Force ouvrière en avant poste

Le 30 juillet, Capital rapportait que Force Ouvrière avait déposé un préavis de grève auprès de François Bayrou pour le 1er septembre. Dans une lettre datée du 25 juillet et adressée au Premier ministre, Frédéric Souillot, secrétaire général de FO, appelle à « la mobilisation et à la grève » contre les orientations du budget 2026, dévoilées le 15 juillet. Ce préavis, qui court du 1er septembre au 30 novembre 2025, concerne l’ensemble des salariés du public et du privé.
Le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Frédéric Souillot, vient de déposer sur le bureau de François Bayrou un courrier musclé dans lequel il informe le Premier ministre que son syndicat appelle à « la mobilisation et à la grève » contre les grandes lignes du budget 2026 présentées le 15 juillet dernier. La troisième organisation syndicale française dépose un préavis de grève qui « débute le 1er septembre (et court) jusqu’au 30 novembre 2025 », précise Frédéric Souillot dans cette lettre datée du vendredi 25 juillet, consulté par l’Agence France de presse (AFP).
Le syndicat « appelle les salariés et travailleurs du privé et du public à la mobilisation et à la grève contre les mesures budgétaires annoncées le 15 juillet dernier », est-il précisé dans le courrier.
Le courrier indique que le syndicat invite tous les salariés, du privé comme du public, à se mobiliser et à déclencher une grève contre les mesures budgétaires dévoilées le 15 juillet. Cette initiative me paraît pertinente et susceptible de fédérer le mouvement né sur Internet, qui appelle a arrêté toute activité à partir du 10 septembre. J’ai de bonnes raisons d’espérer cette convergence : loin de la caricature d’une « jacquerie » anti-élites financières, l’action des Gilets jaunes révèle, dans une perspective sociologique, la persistance des clivages de classe et la fracture des trajectoires sociales, symptômes d’un ascenseur social en panne depuis plus de trente ans. Il me semble que ce soit une bonne initiative qui serait de nature à emporter l’adhésion du mouvement à cesser toute activité à partir du 10 septembre qui c’est développée sur le Net.
Une analyse sociologique en 2018.
La société française fait face tout à la fois à une stagnation économique de longue durée (depuis près de trente ans) et à l’apparition d’inégalités intergénéra-tionnelles nouvelles, au détriment des nouvelles générations qui subissent une remise en cause de la dynamique d’ascension sociale typique de la période précédente.
Suite à leur entrée dans une période de chômage de masse, les jeunes générations connaissent trois grandes fractures intergénérationnelles, analysées plus systématiquement : la remise en cause de leur position économique relative, des déclassements sociaux plus fréquents, une marginalisation dans l’accès au politique.
De par sa durabilité, cette panne de l’ascenseur social induit dans la société française une fragilisation de fond, et de fortes incertitudes qui ne se résorberont pas spontanément. Le conflit actuel est en revanche révélateur d'une « polarisation des destins sociaux ». L'absence d'amélioration du pouvoir d'achat, des salaires, des conditions de travail depuis vingt ans tend en effet à amenuiser tout espoir de mobilité ascendante parmi les classes populaires et à entretenir un sentiment de déclassement social chez les classes moyennes inférieures.
Les classes sociales n'ont jamais disparu, mais les transformations de l'emploi, qui induisent un « un isolement au travail grandissant » et l'érosion des collectifs de travail, les ont rendues invisibles.
Les Gilets jaunes ont suscité une véritable prise de conscience autour de difficultés et d’intérêts partagés. Leur colère naît d’un fort sentiment d’injustice sociale, dirigé non pas au bénéfice des « assistés » (chômeurs, immigrés), mais contre le sommet de l’échelle : les riches, les puissants et les élites. Ces positions ne sont pas sans rappeler celle du discours du FN, aujourd’hui relayé par le RN.
Sur le fond, pour obtenir la paix sociale et le soutien électoral, l’État a consenti à ce mouvement un renfort de pouvoir d’achat financé non pas par une création de richesses, mais par le déficit public. Autrement dit, ce sont les salariés eux-mêmes qui ont supporté la facture, puisque l’État ne dépense rien sans avoir d’abord prélevé ses ressources auprès des citoyens. Je ne vois pas en quoi il y a victoire à s’acheter soi-même ce que l’on revendique. J’aurais une tout autre appréciation si ces mesures étaient financées par les dividendes des actionnaires, fruit financier du travail collectif des salariés, artisans et professions libérales. Il semblerait que depuis rien n’a changé bien au contraire les salariés produisent la richesse et en sont écartés s’ils ne réclament pas leur part qu’ils achèteront comme client.
Remake.
Aujourd’hui ce mouvement du 10 septembre paraît être un remake du mouvement des gilets jaunes. Interrogé par @tatiann69922625 July 15, 2025
« Cette fois, c’est vraiment trop »
« La raison principale de la création de ce mouvement, c’est le plan Bayrou, nous explique l’un des créateurs du site, qui se présente comme un salarié de 37 ans travaillant chez Enedis. C’est clairement un plan qui va encore pénaliser ceux qui bossent tous les jours. Cette fois, c’est vraiment trop, parce que ce sont encore les mêmes qui vont payer, toujours les mêmes. Les gens en ont ras le bol, il y a une vraie colère. » Pourquoi le 10 septembre ? « Parce que c’est la rentrée sociale, le moment où tout redémarre — travail, école, vie politique », répond le trentenaire.
Les créateurs du site se décrivent comme un collectif sans étiquette politique d’une vingtaine de personnes, liées à certains groupes de Gilets jaunes, qui refusent d’organiser une « manifestation classique », mais cherchent à combiner plusieurs modes d’action : grève générale, désobéissance civile et boycott. « Quand on parle de boycott, on parle d’un vrai choix, nous explique notre interlocuteur. Pas un geste pour se donner bonne conscience, mais une manière claire de ne plus soutenir ce qui nous enfonce. »
Et de citer une liste de multinationales dans le collimateur : Amazon (« des milliards de chiffres d’affaires, des employés pressés comme des citrons, des impôts évités, des petits commerces tués… ») ; Carrefour, Auchan ou Leclerc (« ils augmentent leurs marges, les prix montent, mais les salaires dans les rayons ne suivent pas. Même faire ses courses devient un stress ») ou encore Uber Eats et Deliveroo ( « des livreurs sans protection, souvent payés 3 ou 4 euros la course. Pas de contrat, pas de droit »).
Un discours clairement marqué à gauche, ce qui n’empêche pas que le mot d’ordre du 10 septembre ait été repris par une bonne partie de la réacosphère. « Personnellement, on accepte d’être soutenus par tout le monde, quel que soit le parti, balaye notre interlocuteur. Nous, on est en dehors de la politique. Tout ce qu’on veut, c’est se battre contre le plan de François Bayrou et rassembler tout le monde en dehors des divergences politiques. »
Nous, on est en dehors de la politique.
« Pas un geste pour se donner bonne conscience, mais une manière claire de ne plus soutenir ce qui nous enfonce. » Disent-ils.
Savent-ils ce qui les enfonce.
J’en doute fort, ou ils ont peur de nommer l’exploitation néolibérale qu’ils subissent de crainte d’être taxés de gauche, eux qui prétendent être en dehors de la politique. Pourtant, refuser d’être rattaché à un parti, à un syndicat ou à une association engagée constitue déjà un choix idéologique. Contester le plan Bayrou, c’est se placer à gauche de l’échiquier politique, en opposition à une logique néolibérale. Sauf comme tous les citoyens ils ont été floués par les médias qui durant la gestion du parti socialiste au pouvoir à prés 1984 ont laissé croire et développé qu’il s’agissait du Socialisme, alors que le PS avait adhérait à la loi du marché et abandonné la lutte de classe, pour exercer la social-démocratie dans laquelle la redistribution est récupérée au triple par le capital.
Je souligne depuis longtemps que cet isolationnisme citoyen vis-à-vis des institutions démocratiques est vain. Ceux qui croient pouvoir lutter contre l’exploitation salariale et le capitalisme par de simples jacqueries, sans organisation, s’illusionnent.
L’étiolement.
Depuis 1988, le lien qui unissait les citoyens aux partis politiques et aux syndicats ne cesse de s’étioler, malgré une flambée revendicatrice en 1995.
À l’époque, j’étais actif et j’entendais souvent mettre en garde contre l’illusion qu’adhérer à une organisation offre une « assurance tous risques ». En réalité, rejoindre un parti ou un syndicat, c’est s’engager concrètement : militer, porter ses convictions lors des réunions internes et consolider ensemble sa légitimité face au pouvoir ou au patronat.
Pourtant, une campagne médiatique savamment orchestrée n’a eu de cesse de discréditer ces acteurs, surtout à gauche, entrainant tout le syndicalisme.
Un ascenseur au sous-sol.
Pourtant, partis et syndicats demeuraient les seuls remparts contre l’effondrement de l’ascenseur social. Les citoyens, considérant le gouvernement comme responsable de cette panne, ont exigé son rétablissement, poussant l’État à promettre des aides à l’investissement créateur d’emplois et des allègements de charges sans résultat, car la recherche d’économie d’échelle et la demande de prix bas boostent la concurrence, dans laquelle la technologie vient remplacer des emplois.
Aujourd’hui, ces mesures sans cesse ressassées par les gouvernants ne calment plus la colère populaire : la xénophobie gagne du terrain et l’antisémitisme renaît, nourrissant, à l’image du mouvement des gilets jaunes, un florilège hétéroclite de revendications qui traversent toutes les classes.
Le manque de culture politique engendre des idées fausses, comme croire qu’une révolte spontanée peut se substituer à un mouvement structuré de défense des intérêts des salariés ou des corps de métier.
On en vient aussi à imaginer qu’un syndicat pourrait être efficace sans membres, d’où « l’expression si répandue que font les syndicats » à l’instar de ceux qui se contentent d’observer le syndicalisme, de le critiquer ou de le juger sans jamais rejoindre les rangs des travailleurs organisés pour être efficaces.
La charte d’Amiens. https://www.force-ouvriere.fr/
Dans un article sur La force de l'indépendance syndicale, en 1996, Marc Blondel présente de la manière suivante cette perspective commune : « Ce que la Charte d’Amiens a apporté, c’est la notion d’indépendance syndicale et celle de majorité du syndicalisme.
On ne sera donc pas surpris que, depuis 1906, des arguments dilatoires, des interprétations, soient périodiquement développés contre cette Charte d’Amiens, notamment « pour justifier la nécessité d’adapter le syndicalisme ».
Il est indéniable que le syndicalisme a toujours été à la fois courtisé et attaqué. Courtisé, car à l’encontre des mauvais coups que l’on veut lui faire subir, c’est le syndicalisme qui, historiquement, détient la clé du comportement des forces sociales ouvrières. Attaqué de toutes parts, et plus particulièrement quand la situation le conduit à être une force de résistance, le syndicalisme devient alors gênant. La tentation alors pour les gouvernants, quels qu’ils soient, d’essayer d’intégrer le syndicalisme, d’abord dans l’entreprise puis dans les rouages de l’État, est-elle aussi cyclique. Ce qui est toujours en cause, c’est l’indépendance et le droit permanent à la liberté de comportement qui ne peuvent qu’être le privilège d’un syndicalisme authentiquement libre. »
La spontanéité.
Si cette révolte spontanée pour le 10 septembre devenait le mode d’organisation revendicative privilégié, elle serait bientôt contrainte de se structurer : élire des porte-parole, formaliser ses instances, et négocier avec le patronat ou le gouvernement.
On la verrait alors se muer en ce qu’elle critiquait : une structure représentative mêlant indifféremment revendications salariales et ambitions politiques. Mieux vaudrait donc rejoindre dès maintenant les organisations existantes, claires quant à leur rôle et à leurs règles, plutôt que de s’égarer dans une posture idéologique, qu’a nourri depuis des années les discrédits du discours néolibéral médiatique qui a été entendu par les citoyens.
Avoir une vision de l’avenir est indispensable ; elle exige des idéaux qui, même inaccessibles, nourrissent les débats politiques et font vivre la démocratie.
Opinions sans suite.
Le véritable risque des votes blancs et de l’abstention comme mode de positionnement politique réside dans l’incapacité à formuler clairement ses préférences. Il ne s’agit pas de dire qu’aucun parti ni syndicat ne répondrait à leurs attentes — la palette d’opinions sur le capitalisme libéral est vaste et chacun peut y trouver sa place — mais de souligner qu’en renonçant à se positionner, ces électeurs affaiblissent la démocratie. Or c’est précisément l’expression publique d’une conviction qui lui donne vie, bien au-delà d’un simple geste ponctuel dans l’isoloir.
Que faudrait-il mettre en place pour aider chacun à identifier puis partager son opinion de façon continue et structurée, sans passer uniquement par le vote, et laisser la place aux instituts de sondages ? Pourrait-on avoir dans le futur des mobilisations décentralisées : atouts, limites et voies possibles.
Atouts des appels via Internet
La force première des mouvements en ligne, comme celui du 10 septembre, réside dans leur rapidité de diffusion et leur accessibilité. En quelques heures, un hashtag ou une pétition peut fédérer des milliers de personnes à travers le pays.
La nature virale du web permet aussi l’inclusion de profils très divers, qui n’auraient pas forcément franchi les portes d’un syndicat ou d’un parti.
Les limites d’une « revendication égoïste »
Quand l’unique moteur est l’intérêt individuel, on passe à côté des racines structurelles des difficultés sociales. Les mécanismes de reproduction des inégalités (précarité, accumulation du capital) restent invisibles. Les revendications se cantonnent à l’instantané (hausse de salaire, prime ponctuelle) sans proposer de transformation des rapports de force. Le mouvement devient cyclique : à chaque crise, les mêmes colères, sans jamais dépasser le stade des pétitions ou des “journées d’action” sans lendemain.
Pourquoi une vision politique reste indispensable.
Pour durer et changer la donne, un mouvement doit : Identifier clairement les rapports de force en présence (patronat, État, marchés financiers). Proposer un projet de société, même minimal, qui éclaire le chemin vers une autre organisation économique et sociale, quand l’on s’oppose à celle en place. Mettre en place des structures horizontales, mais dotées de règles communes (charte, mandats limités, transparence).
Sans cela, on retombe dans l’atomisation : chacun crie pour soi, sans jamais construire de socle capable de négocier et de contraindre les détenteurs du pouvoir.
Vers des mobilisations numériques structurées
Pour conjuguer l’agilité du numérique et la force d’une vision collective, on peut imaginer : Des assemblées virtuelles délibératives où chaque participant intervient selon un temps de parole égalisé. Des plateformes de co-construction des revendications, avec modules de vote en ligne et traçabilité des amendements. Des cercles thématiques permanents (emploi, santé, environnement) qui rédigent des propositions de fond, relues par un comité de synthèse élu à court terme.
Ces mécanismes créeraient un socle de légitimité tout en conservant la souplesse et la réactivité du web.
Questions ouvertes pour aller plus loin.
Comment garantir que ces espaces numériques ne soient pas captés par des intérêts privés ou étatiques ? Quels outils pour assurer la formation politique et sociologique des citoyens en réseau ? Comment articuler les mobilisations en ligne avec les combats sur le terrain (grèves, occupations, blocages) ? Ce sont ces défis qui détermineront si l’avenir des revendications peut vraiment naître du net, ou s’il refluera vers les structures syndicales et politiques classiques.
L’inculture politique derrière l’apolitisme syndical
Le refus d’intégrer une réflexion politique dans l’action syndicale traduit souvent une méconnaissance des enjeux structurels du capitalisme. En effaçant toute analyse de classe, on neutralise la capacité à s’attaquer aux causes profondes des inégalités et on finit par accepter, par omission, l’état de fait libéral-capitaliste.
Atouts et limites de l’apolitisme syndical.
Rapidité de rassemblement : moins de débats idéologiques, décisions plus immédiates. Clarté tactique : focus sur des revendications concrètes (salaires, conditions de travail). Risque d’épuisement cyclique : sans vision d’ensemble, chaque victoire devient provisoire. Absence de cap stratégique : on ne change jamais durablement les rapports de force.
Pourquoi lier politique et syndicalisme.
Cela est nécessaire pour comprendre la genèse des déséquilibres : l’accumulation du capital, les relations État-patronat, les normes internationales. Éclairer les objectifs : définir non seulement ce qu’on gagne aujourd’hui, mais la société qu’on veut construire. Renforcer la négociation : un discours idéologique cohérent crédibilise les luttes face aux pouvoirs établis.
Vers un syndicat indépendant et politiquement éclairé
Pour allier unité de la base et conscience politique, on peut imaginer : Une charte interne explicitant les valeurs et les objectifs à moyen terme. Des commissions thématiques mêlant formation sociologique et ateliers de co-construction. Des mandats limités et révocables pour garder chaque élu en phase avec la base.
Et après ?
Comment, dans un monde hyperconnecté, garantir cette indépendance et cette éducation politique ?
Au prochain tournant, explorons comment les outils numériques — plateformes décentralisées, MOOC syndicaux, chatbots pédagogiques — peuvent servir de boussole idéologique et encourager l’appropriation collective des savoirs politiques.
Force Ouvrière : un pont entre apolitisme et engagement ouvrier.
Force Ouvrière (FO) s’est construit sur le principe de l’indépendance politique. Elle ne se réclame ni du gouvernement ni de l’opposition, et concentre son action sur la défense des droits et intérêts matériels des salariés. L’on n’a jamais rencontré des capitalistes rémunérés plus des salariés qui votent pour ceux qui les exploitent.
Atouts de FO pour le mouvement du 10 septembre. Indépendance vis-à-vis des partis politiques. Priorité aux revendications salariales et aux conditions de travail. Tradition de négociation directe et de liberté d’expression interne. Réseaux de sections syndicales couvrant de nombreux secteurs.
Limites et défis. Moindre capacité à impulser un projet sociétal global. Risque de cloisonnement sur le seul terrain économique sans perspective de transformation du système. Poids relativement plus faible dans les mobilisations nationales comparé à d’autres confédérations.
Vers une convergence « FO + mobilisations numériques »
Créer des cellules FO : des collectifs mixtes FO/mobilisation en ligne où les décisions se prennent en visioconférence. Intégrer des ceintures thématiques (formation, communication, logistique) pour structurer les appels du 10 septembre sans sacrifier l’horizontalité. Mettre en œuvre un mandat révocable pour tout porte-parole issu de la base, qu’il vienne du terrain ou du mouvement en ligne.
Ce serait une erreur politique que de laisser se mouvement se dérouler comme celui des gilets jaunes et le laisser être capté par la réacosphère.
Cependant si les animateurs du mouvement du 10 septembre veulent ne pas acheter leurs revendications, quelles soient satisfaites par le patronat ou le pouvoir, il faut alors avoir un idéal politique anticapitaliste, et ce n’est pas le syndicalisme qui apporte ce choix, mais le changement de société pour les siècles à venir.

