samedi 19 août 2017 - par ricoxy

Les Cuns (1)

L'article sur les cuns était fin prêt il y a deux ou trois jours quand un autre article d'AgoraVox consacré à la photomanie a été publié. Bien que certains paragraphes puissent rappeler cet autre article – dans un ton très différent, il est vrai –, je me suis quand même décidé à demander sa publication. Je suis d'autre part conscient de me faire des ennemis avec cette description dans laquelle certains lecteurs – une infime minorité, Dieu merci ! – pourraient se reconnaître.

 

Vu sa longueur – quatre pages A4 bien tassées, sans compter les notes –, l'article a été scindé en deux. Voici donc la première partie.

 

Nouvellement apparue au début du XXIe siècle, l'espèce des cuns tend à envahir la terre. La définition officielle est la suivante  : CUN, substantif épicène, acronyme de Con(ne) Universel(le) Numérique. Mammifère vertébré, sous-embranchement des Hominidæ (hominidés), dont certains spécimens sont doués de parole – cette grande conquête des singes anthropoïdes.

 

Un vieil écrivain françois, Alcofrybas Nasier (1483 - 1553), avait déjà repéré et dénoncé cette espèce particulière qu'il avait nommée « andouilles », et qu'il exécuta dans un récit intitulé le « Combat des Andouilles ». La France de 2017 connut une réédition de ce fameux combat avec la « Guerre des Andouilles ». Deux grandes troupes d'andouilles s'affrontèrent : les andouilles de gauche, démocrates, et les andouilles de droite, républicaines ou nationalistes. Les andouilles de gauche, qui n'en étaient pas à un mauvais coup près, attaquèrent horrifiquement les andouilles de droite en publiant de méchants comptes financiers. Les andouilles de droite furent grillées. Mais les andouilles de gauche furent vaincues à leur tour par les andouilles de Mâcon, connues pour leur sens de l'opportunisme, leur virulence au combat et leur taux mortel de sulfites. Depuis, on ne sert plus dans les restaurants et à la télévision française que des andouilles de Mâcon, au grand dam des facultés cérébrales des citoyens.

 

Mais revenons à nos cuns. D'où vient cette étrange appelation de « cun » ? Pour le C de cuns, nul besoin d'explications. Universel, parce cet engouement touche la terre entière ou presque. Il existe en effet toutes sortes de cuns  : des cuns blancs, des cuns jaunes, des cuns noirs, des cuns caméléons, prêts à changer de couleur politique au gré des élections... Numérique, car depuis le début du XXIe siècle avec le développement des techniques modernes, appelées « technologies », il y a un grand engouement pour les gadgets électro-numériques : ordinateurs, tablettes numériques, téléphones portables, G.P.S., téléphones « intelligents » – i-phones ou smartphones – (1), objets « connectés », etc. etc. etc. De telle sorte que tout homo ou hétéro sapiens normalement constitué se doit de posséder de tels engins. Ces appareils sont dits numériques car toute chose (parole, chanson, texte, spectacle…) peut être numérisée, c'est-à-dire convertie en signaux électroniques binaires.

 

Exemple criant de cunnerie : le téléphone intelligent (2), c'est-à-dire perfectionné, qui sert à notre cun de cerveau alternatif. Cet instrument remplace la mémoire du cun : il peut enregistrer des noms, des adresses, des numéros de téléphone ; il peut aussi enregistrer des documents, des chansons, de la musique. Il remplace les yeux, car avec lui le cun peut prendre des photos, faire des séquences vidéos. L'appareil remplace les neurones, car avec lui le cun peut se diriger vers son point de destination, prendre connaissance du bulletin météo ou des nouvelles du jour, il peut jouer à des jeux vidéos, trouver la pizzéria ou le kebab les plus proches. Il remplace un médecin ou un formateur, car avec cet appareil, le cun peut surveiller sa tension ou son rythme cardiaque ; il peut apprendre à baragouiner une langue étrangère. Le cun peut enfin communiquer avec le monde entier ou presque par l'intermédiaire de l'internet (3). Grande merveille : il peut même téléphoner – toutes fonctions que les non-cuns pouvaient parfaitement accomplir sans ce cerveau alternatif. L'appareil photo ou vidéo intégré du machin-phone a remplacé la faculté d'émerveillement ou d'indignation. Le souvenir était poète ; le voilà devenu archiviste.

 

Une fonction particulière dudit truc-phone permet de faire des autofots  : on tient l'appareil à bout de bras et on se prend en photo soit seul devant un monument historique, par exemple, soit avec un(e) ami(e), soit avec une célébrité ou même avec un président de la République ou un pape de service. Et ce, pour immortaliser pour la terre entière un instant palpitant de sa vie totalement insignifiante. Ce genre de photo, très prisé des cuns, est connu sous l'appelation anglo-américaine de « selfie ».

 

Les auto-portraits sont connus de longue date. L'homme de Cro-Magnon posait déjà sa main sur un rocher, et crachait de la peinture dessus pour imprimer sa marque. Mais ce sont les peintres qui, les premiers, se sont représentés sur une toile. Il est des exemples célèbres : de Vinci, Rembrandt, Dürer, Poussin, Van Gogh, Picasso, etc. L'avénement de la photographie amplifia le mouvement, et nombre de personnes purent se prendre elles-mêmes en photo, avec un appareil à déclenchement retardé. Une autre étape fut franchie avec les polaroïds, ou appareils-photo à développement instantané. Enfin vint l'ère de la photo dite numérique et là, mes aïeux, ce fut l'explosion. Le narcissisme latent de nombre de cuns s'en donna à cœur joie.

 

Comme le cun n'a généralement pas le bras assez long (cun ordinaire ou petit cun né de la dernière averse), il se sert d'une sorte de perche sur laquelle est fixé l'appareil en question, et qui permet une photo à distance. Cette perche est miraculeusement dénommée « perche à selfie ».

 

Autre fonction plébiscitée par les cuns : l'envoi de courts messages de 140 caractères, appelés tweets ou twits. Les cuns mono-neuronaux de naissance adorent de genre de messages, à tel point qu'un fameux président des États-Unis au toupet jaunâtre gouverne presque exclusivement par l'intermédiaire desdits messages – ce qui lui a valu le sobriquet de « twit » (4). C'est le Lucky Lucke de la communication, qui twite plus vite que son ombre. Les cuns plus ordinaires se contentent de twiter de simples inepties comme par exemple : « Yes, la meuf is dead ». L'usage de l'anglais ajoute au caractère de ce si bête message.

 

La langue utilisée dans les messages est une langue qui semble dérivée du français, avec un mélange de patois anglo-américain, le tout avec de nombreuses fautes. C'est, révérence parler, la langue néo-merdique. On y trouve des symboles graphiques qui sont censés représenter des émotions, appelés « smileys » ou « émoticônes », et de curieuses abréviations : A12C4 (à un de ces quatre), KOI29 (quoi de neuf), KDO2Noel (cadeau de Noël). L'usage de l'anglais est possible : CUL8R (see you later : à plus tard ; abréviation particulièrement cucul). Les raisons données pour un tel massacre sont 1. que cela permet d'économiser l'espace, et 2. que cela permet d'écrire vite. Mais quel besoin d'écrire vite pour de telles insignifiances ? D'autre part, l'usage d'abréviations pose souvent un problème de compréhension si l'on n'est pas initié.

 

Le merveilleux appareil qu'est le machin-phone sert donc à envoyer des messages, et si d'aventure vous entrez dans un wagon de métro, ou même si vous vous promenez dans la rue, vous verrez la plupart des gens pianoter sur leur appareil, lequel émet des sons crispants chaque fois que le cun reçoit un message. On appelle ces messages des « textos » (5). Si lesdits textos ont un caractère sexuel, alors là, ce sont des « sextos » – on admirera au passage la richesse de la langue. Particularité : les machin-phones n'autorisent l'usage que des pouces pour taper un message digital (digital est l'équivalent anglo-américain de numérique). Ce n'est pas un mince paradoxe qu'une activité digitale soit réduite à deux pouces.

 

Au reste, l'activité des cuns ne s'arrête pas aux messages ou twits ; ils prennent en photo à tour de bras tout ce qui peut exciter leur unique neurone : une scène de rue, un plat qui plaît au restaurant du coin, un coucher de soleil, un accident, une manifestation, un chat ou une vache dans un arbre – bref tout ce qui lui paraît beau, intéressant, horrible, exceptionnel, sortant de son ordinaire. Dans une foule, le cun lève son appareil le plus haut possible afin de photographier ce qu'il considère comme un événement de première importance  : chanteur-brailleur en train de se déhancher sur une scène, homme politique sur un marché serrant avec d'infinies précautions des mains tendues…

 

Autre paradoxe : alors qu'un machin-phone est surtout conçu pour porter la voix humaine (phone venant du grec φωνή [phônê] : « son », d'où voix), ce sont surtout à des textes, à des photos et à des vidéos que servent les machin-phones entre les mains des cuns – ils servent donc d'abord à l'œil et à la vision, et non plus spécialement à la voix.

 

 

 (à suivre)

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Notes


(1) l'auteur propose le néologisme intelliphone.

(2) on le dit intelligent, parce que c'est cet appareil qui est dépositaire de l'intelligence de son possesseur qui, lui, reste gros cun comme devant, comme dirait La Fontaine.

(3) si l'on excepte les grandes démocraties modernes comme l'Iran, la Chine, la Turquie, la Corée du Nord… Et bientôt, peut-être, la France, car en effet, selon certains politiciens, les internautes sont des cyber-criminels en puissance. « Internet est un danger pour la démocratie » (J.-F. Coppé), ou « l'internet est « le refuge de trafiquants d'armes, de médicaments ou d'objets volés [...], de psychopathes, de violeurs, de racistes… » (Fr. Lefebvre).

(4) rappelons qu'en anglais twit veut dire « idiot » ou « andouille ». Nous revoilà avec la Guerre des Andouilles.

(5) le mot texto existe en français normal ; c'est un adverbe qui veut dire  : textuellement, exactement.

 



28 réactions


  • Fergus Fergus 19 août 2017 17:59

    Bonjour, Ricoxy

    Excellent article.

    Cela dit, on ne peut évidemment pas mettre - loin s’en faut - tous les utilisateurs des applications présentes sur les Smartphones sur le même plan.

    Mais le fait un qu’un grand nombre d’entre eux font de leurs fonctions photos et vidéos, de même que de l’usage de tweeter, un usage compulsif qui ne peut manquer de surprendre tous ceux qui ont connu le temps où il fallait attendre le développement des photos et où il fallait faire la queue aux cabines téléphoniques pour joindre un parent ou un ami durant les vacances. smiley

    Un usage qui commence à sérieusement inquiéter les spécialistes, moins pour les conséquences sur les adultes que sur les enfants dont des études montrent que plus ils sont accrocs jeunes, plus ils se ferment paradoxalement à la sociabilité !

    Je lirai avec grand intérêt la suite de ce premier opus sur le sujet.


    • ricoxy ricoxy 19 août 2017 20:02

       
      ►Fergus
       
      « Cela dit, on ne peut évidemment pas mettre - loin s’en faut - tous les utilisateurs des applications présentes sur les Smartphones sur le même plan. »
       
      C’est évident, mais je devais exagérer un peu dans un but évident de provocation. C’est le principe de la caricature. Ce qui est inquiétant par contre, c’est de voir que de plus en plus de gens – et non seulement des jeunes – délèguent nombre de leurs facultés cérébrales, surtout la mémoire, à ce genre d’appareil. Merci en tout cas de votre commentaire.
       


  • Aristide Aristide 19 août 2017 21:36

    J’adore cette manière assez particulière de s’extraire du CommUN. 


    Comment donc, vous avez abandonné cet agenda qui encombrait vos poches pour noter tous vos rendez-vous dans cet ustensile qui diminue vos facultés cérébrales ? Vous voilà donc désigné ...

    Vous ne savez où se trouve un lieu de rendez-vous suffit pour que vous deveniez donc un crétin par le seul usage de cet appareil qui vous guidera, vous permettra de savoir si vous serez à l’heure, éventuellement en fonction de l’urgence de prendre un moyen de transport alternatif ou une autre trajet, appeler un taxi ...

    Vous vous inquiétez du temps qu’il fera à votre destination, histoire de parapluie ou de durée de voyage, si vous utilisez donc le service meteo vous voilà donc à nouveau catalogué dans ceux qui n’ont plus de neurones.

    Vous n’avez pas eu le temps de passer acheter votre journal, la consultation des quelques sites d’informations vous classe sans aucun doute dans ces imbéciles notoires. 

    Vous n’avez pas eu le temps d’écouter cette émission de radio immanquable, l’utilisation du podcast vous désignera comme un abruti de première. Si vous lisez quelques pages d’un livre sur cet instrument d’asservissement, ce sera pire, votre stupidité deviendra une évidence.

    Sur le chemin du retour, vous devez récupérer les enfants, votre retard et l’avertissement de votre compagne ou compagnon par SMS, pour ne pas le déranger, vous transforme automatiquement en idiot et illettré.

    Votre retard ? Vous voilà donc devenu un arriéré si avec votre voiture en panne, vous pouvez joindre un dépanneur par cet inutile appareil du coin perdu où vous trouvez .

    Je passe donc sur tous les services qui vous transformeront indubitablement en vrai con. Je suis saisi d’un doute, serait-ce donc que l’auteur qui utilise un site internet, la numérisation pour propager son non-cunitude sait qu’il est surement lu sur tous ces moyens imbéciles par une foules de cons imbéciles, illettrés, .... 

    Ah, si notre auteur avait vécu du temps de Gutemberg, de son altitude il nous aurait servi la même soupe en nous contant par le menu tous les dégâts que feront les futurs usages de l’imprimerie, le livre, les journaux, ... 

    L’auteur qui sait que « twit » est un crétin ignore que « tweet » est un pépiement, mais peut être l’auteur s’apercevra que cet ustensile numérique remplace assez avantageusement agenda, cartes, livres et autres journaux, radio, enregistreur, .... et téléphone en cabine. mais bon, il s’agit de l’avis d’un qui n’est pas cun ....

    • ricoxy ricoxy 20 août 2017 08:52

       
      ►Aristide
       
      Commentaire trop long, je réponds pas
       


    • ricoxy ricoxy 20 août 2017 08:54


       
      Commentaire trop long, je lis pas
       


    • Aristide Aristide 20 août 2017 12:52

      @ricoxy
       

      La superficialité du non-cun ...

    • Fergus Fergus 20 août 2017 17:34

      Bonjour, ricoxy

      Aristide est un habitué de ce type de commentaire tendancieux visant à vous faire passer pour un fieffé crétin pratiquant des amalgames éhontés en plaçant tous les individus dans le même sac.

      C’est évidemment l’une de ces extrapolations manipulatrices dont il est coutumier. Car quiconque lit votre article comprend très vite qu’il ne met en boîte - et avec humour - que les usagers compulsifs des nouvelles technologies et des applications qu’elles mettent à la disposition des possesseurs de Smartphones.

      Surtout, ne changez rien à l’esprit de cet article pour son 2e volet !!!


    • pemile pemile 20 août 2017 17:35

      @ricoxy « Commentaire trop long, je lis pas »

      Rhoo ! Pour quelqu’un qui critique les tweets limités à 140 caractères ! smiley


    • pemile pemile 20 août 2017 17:39

      @Fergus « que les usagers compulsifs des nouvelles technologies »

      Sur le fond, c’est quand même ambigu.

      Il s’agit de Cun, Con Universel Numérique, et pas de Unc, Utilisateur Numérique Compulsif ! smiley


    • ricoxy ricoxy 20 août 2017 18:42

       
      ► Fergus
       
      « Aristide est un habitué de ce type de commentaire tendancieux visant à vous faire passer pour un fieffé crétin »
       
      J’ai déjà eu affaire aux commentaires fielleux d’Aristide qui, malgré son pseudo (Aristide : le meilleur en grec), est un des pires trolls sur Agora. C’est pourquoi je ne lis plus ses commentaires. Il est donc inutile qu’il prenne la peine d’écrire quoi que ce soit : ça lui reposera son neurone digital.
       
      Merci en tout cas de vos encouragements.
       


    • jmdest62 jmdest62 21 août 2017 07:58

      @Aristide
      « remplace assez avantageusement agenda, cartes, livres et autres journaux, radio, enregistreur, .... et téléphone en cabine. »

      °
      Parce qu’avant (eh oui il y a eu un avant ...) vous vous baladiez avec tout ça , tous les jours...mazette !...et avec une cabine de téléphone sur le dos ?
      °
      Votre greffe de carte SIM c’est pour quand ? 
      @+


    • Aristide Aristide 21 août 2017 12:00

      @Fergus et le non-cun


      Quelles extrapolations ? Vous ne savez visiblement pas lire ....

      Comment peut on juger en croisant une personne dans la rue le nez sur son smartphone que c’est un usage compulsif ? Une personne en attente d’un message important ? Un autre qui cherche son chemin ? .... Comment donc la conversation épistolaire par SMS serait donc le signe d’une quelconque compulsivité ? Le zigue a tout de même une sacré dose de suffisance en s’extrayant de toutes les contingences de notre époque. Et si c’était drôle, en place un humour lourdingue et aucune surprise ...

      Il me voue une rancune tenace depuis que je lui ai mis le nez dans ses approximations sur les emprunts linguistiques de notre langue, quand je lui ai démontré que les emprunts de la langue anglaise à notre langue était autrement plus anciens et nombreux que le simple usage de mots anglais qui n’ont pas encore trouvé leur correspondant.

      Allons, il s’agit pour cet auteur de se placer au dessus du vulgaire que représentent donc tous ceux qui usent de cet outil pour de nombreux services. Le voilà insultant tous ces gens qu’il croise avec cet ustensile.

      Quand à vous, votre gnagnaserie est suffisante pour vous connaitre. Votre recherche d’un soutien par ce fayotage asse ridicule est ... misérable.


    • Aristide Aristide 21 août 2017 12:02

      @jmdest62


      Que répondre à de telles niaiseries ... 

    • ricoxy ricoxy 21 août 2017 12:16

       
      ►pemile
       
      « Pour quelqu’un qui critique les tweets limités à 140 caractères ! »
       
      On a reproché à Sartre d’avoir rédigé une préface d’un livre sur la morale plus longue que le livre lui-même. Il y a dans les blogues des internautes qui parfois font des commentaires aussi longs – sinon plus longs – que les articles qu’ils commentent. A éviter.
       


    • jmdest62 jmdest62 21 août 2017 18:02

      @Aristide
      ce que vous voulez mais ...soyez bref !

      Donnez nous la date de votre greffe par ex ...on aura une pensée pour vous.
      @+

    • Aristide Aristide 21 août 2017 18:54

      @jmdest62


      La date ? Lorsque vous même vous ferez greffer un cerveau ...

    • jmdest62 jmdest62 22 août 2017 07:40

      @Aristide
      pas besoin comme vous j’ai un « intelliphone » ...d’ailleurs c’est google qui fait mes textes. et vous ? 

      @+

  • Pere Plexe Pere Plexe 19 août 2017 21:51

    J’ai bien reconnu quelques têtes de Cuns de mon entourage.

    Mais puisque nous auront droit à un deuxième opus je languis de lire le chapitre sur l’écriture Cun éiforme mais surtout celui sur le câlin humide Cun ilingus...

    • ricoxy ricoxy 20 août 2017 08:58

       
      ►Pere Plexe
       
      L’écriture cunéiforme était gravée sur des tablettes d’argile. Si de nos jours, les tablettes informatiques existent, elles ne permettent pas (encore) de graver des inscriptions cunéiformes. Nous attendons un deuxième Steve Jobard pour ça.
       


  • ricoxy ricoxy 20 août 2017 11:36

     
    A propos de selfies, cet article que je viens de découvrir dans Causeur :
     
    https://www.causeur.fr/milan-italie-perches-selfies-vacances-146071
     
    Les municipalités commencent à réagir contre le néo-crétinisme.
     


  • Le421... Refuznik !! Le421 20 août 2017 18:18

    Avec beaucoup de délectation, je constate que mon téléphone mobile sonne de moins en moins. En fait, j’ai pris l’habitude de consulter mon appareil deux fois par jour, le midi et le soir, et je rappelle ce qui est nécessaire.
    Ca se calme tout seul.
    Et je vis très bien, rassurez-vous.
    Rien que de faire un tour dans l’hyper du coin et voir ce tas de CUNs faisant leurs courses d’une seule main, je me marre...


    • Le421... Refuznik !! Le421 20 août 2017 18:19

      @Le421
      Ah, aussi, je suis à la retraite... Ceci explique cela. Le portable était un outil de travail, pour moi !!


    • nono le simplet 21 août 2017 05:20

      @Le421
      j’utilise de temps en temps une application dont je ne soupçonnais pas l’intérêt : la géolocalisation ...

      chercheur de champignons, dans des forêts que je connais mal, il m’arrivait souvent de tourner un peu en rond ou de faire de longs détours ... comme la forêt où je vais est couverte par la 3G et que je suis géolocalisé à quelques mètres prés, j’ai pu noter les coins prometteurs où j’ai trouvé des cèpes les années précédentes et le moyen de m’y rendre facilement ... enfin, plus directement ... 

    • Le421... Refuznik !! Le421 21 août 2017 08:27

      @nono le simplet
      Ah, effectivement...
      Perso, je suis quasiment né au milieu des bois et je ramassais des cèpes parfois même avant « Le Camille », le cantonnier de Limeuil !! C’est dire.
      De là, peut-être, j’ai gardé cette faculté de toujours et n’importe où de m’orienter immédiatement.
      Je rigolais parfois de voir la tête des clients quand je leur disais qu’il fallait monter la parabole là et pas là-bas !!
      A l’armée, courses d’orientation et autres jeux étaient un plaisir pour moi.
      Les « applis » boussole sur le smartphone me font marrer. Quand ça marche !! Parce que là, franchement... Faut pas être pressé. L’esthétique, je dis pas, le fonctionnement...
      Mais, finalement, ce sont les apparences qui comptent, non ??


    • ricoxy ricoxy 21 août 2017 11:18

       
      ►nono le simplet
       
      « j’ai trouvé des cèpes les années précédentes »
       
      Vous m’indiquez l’endroit ? Je suis amateur de cèpes. Et si vous connaissiez des coins à oronges...

       


    • ricoxy ricoxy 21 août 2017 11:22

       
      ►Le421
       
      Je ne possède, quant à moi, qu’un vieux Nokia avec lequel je peux téléphoner, recevoir des appels et qui possède une messagerie vocale. Et vous savez quoi ? Ça suffit pour recevoir des appels ou des messages intempestifs. C’est la rançon du progrès, je suppose.
       


  • lisca lisca 21 août 2017 09:44

    Merci, j’ai bien ri.
    Ceci dit, les abréviations utilisant des chiffres sont assez efficaces et drôles. Elles n’attaquent pas la langue de Molière : c’est autre chose. Elles permettent le « lien social », remplaçant les nécessaires formules de politesse, tout en gagnant du temps. Les émoticônes peuvent lisser un message qui pourrait paraître un peu sec.
    En bref, ces formules toutes faites ne font pas concurrence au beau langage des livres. C’est le contenu des textos et la pauvreté de la langue écrite et parlée, mal comprise, pas assimilée, torturée en fait, qui posent problème. L’analphabétisme, l’illettrisme, comme vous le faites remarquer avec humour.
    Les gens n’ayant plus de métier vrai, ni de liberté, ni d’usage créatif de leurs mains, tentent leur chance avec l’intelliphone.
    Il est temps de ré-enseigner le français dés le plus jeune âge, avec rigueur. Mais y a-t-il encore des jeunes profs qui le connaissent ?


    • ricoxy ricoxy 21 août 2017 11:39

       
      ►lisca
       
      «  tout en gagnant du temps. »
       
      On gagne peut-être du temps mais on perd de la langue. Marché de dupes.
       
      « Les gens n’ayant plus de métier vrai, ni de liberté, ni d’usage créatif de leurs mains, tentent leur chance avec l’intelliphone. »
       
      C’est bien ce que je reproche à la majorité des gens, en particulier à ceux qui sont dépendants des personnes qui ont confisqué le langage (journalistes, publicitaires, politiciens...) : on ne fait plus jouer son imagination ni son pouvoir créatif. On se contente de transposer platement des termes étrangers, surtout anglo-américains ; on se contente aussi de recourir à des formules toutes faites, qui dispensent agréablement de penser (potage instantané de la pensée, facilement micro-ondable).
       
      Cela dit, je vous remercie de votre commentaire.
       


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