaule » antique étaient divisées et morcelées est la marque de l’ignorance la plus grande sur ce qu’est la « Gaule » avant la conquête romaine. Voilà qui clarifie votre savoir.

      César n’a rien inventé, il n’a fait que profiter d’une situation de fait qui lui a militairement et politiquement bien servi !

      Quant aux langages ou parlers tribaux, vous nous parlez de latin et de grec alors que la quasi-totalité de la population composant les tribus et peuples de « Gaule » était composée de cultivateurs analphabètes, ce qui était la norme culturelle de l’époque pour ces populations, dialectes dont l’Histoire a gardé de nombreuses traces plus ou moins résiduelles.

      Méconnaissance immense et confusions à profusion, tel est votre « plan de travail historique ».

      Je vous le laisse, car le rire avec vous a été suffisant pour ce jour.

      J’ai d’autres projets plus intéressants qu’à essayer de vous convaincre que vous ne faites oeuvre que d’obscurantisme et de mystification permanentes. Tous ceux qui vous ont lus et ont un minimum de culture historique en sont aujourd’hui assurés.

      Vous êtes maintenant suffisamment connu pour ce fait. point n’est besoin de plus de débat. Et mes vacances sont précieuses.

      Bien cordialement vôtre,


    • Emile Mourey Emile Mourey 31 juillet 2007 15:46

      @ Philippe Vassé

      Vos insultes et votre fuite après la publication du commentaire de 14H31, très argumenté, de Miaou montre bien votre profond désarroi.


    • masuyer masuyer 31 juillet 2007 20:48

      Emile Mourey,

      « Votre vision de la Gaule date quelque peu. Votre auteur de référence, Ferdinand Lot, est mort en 1952. Même les historiens et archéologues actuels avec lesquels j’ai pourtant de nombreux points de désaccord ont évolué dans la connaissance du monde de cette époque. De nombreux ouvrages ont été depuis publiés que manifestement vous n’avez pas lus. »

      J’aimerais beaucoup que vous me citiez vos ouvrages de références.

      Je vous préviens si vous me sortez Jean Markale, Michel Raoult, ou Gwenc’hlan Le Scouezec (entre autres), j’éclate de rire.

      J’ai un peu fréquenté ce milieu, et des théories fumeuses j’en ai entendu, elles faisaient d’ailleurs souvent des Celtes des descendants des Atlantes :- : smiley

      Bonne soirée


    • Emile Mourey Emile Mourey 1er août 2007 13:09

      @ Masuyer

      Comme je l’ai écrit dans mon dernier post, j’ai quitté le débat après le départ annoncé de l’auteur de l’article.

      Pour répondre à votre question sans entrer dans de trop longs développements, disons qu’après avoir écarté, évidemment, les ouvrages qui vous font éclater le rire, après avoir constaté que les dits spécialistes de l’histoire de la Gaule prenaient un virage beaucoup trop prononcé, voire un rebroussement après les excès dits nationalistes du XIX ème siècle, j’ai senti la nécessité de ne travailler que sur les textes grecs et latins, textes latins dont je me suis aperçu avec une certaine stupeur combien ils étaient mal traduits.

      Parmi les auteurs qui n’ont pas trop dévié, Venceslas Kruta au sujet des Celtes. Régine Pernoud, au moment du virage, a écrit des choses assez justes et mesurées.

      Mes ouvrages de référence en dehors des textes anciens, sont plutôt des ouvrages locaux, Xavier Garenne, Bulliot, qui ont fait de bonnes observations, quelque fois de bonnes interprétations mais pas toujours. Egalement des chartes anciennes que j’ai retraduites.

      Quant aux ouvrages actuels de Christian Goudineau et de son entourage qui font actuellement la loi sur le marché, lesquels ont repris à leur compte les thèses « marche arrière » et qui n’ont pas voulu tenir compte de mes avertissements quand j’ai essayé de leur faire comprendre qu’avant de mettre la charrue avant les boeufs, il fallait régler la question de la localisation des sites de Bibracte et de Gergovie, c’est un mélange de bon et de mauvais.

      Je vous dis tout de suite que je préfère l’idéaliste Jérôme Carcopino au soi-disant pragmatique Christian Goudineau qui n’hésite à corriger les textes quand cela l’arrange.

      Maintenant, vous me lancez une flèche sur les Atlantes. Je devine tout de suite l’association d’idées qui vous vient à l’esprit. Il s’agit, pour ainsi dire, d’un arc réflexe acquis, qui vous fait aussitôt me classer dans la catégorie des auteurs qui ont abordé le sujet avec beaucoup d’imagination - ce qui n’est pas une critique - mais surtout sans réflexion sérieuse, ce qui est beaucoup plus grave. C’est un autre sujet.

      Vous avez dit, à moins que je me trompe, que j’étais animé par une certaine rancune à l’égard de M. Vassé. Il est vrai que je n’ai toujours pas compris pourquoi il est venu polluer le fil des commentaires de mon article du 19 juillet, alors qu’il aurait pu tout aussi bien développer son agressivité contre mes contradicteurs qui défendent les thèses officielles.

      Si je me suis permis quelques propos incisifs et parfois même très incisifs à son égard, croyez bien que ce n’est pas par manque de sang-froid, mais uniquement pour une question de stratégie. M. Vassé est un stratège, moi aussi.

      Cordialement.


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 1er août 2007 14:16

      Yohan,

      J’ai dû aller prendre un second thé glacé pour cesser de rire après la lecture de la dernière « Evangile » d’Emile Mourey à votre intention.

      Sa référence sur la Gaule -la véritable, pas celle des historiens, chercheurs et universitaires- serait donc.... le Ministre de l’Instruction Publique du Maréchal Philippe Pétain, de 1940 à 1944, le très glauque et collaborateur nazi J Carcoppino !!!

      Effectivement, je suis impressionné : ignorer Ferdinand LOT et se référer à un admirateur du génial Chef du 3ème Reich, là, c’est presque un programme pour l’étude réelle de la Gaule.

      D’autant que notre auteur connaît le latin (d’Eglise ?) mieux que tous les latinistes spécialistes qui, on le voit, traduisent mal quand ils sont traducteurs et ne comprennent rien comme historiens quand ils n’écoutent l’immense Emile !!!

      J’ai peur que cet excès d’ego surdimensionné ne se soigne pas avec les herbes magiques des Atlantes, voire celles des Iduméens arrivés en Gaule, selon toute probabilité, avec la Grande Licorne Bleue ou Rose, au choix.

      Bon, je retourne à mes activités communes.

      Je me sens tout revigoré par le savoir de mon « ami » Mourey.

      Amicalement


    • Emile Mourey Emile Mourey 1er août 2007 18:27

      @ Masoyer

      Rectificatif

      Au lieu de Jérôme Carcopino, lire Camille Jullian.


    • Emile Mourey Emile Mourey 1er août 2007 18:34

      @ Mazuyer

      Rectificatif

      Au lieu de Jérôme Carcopino, lire Camille Jullian.


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 2 août 2007 04:21

      Cher Emile Mourey,

      Je vais vous appeler dorénavant ainsi, vu votre affection débordante pour moi, qui me réchauffe le coeur et apporte le rire bienfaisant en même temps.

      Je suis troublé par votre dernier correctif sur ce fil : quand vous écrivez le doux nom du philo-nazi Jérôme Carcopino dans un long texte en le pointant bien comme votre référence, vous auriez donc confondu avec un autre de nom très différent ? Ou auriez-vous changé de référence sincère en urgence vu l’odeur nauséabonde du premier nom avancé ?

      Seriez-vous en train de prouver ainsi que vous ne corrigez vos erreurs incessantes que dès lors qu’elles vous portent un évident préjudice d’image publiques sur vos (mé)connaissances ?

      Ou est-ce un exemple de votre « stratégie » -car vous en avez une, si j’ai bien lu- qui est ici d’une finesse nominale qui force l’admiration subliminale ?

      Confondre Camille Jullien avec Jérôme Carcopino, il fallait le faire. Vous l’avez fait !!!

      Ce devait être de la stratégie subliminale !

      Bien cordialement vôtre,


  • nephilim 31 juillet 2007 09:46

    Donner la parole à boileau le plus souvent possible est un regale ^^ j’ai copié ses réponses ; beaucoup de gens autour de moi ont bien rigolé en le lisant. @boileau Vous n’avez jamais pensé à une reconversion dans le comique ? Continuez a ecrire autant de messages ca fait le bonheur de mon entourage.


    • ZEN ZEN 31 juillet 2007 10:00

      Je fais l’hypothèse que le sieur Boileau est un gentil provocateur, qui s’amuse à nos dépends... donc, ne lui répondons plus.C’est vrai que s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer...


    • Mjolnir Mjolnir 31 juillet 2007 10:38

      « Je fais l’hypothèse que le sieur Boileau est un gentil provocateur »

      Vous êtes bien optimistes. Auand on voit le nombre de sites créationistes, l’influence grandissante des sectes et les commentateurs comme NPM ou Pierrot, je crois bien que Boileau pense et assume entièrement ce qu’il affirme.


    • bulu 31 juillet 2007 11:36

      Je ne comprends pas cet acharnement sur boileau sur ce fil, ses positions sont quand meme loin d’un integrisme religieux.

      Et cet archarnement a cataloguer de dangereux quiconque ne serait pas d’accord avec les theories initiees par Darwin est par contre completement integriste.


    • Mjolnir Mjolnir 31 juillet 2007 11:57

      @bulu

      « ses positions sont quand meme loin d’un integrisme religieux. »

      C’est trop fatiguant de le faire mais vous pouvez toujours vous amuser à retrouver ses commentaires dans les 3 derniers articles qui parlaient du créationisme, et ses positions sur la science et la médecine en général (comme la vaccination).

      Si boileau est un modéré, les religieux seraient alors plus obscurantistes que je ne le pensais.


  • caius 31 juillet 2007 11:26

    Très bon article dans l’ensemble, même si vos affirmations sur l’échec des élucubrations créationnistes dans les pays musulmans me laissent pour le moins perplexe sinon dubitatif.


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 juillet 2007 13:51

      Caius,

      J’ai parlé de l’échec des théories chrétiennes américaines dans les pays musulmans, ce qui était le centre du sujet.

      Je ne prétends pas bien sûr que l’Islam ne pourrait pas contenir des courants de la sorte, mais ils ne peuvent être amalgamés avec le créationnisme que nous connaissons et avec l’ID.

      C’est juste cela que j’exprimais. Pas plus.

      Bien cordialement vôtre,


    • caius 31 juillet 2007 16:00

      A Philippe Vassé

      Selon un article du Monde du 9 février 2007, Harun Yahya et ses nègres plagient certains ouvrages des créationnistes chrétiens en se contentant de remplacer les références bibliques par des citations du coran. (référence : http://www.islamlaicite.org/article415.html ).

      Mais ce sujet est vaste et mériterait de faire l’objet d’un ou plusieurs articles.

      Cordialement


  • Emile Mourey Emile Mourey 31 juillet 2007 16:07

    @ tous

    Après le départ annoncé de M. Philippe Vassé, je vais me retirer, mais pas avant d’avoir lancé un vibrant hommage à la recherche scientifique et au nécessaire combat des idées, beaucoup plus intéressant que le combat des armes.

    Les théories de Darwin ne sont pas un terminus mais une étape. La recherche et la réflexion se poursuivent. Si les thèses créationnistes et de l’intelligent dessein sont discutables dans leur formulation actuelle, il n’empêche qu’il existe une force d’évolution qui pousse à l’organisation de la matière, à l’apparition de la vie, et probablement aussi de l’esprit. Cessons de toujours vouloir raisonner en fonction de l’homme et essayons de comprendre l’univers pour lui-même. Notre humanité disparaîtra un jour mais l’univers poursuivra sa course.

    Merci pour ce débat et rendez-vous au prochain.

    E. Mourey

    http://www.bibracte.com


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 juillet 2007 17:44

      Monsieur Mourey,

      Retrait : quel mot horrible....mettons un zeste d’humour ici.

      Appelons cela se concentrer sur l’actualité passionnnante qui arrive et nous serons d’accord.

      Je ne pars pas loin : je suis déjà en vacances et me suis régalé à vous lire et vous répondre, assis au soleil entre deux verres de thé glacé.

      Je vais maintenant « travailler » au calme à de nouveaux articles pour Agoravox, jouir de la vie, de l’amour et de l’amitié, me détendre au soleil avec l’air pur et l’eau fraîche en même temps.

      Au fait, je vous remercie avec humour de votre souci de moi et de votre enthousiasme à me suivre en tout. Mais, je dois vous confier un lourd secret : vous délaissez vos recherches en participant à ces débats et cela m’ennuie beaucoup. En plus, Google vous répertorie en plus avec plein de choses négatives sur vous, cela va faire jaser autour de vous.

      Et puis, si vous me suivez trop ainsi, qui écrira la suite du « Da Vinci Code » bibractien sur le Mont Saint Vincent ? Et sur la virginité ou non de mon personnage évangélique préféré, Marie-Magdalena, femme publique au caractère si pudique ?

      Quant à la « force de l’évolution » que vous invoquez, j’ai peur que vous ayez été un peu trop loin, ou pas assez : pour les évolutionnistes, le moteur de l’évolution est connu : il s’appelle adaptation.

      En verriez-vous un autre que vous ne citeriez pas par pudeur envers les lecteurs du fil, le terme utilisé par vous étant assez imprécis pour favoriser des interprétations ennuyeuses ? Comme une force autre que l’adaptation concourant à l’évolution ?

      Ceci dit, je vous souhaite un travail fécond pour le rire en Histoire et de lire bientôt vos nouvelles découvertes.

      Bien cordialement et humoristiquement vôtre,


  • Boileau419 Boileau419 1er août 2007 11:54

    Au risque de décevoir la harde des diplodocusses, je vais vous dire que je ne suis pas créationniste (je rejette absolument l’idée d’une création ex nihilo comme l’affirment les églises chrétiennes conventionnelles). Je ne suis même pas, même plus chrétien, bien que je respecte beaucoup le patrimoine de l’Eglise catholique et orthodoxe, leur théologie, leur art, leur rituel.

    Le phalène du bouleau est un canular scientifique majeur. Voilà un fait irréfutable et je note que personne n’a pu démontrer que ce que j’avais à dire sur le sujet était faux.

    Je note également que personne n’a examiné mes arguments contre le darwinisme : les tautologies, les contre-preuves dela biologie moléculaire, les problèmes des restes fossiles incomplets.

    Pas de preuves, chers amis. Pas une seule. On n’a jamais vu une seule nouvelle espèce apparaître. Jamais. Même chez les espèces de mouches qui connaissent une très haute fréquence de mutations et qui sont étudiées par ces messieurs les scientifiques jour et nuit dans leurs antres laboratoires. Et quand mutation il y a, elles sont soit nuisibles, soit sans portée réelle pour la survie de l’espèce en question. Mon Dieu, que c’est décevant !!!!

    Que des accidents ne peuvent jamais aboutir à des transformations biologiques importantes, c’est quelque chose qu’Aristote avait déjà affirmé et démontré il y a plus de deux mille ans.

    Et oui, il y a plus de deux mille ans, l’idée que tout est le produit du hasard avait déjà été proclamée par des matérialistes comme Empédocle.

    Bref, Darwin n’a rien inventé du tout, lui qui a tout copié de Lamarck et de son grand-père Erasme.


    • Mjolnir Mjolnir 1er août 2007 12:03

      « je vais vous dire que je ne suis pas créationniste » ... « Pas de preuves, chers amis. Pas une seule. On n’a jamais vu une seule nouvelle espèce apparaître. Jamais. »

      Discours incohérent : vous êtes en train de sous entendre qu’il n’y a pas d’évolution car pour vous, il n’y a pas de nouvelles espèces qui apparaissent sous vos yeux. (Pour les preuves, voir la réponse que j’ai fait à votre partisan Pierrot).

      Si vous n’êtes pas créationiste comme vous le proclamez, vous admettez donc qu’il y a une évolution des espèces ? Les partisans de l’ID ne nie pas l’évolution que je sache, ils l’expliquent avec (un) dieu.

      « c’est quelque chose qu’Aristote avait déjà affirmé et démontré il y a plus de deux mille ans. »

      Aristote était biologiste ? Il connaissait la science génétique et moléculaire ?


  • ZEN ZEN 1er août 2007 12:50

    Boileau est notre grand comique et ,en plus, il ne lit pas les posts, où se trouvent les réponses à ses élucubrations antédiluviennes..


  • Mjolnir Mjolnir 1er août 2007 14:20

    @Pierrot

    (Bon ben puisque ce fil bouge encore, y a pas de raison que la raison laisse le dernier mot à l’obscurantisme)

    Pierrot a dit « L’axe incliné de la Terre est due au ralentissement de sa rotation sur elle même. ... Quel comput du temps aurions nous au moment ou la toupie est en pleine vitesse ?. Il se pourrais bien que l’on finisse comme Moïse avec l’âge respectable de 300 ans »

    Pour que Moïse ait vécu pendant 300 ans selon cette idée, il aurait fallu que lui SEUL ait bougé à une vitesse proche de celle de la lumière (c). Quand bien même la terre tournerait à une vitesse proche de celle de c, étant donné que nous sommes tous dessus, nous ne devrions pas sentir les effets du dilatation du temps qui ne sont perceptibles que pour un observateur qui ne soit pas sur terre.

    D’ailleurs, remettez vous aussi en cause l’âge de l’univers ?

    « Oui je remet en cause l’âge de la terre. Parce qu’à nouveau nous n’en savons rien. »

    Vous remettez en cause plus de deux siècles de découvertes géologiques et archéologiques. Notez qu’on mesure l’âge de la terre avec différentes méthodes (comme la radiométrie) et qu’on croise des résultats.

    Vous prétendez que des générations de chercheurs en paléontologie, en paléogéographie, en génétique, et j’en passe, seraient dans l’erreur et ce, sans apporter la moindre preuve ! Ca va les chevilles ?

    « Pas du tout amenez-moi des preuves pas des suppositions. »

    Vous semblez dénier à la science sa capacité de rétrodiction, vous affirmez qu’on ne sait rien sur l’âge de la terre ou l’origine de espèces. Les rétrodictions fournies par différentes sciences au cours des deux derniers siècles, vous les balayez en estimant que ce ne sont pas des preuves. Concrêtement, qu’attendez vous comme preuve ?

    Suivant votre raisonnement, il est impossible de vous prouver qu’on a marché sur la lune. Je pourrais vous montrer des photos, les fusées, etc comme je vous montre les fossiles, vous pourriez toujours les rejeter en affirmant que ça pourrait être un montage, une conspiration, qu’on ne sait rien parce qu’on était pas là.

    Plus intéressant :

    « La philosophie explique ce que la science ne peut pas atteindre ou pour préciser encore mieux : la philosophie commence là ou s’arrête la science. Quand à la théologie, elle commence là ou s’arrête la philosophie. »

    Comme vous dites, ne mélangons pas tout. Vous hiérarchisez des disciplines, hiérarchie qui n’a pas lieu d’être. Si la philosophie et la science ne répondent pas effectivement aux mêmes questions, la philosophie ne répond pas pour autant aux questions SCIENTIFIQUES que nos connaissances actuelles n’ont pas encore répondu. Quant aux questions qui soient hors de portée de la science et qui nous intéressent (l’origine de l’univers, etc) j’aurais pensé plutôt à la métaphysique mais bon...

    La philosophie est dans un tout autre domaine, une autre sphére. Elle porte sur la morale par ex.

    Et c’est amusant de noter que vous placez la théologie au dessus de tout cela. A partir de là, vous supposez que la théologie vous apporte des réponses, des vérités aux questions laissées par la science et la philo, quel que soit l’ordre dans lequel est la question. Je pense que votre première erreur est là.


    • masuyer masuyer 1er août 2007 17:35

      Mjolnir,

      « Pierrot a dit » L’axe incliné de la Terre est due au ralentissement de sa rotation sur elle même. ..."

      j’avais aussi lu une version très amusante de l’explication de l’inclinaison de la Terre. En fait, d’après l’ancien Grand Druide du Gorsedd des Gaules, cette inclinaison est dûe à l’arrachage par une météorite du continent Mu, et c’est l’inclinaison qui aurait provoqué le ralentissement de la vitesse de rotation de la Terre. Si, si c’est véridique. smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley


    • Mjolnir Mjolnir 1er août 2007 18:49

      @masuyer

      Sur l’inclinaison de la Terre (phénomène de précession), je ne connais pas trop les causes mais il me semble que cet axe était beaucoup moins stable avant que la terre ait une lune. Sans la lune, la vie n’aurait pas été trop possible la terre aurait eu une rotation chaotique, donc il n’y aurait plus de rythme saisonnier stable.

      Il est fort le bon dieu, il nous a donné une lune ! Mais on se demande pourquoi il avait besoin d’une lune pour stabilisé l’axe de rotation de la Terre ?? Dieu serait il dépendant des lois de la physique ? :-P


  • claude claude 1er août 2007 15:42

    @ Mjolnir

    vous n’y êtes point !

    l’âge de pierre date de l’époque du petit poucet... quand il semait des petits cailloux dans la forêt pour rentrer chez lui...

    moïse avait subit plusieurs liftings et avait trouvé la source de jouvence dans la forêt de brocéliande (au cours d’un voyage qu’il fait, pour aller voir son vieux pote merlin, qui organisait un banquet surprise, pour les 5OO ans de panoramix . étaient également invités, gandalf dumbeldore, nicolas flamel, archimède, le grand stroumpf...) vous n’avez pas lu le récit de cette soirée homérique (tient, l’était invité celui-là aussi) où le chouchen coula à flot, occasionnant certaines céphalées post-biture à ne pas piquer des hannetons !

    et puis tout le monde sait que les dragons existent ! st georges en a vaincu un , qu’il y en a un autre sous le japon, que peter est le meilleur ami d’elliot le dragon...

    pour enrichir votre culture qui semble déficiente sur ce point :
    http://www2.mnhn.fr/dragons/index-site.php?vol=60&langue=fr
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Dragon_(cr%C3%A9ature_fantastique)
    http://mysticalsite.free.fr/dragons.htm

    m’enfinnnnnnnnnn ! vous où donc avez vous fait vos humanités ??? smiley


    • Mjolnir Mjolnir 1er août 2007 16:23

      Panoramix a atteint l’âge de 500 ans parce qu’avec la potion magique, il court aussi vite que la lumière et c’est St George qui a exterminé les dinosaures.  :-P

      Moi, je le répète encore, vous avez tout faux, c’est mon chat qui a créé l’univers il y a une semaine et nos souvenirs des événements antérieurs sont de faux souvenirs, implantés par mon chat qui a aussi créé tous les fossiles. Vive Miaou !!!


  • dan 1er août 2007 16:11

    à Boileau------------------------------------ Boileau est quelqu’un de sérieux et pas du tout un intégriste,seulement il a une facheuse tendance à mélanger les domaines ,de mélanger la philosophie ou la métaphysique avec la science proprement dite,c’est là seulement son erreur ici.-------Ainsi la science ne dit pas que tout est matière,ça c’est une philosophie qui le dit,la matérialiste ;la science dit seulement que tout est matière dans son domaine,la nuance et la différence est de taille et fondamentale,plus précisément que la matière est un axiome pour la méthode scientifique,excluant toute intervention de force spirituelle ou divine qui devient hors sujet car inefficace et inopérante tant dans le domaine scientifique pur que dans et encore plus l’application technique,et même qui peut être un obstacle à la recherche scientifique en bloquant et figeant les théories du fait que de tels concepts ou idées sont absolus et non changeables et donc non améliorables.-----------La science ne se substitue donc pas à la religion ou à la philosophie qui chacune a son domaine propre,mais par contre peut améliorer et affiner celles-ci par ses prores connaissances objectives et par sa méthode de rigueur scientifique et son esprit rationnalisant.D’ailleurs ,aujourd’huis la doctrine de l’Eglise catholique reconnait parfaitement la spécificité du domaine et de la méthode propre à la science,et elle accepte même sans sourciller la théorie du Big Bang et de l’évolution.Quant à la théorie de Darwin elle n’est pas la seule théorie de l’évolution et elle est améliorable et pourquoi pas changée et remplacer par une autre théorie de paradigme scientifique.---Suite--------


    • Mjolnir Mjolnir 1er août 2007 16:25

      « aujourd’huis la doctrine de l’Eglise catholique reconnait parfaitement la spécificité du domaine et de la méthode propre à la science,et elle accepte même sans sourciller la théorie du Big Bang et de l’évolution. »

      Pierrot serait donc un hérétique ???


  • dan 1er août 2007 18:08

    suite-----------La science s’occupe du domaine du fini car sa raison d’être ou sa finalité est l’application technique qui ne souffre d’aucun infini et ne remonte pas à l’infini des causes comme en philosophie avec Aristote qui fait remonter à l’infini jusqu’à la cause première,la cause ultime et absolue,le premier moteur. Mais le réel est infini,il possède la puissance du continu comme les nombres réels en mathématique,c’est pourquoi la science a inéluctablement des trous et des failles et n’est qu’une approche du réel par des théories plus ou moins performantes,la performance étant entendu sous le sens de la vérifiabilité expérimentale et de la plus ou moins grande prédictabilité.------------- On ne peut nier le fait que à la période de la pensée magique préscientifique il y ait des inventions techniques,cela relève plus de la méthode empirique qui ne débouche sur aucune grande invention et surtout aucune théorie scientifique digne de ce nom,cela est plus proche de l’instinct animal que d’une pensée rationnelle abstraite d’un esprit scientifique.Les animaux savent aussi construire des refuges et lancer des cailloux et faire rouler les objets,et les inventions scientiques ou plutôt techniques à cette époque sont équivalentes à celle des animaux.Il est difficile avec cet esprit empirique et purement intuitif de penser que la terre n’est pas plate et qu’elle tourne sur elle-même et autour du soleil contrairement à l’apparence intuitive immédiate de la sensation visuelle ou autre.Encore moins cet esprit empirique puisse concevoir une théorie aussi contraire à l’intuition immédiate que la Relativité ou la Théorie quantique.----------------Non il n’est pas permis en science d’émettre des théories finalistes car cela est anti-scientifiques,par contre se demander si telle ou telle philosophie d’un scientifique puisse améliorer la qualité de recherche est légétitime.


    • Mjolnir Mjolnir 1er août 2007 18:37

      Vous dites « La science s’occupe du domaine du fini car sa raison d’être ou sa finalité est l’application technique »

      Vous avez une vision bien pauvre de la science... Cette dernière ne se limite pas à l’application technique ! Elle peut aussi nous apporter des réponses qui ne nous « servent » à rien dans la vie de tous les jours mais qui sont fondamentales pour des êtres doués de raisons (et qui ne se contentent pas de « c’est dieu qui a tout fait et on ne sait rien d’autre »), tout ce qui relève de l’astrophysique ou de la cosmologie par exemple.


  • dan 1er août 2007 19:00

    suite-------------------On peut répondre aux critiques et objections contre la théorie darwinnienne citées par Boileau de la manière suivante--------------------------------Qu’on n’observe plus d’évolution ou de mutation sur certaines espèces d animaux aujourd’huis n’induit pas qu’il n’y ait pas en soi de mutation ou évolution dans le passé lointain et rien n’empêche à priori qu’elle puisse s’enclencher dans le futur,mais aussi de penser que l’évolution est arrivé à son terme et s’arrête pour les êtres autre que l’homme.Il ne faut pas penser l’évolution de manière linéaire,isotrope et uniforme dans le temps,bref de manière homogène,au contraire le principe du hazard incite plus vers une inomogénité.D’autre part la théorie de l’évolution est centrée sur l’homme,que celui-ci est la ligne centrale de l’évolution et que seule l’homme a le privilège de continuer à évoluer de par sa nature arrivée à un certain stade de degré de perfection contrairement aux autres êtres qui deviennent dépendants de l’homme et sont à son service.L’évolution est alors non linéaire mais arborescente.Cette arborescence explique les bizarreries et les discontinuités des espèces.La possibilité infini des choix du hazard fait que certaines espèces qui se ressemblent sur la forme extérieure se différencient nettement sur le plan intérieur de la matière organique,il n’y a là aucune contradiction avec la théorie de la mutation mais au contraire en accord avec la variété du choix qu’offre le hazard.--------------------D’autre part le concept de hazard qui à première vue n’est pas très scientifique rentre dans le cadre du paradigme scientifique car elle peut être mathématisable dans la théorie de la probalité qui est une science exacte de la mathématique,mais aussi la théorie quantique utilise la probablité dans son appareil axiomatique.


    • Mjolnir Mjolnir 1er août 2007 19:13

      « D’autre part la théorie de l’évolution est centrée sur l’homme,que celui-ci est la ligne centrale de l’évolution et que seule l’homme a le privilège de continuer à évoluer de par sa nature arrivée à un certain stade de degré de perfection contrairement aux autres êtres qui deviennent dépendants de l’homme et sont à son service. »

      - théorie de l’évolution centrée sur l’homme ? Ah ouais ? on n’étudie pas l’évolution des autres espèces ?

      - degré de perfection ? « Parfait » suivant quels critères ?? Dans quel milieu ??

      - les autres êtres qui deviennent dépendants et à son service ? C’est quoi toutes ces conneries ??? smiley


  • dan 1er août 2007 20:36

    à Mjolnir-------------------------------Vous confondez science physique et philosophie ou métaphysique,ou autrement dit raison scientifique expérimentale et raison phylosophique discursive,plus simplement vous confondez science et raison mais c’est là une affaire de définition.-----La Raison,universelle et transcendante,produit et la raison scientifique expérimentale et la raison philosophique analytique et la raison théologique en englobant la totalité absolue.Mais la raison purement scientifique ne s’applique pas dans le domaine de l’absolu ou de l’infini car celui n’est pas perceptible et mesurable par la machine humaine ou de son invention, donc inexpérimentable et donc en dehors du champ de la science.----D’autre part l’astrophysique et la cosmologie sont des sciences physiques et ne sont pas inutiles,elles permet de lancer des fusées dans le cosmos.-----------------------L’argument de la centralité de l’homme est à prendre dans le contexte de la réfutations des critiques et objections de Boileau concernant l’évolution linéaire et homogène en contradiction avec l’observation de certaines espèces animales,mais aussi tout simplement de l’observation de la nature,on ne peut nier que l’homme puisse prendre une position centrale.On ne peut nier non plus que l’homme est plus complexe et a des capacités de raisonnement et d’invention que les autres êtres n’ont pas.Les théories scientifiques et les réalisations techniques prodigieuses en sont la preuve.


    • Mjolnir Mjolnir 2 août 2007 11:08

      @Dan

      Expliquez moi en quoi j’aurais confondu philosophie et science ?

      « D’autre part l’astrophysique et la cosmologie sont des sciences physiques et ne sont pas inutiles,elles permet de lancer des fusées dans le cosmos »

      Je suppose que vous aviez compris mon propos : chercher à comprendre le big bang par exemple n’a pas d’application technique a priori : on fait ces recherches uniquement par curiosité.

      « On ne peut nier non plus que l’homme est plus complexe et a des capacités de raisonnement et d’invention que les autres êtres n’ont pas »

      Je ne le nie pas, encore que vos termes sont bourrés de pièges et manquent de rigueur scientifique comme « complexe » ou « parfait ».


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