L’hymne à la prison
L’entrée de Nicolas Sarkozy en prison est l’un de ces moments qui marquent et les médias en ont profité pour emplir leurs journées de ces débats qui les amusent.
La mise en scène était à la hauteur avec ces enfants bien propres sur eux venus chanter la Marseillaise pour cet homme dont l’entrée en prison était considérée comme la fin de la France.
Une vision que l’on peut éventuellement partager tant Nicolas Sarkozy fut lié à des événements importants de l’histoire de notre pays.
Les médias nous rappellent qu’il fut président de la République. Exact, comme quoi, pour donner l’heure juste ou toute autre information, on peut leur faire confiance. Mais qui rappellera que, si Nicolas Sarkozy fut candidat, cela vint après l’affaire Clearstreami qui déconsidéra Dominique de Villepinii, Premier ministre de Jacques Chirac et l’Homme du discours à l’ONU contre la guerre en Irak.
Présenté ainsi, on mesure l’incongruité de la situation. Paré du prestige de ce discours, le Premier ministre de Jacques Chirac aurait logiquement dû lui succéder, l’affaire Clearstream en décidera autrement.
Un simple listing trafiqué et la preuve en fût vite obtenue. Nicolas Sarkozy accusera son rival et celui-ci n’obtiendra pas ses 500 signatures. En théorie, une affaire franco-française comme il y a en a tant.
On peut pourtant s’interroger, tant l’élection de Sarko l’Américain favorisait les plans des néo-conservateurs américains. Il ramène la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN contre un ou deux jolis sussucres nécessaires pour acheter la haute hiérarchie militaire et livre le quai d’Orsay aux relais français du néo-conservatisme.
Sarko l’Américain venait d’empaler la Chiraquie et la France se muait en un dominion américain.
Il avait bénéficié de l’imprévoyance de de Villepin, partit comme un bon Galouzeau un de ces nobles français qui, depuis Azincourt chargent bannière au vent et font courageusement des choses stupides. Incapable d’anticiper les coups tordus, l’imprévoyance Villipinesque livre notre pays, bien davantage que les actions de monsieur de Nagy-Bocsa, le magyar mal francisé dont le fils voulait devenir marines et intégrera l’école de Valley forgeiii. On fait mieux comme brevet de patriotisme, sauf à considérer que les intérêts de La France et ceux des USA se confondent.
Avant d’en arriver là, le nouveau président charge le congrès d’effacer le vote des Français contre la constitution européenne en 2005. Même si j’avais lors de ce scrutin voté en faveur du texte, il y a une certaine fraude à charger quelques centaines de Français d’effacer le vote de millions de nos concitoyens. Ce coup d’État contre le peuple de France est impardonnable !
Il trahit l’esprit des institutions, comme l’homme lige des néo-conservateurs trahira l’esprit et la lettre de la résolution de l’ONU sur la Libye. Alliée aux US et anglais, l’aviation française soutient les mercenaires de rencontre chargés de faire tomber Mouammard Kadafi.
On pensera de lui ce que l’on voudra, mais, outre sa verve, il avait réussi à stabiliser son pays et lui assurer le plus haut niveau de vie d’Afrique. Cet état solide constituait un rempart contre le djihadisme et l’immigration illégale. Bravo, en quelques semaines de bombardements, tout vole.
Le rôle trouble du Quatar dans cette guerre est évoqué, les intérêts de grosses compagnies pétrolières et, surtout, nombre de médias relaieront l’idée que Nicolas Sarkozy aurait bénéficié de fonds libyens pour la campagne de 2007.
Maître de Castelnau rappelle à ce sujet que de généreux donateurs avaient financé la campagne et qu’il n’y avait donc pas besoin de ces fonds. Malgré tout mon respect pour cette thèse, je m’interroge sur sa pertinence. Le 18 brumaire, Talleyrand reçu deux millions pour acheter le retrait de Barras de la vie politique. Il en aurait gardé un pour lui, mais l’exemple demeure. Peut-être cet argent Libyen a-t-il existé. Non pas pour payer la campagne, mais financer le retrait de la vie politique de certains chiraquiens dont l’absence achevait de détruire les chances de Dominique de Villepin. Il n’existe pas de preuves, mais je livre l’hypothèse comme telle à ceux que l’étrange comportement de Monsieur de Nagy-Bocsa envers Kadafi interpelle.
Enfin, même si l’essentiel de l’œuvre fut durant les années Hollandes, Sarkozy, ce fut aussi l’homme des premières mesures de la guerre de Syrie. Vous savez, celle où Al Nostra faisait du bon travail. Nous avons soutenu des terroristes et des pédophiles (demandez aux gamines Yezédies). Encore une victoire du camp du bien.
Alors, certes, l’individu n’a pas été condamné pour cela, et personne ne doute que la magistrature ait assouvi sa rancune contre lui faute de pouvoir le coincer pour ses véritables crimes. Cela n’enlève rien à l’affaire. Dans un pays ruiné par sa soumission aux néo-conservateurs et achevé par un E. Macron, dont les premiers pas se firent grâce à Nicolas Sarkozy, il y a le sentiment d’une justice immanente à le savoir en prison !
Et certains viennent chanter la Marseillaise comme si la république disparaissait ?
Mais, désolé, vous vous trompez : il fallait chanter l’hymne américain, Louis Sarkozy pouvait vous l’enseigner ! Ou, mieux, l’hymne Quatari !
iAffaire Clearstream 2 — Wikipédia





