mardi 5 août 2025 - par ddacoudre

Force ouvrière en avant poste

Le 30 juillet, Capital rapportait que Force Ouvrière avait déposé un préavis de grève auprès de François Bayrou pour le 1er septembre. Dans une lettre datée du 25 juillet et adressée au Premier ministre, Frédéric Souillot, secrétaire général de FO, appelle à « la mobilisation et à la grève » contre les orientations du budget 2026, dévoilées le 15 juillet. Ce préavis, qui court du 1er septembre au 30 novembre 2025, concerne l’ensemble des salariés du public et du privé.

Le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Frédéric Souillot, vient de déposer sur le bureau de François Bayrou un courrier musclé dans lequel il informe le Premier ministre que son syndicat appelle à « la mobilisation et à la grève » contre les grandes lignes du budget 2026 présentées le 15 juillet dernier. La troisième organisation syndicale française dépose un préavis de grève qui « débute le 1er septembre (et court) jusqu’au 30 novembre 2025 », précise Frédéric Souillot dans cette lettre datée du vendredi 25 juillet, consulté par l’Agence France de presse (AFP).

Le syndicat « appelle les salariés et travailleurs du privé et du public à la mobilisation et à la grève contre les mesures budgétaires annoncées le 15 juillet dernier », est-il précisé dans le courrier.

 

Le courrier indique que le syndicat invite tous les salariés, du privé comme du public, à se mobiliser et à déclencher une grève contre les mesures budgétaires dévoilées le 15 juillet. Cette initiative me paraît pertinente et susceptible de fédérer le mouvement né sur Internet, qui appelle a arrêté toute activité à partir du 10 septembre. J’ai de bonnes raisons d’espérer cette convergence : loin de la caricature d’une « jacquerie » anti-élites financières, l’action des Gilets jaunes révèle, dans une perspective sociologique, la persistance des clivages de classe et la fracture des trajectoires sociales, symptômes d’un ascenseur social en panne depuis plus de trente ans. Il me semble que ce soit une bonne initiative qui serait de nature à emporter l’adhésion du mouvement à cesser toute activité à partir du 10 septembre qui c’est développée sur le Net.

 

Une analyse sociologique en 2018.

La société française fait face tout à la fois à une stagnation économique de longue durée (depuis près de trente ans) et à l’apparition d’inégalités intergénéra-tionnelles nouvelles, au détriment des nouvelles générations qui subissent une remise en cause de la dynamique d’ascension sociale typique de la période précédente.

Suite à leur entrée dans une période de chômage de masse, les jeunes générations connaissent trois grandes fractures intergénérationnelles, analysées plus systématiquement : la remise en cause de leur position économique relative, des déclassements sociaux plus fréquents, une marginalisation dans l’accès au politique.

De par sa durabilité, cette panne de l’ascenseur social induit dans la société française une fragilisation de fond, et de fortes incertitudes qui ne se résorberont pas spontanément. Le conflit actuel est en revanche révélateur d'une « polarisation des destins sociaux ». L'absence d'amélioration du pouvoir d'achat, des salaires, des conditions de travail depuis vingt ans tend en effet à amenuiser tout espoir de mobilité ascendante parmi les classes populaires et à entretenir un sentiment de déclassement social chez les classes moyennes inférieures.

Les classes sociales n'ont jamais disparu, mais les transformations de l'emploi, qui induisent un « un isolement au travail grandissant » et l'érosion des collectifs de travail, les ont rendues invisibles.

Les Gilets jaunes ont suscité une véritable prise de conscience autour de difficultés et d’intérêts partagés. Leur colère naît d’un fort sentiment d’injustice sociale, dirigé non pas au bénéfice des « assistés » (chômeurs, immigrés), mais contre le sommet de l’échelle : les riches, les puissants et les élites. Ces positions ne sont pas sans rappeler celle du discours du FN, aujourd’hui relayé par le RN.

Sur le fond, pour obtenir la paix sociale et le soutien électoral, l’État a consenti à ce mouvement un renfort de pouvoir d’achat financé non pas par une création de richesses, mais par le déficit public. Autrement dit, ce sont les salariés eux-mêmes qui ont supporté la facture, puisque l’État ne dépense rien sans avoir d’abord prélevé ses ressources auprès des citoyens. Je ne vois pas en quoi il y a victoire à s’acheter soi-même ce que l’on revendique. J’aurais une tout autre appréciation si ces mesures étaient financées par les dividendes des actionnaires, fruit financier du travail collectif des salariés, artisans et professions libérales. Il semblerait que depuis rien n’a changé bien au contraire les salariés produisent la richesse et en sont écartés s’ils ne réclament pas leur part qu’ils achèteront comme client.

Remake.

Aujourd’hui ce mouvement du 10 septembre paraît être un remake du mouvement des gilets jaunes. Interrogé par @tatiann69922625 July 15, 2025

« Cette fois, c’est vraiment trop »

« La raison principale de la création de ce mouvement, c’est le plan Bayrou, nous explique l’un des créateurs du site, qui se présente comme un salarié de 37 ans travaillant chez Enedis. C’est clairement un plan qui va encore pénaliser ceux qui bossent tous les jours. Cette fois, c’est vraiment trop, parce que ce sont encore les mêmes qui vont payer, toujours les mêmes. Les gens en ont ras le bol, il y a une vraie colère. » Pourquoi le 10 septembre ? « Parce que c’est la rentrée sociale, le moment où tout redémarre — travail, école, vie politique », répond le trentenaire.

Les créateurs du site se décrivent comme un collectif sans étiquette politique d’une vingtaine de personnes, liées à certains groupes de Gilets jaunes, qui refusent d’organiser une « manifestation classique », mais cherchent à combiner plusieurs modes d’action : grève générale, désobéissance civile et boycott. « Quand on parle de boycott, on parle d’un vrai choix, nous explique notre interlocuteur. Pas un geste pour se donner bonne conscience, mais une manière claire de ne plus soutenir ce qui nous enfonce. »

Et de citer une liste de multinationales dans le collimateur : Amazon (« des milliards de chiffres d’affaires, des employés pressés comme des citrons, des impôts évités, des petits commerces tués… ») ; Carrefour, Auchan ou Leclerc (« ils augmentent leurs marges, les prix montent, mais les salaires dans les rayons ne suivent pas. Même faire ses courses devient un stress  ») ou encore Uber Eats et Deliveroo ( « des livreurs sans protection, souvent payés 3 ou 4 euros la course. Pas de contrat, pas de droit »).

Un discours clairement marqué à gauche, ce qui n’empêche pas que le mot d’ordre du 10 septembre ait été repris par une bonne partie de la réacosphère. « Personnellement, on accepte d’être soutenus par tout le monde, quel que soit le parti, balaye notre interlocuteur. Nous, on est en dehors de la politique. Tout ce qu’on veut, c’est se battre contre le plan de François Bayrou et rassembler tout le monde en dehors des divergences politiques.  »

Nous, on est en dehors de la politique.

« Pas un geste pour se donner bonne conscience, mais une manière claire de ne plus soutenir ce qui nous enfonce.  » Disent-ils.

Savent-ils ce qui les enfonce.

J’en doute fort, ou ils ont peur de nommer l’exploitation néolibérale qu’ils subissent de crainte d’être taxés de gauche, eux qui prétendent être en dehors de la politique. Pourtant, refuser d’être rattaché à un parti, à un syndicat ou à une association engagée constitue déjà un choix idéologique. Contester le plan Bayrou, c’est se placer à gauche de l’échiquier politique, en opposition à une logique néolibérale. Sauf comme tous les citoyens ils ont été floués par les médias qui durant la gestion du parti socialiste au pouvoir à prés 1984 ont laissé croire et développé qu’il s’agissait du Socialisme, alors que le PS avait adhérait à la loi du marché et abandonné la lutte de classe, pour exercer la social-démocratie dans laquelle la redistribution est récupérée au triple par le capital.

Je souligne depuis longtemps que cet isolationnisme citoyen vis-à-vis des institutions démocratiques est vain. Ceux qui croient pouvoir lutter contre l’exploitation salariale et le capitalisme par de simples jacqueries, sans organisation, s’illusionnent.

L’étiolement.

Depuis 1988, le lien qui unissait les citoyens aux partis politiques et aux syndicats ne cesse de s’étioler, malgré une flambée revendicatrice en 1995.

À l’époque, j’étais actif et j’entendais souvent mettre en garde contre l’illusion qu’adhérer à une organisation offre une « assurance tous risques ». En réalité, rejoindre un parti ou un syndicat, c’est s’engager concrètement : militer, porter ses convictions lors des réunions internes et consolider ensemble sa légitimité face au pouvoir ou au patronat.

Pourtant, une campagne médiatique savamment orchestrée n’a eu de cesse de discréditer ces acteurs, surtout à gauche, entrainant tout le syndicalisme.

Un ascenseur au sous-sol.

Pourtant, partis et syndicats demeuraient les seuls remparts contre l’effondrement de l’ascenseur social. Les citoyens, considérant le gouvernement comme responsable de cette panne, ont exigé son rétablissement, poussant l’État à promettre des aides à l’investissement créateur d’emplois et des allègements de charges sans résultat, car la recherche d’économie d’échelle et la demande de prix bas boostent la concurrence, dans laquelle la technologie vient remplacer des emplois.

Aujourd’hui, ces mesures sans cesse ressassées par les gouvernants ne calment plus la colère populaire : la xénophobie gagne du terrain et l’antisémitisme renaît, nourrissant, à l’image du mouvement des gilets jaunes, un florilège hétéroclite de revendications qui traversent toutes les classes.

https://www.la-croix.com/

Le manque de culture politique engendre des idées fausses, comme croire qu’une révolte spontanée peut se substituer à un mouvement structuré de défense des intérêts des salariés ou des corps de métier.

On en vient aussi à imaginer qu’un syndicat pourrait être efficace sans membres, d’où « l’expression si répandue que font les syndicats » à l’instar de ceux qui se contentent d’observer le syndicalisme, de le critiquer ou de le juger sans jamais rejoindre les rangs des travailleurs organisés pour être efficaces.

La charte d’Amiens. https://www.force-ouvriere.fr/

Dans un article sur La force de l'indépendance syndicale, en 1996, Marc Blondel présente de la manière suivante cette perspective commune : « Ce que la Charte d’Amiens a apporté, c’est la notion d’indépendance syndicale et celle de majorité du syndicalisme.

On ne sera donc pas surpris que, depuis 1906, des arguments dilatoires, des interprétations, soient périodiquement développés contre cette Charte d’Amiens, notamment « pour justifier la nécessité d’adapter le syndicalisme ».

Il est indéniable que le syndicalisme a toujours été à la fois courtisé et attaqué. Courtisé, car à l’encontre des mauvais coups que l’on veut lui faire subir, c’est le syndicalisme qui, historiquement, détient la clé du comportement des forces sociales ouvrières. Attaqué de toutes parts, et plus particulièrement quand la situation le conduit à être une force de résistance, le syndicalisme devient alors gênant. La tentation alors pour les gouvernants, quels qu’ils soient, d’essayer d’intégrer le syndicalisme, d’abord dans l’entreprise puis dans les rouages de l’État, est-elle aussi cyclique. Ce qui est toujours en cause, c’est l’indépendance et le droit permanent à la liberté de comportement qui ne peuvent qu’être le privilège d’un syndicalisme authentiquement libre. »

La spontanéité.

Si cette révolte spontanée pour le 10 septembre devenait le mode d’organisation revendicative privilégié, elle serait bientôt contrainte de se structurer : élire des porte-parole, formaliser ses instances, et négocier avec le patronat ou le gouvernement.

On la verrait alors se muer en ce qu’elle critiquait  : une structure représentative mêlant indifféremment revendications salariales et ambitions politiques. Mieux vaudrait donc rejoindre dès maintenant les organisations existantes, claires quant à leur rôle et à leurs règles, plutôt que de s’égarer dans une posture idéologique, qu’a nourri depuis des années les discrédits du discours néolibéral médiatique qui a été entendu par les citoyens.

Avoir une vision de l’avenir est indispensable  ; elle exige des idéaux qui, même inaccessibles, nourrissent les débats politiques et font vivre la démocratie.

Opinions sans suite.

Le véritable risque des votes blancs et de l’abstention comme mode de positionnement politique réside dans l’incapacité à formuler clairement ses préférences. Il ne s’agit pas de dire qu’aucun parti ni syndicat ne répondrait à leurs attentes — la palette d’opinions sur le capitalisme libéral est vaste et chacun peut y trouver sa place — mais de souligner qu’en renonçant à se positionner, ces électeurs affaiblissent la démocratie. Or c’est précisément l’expression publique d’une conviction qui lui donne vie, bien au-delà d’un simple geste ponctuel dans l’isoloir.

Que faudrait-il mettre en place pour aider chacun à identifier puis partager son opinion de façon continue et structurée, sans passer uniquement par le vote, et laisser la place aux instituts de sondages ? Pourrait-on avoir dans le futur des mobilisations décentralisées : atouts, limites et voies possibles.

Atouts des appels via Internet

La force première des mouvements en ligne, comme celui du 10 septembre, réside dans leur rapidité de diffusion et leur accessibilité. En quelques heures, un hashtag ou une pétition peut fédérer des milliers de personnes à travers le pays.

La nature virale du web permet aussi l’inclusion de profils très divers, qui n’auraient pas forcément franchi les portes d’un syndicat ou d’un parti.

Les limites d’une « revendication égoïste »

Quand l’unique moteur est l’intérêt individuel, on passe à côté des racines structurelles des difficultés sociales. Les mécanismes de reproduction des inégalités (précarité, accumulation du capital) restent invisibles. Les revendications se cantonnent à l’instantané (hausse de salaire, prime ponctuelle) sans proposer de transformation des rapports de force. Le mouvement devient cyclique  : à chaque crise, les mêmes colères, sans jamais dépasser le stade des pétitions ou des “journées d’action” sans lendemain.

Pourquoi une vision politique reste indispensable.

Pour durer et changer la donne, un mouvement doit : Identifier clairement les rapports de force en présence (patronat, État, marchés financiers). Proposer un projet de société, même minimal, qui éclaire le chemin vers une autre organisation économique et sociale, quand l’on s’oppose à celle en place. Mettre en place des structures horizontales, mais dotées de règles communes (charte, mandats limités, transparence).

Sans cela, on retombe dans l’atomisation : chacun crie pour soi, sans jamais construire de socle capable de négocier et de contraindre les détenteurs du pouvoir.

Vers des mobilisations numériques structurées

Pour conjuguer l’agilité du numérique et la force d’une vision collective, on peut imaginer : Des assemblées virtuelles délibératives où chaque participant intervient selon un temps de parole égalisé. Des plateformes de co-construction des revendications, avec modules de vote en ligne et traçabilité des amendements. Des cercles thématiques permanents (emploi, santé, environnement) qui rédigent des propositions de fond, relues par un comité de synthèse élu à court terme.

Ces mécanismes créeraient un socle de légitimité tout en conservant la souplesse et la réactivité du web.

Questions ouvertes pour aller plus loin.

Comment garantir que ces espaces numériques ne soient pas captés par des intérêts privés ou étatiques ? Quels outils pour assurer la formation politique et sociologique des citoyens en réseau ? Comment articuler les mobilisations en ligne avec les combats sur le terrain (grèves, occupations, blocages) ? Ce sont ces défis qui détermineront si l’avenir des revendications peut vraiment naître du net, ou s’il refluera vers les structures syndicales et politiques classiques.

L’inculture politique derrière l’apolitisme syndical

Le refus d’intégrer une réflexion politique dans l’action syndicale traduit souvent une méconnaissance des enjeux structurels du capitalisme. En effaçant toute analyse de classe, on neutralise la capacité à s’attaquer aux causes profondes des inégalités et on finit par accepter, par omission, l’état de fait libéral-capitaliste.

Atouts et limites de l’apolitisme syndical.

Rapidité de rassemblement : moins de débats idéologiques, décisions plus immédiates. Clarté tactique : focus sur des revendications concrètes (salaires, conditions de travail). Risque d’épuisement cyclique : sans vision d’ensemble, chaque victoire devient provisoire. Absence de cap stratégique : on ne change jamais durablement les rapports de force.

Pourquoi lier politique et syndicalisme.

Cela est nécessaire pour comprendre la genèse des déséquilibres : l’accumulation du capital, les relations État-patronat, les normes internationales. Éclairer les objectifs : définir non seulement ce qu’on gagne aujourd’hui, mais la société qu’on veut construire. Renforcer la négociation : un discours idéologique cohérent crédibilise les luttes face aux pouvoirs établis.

Vers un syndicat indépendant et politiquement éclairé

Pour allier unité de la base et conscience politique, on peut imaginer : Une charte interne explicitant les valeurs et les objectifs à moyen terme. Des commissions thématiques mêlant formation sociologique et ateliers de co-construction. Des mandats limités et révocables pour garder chaque élu en phase avec la base.

Et après ?

Comment, dans un monde hyperconnecté, garantir cette indépendance et cette éducation politique ?

Au prochain tournant, explorons comment les outils numériques — plateformes décentralisées, MOOC syndicaux, chatbots pédagogiques — peuvent servir de boussole idéologique et encourager l’appropriation collective des savoirs politiques.

Force Ouvrière : un pont entre apolitisme et engagement ouvrier.

Force Ouvrière (FO) s’est construit sur le principe de l’indépendance politique. Elle ne se réclame ni du gouvernement ni de l’opposition, et concentre son action sur la défense des droits et intérêts matériels des salariés. L’on n’a jamais rencontré des capitalistes rémunérés plus des salariés qui votent pour ceux qui les exploitent.

Atouts de FO pour le mouvement du 10 septembre. Indépendance vis-à-vis des partis politiques. Priorité aux revendications salariales et aux conditions de travail. Tradition de négociation directe et de liberté d’expression interne. Réseaux de sections syndicales couvrant de nombreux secteurs.

Limites et défis. Moindre capacité à impulser un projet sociétal global. Risque de cloisonnement sur le seul terrain économique sans perspective de transformation du système. Poids relativement plus faible dans les mobilisations nationales comparé à d’autres confédérations.

Vers une convergence « FO + mobilisations numériques »

Créer des cellules FO  : des collectifs mixtes FO/mobilisation en ligne où les décisions se prennent en visioconférence. Intégrer des ceintures thématiques (formation, communication, logistique) pour structurer les appels du 10 septembre sans sacrifier l’horizontalité. Mettre en œuvre un mandat révocable pour tout porte-parole issu de la base, qu’il vienne du terrain ou du mouvement en ligne.

Ce serait une erreur politique que de laisser se mouvement se dérouler comme celui des gilets jaunes et le laisser être capté par la réacosphère.

Cependant si les animateurs du mouvement du 10 septembre veulent ne pas acheter leurs revendications, quelles soient satisfaites par le patronat ou le pouvoir, il faut alors avoir un idéal politique anticapitaliste, et ce n’est pas le syndicalisme qui apporte ce choix, mais le changement de société pour les siècles à venir.

 



22 réactions


  • Durand Durand 5 août 2025 08:33

    À 8h30, seulement 58 commentaires sous les 10 articles à la une…

    ..


  • ZenZoe ZenZoe 5 août 2025 10:21

    Votre constat est juste. Par contre, compter sur les syndicats pour changer la donne est illusoire. Il y a longtemps que les Français travaillant dans le privé ont cessé de leur faire confiance. Et contrairement à ce que vous dites, ce n’est pas grâce à une campagne de dénigrement savamment orchestrée d’en haut. Les syndicats se sont flingués tout seuls, à cause de leur manque de vision, de leur corruption idéologique (voire même peut-être financière) et de leurs méthodes contreproductives. Je ne suis même pas loin de penser qu’ils ont bousillé les GJ, alors aujourd’hui, compter sur une mobilisaion généralé, pensez donc ....

    Et de toute façon, les Français sont bien trop individualistes...


    • ddacoudre ddacoudre 5 août 2025 21:31

      @ZenZoe

      Bonjour. Tu as été sensible à cette campagne de dénigrement ? Dans toutes les activités humaines, il y a toujours des moutons noirs, mais globalement en France il n’y a pas d’organisations corrompues.

      On trouve des passe-droits, et quelques profiteurs comme l’on dit, l’occasion fait le larron. J’ai le souvenir que Blondel avait été dénigré parce que fumeur de cigares il en fumer de gros, que les médias présentaient cela comme signe de richesse, un secrétaire général de la CGT a qui l’on reprochait de s’être fait refaire son appart. Idem chez beaucoup d’acteurs politiques et autres personnage, le peuple à toujours aimé cela rien de nouveau en l’espèce si ce n’est que les opposants a ceux qui se sont faits dénigrés de l’élargir à son organisation de manière dilatoire. Les frontistes étaient spécialistes de cela. Médiapar épingle aussi des abus de toutes sortes, mais avec plus de classe et de fondements. Les syndicats pour parler d’eux ne se sont jamais enfoncés seuls ? Ily a une diversité d’engagement des uns et des autres qui sont aussi des acteurs de la vie politique du pays comme ceux des employeurs, et leurs idéaux ne sont pas de diriger le pays et de fixer des lignes politiques, même si certains se reconnaissent dans l’idéologie d’un parti, c’est leur droit et l’on peut être d’accord ou pas.

      cordialement ddacoudre overblog


  • suispersonne 5 août 2025 10:53

    Les syndicats sont indispensables au patronat et au gouvernement pour canaliser les révoltes, devenir des interlocuteurs raisonnables, et trahir les syndiqués comme les non syndiqués.

    rappel 1968

    1 Tous les syndicats haïssaient « les cheveux longs »,

    2 Ont enfourché la grève générale qui demandait un changement de régime,

    3 Ont facilement obtenu 35% de hausse du smic en échange de l’abandon de toute révision constitutionnelle.

    Cela ne concerne pas les syndiqués proches de la base, dévoués aux situations des collègues.


    • ddacoudre ddacoudre 5 août 2025 21:44

      @suispersonne

      Bonjour. C’est clair tu ni entends pas grand-chose en syndicalisme et tu as des préjugés. oui, 1968 n’est pas un mouvement syndical, quant au changement de régime précise lequel, car il y avait beaucoup de tendances, communiste maoïste, trotskiste, etc. 
      Dans n’importe quelle situation l’on ne discute pas avec des centaines de milliers de personnes, ne serait-ce que par les impossibilités à les réunir. Dans les congrès où se trouvent des milliers de syndiqués de la base comme tu dis, la discussion et les débats sont organisés sinon il n’en sortirait rien et ce serait la pagaille.

      cordialement ddacoudre overblog


    • JulietFox 6 août 2025 11:43

      @suispersonne
      Ce n’est pas le rôle des syndicats de changer le régime POLITIQUE.
      Les syndicats ne sont rien sans syndiqués. Mais, bon, vaut mieux allez bouffer son fric en achetant des jeux a gratter que de payer une cotisation.
      Et puis un jour dans sa boîte, plan social (c’est un verbiage utilisé, pour dire qu’il va y avoir du monde de viré).
      Et là le non syndiqué, il vient pleurer (c’est du vécu) pour qu’on le sorte de la m...e.
      Et s’il y a caisse de grève, le non syndiqué, est le premier a venir crier famine (c’est encore du vécu)
      Le grand soir, je n’y ais jamais cru. Cet appel (seul) ou avec d’autres organisations c’est partir dans le mur.
      Les gens reviennent de vacances rincés. Il a les impôts qui tombent avec les feuilles...Et puis les salariés, n’ont pas de gros tracteurs, pour arroser les préfectures de lisier.
      Enfin,on peut toujours rêver.


  • Com une outre 5 août 2025 11:44

    Le mouvement du 10 septembre, si il a lieu, n’a que faire des syndicats, FO pas plus que les autres. Mais personne n’empêche les syndicats d’appuyer à titre individuel le mouvement, tant qu’ils ne veulent pas faire de la simple récupération politicienne. Aujourd’hui les syndicats ne représentent plus personne, ou plutôt, personne ne veut plus être représenté par des syndicats félons dont on a bien compris que le financement étatique les oblige à dire amen à n’importe quoi. La preuve avec les retraites par exemple. Il faut trouver une nouvelle façon de négocier avec le gouvernement, quitte à le prendre à son propre jeu, c’est à dire aller vers le chaos. La peur doit changer de camp.


    • Durand Durand 5 août 2025 12:49

      @Com une outre

      D’accord sauf un détail :

      « personne ne veut plus être représenté par des syndicats félons dont on a bien compris que le financement étatique les oblige à dire amen à n’importe quoi. »

      Les syndicats (sauf SUD) sont surtout financés par l’UE et la Confédération Européenne des Syndicats… Et c’est bien pire, politiquement parlant, que s’ils étaient financés par l’État !

      Pour le reste, la mayonnaise semble prendre un peut partout… Perso, j’aime bien l’idée de « rester à la maison » à partir du 10 Septembre… C’est un peu la réponse du berger à la bergère : qu’il vienne nous chercher !

      On évitera les gaz lacrymogènes, les LBD et les casseurs…

      https://www.tf1info.fr/societe/budget-2026-rentree-sociale-preavis-de-greve-de-fo-a-compter-du-1er-septembre-mouvement-du-10-septembre-la-rentree-s-annonce-sous-haute-tension-2386712.html

      ..


    • ddacoudre ddacoudre 5 août 2025 21:59

      @Com une outre

      Bonjour. Pas très bonne ton analyse. D’une part tous les syndicats ne se ressemblent pas, tu ne peux pas les mettre dans le même sac, sauf si tu ne connais pas le sujet dont tu parles. Je ne pense pas que la CGT ait fait preuve de félonie vis-à-vis des gouvernements parce qu’ils reçoivent une contribution comme les autres. 
      La contribution au dialogue social fait partie des contributions sociales à la charge de l’employeur. Elle permet de financer les organisations syndicales de salariés et les organisations professionnelles d’employeurs. Elle est calculée sur l’ensemble des salaires versés par l’entreprise.
      C’est joli dit comme cela, mais sache que quand comme client tu achètes un produit ou un service tu participes à ce paiement, car les employeurs rentrent cette contribution dans les charges et tu les finances par tes achats.

      cordialement ddacoudre overblog


    • ddacoudre ddacoudre 6 août 2025 19:28

      @Durand
      bonjour.

      Article 154 (ex-article 138 TCE traité auquel les français ont dit NON en mai 2005)

      1. La Commission a pour tâche de promouvoir la consultation des partenaires sociaux au niveau de l’Union et prend toute mesure utile pour faciliter leur dialogue en veillant à un soutien équilibré des parties

      Traité de fonctionnement de l’Union Européenne


  • lecoindubonsens lecoindubonsens 5 août 2025 13:35

    Les syndicats actuels me semblent inutiles et même nuisibles.

    De nombreuses personnes qui organisent grèves et manifs, qui pourrissent par leurs idéologies des organismes style CE et CHSCT, brefs inutiles et nuisibles puisque nourris par les autres sans production utile.

    OUIE ! non, ne tapez pas sur la tête !!!

    Bon, ok, je suis un peu provoc, mais c’est du vécu !

    Je crois beaucoup plus

    • à l’expression des citoyens (dont les travailleurs), non via grève et manifs qui prennent les autre en otages, mais via un grand système numérique qui pourrait avoir un poids bien plus important si ... il existait !
    • à un « syndicats des métiers », piloté par ceux qui exercent le métier et par ceux qui bénéficient du métier pour gerer ce métier : evolution des besoins, conditions de travail, formation, etc

    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 5 août 2025 18:31

      @lecoindubonsens
        J’ai cotisé pendant un an au syndidat.
       Ma sortie n’était pas forcée, mais à 59 ans, un package en provenance des Etats Unis est arrivé. 25 personnes étaient dans le cas. Un seul a accepté la proposition.
      J’ai fait appel au syndicat de la FGTB à Bruxelles quand on me poussait vers la sortie « des artistes ». Il y a trois syndicats 

      • La FGTB ou Fédération Générale du Travail en Belgique.
      • La CSC ou Confédération des Syndicats Chrétiens.
      • La CGSLB ou Centrale Générale des Syndicats Libéraux.

       Ils ont examiné mon cas à la loupe avec mon salaire.
       Une semaine après retour au syndicat. La seule réponse donnée « C’est original » et puis ce fut tout.
        Le film « Company men » met en relief la situation. 

       Je n’étais pas celui qui est resté. Lui est décédé, il y a déjà quelques années.
       J’avais trop peur du mobbing potentiel.  
       L’« affaire Renault » fait référence à la fermeture de l’usine Renault de Vilvorde en Belgique en 1997 et à la loi qui en a découlé, connue sous le nom de « loi Renault » ou « procédure Renault ». Cette loi, relative aux licenciements collectifs, a été formalisée suite à la fermeture brutale de l’usine, qui avait provoqué une onde de choc et une indignation collective. 

       

      Collectif ce n’est pas individuellement
        


    • ddacoudre ddacoudre 5 août 2025 22:17

      @lecoindubonsens

      Bonjour. Je te rappelle que tu vis dans une organisation libérale capitalistique, son seul intérêt et d’amasser des capitaux, et si possible de rémunérer le moins son personnel qui représente une charge. Cette organisation ne connait que la raison du plus fort et ne distribue que si on l’oblige bien qu’elle récupère trois fois ce qu’elle a concédé. C’est pour cela que nous avons de plus en plus de millionnaires . Sous le capitalisme, l’émulation a pris une place centrale dans l’économie, sous la forme de la concurrence entre entreprises, de la mise en concurrence des salariés, des primes d’intéressement. Si aujourd’hui les salariés disposent d’avantages c’est grâce à la politique conventionnelle qui a débouché sur les conventions collectives à partir de 1950. et toi tu viens me raconter qu’ils pourrissent la vie. Des organisations syndicales sont engagées auprès de partis politiques c’est leur droit, ceux qui ne le partagent pas n’y vont pas , il y en a d’autres, mais foncièrement les salariés dans leurs majorités attendent que les cailles tombent rôti plutôt que de payer une cotisation et de s’engager, puisqu’en France les accords passés par les organisations bénéficient à tous les salariés. Alors, pourquoi aller payer une cotisation.

      cordialement ddacoudre overblog


    • ddacoudre ddacoudre 5 août 2025 22:57

      @Réflexions du Miroir
      bonjour.

      J’ai écrit qu’un syndicat n’est pas une assurance tout risque. Dans l’entreprise il peut prendre en charge, dans les cas individuels, pour les licenciements individuels il ne peut pas grand-chose pour ne pas dire rien si ce n’est d’accompagner le salarié en justice si cela en dépend. Le syndicat en entreprise ou hors n’a d’efficacité que s’il est majoritaire face aux employeurs qui ne connaissent que le rapport de force.

      cordialement.


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 6 août 2025 11:57

      @ddacoudre
      avis partagé sur le capitalisme nuisible et les méfaits de la concurrence permanente.
      Autant je suis pour une liberté individuelle maximale pour les petites entreprises, autant il me semble évident qu’au delà d’une certaine taille, les entreprises doivent être sous contrôle des citoyens, sinon c’est laisser qqs dirigeants prendre la main sur la vie de la collectivité.
      Quant à la concurrence entre entreprises, doublement nuisible :

      • d’une part, perte de l’économie d’échelle en faisant en double, triple, ... des choses comme la compta, la paie, le systeme de vente et même la production (3 sapins antenne mobile alors que techniquement un seul suffirait)
      • d’autre part, génération de fonctions inutiles pour le collectif, telles que le marketing, la pub, le démarchage pour accroitre sa part de marché

      Alors quelles solutions ? remplacer le principe de concurrence par celui de « collaboration », de gestion en commun comme dans mes exemples cités ...

      Passer du conflit permanent à la gestion partagée organisée.


  • Octave Lebel Octave Lebel 5 août 2025 21:49

    C’est normal, responsable et intelligent, que FO dépose un préavis de grève pour signifier que les adhérents du syndicat et bien  au-delà, une très grande partie de la classe populaire et moyenne, celle qui vit pour l’essentiel de son travail quand il y en a et avec très peu de patrimoine et épargne quand il y en a aussi, ne sont plus dupes de rien. Et surtout pas de la énième comédie qui consiste à dire que pour l’essentiel c’est encore et toujours nous bien sûr qui allons apurer les comptes comme d’habitude (au nom de la responsabilité, de la morale et de tout ce que vous abîmez par vos mensonges) parce que les autres ne paient jamais des impôts, et de très loin, à la hauteur de leurs rentes et revenus et que après des élections perdues, sans vergogne mais grâce à des institutions hors du temps que nous vivons, vous nous avez imposé un Barnier puis un Bayrou avec la complicité du RN attendant sa promotion en roue de secours du système, de LR sans surprise et des apparatchiks de ce pauvre PS perdus dans les méandres de leur rhétorique et électoralisme compulsif. Avec les médias que l’on sait qui donnent le change comme ils peuvent. Avec de plus en plus de mal.

    C’est normal aussi de signifier que comme vous nous avez bien eu avec vos institutions si habilement bricolées, votre concentration des médias privés et mainmise sur le service public dans une opération de fabrication de l’opinion publique avec des moyens et une puissance jamais vus vous permettant d’être élus par défaut et de tranquillement et avec obstination nous imposer tous les reculs démocratiques possibles sur le droit du travail, la fiscalité, le financement des services publics et le débat démocratique, c’est normal de nous préparer à rééquilibrer le rapport de force. Forts de tout ce que vous nous avez montré et fait comprendre sans le vouloir. De poser les jalons qui nous permettrons d’éviter le piège de la division et la dispersion auquel songent en permanence ceux évoqués ici. Et tout cela va se terminer par des élections comme vous n’en avez pas vues depuis longtemps si nous n’oublions pas d’être responsables, courageux et lucides en pensant à ceux qui nous ont précédés et ceux qui nous suivent. Eliminons d’emblée  tous ceux qui ont permis cela dès les premiers votes et dans tous les votes dès les premiers tours. Ce n’est pas le vote utile, c’est le vote salutaire dorénavant. 

    La notion de démocratie citoyenne n’est pas un vain mot. Tout repose sur notre prise de conscience et notre volonté, les deux allant de pair. Au point où nous en sommes, je ne vois pas pourquoi nous en manquerions. Nous avons juste besoin d’être majoritaires contre des gens largement minoritaires par le nombre dont nous connaissons les outils et les procédés d’influence et dont l’intérêt a toujours été de nous tromper, diviser, éparpiller ou décourager. Ne perdons plus de temps et ne manquons surtout pas la fenêtre ouverte qui pourrait bien se refermer parce ce que l’enjeu devenu vital est aussi de pouvoir exercer dorénavant un contrôle citoyen chaque jour plus nécessaire sur la qualité de l’information qui nous est donnée et les usages des nouvelles technologies et leur puissance sinon ce sera l’outil irrésistible, aux mains d’une très petite minorité, de notre domination et aliénation aussi sûrement que la grenouille se laisse cuire tranquillement dans son bain progressivement réchauffé.


    • ddacoudre ddacoudre 5 août 2025 22:49

      @Octave Lebel
      bonjour.

      Et tout cela va se terminer par des élections comme vous n’en avez pas vues depuis longtemps si nous n’oublions pas d’être responsables, courageux et lucides en pensant à ceux qui nous ont précédés et ceux qui nous suivent.
      Sauf que tu as mis un si. 1968 a abouti parce que les syndicats ont rejoint et mené le conflit, aurions-nous eu un changement de régime alors, j’en doute fort. Un changement de régime signifie sortir de capitalisme ; je ne pense pas que ce soit l’objectif de ce 10 septembre, je vois mal les salariés s’approprier les entreprises pour en faire des Scops.
      J’explique souvent qu’il est inutile d’imposer les entreprises qui le retirent de leur chiffre d’affaires qu’ont financé les clients qui sont en majorité écrasante les salariés. C’est pour cela que j’ai écrit que ce sont eux qui ont financé les revendications des gilets jaunes et s’ils remettent cela avec le mouvement du 10 septembre il en sera de même. C’est la même chose pour les syndicats quand ils reçoivent une redistribution. Le plan comptable l’inscrit comme charges et l’inclut dans le coût de revient du produit ou du service qu’achèteront les salariés avec la redistribution qu’ils ont reçue. Nous tournons comme cela en rond et ils ont pu accéder au confort actuel par la circulation monétaire à crédit, pour ceux qui le peuvent encore.
      Nous ne sommes pas près de changer cela si nous ne changeons pas le plan comptable, qui est fait pour dégager des bénéfices et profits pour l’employeur et non pour les salariés. Même les primes d’intéressement rentre dans le coût de revient, puisque L’intéressement des salariés, parfois appelé «  prime d’intéressement » se comptabilise généralement dans un compte 6414 Indemnités et avantages divers.
      Pour changer cela faudrait-il que les salariés en aient conscience. cordialement ddacoudre overblog


    • JulietFox 6 août 2025 11:51

      @Octave Lebel

      Quand toutes les couches de la Société de NOTRE pays se serrera les coudes, ça a une chance de marcher.
      Rêvons que les agriculteurs à qui nous achetons les produits, viennent nous épauler avec leur engins, que les trains s’arrêtent, que les avions soient cloués au sol. Baillerou et son patronnou,seraient mal. Mais attention à Taïot et MOussa.


  • Octave Lebel Octave Lebel 6 août 2025 12:05

    D’accord sur les analyses et propositions économiques. Et il y en auraient bien d’autres. Un gros travail de réflexion (invisibilisé pour l’essentiel sans surprise) pour gérer une transition a déjà été fait. Par ailleurs bien sûr que je mets un si parce qu’effectivement les choses ne se font jamais toutes seules et que nous ne sommes pas des spectateurs ni « les français pensent que » des sondages et de ceux qui les commentent en fabricant l’opinion publique qui les arrange avec la dose de division, de dispersion et d’abstention nécessaire pour que le système en place perdure.On voit ce que cela donne. Il y a des médias et des politiciens qui ont un vrai savoir-faire pour cela. Et ils en ont tellement fait que c’est devenu assez facile à voir et comprendre. C’est donc à chacun de nous de faire l’effort à la fois d’essayer de comprendre et de ne pas se laisser conditionner et manipuler par le système médiatique en place et ces gens. Ensuite au-delà des revendications de justice sociale et d’efficacité économique indispensables, il ne faut surtout pas oublier que la mise en place d’une démocratie fonctionnelle est nécessaire et vitale car quelques que soient les acquis sociaux obtenus, sans cela, tout sera remis en cause à la première occasion.

    Ici FO joue son rôle, en tant que syndicat, de vecteur de rassemblement dans cette dynamique alors que l’arme la plus puissante de nos adversaires est de susciter et nous inviter à toutes sortes de divisions. Il y a plein d’autres vecteurs de rassemblement qui peuvent jouer dans tous les secteurs de la société. A mon avis la perspective, la nécessité incontournable, la responsabilité de fonder une démocratie citoyenne est le facteur central et le levier indispensable qui dépassent les mouvements politiques eux-même.Afin de pouvoir  mettre sur pied de nouveaux fonctionnements de nos sociétés qui vont reconfigurer le rôle du citoyen et du dirigeant politique en amplifiant la responsabilité conjointe dirigeants/citoyens.A mon avis, c’est le point central de rassemblement de tout mouvement social et politique d’ampleur et de toutes les élections qui arrivent.Il s’agit de nous donner dorénavant les moyens de savoir, de comprendre et de décider dans une dynamique collective démocratique. A minima notre vote est indispensable et déterminant. A chacun de prendre ses responsabilités. 


  • Goldo Du Goldo Du 7 août 2025 19:53

    Fo... FO ? FO !

    Ahahahahahah.


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