mardi 30 octobre 2007 - par Paul Villach

Face à des mythologies conquérantes, la laïcité peut-elle être autre chose qu’un combat incessant ?

La condamnation récente de la propriétaire d’un gîte dans les Vosges pour discrimination à raison de la religion, a relancé le débat sur la laïcité. Mme Yvette Truchelut avait demandé, en août 2006, à deux clientes de ne pas porter leur voile dans ses locaux. Non seulement elles s’y étaient refusées, mais, soutenues par la Ligue des Droits de l’Homme, la LICRA et le MRAP, elles avaient porté plainte.

Le 9 octobre 2007, elles ont obtenu gain de cause. L’aubergiste a été condamnée par le tribunal correctionnel d’Épinal à quatre mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende et à divers dommages et intérêts s’élevant glogalement à 7 600 euros.

Des laïques divisés

Ce jugement sévère a forcément suscité de vives réactions. La protestation de la droite intégriste de M. de Villiers qui avait soutenu l’accusée, ne surprend pas : il est attendu qu’un intégrisme politico-religieux, de type « croisés », entre en collision frontale avec un autre du même genre. En revanche, on a vu les défenseurs de la laïcité se diviser en deux camps. Les uns ont jugé inadmissible le champ libre laissé à l’expression publique d’une croyance religieuse exhibant son droit à l’asservissement des femmes. Les autres ont rejeté ce dévoiement de la laïcité en « laïcisme », accusé de faire le jeu de l’intégrisme par une intransigeance inopportune. La laïcité est, disent-ils avec raison, la distinction entre la sphère publique et la sphère privée qui ne doivent pas interférer l’une avec l’autre. Or, dans le cas d’espèce, l’exigence de l’hôtelière empiéterait sur la sphère privée ; elle est, d’ailleurs, estimée illégale, car le port du voile, depuis la loi de 2004, n’est interdit que dans les institutions publiques, comme l’école. Ils voient, en outre, dans cette exigence excessive une faute politique qui donne à l’adversaire un exemple de l’intolérance que porterait en lui-même le principe de la laïcité, alors qu’il est rigoureusement l’inverse.

La laïcité en France : un combat long et acharné

S’il ne fait pas de doute que la laïcité est un principe de tolérance, visant à contenir les croyances dans la sphère privée sans pouvoir pénétrer la sphère publique, la coexistence entre laïques et religieux qui a fini par prévaloir en France entre les années 1920 et 1980, malgré quelques accès épisodiques de fièvre scolaire, ne doit pourtant pas faire illusion. La laïcité n’est pas « un no man’s land » où l’on pénètre après avoir laissé les armes au vestiaire. Elle est un principe de tolérance qui comme tout principe n’existe que s’il est respecté ou défendu si nécessaire. C’est sa contestation qui en a fait obligatoirement un principe de combat contre toutes les mythologies - religieuses ou non - dont la vocation universelle et la prétention totalitaire sont de régir vie publique et vie privée.

Qu’on n’oublie pas l’Histoire ! Il a fallu plus d’un siècle, depuis la Révolution française avec, dès 1790, sa « loi sur la constitution civile du clergé » et la confiscation par la Constituante des « biens nationaux du clergé », pour que figure parmi les textes fondateurs de la République, en 1905, la séparation de l’Église et de l’État. Un siècle plus tôt, en signant le Concordat de 1801, pour solder le contentieux d’alors, Bonaparte ne la croyait pas encore possible. Et, après des « inventaires de biens cultuels » mouvementés car jugés profanateurs, il faut une bonne quinzaine d’années supplémentaires - dont quatre années cataclysmiques d’une Première Guerre mondiale - pour que l’Église catholique se résigne enfin à accepter la nouvelle situation, non sans tenter de regagner le terrain perdu, à l’occasion de la querelle scolaire toujours sous-jacente comme braise sous la cendre. L’Église catholique a su toutefois trouver avantage à se soumettre sinon à ce principe du moins à ce rapport de forces. L’occasion lui était en effet donnée d’échapper aux accusations de compromission qu’impliquait la confusion des genres comme la traditionnelle « alliance du trône et de l’autel » ou celle « du sabre et du goupillon ».

Une nouvelle contestation de la laïcité

C’est que, loin d’être seulement un principe à respecter, la laïcité est avant tout historiquement une représentation de la société qui ne pouvait que heurter de plein fouet la séculaire représentation religieuse dominante. Elle est donc apparue dès le début comme un combat sans cesse recommencé avec des phases aiguës et des moments d’apaisement. Il ne s’achèvera que le jour où les mythologies désarmeront. Autant dire que ce n’est pas demain la veille, puisqu’elles ne peuvent renoncer à la domination la plus large sans trahir la mission planétaire qu’elles se donnent.

Après l’apaisement de la lutte contre l’Église catholique, malgré un brusque réveil en 1994 avec la menace de révision de la loi Falloux de 1850 sur le financement public des écoles confessionnelles, une phase aiguë s’est réouverte devant les prétentions de l’intégrisme islamiste. « L’affaire du voile » depuis 1989 en est le symbole : faute d’une décision claire des autorités socialistes de l’époque, le conflit s’est envenimé au point de devoir enfin conduire en 2004 à l’adoption d’une loi interdisant son port dans les établissements publics.

Deux erreurs à éviter

Mais on sent bien que le problème n’est pas réglé. L’affaire du gîte des Vosges le montre. La question est de savoir ce que les partisans de la laïcité sont prêts à accepter ou à refuser du camp d’en face qui ne reculera, comme l’a fait l’Église catholique, que s’il a devant lui plus fort que lui.
- Une première erreur serait de fermer les yeux sur les intentions des adversaires de la laïcité pour qui elle est et reste d’abord un obstacle à leur développement. Avec le voile, ils disposent d’ailleurs d’un objet astucieux à deux faces, dont l’une permet de cacher l’autre : côté pile, il est, selon eux, un signe d’appartenance religieuse qui relève de la sphère privée ; et ce n’est pas contestable. Côté face, ils savent que ces femmes voilées sont l’expression publique d’une politique de contrôle des femmes par les hommes qu’ils brandissent - comme le font des hommes-sandwichs - à la face des « infidèles » assez dépravées pour se promener sans voile, et donc en toute impudicité.

- Une seconde erreur serait d’imaginer que la sphère privée ne connaît pas de limites aux extravagances individuelles ou communautaristes. La rue est un lieu public certes, mais où les fantaisies privées sont contenues : nul ne peut s’y déplacer comme il l’entend, en engageant, par exemple, sa voiture en sens interdit. Les originalités vestimentaires, elles-mêmes, ne sont pas moins régies par les règles de la décence de l’époque où elles sont édictées : se promener nu ou en maillot de bain en ville n’est pas autorisé parce qu’il est estimé que cet exhibitionnisme attente à la pudeur d’autrui. Que dirait-on si on voyait un individu déambuler en tenant par le licol une autre personne ? Ne peut-on admettre que, pour les partisans de la laïcité, ces voiles qui ne laissent paraître que l’ovale du visage - et encore ! -, attentent à la dignité humaine en s’apparentant à cette image de soumission et d’asservissement que l’on associerait spontanément à un licol ? L’aliénation de son propre corps consentie ou non relève de l’esclavage. Il ne s’agit pas pour autant d’édicter une surface d’étoffe maximale qui serait autorisée, pas plus qu’il n’a été fixé de surface minimale d’étoffe pour couvrir sa nudité. Mais, comme pour la nudité, le port d’un voile devrait seulement ne pas heurter l’idée que l’époque se fait de la décence. Seulement, sa puissante charge culturelle rend aujourd’hui l’opération délicate : tout voile risque de renvoyer pour longtemps à l’instrument séculaire d’asservissement de la femme.

Quelles que soient les motivations des intéressés pour justifier le port du voile dans les lieux publics, elles ne sauraient en tout cas prévaloir sur les principes fondateurs de la République : attentatoire aux droits de la personne, il devrait être cantonné strictement aux limites des espaces privés de l’individu. Seulement, là, il n’est plus d’aucune utilité.
Rien ne serait donc pire qu’une division des partisans de la laïcité : les mythologies n’attendent que ça pour reprendre l’avantage. La laïcité n’a d’autre choix que d’être un combat permanent sous peine de cesser d’exister.

Paul Villach




265 réactions


    • Marsupilami Marsupilami 30 octobre 2007 17:25

      @ Thierry

      Je te renvoyais aux articles d’Agoravox, non parce qu’ils sont paroles d’évangiles - hé hé hé ! - sur ce sujet parce que dans ceux-ci et dans leurs fils de discussion tu peux retrouver des liens fiables sourçant tout ce que je t’ai dit dans mon commentaire.


  • Fif Fif 30 octobre 2007 15:31

    Le voile (ou foulard, ou hijab, ou burka) n’est PAS un signe religieux. C’est un instrument/prétexte politique, sociologique et communautariste d’oppression. Le voile, c’est la revendication affichée de la non-intégration. Les intégristes ont récupéré et détourné ce symbole à leur profit, sans véritable fondement coranique. Le port du voile est avant tout une provocation.

    L’erreur est de traiter ce problème sous l’angle de la laïcité, c’est-à-dire de la religion, nous tombons à chaque fois dans ce piège. Les intégristes savent qu’en amenant le débat sur le thème de la laïcité, on traitera de la religion.

    C’est l’effet pervers de la laïcité, elle ramène toujours à la religion, donc à la défense d’une notion sacrée, sur laquelle on ne peut transiger, même (comme ici) lorsque la religion n’est qu’un prétexte.

    On peut régler le problème sans parler de religion ni de laïcité. L’application des principes de la république française suffit : on peut très bien interdire le port de ces signes distinctifs, au simple motif qu’en France, on ne peut pas accepter la soumission d’une catégorie de la population à une autre, et au nom du respect de l’être humain, tout simplement.

    Fif


    • 5A3N5D 30 octobre 2007 17:03

      « Toute femme qui prie ou prophétise le chef découvert fait affront à sa tête ; c’est exactement comme si elle était tondue. Si donc une femme ne se couvre, alors, qu’elle se coupe les cheveux ! Mais si c’est une honte pour la femme d’avoir les cheveux coupés ou tondus, alors, qu’elle se couvre. » Paul, 1 Cor, 11:5-6.

      « Que les femmes se taisent dans les assemblées car il ne leur est pas permis de prendre la parole ; qu’elles se tiennent dans la soumission, selon que la Loi même le dit. » Paul, 1 Cor, 14:34

      Non, non, ce n’est pas le coran, mais la bible. Si, le foulard est un signe religieux ! Mais on peut transiger.


    • Gazi BORAT 30 octobre 2007 17:54

      @ seb 59

      Vous parlez ici d’integrisme musulman et non d’Islâm, nous sommes bien d’accord !

      Les intégristes catholiques de la fraternité Pie X, ceux qui entourent Romain Marie où ceux qui se réunissent à St Nicolas du Chardonnet n’ont pas évolué depuis le XIX° siècle..

      Allez à leur rencontre..

      gAZi bORAt


    • EricB 4 novembre 2007 10:56

      « Les intégristes catholiques de la fraternité Pie X, ceux qui entourent Romain Marie où ceux qui se réunissent à St Nicolas du Chardonnet n’ont pas évolué depuis le XIX° siècle. »

      Vos hors-sujets permanents, Gazi, c’est de la stupidité ou de la mauvaise Foi ? Ou avez-vous vu que les intégristes de St-Nicolas du Chardonnet essaient d’imposer leur vues (notamment la messe en Latin) à coup d’attentats sanglants ou de kamikazes ceinturés de bombes ? Ou avez-vous vu que ces intégristes tentent d’imposer leur vues arrierées au reste de l’Eglise catholique, voire au reste de la Société ? qu’il y ait des intégristes dans toutes les religions, nul ne songe à le nier. Mais c’est l’action de ces integristes dans la société qui pose probleme.

      Meme les rarissimes manifestations violentes d’integrisme (cinéma brulé lors de la sorti du film controversé sur Jesus, ou les actions anti IVG) ont été condamnées par la trés grande majorité des chrétiens et la hiérarchie catholique.

      Quand vous tentez de faire des parallèles, ne faites pas des perpendiculaires....


  • frédéric lyon 30 octobre 2007 16:23

    Exact. Le port du voile est un signe de discrimination sexuelle, puisque seules les femmes sont tenues de le porter.

    De même que le port de l’étoile jaune était un signe de discrimination raciale et religieuse, puisque seuls les juifs étaient tenus de le porter.

    Or tous les signes de discrimination, que cette discrimination soit fondée sur le sexe, la race, la couleur de peau, la religion, l’origine socale et tutti quanti, sont interdits par la constitution et par la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

    Il est particulièrement grave que certains s’abritent derrière un précepte religieux pour justifier l’affichage public de ce signe discriminatoire. C’est même une circonstance agravante, c’est dire que ce n’est vraiment ps une bonne idée et qu’il faudra tôt ou tard traiter le problème.

    Car cela signifie, sans la moindre ambiguïté, que la dite religion professe des préceptes et des pratiques vestimentaires contraires à la constitution de la République.

    En d’autres termes que l’exercice de son culte est contraire à la constitution.

    Cela pose donc un grave problème juridique, que l’on fait semblant d’ignorer, mais qui sautera, un jour ou l’autre, à la figure de tout le monde.


    • Zalka Zalka 30 octobre 2007 16:39

      Mine de rien vous parlez d’interdire une religion. Avez vous évolué depuis le XVIème siècle ?

      Renseignez vous sur riposte laïque. Vous y découvrirez des musulmans en phases avec la laïcité, qui combattent le voile et surtout l’extrèmisme.


  • drzz drzz 30 octobre 2007 16:26

    J’adore !

    Placer la tête de Bernadette Soubirous en tête d’article, alors que les chrétiens ne posent plus de problèmes et se sont adaptés à la laïcité, c’est se foutre de la gueule du monde.

    Par contre, les musulmans, premiers dangers pour la laïcité, apparaissent dans une petite photo cachée à la fin de l’article. Logique ! Vous n’avez pas entendu parler de l’affaire des caricatures de Jésus, de ce professeur de philosophie menacé de mort pour avoir écrit sut Saint Pierre, de ce réalisateur hollandais égorgé au nom de l’apôtre Marc ?!

    Les laïcs sont des enfoirés qui s’en prennent à la seule religion qui a signé la paix avec eux, le christianisme, et se soumettent devant celle qui leur fait peur, l’islam.


    • Gazi BORAT 30 octobre 2007 16:53

      « ...les chrétiens ne posent plus de problèmes et se sont adaptés à la laïcité.. »

      Je vous invite à le vérifier dimanche à St Nicolas du Chardonnet..

      Toutes les religions ont leurs intégristes et tous n’apprécient pas trop la laïcité.

      gAZi bORAt


    • Paul Villach Paul Villach 30 octobre 2007 17:14

      Vous n’avez pas bien compris. Cet article montre comment la laïcité a eu du mal à être admise en France.

      Que l’Église catholique ait résisté autant qu’elle a pu à cette nouvelle représentation de la société est un fait historique.

      Qu’elle ait fini par s’y résigner provisoirement, c’est aussi un autre fait. Qu’elle ait trouvé avantage à cette séparation, en est un troisième et je l’écris.

      Pourquoi avoir choisi l’image de Ste Thérèse de Lisieux ? Tout simplement pour mesurer le chemin parcouru par l’Église catholique depuis l’époque de cette sainte controversée, et celui qui reste à l’Islam à parcourir. La deuxième photo en fin d’article en est l’illustration. Elle n’est pas petite : cliquez dessus pour l’agrandir. Dans les deux cas, le voile des femmes est un bon point de repère. Paul Villach


  • haddock 30 octobre 2007 16:38

    Ah oui on peut venir en chameau chez Truchelut ?


    • haddock 30 octobre 2007 21:23

      La bonne télévision c’ est la télévision pubique , sinon Avox c ’est presque toujours mieux .


  • docdory docdory 30 octobre 2007 16:40

    @ Paul Villach

    Entièrement d’accord avec votre article . Aucune faiblesse n’est de mise dans le combat laïc .

    Effectivement , comme vous le dites , rien ne serait pire qu’une division des partisans de la laïcité . C’est pourquoi l’affaire Truchelut semble fortement relever de la manipulation , genre testing sauvage , les obscurantistes ayant tout intérêt à semer la zizanie dans le camp laïque !

    Sur le problème des originalités vestimentaires et de leurs limites dans l’espace « public  » , j’ai analysé humoristiquement cette question dans mon post du 21 sept 2007 de 14 h07 , en commentaire de l’excellent article de Léon consacré à l’affaire Truchelut :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29027


    • Thierry Thierry 30 octobre 2007 17:07

      Mais la tolérance n’est pas une faiblesse, c’est une force !

      Ce débat m’afflige, moi qui suis un laïcard convaincu. D’abord, l’affaire Truchelut n’a rien à voir avec la laïcité, puisque l’Etat n’y est pas partie prenante. C’est une question de liberté de conscience, et de liberté de pratique religieuse. L’argument principal des pro-Truchelut, c’est celui du combat contre l’intégrisme, qui vise à renier ces libertés. Mais les sauvegarderons-nous en les restreignant ? Comment ne voyez-vous pas que le meilleur moyen de préserver la tolérance, c’est de l’appliquer nous-même, et même à ses ennemis ? Sinon, la tolérance n’a aucune chance de survivre aux intégrismes et aux peurs qu’ils suscitent.


    • Marsupilami Marsupilami 30 octobre 2007 17:15

      @ Thierry

      La tolérance n’est pas une tête à claques qui accepte de se faire baffer par des intolérants. Elle doit savoir se défendre, et vigoureusement, contre les intolérants sectaires que sont les islamistes qui ont très bien compris que l’Occident post-chrétien gardait encore des traces bien vivantes du « si on te frappe, tends l’autre joue » évangélique et pas du tout coranique. Ils exploitent cyniquement cette faille de tolérance lénifiante. Pas question de les laisser faire sans réagir et tant pis pour les âmes bien pensantes vivant au milieu des Bisounours.


    • Thierry Thierry 30 octobre 2007 17:29

      @ Marsupilami

      Je suis bien d’accord qu’il faut combattre l’intolérance. Et c’est ce que j’ai l’impression de faire. Mais porter un voile n’est pas un acte d’intolérance ! C’est une pratique religieuse qu’on peut regretter, mais pas interdire. Car elle respecte la liberté des autres.

      Et puis, arrêtez donc d’insulter les gens avec qui vous discutez, c’est fatiguant à la fin !


    • Paul Villach Paul Villach 30 octobre 2007 17:35

      @ Docdory.

      L’accès par le lien que vous donnez étant bloqué, je me permets de copier votre savoureux commentaire avec votre permission rétroactive. Paul Villach

      "L’affaire Truchelut (...) est symbolique de l’utilisation abusive par certains groupes de pression de la législation anti-raciste .

      En effet , le chef d’inculpation de refus de vente pour motif ethnique ou racial fait courir à Madame Truchelut le risque exorbitant de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende . Il n’étonnera personne d’apprendre que le MRAP , qui , décidément , mériterait d’être rebaptisé Mouvement pour le Respect d’Allah et du Prophète , se soit semble t-il constitué partie civile dans cette affaire .

      Or , Mme Truchelut rappelle ci-dessous et en détail les faits , qui n’ont rien à voir avec un quelconque racisme :

      http://www.ripostelaique.com/s...

      S’agissant d’un gite avec parties privées et salle commune , Mme Truchelut admettait parfaitement que ces femmes se voilent dans les parties privées , elle ne fait donc preuve d’aucun racisme , d’autant que la religion n’est pas une race . Elle aurait évidemment accepté des membres de n’importe quelle ethnie , pourvu qu’ils repectent un minimum la laïcité .

      Par ailleurs , faisons une expérience de pensée : imaginons qu’un groupe de naturistes se soient présentés au gîte en question , que Mme Truchelut les ait autorisés à vivre nus dans la partie privée du gîte , mais habillés dans la salle commune . Imaginons que les naturistes aient protesté qu’ils avaient bien le droit de passer leurs vacances à poil , repris leur chèque d’arrhes , et porté plainte pour refus de vente ! Cette plainte n’aurait certainement pas abouti devant les tribunaux , et le MRAP ne se serait pas porté partie civile ... C’est pourtant exactement la même situation ! ( La plupart des français sont d’ailleurs sûrement moins choqués par un naturiste que par une femme en tenue islamique intégrale )

      Mais , me rétorquera t-on , le naturisme n’est pas une religion alors que l’islam en est une ! Néanmoins le naturisme est un courant de pensée philosophique , que l’on peut contester , mais dont les fondements sont exposés ici :

      http://www.ffn-naturisme.com/e...

      La France étant une République laïque , les courants de pensée religieux ne jouissent d’aucun droit supplémentaire ou spécial par rapport aux autres courants de pensée philosophiques ou politiques quels qu’ils soient .

      Par ailleurs , les salles communes de gîtes ruraux sont des lieux de détente et de repos et non des lieux de manifestation d’opinions philosophiques , politiques ou religieuse .

      Or il est clair que le port d’une tenue islamiste avec voile et djellaba est une manifestation publique d’opinion religieuse . Elle n’a donc pas lieu d’être dans les parties communes d’un gîte ! Imaginons un instant ce que serait la salle commune d’un gîte rural dans lequel chaque vacancier manifeste publiquement ses opinions : des vacanciers naturistes à poil , des islamistes en burqa , des bonnes soeurs en cornette , des vacanciers de la LCR et du PC distribuant des tracts aux autres estivants et entonnant l’internationale , des vacanciers de l’UMP organisant une vente de tongs et T Shirts à l’effigie de Sarkozy , des néonazis munis de brassards à croix gammée chantant les hymnes de la Wermacht et adressant un salut hitlérien aux autres convives , des chauves en robe orange psalmodiant « hare krishna » etc ... Il est clair qu’un tel gîte serait un lieu de villégiature strictement insupportable !

      Il est bon de rappeler à ce sujet le premier impératif catégorique de la philosophie de Kant ; « Agis toujours de telle sorte que tu puisses aussi vouloir que la maxime de ton action devienne une loi universelle » ( autrement et plus clairement dit : avant de faire quelque chose , imagine ce qui se passerait si tout le monde en faisait autant ! )

      Par ailleurs , il n’est pas exclu , selon le récit très détaillé de Mme Truchelut ( cf le lien ci dessus ) , que tout ceci n’ait été qu’une sorte de provocation genre testing abusif , organisé par des intégristes . En effet , lorsque l’on se rend dans un gite rural , c’est pour prendre l’air , faire des randonnées cyclistes ou pédestres ou autres excursions , aller nager dans les rivières ou lacs , activités dans lesquelles un short et un T shirt sont bien plus adaptés qu’une tenue islamique intégrale ( malgré les tentatives de fabrication de « vélos musulmans pour femme » et autres « maillots de bains musulmans » dans des pays musulmans ) . Par conséquent , on peut légitimement se poser des questions sur l’étrangeté du fait de venir passer des vacances dans ce genre d’habits ... qui en l’occurence sont plutôt un manifeste d’obscurantisme et une symbolisation d’un statut inférieur de la femme revendiqué par la religion musulmane !

      Enfin , ce genre de procès ne fait que déservir les intérêts des français d’origine arabo-maghrébine : en effet , si Mme Truchelut était condamnée , nul doute qu’à l’avenir , des gérants de gîte risqueraient de répondre « c’est complet » aux appels téléphoniques de personnes ayant un accent ou un nom arabe , ce seraient des années de perdues pour la nécessaire assimilation des français d’origine maghrébine ."


    • Marsupilami Marsupilami 30 octobre 2007 17:39

      @ Thierry

      1) Je ne t’ai nulle part insulté. Je me suis contenté de tourner en dérision certains de tes arguments.

      2) Le voile n’est pas un signe religieux, mais un symbole politique et sexiste. Tu sembles ignorer que l’Islam est une religion foncièrement politique. Dans le Coran et les Hadith, tu ne trouveras nulle part une phrase comme « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » qui fonde la séparation du religieux et de l’Etat et qui a fini par accoucher, après 2000 ans d’imposture écclésiale, de la laïcité.

      3) L’égalité des sexes et l’émancipation de la femme ne se négocie pas au nom de la Tolérance. Les islamistes testent nos failles pour nous envahir de procès en intolérance... car l’Islam est aussi une religion scrupuleusement juridique. Pire qu’un avocat évangélique néocon étatsunien, il n’y a qu’un ouléma pinailleur.


    • Thierry Thierry 30 octobre 2007 17:59

      @ Marsupilami

      Bon, sur le 1, merci d’arrêter les « bisounours » et autres « arguties grotesques ».

      Sur le 2 : je ne suis pas d’accord avec cette origine biblique de la laïcité. Mais bon, ce n’est pas le sujet.

      Sur le 3 : on ne négocie rien du tout en tolérant une pratique religieuse. Justement parce que la tolérance est un principe, et qu’elle s’applique à d’autres pratiques religieuses.


    • mcm 30 octobre 2007 18:01

      Paul villach,

      « Enfin , ce genre de procès ne fait que déservir les intérêts des français d’origine arabo-maghrébine : en effet , si Mme Truchelut était condamnée , nul doute qu’à l’avenir , des gérants de gîte risqueraient de répondre » c’est complet « aux appels téléphoniques de personnes ayant un accent ou un nom arabe , ce seraient des années de perdues pour la nécessaire assimilation des français d’origine maghrébine . »

      C’est exactement ce que je pense ces revendications incessantes et ces procès qui condamne les français à la dimmitude, sont une bombe à retardement, l’exaspération croissante des autochtones risque de nous amener tout droit vers des guerres inter-religieuses, dont la présence larvée s’est déjà diffusée partout en Europe..

      La non assimilation de l’islam, vérifiable aux quatres coins de la planète, n’est plus à prouver, c’est un modus operandi typique, que de noyauter les nations, et de prendre le pouvoir après des guerres religieuses.

      En conclusion, les expertises les plus neutres prouvent que toutes les nations qui ont laissé l’islam atteindre un taux supérieur à 20 % de la population, ont eu à le regretter amèrement et le payer par des guerres civiles, l’islam ne s’intègre pas, mais désintègre les nations hôtes.


    • Gazi BORAT 30 octobre 2007 18:12

      @ mcm

      Vous voilà inquiet de manifestation d’intolérance à l’égard de patronymes étrangers..

      Mais imaginez que des adeptes de Mme Truchelut ne se mettent à multiplier les refus de vente pour les motifs personnels les plus variés... quitte à en débattre ensuite sur Agoravox !

      gAZi bORAt


    • faxtronic faxtronic 31 octobre 2007 12:24

      He thierry !

      Tu es tolerant avec les intolerants ? ou intolerants ? Ou tu prefere te faire virer par les intolerants (ta mosquée chinoise) ?. A poil, mais avec des principes le thierry... C’est un choix. C’est comme etre pacifiste contre une horde venant egorger ta famille ou celle de ton voisin, c’est un choix de principe....

      He, Gandhi a reussi par la non-violence uniquement par ce qu’il etait face a une democratie. J’imagine gandhi en Chine ou en URSS ou sous les talibans ou sous Sadam Hussein, il aurait vite finis dans une fosse commune.


    • Gazi BORAT 31 octobre 2007 14:54

      @ Thierry

      Et, pour en rajouter une dernière couche sur cette vision de « testing-sauvage-provocation-islamiste-antilaïque » il convient de rappeler que Tarik Ramadan ne s’est pas déplacé à l’audience, que les plaignantes étaient défendues par le MRAP, la LDH et.... la LICRA, et que du côté Truchelut se trouvait l’avocat de Philippe de Villiers !

      gAZi bORAt


  • La Taverne des Poètes 30 octobre 2007 17:19

    Quand vous dites que le voile « devrait être cantonné strictement aux limites des espaces privés de l’individu », vous pensez à qui pour imposer cette mesure restrictive de liberté : au juge ? au législateur français ? à l’Europe ? Pour le juge, c’est tout vu : il n’a pas ce pouvoir (Le jugement Truchelut le confirme). Les autres n’étant pas des dictateurs ne vont pas s’y risquer. Alors qui ?

    Le port du crucifix en collier devra aussi être interdit en ce cas. De même que le signe de croix dans un lieu public : l’autre jour j’ai surpris un passant qui se signait dans la rue devant une église : « en taule la racaille ! »


    • Paul Villach Paul Villach 30 octobre 2007 18:01

      Le problème avec le voile est que c’est un objet a deux faces : l’une d’elles, comme je l’écris, pose problème.

      Quant aux émissions religieuses, nul n’est obligé de les écouter. Toutefois, que seules les chaînes publiques, sauf erreur, en ait l’obligation de diffusion, est curieux. Il existe, que je sache, des chaînes de radio religieuses.

      En revanche, le manifeste que représentent ces voiles illustrés par ma photo, s’impose dans la rue aux yeux de tous. Et je comprends qu’on puisse être heurté par cette image de l’asservissement de la femme.

      La tolérance doit être réciproque. Paul Villach


    • 5A3N5D 30 octobre 2007 18:03

      C’est justement là que la laïcité trouve sa définition : l’Etat accepte toutes les croyances, tous les cultes, sauf si leur pratique provoque un trouble à l’ordre public.

      Ce n’est pas en légiférant qu’on résoudra le problème. Il n’aurait même pas fallu légiférer sur la « discrimination religieuse ». C’est à la société civile de résoudre le problème, et non à l’Etat. Si toutes ces femmes bâchées s’étaient vu attribuer une carte d’identité, si cette carte n’avait pas été acceptée comme preuve de leur identité, elles auraient sans doute vite compris pourquoi.

      A l’heure actuelle, les membres de toutes les confessions peuvent utiliser la législation sur les discriminations pour défendre leur propre intérêt. Et la loi se retourne contre la laïcité au profit des intégrismes.


    • Gazi BORAT 30 octobre 2007 18:20

      @ Paul Villach

      « Choqués par une image d’asservissement de la femme »

      La notion d’image d’asservissement de la Femme est totalement subjective.

      Certains vous rétorqueront que l’exploitation du corps féminin à des fins commerciales est une forme d’asservissement... et vous ne trouverez pas que des religieux à tenir un tel discours mais aussi des féministes intransigeantes.. pour justifier une censure de ces images ..

      ..tout comme vous souhaitez voir disparaitre le voile de votre paysage.. où celles qui le portent ?

      Je m’interroge car cette défense de la laïcité qui devrait mettre sur le même pied toutes les religions n’en vise en fait qu’une et c’est ce qui minquiète.

      Et encore plus le fait que bien des arguments sur ces fils sont indéniablement plus liés à la xénophobie qu’à une défense de la laïcité !

      C’est la raison pour laquelle je trouve respectable que Caroline Fourest n’ait pas souhaité se trouver mêlé à ce panier de crabes du fan-club Truchelut..

      gAZi bORAt


    • La Taverne des Poètes 30 octobre 2007 18:36

      à Paul Villach : vous dites n’êtes pas dérangé pour la messe à la TV publique mais c’est bien vous et moi qui payons la redevance non ? Or nous sommes laîcs. Non, il faut poussser jusqu’au bout votre logique, c’est-à-dire jusqu’à la preuve de son absurdité. La laïcité doit être une valeur forte mais on ne doit pas réduire les croyants à cette doctrine ni porter atteinte aux libertés qui consistent à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui (comme le dit notre Déclaration des droits de l’homme qui proclame aussi la liberté de conscience). La messe à la TV ne vous dérange pas, les femmes voilées dans la rue ne me dérangent pas.


    • Paul Villach Paul Villach 30 octobre 2007 19:06

      Votre objection est intéressante.

      Il n’est pas niable que certaines images féminines qu’utilisent les stratèges publicitaires attentent à la dignité de la femme, tout comme le voile, comme manifeste politique de l’asservisement féminin.

      L’image publicitaire toutefois ne doit pas être confondue avec la personne vivante que vous croisez et qui vous assène son manifeste politique en passant.

      Dans l’image publicitaire que j’analyse souvent sur AGORAVOX, il existe nombre de procédés qui invitent à la distanciation, à condition d’en avoir été instruit. On est dans l’ordre du jeu, du leurre (d’appel sexuel, sans doute) et donc de l’illusion. On peut s’en défendre, ne pas se laisser prendre, et, tout compte fait, la refuser. Vous pouvez exercer votre liberté.

      La photo que je publie au bas de l’article, ne laisse place à aucun jeu : on n’est pas dans l’illusion mais dans l’affirmation brutale d’une politique d’asservissement féminin par les hommes qui s’impose à vous, que vous le vouliez ou non : vous ne pouvez pas la refuser ! Vous êtes sommé d’accepter cette humanité asservie, pourtant proche de vous, sans avoir rien à dire.

      Regardez cette photo : vous avez tous les cas de figures de dissimulation ! Figures ? c’est beaucoup dire, on ne les voit pas ! Paul Villach


    • Paul Villach Paul Villach 30 octobre 2007 19:19

      Chère Taverne des poètes, vous sollicitez mon point de vue.

      J’ai - relisez ! - émis des réserves sur le cahier des charges des chaînes publiques. Il paraît être resté le même, alors que les ondes ont accueilli une foule de chaînes privées depuis les années 80.

      Dans l’école publique, l’enseignement du catéchisme chrétien ou du Coran n’est pas de mise. Pourquoi devrait-il être au programme des chaînes de radio et de télévision publiques ?

      Qu’un modus vivendi ait été adopté quand le monopole public ne permettait pas d’expression confessionnelle sur les ondes, ça se comprend en termes de compromis provisoire. Mais aujourd’hui qu’il existe des chaînes privées, ne leur reviendrait-il pas de donner expression aux diverses confessions ?

      Encore une fois, n’oubliez pas que le voile est d’abord et avant tout un manifeste politique qui vous assène, chaque fois que vous le croisez, la prétention masculine à asservir l’autre moitié de l’humanité. Paul Villach


    • La Taverne des Poètes 30 octobre 2007 19:26

      à l’auteur : mais je ne vois pas ces femmes tendre des tracts politiques comme vous dites ! Je vois que la photo est prise dans un pays de langue allemande. Ce n’est même pas la France. Donc j’aimerais savoir dans quel pays on permet ce que vous nommez « humanité asservie ». Histoire de voir si ce pays est abominablement islamique ou d’un laxisme insupportable. Merci de me renseigner sur ce point.


    • La Taverne des Poètes 30 octobre 2007 19:28

      Léon : nous ne payons pas ces femmes pour défiler mais nous payons la diffusion de la messe sur la télé publique.


    • Paul Villach Paul Villach 31 octobre 2007 08:19

      @ Taverne

      Cette photo a été prise en août dernier à Vienne (Autriche), sur le Graben, au coeur de la Vienne historique. Pourquoi avoir pris cette photo-là et non une autre en France ? Je n’en avais pas d’autre personnellement et je ne pouvais en prendre une sur le net sous peine de me heurter aux droits d’auteur.

      Mais le cas de Vienne n’est pas original. Promenez-vous en France. Vous trouverez des scènes comparables. Paul Villach


  • La Taverne des Poètes 30 octobre 2007 17:21

    La télévision publique est aussi un lieu public : n’est-ce pas inadmissible pour vous de voir que l’on y diffuse la messe le dimanche matin ?


    • mcm 30 octobre 2007 17:43

      La taverne,

      Attendez un peu, hier les mosquées, aujourd’hui les minarets, demain le muezzin avec haut parleur et 5 fois par jours.

      En tant que barde aux gouts si sûrs, vous allez être servi !


    • docdory docdory 30 octobre 2007 18:40

      @ La Taverne

      Je crois qu’en contrepartie , des émissions athées ou franc-maçonnes sont diffusées certains dimanche matins ( c’était en tous cas ce qui se passait à une époque )


    • fouadraiden fouadraiden 30 octobre 2007 21:54

      Taverne , vous tournez en rond car le mur auquel nous sommes confrontés est tjrs le même.

      la religion chrétienne,et quelque soit le lieu ou sa façon de se manifester mobilise et s’adresse à des Occidentaux ,qui tous partageant une culture commune .

      rien de tel avec l’islam.l’islam est par essence la religion de l’étranger.

      pour cette raison,

      le voile islamique n’est pas le voile chrétien.

      une mosquée n’est pas un église.

      un prêche islamique n’est pas une parole d’évangile diffusée le dimanche matin.

      un arabe ,même apres 3 générations, n’est pas un français au sens historique du terme.

      la laicité des pays occidentaux concerne des religions culturellement occidentales.


  • haddock 30 octobre 2007 18:13

    La tolérance, du latin tolerare (supporter), est une notion qui

    la tolérance sociale : attitude d’une personne ou d’un groupe social devant ce qui est différent de ses valeurs morales ou ses normes ; la tolérance civile : écart entre les lois et leurs applications et l’impunité ; la tolérance selon Locke : « cesser de combattre ce qu’on ne peut changer » ; la tolérance religieuse : attitude devant des confessions de foi différentes ; la tolérance en technique : marge d’erreur acceptable, ou capacité de résistance à une agression. Toute liberté ou tout droit implique nécessairement, pour s’exercer complètement, un devoir de tolérance et de respect.

    La notion de tolérance est associée à la notion absolue de bien et de mal. La tolérance s’exerce lorsqu’on reconnait qu’une chose est un mal, mais que combattre ce mal engendrerait un mal encore plus grand.

    La tolérance est donc une abstention volontaire dans le combat contre un mal identifié comme tel. Cette abstention n’est pas du tout motivée par une relativisation des notions de bien et de mal, mais au contraire par la pleine consience d’un mal qui ne peut malheureusement pas être combattu sans produire un autre mal plus grave encore.

    Tolérance religieuse

    La notion de tolérance est essentiellement une notion politique et juridique qui a été mise au point par la philosophie à partir des XVIIe et XVIIIe siècles, soit à une époque où sévissaient en Europe les guerres civiles dites guerres de religion (c’est-à-dire une époque où la religion était le véhicule de conflits politiques débouchant sur des guerres). Elle a été développée pour y mettre fin, en définissant les règles et conditions auxquelles la diversité des idées, opinions et croyances, pouvaient être supportées et tolérées dans une même société, sans pour autant la mettre en danger en créant des divisions incompatibles. L’auteur de référence pour la théorie de la tolérance est, d’abord, l’anglais John Locke.

    La tolérance sociale est la capacité d’acceptation d’une personne ou d’un groupe devant ce qui n’est pas similaire à ses valeurs morales ou les normes établies par la société.

    L’indifférence est de n’éprouver ni plaisir, ni douleur, face à ce que l’on perçoit. Il n’y a aucunement besoin de tolérance face aux choses pour lesquelles on n’éprouve pas d’émotion. Par exemple, une personne pour qui les questions de religion ne sont pas une préoccupation, ne peut être qualifiée de tolérante ou intolérante en matière religieuse.

    La tolérance est généralement considérée comme une vertu, car elle tend à éviter les conflits. Ainsi Kofi Annan disait-il que « La tolérance est une vertu qui rend la paix possible. »

    Dans certaines philosophies, comme la philosophie bouddhique, la tolérance est le premier pas vers l’équanimité, c’est-à-dire l’acceptation sans effort. La tolérance envers ce qui nous agresse, est un exercice à pratiquer sur soi-même.

    « La tolérance est un exercice et une conquête sur soi. » - Exercice du bonheur, Albert Memmi

    « L’esprit de tolérance est l’art d’être heureux en compagnie des autres. » - Les Poings sur les i, Pauline Vaillancourt

    La tolérance par respect de l’individu pourrait se formuler comme :

    « Je ne suis pas d’accord avec toi, mais je te laisse faire par respect des différences. »

    La tolérance pour la défense d’un idéal de liberté, est parfaitement illustrée par une célèbre citation attribuée de façon apocryphe à Voltaire 1 :

    « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire. »

    « J’aimais l’auteur du livre De l’Esprit. Cet homme valait mieux que tous ses ennemis ensemble ; mais je n’ai jamais approuvé ni les erreurs de son livre, ni les vérités triviales qu’il débite avec emphase. J’ai pris son parti hautement, quand des hommes absurdes l’ont condamné pour ces vérités mêmes. »

    La tolérance est soit un choix dicté par une conviction, soit un choix condescendant. Dans tous les cas, pour qu’il y ait tolérance, il faut qu’il y ait choix délibéré. On ne peut être tolérant qu’avec ce qu’on a le pouvoir d’essayer d’empêcher. L’acceptation sous la contrainte est la soumission.

    Depuis les années 1950, la tolérance est généralement définie comme un état d’esprit d’ouverture à l’autre. Il s’agit d’admettre des manières de penser et d’agir différentes de celles que l’on a soi-même.

    Il est d’autant plus difficile de comprendre un comportement (et éventuellement de l’accepter) qu’on n’en connaît pas les origines. C’est pourquoi l’éducation est souvent considérée comme un vecteur de tolérance.

    Ainsi Helen Keller disait « Le meilleur aboutissement de l’éducation est la tolérance. »

    Ainsi Georges Clemenceau disait dans Au soir de la pensée, « Toute tolérance devient à la longue un droit acquis. »

    Historiquement, la première notion de tolérance est celle défendue par John Locke dans sa Lettre sur la tolérance, qui est définie par la formule « cessez de combattre ce qu’on ne peut changer ».

    D’un point de vue social, il s’agit de supporter ce qui est contraire à la morale (ou à l’éthique) du groupe posée comme un absolu. Il s’agit principalement de réaction face à un comportement que l’on juge mauvais, mais que l’on accepte parce qu’on ne peut faire autrement. C’est donc à partir d’une glorification de la souffrance que s’établit une conception éthique de la tolérance.

    Le respect de l’individu et de ses idées n’intervient qu’à partir du moment où l’on ne peut convoquer la puissance publique contre sa façon de faire et ce respect globalement n’apparaît dans le droit qu’à partir de 1948 et de la déclaration universelle des droits de l’homme.

    Dans ce cadre, la tolérance n’est pas une valeur individuelle, mais un dynamisme évoluant entre la réception de la règle et l’aptitude du pouvoir à la faire respecter.

    Cette notion de tolérance dépend donc de la façon dont le pouvoir conçoit sa relation à la vérité et des moyens qu’il est disposé à investir pour faire valoir cette conception.

    Les débats contemporains sur l’homosexualité. Tant que la puissance publique considéra les pratiques de cette minorité comme un délit, il était facile de menacer un homosexuel de la perte de son travail ou d’organiser des chasses aux homosexuels qui demeuraient impunies[réf. nécessaire]. Depuis que le délit a disparu du Code pénal de la plupart des pays démocratiques, on respecte les individus tout en manifestant contre les projets visant à leur accorder, suivant les points de vue, soit la pleine jouissance des Droits de l’homme, soit une symétrie absolue avec l’hétérosexualité.

    Le philosophe américain John Rawls, dans son ouvrage de philosophie morale A Theory of Justice (Une Théorie de la justice), établit que la tolérance est une vertu nécessaire à l’établissement d’une société juste. Mais il pose la question « Doit-on tolérer les intolérants ? ». Rawls y répond positivement, indiquant que de ne pas les tolérer serait intolérant et serait donc une injustice. Par contre il établit qu’une société tolérante a le droit, et le devoir, de se protéger et que ceci impose une limite à la tolérance : une société n’a aucune obligation de tolérer des actes ou des membres voués à son extermination.

    La « Théorie de justice » fait référence à « une société juste », dont les membres seraient pour la plupart tolérants, et capable de tolérer les intolérants. On peut légitimement lui opposer « une société tolérante », ce qui implique pour chacun de ses membres, la pratique de la « tolérance mutuelle », et exclut la permissivité et l’intolérable.

    Tolérance religieuse

    La tolérance religieuse est une attitude adoptée devant des confessions de foi différentes ou devant des manifestations publiques de religions différentes. Exemple, l’édit de Tolérance de 1787 (France) autorise la construction de lieux de cultes pour les protestants à condition que leur clocher soit moins haut que celui des églises catholiques.

    Il faut différencier trois domaines de tolérance religieuse. Tout d’abord, la tolérance inscrite dans les textes sacrés auxquels se réfère la religion. Ensuite, l’interprétation qui en a été faite par les autorités religieuses. Enfin, la tolérance du fidèle, qui, bien que guidée par sa foi, n’en reste pas moins individuelle.

    Bien que chaque religion ait évolué plus ou moins indépendamment, on constate trois grandes tendances liées à trois grandes périodes de l’Histoire.

    Dans le polythéisme antique (avant l’ère chrétienne), il est fréquent de constater des échanges de divinités d’un panthéon à l’autre, notamment en Europe du Nord et au Proche-Orient. On peut citer par exemple le cas de la civilisation de l’Égypte antique, pour laquelle la tolérance religieuse était un pilier (sauf pendant la période d’Akhénaton) et dont le pays a abrité, à de nombreuses époques, des temples de divinités étrangères

    On ne peut parler de tolérance dans le cas du panthéon romain dont le culte se confond avec celui de la ville, puis de l’empereur à partir d’Auguste.

    D’une part la religion n’est pas conçue comme une expression de la relation d’un individu à une divinité, mais comme la relation d’un individu à la société romaine où il doit s’intégrer, ou encore comme la relation d’une ville à son destin (Louis Gernet, la religion romaine, Albin Michel). Les Vieux Romains ne connaissent qu’une religio : la leur ; mais, par la suite, la culture romaine s’hellénise et s’ouvre à des cultes très différents du mos maiorum (la coutume) ; les autres cultes, s’ils ne peuvent être captés (procédure de captatio) sont considérés comme superstitio. À l’époque des apologistes, Celse témoigne qu’il ne s’agit pas, en ce qui concerne le christianisme, de tolérance comme ouverture aux valeurs d’autrui, mais de tolérance à ce qui ne détruit pas l’ordre public. Seul le judaïsme bénéficie du statut de religio licita à côté de la religion nationale. l’importation des cultes orientaux (Isis, Mithra, etc.) par les soldats romains ayant participé aux batailles orientales, représente au contraire une modification du sentiment religieux. Il ne s’agit pas d’échange de divinités mais de se considérer comme dévot d’Isis ce qui n’empêche pas la participation aux cultes urbains. En quelque sorte, le culte d’Isis se substitue aux divinités familiales chez le soldat errant. Ce n’est qu’en 311 qu’un édit de tolérance, l’édit de Milan décrète la liberté de tous les cultes.

    Le monothéisme

    Avec le développement du monothéisme (judaïque, chrétien, puis islamique) apparaît la notion d’exclusivité du divin.

    Judaïsme : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. », (Exode 20,3). Christianisme : « Je crois en Dieu, le Père Tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre. » (Symbole des Apôtres, IIe siècle) Catholicisme : en 392 Ambroise de Milan obtient de Théodose II un édit autorisant la mise à mort des « juifs, des païens, et des hérétiques ». Protestantisme : « Dirons-nous qu’il faut permettre la liberté de conscience ? Pas le moins du monde, s’il s’agit de la liberté d’adorer Dieu chacun à sa guise. C’est un dogme diabolique. », Théodore de Bèze, 1570. En cela Théodore de Bèze est un excellent témoin des 150 premières années du protestantisme qui furent tout aussi autoritaires que le catholicisme. Toutefois le tournant fut pris avec John Locke et sa lettre sur la tolérance intervenant dans le conflit entre le courant calviniste et dogmatique et les Remontrants. Islam : « Il n’est d’autre dieu qu’Allah » mais aussi pas de contrainte en religion (Coran 256/2) On comprend donc que la tolérance n’est pas une vertu intrinsèque de telle ou telle religion mais dépend du choix de ses hommes et de ses hiérarchies comme de leur capacité à s’associer à un pouvoir.

    La tolérance n’a donc pas de tout temps existé. Déjà Platon, d’après une rumeur colportée par Diogène Laërce, aurait voulu brûler en place publique les œuvres de Démocrite. L’ouverture de la culture grecque aux cultures extérieures et le dialogue continuel des philosophes entre eux ont généré un climat intellectuel tendu mais propice aux échanges et à la réflexion. C’est la philosophie des lumières qui transforme ce qui semblait une faiblesse chez Augustin d’Hippone, théoricien de la persécution légitime, tel que le présentait Bossuet.

    Le symbole du tournant est cette phrase de Voltaire : « je n’aime pas vos idées mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer ». Il se constitue alors un mouvement intellectuel luttant contre les intolérances du christianisme : « De toutes les religions, la chrétienne est sans doute celle qui doit inspirer le plus de tolérance, quoique jusqu’ici les chrétiens aient été les plus intolérants de tous les hommes. » (Dictionnaire philosophique, article « Tolérance » 7).

    Le développement des Sciences religieuses dans la philosophie allemande du XIXe siècle siècle a permis la mise en œuvre d’un savoir laïc sur le phénomène religieux qui est perçu comme une menace par les religions. Tel fut l’enjeu de la crise moderniste, tel est encore l’enjeu de bien des conflits ayant à voir avec le phénomène religieux.

    Les moyens de transport et de communication du XIXe siècle et du XXe siècle ont permis des échanges culturels qui ne facilitent pas autant le dialogue interreligieux. La démocratisation du voyage se fait par la méthode du voyage organisé qui permet rarement la rencontre de l’autochtone. En revanche, les échanges d’étudiants, jusqu’ici réservés aux classes supérieures des pays développés, pourraient améliorer la situation par des financement européens, tel le programme ERASME.

    Du fait de la vocation de la plupart des religions à n’enseigner que ce qu’elles croient vrai désignant par toutes variantes du faux tout ce qu’elles n’ont pas exprimé elles-mêmes (méthode des épicycles coperniciens décrite pour la première fois dans le domaine religieux par John Hick dans God Has Many Names (1988) et popularisé par depuis par Régis Debray dans Le Feu sacré : Fonction du religieux, Fayard, 2003), on ne peut dire que la culture religieuse de l’Européen moyen ait grandement avancé.

    La réflexion sur la vérité religieuse, pourtant bien amorcée par Michel de Certeau s.j. dans L’invention du quotidien, t. II : manières de croire n’a été reprise par aucune religion. Le croyant ignore donc le sacré des autres et exige des mêmes autres la révérence en ce que lui croit, révérence qu’il n’est pas prêt à manifester à l’égard de ses interlocuteurs.


    • Gazi BORAT 30 octobre 2007 18:35

      @ Capitaine Kraddock

      Capitaine Kodak,

      je vous croyait lacanien.. mais vous êtes parfaitement lisible.. et même bougrement intéressant !

      gAZi bORAt


    • haddock 30 octobre 2007 18:53

      à Borat Gazi ,

      ( votre grade ) Borit Goza ,

      Vous faites de jolis compliments , merci .

      Par contre ayant l’ usage de mes deux jambes , je ne suis pas encore Lacanien .

      Méfiez-vous , vous êtes plus interessant que que moi .


    • haddock 30 octobre 2007 20:13

      Nestor , double scotch à Demian .


    • haddock 30 octobre 2007 20:30

      Je me souviens , je devais avoir dans les 18 ans , un soir d ’ été , sur la plage de Port-Barcarès , autour d’ un feu de bois (des vieux troncs d’ arbre )je jouais de la guitare avec les copains et copines de rencontre de ce jour là , on chantait des trucs d’ Hugues Auffrey mais aussi plein d’ autres chansons , juste la mer en face ( en 1964 ) comme j’ étais venu tout seul les parents d’ un des participants m’ ont invité à manger sous leur tente , comme ça , sans se connaître mais comme si je faisais partie de leur famille , une merveilleuse soirée à manger des trucs tout simples mais qui avaient le goùt incomparable de la fraternité .

      Ils ne m’ ont ni demandé d’où je venais ni rien d’ autre , à part as-tu assez mangé ?


    • TALL 30 octobre 2007 21:21

      Haddock

      Tu l’as déjà raconté. Et comment était-elle, la nana qui t’a fait flasher ce soir-là ?


    • haddock 30 octobre 2007 22:07

      Tall ,

      elle est drôle ta question , curieusement ce soir là c ’était tellement sympa que je m’ en foutais un peu de laquelle nana préférer , j’ aimais plus l’ invention de la vie qu’ on créait là plutôt que vraiment draguer , d’ ailleurs mon caractère fait que je suis plus dragué que dragueur , en tous les cas un des plus beaux souvenirs de ma vie .

      Pas de classe sociale , pas de riche pas de pauvre , pas d’intelligent ni d’idiot , pas de prise tête . Un peu de musique , des humains , l’ été .


    • haddock 30 octobre 2007 22:20

      Avatar ,

      Le mec qui cherche à répondre à un article où a l’ entrée c’ est marqué « circulez y a rien à voir »

      Afflelou , optic2000 et cie .


    • haddock 30 octobre 2007 22:25

      Bizarre , demain j’ appelle mon bobologue , je crois que j’ ai attrapé une mythologie conquérante façon combat incessant , il me reste quelques jours à vivre .


    • TALL 30 octobre 2007 22:31

      Je te crois Haddock, mais je n’ai rien de semblable dans mes souvenirs avec des inconnus. D’où ma question.


    • haddock 30 octobre 2007 23:08

      Tall ,

      d’ abord bravo pour ta mémoire , t’ es un mec qui enregistre , en fait c ’était l’ époque de mes 18 -20 ans , peut-être dans ta vie t’ as connu des histoires difficiles qui font que tu te tiens sur tes gardes , alors que moi à part de taffer comme un fou , on vivait une incroyable époque de bonheur . Etre né après la guerre et avoir a 18 ans la liberté de partir en stop façon Kerouac dans le sud ,dormir sous les ponts , au bord des routes dans une France non reconstruite (à ce moment là Port-Barcarès était un village de pècheurs avec des petites maisons basses , des grands-mères assises le soir devant la porte , discutant avec les voisines , rencontrer dans les auberges de jeunesses des jeunes de tous horizons et provenances , j’ en ai rerencontré certaines par la suite à Paris au Golf Drouot là où se produisait Johnny , Eddy mais aussi Hector, Evariste , Dutronc avec Henri Leproux comme patron , sinon dans les boums de ce moment on pouvait entrer prseque dans touts les maisons , il suffisait d’ être devant la porte au bon moment .

      Quand je vois qu’ aujourd’hui il faudrait faire une ségrégation à cause d’ un bout d’ étoffe alors qu’une nana bien roulée est bien roulée avec ou sans étoffe .

      C’ est des peine-à-jouir qui ont des problèmes d’ érection voilée ne comprenant pas que c’ est seulement par l’ amour et la tendresse que l’ intégration peut se faire .


    • TALL 30 octobre 2007 23:38

      Non non, je me souviens bien de tout ça. A 8 ans, quand j’entendais de ma chambre la musique des auto-skooters avec les tous premiers tubes des Beatles. Le cinoch de quartier avec John Wayne.. etc.. Détrompe-toi, j’ai eu beaucoup de bons moments. Ma jeunesse, ce n’est pas du Zola. Plutôt James Dean.


    • haddock 31 octobre 2007 09:44

      C’ est décidé , mon ultime jouir je veux le passer chez madame Pompéi , c ’est mes dernières voluptés .


    • Marsupilami Marsupilami 30 octobre 2007 18:26

      Tiens, v’là Dément à l’Ouest, le taliban sexiste d’Agoravox qui vient se faire moinsser à donf avec son habituel qu’on-m’enterre inepte fleuri à l’orientalisme artistique & mythologique décérébré du XIXe siècle. Quelle misère intellectuelle..


    • Thierry Thierry 30 octobre 2007 18:50

      @ Marsupilami

      Bon, vous revoilà dans le registre de l’insulte. Vous y êtes doué, assurément. Mais c’est fatiguant. Et un peu incongru venant d’un défenseur de la « Tolérance ».


    • Marsupilami Marsupilami 30 octobre 2007 18:59

      @ Thierry

      N’égalise pas. Toi, je ne t’ai pas une seule fois insulté vu que tu argumentes de bonne foi et d’une manière qui te semble rationnelle. Tu dois être nouveau sur Agoravox, pour ignorer que Demian West est le pire troll de cette plateforme, un gugusse mégalomaniaque, mythomane, agressif et prétentieux qui passe son temps à dénigrer, insulter et diffamer quiconque ne partage pas son absence de point de vue. Lui, je le débine à donf, c’est un nuisible.

      Bienvenue dans notre grande et aimante famille d’Agoravox, Thierry ! Ecris vite un article qui n’aille pas dans le sens de ce que ne pense pas Demian West, et tu verras comme il pourrira à donf ton fil de discussion comme cet oisif passe son temps à le faire.

      Après, tu te feras ton opinion par toi-même...


    • haddock 30 octobre 2007 19:01

      Faut pas faire attention Thierry , c ’est sa façon de parler , autrement à part l’ insulte il ne ferait de mal à une mouche ( à part lui arracher les pieds , les ailes , et ensuite les dents une à une )

      Le gars sympa , pas énervé , pas rano , manque juste un peu de confiance en lui .


    • Thierry Thierry 30 octobre 2007 19:01

      @ Marsupilami

      Je suis loin d’être nouveau sur AV. C’est pour ça que je suis fatigué.


    • koton 30 octobre 2007 19:05

      quel crétin ce west !


  • haddock 30 octobre 2007 18:33

    Tiens un untrollérant !


  • Pie 3,14 30 octobre 2007 19:37

    Pourquoi les articles à propos de la laïcité sombrent-ils tous dans dans l’intolérance et l’éthnocentrisme le plus grossier ?

    Il y a bien sûr les excités de « l’identité française », racistes et stupides qui ne ratent jamais une occasion de brâmer leur amour de la patrie sur l’air de « on est chez nous ».

    Plus surprenante est l’attitude de nombreux intervenants non xénophobes mais épris de laïcité. Pourquoi des gens qui ont payé leur hébergement n’auraient-ils pas le droit de circuler habillés comme bon leur semble, à partir du moment où ils n’entrent pas en infraction avec les lois en vigueur ?

    Dans n’importe quel hôtel international on voit toutes sortes de vêtements et il n’y a jamais eu de protestation , à ma connnaissance, de la part d’un directeur de palace, quand un sultan et sa suite viennent occuper un étage.

    J’étais il y a peu de temps dans un hôtel ( pas un palace mais un Ibis ) et j’ai croisé des femmes voilées dans le hall sans avoir l’impression qu’un principe fondamental de notre République était violé.

    On a le droit de réprouver le port du voile, c’est mon cas mais je n’en fais pas un plat et n’oublie pas qu’il y a peu encore, une femme mariée ne sortait pas sans se couvrir les cheveux dans ce pays.

    Ceux qui pensent que la laïcité est menacée par quelques milliers de femmes voilées dévoilent surtout des peurs peu rationnelles.


  • Le péripate Le péripate 30 octobre 2007 19:50

    Pas plus tard qu’hier, j’étais invité à manger chez des catholiques croyants,et pratiquants. Avant de débuter le repas, nous nous sommes levés, une prière fut dite, et tout le monde se signa avant de se rassoir. Que croyez vous que je fis ? Je suis parpaillot de naissance, athée dans mes convictions, et philosophe moniste dans mes réflexions, anarchiste communiste socialiste libertarien et tout le toutim. Eh bien, sans me trahir, parce que je respecte leur foi, je les ai imité... Ai-je eu tort ?

    Je ne crois pas. Et c’est étonnant le nombre de convergences qu’il peut y avoir entre des croyants sincères et un rouge dans mon genre, si si...


    • Le péripate Le péripate 30 octobre 2007 20:06

      Il y a une tolérance répressive. Ce que l’on pratique sous ce nom sert dans la plupart de ses manifestations réelles la cause de l’oppression.

      La vraie tolérance est hospitalité sans restriction. La tolérance, parce que elle est l’élément vital et la garantie d’un monde libre, ne saurait être un cadeau des puissances en place. C’est aux minorités d’arracher la tolérance contre la dictature des majorités.


    • TALL 30 octobre 2007 20:34

      Pour moi, seule l’intelligence peut faire reculer la mort, sans jamais l’éliminer pour autant.

      Le reste n’est que fantasmatique de tentative de consolation et de rassuration genre désolation. Du bla bla de curé à la con. Du nul de chez que dalle.

      Le mieux est encore le carpe diem, avec ses 10.000 variantes possibles


    • Zalka Zalka 30 octobre 2007 22:15

      @Léon : Bof comme argument. l’existence de DW ne démontre que la nature perverse de dieu si celui ci existe.


    • La Taverne des Poètes 30 octobre 2007 22:22

      Rappelons quand même que l’existence de D.W n’est pas plus démontrée que celle de Dieu.


    • haddock 30 octobre 2007 22:40

      Étymologie

      Le mot Dieu vient du latin deus, lui même issu de la racine indo-européenne « dei wo », soit D.W. lumière du ciel, du jour, de la base « dei- », luire, briller.

      Y a qu’ à voir .


    • docdory docdory 31 octobre 2007 10:28

      @ La Taverne

      On n’a pas encore vu dieu mettre un commentaire sur Agoravox !


    • TALL 31 octobre 2007 11:17

      C’est parce que Dieu ne veut pas d’emmerdes avec moi. Depuis le temps qu’on se connaît.

       smiley


    • TALL 31 octobre 2007 14:54

      Sorry pour ton fiston. Je leur avais pourtant dit : des pinces à linge, pas des clous.


  • haddock 30 octobre 2007 20:07

    Le plus bien davantage mieux qu’ il puisse t’ arriver dans ta vie c ’est d’ être assis au milieu de plein de gens différents de soi , des noirs , jaunes , blancs , bronzés ou blonds et de fraternellement partager un frichti dans une ambiance conviviale , sereine et apaisée , j’ ti jure sur la tête de mon premier morpion , le bonheur c’ est ça .

    Les autreries c ’est des conneries .

    Ayatrollez ailleurs , intégristes à la noix .


    • Gazi BORAT 31 octobre 2007 07:48

      @ Haddock

      « Frichti »

      Ô Capitaine,

      il existe une théorie qui lie l’ouverture en matière culinaire et la gourmandise aux facilités d’apprentissage linguistique.

      Lorsque l’on a pas peur de remplir sa bouche de la nourriture de « l’Autre », on n’a pas peur ensuite de la remplir de ses mots..

      http://www.payot-rivages.fr/asp/fiche.asp?id=2963

      L’intérêt culinaire s’applique-t-il à une prédisposition à la tolérance ? Je ne sais pas car les multiplication des pizzerias et des kebabs ne semble pas avoir favorisé l’ approche multiculturelle de notre société..

      gAZi bORAt


    • haddock 31 octobre 2007 09:16

      @ Gazi Borat

      Ô Gazi  Borat ,

      Bon angle de vue le culinaire / linguistique / multiculturel .

      Il semblerait que le fait pour un Français de manger au départ des pizzas ensuite du couscous après des kebabs et plus tard des nèms devrait avoir une incidence sur l’ ouverture d’ esprit , en effet preque tout le monde aime l’ exotisme .

      Quand on était petit , manger du chewing-gum te transformait un peu en Américain , penser à du caviar mène aussitôt vers de lointaines et froides contrées , et déguster une succulente paëlla met du soleil de Valencia dans ma tête . L’ évocation du mot haggis par contre , bien que l’ Ecosse et Edimbourg soient des endroits sympa me fait remonter l’ estomac .

      Frichtiquement et bon appétit .


  • Avatar 30 octobre 2007 20:41

    A l’auteur,

    Désolé d’intervenir sous votre article.

    Aux responsables du site :

    Pouvez-vous préciser qui est l’auteur de ce texte que vous publiez ce mardi 30 octobre ?

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=30986

    Pourquoi y est il impossible de laisser le moindre commentaire ? (demande expresse du ministère de la propagande ?)

    Merci d’avance.


    • TALL 30 octobre 2007 21:47

      Bon allez, je m’y colle, parce que dans 6 mois il est encore là.

      Bon alors Avatar, depuis quelques mois, il y a chaque jour ou presque, un article en bas de page qui est le fait de la rédaction d’AV et qui n’a pas de forum.

      Comment j’ai compris que c’est la rédac d’AV qui fait ça ?

      Ben, je suis un pur génie. C’est un don.

      Tiens-en compte quand on discute smiley


    • haddock 30 octobre 2007 22:43

      J ’ ai comme l’ impression qu ’Avatar est un mec profond et savoureux .


    • Avatar 30 octobre 2007 22:52

      En fait hier agoravox publie un article qui fait un carton sur le fameux faux MBA de la ministre de la justice.

      HEC a reconnu qu’elle ne l’avait pas.

      On sait également qu’elle n’en avait pas besoin, au vu de ses autres diplomes et qualités, pour être admise sur titre à l’ENM.

      Et aujourd’hui la ligne rédactionnelle d’agoravox est la suivante : c’est ptet une erreur administrative qui s’est glissée lorsqu’on a recopié son dossier et son c.v. :

      "CHANCELLERIE Diplôme de Dati : le magistrat en charge du dossier explique En raison de la diffusion sur le site nouvelobs.com d’informations parcellaires faisant référence à la procédure d’intégration dans la magistrature de Madame le Garde des Sceaux, je souhaite apporter les précisions suivantes en ma qualité d’ancien secrétaire général du parquet général de la cour d’appel de Versailles en charge, de septembre 1996 à mai 2005, du suivi de ces procédures.

      L’intégration directe en qualité d’auditeur de justice est prévue par l’article 18 de l’ordonnance statutaire, qui dispose qu’une personne titulaire d’un diplôme sanctionnant quatre années d’études supérieures de droit et justifiant de quatre années d’une activité professionnelle dans le domaine juridique, économique ou social peut solliciter l’accès sans concours à l’Ecole nationale de magistrature. Elle a pour objectif d’enrichir la magistrature de jeunes professionnels disposant déjà d’une expérience réussie, présentant des profils alternatifs par rapport à ceux recrutés par les concours et susceptibles de constituer un apport pour le corps.

      Le dossier est d’abord instruit par le parquet du tribunal de grande instance du domicile du candidat qui rassemble les pièces justificatives (nationalité, bulletin n° 2 du casier judicaire, diplômes, justificatifs de domicile...) et sollicite les personnalités dont le candidat a dressé la liste, susceptibles de donner un avis motivé à son sujet, ainsi que le préfet du département afin qu’il vérifie l’absence d’antécédents de police. Le candidat est ensuite reçu par le procureur de la République ou, dans les grandes juridictions, son secrétaire général pour un premier entretien de motivation. Le dossier, auquel est joint l’avis du procureur, est ensuite transmis au parquet général de la cour d’appel dont dépend le tribunal, qui vérifie que le dossier est complet et convoque le candidat pour un second entretien de motivation devant le procureur général ou son secrétaire général. Ce dernier rédige un rapport de synthèse de l’ensemble de ces informations, assorti d’un avis qui est soumis à la signature des chefs de cour, premier président et procureur général. L’avis est transmis à la commission d’intégration qui décide de l’admission du candidat. En cas d’avis favorable, celui-ci intègre alors l’ENM, où il suit le cursus ordinaire de tout auditeur.

      Le dossier de Madame DATI a suivi l’ensemble de cette procédure au tribunal de grande instance de Nanterre d’abord, la candidate étant domiciliée dans les Hauts de Seine à l’époque (1996), puis à la cour d’appel de Versailles. Madame DATI disposait de tous les éléments nécessaires de nature à permettre l’instruction de ce dossier, notamment d’une maîtrise de droit, à elle seule suffisante en terme de diplôme, pour la procédure, et a fait l’objet d’un avis favorable des chefs de cour. Il convient de préciser que les entretiens ont pour objet essentiel l’examen de la motivation du candidat pour l’exercice des fonctions de magistrat, de son aptitude au regard de ses qualifications et de son expérience, ainsi que de l’apport pour le corps que constituerait son intégration. Le rapport final fait la synthèse de l’ensemble de ces éléments objectifs et subjectifs, positifs et négatifs, de manière à donner à la commission l’information la plus complète et objective possible mais surtout une impression générale motivée sur le candidat. Par nature concis, ce type de rapport n’est pas à l’abri d’imprécisions ou d’effets réducteurs. A l’évidence, le candidat ne saurait en aucun cas être tenu pour responsable des inexactitudes dans la retranscription des informations qui y figurent, pas plus qu’il ne l’est des impressions par nature subjectives et des avis émis en conséquence dont il est l’objet.

      Jean-Pierre Bonthoux (le samedi 27 octobre 2007)

      Note de la rédaction : Cette tribune honore, bien entendu, le sens de la justice de son auteur. On aurait cependant apprécié qu’il sorte d’un langage elliptique pour dire clairement ce qu’il entend quand il écrit : « le candidat ne saurait en aucun cas être tenu pour responsable des inexactitudes dans la retranscription des informations qui y figurent » [dans le rapport, NDLR]. En clair, qui, de la candidate ou du rapporteur, a exhibé le faux MBA à l’origine de toute la polémique ? Et si ce diplôme n’était pas nécessaire, pourquoi l’avoir fait mentionner, ou l’avoir mentionné, dans le rapport ? Enfin, Jean-Pierre Bonthoux nous signale que « l’impression générale motivée sur le candidat » est déterminante. Quelle « impression » le jury pourrait-il avoir s’il s’avérait qu’un candidat a triché sur ses diplômes ?"

      http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/la_justice_sous_pressions/20071027 .OBS1791/diplome_de_dati__le_magistraten_charge_du_dossier_expli.html

       smiley


    • TALL 30 octobre 2007 23:14

      Merci, Avatar

      C’est pour ça que j’aime les maux de tête, c’est tellement bon quand c’est fini. smiley


    • haddock 30 octobre 2007 23:18

      Pareil ,

      le matin je mets des chaussures trop petites , toute la journée j’ ai mal , le soir je les quitte , quel bonheur...


    • haddock 31 octobre 2007 08:42

      Faut le comprendre le Avatar , il est monté sur une échelle pour regarder le titre , que y a que des marches vers en haut , il est bloqué devant l’ article , y peut pas répondre et plus redescendre , on va être condamné pour non-assistance à personne en échelle .


    • haddock 31 octobre 2007 08:48

      On a signalé Regen dans un pays d’ Amérique du sud genre là où partaient les hauts dignitaires d’ un voisin pays , il tiendrait un magasin de jouets au Paraguay .


    • TALL 31 octobre 2007 08:53

      Faut pas rire, l’autre jour, il a appelé les pompiers. Il était bloqué dans un escalator en panne.


    • haddock 31 octobre 2007 09:23

      Une fois j’ ai été réanimé par une sexologue , elle a tellement soufflé que j’ avais de l’ aérophagie dans la vessie .


    • Avatar 31 octobre 2007 13:45

      Mr West,

      Par deux fois vous m’insultez.

      L’abus a été signalé mais rien n’a bougé.

      J’ai le plaisir de vous annoncer que vous aurez bientôt de mes nouvelles et agora vox aussi.

       smiley


  • Ghirlandaio 30 octobre 2007 21:14

    Le combat pour la laïcité ne doit être renouvelé chaque jour avec une détermination totale et qui ne souffre aucune lassitude. Et pourtant, je crois qu’il est perdu d’avance tant les dhimmis sont déjà nombreux et prêt à toutes les compromissions.

    @Borat Gazi, je vous encourage à lire les écrits d’Alain Danielou sur l’invasion de l’Inde par les musulmans, c’est effroyable, un génocide qui ne dit pas son nom et qui semble complètement oublié.


    • Pie 3,14 30 octobre 2007 21:49

      Je vous rappelle que la laïcité, c’est d’abord la tolérance et qu’il existe assez de lois pour la protéger.

      Pensez-vous que Madame Tuchelut aurait exigé les mêmes choses face à un groupe de cathos intégristes ? Notre brave vosgienne aurait-elle demandé aux prêtres d’enlever leurs soutanes afin de ne pas souiller la laïcité de son gîte ?

      Vous connaissez comme moi la réponse...

      La laïcité n’est menacée par aucun intégrisme, les seules choses qui nous menacent sont l’ignorance et la peur.


    • Gazi BORAT 31 octobre 2007 07:37

      @ ghirlandaio

      Je ne pense pas que les invasions musulmanes du nord de l’Inde aient été la cause du sous développement indien actuel et qui tend d’ailleur à appartenir de plus en plus au passé.

      Je ne pense pas non plus qu’Alain Danielou soit des plus objectifs sur ce sujet.. Issu d’un milieu catholique ultra traditionnaliste, éduqué dans des institutions scolaires d’obédience intégriste, il est le frêre du Cardinal Danielou, grand pourfendeur de la libération des moeurs, et dont sa mort dans les bras d’une prostituée lui fit l’honneur d’une « Une » de Charlie Hebdo dont l’illustration fit scandale..

      On y voit ainsi un cardinal en tenue marchant en se dissimulant dans une rue, tandis qu’une main féminine brandissant un slip l’interpelle d’une fenêtre en ces termes : « Eminence ! » (leader du sous vêtement masculin à cette époque sous sa forme « kangourou »).

      Trêve de plaisanteries.. Alain Danielou est ainsi passé du catholicisme intégriste à l’hindouisme intégriste et au rejet des monothéismes.

      En tant qu’athée, je ne défend pas plus l’Islâm que l’hindouisme mais le système des castes me semble aussi contraire à l’idéal démocratique que la réclusion des femmes.. et fut pour beaucoup dans la conversion d’Indiens des basses castes aux religions qui ne concevaient pas ce système, qu’il s’agisse du bouddhisme, de l’Islâm ou du christianisme..

      gAZi bORAt


  • haddock 30 octobre 2007 21:46

    Le plus celui-là qui aimait les combats , c’ est Napoléon Buonaparte à cause de sa petite taille .


  • Pie 3,14 30 octobre 2007 21:56

    J’ajouterais que le titre de cet article est parfaitement débile. « Mythologies conquérantes » il fallait le trouver...


  • Fenzy 30 octobre 2007 22:08

    Je répète ce que j’ai déjà dit sur un autre fil. Sur le strict plan du droit, l’enturbannée est dans son droit et Madame Truchelut en tort. En revanche, cette activiste musulmane, par son testing sauvage, a clairement signifié son désir de piéger des braves gens et d’en découdre avec tout ce qui, de près ou de loin, refuse de s’écraser devant ses revendications communautaristes. De mon côté, le message est reçu 5/5.


    • Pie 3,14 30 octobre 2007 22:20

      Jusqu’ici, je vivais dans la nuit, merci de m’avoir éclairé.

      Je ne savais pas qu’une femme voilée était obligatoirement une « activiste musulmane »faisant du « testing sauvage » « prête à en découdre ».

      Désormais, je resterai sur mes gardes , merci encore.


  • fouadraiden fouadraiden 30 octobre 2007 22:21

    au fait ,quelqu’un sait-il la façon dont les Chinois percoivent la laicité et les problemes qu’elle suppose ?

    un peuple si nombreux et qui ,nous dit-on, risque un jour ou l’autre de constituer notre horizon commun devrait nous intéresser plus sérieusement plutôt que de râbacher pour la nième fois les vertus d’une laicité à la française malmenée.

    la lacité française est-elle exportable au-delà de la France ?

    les habitudes françaises en matières de séparation églises/Etats sont- elles majoritaires dans un monde ou le peuple français constitue 1% de la pop.mondiale ?

    que pensent les Chinois, les Indiens, les Eskimos,les Japonais,les Arabes, les Turques,les Latinos, les peuples noirs ,etc,de la laicité à la française ?

    si la laicité est si bonne pkoi la société française échoue-t-elle a insérer ces millions de noirs et de maghrébins ?

    parce que les Noirs et les Arabes venus il ya a plus de 40 ans maintenant n’étaient pas laiques peut-etre ?

    un Arabe immigré , qui a travaillé toute sa vie chez RENAUTL, et à qui j’ai demandé s’il était laique m’a envoyé ses babouches à la gueule !

    que masque cette question laique posée avec tant d’insistance à des populations exclues de l’espace public ?

    si les Maghrébins et les Noirs sont exclus(et ils le sont du seul fait de leur origine) c’est probablement parce qu’ils ne comprennent pas ce qu’est la laicité ALORS.

    c’est rigolo.


    • TALL 30 octobre 2007 22:45

      Fouad, le « délit de faciès » existera toujours. C’est vieux comme le monde, et c’est pour toutes les races pareilles.

      Faut s’adapter.

      Car changer ça, on ne peut pas vraiment. Avec les lois, l’éducation et de la belle morale, on peut limiter les dégâts, mais le fond reste ( logement, emploi, etc.. ).

      Alors, c’est normal qu’on gueule à l’injustice quand on le subit, mais ça ne sert pas à grand-chose. On neutralise un con, il en vient 10 autres.


    • fouadraiden fouadraiden 31 octobre 2007 23:06

      TALL,

      je sais.

      mais comme se sont tjrs les mêmes (ou presque )qui s’expriment sur ces questions l’adaptation a un effet quasi nul ici.

      sinon c’est vrai ,on ne peut pas contraindre les gens à « aimer » tt le monde(je l’accepte) .mais ce que je refuse, c’est quand on tente de justifer ce choix. et c’est de cela qu’il s’agit ici.


    • TALL 1er novembre 2007 17:16

      Effectivement, la « rationnalisation » de ce qui n’est que des ressentiments viscéraux est abjecte. Tellement qu’à la fin, on en préfèrerait presque le franc salopard qui te dit droit dans les yeux : « j’aime pas ta gueule » plutôt que tous ces faux-culs qui se mentent à eux-mêmes. Parce qu’au moins avec le salopard, on sait à quoi s’en tenir.


  • frédéric lyon 30 octobre 2007 23:43

    Le port du voile est, de la façon la plus claire, un signe de discrimination sexiste, par le simple fait que seules les femmes sont tenues de le porter.

    Or la constitution de la République interdit expressément toutes les manifestations de discrimination.

    Dans ces conditions il parait judicieux de demander aux autorités religieuses musulmanes en France ce qu’elles pensent du port du voile.

    Il y a deux solutions :

    1) Elles le défendent comme un précepte obligatoire de leur religion particulière.

    Dans ce cas cette religion et sa pratique courante sont contraires à la constitution de la République. Et il est juridiquement impossible de ne pas parvenir à cette conclusion.

    La religion musulmane et son culte seront donc déclarés contraires aux lois de la République, tout comme la religion Mormone, tout comme les autres croyances et pratiques sectaires qui ont été déjà condamnés et interdites par les lois françaises.

    2) Elles le condamnent ou s’en lavent les mains.

    Dans ce cas, il suffira d’interdire le port du voile dans les lieux publics en France, comme étant contraire aux lois antidiscriminatoires et à la constitution. Et tous les contrevenants seront poursuivis.

    Une reflexion d’ordre plus général : Il s’agirait de ne pas faire semblant de tomber de la Lune pour découvrir que l’irruption de l’Islam en France est la cause d’un certain nombre de phénomènes extrèmement fâcheux.

    Par exemple : la résurgence de l’antisémitisme, la discrimination antiféminine, la résurgence d’idées réactionnaires telles que l’antidarwinisme, l’apparition d’une contestation rampante des lois républicaines et laïques, ou la résurgence de l’obscurantisme religieux.

    Il s’agit d’une régression dramatique, tant sur le plan des idées que sur le plan politique.

    L’Islam est incompatible avec le monde civilisé. Si cela est la vérité, alors il faut la dire.

    Et il ne faut surtout pas croire qu’on pourra éternellement l’étouffer.


  • Gazi BORAT 31 octobre 2007 07:16

    Fanny Truchelut a été condamnée pour un délit de « refus de vente », motivé selon elle par une défense de ce qu’elle comprend comme « la laîcité » en une démarche qui lui semble sanctifiée par cette noble cause.

    Un autre, de toute bonne foi, aurait pu prendre exemple sur Mme Truchelut et reproduire la même action, par exemple à l’égard d’un « étranger », justifiant sa démarche par une défense de sa culture menacée d’étouffement par une invasion incontrôlée..

    Cela s’appelle une dérive et il est juste, que l’on prête ou non des intentions ou une volonté de provocation de la plaignante que le délit ait été sanctionné.

    On pourra toujours arguer que des lois injustes par le passé aient été promulguées, que l’Histoire - a posteriori - aie donné raison à ceux qui avaient pris le parti de dire « NON ».. il faut savoir que celui qui prend cette posture en assume les risques et ne doit pas se plaindre ensuite de la rigueur de la Loi qu’il a défié..

    Fanny Truchelut n’est pas une victime, même si le verdict aurait pu lui être plus clément car, comme par exemple un citoyen qui prêterait assistance à un résident clandestin, il ne faut pas oublier que les attitude de « résistance » se paient..

    On pourra alors dire, en se focalisant sur l’identité religieuse favorise les intégrismes et, dans ce cas précis, je ne peux que reconnaitre que c’est exact.

    Mais Caroline Fourest (que je m’étonne de citer) que l’on ne peut qualifier de bienveillante vis-à-vis de l’intégrisme religieux a eu raison de dire qu’il faut accepter la démocratie et ses imperfections..

    Faut-il pour cela, et pour une cause qui peut sembler juste (la défense de la laïcité) remettre en cause le fonctionnement démocratique de nos sociétés ?

    Je ne le pense pas, même face à un ennemi que l’on peut juger (en toute bonne foi) haïssable pas plus que je ne pense (comme on le fait outre-Atlantique) que la torture soit appliquable à certaines catégories de prévenus sans que cela soit jugé incompatible avec le fonctionnement démocratique d’une société.

    La fin ne justifie pas les moyens..

    On assiste aujourd’hui, et on le constate sur ce forum, à une radicalisation du camps des « Ultras » de la laïcité qui semblent estimer que, dans certains cas, la démocratie puisse être mise en parenthèse.

    Cette posture « jusqu’au boutiste » rencontre alors d’autres logiques, d’autres alliés, et qui eux, ne se distinguent pas vraiment par leur défense de la démocratie.

    Le concept de laïcité devrait, en principe, mettre sur un pied d’égalité les différentes forme du fait religieux, dans un souci de neutraliser celui-ci et le circonscrire à la sphère privée.

    Le problème est qu’aujourd’hui dans cette démarche, une religion en particulier est ciblée, et que la sphère « privée » tend à se réduire au domicile de l’individu toutes fenêtres fermées.

    La neutralité que l’on pourrait attendre de défenseurs intransigeants de la laïcité est démentie par les alliances que l’on voit aujourd’hui se conclure avec le camp de ceux qui usent de ce prétexte pour faire émerger leur vision du monde en tant que champ de bataille des religions.

    C’est ainsi que Mme Truchelut s’est fait défendre par un avocat mis à sa disposition par Philippe de Villier, dont le moins que l’on puisse dire est qu’il ne soit pas, lui, pour une vision laïque de la société.

    C’est ainsi que, sur le site « Riposte Laïque » (v.lien plus haut) on peut trouver à la fois une apologie de la réclusion (volontaire ?) des religieuses catholique mais aussi un dénigrement de la réclusion vestimentaire (forcée ?) des croyantes musulmanes.

    C’est ainsi que, celle qui fut un temps étendard de l’émancipation des jeunes musulmanes (Fadela Amara), se trouve aujourd’hui directement associée au membre du gouvernement (Christine Boutin) le plus proche des courants intégristes chrétiens et qui ne brille pas par le modernisme de sa vision de la condition féminine.

    Liaisons dangereuses ? Dérives ?

    J’en suis maintenant persuadé..

    Je ne pense pas que le féminisme soit la préoccupation réelle des « Ultras » mais plutôt une sorte de rejet de l’Autre. L’auteur a, a plusieurs reprises, exprimé sa focalisation sur la visibilité du voile.

    Il semblerait donc que, si celles qui le portent restaient confinées étroitement dans leur sphère strictement privées, c’est à dire cloitrée en leur intérieur, le problème ne se poserait pas..

    D’autres intervenants (et ils sont nombreux), pensent eux que, si ces femmes étaient confinées de l’autre côté d’une ligne que l’on appelle « frontière », le problème ne se poserait pas non plus..

    Martine Aubry (je l’ai appris sur ce fil) a justifié l’ouverture de plages horaires séparées à destinations des femmes musulmanes et juives dans un souci d’émancipation..

    D’autres trouvent tout à fait normal que ces femmes n’accèdent pas aux divertissements aquatiques et que leur place est plus dans leurs foyers, rejoignant ici paradoxalement la vision des intégristes mâles..

    D’autres trouvent aussi tout à fait normal que des jeunes filles soient exclues de l’enseignement public et rejoignent ainsi l’enfermement communautariste des structures confessionnelles d’enseignement.

    Le problème central semble ici plus la visibilité de « l’Autre » musulman que l’émancipation féminine.. et rejoint ceux qui, eux, s’inscrivent plus dans une guerre de religion (je parle ici des intégristes catholiques dont De Villiers se présente comme la façade la plus acceptable).. créant ici des liaisons dangereuses qui, à la longue, finissent par vider de son sens ce combat démarré sous le signe de la défense de la laïcité..

    gAZi bORAt


  • Alexeï 31 octobre 2007 07:38

    Le consternant exemple de l’enseignement de l’histoire-géographie au collège.

    Je fais miennes les analyses de Paul Villach : la laïcité comme la démocratie ou la tolérance ne sont jamais acquises. Nous avons tous constaté lors du vote de la loi d’avril 2004 (qualifiée par ses détracteurs de « loi sur le voile ») que le judaïsme et le christianisme, fiers de millénaires d’intolérance, ont apporté leur soutien à leur cadette musulmane.

    Enseignant l’histoire-géographie, je suis de moins en moins capable d’enseigner à mes élèves le nécessaire doute méthodique. Je releverais deux exemples tirés de ma modeste expérience.

    1. La question d’histoire ancienne à l’agrégation (1998-2000) : "L’empire romain de la mort de Commode (192) au concile de Nicée (325). Si l’assassinat de Commode marque le début d’une nouvelle période avec l’accession au trône d’un authentique provincial, la tenue du concile de Nicée ne concerne en rien l’ensemble de l’Empire romain. En 325, les chrétiens ne sont qu’une minorité au sein d’un Empire dont le respect des religions allogènes est une caractéristique reconnue par tous les historiens. Traiter la question jusqu’à la mort de Constantin (337) était autrement plus pertinente, ce qui fut le cas lorsque la question fut posée à l’agrégation interne. Lors des épreuves d’admission, j’ai tiré le sujet « Jésus et les Évangiles ». J’ai démontré l’historicité de Jésus en me basant sur les sources (chrétiennes et anti-chrétiennes) dont nous disposons mais j’ai provoqué l’ire de l’IPR en affirmant que les Évangiles constituaient un document permettant non pas de faire de l’histoire mais l’histoire d’une croyance : j’ai eu droit au spectacle d’u jury se querellant, l’un de ses membres prenant mon parti en déclarant que j’avais le mérite de poser le débat.

    2. L’enseignement de certaines questions du programme d’histoire.
    - la Bible est la seule source utilisée par la quasi-totalité des enseignants sans la moindre confrontation avec les récentes découvertes archéologiques mettant en cause l’historicité d’Abraham, de l’Exode et du premier royaume d’Israël. Il faut ajouter qu’à de rares exceptions près, les manuels n’invitent guère à la réflexion : or nombreux sont les enseignants dont le savoir ne dépasse pas le contenu présent dans les manuels.
    - les personnages enseignés le sont sous leur dénomination chrétienne : * Jésus est le fils de Dieu (au lieu de Jésus se dit le fils de Dieu) * la Vierge Marie (au lieu d’une femme que les chrétiens considèrent vierge) * Saint Louis (au lieu de Louis IX cannonisé par l’Église catholique).

    À quand un savoir laïc ?


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