mercredi 18 août 2010 - par blogeursolitaire

Génération précaire

Je m’appelle A. et je souhaite rester anonyme, car de nos jours, la génération de jeunes diplômés au chômage n’a pas le droit de se plaindre. J’ai 24 ans, je viens de terminer une école de commerce et depuis 3 mois je suis au chômage ou plutôt en « recherche d’emploi ».

Ce billet n’a aucune revendication précise, il me permet juste d’exprimer à l’écrit, ce que beaucoup pensent tout bas, mais n’ose pas dire.

Ce billet est écrit à la première personne mais je pense qu’il représente une génération de jeunes diplômés amers de la réalité qui les frappe à la sortie de leurs études.

Tout avait bien commencé, il y a 5 et demi, après avoir passé dans un modeste lycée de Lyon un baccalauréat général, j’ai rencontré sur un salon différentes écoles de commerce. Elles m’ont promis à l’époque, un "cursus professionnalisant", des "stages instructifs", une ambiance "hors du commun", et bien sûr à la sortie un emploi avec une rémunération moyenne comprise entre "30 et 45k". Alors à l’époque, moi âgée de 18 ans, en quête d’indépendance, j’ai sauté sur l’occasion, passé les concours et été acceptée dans l’une des nombreuses écoles de commerce « post-bac », qui me paraissait convenable.

Leur cursus en 5 ans coutait à l’époque (et encore aujourd’hui) plus de 30 000 €, mais on m’a vite rassuré, il suffisait de faire un prêt étudiant. Chose que j’ai faite sans problème. Les banques sont friandes des petits jeunes, qui leur payent pendant 5 ans des intérêts annuels et remboursent juste après la sortie de leurs études la somme empruntée.

Alors je suis montée dans la capitale, j’ai cherché une petite chambre de bonne et comme je suis issue d’une famille nombreuse, il a fallu trouver un job étudiant, après plusieurs positions instables, j’ai fini par travailler en CDI de 20h/ semaine à McDonalds. Les deux premières années ne m’ont pas déçu pour rester honnête, des bases solides dans des matières, j’avais tout à apprendre (droit, comptabilité, gestion), la formation était donc au rendez-vous. Par contre, j’ai compris, que je n’aurais plus beaucoup de vacances, avant un certain temps. En trois ans, je n’ai pris pas plus de 6 semaines de vacances et très peu de weekend. La vie parisienne coûte cher, il m’a fallu travailler pendant toute la durée de mes études à temps partiel et à temps plein pendant les périodes de vacances scolaires. J’ai ainsi supprimé la notion de weekend, je me suis accordé du repos uniquement une petite semaine a Noël et une semaine ou deux en Juillet / Août. Pendant ce temps, la jeunesse dorée de mon école allait s’éclater à Saint-Tropez en été ou Deauville le weekend.

En troisième année, avec des résultats satisfaisants, je fus acceptée pour un échange Erasmus en Europe. Six mois de pause, où j’ai étudié dans une université étrangère ; six mois d’ouverture culturelle, six moi de rencontres multiples, et des weekends enfin ! Merci à l’Europe !

De retour à Paris, pour six mois de stage, j’ai tenté de créer une boîte, avec une collègue de l’école.

On a gagné des concours, donc des financements, une belle expérience enrichissante professionnellement parlant mais fatigante avec des semaines longues, parfois 90 heures de boulot hebdomadaire mais pour la bonne cause. Avec l’arrivée de la crise immobilière, j’ai revendu mes parts 1 an après, épuisée par le rythme entre étude et boîte à gérer, et sans le sou, ne voulant pas utiliser le peu de trésorerie que l’entreprise réussissait à rentrer. L’entreprise ne décollait pas comme espéré et le milieu était plus rude qu’on ne l’imaginait.

Puis sont venu les deux années de Master, la blague ! 2 ans de vent ! Les écoles cherchent à remplir des cases horaires pour justifier les 6 000 euros annuels. Pendant ce temps il a fallu continuer à travailler à coté. La reprise d’un job étudiant après la création d’une entreprise où l’on a managé des personnes, cela n’est jamais facile, mais cela pousse à être humble. J’ai donc de nouveau enchaîné les petits boulots, pour faire finalement 1 an comme livreur de pizza, puis après un gros accident, je me suis dit qu’il était stupide de mourir en livrant les pizzas des riches clients du 17eme arrondissement. Alors retour à la case « mcdo » ! Après tout les jobs étudiants, je peux affirmer que « mcdo », est un des jobs les plus épuisants en parallèle des études. 5 heures de travail après une journée de cours sont usantes. Pour la première fois à 23 ans j’ai senti que mon corps se fatiguait.

Je ne regretterai jamais mon expérience de job étudiant, au contraire, elle m’a permis de connaître la galère, mais elle m’a permis d’apprendre à être humble et d’être ouverte, car derrière les jobs étudiants, il y a une génération, qui elle aussi n’a pas les parents pour financer une vie étudiante. Une génération silencieuse, qui malgré le travail sourit et essaye de rigoler. Cette génération là, au lieu de sortir dans le bar le vendredi et le samedi soir, elle travaille. Cette génération m’a permis de comprendre qu’elle est plus méritante que la jeunesse dorée parisienne.

4 ans et demi après le début de mes études, il y a 7 mois, je rentrais en stage de fin d’étude, alias stage de "pré-emploi". La bonne affaire je pensais ! Une grande entreprise française qui payait 1 000 euros / mois ses stagiaires.

Après l’entretien, je m’en rappelle encore, je suis rentrée chez moi, le sourire aux lèvres, écrivant ma lettre de démission pour « McDo ». C’était la période de noël, je pensais que pour moi « la galère » était finie.

Deux semaines après le début de mon stage, on comprend vite la magouille, pour 60 personnes qui travaillent en CDD ou CDI, il y a 40 stagiaires ou plutôt des "assistants". Globalement ils ont tous (et toutes) le même profile BAC +5, école de commerce, ambitieux, et qui changent tous les 6 mois ou un an, mais ils ont pourtant des responsabilités.

On renouvelle les stagiaires, on ne leur dit pas clairement au début qu’il n’y aura pas de poste à la clé.

Pour se déculpabiliser, on nous dit que toutes les grosses entreprises françaises font comme cela. Et puis de toute façon on doit s’estimer heureux d’avoir un stage.

Dans ma génération, on ne se plaint pas, on doit avoir l’air « d’un winner » et faire semblant d’être heureux de travailler dans l’openspace, on enchaîne les heures supplémentaires pour prouver que l’on veut réussir qu’on est « involved » (impliqué). Peut-être, qui sait, à la fin des 6 mois, il va y avoir une création de postes (1 poste pour 40 stagiaires), ou l’on enchaînera sur un CDD, puis sur un autre, pour enfin décrocher après 2 ans de bon et loyaux services un CDI ou pas.

Mais chut ! Il ne faut pas critiquer, sinon on est considéré comme un mauvais élément. D’ailleurs il n’y plus de syndicats, car on n’est pas des cheminots. Mais légalement aussi ce n’est pas possible, les boîtes sont débordantes d’imagination pour composer des petites structures juridiques qui permettent de contourner la création de délégués syndicaux, car on a plusieurs entreprises au même étage qui font moins de 50 employés. Elles font la même chose, mais légalement on ne peut pas créer de représentations puisque les structures ont moins de 50 employés. (En cumulé elles ont 500 employés dans le même bâtiment)

A la fin de stage, on nous félicite, on nous offre même un pot de départ : la reconnaissance ! Tous les 6 mois, les "jeunes cadres dynamiques" peuvent prendre le goûter gratuitement en fin d’après-midi à la « k-fet » avec les pots de départ des stagiaires.

Enfin j’ai dû former ma remplaçante, expérience que j’ai trouvée très castratrice. Ma remplaçante est arrivée, elle aussi pleine d’ambitions, comme moi 6 mois plus tôt, mais elle m’a peine regardé, elle a dû se dire que si je pars c’est que je n’ai pas su faire la différence.

On aimerait tellement lui dire que dans 6 mois cela sera son tour, mais non il faut être positif et puis dans l’openspace, tout se sait, tout s’entend, on se surveille. Mais officiellement on évolue dans une atmosphère "fun" et faussement "décontractée".

Après le pot de départ du vendredi, me voilà chez moi un lundi matin, en train de collecter toutes mes fiches de paie depuis 7 ans pour aller s’inscrire en tant que demandeur d’emploi. Je repense à mon inscription dans mon école, il y a 5 ans, à cette époque le chômage me paraissait inenvisageable, pour moi le chômage c’était pour les autres, ceux qui ne savaient pas se débrouiller, encore une belle leçon d’humilité Depuis 6 mois donc, je suis en recherche d’emploi, je passe mes journées sur les sites Internet à scruter le peu d’offres pour les jeunes diplômés. J’actualise mon profil Viadeo, Lindkedin, Xing, et optimise mon référencement. Toujours donner l’impression d’être actif, toujours donner l’impression d’être la personne à prendre.

Et depuis je collectionne les réponses négatives automatiques envoyées par centaines par les robots des services RH. Mon profil est noyé dans la masse des milliers de jeunes comme moi.

Personne n’en parle, aucun chiffre précis, mais pour moi l’amplitude est énorme : depuis deux ans le taux de chômage chez les jeunes sortant d’école de commerce est bel et bien très élevé. On a l’impression que les boites se donnent des mots d’ordre « uniquement les "top five" », c’est-à-dire les 5 meilleurs écoles de commerce de France.

On envoie des CV personnalisés par dizaines, et on perd espoir, car on ne comprend pas pourquoi.

On va voir des personnes qui nous aident à revenir sur nos CV et lettres de motivation, mais toujours rien ! On scrute son téléphone dans l’attente d’un appel ou d’un mail dans un monde surconnecté.

En toute modestie, je pense avoir pourtant un profil intéressant, pour les offres auxquelles je postule. Du moins assez pour un entretien.

Habituée de l’international, j’ai développé une expertise technique rare en école de commerce et écrit quelques publications dans certains magasines spécialisés. Rien de bien fantastique, mais qui, je pense, peut attirer la curiosité.

De temps en temps, on a des appels pour des propositions d’emploi, mais les entretiens sont annulés au dernier moment car les recruteurs ont finalement recrutés par "voie interne", ou bien on nous propose des salaires à peine plus élevés que le SMIG pour des missions où l’on sait que l’on aura beaucoup d’heures supplémentaires, ce qui reviendra au final à un SMIG horaire, voire moins.

On me pose souvent la question "quelles sont les statistiques de ma promotion ?".

En règle générale, ceux qui ont fait un stage dans la banque et la finance trouvent sans problème un travail avec de bons salaires. On se demande d’ailleurs si la crise financière a vraiment eu lieu. Une bonne partie trouve grâce à leur réseau personnel. Cela m’a d’ailleurs appris à prendre sur moi en voyant une partie de la jeunesse dorée parisienne, se faire propulser sur des postes sans en avoir la compétence.

Enfin il y en a pas mal comme moi, qui n’ont pas un réseau personnel très influent (père militaire, mère femme au foyer).

On se retrouve donc à postuler pour des offres où l’on sait pertinemment qu’il y a plus de 500 candidatures pour le même poste. « Vont-ils ouvrir mon CV ?" On ne le saura jamais. Néanmoins on se doute en recevant la réponse négative automatique, qu’ils n’ont pas pris le temps de regarder en détail le profil.

Mais dans tous les cas, il faut garder le sourire et se dire que si on au chômage, c’est de notre faute sans doute.

De toute façon je suis obligée, en attendant, de continuer un job étudiant, pour financer ma vie et si possible mettre de coté. Car dans un mois je commencerai à rembourser mon prêt qui sont des mensualités de 450 euros / mois.

Si je n’avais pas eu ce prêt, il y a bien longtemps que je serais partie marcher sur les routes de l’inde en direction de l’Asie.



277 réactions


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 23 août 2010 10:19

      ecole post bac en 5 ans a Paris, ca peut etre l’ISEG, l’EPEIGE, l’ESSCA, l’IPAG ....

      franchement, à ce prix la, pourquoi ne pas aller etudier à l ’etranger dans une VRAIE fac ?


  • vilistia 18 août 2010 17:59

    Ulysse

    Fuite des jeunes diplômes vers l’étranger.
    2005 :
    Fuite vers l’étranger des jeunes diplômés - iFRAP 

    2010 : 

    TRUE PEOPLE - Fuite vers l’étranger des jeunes diplômés


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 18 août 2010 18:49

      Ho, je sais.

      La raison de cela est simple, en France on croule sous les gens bien formés alors que dans beaucoup d’autres pays, il en manque.

      Chez les anglo-saxons, peu de gens font des études du coup ils manque de main-d’oeuvre qualifiée. Alors quand un français va à l’étranger il se retrouve sur des marchés du travail où il y a plus d’emplois que de personne tout le contraire de la France où ce sont plutôt les secteurs à faible qualifications qui manquent de personnel.

      D’ailleurs il me semble que la France a le coût du travail le plus faible des pays de l’OCDE pour les BAC+5. Raison pour laquelle des entreprises comme Microsoft « délocalisent » en France où il y a une main-d’œuvre très qualifiée bon marché.

      Quand j’étais au Canada, il n’y avait que des étrangers dans les facs de science, c’était incroyable. Du coup dans ces pays quand on arrive avec de « gros » diplômes on trouve facilement car il n’y a aucune concurrence locale ou presque. Le niveau de l’enseignement secondaire étant totalement nul.


    • vilistia 18 août 2010 18:56

      Ulysse, vous dîtes :
      Le niveau de l’enseignement secondaire étant totalement nul au Canada.

      Cela tord l’idée que le niveau scolaire serait nul en France !


    • vilistia 18 août 2010 18:15

      peres

      OUi, il y a une discrimination mais il ne faut pas hésiter pour ces jeunes d’aller à l’étranger.... Et comme vous dîtes : « les basanés » ont un intérêt pour LE PSEM mais il faut connaître l’arabe ou le turc plus facile car l’alphabet est latin et pourquoi pas la Russie .


  • jmcn 18 août 2010 18:03

    Ce post résume à lui seul pourquoi un Jean Sarkozy, étudiant minable, président de l’EPAD est un scandale sans nom, une insulte à toute la jeunesse qui doit trimer à mort pour avoir des miettes, et une illustration de pourquoi la classe politique actuelle est totalement incompétente et déconnectée pour faire évoluer quoi que ce soit.

    Toutes ces écoles de commerce sont des miroirs aux alouettes faisant elle-même commerce du rêve capitaliste avec des méthodes capitalistes.

    Lorsque Jean Sarkozy fut présenté pour être président de l’EPAD (pure machine à fric avec valise de cash pour tous les membres du bureau de manière régulière, c’est la prime de présence) j’en ai été tellement ulcéré que j’ai voulu fonder un parti politique. Alors je suis allé voir les lois de financement. Ce fut très instructif : ces lois sont faites de manière à ne pouvoir permettre à personne, n’ayant pas les connections pour recevoir des financements occultes, de réussir à réunir les fonds nécessaires pour mener une campagne correcte. L’affaire Woerth en fut une superbe illustration.

    La boucle était bouclée. J’ai renoncé, il faut mieux repeindre quelques guillotines et recommencer à faire valser les têtes à la volée et les exposer devant l’Elysée, que le suivant en soit marqué.


    • perlseb 18 août 2010 20:11

      Merci pour ce commentaire. J’en cherchais justement un qui parlait de Jean Sarkozy et je l’ai trouvé.

      Pourquoi ? Tout le monde parle d’un monde de merde, d’une jeunesse qui se fait enc... Ce n’est pas la règle pour tous. D’ailleurs je suis sûr que ceux qui s’amusaient à Saint Tropez l’été pendant que l’auteur bossait ont eu plus de facilités pour trouver un emploi rémunéré décemment (disons, en rapport avec le diplôme).

      La plus grosse illusion de cette société est de croire qu’elle fonctionne au mérite. Pour gagner de l’argent, il faut déjà en avoir par son milieu. Si quelques pauvres (triés sur le volet pour leur cupidité infantile sans limite) réussissent à partir de rien, c’est justement pour entretenir cette illusion (mythe du « self made man » en Amérique, ou de la méritocratie en France).

      Bien évidemment, quand on est issu d’un milieu favorisé et qu’on trouve (par relations : tout le monde fait pareil !) un boulot bien payé, c’est que l’on est doué et que les autres sont mauvais. On peut avoir bonne conscience quand on a un culot monstre (il n’y a qu’à voir Jean Sarkozy).

      Pour ma part, j’ai connu 2ans et 2/3 de chômage après mes 10 mois de service militaire (passés à faire du ménage en tout genre), tout ça avec un diplôme d’ingénieur d’une école très connue. J’ai démissionné depuis car mon travail, même bien payé à la fin, était sans aucun intérêt.


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 23 août 2010 10:23

      jmcn, tu resumes le sentiment de beaucoup, dont des liberaux

      Jean Sarkozy : le népotisme à la française ?

      Alternative Libérale s’oppose fortement à la nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad et rappelle que le népotisme ne peut avoir sa place dans un Etat de droit

      http://www.alternative-liberale.fr/index.php/index.php/politique/jean-sarkozy%C2%A0-le-nepotisme-a-la-francaise%C2%A0.html

      n hesite pas à joindre ton combat à celui des liberaux


  • heliogabale boug14 18 août 2010 18:18

    Vous avez essayé les candidatures spontanées : essayez mais de façon intensive : essayer de repérer toutes les entreprises qui pourraient être intéressées par votre profil et envoyez une candidature spontanée. C’est de l’ordre de quelques centaines d’entreprises peut-être. Ne vous faîtes pas chier : lettre de motivation type et non manuscrite quand vous envoyez par courrier.
    Vous n’avez rien à perdre, somme toute.


  • heliogabale boug14 18 août 2010 18:24

    Sinon, essayez les concours de l’administration publique...il y a des postes qui pourraient vous intéresser et qui ne sont que peu concernés par les réductions d’effectif...


  • cmoy patou 18 août 2010 18:34

    Je ne suis pas basané mais carrément noir ,d’origine togolaise j’ai choisi la nationalité française

    alors pour tous ceux qui dénigrent mon pays voici mon cursus et la preuve que l’on peut réussir dans ce pays, bien entendu que celà à été plus difficile que pour les blancs mais comme partout dans le monde quand on vient de l’étranger c’est plus diffiçile.
    B.C

  • Aldebaran Aldebaran 18 août 2010 18:39

    Tu as décidé de te conformer au système. Il fallait y penser avant...


  • Takalanni 18 août 2010 18:53

    Il faut maintenant réfléchir sérieusement à comment vivre autrement !

    bien vivre sans avoir un emploi ! Ca doit etre un défi a la hauteur de notre jeunesse non ?

    un peu trop haut peut-etre encore pour l instant mais on y viendra car il y a peu de lueur d espoir dans le systeme global actuel


  • pallas 18 août 2010 19:08

    L’Europe, qui hier était Fière est devenu une vieille prostituée ce vendant au plus offrant comme une vulgaire Catin du Bois de Boulogne.


  • Proudhon Proudhon 18 août 2010 19:21

    @l’auteur

    En fait la phrase de votre texte qui résume tout est celle-là :

    "Une bonne partie trouve grâce à leur réseau personnel. Cela m’a d’ailleurs appris à prendre sur moi en voyant une partie de la jeunesse dorée parisienne, se faire propulser sur des postes sans en avoir la compétence.Enfin il y en a pas mal comme moi, qui n’ont pas un réseau personnel très influent (père militaire, mère femme au foyer)."


  • L'enfoiré L’enfoiré 18 août 2010 19:22

    En tous cas, je sens que blogeursolitaire va avoir de la lecture ce soir.
    En retirera-t-il des idées et des solutions ?
    Il serait intéressant qu’il en fasse un résumé.
     smiley


  • lolo 18 août 2010 19:26

    En France, pour trouver un emploi le carnet d’adresse dont on dispose est bien plus important que le diplôme. Si mes souvenirs sont bon, un conseiller en recrutement m’avait parlé d’environ 2/3 des emplois pourvus sans passer par le marché de l’emploi, mais seulement par le bouche à oreille et les contacts. Donc quand on cherche un emploi en utilisant les offres publiées, en fait la majeure parties des offres (dont les plus intéressantes) nous échappent.
    Ensuite, il y a la particularité des grandes écoles d’ingénieurs/commerce. Il faut être dans le top 5 des écoles, comme dit dans l’article, sinon c’est dur.
    L’autre problème est la ségrégation que rencontreront de toute façon les diplomés issus des milieux ouvriers ou modestes. Un DRH est un pro qui en discutant avec vous verra trés vite d’ou vous venez. (moi personellement mon accent trés prononcé du sud de la France a été j’en suis sur un handicap pour mes entretiens, qui dit accent du midi=issu de la classe ouvrière du midi). Les DRH eux issus des grandes écoles préfèreront employer qqun issu des grandes écoles, tout simplement parceque les étudiants entrant dans la grandes écoles viennent majoritairement des classes aisées, donc du même monde qu’eux et qu’ils les pensent plus adaptés culturellement au monde de l’entreprise.
     http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2010/08/10/les-doctorats-un-immense-gachi-faute-de-place-dans-le-public-et-mal-armes-pour-le-prive_1397362_3232.html
    Cet article du monde le dit bien, le savoir être le frein invisivle à l’embauche...

    Avec une telle mentalité en France, c’est sur que les élites tournent en circuit fermés et s’autoreproduisent, les bons emplois rémunérateurs sont réservés aux classes aisées.

    Personellement j’ai quitté la France. Avec un doctorat en science en poche, un doctorat réalisé qui plus est à 50% en entreprise, impossible de trouver autre chose que des jobs de chercheurs en contrat courts dans des labo privés ou publics pour moins de 25kE/an. Même pas de quoi me loger décemment.
    Les recruteurs français délirent. J’ai vu des offres d’emploi ou l’on réclame doctorat, complété d’un MBA ou master en management et 3 langue parlées. Un doctorat = bac+8, MBA=+2ans...N’importe quoi, faut pas pousser, et tous çà pour ne même pas arriver à 30kE par an. Quand on a déjà un bac+8, les recruteurs sont-ils si idiots qu’ils nous croient incapables de nous adapter ou d’évoluer, de nous former à d’autres compétences que notre formation initiale ???

    Donc cela fait une année et demi, que j’ai quitté la France, et aucune envie d’y revenir pour le moment. Ailleurs il y a du boulot pour qui est bien formé, et le diplome ne sert qu’à assurer à l’employeur que vous avez un certains niveau. Etre jeune est bien vu et n’est pas synonyme de petit con. On n’hésitera pas à vous faire dévier de votre formation initiale et à vous donner de responsabilités. Alors qu’en France, on demeure totalement enfermé par les recruteurs dans sa formation initiale...

    SAlutations et bon courage à l’auteur pour la suite. L’étranger ce n’est pas forcément les USA, mais aussi Suède, Norvège, Danemark, Allemagne, Suisse...

     


    • Internaute Internaute 18 août 2010 19:39

      Les DRH qui font leur boulot choisissent des candidats en fonction des postes à pourvoir. Je doute qu’ils prennent un X comme caissière parceque eux-mêmes seraient sortis de l’X.

      L’accent n’a pas empêché Pasqua ni Gaudin d’arriver au sommet.

      Vous employez le masculin et c’est là que le bât blesse. Les DRH sont maintenant principalement des femmes ayant fait psycho-socio ou une école de commerce, sans expériences de production. Le problème qu’elles ont est leur manque de culture générale dans le fonctionnement des entreprises, leur manque de sens pratique si vous préférez. Résultat elles font coller point par point les caractéristiques du poste avec les CV sans aucune réflexion. Un gars qui est soudeur pétrolier deviendra un excellent argonaute en une aprés-midi mais si le poste décrit un besoin d’argonaute, ce cv passera à la poubelle.

      Pourquoi les chefs du personnel sont-ils devenus des directeurs de ressources humaines ? C’est du mimétisme stupide des boîtes américaines qui traduit un manque complet de peronnalité et de caractère. C’est en plus péjoratif pour ceux qui cherchent du travail. On les considère comme une ressource, au même titre que le charbon ou les ressources financières de l’entreprise.


  • sonearlia sonearlia 18 août 2010 19:34

    Eh oui, on n’aurait jamais du laisser faire les délocalisation.


  • pallas 18 août 2010 19:54

    LA Génération 68, les quadra, les jeunes de 20 ans, vous avez fini de pleurer ?.

    Quel belle et magnifique petite bande «  »«  »« des Générations de Ratés »«  »« que voila.

    Sa ne vous dérange pas que je vous nomme des »«  »Ratés«  »«  » ?.

    C’est ce que vous etes aux yeux de la totalité de la planete.

    Allez les amis, ça fait 40 ans que vous etes des Loosers, des perdants, de nases, vous avez voulu vivre ainsi, pourquoi pleurer votre sort ??.

    Il faut un peut de fierté dans la Loosers attitude nom de dieu.

    Une petite de bande Perdant insignifiant , de laches que vous etes.


    Courage mes mignons, demain sera encore pire, bien pire, il n’y a aucuns espoir, donc garder un peut de pleurnicherie, ne dépenser pas tout de suite votre existence de Raté en pleurant sur votre sort que le Monde Entier rigole.

    Le Nouveau Tiers Monde, qui est l’Occident n’est pas facile, mais bon, c’est la vie, il faut s’y faire.

    Certes vous vivrez dans la pauvreté, la violence, la guerre civil, la peur perpetuel, mais c’est pas grave, regarder moi, je vie trés bien.


    • jojo 19 août 2010 12:29

      Avec ton orthographe et ta façon de penser, je comprends que tu vives bien... Quel est ton métier ? lol.


  • sleeping-zombie 18 août 2010 20:17

    Salutations,

    Bon article, bien écrit. J’ai ressenti a peu près la même chose il y a 6 ans, avant de trouver mon boulot actuel. Le coté désabusé en moins parce que je suis cynique de nature.

    J’avoue que j’ai pas pris la peine de lire la centaine de réactions qui précède celle-ci mais juste deux remarques :

    - en France, les meilleures écoles sont celles qui te payent pour étudier chez eux. Puis viennent les gratuites (ou quasiment, les droits de scolarité des université sont quand même très faibles), et les pires sont celles que tu payes. Et plus tu payes cher, moins bonne est l’école. En fait, payer cher son école est juste une façon de prouver que tu viens d’un milieu riche, pour attirer la cooptation. T’en parles très bien, je m’étend pas.

    - s’il faut faire partie du « top 5 » pour avoir une chance d’attirer l’attention, qu’est-ce qui t’empêche de mentir sur ton CV ? c’est jamais vérifié (la vérification prend du temps, ça coûte..) et c’est même pas un motif valable de licenciement si jamais ça vient a se savoir plus tard...

    ++


  • ph11 18 août 2010 20:56

    Mouais, quand on va faire des études dans un milieu où la concurrence est trop élevée, c´est ce qui arrive.
    C´est un gros problème en France de mettre en avant des métier prestigieux socialement parlant, qui ne sont accessible pour très peu de gens, ce qui fait qu´on a des gens qui vont faire des études qui coutent au contribuable, rester au chômage 4, 5 ans avant de suivre une formation...
    Et cette concurrence ne fait que participer à ce système de turn around des stagiaires.

    Mais ce turn around n´aurait pas lieu si les employés étaient moins protégés...

    On protège les travailleurs en rendant difficile le renvoi, on met des primes à l´embauche et on se retrouve avec des entreprises surtaxées cherchent à contourner le système...

    Quand est-ce qu´on comprendra que plutot que de taxer (tout le monde) et distribuer (à qui ?) selon des critères arbitraires, cela ne fait qu´encourager la fraude, le lobbyisme et la corruption... Sans compter que ce système est onéreux à la base...


  • pallas 18 août 2010 21:27

    A quand un article Positif «  »«  »j’ai détruit la Civilisation et j’en fier«  »«  »« .

    La derniere fois qu’une civilisation a disparu c’était l’Empire Romain.

    40 années pour détruire une civilisation qui a plus de 1000 ans, rendez vous compte, un record absolu, inégalé dans toute l’histoire de l’humanité.

    Dédicace à la Génération 68, ainsi que les Trentenaires (ma génération).

    Donc calmez vous, soyez fier, c’est un »«  »« Exploit »«  »«  », ce que vous avez fait.


    • 65beve 65beve 18 août 2010 22:07

      Bonsoir Pallas,

      Je vous conseille d’aller dans un salon de massages thailandais.
      Vous verrez, c’est très relaxant.

      cdlt
      bv


  • Dempy 18 août 2010 21:45

    Nous dans l’informatique on préfère embaucher des étrangers pour des raisons de compétitivité.

    Donc je vous déconseille ces métiers dont la liste suit, mais après vous faites ce que vous voulez, vous êtes libre :

    http://sport-trops.com/marocfoot/2009/06/09/immigration-choisie-france-la-liste-des-metiers-pour-etrangers/

    Immigration choisie France : La liste des métiers pour étrangers

    Voici la liste des métiers demandés par le législateur français concernant l’immigration choisie. La demande sur métiers est selon le besoin des différentes régions de france :
    Attaché commercial en biens intermédiaires et matières premières.
    Cadre de l’audit et du contrôle comptable.
    Chargé d’études techniques du BTP.
    Chef de chantier du BTP.
    Conducteur de machine de fabrication des industries de l’ameublement et du bois (et matériaux associés).
    Conducteur de travaux du BTP.
    Dessinateur de la construction mécanique et du travail des métaux.
    Dessinateur du BTP.
    Dessinateur en électricité et électronique.
    Dessinateur-projeteur de la construction mécanique et du travail des métaux.
    Dessinateur-projeteur en électricité et électronique.
    Façonneur bois et matériaux associés (production de série).
    Géomètre.
    Informaticien d’étude.
    Informaticien expert.
    Inspecteur de mise en conformité.
    Installateur-maintenicien en ascenseurs (et autres systèmes automatiques).
    Maintenicien en électronique.
    Marchandiseur.
    Mécanicien d’engins de chantier, de levage et manutention et de machines agricoles.
    Opérateur de formage du verre.
    Pilote d’installation de production cimentière.
    Responsable d’exploitation en assurances.
    Technicien contrôle-essai-qualité en électricité et électronique.
    Technicien de fabrication de la construction mécanique et du travail des métaux.
    Technicien de la vente à distance.
    Technicien de méthodes-ordonnancement-planification de l’industrie.
    Technicien de méthodes-ordonnancement-planification de l’industrie.
    Technicien de production des industries de process.
    Technicien des industries de l’ameublement et du bois.
    Technicien qualité de la construction mécanique et du travail des métaux.


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 18 août 2010 21:57

      Erreur !

      Tu te trompes complètement !

      Bien au contraire ta liste montre les métiers ou il y a une pénurie de main-œuvre !

      D’ailleurs, je suis dans cette liste ainsi que plusieurs personnes que je connais qui elles ne sont pas au chômage !

      Pour ce qui est des informaticiens étrangers, effectivement des boîtes essaient de faire venir des gens d’Afrique du nord mais franchement c’est pas l’envahissement. En 3 ans j’en ai vu passer 1 pour peut-être 200 Français.


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 18 août 2010 22:06

      Pour en revenir à l’informatique, ils ont du mal à les faire venir ce n’est pas étonnant.
      Ils veulent moins les payer que les français. Et entre 1800euros par mois à paris et 1000 en Tunisie le choix est vite fait rapporté au coût de la vie.

      D’autant que pour ceux qui veulent partir à l’étranger il y a beaucoup mieux que la France.


  • Réflexions du Miroir allusion 18 août 2010 22:38

    Cher Monsieur A,
     Quand vous dites « depuis 3 mois je suis au chômage ou plutôt en « recherche d’emploi ». », ne trouvez-vous pas que cela soit normal.
     Je connais beaucoup de jeunes qui restent bien plus longtemps, sans trouver le bon job.
     Pas d’impatience.
    Bonne soirée


  • duane 18 août 2010 22:42

    Et allez, encore un article bidon !

    ça sort d’une école de commerce et ça parle du SMIG !

    L’auteur n’était même pas née que le SMIG n’existait plus, remplacé par le SMIC en 1970 !

    Ca commence à dater, non ? Et ils ne seraient pas encore au courant dans les ESC ?

    Par contre le SMIG existe au Maroc !

    Alors, cherchez l’erreur !


  • lord_volde lord_volde 18 août 2010 22:51

    Etant spécialiste des questions portant sur l’enseignement infra et post bac, je peux vous assurer que la blogueuse solitaire a trop cru aux contes de fées.
    Pour pasticher l’idée développée par Blondin dans le célèbre « le bon, la brute et le truand », je diviserai le monde en 3 catégories : ceux qui sont au sommet de la hiérarchie, ceux qui possèdent un héritage potentiel et/ou une place équivalente à une rente de situation, et le reste du monde qui patauge dans la précarité et l’escalagisme moderne.
    Toi tu creuses... smiley
     


  • Hijack Hijack 18 août 2010 23:39

    Tu as l’air d’être courageux/euse ... tu galères certes, mais tous les jeunes galères et certains encore plus !

    Tu parles de mensualités de 450 €, tu as dû emprunter une grosse somme ... à ta place, j’irai voir ma banque pour négocier un étalement de ta dette ... certaines banques je crois vont jusqu’à 84 mois.

    A mon avis, la seule solution ... en France, c’est l’envoi de mails en nombre sur le net ... et fais gaffe à ton orthographe ! Déjà on a du mal à savoir si tu es un homme ou une femme. Bref, d’être clair, précis ...


    • Hijack Hijack 19 août 2010 10:43

      Rectif : (ci-dessus)

      mais tous les jeunes galèrent ...


    • zic_quili 21 août 2010 11:04

      he bien non, prejuge risible, je fais partie de ces diplomes, j’ai cree ma boite, et j’en connais un grand nombre pour qui ton commentaire n’a aucune signification.


    • titi titi 19 août 2010 07:23

      Bah ca doit faire un petit moment qu’il n’y est pas allé au Maroc...

      Mais qu’il aille...


  • mpag 19 août 2010 02:28

    j’ai lu ton article et je comprend ta détresse, malheureusement tu est dans un secteur ou tu est en concurrence avec les pistonés ainsi que les autres elèves.(les fils a papa et maman auront beaucoup moins de difficultés à trouver du travail, on peut pas leur en vouloir.....tant mieux pour eux)
    Ainsi qu’un secteur ultra concurrentielle entre les entreprises et les élèves (les entreprises savent que tu est prête a travailler dur pour une hypothétique place comme tous les jeunes qui poursuivent leurs études comme toi d’ailleurs....... pourquoi recruter ????? ils ont un vivier d’élèves pas chère chaque années).
    De plus la crise n’a pas arrangée les choses.
    Je ne connais pas la solution mais je constate que beaucoup de jeunes ou moins jeunes cherchent à faire des études dans l’hypothèse d’acceder à des échelons élevés dès leur sortie d’école et/ou a un travail en CDI. C possible mais très rare. Le père noel n’existe pas et les entreprises l’ont bien compris.
    Je le dis en toute franchise arrêtons de croire que sous prétexte d’avoir fait de grande études ca mêne nécessairement à un boulot stable avec des rémunération mirobolante et laissons ce discours au écoles qui cherche le profit sous notre dos. avant toute chose posons nous la question de savoir de quoi le marche du travail a besoin. c’est triste à dire mais la personne qui veut faire ça absolument ça dans un secteur ultra concurrentielle a très peu de chance d’aboutir.
    essaye de voir tes prétentions à la baisse ainsi que ton salaire. tu rebondira c sur avec le cursus que tu as.


  • Robin des villes 19 août 2010 05:31

    Je vais resumer votre situation en une video : 


  • Dempy 19 août 2010 08:05

    En 2002 ils défilaient avec leur école contre Le Pen, maintenant ils galèrent un peu et osent se plaindre.
    Mais à part ça si vous ne voulez plus travailler, il y a des tas de jeunes dans le monde qui attendent leur visa pour venir en France et qui seront très contents des salaires qu’on leur proposera.


  • PascalR 19 août 2010 10:34

    J’ai 49 ans et 3 enfants qui galèrent.
    Je ne voudrais pas paraître vulgaire mais beaucoup d’écoles prennent les étudiants pour des cons et des vaches à lait (et les parents aussi quand ils contribuent aux études).
    La crise a bon dos quand les entreprises (le BTP par exemple) françaises emploient à tour de bras des travailleurs à bas coûts issus de l’espace Schengen (roumains, polonais ...), et ça, personne n’en parle mais moi je le vis tous les jours.
    Forcément, la France est attractive vu l’ensemble des avantages à y travailler et à y habiter, mais n’empêche qu’on ne pourra pas longtemps nier que l’Europe, sur l’emploi, nous fait très mal et que nos enfants le paient très cher.
    Si je pousse l’ironie très loin, ils iront postuler en Roumanie pour 150 euros par mois, et les roumains iront bosser en France pour un SMIC.
    Et oui, l’Europe n’a pas que du bon, mais elle est bien là.
    Je souhaite bonne chance à cette anonyme courageuse.


    • Julien Julien 19 août 2010 13:09

      « Si je pousse l’ironie très loin, ils iront postuler en Roumanie pour 150 euros par mois, et les roumains iront bosser en France pour un SMIC. »


      Très bonne remarque.
      Et avec, tous les déplacements, dont les émissions de gaz à effet de serre qui vont avec. Système complètement débile, établi juste pour les patrons et les rentiers.

  • fredo74 19 août 2010 10:46

    Aujourd’hui , un seul mot d’ordre marche ou créve. Les études servent encore à quelque chose encore faut t-il viser juste, les métiers d’avenir ne veulent malheureusement pas dire grand chose , on se vent comme de la marchandise, jetable, nous sommes devenus des produits de notre propre systéme. Mais la différences avec nos ailleux c’est que eux fabriquées encore des produits que nous achetions. Aujourd’hui le chômage de masse est plus rentable que le travail, car les entreprises ne payent plus de charges ou moindre. Le gouvernement n’a pas d’interet à ce que cela change. Ils nous font mirioter que le chomage baissera, comment ? Les entreprises vont voir ailleurs.... A part les services à la personne... ou commerce, et faut -il qu’il y ai des gens pour acheter...Seul notre social nous préserve, pour combien de temps encore... Notre gouvernement veux par n’importe quel moyen faire de son peuple, un peuple à l’américaine, y sommes nous pret, le voulons nous, un travail précaire, plus de cdi , le travail au jour le jour...
    L’individuelisme pur et dure...Voila se que Sarko veux..... 


  • Kefka 19 août 2010 10:59

    Bonjour a tous,

     Mon parcours est simple j’ai 28 ans j’ai quitté l’école a 19 ans avec un bac pro secrétariat, j’ai fait ses études car y avait un maximum de filles. Pas très doué pour les études j’ai décroché mon bac pro de justesse avec 11 de moyenne. J’ai décroché un boulot en intérim en tant que magasiner, aujourd’hui je suis propriétaire d"un appartement crédit remboursé par sa location et d’un pavillon que j’ai refait à neuf et papa de 2 petits garçons. Mon boulot actuel je suis installateur de cuisine a mon compte. Si j’étais sorti trop tard des études je n’aurai jamais eu tout ça. Je ne regrette pas mon parcours. Les études c’est bien quand on ne sait pas ce qu’on veut faire de sa vie mais perdez pas de vue qui faut trouver sa place dans cette société de consommation.


    • Thorgal 19 août 2010 12:23

      @Kefka,

      « Avoir tout ca », ca te donne un sentiment de reussite ?

      J’ai termine mes etudes a 29 ans (j’ai 36 ans actuellement), jamais ete au chomage ... mon boulot me permet de bien gerer mes creances. Je ne considere pas ca comme une reussite mais une necessite plus ou moins artificielle et pas forcement saine ... mon ambition dans la vie n’est certainement pas de travailler ou d’avoir un job. Rien a branler sur le plan « ideologique », je ne reconnais pas la valeur « travail » qu’on nous bourrine sans arret, mais a un niveau plus pratique, j’ai pas trop le choix.

      La difference avec l’auteur de l’article, c’est que mon « ambition » premiere n’est pas forcement « vivre de maniere aisee » (pourquoi passer par une ecole de commerce si ce n’est pour le fric potentiel d’un job pas trop ingrat ?)

      La 2eme difference c’est que je suis parti de France assez tot (23 ans) et ne suis jamais revenu a part pour des vacances occasionnelles. Je ne pressentais aucun avenir epanouissant en ce qui me concerne ... mon intuition s’est averee bien fondee a voir la situation actuelle. L’economie, c’est une chose, mais le « paysage psychologique » en est une autre : « la France » est devenue triste et deprimee. Faut dire, avec les elites que vous vous payez actuellement, c’est assez logique ... 


    • Kefka 19 août 2010 13:49

      Je ne peux vraiment pas me plaindre d’être mon propre patron de gérer comme je veux mes horaires et mes chantiers et de préserver mon cadre de vie. Bien sur je dois rendre des comptes à mes clients mais quand on a un métier comme le mien on a un travail en or.


    • Thorgal 19 août 2010 14:01

      « quand on a un metier comme le mien, on a un travail en or » ...

      question de vision des choses. J’espere me debarrasser de mon job (qui pourtant est bien agreable et bien remunere) tres bientot pour ne pas travailler du tout.


  • jojo 19 août 2010 12:23

    @Rose49

    Je rigole quand je lis ce commentaire : 

    "Quand on sort de l’école, il faut se faire une expérience dans le domaine souhaité.
    Certes, je n’ai pas un bac+5, « seulement » un BTS, dans le commerce, qui ne m’a pas coûté les yeux de la tête, mais je n’ai pas eu la prétention comme certains de vouloir un poste à responsabilités dès l’obtention de mon diplôme."

    Effectivement « seulement » un BTS... Parce que le BTS ne sert à rien, ou être vendeur dans un magasin de vetement...

    « Il ne m’a pas couté les yeux de la tête » : Encore heureux, sinon tu rembourses jamais ton emprunt alors que tu vas être payé 1080 € par mois à la sortie du BTS...

    "je n’ai pas eu la prétention comme certains de vouloir un poste à responsabilités dès l’obtention de mon diplôme« LOOOL un poste à responsabilité avec un BTS oO, tu as vraiment l’impression d’avoir fait de »Grandes études" ???

    On parle de quelqu’un qui sort d’un master, qui a écrit un mémoire (voir 2) et tu te compares à lui alors que c’est a peine si tu fais des dissertations.... LOL... Heureusement qu’il espère avoir un poste à responsabilité, il ne veut pas « tenir un rayon », chose pour laquelle j’espère qu’on a pas besoin de faire d’étude mais surtout besoin d’experience...

    J’ai 23 ans, et j’ai un emploi, je suis « consultant ». Mais je n’ai pas fais de commerce. Cependant, Moi aussi je vis en Open Space et je conseille à A. de ne pas baisser les bras et de monter sa propre affaire si cela est possible, de travailler en auto-entrepreneur si il le peut. C’est en travaillant que le réseau se créé. J’ai rencontré beaucoup de gens qui avaient commencé à travailler en freelance et qui ont fini par se lier d’amité avec des entreprises pour au final être intégré.

    Good Luck


    • titi titi 19 août 2010 14:54

      @jojo

      Tous nos d’jeuns vont à bac+5 en espérant être cadre. Sauf que pour être cadre il faut quelqu’un à encadrer.

      Même dans l’armée mexicaine tout le monde n’est pas officier...

      Tous nos d’jeuns vont à bac +5. Mais des places de cadres y’en a pas.
      Alors heureusement que des gens comme Rose49 ont l’intelligence de s’en apercevoir et d’aller vers des formations, certe moins valorisantes mais plus réalistes.

      Et n’oubliez pas vous qui êtes « consultant » : il vaut mieux un bon technicien qu’un mauvais ingénieur.


  • Marina Mars Marina Mars 19 août 2010 12:48

    Bonjour à vous cher auteur.

    Il est vrai que cela est terrible ; mais au risque de vous décevoir, ou peut-être, qui sait, de vous rassurer, et bien sachez qu’au début de nos premiers pas dans le monde de l’entreprise, nous en sommes (ou avons été) à peu de chose près tous là. Jeune diplômé ou pas. Je ne veux pas parler pour tout le monde, mais je n’ai jamais rencontré personne qui ne se soit jamais fait exploiter. Je suis à peu près sure que nous avons tous vécu la même chose à nos débuts dans l’entrer du monde du travail. L’exploitation des entreprises ne font pas le tri. Il n’y a que les fils à papa et les « élites » autoproclamés qui ne rencontrent pas se genre de problème. Ou moins en tout cas. Car tout de même, j’ai travaillé avec des étudiants dont les noms sont  connus dans le monde des médias, ils font également leurs preuves et travaillent dur aussi. Mais je pense qu’ils rencontrent moins ce genre de problème. Et sont assez vite récompensés dans leurs jeunes ascensions.

     


  • croacroa 19 août 2010 12:56

    eh , oui , moi a l age de cette jeune femme je travaillait a la chaine chez vw , je distribuait des tracts maoistes a la sortie de l usine et je faisait le coup de poing avec les flics venus m embarquer....et des tas de gens de ma generation faisaient de meme !!
    Qu est-ce qu on rigolait alors , c ’était le bon temps...maintenant vous vous tapez dessus a des centaines pour un poste a « pourvoir » et une carotte....dsl mais je ne vous plaint pas , votre generation de « winners » n a que ce qu elle mérite ...


    • Yoann Yoann 19 août 2010 13:40

      Ce n’est pas de leur fautes, c’est ce qu’on leur fait croire ...
      Depuis tout petit faut toujours être premier, commencer à marcher, à parler, après c’est la devise du sport, faut être le meilleur, après c’est l’école, dès la maternelle faut être premiers ...

      La génération de « Winners » c’est de la faute des parents !!! Mes filles je les éduque dans un tout autre esprit afin qu’elles vivent pleinement leur vie et qu’elle ne dépriment pas, ne stress pas comme j’ai pu le faire moi ...


  • Yoann Yoann 19 août 2010 13:35

    Merci pour l’article ... Malheureusement, beaucoup sont passés par là, et plus le sablier du temps avance, plus ce sera dur smiley

    J’ai pas mal galéré aussi, moniteur de colonies de vacances payé 2000 francs par mois, petits boulots de vendeurs payé au smic, tout ça entrecoupé de période de chomage et RMI en fin de droit ...
    Je m’en suis sorti en montant ma boite et en déménageant à la campagne, ça a failli me couter mon mariage à bosser 90 heures/semaine et ma femme étant d’origine parisienne, la campagne et les vaches, ça a quelque peu choqué au départ, mais maintenant elles (ma femme et mes filles) ne peuvent plus s’en passer, la vraie vie est là, oh pas celle trépidante avec son costard, sa rolex ou le vuitton, mais celle on on prends le temps de vivre comme on le souhaite ...
    Je n’ai pas de Rolex, de Porsche et le touti quanti à bobo mais j’ai des poules, 2 chèvres, bientôt 2 moutons, je fais mes fruits, je tente les légumes mais je ne suis pas très doué pour le moment smiley Je n’ai plus de factures électrique (panneau solaire), je coupe mon bois pour me chauffer (1 hectare de bois en non constructible, ça coute 12000€ max à la campagne), bref il ne faut pas vivre comme on nous dit de vivre, il faut vivre comme on a envie ... Après tout dépends de ton addiction au système actuel ... Si elle est forte, je n’ai qu’un souhait à formuler pour toi : Bon sevrage Mlle A. car l’essentiel se situe là smiley


  • zic_quili 21 août 2010 10:49

    votre article, style - clarte - pudeur, temoigne selon moi de vos qualites et de l’absurdite/du caratere non justifie de la situation de jeunes comme vous aujourd’hui.
    contactez moi sur [email protected], qui n’est evidemment pas ma vraie adresse personnelle et transmettez-moi votre CV ou vous pourrez enlever toute info liee a vos coordonnees personnelles si vous le souhaitez.


  • fifilafiloche fifilafiloche 22 août 2010 09:20

    L’expatriation n’est pas une mauvaise idée.


    Si nous avons ici une croissance molle et qui sous le poids d’une population vieillissante devrait le rester sur le moyen terme, il existe d’autres cieux où la croissance a besoin de votre envie de créer et où les opportunités sont nombreuses.

    Par exemple, ma nièce a fini l’ESSCA il y a 4 ans. Durant son second cycle, comme vous, elle a fait un stage à l’étranger, plus précisément en Chine. Elle avait parallèlement à ses études une passion pour la confection. Elle est aujourd’hui créatrice de mode à Changhai. Elle a été modèle, a tourné des films publicitaires, dans un pays dont elle ne connaissait pas la langue 5 ans plutôt. Lorsqu’elle a voulu rentrer en France, il lui a été impossible de valoriser ces expériences, trop de concurrence. Elle est donc restée en Chine et y a fait son premier enfant.

    Cependant rassurez vous. Si la vague d’entrée dans le monde de l’emploi est difficile à franchir, surtout en période de crise, une fois prise dans les rapides, vos efforts supplémentaires fournis par rapport à la « jeunesse dorée » vous donnera un avantage certain.

     Vous devriez échanger avec vos anciens, ceux par exemple qui sont sortis de l’école pendant une autre période de crise, au début des années 1990 par exemple, lorsque le marché de l’immobilier s’est durablement retourné. Regardez aujourd’hui quels postes ils occupent, combien sont restés sur le banc de touche ? Ces statistiques et leurs conseils devraient vous donner de l’espoir. Après tout, 10% de chômage, c’est 90% d’emplois. Etant donné votre motivation, votre envie d’avancer, il n’y a aucune raison que cette situation transitoire devienne pérenne.

    Courage !

  • Marc Bruxman 22 août 2010 13:02

    Vous avez fait un beau parcours, courage, cela va finir par porter ses fruits si vous ne baissez pas les bras.

    Les écoles de commerce post-bac mentent souvent bcp sur leurs « statistiques » de sortie. Je ne sais pas laquelle vous avez faite mais souvent ce n’est pas la joie surtout si effectivement vous n’avez pas de « relations ». (Il est sur que si papa peut vous placer c’est plus simple).

    Pour les entreprises « usines à stagiaires », c’est également courant, mais vous avez été chef d’entreprise, je ne sais pas si vous avez embauché autre chose que des stagiaire (si c’est le cas bravo vous avez au moins fait assez de cash pour financer cela) mais vous devez être consciente du prix d’une embauche. 

    Mais bon c’est ici surtout la crise économique qui a eu raison de vous. Elle va s’en aller et vous retrouverez du travail !

    D’ici la, quelques conseils :

    • Vous avez crée une entreprise profitez du réseau que vous avez eu à ce moment la. Vos anciens clients, vos anciens fournisseurs, vos anciens partenaires. Ils ont travaillé avec vous, si ils ont été satisfait, ils savent ce que vous valez.
    • Vous pouvez retenter la création d’entreprise si vous avez une idée immédiatement vendable. Ne cherchez pas une idée « jackpot » mais une idée que vous pouvez vendre.
    • N’hésitez surtout pas à chercher à l’étranger, bcp d’entreprises peuvent chercher un commercial qui parle Français et accepte de s’expatrier. Des amis à moi ont trouvés du taf à Amsterdam comme cela. C’est bien payé, et mis à part le climat ils ne regrettent pas la France. N’hésitez pas l’europe du nord justement, les gens y pensent moins à cause du climat et ce sont pourtant des pays à la fois dynamiques et très agréables à vivre (du moins pour les pays-bas franchement c’est cool même si on est pas fan de Coffee shops).

  • sabazios sabazios 22 août 2010 21:24

    Voici ce que l’on propose à un bac + 2 avec cinq ans d’expérience pour un boulot à responsabilité.



    Mais on peut trouver encore pire :


    Le chômage et la précarité permanente sont dévalorisants et anxiogènes et sont entretenus pour faire accepter n’importe quel travail à n’importe quel prix, quand on a la « chance » qu’on nous en propose enfin un.

  • Vladimir KOMAROVSKY 22 août 2010 21:52

    sabazios

    Vous ne pensez pas qu’il y a une faute de frappe : 1500€ au lieu de 150€

    150 € brut, nourriture à sa charge, autant rester chez soi.


    • sabazios sabazios 22 août 2010 22:03

      J’ai vérifié, il n’y a pas de faute de frappe et « Pierre et Vacances » est coutumier de ce type de poste
       style « stages » . Et le tourisme en général propose ce type de travail et dans des conditions assez proches .
      Dans ce poste en question ils « offrent » l’hébergement en colocation avec d’autres stagiaires.
      Il faudrait peut être que les stagiaires disent merci !!!!
      Malheureusement il y a des candidats qui faute de mieux acceptent pensant que ça leur fera une expèrience et un pied chez un employeur potentiel.


    • brieli67 22 août 2010 22:24

      Vlad 16 ans ???

      qui calQle jour et enQl la nuit !

      c’est du propre !!


    • Vladimir KOMAROVSKY 23 août 2010 07:12

      Sabazios

      Ce que vous annoncez est vraiment guère réjouissant .

      A titre de comparaison, il vaut mieux pour un jeune d’effectuer un service civil volontaire payé dans les 600 euros net pour 20 à 25 heures par semaine.


  • Biaise Biaise 23 août 2010 02:46

    J’vois pas tant de pathos, mais beaucoup de sincérité. Je suis en plein dans mes études, travaillant comme elle à mi-temps pendant les cours et à plein temps l’été. Chance (choix) : j’ai choisis la fac, donc pas de frais d’inscription de plusieurs milliers. Je veux à tout prix éviter de vivre à crédit. Évidemment c’est pas les mêmes promesses, mais à ce que je crois lire, les super réseaux pro’ dont parlent les recruteurs d’école de commerce ne sont pas si efficaces. Tout juste bon à faire de vous un employé-Kleenex durant quelques mois pour ensuite vous jeter. Je prends note, mais pas étonnée pour un sou ! On nous en fait du bla-bla sur les grandes écoles.. faut pouvoir se les payer ! Et s’endetter à 18 ans me semble d’un illogisme à tout casser. Ils doivent le savoir dans la finance... Seulement c’est à cela qu’on nous éduque à présent.
    Allez ! Vous êtes des winners ! Vous allez tout casser ! Pas besoin de dormir ! Pas besoin de manger sainement ! Pas besoin d’avoir des week end ou vacances (c’est quoi « vacances » ?) !

    J’aime beaucoup comme tu décris l’ambiance open-space, faussement décontractée surtout très hypocrite ! smiley

    les bourses, heureusement qu’elles sont là, mais seul le dernier échelon permet, à grand peine, d’en vivre, et il faut compter sur l’APL et sur un train de vie hyper stricte pour cela...

    Ah mais bien sûr quand les parents aident tout va mieux ! Mais beaucoup ne peuvent ou même ne veulent même pas...
    La première fois que j’ai demandé conseil à ce sujet (mes parents sont de ceux qui ne peuvent pas), on ’ma suggéré de porter plainte contre eux car la loi les obligent à prendre à leur charge mon logement, ma nourriture : tout ! Or ils ne me donnent pas un sou. Je peux leur piquer des pâtes et des sardines quand je leur rend visite c’est déjà sympa.
    Porter plainte contre eux, chuis pas sûre que ça changera quelque chose à leurs problèmes d’argent ... ni aux miens... mais c’est tout ce qu’on a proposer dans un monde de winners !


  • glattering 23 août 2010 06:20

    Au sujet du chomage, avec un détour intéressant par les retraites, un lien que j’ai trouvé éclairant :
    http://www.dailymotion.com/video/xdrvt0_l-enjeu-des-retraites-bernard-friot_news

    Bonne journée, et courage dans votre recherche.


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