samedi 6 février - par Jean Dugenêt

Le trotskisme en Argentine

L'enjeu de la discussion

Si je propose de regarder où en est le trotskisme en Argentine c'est parce qu'il est indispensable que l'expérience accumulée au niveau mondial pour construire un parti international de la révolution soit transmise. Transmettre l'expérience est en effet la solution pour ne pas être condamné à un retour vers l'aube du mouvement ouvrier, vers l'époque où le marxisme n'existait pas. Les gilets jaunes ont effrayé pendant un temps la bourgeoisie. En exprimant une profonde révolte contre le pouvoir, ils réclamaient des changements radicaux. En ce sens leur mouvement était de nature insurrectionnelle, mais, pour autant, ce n'était ni une insurrection ni une révolution. Dans leur recherche des voies vers la révolution les gilets jaunes ont été démunis précisément puisque l'expérience de la lutte du mouvement ouvrier pour la révolution socialiste n'a pas été transmise. J'ai montré dans un précédent article qu'il n'y a plus de trotskistes en France. J'ai ainsi montré que la chaîne de transmission de l'expérience révolutionnaire a été rompue. Car après le passage définitif du côté de l'ordre bourgeois des IIème et IIIème internationales, les trotskistes sont les seuls détenteurs de toute cette expérience. La capitulation des lambertistes en 1981 a été la cause première de cette rupture mais la continuité aurait pu être assurée si le petit groupe de militants regroupés par Stéphane Just, pour reprendre le flambeau, avait tenu bon. Mais, ce groupe a lui aussi capitulé en abandonnant le combat contre l'Union Européenne vers l'an 2000. La chaîne de la continuité du marxisme a donc été rompue en France à l'aube du troisième millénaire.

 

L'histoire de la 4ème internationale

La 4ème internationale proclamée par Trotsky en 1938 s'est regroupée à la fin de la guerre sous la direction de Michel Pablo, Ernest Mandel et Pierre Frank. Ceux-ci ont rejeté au début de la guerre froide le programme trotskiste. Ils ont expliqué que la troisième guerre mondiale était inévitable, que le stalinisme allait être obligé de faire face à l'impérialisme et qu'il jouerait, dans ce cas, un rôle progressiste. La grande tâche des trotskystes était alors d'après eux d'entrer dans les partis communistes. Cette tactique était appelée « entrisme sui generis » (entrisme un peu spécial). C'était, à l'évidence, une capitulation devant le stalinisme. Les lambertistes ont refusé de suivre cette politique et ont été rejoints alors par d'autres sections de la 4ème internationale notamment la SLL anglaise et le SWP des Etats-Unis. Il y a eu alors jusqu'en 1980 deux organisations concurrentes qui au niveau mondial voulaient construire la 4ème internationale :

  • les pablistes-mandélistes dirigés par le SI (secrétariat international) ;

  • les lambertistes dirigés par le CI (comité international).

En Amérique Latine les organisations trotskistes se regroupent entre 1954 et 1957 en deux courants :

  • les posadistes (Juan Posadas) qui forment le BLA (Bureau Latino Américain). Ils sont intégrés aux pablistes-mandélistes

  • les morénistes (Nahuel Moreno) qui forment le SLATO (Secrétariat latino-américain du trotskisme orthodoxe). Ils sont intégrés aux lambertistes.

Des 1953, il y a en principe deux 4ème internationales dirigées par le SI et le CI mais en fait le SLATO (moréniste) et le BLA (posadiste) sont très indépendants. Dans les faits, il y a pratiquement 4 internationales.

En 1962, Michel Pablo abandonne le SI pour devenir conseiller de Ben Bella et Juan Posadas l'abandonne aussi puisqu'il refuse de donner la priorité aux luttes de décolonisation... Le BLA (Bureau Latino-américain) s'est alors constitué en « Internationale posadiste » sous la direction de Posadas lors d'une conférence internationale convoquée à Montevideo. Depuis le posadisme a pratiquement disparu. Il ne reste à ma connaissance qu'un petit parti en Uruguay. Le principal bilan du posadisme aura été d'avoir contribué à déconsidérer le trotskisme par ses capitulations devant le stalinisme, le péronisme et divers fronts et organisations pro-capitalistes comme le front du général Liber Seregni. Comme si cela ne suffisait pas, il a exprimé plus tard des positions politiques délirantes comme celle d'appeler l'URSS à lancer la bombe atomique contre les Etats-Unis ou de prôner la nécessité de se préparer à accueillir des extra-terrestres.

En 1963, le SWP des Etats-Unis passe du SI (lambertistes) au CI (mandélistes). Les lambertistes parlent alors d'une réunification sans principe. Le SWP évoque la révolution cubaine pour justifier cette décision. Le SI devient le SU (Secrétariat Unifié) et le CI devient le CORQUI (Comité d'Organisation pour la Reconstruction de la Quatrième Internationale). Mandel va alors en appuyant Castro et Che Guevara passer à une nouvelle forme de capitulation devant le stalinisme avec la politique du foquisme (des foyers de guerilla ou une multiplicité de VietNam) et du guevarisme.

En 1964, les morénistes rejoignent aussi le SU en emmenant avec eux l'essentiel des sections de l'Amérique Latine. Mais ils ont rapidement des divergences avec Ernest Mandel puisqu'ils refusent son orientation guerillériste et, en 1973, ils ont formé, au sein du SU, une Fraction Leniniste Trotskiste (FLT) avec d'autres sections la principale étant le SWP. Deux ans plus tard, cette fraction explose en se divisant en deux courants l'un conduit par le SWP et l'autre par le PRT argentin de Nahuel Moreno. La rupture se produit à propos de divergences sur la révolution portugaise et la guerre de l'Angola. Le SWP a ensuite réintégré tout simplement le SU. Les morénistes ont alors, à leur tour, parlé d'un bloc réunifié sans principe puisque les divergences n'étaient nullement clarifiées. Les morénistes se sont retirés de la FLT et ont formé la Fraction Bolchévique (FB) avec le PST argentin et la plupart des militants de Colombie, du Brésil, d'Uruguay, du Portugal, d'Espagne, d'Italie et du Pérou.

En 1979, l'affaire de la Brigade Simon Bolivar lors de la révolution au Nicaragua amène les morénistes à quitter les mandélistes et à se rapprocher des lambertistes. Ces derniers ont en effet pris clairement position pour défendre la brigade Simon Bolivar contre les mandélistes qui ont cautionné la répression subie par les brigadistes.

Mais l'accord entre lambertistes et morenistes sera de courte durée. En 1981, la capitulation des lambertistes devant Mitterrand lors de l'élection aux présidentielles amène Naluel Moreno à rompre avec eux.

Je suis conscient de l'inconvénient majeur qu'il y a à réduire ainsi l'histoire de la IVème internationale à une longue suite de scissions et de regroupements. Il faudrait relier l'ensemble de ces événements aux développements de la lutte des classes mondiale. Il faudrait notamment parler des conséquences catastrophiques de l'orientation des pablistes sur la révolution bolivienne de 1952, du caractère stalinien des positions qu'ils ont développées lors du soulèvement de Berlin Est en 1953 et lors des révolutions polonaise et hongroise de 1956, de la révolution chinoise et de la révolution cubaine, de l'opposition à la guerre au VietNam, des dégâts du guérillérisme, de la révolution portugaise et de la guerre en Angola, de la révolution au Nicaragua... Je ne peux pas le faire ici car cela serait trop long. Je me contente donc de permettre aux lecteurs intéressés par les discussions entre les militants qui se réclament du trotskisme de situer chaque discussion dans la grille que je viens ainsi de proposer.

 

Où en est le trotskisme ?

Il faut donc voir maintenant où en est le trotskisme c'est-à-dire où en est la 4ème internationale car, nous l'avons dit, le trotskisme, tout comme le marxisme dont il est le continuateur, ne peut avoir d'existence qu'au niveau international.

Les deux organisations qui correspondaient aux deux courants les plus importants sont désormais sans intérêts. Lambert avait déclaré que le CORQUI devait maintenant être considéré comme la 4ème internationale enfin reconstruite. Il prétendait ainsi être, à la tête de cette internationale, le successeur de Trotsky pendant que Mandel lui faisait concurrence en dirigeant le SU. Les deux héritiers autoproclamés de Trotsky sont maintenant décédés, Ernest Mandel en 1995 et Pierre Lambert en 2008. Les organisations internationales qu'ils laissent derrière eux sont en piteux état.

L'internationale de Mandel n'est plus qu'un ramassis disparate d'organisations sans réelle direction centralisée qui n'est donc plus capable de mener la moindre campagne internationale. Chaque organisation est toujours à la recherche d'un raccourci anticapitaliste, révolutionnaire et d'extrême-gauche pour, éventuellement, faire une révolution mais sans être vraiment certain que ce soit une perspective réaliste. Pour cela, ils se mettent à la remorque, selon le pays ou selon le cas d'Ho Chi Minh ou de Che Guevara, d'Hugo Chavez ou de Maduro, de Tsipras ou de Podemos... Ils leur apportent un soutien critique qui est, là encore, anticapitaliste, révolutionnaire, d'extrème-gauche et, voire même, trotskiste. C'est eux qui le disent ! Ils sont ainsi dispensés de construire des partis révolutionnaires et une internationale. Pour notre part, nous sommes surtout certains qu'avec un soutien critique, anticapitaliste (…) apporté au gouvernement Kerensky, les bolcheviques n'auraient jamais pu faire la révolution d'octobre et que le coup d'Etat de Kornilov aurait probablement réussi.

De leur côté, les lambertistes français se sont scindés en deux partis en 2015. Ils sont maintenant dans le POI et le POID. Le POI semble avoir abandonné la perspective de construction d'une internationale mais je manque d'informations à ce sujet car ils ont toujours un lien avec l'organisation algérienne de Louisa Hanoune. Nous avons vu, dans le journal des lambertistes du POID qu'ils ont tenu la troisième conférence internationale du Comité d’organisation pour la reconstitution de la IVᵉ Internationale (CORQI) les 8, 9 et 10 novembre 2020. Ils sont donc revenus à une appréciation un peu plus réaliste de leurs forces. Ils ne prétendent plus diriger la 4ème internationale. Ils précisent que cette conférence s'est tenue en vidéo-conférence avec des délégués des 35 pays suivants : Afghanistan, Algérie, Allemagne, Azanie/Afrique du Sud, Bangladesh, Belgique, Bénin, Brésil, Burundi, Canada, Chine, Corée, Côte d’Ivoire, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Grèce, Haïti, Hongrie, Inde, Italie, Maroc, Mexique, Pakistan, Palestine, Pérou, Portugal, Roumanie, Russie, Sénégal, Serbie, Suisse, Togo, Tunisie, Turquie, Zimbabwe. Nous remarquons, qu'en ce qui concerne l'Amérique Latine, ils ne citent que le Mexique et le Brésil. Ils ne donnent le nom d'aucune organisation si bien qu'il est impossible d'évaluer la réalité des forces politiques ainsi rassemblées. Alors que dans le monde entier les regards des militants se sont tournés vers la France quand les gilets jaunes se sont révoltés contre le régime de Macron, Daniel Gluckstein est sans doute celui qui les a le plus insultés. A-t-il repris et justifié son flot d'insulte au cours de cette conférence internationale ? Les délégués des 35 pays ont-ils apprécié ? J'en doute. Quoi qu'il en soit, cette « internationale » est elle-aussi devenue fantomatique.

Il faut donc maintenant se tourner vers l'Amérique Latine et, tout particulièrement, vers les organisations qui étaient dirigées par Nahuel Moreno. Nous avons vu en effet que la chaîne de la continuité du trotskisme-marxisme a été rompue en France vers l'an 2 000 quand les derniers militants rassemblés par Stéphane Just ont abandonné la lutte contre l'UE. Nous avons vu également que Moreno avait résisté lui aussi à la capitulation des lambertistes en 1981. Il est donc le seul à avoir pu assurer cette continuité au niveau international.

Disons le d'emblée, la situation en Argentine n'est pas brillante. Après la mort de Nahuel Moreno, le 25 janvier 1987, les organisations morénistes se sont elles-aussi fragmentées.

 

Les morénistes

Voyons plus précisément comment s'est faite la fragmentation des organisations morénistes. Après avoir abandonné tour à tour les mandélistes et les lambertistes, Nahuel Moreno avait créé à partir de la Fraction Bolchevique (FB) une 4ème internationale : la LIT-QI. En Argentine, son parti s'appelait le MAS (Movimiento Al Socialismo – Mouvement pour le socialisme) créé en 1982 avec Luis Zamora. Le MAS succédait ainsi au PST (Parti Socialiste des Travailleurs) qui avait été proscrit par la dictature militaire après le putsch de 1976.

Deux ans après le décès de Nahuel Moreno, juste avant les élections de 1989, le MAS a commencé à se disloquer avec le départ de militants qui formèrent le PTS (Parti des Travailleurs Solidaires). Puis, c'est Luis Zamora qui abandonne à son tour le MAS en 1992 pour former avec d'autres militants le MST (Mouvement Socialiste des Travailleurs). En 1997, l'essentiel de ce qui reste du MAS rompt avec la LIT-QI. Cela crée une nouvelle scission avec les militants qui veulent rester dans la LIT-QI et qui deviendront le PSTU (Partido Socialista dos Trabalhadores Unificado) dont le principal parti est au Brésil mais il existe un petit parti du même nom en Argentine. En 2003, il reste encore quelques militants dans le MAS. Ils rompent à leur tour avec la LIT-QI en 1997 et ils dissolvent leur parti pour fonder un nouveau parti, le NMS ou Nouveau MAS (Nouveau Mouvement pour le Socialisme - Nouveau MAS).

Au sein du MST, des divergences sont apparues lors du Vème congrès en 2003 entre deux tendances qui ont essayé de fonctionner ensemble mais en 2005 elles avaient chacune leur journal et elles ont pris des noms correspondant à leurs publications respectives : MST-Alternative et MST-le-Socialiste. En 2006, après une lutte où la justice est intervenue, la scission est devenue inévitable. Le MST-Le-Socialiste est alors devenu IS (Izquierda Socialista - La gauche socialiste).

On se retrouve donc en 2006 avec au moins cinq partis issus du morénisme le PTS, le MST, le PSTU, le NMS, la IS. A chacun de ces partis correspond une internationale. Certaines ont d'ailleurs une section française. Alors ! Ai-je eu tort de dire qu'il n'y a plus de trotskistes en France ? Il y a maintenant un doute. Je n'en dirai pas plus pour l'instant. Je laisse pour l'instant la discussion ouverte à ce sujet avec ces cinq organisations. Lesquelles assument effectivement l'héritage de Moreno, du trotskisme et donc du marxisme ? L'AGIMO (Avant-Garde Internationaliste du Mouvement Ouvrier) souhaite en discuter avec tous car elle cherche à renouer avec la construction (ou la reconstruction) de la 4ème internationale.

Il faut apporter des précisions au sujet de cette dispersion des organisations qui se réclament du trotskisme en Argentine. La situation est en effet très différente de ce que nous connaissons en France puisque ces organisations se regroupent notamment lors des élections présidentielles.

Un sixième parti se réclamant du trotskisme mais non du morénisme intervient dans ces regroupements. Il joue donc aussi un rôle important en Argentine. C'est le PO (Partido Obrero) créé et dirigé par Jorge Altamira (frère de Luis Favre qui fut membre de l'OCI). Jorge Altamira a créé le mouvement Politica Obrera en 1964. Il était clairement opposé à Nahuel Moreno. En 1983, il a décidé de passer à un échelon supérieur en créant le parti : Partido Obrero.

Nous observons des regroupements d'organisations surtout lors des élections.

Aux présidentielles de 2015, le PTS, la IS et le PO ont formé le FIT (Front de gauche des travailleurs) et le MST et le NMS ont formé une autre coalition : Gauche au Front.

Aux présidentielles de 2019, ce sont quatre organisations qui se sont regroupées dans le FIT-Unitad : le PTS, la IS, le PO et le MST.

Ensemble ces organisations ont un succès électoral qui est bien plus important, pour des organisations se réclamant du trotskisme, que tout ce qu'on peut voir partout ailleurs dans le monde. Ils ont environ 40 élus dans les instances les plus importantes : les députés nationaux, provinciaux et élus locaux (comparables à des maires) dans de nombreuses provinces. Évidemment leur implantation ne se limite pas aux postes gagnés dans des élections. Ils sont surtout implantés dans diverses organisations syndicales, dans le milieu étudiant, chez les enseignants...

Mais c'est surtout par leur orientation que ces organisations se différencient des organisations françaises comme le NPA, Lutte Ouvrière, le POI ou le POID. Les organisations argentines ont derrière elles le bilan de toutes les luttes menées en Amérique Latine contre la main-mise des USA sur leur économie et leur politique. A la différence de l'Europe, l'influence et la gouvernance de Washington ne s'exerce pas par un organisme du type de l'UE (Union Européenne) et de l'OTAN mais par divers moyens. Pour l'essentiel, la CIA maintient des contacts directs avec des cadres des armées nationales. Elle utilise aussi la corruption de divers cadres civils ou militaires. Elle finance au besoin des mouvements politiques. Des directives économiques sont imposées par le FMI qui argue, comme partout ailleurs, d'une soi-disant dette. Enfin, au besoin, elle organise elle-même des coups d'état. Cette influence de Washington a été combattue en Argentine à la suite des diverses dictatures imposées par des coups d'état et le rôle spécifique du péronisme à ce sujet est important. Il faudrait développer cet aspect plus longuement en caractérisant précisément le péronisme et ses différentes variantes comme le kirsnérisme ou la variante actuellement à la présidence et à la vice-présidence de l'Argentine. Les organisations qui se réclament du trotskisme en Amérique Latine ont aussi derrière elles le bilan des gouvernements de « gauche » c'est-à-dire des gouvernements de front populaire arrivant au pouvoir : Lula (Brésil), Maduro (Venezuela), Kirsner (Argentine), Allende (Chili), Ortega (Nicaragua), Morales (Bolivie), Correa (Equateur). Les travailleurs de ces pays ont lourdement payé la confiance trop aveugle de bien des partis à l'égard de ces gouvernements. Ils savent maintenant ce que signifient les expressions : «  les gouvernements de front populaire fraient la voie au fascisme  » ou « les bandes fascistes prolifèrent à l'ombre des gouvernements de front-populaire  ». Il n'est plus question, dans la lutte pour le socialisme de faire confiance à de tels gouvernements. Il faut résolument lutter contre le capitalisme sans chercher à marier l'eau et le feu. Il n'y a pas d'autre solution pour donner le pouvoir au peuple que de détruire les fondements du capitalisme. Ceux qui essaient de ménager le capitalisme en le réformant préparent le retour des pires réactions. Cet acquis se retrouve dans les plate-formes communes des organisations qui se réclament du trotskisme.

Nous reproduisons ci-dessous la plate-forme commune en 20 points du Front FIT-Unitad pour les élections de 2019. Rappelons que l'AGIMO propose un gouvernement provisoire des principales organisations du mouvement ouvier (PC, PS, LFI) pour remplacer Macron dont nous demandons la démission. S'il est encore en place, lors des élections de 2022, nous exigeons des organisations ouvrières qu'elles présentent un candidat commun quitte pour cela à ce qu'elles organisent des primaires. Nous ne posons pour cela aucune condition. Il est important dans un premier temps de se débarrasser de Macron et de tout autre candidat du capital. Mais, nous savons ce que nous demanderons si nous pouvons obtenir qu'un tel gouvernement se mette en place. Notre plate-forme revendicative sera fortement inspirée de celle du FIT-unitad d'Argentine avec bien évidemment des adaptations à la situation française. En premier lieu, nous exigerons le Frexit quitte à ce qu'il fasse pour cela refaire un référendum à ce sujet bien que les français se soient déjà prononcés en 2005.

Nous ajouterons notamment ceci :

  • Pour avoir une seule école pour tous l'école laïque, nous demandons l'adoption comme première réforme de la loi Savary qui avait été refusée par Mitterrand.

  • La suppression des camps de rétention. Exigence que les règles pour les migrants ne soient pas plus répressives que celles des anglais. Les migrants ne devraient pas chercher à n'importe quel prix à passer en Angleterre.

  • Indemnisation pour les manifestants estropiés. Amnistie pour tous les manifestants condamnés. Remboursement des amendes.

  • Suppression des forces de polices compromises dans la répression et les brutalités contre les manifestants. Remplacement par des brigades de sécurité composées de civils volontaires et placées sous l'autorité des directions syndicales.

  • Répudiation de la dette. Nous ne devons rien.

  • Nationalisation sans indemnités de tous les grands médias (télés, radios, journaux, revues) qui sont dans les mains d'une dizaine de milliardaires.

  • Réforme de toutes les règles concernant l'information en s'inspirant du programme du CNR et de ce qui a été acquis en Argentine mais en allant beaucoup plus loin pour en finir avec les dogmes imposés et le système de pensée unique. Garantir la liberté d'expression et la possibilité pour chaque courant d'avoir des canaux d'information en respectant des règles de proportionnalité et d'équité.

 

La plate-forme en 20 points du Front FIT-Unitad

1) Rupture avec le FMI. Non au paiement de la dette. De l’argent pour les salaires, le travail, la santé, l’éducation et le logement, pas pour le Fonds Monétaire. Nationaliser les banques et le commerce extérieur pour éviter la fuite des capitaux, prendre soin des petits épargnants et offrir des crédits à bas prix. Pour un gouvernement des travailleurs qui impose un plan économique ouvrier et populaire débattu et géré par les travailleurs eux-mêmes.

2) Augmentation immédiate des salaires et des retraites. Que personne ne gagne moins qu’un revenu minimum de subsistance. Face à l’escalade de l’inflation, indexation mensuelle des salaires et des retraites.

3) Interdiction des licenciements et des suspensions de contrat. Expropriation et nationalisation de toute entreprise qui ferme, reprise de la production sous le contrôle des travailleurs. Assez de travail précaire et au noir. Contrats à durée indéterminée pour tous. Travail pour toutes et tous, répartition du temps de travail sans incidence sur les salaires entre salariés et chômeurs. A bas la réforme du travail fléxibilisatrice.

4) Annulation de la réforme des retraites. Pour une retraite à 82% du salaire indexé à l’inflation et une augmentation du revenu minimum qui couvre la subsistance des retraités. Pour la restitution des cotisations patronales réduites par Macri, Menem et Cristina Kirchner.

5) Suppression de la TVA sur les biens de première nécessité. Suppression de l’impôt sur les salaires. Impôts progressifs sur les grosses fortunes. Impôts extraordinaires sur les grands capitalistes (banquiers, propriétaires fonciers et grands hommes d’affaires) pour résoudre les besoins les plus urgents des travailleurs. Comités de contrôle des prix et de l’approvisionnement populaire.

6) Annulation de la hausse des prix des services publiques. Nationalisation et ré-étatisation sans compensation de toutes les entreprises privatisées sous le contrôle, l’administration et la gestion des travailleurs et des usagers. Ré-étatisation de l’ensemble du système ferroviaire et du métro (transport et fret) sous le contrôle, l’administration et la gestion des travailleurs de tous les niveaux et le contrôle des usagers. Renationalisation sans paiement des 100% d’YPF (entreprise spécialisée dans l’exploitation, l’exploration, la distillation, la distribution et la vente de pétrole ainsi que ses dérivés) et de toutes les compagnies pétrolières : par une seule entreprise nationale d’État fonctionnant sous le contrôle et la gestion de ses travailleurs. Pour un plan énergétique national contrôlé par les travailleurs qui apporte du gaz naturel et de la lumière à tous les foyers.

7) Expropriation de l’oligarchie foncière, des grands bassins de semis, ainsi que des monopoles des céréales, de l’huile, des produits laitiers et réfrigérés. Expropriation des quatre mille principaux propriétaires terriens, dans le respect des droits des paysans pauvres, des peuples autochtones et des petits agriculteurs. Non à l’expulsion des paysans et des peuples autochtones de leurs terres. Assez de travail au noir pour les travailleurs ruraux.

8) À bas les méga-mines. Dehors Barrick et Chevron. Pas de fracturations hydrauliques. Expropriation de ces entreprises, presque toutes impérialistes, sans compensation et qu’elles réparent les dommages causés, en garantissant un emploi à salaire égal aux travailleurs de ces entreprises.

9) Pour une éducation nationale, unique, publique, gratuite et laïque. Assez des subventions pour l’enseignement privé. Les églises hors de l’éducation. Séparation réelle et effective de l’Église et de l’État.

10) Pour un système national de santé publique et de qualité sous la responsabilité de l’Etat. Pour une couverture gratuite et intégrale de l’État en matière de santé. Nationalisation sans paiement des laboratoires qui profitent des problèmes de la santé de la population. Pour la fourniture de médicaments gratuits à ceux qui en ont besoin. Contrôle démocratique des œuvres de sécurité sociale par des comités de travailleurs élus à la base, afin qu’ils cessent d’être une caisse dont les bureaucrates syndicaux s’enrichissent.

11) Pour un plan national de logements populaires de qualité et urbanisation des banlieues ainsi que des agglomérations surpeuplées. Pour des impôt progressifs sur les logements inoccupés des spéculateurs immobiliers.

12) Pour le droit à un avortement légal, sûr et gratuit. L’éducation sexuelle pour décider, les contraceptifs pour ne pas avorter, l’avortement légal pour ne pas mourir. De l’argent pour combattre la violence de genre, pas pour le FMI. Pour les droits des travailleuses. Un salaire égal pour un travail égal.

13) A bas la doctrine de la gâchette facile. Pas d’abaissement de l’âge d’imputabilité. A bas les réformes réactionnaires et répressives du Code pénal. Non à l’espionnage et à l’infiltration d’organisations populaires. Dissolution des organes de renseignement pour espionner les militants ouvriers et populaires. A bas les lois dites « antiterroristes ». Annulation des poursuites judiciaires contre plus de 6.000 militants travailleurs et populaires. Libération des prisonniers qui ont lutté.

Sanction aux coupables de la mort de Santiago Maldonado et de tous les assassins matériels et politiques de Rafael Nahuel. Prison pour les responsables de la disparition de Julio López et Luciano Arruga (tous deux disparus dans les années 2000). Prison pour les assassins matériels et politiques de Carlos Fuentealba. Dehors la Gendarmerie de nos quartiers populaires.

14) Prison commune, perpétuelle et efficace pour les génocidaires et leurs complices civils et les responsables des crimes de la Triple A [Alliance Anti-communiste Argentine formée dans les années 70, responsable de 1500 morts sur les plus de 30 000 de la dictature].

15) Tout législateur, fonctionnaire ou juge devra gagner le même salaire qu’un ouvrier spécialisé ou un enseignant. Révocabilité de tous les mandats par les électeurs eux-mêmes.

16) Élection populaire des procureurs et des juges ayant un mandat révocable. Suppression de tous les privilèges de caste. Procès devant jury.

17) Dehors la bureaucratie syndicale. Soutien au syndicalisme combatif. Pour l’indépendance des syndicats par rapport à l’État et aux gouvernements successifs. Pour la démocratie syndicale la plus complète et pour le droit des travailleurs de s’organiser sans ingérence ni contrôle de l’État. Pour des directions syndicales anti bureaucratiques et combatives, de caractère classiste, basées sur la démocratie syndicale. Nous soutenons l’auto-organisation des travailleurs contre la réglementation de la bureaucratie syndicale et des partis patronaux.

18) Pour la défaite du pacte Macri-FMI et des gouverneurs. Pour une Assemblée constituante libre et souveraine qui discute et résout les mesures d’urgence nécessaires pour répondre aux besoins urgents de la population active et promouvoir une transformation du pays sur de nouvelles bases sociales.

19) Pour un gouvernement des travailleurs et du peuple imposé par la mobilisation des exploités et des opprimés.

20) A bas la tentative de coup d’État au Venezuela favorisée de manière directe par l’intervention de l’impérialisme américain et de ses laquais de l’Organisation des États Américains (OEA), sans donner aucun soutien politique au gouvernement de Maduro. Les anglais et l’OTAN hors des îles Malouines. Contre le blocus et n’importe quelle agression impérialiste sur Cuba. Soutien au peuple palestinien héroïque. A bas l’occupation sioniste de la Palestine.



40 réactions


  • Lampion Séraphin Lampion 6 février 19:02

    Un article sur le fouriérisme en Ouzbékistan éclairerai nos lanternes sur les enjeux du monde actuel.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 février 21:07

      @Séraphin Lampion
      Voici la première phrase de l’article.

      "Si je propose de regarder où en est le trotskisme en Argentine c’est parce qu’il est indispensable que l’expérience accumulée au niveau mondial pour construire un parti international de la révolution soit transmise.« 

      Nombreux sont ceux qui ne se sentent nullement préoccupé du fait que »l’expérience accumulée au niveau mondial pour construire un parti international de la révolution soit transmise."
      Il est normal que ceux-là ne trouve aucun intérêt à cet article. Ils sont prévenus avec la première phrase. Ils peuvent se dispenser de lire la suite.


    • Rincevent Rincevent 6 février 22:55

      @Séraphin Lampion

      Bonsoir Séraphin. C’est un peu ce que je pense aussi. Si le PCF n’est plus maintenant que l’ombre de lui-même, ça a été en bonne partie ‘’grâce’’ à Tonton. Les trotskistes, eux, ne peuvent s’en prendre qu’à eux même : l’auteur nous fait d’ailleurs une description assez détaillée de ces scissions successives, tout en tenant aujourd’hui un discours tout droit sorti des années 20, MAIS 1920  ! C’est confondant d’irréalisme…

      En attendant mieux, je propose que ces différents courants (d’air) soient inscrits sur la liste rouge des espèces en voie de disparition de l’UICN. C’est à peu près tout ce qu’on peut faire pour eux, je crois.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 février 09:02

      @Rincevent

      Nous sommes face à une alternative : socialisme ou barbarie. Je choisis le socialisme. Pour en finir avec le capitalisme qui mène l’humanité à sa perte il n’est pas d’autre moyen que la révolution socialiste.
      Les peuples n’ont pas besoin des trotskistes pour que des révolutions éclatent. On voit de nouvelles révolutions surgir tous les ans.
      Comment faire pour que ces révolutions soient victorieuses ?


    • Rincevent Rincevent 7 février 16:25

      @Jean Dugenêt

      Socialisme ou barbarie : c’est bien d’en appeler à Castoriadis mais, là aussi, scissions après scissions…

      On voit de nouvelles révolutions surgir tous les ans : ouais, comme la révolution Orange en Ukraine ? Ou celle des Roses en Géorgie ? Et combien d’autres depuis. Avec à la manœuvre des révolutionnaires bien connus comme celui-ci, par exemple : https://fr.wikipedia.org/wiki/George_Soros

      Malgré les efforts de nos médias mainstream, il faudrait être bien naïf pour prendre ça pour révolutionnaire !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 février 18:43

      @Rincevent
      Je parle des printemps arabes ou plus récemment du Liban et de la Bielorussie... Venezuela, Bresil... trahi par des gouvernements de front populaire.
      Je parle des soulèvements populaires qui sont nombreux et souvent inattendus comme les gilets jaunes en France qui ont eu un fort impact au niveau mondial... Avant il y a eu la Roumanie (une révolution confisquée par une fraction de l’appareil stalinien), le Portugal mais aussi l’Iran (révolution confisquée cette fois-ci par des mollah)... Oui, il y a une quantité de révolutions qui se déclenchent dans le monde mais aucune ne sera victorieuse sans un parti révolutionnaire. « La crise de l’humanité se réduit à la crise de la direction du prolétariat ».
      Du coup, même en étant fragmentés, les trotskistes d’Argentine commencent à faire peur... Ils pourraient jouer un rôle important.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 février 19:06

      @Rincevent
      Socialisme ou Barbarie ne me fait guère penser à Castoriadis mais plutôt à Rosa Luxembourg. Par ailleurs il y a actuellement une organisation internationale qui s’appelle « Socialismo o Barbarie » et qui n’a rien à voir avec Castoriadis. Le parti argentin NMS y est affilié.


  • binary 6 février 21:37

    Quand on veut dominer le monde, faut se mettre à niveau question technologie.

    Les trotskistes sont de petits joueurs, qui ne savent même pas programmer correctement une machine dominion.


  • HELIOS HELIOS 6 février 22:54

    ... ben moi, j’ai lu, plus ou moins attentivement certains paragraphes, mais j’ai lu ...

    Bonjour donc, mr l’auteur.

    Je ne me permettrai pas de critiquer le travail que vous avez fait, y compris celui d« écrire tout cela.

    Je me permets par contre de donner mon avis, sur un point général qui ne concerne pas que votre perception et analyse, mais qui est une constatation bassement humaine face a votre spiritualité politique.

    Voyez vous, il y a l’histoire, qui la vivent et ceux qui écrivent l’histoire.

    Moi, je ne sais pas ecrire ou ré-ecrire l’histoire, ce que je sais par contre ... et c’est valable ici en France comme en Urugay, Argentine, Chili, Bolivie et Perou et au final partout dans le monde... c’est que tout le monde agit par interêt propre et non pas par un altruisme chevillé au corps ou un dévouement sans borne pour son pays, son orientation politique ou sa vision future de la societe.

    J’ai vu et constaté, toutes ces figures politiques que j’ai rencontrées et que je rencontre encore (aucune n’est citée) que c’etait l’interet personnel et la mise en oeuvre de diverses strategies personnelles ou faiblement collective -quelques amis en fait ou quelques interets proches-, qui faisaient agir le »militant« bien au dela de sa philosophe et qu’emporté par le torrent des actions pouvait apporter votre perception d’une réalité politique qui n’existe pas.

    C’est donc cette opportunité sociale, politique, contestataire (ou pas) et au final traductrice de l’ambition personnelle qui a fait agir tous ceux que vous nous avez raconté...

    un peu comme, toute proportion gardée, si vous attribuiez a Manuel Macron une haute destinée nationale (dont même Mitterand n’a pu faire croire malgré la durée de sa vie politique) et une action décisive dans la vie des partis de gauche, de droite ou bien une philosopie republicaine ou européenne dans la vie de notre pays.

    Notre président, même s’il fait deux mandats n’aura eu qu’une influence meteoritique positive ou negative, peu importe, (a l’identique de J Chirac).

    Dans votre article, les trotskistes ne sont que des grains de sable dans une trajectoire societale de l’Argentine et des autres, qu’en realité, cette trajectoire a été bati par la societé elle-même au fil d’interventions tres ponctuelles et sans arriere pensée d’acteurs majoritairement inconscients de leurs actions.

    Evidement tout le monde n’a pas un »de Gaulle" chez soi, je pense d’ailleurs que c’est un accident de l’histoire, au même titre qu’un Fidel Castro a Cuba,...

    Permettez moi de penser, que si votre article est un essai historique plaqué sur un arrangement historique, un peu comme deux plans superposés, vous n’avez pas reussi a me convaincre des liens entre les deux plans autrement que par leurs positions superposées.... il manque les fils semantiques qui les joignent et c’est normal puisque je pense qu’ils n’existent pas... les ambitions societales des hommes dans l’histoire, qu’ils soient trotskistes ou autre ne vont pas au dela de leurs ambitions personelles strictement conjoncturelles.

    En clair, il s’agit d’un mouvement brownien, un hasard, une chance (ou pas) mais il est surement pas possible d’y voir un quelconque determinisme malgré les scenarii que vous nous avez décrit avec beaucoup d’application, une fiction, un film... bien ecrit, certes !

    merci en tout cas pour votre texte.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 février 09:14

      @HELIOS

      Bonjour,
      Je n’ai pas tout compris de ce que vous dites. Mais il me semble que vous partez de l’idée que les militants sont animés par une ambition personnelle. Vous ne pouvez pas imaginer qu’il cherche autre chose que la puissance ou la gloire.

      Le fait que vous citiez des « bonapartes » comme « De Gaulle » ou « Castro » est à ce sujet significatif. Ce sont peut être pour vous de « grands hommes ». Mais, je veux faire exactement l’inverse de ce qu’ils ont fait. Le « bonaparte » des argentins s’appelle Péron. Ceux qui sont actuellement au pouvoir en Argentine en sont les héritiers. Il faut les combattre. Avez vous lu la plate-forme électorale des trotskistes qui les combattent à la fin de l’article ? S’agit-il ici de satisfaire des ambitions personnelles ?


  • Xenozoid Xenozoid 6 février 23:07

    naomi klein avait fait un docu sur l’argentine 200 ? et les reapropriations d’entreprise en argentine,derriere la crise(fmique) avant la grece...

    je ne me rappelle plus le titre,the game ou quelque chose comme ça


    • Lampion Séraphin Lampion 7 février 08:29

      @Xenozoid

      « The Take « ?

      C’est un film : lien.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 février 09:25

      @Xenozoid

      Merci pour la référence. J’essaierai de voir « The Take » et « Argentine mémoire d’un saccage ».
      Dans la coalition de 4 partis qui présentent la plate forme que j’ai reproduite à la fin de l’article se trouve le POR. C’est ce parti qui organise ces prises en main d’usines par les ouvriers eux-mêmes. D’où, dans le point 3 de la plate-forme électorale : « nationalisation de toute entreprise qui ferme, reprise de la production sous le contrôle des travailleurs ».
      C’est ce qu’il aurait fallu faire en France quand les grands plan de licenciements ont été annoncé sous Mitterrand...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 février 12:46

      @Séraphin Lampion
      Merci.
      Voir aussi « Mémoire d’un saccage » en intégralité sur YouTube.


    • Xenozoid Xenozoid 7 février 15:51

      @Assureur

      en fait the take est le doc et the game est un film, il faut faire gaffe car il y a aussi un film qui n’est pas un docu/film qui s’appelle the take, mais je parlait bien du docu/film de Naomie klein


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 février 19:12

      @Xenozoid
      La trailer du docu/film de Naomie klein est ici.
      Le titre est bien « The Take »


    • Xenozoid Xenozoid 7 février 19:20

      @Jean Dugenêt

      tout a fait, je voulais juste dire qu’il y a un film pas un docu qui s’appelle the take, aussi.
      mais je parlais bien du docu et pas du film


  • julius 1ER 7 février 10:22

    essai intéressant sur la « survivance » du Trotskysme longtemps après la disparition du père fondateur..... le « trotskysme » est-il mort ????

    ou plutôt que reste -t-il du trotskysme, voire du communisme comme idéal ou comme idéologie depuis la chute de l’URSS, ce sont finalement les seules vraies questions qui importent..... aussi lorsque vous décrivez le mouvement des gilets jaunes comme un mouvement insurrectionnel,ou révolutionnaire je pense que vous leur faites une trop grande place dans la hiérarchie historique des mouvements révolutionnaires !!!

    les gilets jaunes ont été un mouvement de révolte de type poujadiste pas un mouvement structuré destiné à prendre le pouvoir un jour, , rien dans leur comportement n’était destiné à « essaimer » dans l’idée« les petits ruisseaux font les grandes rivières » .... quelques revendications matérielles satisfaites et puis s’en vont à aucun moment je n’ai entendu leur porte-parole vanter le « concept de révolution permanente » chère à Trorsky ni même structurer leur mouvement pour en faire un fer de lance ou une avant-garde révolutionnaire ..... dans leurs revendications on est aux antipodes d’une quelconque socialisation des moyens de production ou d’une Démocratie prolétarienne ????

    c’était plutôt un rejet de la politique en tant que telle, pas un appel à mobiliser la société pour une transition révolutionnaire !!!!

    l’Histoire n’étant jamais une chose finie, la mondialisation néo-libérale qui semble avoir tout phagocyté sur son passage (voir la Fin de l’Histoire ) semble souffrir du fait d’un virus et montre ses limites voire ses tares dans de nombreux aspects dans une fuite en avant complètement délétère ..... j’oserai dire que le socialisme est une idée neuve en tant que remède universel pas le Capitalisme prédateur !!!


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 février 12:53

      @julius 1ER

      Voici exactement ce que j’ai écrit au sujet des gilets jaunes.

      "Les gilets jaunes ont effrayé pendant un temps la bourgeoisie. En exprimant une profonde révolte contre le pouvoir, ils réclamaient des changements radicaux. En ce sens leur mouvement était de nature insurrectionnelle, mais, pour autant, ce n’était ni une insurrection ni une révolution. Dans leur recherche des voies vers la révolution les gilets jaunes ont été démunis précisément puisque l’expérience de la lutte du mouvement ouvrier pour la révolution socialiste n’a pas été transmise"

      Je parle donc d’une révolte et de la nature insurrectionnelle du mouvement mais je souligne que ce n’était ni une insurrection (renversement d’un pouvoir) ni une révolution. Ce n’était même pas le début classique d’une révolution : une grève générale.

      (je vais manger. Je reviens)


    • JC_Lavau JC_Lavau 7 février 13:24

      @Jean Dugenêt. Depuis des millénaires, toutes les jacqueries ont été écrasées dans le sang.
      Martin Luther n’a pu réussir son insurrection contre Rome que parce que des princes allemands en avaient assez de trop payer d’impôts à Rome.
      Les scientifiques débutants, en commençant chronologiquement par les mécaniciens, astronomes, physiciens et opticiens ont pu réussir leur révolte contre Rome uniquement parce que les princes avaient besoin d’ingénieurs pour leurs armées ; armées devenues permanentes au 16e siècle.
      Les efforts des pouvoirs pour re-militariser les enseignants et savants n’ont jamais cessé.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 février 18:04

      @julius 1ER

      Les gilets jaunes étaient coincés entre le désir de ne pas se faire récupérer et la nécessité de prendre parti pour avancer. Cela a limité leur action. Je trouve que globalement ils s’en sont bien sortis car il y a eu d’énormes pressions pour les faire dévier.
      Sur la question de l’UE, ils ont préféré ne pas prendre position. Ceux qui penchaient pour le frexit et le disaient étaient accusés d’être des trolls de l’UPR. Il y avait ici aussi une pression énorme pour qu’ils ne se prononce pas pour le Frexit. Pourtant le RIC sans le Frexit ne peut s’appliquer que localement et présente donc bien peu d’intérêt.
      Il manque une Avant Garde révolutionnaire.


    • julius 1ER 9 février 17:26

      Les gilets jaunes étaient coincés entre le désir de ne pas se faire récupérer et la nécessité de prendre parti pour avancer.

      @Jean Dugenêt
      c’est bien là la force et la faiblesse de ce mouvement qui finalement par manque d’ambition ( ne pas vouloir se structurer) était voué à disparaître et surtout leur contradiction principale était de dire ni Droite , ni Gauche or c’est bien là leur principale faiblesse ... pour faire avancer des idées pas seulement des revendications matérielles il faut savoir quand-même se situer sur un échiquier politique ( le côté apolitique de Droite ne peut pas faire illusion bien longtemps ) car les clivages sociaux, eux sont têtus !!!!


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 février 18:13

      @julius 1ER
      Nous partageons grosso-modo la même idée mais avec des nuances.
      Au départ, les gilets-jaunes ont été surtout calomniés pour diverses raisons par des forces qui ont pensé intéressant de les faire passer pour des « poujadistes », « racistes », de « droite »...
      C’était ce que voulait le FN-RN afin de s’approprier le mouvement. C’était aussi ce que voulaient des partis et syndicats traditionnels du mouvement ouvrier qui ne supportaient pas qu’un mouvement revendicatif sain puisse se déclencher sans eux. Cela s’est vu nettement dans les déclarations du POID qui leur reprochait de ne pas s’occuper des syndicats, de ne pas brandir le drapeau rouge...
      Nous avons vite compris que ce n’était que des calomnies mais les journalistes ne voulant pas se dédire ont expliqué que le mouvement avait changé de nature. Il y a eu plein de provocations pour fabriquer et promouvoir des leaders correspondant à l’image que les grands médias voulaient donner mais elles ont échoué. Ce n’était pas facile car la médiatisation des leaders jouait effectivement un rôle. Comment accepter une médiatisation sans trahir alors que ceux qui vous tendent des micros ne pensent qu’à vous acheter. Je trouve que dans l’ensemble les leaders médiatisés s’en sont bien sortis. 
      Il est de plus certain qu’il y a eu d’énormes pressions politiques. Des partis d’abord hostiles au mouvement (NPA, LFI) ont ensuite décidé de lancer leurs forces dans le mouvement mais, évidemment, ils ne l’ont pas fait à drapeaux déployés. Dans les discussions sur l’UE dès que quelqu’un demandait le Frexit ce sont eux qui protestaient contre des interventions de « trolls de l’UPR ». Il est d’ailleurs certain aussi que des militants de l’UPR y sont intervenus mais qui était « militant » et qui était « troll » dans l’affaire ?


  • popov 7 février 15:16

    @Jean Dugenêt

    Article intéressant, mais déprimant car il énumère une longue liste d’échecs prévisibles.


  • chapoutier 7 février 21:14

    "Le POI semble avoir abandonné la perspective de construction d’une internationale

    "

    ce n’est pas le role du POI, par contre c’est le role des trotskystes au sein du POI.

    le POI n’est qu’une tentative quasi avortée de LOR


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 février 22:49

      @chapoutier
      Vous avez raison. J’aurais dû écrire : « les trotskistes du POI semblent avoir abandonné la perspective de construction d’une internationale »


  • chapoutier 10 février 12:07

    pour information, je te conseille de jeter un œil sur l’hebdomadaire Information Ouvrière qui parait aujourd’hui, n°641 , il y a 6 pages sur 16 consacrées à l’internationale, ecritent le plus souvent par les militants sur place.

    le numéro précédent il y a 5 /19 consacrées à l’internationale

    et ainsi de suite...

    comme tu l’explique si bien nous avons abandonné la perspective de construction de la IV eme internationale smiley


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 février 14:26

      @chapoutier
      Merci beaucoup.
      Je suis bien évidemment très intéressé par ces informations et je vais m’empresser de voir sur le web ce que je peux trouver au sujet de ces deux numéros d’information ouvrière. Je suis en effet curieux d’avoir des nouvelles de cette internationale. Quel est son nom ? Où et quand s’est tenu le dernier congrès ? Quels sont les noms des partis nationaux qui la composent ? Dès que j’aurai ces informations je ferai toutes les corrections qui s’imposent sur la version de blog Médiapart de l’article et sur la version du site web.
      Pour l’instant, je n’ai aucune information à ce sujet et ce n’est pas parce que « information ouvrière » parle de sujets internationaux qu’il construit une internationale. A l’AGIMO, nous savons aussi faire ça.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 février 14:49

      @chapoutier
      Je viens de chercher sur internet et je n’ai malheureusement rien trouvé sur le sujet. J’ai notamment cherché sur le site officiel du POI.
      Si tu as quelques liens à ce sujet je suis preneur. J’aimerais beaucoup savoir où en sont ceux qui se réclament du trotskisme dans le POI au sujet de la construction du parti mondial de la révolution.
      Je doute qu’il faille que je cherche davantage. Il ne peut pas y avoir de miracle.
      Pour l’instant, avec les infos en ma possession, je suis plus pressé de faire des recherches à partir des partis issus du morénisme.


  • chapoutier 10 février 16:59

    j’avoue etre intrigué, tu me semble très au fait de l’histoire du lambertisme, de ce qui se passe dans les rangs du POI, etc etc mais dès que je te cite information tu me réponds ne rien trouver sur le web ! cela va de soi, IO n’est pas en acces libre sur le oueb !

    si j’en crois ce que j’ai pu lire de ta prose, tu ne semble pas venir de nos rangs ni des ’’ chapelles concurrentes  smiley ) mais malgré tout tu semble curieux dans le bon sens du terme.

    si tu étais issu des rangs de la quatrième internationale, tu saurais qu’un bout du compte, à l’heure fatidique, les authentiques révolutionnaires se retrouverons, quel que soit le passé et son poids.

    pour un révolutionnaire, une seule chose compte en définitive, la prise du pouvoir !

    pas la prise du pouvoir pour le pouvoir, mais la prise du pouvoir pour briser définitivement l’échine du capitalisme pourrissant.

    les travailleurs n’ont pas besoin de la quatrième internationale pour se soulever contre la bourgeoisie, mais ils en auront besoin pour le garder.

    pense-tu vraiment construire une internationale communistes avec l’UPR

    moi j’en doute

    tu cites souvent le programme de transition, malheureusement je ne suis pas certain que tu en mesure toutes les ramifications. d’ailleurs tu aurais compris en quoi le POI n’est qu’un avatar de la LOR, je suis certain que cela te parle .... ou pas.

    bonne continuation avec ta chasse aux morenistes, mais ils ne sont plus très nombreux depuis qu’ils ont rompu avec la SFQI


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 février 17:44

      @chapoutier
      Je crois que tu fais quelques erreurs. Mais avant de parler d’erreurs il faut parler d’inversion accusatoire.

      Dans un premier temps tu veux contredire ce que j’ai écrit dans l’article à propos du POI. J’ai écrit exactement ceci : "Le POI semble avoir abandonné la perspective de construction d’une internationale mais je manque d’informations à ce sujet car ils ont toujours un lien avec l’organisation algérienne de Louisa Hanoune« 

      Comme argument, pour me contredire tu me conseilles d’aller regarder des numéros d’information ouvrière où je serais censé trouver des preuves que le POI n’a pas abandonné la perspective de construction d’une internationale.

       »je te conseille de jeter un œil sur l’hebdomadaire Information Ouvrière qui parait aujourd’hui, n°641 , il y a 6 pages sur 16 consacrées à l’internationale, ecritent le plus souvent par les militants sur place. le numéro précédent il y a 5 /19 consacrées à l’internationale et ainsi de suite...« 

      Je t’informe que je n’ai rien trouvé sur internet c’est alors seulement que tu me dis que c’est normal... Donc tu m’as invité à aller chercher une preuve en sachant que je ne pourrai pas la trouver.

      Ne serait-il pas plus simple que tu me donnes des preuves vérifiables par tous ou, au minimum, que tu répondes aux questions que j’ai posée ?
       »Je suis en effet curieux d’avoir des nouvelles de cette internationale. Quel est son nom ? Où et quand s’est tenu le dernier congrès ? Quels sont les noms des partis nationaux qui la composent ?« 

      Tu t’interroges bien à tort sur mon passé. Ce que j’ai voulu en dire se trouve dans ma présentation. Si vraiment cela te tracasses c’est bien dommage car le passé d’un militant n’a pas à être pris en compte dans une discussion où ce n’est pas le sujet mais, puisque je n’ai rien à cacher, je peux te dire que mon blaze de militant de l’OCI était Villa. Si tu veux davantage de renseignements tu peux demander à Beauvert.

      Ensuite ton langage semble inspiré de la bible à propos du jugement dernier :
       »un (au) bout du compte, à l’heure fatidique, les authentiques révolutionnaires se retrouverons, quel que soit le passé et son poids." Je n’ai rien à y redire.
      Le reste n’est que du bavardage sans le moindre argument. Cela ne prête pas à discussion.


  • chapoutier 10 février 17:12

    il va de soi que je ne me suis pas amusé à répondre à ton article ni aux précédents mais quand même, ou es tu allé cherché que nous ne combattons pas l’union européenne ou que nous avons passé un accord avec mitterrand ?

    que tu pense etre en mesure de regrouper des militants autour de toi sur des positions que tu penses etre révolutionnaire, tant mieux, mais pour cela il n’est pas nécessaire de calomnier la SFQI ou de répandre des calomnies issues des ennemies de la classe ouvrière.

    si un minimum d’honnêteté t’anime tu dois prendre cela en considération, ce n’est pas prétendant que ma lessive ne lave pas comme il faudrait que tu vas prouver que ta lessive est meilleure. smiley


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 février 18:11

      @chapoutier
      Je te remercie de m’avoir laissé un lien sur un numéro « d’information ouvrière ». Je ne peux pas dire que cela répond clairement à ma question mais j’ai tout de même indirectement trouvé ce qui m’intéresse. Un article sur le Brésil vient en effet du journal d’un parti qui affirme être la section brésilienne de la 4ème internationale. Puisque, de plus tu utilises le sigle SFQI c’est que tu affirmes que ceux qui se réclament du trotskisme dans le POI considèrent qu’ils sont la Section Française de la Quatrième Internationale. Contrairement à vos frères ennemis du POID vous êtes donc resté à cette histoire de quatrième internationale reproclamée par Lambert. Je vais donc modifié les deux versions modifiables de mon article.
      Je note aussi que tu ne n’as toujours pas répondu aux quelques questions que j’ai posées : "Je suis en effet curieux d’avoir des nouvelles de cette internationale. Quel est son nom ? Où et quand s’est tenu le dernier congrès ? Quels sont les noms des partis nationaux qui la composent ?"
      Je tiendrai compte aussi de cela dans mes modifications.
      Avec mes remerciements renouvelés.
      Je te souhaite beaucoup de courage.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 février 19:21

      @chapoutier
      « si un minimum d’honnêteté t’anime » tu ne dois pas lancer des accusations sans preuves.

      Tu m’accuses deux fois de calomnier :
      « pour cela il n’est pas nécessaire de calomnier la SFQI ou de répandre des calomnies issues des ennemies de la classe ouvrière. »

      Exprimer des désaccords à partir d’analyses politiques n’est pas de la calomnie.
      Une calomnie est une contre-vérité énoncée en pleine conscience (que c’est une contre-vérité) dans le but de nuire à quelqu’un.

      Si tu vois une calomnie dans ce que j’ai écrit, il faut citer dans son intégralité la partie de texte que tu incrimines. Il y a en effet un minimum de règles à respecter entre militants du mouvement ouvrier. Je partage à ce sujet ce que dis Eduardo Almeida ici et quand il explique (2ème vidéo) que nous ne devons pas adopter la morale de la bourgeoisie. « Ce qui est permis c’est ce qui fortifie le mouvement ouvrier ».


  • chapoutier 10 février 20:32

    je reste baba , tu dis que tu étais à l’OCI et tu demande comment s’appelle l’internationale ! SFQI cela te parle

    j’ai connu un vila sur le 93 je crois, c’est toi ?

    et je connais Beauvert depuis 78 !

    comment en-tu arrivé là ?

    je comprends que l’on puisse développer des désaccords, mais toi tu semble ne pas connaitre l’orga de l’intèrieur, connaitre seulement des morceaux de son histoire et en même temps tu me dis être un ex de l’OCI !

    j’avoue etre septique d’autant plus que tu semble méconnaitre IO.

    désolé pour l’internationale, mais ce n’est pas le lieu il me semble !

    concernant le terme calomnie

    def Accusation fausse, mensonge qui attaque la réputation, l’honneur !

    c’est notre honneur que de poursuivre le combat de Lénine de construire l’internationale, si tu explique que nous avons abandonné ce combat, le terme calomnie convient parfaitement autant nous traiter de social-traite !

    si c’est par méconnaissance de ta part sur le sujet, tu répands néanmoins des faits faux qui attaque notre ’’réputation’’ en tant que militants communistes donc il s’agit bien de calomnie.

    tu dis que tu exprime des désaccords à partir d’analyses ! mais tu le dis toi-meme tu n’as pas les infos, comment etre en désaccord avec des faits et des orientations que admet ignorer puisque tu demande les infos pour te faire une opinion.

    comme dis précédemment ce n’est pas le lieu pour écrire trop de choses. 

    et nous sommes effectivement la SFQI quoique tu semble penser et l’internationale se nomme la Quatrieme Internationale.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 février 21:35

      @chapoutier

      Tu remets çà. Tu persistes à m’accuser de calomnier sans la moindre preuve. Tu écris :  « tu répands néanmoins des faits faux ». Quels sont ces faits dont j’aurais parlé et qui seraient faux ? Dans quels termes en ai-je parlé ? J’attends toujours une justification à cette accusation.

      J’ai caractérisé la politique de Lambert en expliquant qu’il a capitulé devant les réformistes lors de l’élection de Mitterrand en 1981. J’explique en effet qu’il s’agit là de l’abandon du programme de Trotsky. En fait, je n’ai fait que reprendre une analyse développée séparément par Stéphane Just et Nahuel Moreno. Cette analyse est reprise maintenant par tous ceux qui revendiquent l’héritage de ces deux dirigeants trotskistes. Vous devez vous sentir bien accablés mais cela ne vous autorise pas à dire que ces milliers de militants calomnient.

      C’est comme si Pablo et Mandel avaient accusé Lambert de calomnier quand celui-ci expliquait en 1953 que la politique de l’entrisme suis generis était une capitulation devant le stalinisme et par conséquent un abandon du programme trotskiste.

      Par ailleurs, il serait bon que tu arrêtes de te singulariser avec une expression comme « il semble que tu sois ceci ou il semble que tu sois cela ».
      Je relève : « tu semble ne pas connaitre », « tu semble méconnaitre », « il me semble »... Tes impressions n’intéressent personne. Il faut discuter à partir des faits et des termes employés par tes interlocuteurs.

      Tu as raison d’insister pour dire que vous êtes la Section Française de la Quatrième Internationale. Je pensais que, comme vos frères ennemis du POID, vous aviez abandonné cette idée. J’ai fait une erreur (et non pas une calomnie). Je m’en excuse. Il serait dommage de ne pas exhiber une telle prétention.


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