lundi 11 janvier - par Jean Dugenêt

Les lubies des lambertistes

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J'ai expliqué dans mon article précédent comment les lambertistes qui étaient auparavant des révolutionnaires ont capitulé devant le PS en 1981 et ont servi la politique de Mitterrand. J'ai déjà aussi stigmatisé la politique de Daniel Gluckstein, dirigeant du POID, qui crachait son mépris sur le mouvement des gilets-jaunes en les calomniant. Je veux aujourd'hui montrer que les organisations lambertistes sont pour le moins ambigues sur la question de l'UE.

Bien sûr ils expliquent à longueur d'articles qu'ils sont contre l'UE. Ils publient d'ailleurs toute une histoire de l'UE. Comme bien d'autres, dans leur histoire de l'UE, ils ne disent pas que Walter Hallstein était un nazi de premier plan avant de devenir le premier Président de la CEE et de le rester pendant 9 ans. Ils ne se sont pas du tout manifestés sur cette question quand nous avons mené cette bataille de l'information. Cette attitude nous met un peu la puce à l'oreille. Nous nous souvenons qu'ils avaient oublié le passé de Mitterrand lors de son élection en 1981. Alors nous sommes un peu inquiets d'autant plus qu'ils disent volontiers qu'ils sont contre l'UE mais ils ne disent jamais qu'ils sont pour le Frexit. Est-ce la même chose d'être contre l'UE ou pour le Frexit ? Ne vous fiez pas aux apparences ! L'expérience montre qu'il y a plus qu'une nuance entre ces deux affirmations.

Être pour le Frexit c'est clair, surtout maintenant qu'il y a eu le Brexit. Quand on est pour le Frexit alors on veut que la France quitte l'UE comme l'ont fait les anglais.

Être contre l'UE, quand on regarde un peu ce que les uns et les autres disent, cela ne veut pas dire grand chose. La plupart du temps, ceux qui disent qu'ils sont contre l'UE n'envisagent nullement que la France quitte l'UE. Autrement dit : ils sont contre le Frexit. Ils sont, le plus souvent pour une autre UE... et ils le disent plus ou moins clairement. On se souvient des explications de Jean-Luc Mélenchon avec « l'Europe on la change ou on la quitte ». En ajoutant qu'il avait « un plan A et un plan B » bien des militants de LFI pensaient que le plan A c'était « on la change » et le plan B c'était « on la quitte ». Que nenni ! Les déclarations de Jean-Luc Mélenchon se faisant plus précises, il a bien fallu admettre qu'il n'était pas du tout question pour lui de quitter l'UE. Il fait partie, comme beaucoup d'autres, de ceux qui sont contre l'UE tout en voulant rester dedans. Autrement dit, il est pour une autre Europe et en clair cela signifie qu'il est pour l'UE. Et c'est bien ainsi que nombre de ceux qui disent qu'ils sont contre l'UE sont en fait pour l'UE. C'est pourquoi maintenant la seule question importante et intéressante est : Êtes-vous pour ou contre le Frexit ?

Alors qu'en est-il des lambertistes qui sont contre l'UE mais ne parlent pas du Frexit ni d'ailleurs du passé de Walter Hallstein. Leurs discours seraient-ils insidieux ? Pour nous éclairer un peu plus, je vais examiner quelques unes de leur lubies.

Les lambertistes de tout poil répètent à l'envi que « il faut en finir avec les institutions réactionnaires de la Vème république  ». Certes les institutions de la Vème république créées par De Gaulle étaient réactionnaires et celles que nous avons actuellement le sont aussi. Ce ne sont pas exactement les mêmes. La constitution a été modifiée 22 fois depuis 1958. Une simple comparaison du texte original et du texte actuel montre l’ampleur des modifications. Le fonctionnement de l'Etat a aussi parfois été grandement modifié dans l’esprit sans l’être dans le texte : introduction de la cohabitation, décision d'un référendum annulée par une décision de congrès... C'est entretenir de la confusion de ne pas le signaler. Le fonctionnement actuel de cette Vème république n'a plus grand chose de commun avec le régime bonapartiste de De Gaulle. D'ailleurs, le rôle des médias dans l'élection de Macron montre qu'il y aurait sûrement une réforme du système d'information à faire... Mais là n'est pas le plus important. La question importante est : Est-ce que des questions fondamentales trouveraient une réponse si on changeait les institutions en restant dans l'UE ? Ma réponse est : non ! Il y a 27 pays qui sont dans l'UE. Ces 27 pays ont 27 constitutions différentes or, ils appliquent tous la politique de l'UE. C'est avant-tout cela qu'il faut dire.

Car un mot d'ordre n'est pas bon ou mauvais en soi tout dépend de la situation dans laquelle il est avancé. Lénine dans « Le gauchisme maladie infantile du communisme » a expliqué par exemple qu'il ne fallait pas être pour ou contre la participation à des élections « bourgeoises » sans tenir compte des circonstances. Parfois il faut être pour, dans d'autre conditions il faut être contre. En 1981, les lambertistes, s'il avaient voulu être fidèles au programme de Trotsky, aurait dû présenter un candidat au premier tour de l'élection présidentielle pour expliquer, notamment, qui était Mitterrand sans rien cacher. En 2022, les trotskistes doivent être pour un candidat unique des organisations ouvrières. Ce n'est pas la même position dans les deux cas parce que la situation est différente. Le mot d'ordre du FUO (Front Unique Ouvrier) n'est pas un dogme. Quand les bolcheviques décident l'insurrection en octobre 1917, ils ne sont pas pour l'unité avec les mencheviks et les socialistes-révolutionnaires. Ils mènent l'insurrection seuls. Ce n'est pas le FUO. Quand un gouvernement de Front Populaire comme celui de François Mitterrand se met en place, une véritable organisation trotskiste ne demande pas l'unité avec le PC et le PS pour s'opposer à la liquidation de la sidérurgie.

Revenons donc au mot d'ordre « Il faut en finir avec les institutions réactionnaires de la Vème République ». Les mots d'ordre des révolutionnaires et de tous ceux qui veulent défendre les travailleurs doivent permettre d'élever le niveau de conscience des masses populaires. Après le coup d'Etat de 1958 et dans les deux décennies qui ont suivi, ce mot d'ordre était correct. Avec l'élection de Mitterrand les choses sont devenues différentes. Les lambertistes avaient prévu que le gouvernement de Mitterrand serait le dernier gouvernement de la Vème république et, si les lambertistes avaient mené une politique de trotskistes, cela se serait peut-être réalisé mais, force est de constater que la Vème république, un peu remaniée avec la première cohabitation, est restée en place. Avec le traité de Maastricht en 1992, cela devient encore plus différent. Désormais, pour qui veut élever la conscience des masses, la question des institutions de la Vème république doit s'effacer devant la nécessité d'en finir avec l'UE. Dire qu'il importe d'en finir avec ces institutions devient une source de confusion. Par contre, le mot d'ordre d'assemblée constituante, dans les deux cas, doit être mis en avant ainsi que la revendication d'un gouvernement des travailleurs. C'est bien évidemment ces mots d'ordre qu'il fallait mettre en avant après l'élection de Mitterrand. Et, quand les grands plans de licenciements ont été avancés, il fallait ajouter « grève générale pour l'interdiction des licenciements », « A bas les traitres », « Le pouvoir aux travailleurs », « Tous à l'Elysée  »... Désormais, les mots d'ordre des révolutionnaires sont « A bas l'UE ! Vive le Frexit » « Pour une assemblée constituante » « Pour un gouvernement des travailleurs » et pour l'élection présidentielle de 2022 il faut ajouter «  Pour battre Macron, il faut un candidat unique PC/PS/LFI, tout de suite ! »

Les lambertistes ont l'art du contre-temps. Ils avancent au mauvais moment des mots d'ordre qui pourraient être bons à d'autres moments. Il y a en effet une autre lubie des lambertistes que je veux dénoncer c'est le fameux « Pour l'interdiction des licenciements ». Je viens de dire qu'il fallait lancer ce mot d'ordre après l'élection de François Mitterrand dès que les grands plans de licenciements ont été annoncés. Ce n'est pas ce qu'ont fait les lambertistes à ce moment. Pourtant c'était ainsi qu'il fallait contrer la politique de Mitterrand lequel expliquait que la question des licenciements n'était pas du ressort du gouvernement. Les lambertistes ont avancé ce mot d'ordre plus tard et ils ne cessent de le répéter maintenant. Il n'y a pas lieu de s'étonner qu'ils se retrouvent sur ce mot d'ordre avec des défenseurs de l'UE. Cette revendication est maintenant source de confusion. Les lambertistes laissent entendre qu'il pourrait être mis fin aux licenciements si le gouvernement en prenait la décision tout en restant dans l'UE. Ils laissent penser ainsi que le gouvernement a encore un peu d'initiative dans la vie politique, que cela serait de son ressort. Non ! Mille fois non ! Ne semez pas d'illusions ! Tout se décide à Bruxelles.

Pour ne pas semer la confusion, nous laissons aux lambertistes l'exclusivité de leurs deux lubies :

  • Il faut en finir avec les institutions réactionnaires de la Vème république.

  • Pour l'interdiction administrative des licenciements.

Ces mots d'ordre ne sont pas les nôtres. Nous sommes :

  • Pour le Frexit.

  • Pour une assemblée constituante et un gouvernement des travailleurs.

  • Pour battre Macron, il faut un candidat unique du PC/PS/LFI tout de suite, pour les présidentielles de 2022.

  • Pour la révolution socialiste.



86 réactions


  • Lampion Séraphin Lampion 11 janvier 17:44

    « il faut un candidat unique du PC/PS/LFI  »

    Bon, admettons !

    Et avec quel programme, alors ? Celui de Moscovici ? De Strauss-Kahn ?

    La révolution « socialiste », c’est les gars qui font du bon boulot de Fabius ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 11 janvier 18:01

      @Séraphin Lampion
      « il faut un candidat unique du PC/PS/LFI » quel que soit le programme.
      S’ils pondent un programme commun ce sera à la fois un programme de sauvegarde du capitalisme et une somme de promesses qu’ils n’ont pas l’intention de tenir.
      Je dis « il faut un candidat unique du PC/PS/LFI » 

      parce que cela permettra de battre le/les candidats du capital. Pour la suite, je sais qu’il faudra demander ce qu’ils ne veulent pas notamment la sortie de l’UE.

      S’ils sont élus il faudra les considérer comme le gouvernement Kerenski mis en place en février 1917. Il faudra alors penser à octobre 1917.


    • sirocco sirocco 11 janvier 19:16

      @Jean Dugenêt

      Vous n’avez pas encore intégré le fait que les élections (au niveau national) sont des « pièges à cons » ?

      Les citoyens l’avaient pourtant déjà compris il y a plus de 50 ans et tous les scrutins qui se sont déroulés depuis lors ont toujours confirmé cet avis...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 11 janvier 19:39

      @sirocco

      Et oui ! J’entendais déjà les maoïstes en 1968 crier : « Election = piège à cons ».
      Cela se disait déjà du temps de Lénine puisqu’il avait écrit à ce sujet comme je le rappelle dans l’article.
      Je n’ai pas grand chose de nouveau à ajouter par rapport à ce qu’il disait : ni crétinisme électoral ni crétinisme anti-électoral.


    • Pere Plexe Pere Plexe 11 janvier 20:17

      @Jean Dugenêt
      il faut un candidat unique du PC/PS/LFI 

      Sauf que, à priori, ils ne sont pas d’accord sur grand chose au niveau géopolitique.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 11 janvier 21:37

      @Pere Plexe

      Les appareils des partis ne sont d’accord sur rien. Ils sont d’accord pour rester diviser. Ils sont d’accord pour laisser Macron en place. Mais, les militants ne sont pas d’accord. Les militants et le peuple veulent en finir avec Macron et ils savent que la solution électorale c’est : candidat unique PC/PS/LFI.

      Il faut donc que le peuple, en commençant par les militants dans les partis et les syndicats disent ce qu’ils veulent et finissent par l’imposer. Il reste 15 mois pour cela et il faut le faire tout en se rassemblant pour faire retirer les lois liberticides.


    • babelouest babelouest 12 janvier 12:05

      @Jean Dugenêt pour réagir à votre réponse à @Pere Plexe, je crains que vos propos ne soient pas adéquats. Si vous aviez dit tout de suite : les militants PC-PS-LFI QUI SONT pour une sortie immédiate de l’ue se donnent en association avec le Peuple un candidat unique, nous aurions été d’accord. Là, on sent tout de même des pieds qui traînent, c’est vraiment assez peu spontané.
      .
      D’ailleurs, comme je l’ai déjà dit, le terme « frexit » même s’il vient du latin (via l’anglais) ne vaudra jamais en précision « sortie de l’ue ». Notre langue aussi a besoin d’être fortement soutenue. Certes, les associations de défense du français font tout leur possible. Certes des organismes comme l’Alliance Française font (hors France) un travail remarquable : je le sais parce que l’un de mes parents proches, sa femme d’origine Boer et deux de leurs enfants y travaillent. Mais il faut que les simples citoyens réapprennent à s’en sentir les gardiens.
      .
      Ne nous leurrons pas : une élection, que je sache, n’a jamais résolu un tel changement de cap, parce que jusqu’à présent la bourgeoisie a veillé à ce que cela n’arrive pas. Je pense que celle qui s’imagine avoir encore une certaine richesse et un certain pouvoir n’a pas encore réalisé qu’elle est de jour en jour plus vite en perte de vitesse, et que sa seule chance est de rallier maintenant ceux qu’elle risque de rejoindre sous peu parmi « ceux qui ne sont rien ».
      .
      Il y a pourtant eu dans les années 70-80 de larges portions de cette petite bourgeoisie qui s’est retrouvée sur la paille, tel ce chef d’une entreprise florissante de bonneterie qui, en peu de temps, a dû vendre château, résidence secondaire immense, puis appartement (avenue Foch) pour devenir simple représentant de commerce : la chute est rude !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 13:40

      @babelouest

      Bonjour,
      Je trouve vos idées et vos discours très « intellectuels ». Ne le prenez pas mal. Je ne cherche pas à insulter. Je veux dire par là que vous menez des réflexions assez souvent intéressantes mais en vase clos c’est-à-dire couper des préoccupations des masses. Ce n’est pas en soi condamnable. Je ne suis pas partisan, du bon sens, du sens commun, du consensus. Cependant, j’essaie de m’adresser à « l’homme de la rue » et à la femme aussi (il faut faire gaffe à ce qu’on dit). Cela m’a déjà amené par le passé à vous proposer de mettre vos propositions dans un tract à distribuer dans une manif. Alors, je suis certes défenseur de la langue française mais je trouve que le mot Frexit, depuis que le Brexit est passé, est devenu le plus clair pour dire qu’on veut que la France sorte de l’UE. La clarté du terme tranche par rapport à l’ambiguïté du « Non à l’UE ». J’en viens même de ce point de vue à le préférer à « sortie de l’UE » qui, j’en conviens, veut dire la même chose.

      Dans une période où les dirigeants habituent sciemment les français à se satisfaire d’écouter des chansons en anglais auxquelles le français ordinaire ne comprend rien jusqu’à qu’il finisse par les aimer (toujours sans rien comprendre) et à en redemander, il ne me semble pas que je fasse là une grave entorse aux règles de défense de la langue française. Il est vrai que ceux qui nous impose l’UE c’est à dire les partisans de la domination militaire de l’OTAN et de la domination économique des USA veulent nous imposer aussi la domination culturelle de l’américain.

      Je n’ai pas bien saisi ce que vous voulez dire avec les « militants PC/PS LFI qui sont... ». Ma proposition majeure qu’il y ait un candidat unique PC/PS./LFI concerne tout le monde et pas seulement les militants. Je pense qu’elle concerne aussi, et surtout, les abstentionnistes qui sont écœurés par les politiques de divisions. Les divisions assurent la victoire des candidats du capital et nombreux sont ceux qui préfèrent ne pas voter.

      « Ne nous leurrons pas : une élection, que je sache, n’a jamais résolu... »

      Vous avez mille fois raison et c’est pourquoi je ne laisse traîner aucune ambiguïté à ce sujet. J’ai bien compris que tous les discours sur le programme, le programme et le programme sont des prétextes pour se contenter de la division. Il serait impossible d’avoir l’unité puisqu’il est impossible de se mettre d’accord sur un programme... Alors que nous savons tous que les programmes de la « gauche » n’ont jamais été appliqués.

      Le seul but avec ma proposition est de battre le(s) candidat(s) du capital. Après tout restera à faire. Nous exigerons pour commencer un référendum sur le Frexit (Pardon ! sur la sortie de l’UE)... et bien d’autres choses. Si nous gagnons, l’élu ne nous fera pas le coup de Tsipras. Qui osera dire qu’il est contre un référendum sur cette question essentielle à part Ségolène Royale ?

      J’adore que ce soit ceux de LFI qui insiste sur la nécessité d’un programme commun alors que Mélenchon était en adoration devant le Mitterrand qui s’était fait élire sur un programme et avait déclaré, à peine élu, qu’il n’avait tellement rien à cirer de ce programme qu’il ne l’avait même pas lu.

      J’en déduis que Mélenchon se fout du programme de LFI autant qu’il se foutait, avec son maître à penser, du programme commun de la gauche. Cependant, puisqu’il est très important pour lui d’assurer la victoire de Macron, il claironne que le programme (dont il n’a que faire) est essentiel et il fait tout ce qu’il faut pour que l’unité soit impossible. Quel talent ces politiciens !

      Vous faites ensuite tout un discours sur « la bourgeoise », « cette petite bourgeoise » mais je n’aime pas les énigmes. Je ne vois de qui il s’agit. Il faut me parler au premier degré. Je ne vois pas davantage qui est le « chef d’une entreprise florissante de bonneterie ».


    • tonimarus45 12 janvier 14:40

      @Jean Dugenêt----Pc/ps/fi ??????? PS dont les representants actuels sont les heritiers d’un hollande qui fut le grand fossoyeur des acquis sociaux ,du code du travail des lois du « conseil de la resistance »et qui mit le pied a l’etriller de « macron ».Vous ne manquez pas d’air !! alliance avec un PS qui reniera ces engagements, comme le fit « mitterand » en 1984 ????, un PS qui est plus pres de « macron » que de la vrai gauche


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 15:00

      @tonimarus45

      Oui ! Je propose à ceux qui détestent le PS, à ceux qui détestent le PC, à ceux qui détestent LFI et à ceux qui, comme moi, détestent les trois de se prononcer pour un candidat unique PC/PS/LFI pour battre Macron.

      Il faut l’exiger, il faut l’imposer c’est la seule solution pour ne pas remettre Macron en selle pour cinq ans. Cela ne supprimera pas le pouvoir des milliardaires... Mais, à partir de cette première petite victoire nous pourrons en emporter d’autres. Nous pourrons commencer par exiger un référendum afin que le peuple se prononce pour ou contre la sortie de l’UE.


    • babelouest babelouest 12 janvier 15:24

      @Jean Dugenêt
      « Je ne vois pas davantage qui est le « chef d’une entreprise florissante de bonneterie ». »
      C’est normal, c’est quelqu’un que je connaissais, qui comme d’autres avait son usine à Troyes.... et qui est décédé depuis longtemps parce qu’il ne supportait pas cette déchéance.
      .
      « la petite bourgeoisie », ce sont de nombreux patrons de PME qui ont été écrasés, des médecins qui n’ont pas réussi à « digérer » leur installation, des avocats qui n’ont pas eu de chance, des agriculteurs qui n’ont pas supporté le choc des nouvelles normes, des cadres placardisés, puis jetés parce qu’ils n’avaient pas le profil imposé, etc. A mon avis, ils ont constitué l’ossature des Gilets Jaunes. Vous voyez, je n’ai pas quitté « le premier degré ».
      .
      Le candidat unique concerne les militants, et le Peuple, et bien entendu dans ce Peuple il y a les abstentionnistes, les sympathisants qui ne se sont pas engagés.... mais bien entendu sont écartés de fait les politiciens, qui ne sont que cela, et généralement n’ont de confiance qu’en eux-mêmes (et encore !), et pas en des idées qui les transcenderaient..
      .
      je pense avoir mis en forme une proposition de solution, à débattre : cela donne l’avantage de mettre en face l’une de l’autre la « solution » actuelle qui n’est plus que de la boue fort peu ragoûtante, et autre chose dont les bases sont (pour mieux aider à comprendre) le texte tel qu’il était actualisé dans la Constitution en 2010 (je suis dessus depuis plus de dix ans) et mes propres idées politiques, peut-être utopiques, mais considérées comme une petite graine.
      https://ti1ca.com/7rvkyowe-2020-12-20-2020-12-20.pdf.html


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 16:36

      @babelouest

      Je n’ai pas l’intention de vous suivre sur une démarche qui consiste à trouver quelles institutions seraient selon vous satisfaisantes avec quelle constitution. Je veux que nous nous dirigions vers une révolution socialiste et je cherche quelle est l’attitude à adopter dans les circonstances présentes par rapport à cet objectif. Au fur et à mesure de l’évolution de la situation je recommence sans cesse la démarche sans être capable de dire quel sera le prochain cheminement et à fortiori sans être capable de dire quelles seront les formes provisoires des institutions qui pourront être mises en place. C’est pourquoi, dans les circonstances présentes, je fais deux propositions :

      Frexit (sortie de l’UE)
      candidat unique du PC/PS/LFI pour battre Macron aux présidentielles.

      La seule question que je pose c’est : êtes vous prêt à suivre l’une, l’autre ou ces deux propositions en précisant que pour la sortie de l’UE nous pouvons être amenés à proposer un référendum ?


    • tonimarus45 12 janvier 17:22

      @Jean Dugenêt

       non et non, le PS depuis mitterand n’est plus un parti de gauche ,et n’a pas sa place dans une coalition de gauche et puis c’est tout.Toute ma vie j’ai vu les partis de gauche, en particulier le PC, faire le marche pied a ce parti qui a avec hollande applique un programme plus a droite que la droite !!!Oui a montebourg et  hamon , mais certainement pas a faure qui n’a pas rompu les liens qui le relient a hollande.Pour moi le « PS » c’est termine et ce quel que soit le cas de figure.A ceux qui sont vraiement de gauche de voter comme il faut afin de virer « macron »-Et juste en passant si « hamon » rompant les diktats du « PS » avait des le premier tour rallie « melanchon » , je pense que « macron ne serait peut etre pas là ;De toute façon jamais ces soit disants socialistes n’accepteront une tete le liste autre qu’un sorti de leur rang c’st a dire un disciple a »hollande"

    • babelouest babelouest 12 janvier 17:34

      @Jean Dugenêt pour moi c’est clair.
      .
      — claquer la porte de l’ue, sans aucun doute (j’ai assez pesé le pour et le contre depuis 2008) : en quoi un référendum serait-il un problème, s’il n’est pas jeté à la poubelle comme celui de 2005 ? J’ajouterai cependant que si un candidat est élu avec pour priorité la régularisation du refus populaire du 29 mai 2005, un référendum n’est même pas nécessaire justement. Ce qui n’interdit pas d’en faire un si certains insistent, mais à mon avis ce serait une perte de temps.
      .
      — candidat unique contre macron, indépendant de ces traîtres de « partis de gauche ». Donc sur le second point je sens que nous ne sommes pas d’accord.
      .
      Il faut se dire aussi que préparer les conditions de nouvelles institutions dès maintenant est éminemment souhaitable, ou alors je pourrais penser que ce changement dans le personnel politique ne serait que du flan. Comme d’habitude.


    • tonimarus45 12 janvier 18:14

      @Jean Dugenêt-il y a en a eu un deja de programme commun PS/PC, et l’on sait comment cela c’est termine ????les heritiers de cette trahison furent jospin et hollande qui fut le fossoyeur des acquis sociaux ,du code du travail , des lois du « conseil de la resistance et qui mit le pied a l’etrier a »macron" ??,et vous voulez que l’on recommence avec ces degres zero de la gauche


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 18:25

      @tonimarus

      Vous voyez des différences fondamentales entre PC, PS et LFI ?
      Lequel trahit moins que les deux autres ? Pourquoi le PS depuis Mitterrand serait pire que les deux autres. Je vous rappelle que le PC était avec Mitterrand dans le gouvernement de traitres de 1981 et que Mélenchon était un ministre-copain de Mitterrand qui a « participé a ses complots ». C’est lui-même qui le dit. Je vous rappelle que Mélenchon, Jospin et Cambadélis sont passé par la même école. Il n’est pas possible d’être traitre à 10%, à 50% ou à 90%. Ils sont tous traitres à 100%. Ils sont tous passés définitivement du côté de l’ordre bourgeois. La seule façon d’avoir un parti qui défend les travailleurs c’est de le construire. C’est ce que nous voulons faire avec l’AGIMO. Si d’autres ont des idées meilleures pour y arriver je suis preneur. Mais voilà ! En attendant ces trois partis sont les résidus de ce que les travailleurs ont construits au cours de leur histoire pour se défendre et les travailleurs n’ont pas d’autres solutions pour se mobiliser contre les capitalistes que de passer par leurs organisations. Certains font plus confiance à l’un qu’à l’autre ou détestent plus l’un que l’autre. C’est votre cas et c’est celui de beaucoup d’autres. Si nous n’avons pas un candidat commun des trois il ne sera pas possible de battre Macron.
      En 2017, s’il y avait vu un seul candidat à la place de Mélenchon et Hamon il aurait été élu. Il n’est pas question de regarder passivement les traitres nous refaire le même coup. Il nous reste 15 mois pour imposer notre choix. Il faut faire tout ce que nous pouvons.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 18:47

      @babelouest

      D’accord avec le premier point. Je préfère sortir de l’UE d’emblée. Je garde la possibilité du référendum parce que je sais qu’aucun des partis-traitres (PS, PC, LFI) n’a dit qu’il voulait sortir. Il faut donc prévoir un moyen d’imposer la volonté populaire.

      Je ne vois pas pourquoi vous n’êtes pas d’accord avec le deuxième point. Avez-vous un autre moyen de battre Macron ?

      Pour finir avec la préparation de nouvelles institutions cela ne me dérange pas que vous prépariez tout ce que voulez mais ça m’étonnerait que vous puissiez prévoir comment les choses se passeront et quelles seront les institutions provisoires qu’il faudra mettre en place. Pouvez-vous dire seulement quelles seront les premières nationalisations qu’il faudra faire pour socialiser le travail ? Pouvez vous dire si la majorité du peuple ne préférera pas laisser plus ou moins provisoirement une part plus ou moins importante aux initiatives privées ? Avez-vous l’intention de mettre en place un pouvoir qui ne demandera pas l’avis au peuple ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 18:50

      @tonimarus45

      Et vous proposez quoi ?
      Êtes vous au moins d’accord qu’il n’y a aucune autre possibilité pour battre Macron qu’un candidat unique PC/PS/LFI ?
      Si vous avez une autre solution surtout dîtes moi vite laquelle. Cela m’intéresse au plus haut point.


    • babelouest babelouest 12 janvier 19:21

      @Jean Dugenêt vous répondez à @tonimarus45 avec ce fameux « candidat unique PC/PS/LFI » : vous voyez bien que c’est là que le bât blesse : oui, il faut un candidat unique, celui du Peuple, et les étiquettes PS, PC, LFI disparaissent parce qu’au minimum elles ont déçu, au maximum on s’y oppose. Je pense que les citoyens ne s’y tromperont pas : ressortir ces étiquettes, c’est ne rien changer même si les candidats sont nouveaux. Ce qu’il faudrait à mon sens, c’est quelque chose comme Les Français enfin pour nommer cette nouvelle coordination (non, pas un parti). Bien entendu, il ne s’agit là que d’une toute première approche.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 19:32

      @babelouest
      Je vous ai dit que vous menez souvent des réflexions d’intellectuel coupé des réalités.

      Je suis d’accord avec vous pour qu’il y ait un candidat unique du peuple. Vous allez le trouver où ? Vous voulez sans doute qu’il apparaisse spontanément (selon la formule que vous chérissez).

      Allez-vous écrire ça sur le prochaine tract que vous allez distribuez ?

      « Pour battre Macron il faut voter pour le candidat unique du peuple ».

      On vous répondra : Ah Oui ! C’est qui ? Quel bulletin faut-il mettre dans l’urne ?

      Vous en êtes à une toute première approche. Fort bien ! Il faudrait que le produit soit fini au moment des élections.


    • JC_Lavau JC_Lavau 12 janvier 19:41

      @cettegrenouilleci. Excellente intervention. Merci.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 20:01

      @cettegrenouilleci

      Bonsoir Gérard,
      Si tu préfères « sortie de l’UE » à Frexit, je suis d’accord.
      La seule chose que j’ai voulu faire c’est sortir de l’ambiguïté de l’expression « être contre l’UE ».

      Pour le Front Unique PC/PS/LFI je ne peux que répéter ce que j’ai déjà dit et écrit sur le maniement de la dialectique (voir notamment le paragraphe « il y a-t-il une contradiction ? » sur la page d’accueil du site de l’AGIMO). C’est une question qui a plus d’un siècle. C’était déjà la proposition de Lénine pour les pays où les révolutionnaires étaient minoritaires. Nous appelons à voter pour des candidats qui sont non seulement nos adversaires mais qui sont « passés définitivement du côté de l’ordre bourgeois ». Nous n’attendons jamais que les appareils contre révolutionnaires aillent d’eux mêmes vers la rupture avec l’ordre établi. Dans les conditions présentes cela se traduit par leur refus de quitter l’UE. Cela ne doit pas nous empêcher d’appeler à voter pour eux. Nous n’attendons pas non plus qu’ils fassent d’eux mêmes quoi que ce soit pour se diriger vers le socialisme. Ce n’est pas seulement la sortie de l’UE qu’il faudra obtenir. Parmi mes autres propositions il y a :

      nationalisation sans indemnité ni rachat des grands moyens de communications (télés, radios journaux) qui sont dans les mains des milliardaires.
      pour l’enseignement et la laïcité, vote de la loi Savary que Mitterrand avait décidé d’abandonner et remboursement du fric donner par Lang avec les accords Coupé/Lang.
      — assemblée constituante.
      — RIC
      Suppression de toutes les lois liberticides (voir le chapitre « Un régime totalitaire et fascisant » de mon bouquin sur Macron)
      indemnisation pour les estropiés des manifs. Amnistie pour toutes les condamnations. Remboursement des amendes.

      Tu penses bien que je ne vais pas demander aujourd’hui au PC, au PS ou à LFI de s’engager sur ces propositions qui constituent pourtant pour moi un programme minimum.
      Tu penses bien que les mecs de LFI ont plutôt comme proposition :

      "L’enjeu de fond, primordial et préalable à tout autre si nous voulons récupérer notre capacité de citoyens à être représentés et à contrôler nos représentants, à participer à l’élaboration des décisions, leurs mises en œuvre et leur contrôle, c’est bien entendu une réforme institutionnelle élaborée avec notre participation ce qui n’a jamais existé dans notre pays. Sans cette avancée et cette garantie, nous savons déjà ce que valent les convictions et la volonté politique de ceux que l’on appelle une fois élus nos dirigeants."

      C’est ce que l’un d’eux vient de me servir pour justifier qu’il n’est ni pour la sortie de l’UE ni pour un candidat unique.

      Je ne sais pas d’ailleurs ce que tu proposes pour l’élection. Je ne pense pas qu’Asselineau sera candidat.

      Je crois que nous avançons.

      Je voudrais ton avis sur mes préoccupations concernant l’action internationale.

      Merci de ta contribution.

      Jean


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 20:47

      @cettegrenouilleci

      « Il faudrait que le produit soit fini au moment des élections ».

      La phrase ci-dessus était une réponse à humoristique à Balbelouest qui en fait ne propose rien mais dit que c’est « une toute première approche ». Voir les 2 phrases ci-dessous.

      « Ce qu’il faudrait à mon sens, c’est quelque chose comme Les Français enfin pour nommer cette nouvelle coordination (non, pas un parti). Bien entendu, il ne s’agit là que d’une toute première approche. »


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 21:11

      @cettegrenouilleci

      Après m’avoir invité à abandonner le jargon des américains ce que je veux bien faire c’est toi qui te met à employer un jargon à la mode qui certes n’utilise pas des mots anglais mais qui est bien différent du langage auquel nous ont habitué les grands auteurs du mouvement ouvrier comme Lénine. Nous parlons des partis issus de la IIème et de la IIIème internationale en disant qu’ils sont passés définitivement du côté de l’ordre bourgeois et nous voyons très bien ainsi tout ce qui en découle. Il est inutile de parler de « l’oligarchie ».

      Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de donner des explications sur le comment et pourquoi il faut sortir de l’UE aux militants de LFI. Ils sont contre la sortie de l’UE uniquement parce que Mélenchon est contre la sortie de l’UE. Si Mélenchon disait « il faut sortir de l’UE » ils diraient tous « il faut sortir de l’UE » et ils seraient très contents.

      Je me suis évertué dans deux articles précédents à leur expliquer que les militants du mouvement ouvrier doivent penser par eux-mêmes et dire haut et fort ce qu’ils pensent. Je crois que c’est cela qu’il faut leur expliquer. Ne te souviens tu pas qu’ils étaient partisans de sortir de l’UE quand ils ne comprenaient rien aux formules ambiguës de Mélenchon ?

      Je n’ai toujours pas compris quelles seront tes consignes électorales aux prochaines élections. Pour ce qui me concerne je voterai pour un candidat unique PC/PS/LFI s’il y en a un sinon j’appellerai au boycott d’une élection perdue d’avance.

      Je suis pour que la France sorte de l’UE mais je reste un militant du mouvement ouvrier qui lutte pour le socialisme.

      Bonne soirée.

      Jean


    • Attila Attila 12 janvier 21:32

      @cettegrenouilleci
      Entièrement d’accord pour défendre la langue française du mieux qu’on le peut. Un commentateur d’Agoravox a écrit il y a peu :
      « J’ai travaillé pendant 20 ans aux États-Unis. Quand je suis revenu en France, les français avaient plein de mots américains dans la bouche, la même mentalité et les mêmes mœurs. »
      Nous sommes en train de nous laisser coloniser par la culture américaine sans réagir.
      Par contre, Frexit n’est pas de l’anglais. Asselineau l’avait d’ailleurs dit. C’est composé du préfixe Fr qui est une contraction de France et du mot latin « exit » qui veut dire « elle sort » et qui est aussi un mot français.
      Mais c’est vrai que Frexit rebute les français et qu’il vaut mieux utiliser une appellation plus consensuelle.

      .


    • babelouest babelouest 12 janvier 21:41

      @Jean Dugenêt oui, je pense que là est la ligne de séparation qui coince entre nous. Je ne suis pas socialiste, je ne l’ai jamais été. Je suis plus proche des anarchistes égalitaires (et PAS libertaires), peut-être parce que fils de petits paysans. Comme l’étaient les membres de ces soviets qui prirent les armes en Ukraine d’abord contre les forces Blanches qu’ils repoussèrent, puis quand ils eurent déjà subi des coups, qui périrent sous les coups des hordes de Trotski.
      Mon souhait final, dont je sais que je ne le verrai jamais vu mon âge :
      https://ti1ca.com/t8oqg46m-Anarchie-A5-2018-08-Anarchie-A5-2018-08.pdf.html
      qui ne peut guère s’adapter qu’à une population mondiale très diminuée (ce que je crains fort).


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 22:12

      @babelouest
      Mais j’ai beaucoup de sympathie pour les anarchistes et même pour les bandes à Makhno. Je rappelle que Makhno s’était bien entendu avec Lénine. Il faudrait faire des nuances entre ce qu’ils ont fait au début pour résister aux armées austro-hongroises et les bandes en décomposition qui ne luttaient plus pour le socialisme mais pour elles-mêmes. Ce n’était plus les mêmes hommes. C’est dans le mythe construit après par des anarchistes de salon que l’on s’est mis à employer des termes injurieux (les hordes de Trosky) pour parler des vaillants soldats de l’armée rouge qui avaient combattu les armées blanches. Il faudrait définir la différence entre anarchistes et socialistes. Jusqu’à la commune de Paris il y avait bien peu de différence. Ce n’est qu’avec la construction de la IIème internationale que le point de vue de Marx l’a emporté nettement.
      Tout cela ne justifie pas que vous soyez opposé à mes deux propositions. Les anarcho-syndicalistes de Nantes (Alexandre Hébert) étaient le plus souvent d’accord avec les trotskistes (Rocton) jusque dans les années 70 de même que dans la grande grève chez Renault quelques années après la libération.

      Pour ce qui sera du socialisme le plus élaboré je suis seulement d’accord pour dire que nous ne le verrons pas. Je m’en tiens donc à ce que j’ai écris dans le paragraphe « Socialisme ou Barbarie » de mon article « Il n’y a plus de trotskistes en France ».


    • babelouest babelouest 12 janvier 22:40

      @Jean Dugenêt pour l’Internationale, j’en suis resté à la Première. Après, c’est sûr, la scission était accomplie. Vivent Reclus, Bakounine et Kropotkine, que j’ai découverts alors que mes quelques lignes sur la question étaient déjà presque terminées. Le danger souvent est de qualifier celles-ci de « libertaires », alors qu’elle ne le sont pas du tout.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 janvier 08:45

      @babelouest
      Bonjour,
      Et depuis vous en êtes resté là sans jamais vous demander pourquoi Marx et Engels avaient définitivement dépassé toutes les idéologies et tous les idéologues. Vous restez maintenant enfermé dans cette démarche intellectuelle dont nous savons à l’avance quelle ne mènera à rien. Vous êtes complètement coupé des réalités et vous vous contentez de critiquer tout le monde au nom de la spontanéité révolutionnaire des masses qui devra venir à bout de tout semblant d’organisation.
      Vous ne savez pas quand il faut voter ou quand il ne faut pas ou au nom de quoi. Vous attendez pour les présidentielles qu’un candidat du peuple arrive spontanément. Vous écrivez, en attendant ,la constitution de ce que sera un état qui ne verra jamais le jour. Tout cela vous satisfait. Vous êtes évidemment dans ces conditions incapable de trouver l’accès aux masses. Peu importe pour vous car ce sont les masses qui sont alors incapable de s’élever spontanément au niveau de votre pensée révolutionnaire. Voyez vous que vous êtes inutiles  ? Que tout cela ne mène à rien.


    • babelouest babelouest 13 janvier 13:02

      @Jean Dugenêt Marx et Engels ont pris une option, qui ne me satisfait pas. L’analyse n’est pas mauvaise, les solutions envisagées sont beaucoup plus sujettes à caution. Compte tenu du contexte qui a profondément changé, la recherche d’options pour un autre monde va devoir repartir de zéro dans le contexte marxiste.Ou choisir autre chose, qui est certainement moins plaisant, mais qui, je pense, va plus correspondre à une gestion de la pénurie parce que chacun devra être concerné.Oui, avec le recul, je pense plus que jamais que les marxistes font fausse route. Ils font fausse route, parce que dans trente ans à vue de nez, la démographie mondiale va plafonner, puis reculer. Le marxisme et le capitalisme sont les deux faces d’une même médaille. L’anarchisme casse tous les moules.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 janvier 14:25

      @babelouest
      Avec tous ces discours vous ne faites rien. Vous n’avancez à rien. Que signifie « casser tous les moules ». Vous vous contentez de critiquer. Si vous ne faites rien alors vous vous contentez de ce qui existe quoi que vous en disiez car les critiques qui ne débouchent sur aune proposition ne servent à rien. Est-ce que votre anarchisme consiste à attendre que les masses populaires prennent spontanément le pouvoir sans répondre à aucun mot d’ordre puisqu’ils sont tous mauvais sans aucune organisation car elles sont toutes perverses ? Bref ! Vous vous complaisez à critiquer tout et tout le monde.


    • babelouest babelouest 13 janvier 16:29

      @Jean Dugenêt je n’ai pas à justifier de mes actions devant vous, merci.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 14 janvier 14:32

      @babelouest
      Je ne vous demande pas de justification. Je vous demande par contre de ne pas critiquer ce que je fais si vous n’avez rien de mieux à proposer.
      Merci


  • Bendidon ... voila l'Ankou ! Bendidon 11 janvier 18:01

    Qu’est-ce qu’on se marre aujourd’hui sur AVOX

    Les articles sur TRUMP et le capitole, la méthode chinoise, la reproduction sexuée et la détestation des hommes …

    Manquait plus que les lambertistes

    Je me régale

     smiley

    Pour une assemblée constituante et un gouvernement des travailleurs.

    Pour battre Macron, il faut un candidat unique du PC/PS/LFI tout de suite, pour les présidentielles de 2022.

    Pour la révolution socialiste.

    On se croirait revenu en 2017

    Ohé Jeannot le covid est arrivé et pas seulement cheu nous et tous tes souhaits vont être exaucés

    Un gouvernement mondial (capitale Davos ou Jérusalem ou Pékin ?)

    note Pékin c’est le PCC donc les travailleurs

    Macron (young leader chinois) sera le gauleiter pour la région france

    Et les lambertistes, merluche, l’antifa besancenot etc ...

    Bah dans un camp de ré éducation (avec les résidus du RN)



  • Clocel Clocel 11 janvier 18:42

    Pauvres de nous...


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 11 janvier 18:47

    C’est combien de personnes les lambertistes ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 11 janvier 19:35

      @Opposition contrôlée

      « C’est combien de personnes les lambertistes ? »

      J’évalue à quelques milliers mais s’ils n’étaient que quelques centaines je pense que cela vaudrait tout de même la peine d’examiner leur politique.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 11 janvier 20:50

      @Jean Dugenêt
      Certes. J’aurais dû dire : « les lambertistes, combien de divisions ? »


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 11 janvier 21:38

      @Opposition contrôlée

      Ils sont, à ma connaissance, dans deux organisations : le POI et le POID.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 janvier 21:50

      @Jean Dugenêt. Vachement intéressant. Lorsque j’irais acheter des petits pois en boite je ferais gaffe. Sais jamais , un trotskar dans mon placard . Pas glop .


    • babelouest babelouest 12 janvier 12:18

      @Jean Dugenet
      « cela vaudrait tout de même la peine d’examiner leur politique »
      Hélas, beaucoup sont justement des mondialistes, donc des opposants à un retour de la souveraineté du Peuple et de la Nation qui en est le résultat. Donc les Lambertistes, je pense que c’est mauvaise pioche. J’en connais personnellement, du POI et du POID. Je ne vois sérieusement que deux groupements : le PRCF qui est un mouvement se donnant pour but de restaurer le PCF des années 40-50 dans ses préoccupations et ses combats, et le Pardem fondé par des anciens dirigeants-fondateurs d’ATTAC (avant que celui-ci ne soit noyauté par... les Lambertistes, tiens donc).


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 13:51

      @babelouest
      Je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Le POI et le POID ne sont pas des mondialistes. J’ai beaucoup de choses à leur reprocher. J’ai écrit plusieurs articles sur eux mais je ne leur reproche pas d’être des « mondialistes ».
      Je ne savais pas que ATTAC était noyauté par des lambertistes. Pour parler franchement, je suis même certain que les lambertistes sont toujours restés bien à l’écart de ce genre d’association contrairement au NPA. Je pense vraiment que vous êtes mal renseigné sur le POI et le POID.


  • Plum’ 11 janvier 20:33

    « il faut un candidat unique du PC/PS/LFI »

    Tiens, il n’y a pas les verts, c’est probablement dans la lignée pronucléaire...

    Et la dictature sanitaire, elle n’existe pas ? Ou elle est complètement accessoire ?


  • Octave Lebel Octave Lebel 12 janvier 10:05

    J’ai comme l’impression qu’il y a des vieux règlements de compte qui ne passent pas. Cela arrive et intéresse qui veut bien s’y intéresser.

    Ne retombons pas dans le piège des précédentes élections à nouveau et ne faisons pas semblant d’ignorer le calendrier et le compte à rebours.

    Se faire le chantre d’une coalition en préconisant régulièrement de dézinguer le leader d’une composante comme préalable entre autres a une chance de convaincre quelques apprentis séminaristes de votre bonne foi, qui sait. Bon courage.

    Trêve d’enfantillages, je fais donc un rappel.

    En 2017 entre le 1er et le second tour, il y a bien une prise de conscience au second tour (trop tard) et une dynamique de refus bien présente. Des voix qui se sont perdues dans l’abstention et qui à l’insu de leur plein gré ont fait la courte échelle à MLP puis EM. Un jeu assez subtil a été tenté par la gauche libérale avec succès par le jeu des primaires et la multiplication des candidatures afin d’éparpiller les électeurs et d’empêcher et décrédibiliser les ralliements au 1er tour. Cela a réussi de peu en fait et fait porter une responsabilité à ceux qui les ont organisés. Si les choses avaient été présentées comme cela à nos concitoyens, ils auraient mieux compris les enjeux et le mécanisme électoral, bien maîtrisé par contre par les conseillers politiques et stratèges des classes dirigeantes et les médias qui les appuient.

    Nos concitoyens ont sous-estimé jusqu’à présent les capacités tactiques et la force d’influence des médias sur les indécis assez peu informés et politisés qui font, c’est un paradoxe cruel, l’appoint décisif au premier et second tour pour maintenir au pouvoir les classes dirigeantes actuelles par l’intermédiaire de leurs politiciens. Ces derniers étant assez interchangeables, non dénués de capacités rhétoriques et talents d’adaptation et capables de donner le change. Les indécis sont d’autant plus déterminants qu’une part importante de nos concitoyens qui ont une colonne vertébrale politique (ils ont bien compris les reniements d’une grande partie de la classe politique et les limites du système actuel), échaudés, ont du mal à se projeter dans l’examen d’un projet alternatif et posent leur abstention comme un geste politique. Cette configuration renforce la capacité d’influence des médias en donnant un poids déterminant aux indécis qui les intéressent tant. Tout est fait par ailleurs quasi en permanence pour personnaliser les enjeux, caricaturer les opposants, exacerber ce qui peut diviser les citoyens afin d’éviter à tout prix l’émergence d’une approche électorale fondée sur la confrontation des fondements et effets des politiques menées et les analyses et propositions d’un projet alternatif porté par une coalition.

    La conclusion à en tirer c’est le moins possible de dispersion des voix au premier tour, c’est-à-dire pour certains ne pas voter automatiquement par fidélité pour son candidat de cœur mais pour le candidat qui a les meilleurs chances d’arriver au second tour. Si chacun attendait d’être d’accord sur tout avec son voisin pour travailler avec lui, rien ne se ferait jamais. Et surtout nous avons pu mesurer à nos dépens les capacités d’adaptation et capacités manœuvrières de ceux qui travaillent à maintenir les classes dirigeantes au pouvoir. Ils font et feront tout pour mettre en valeur les différences entre leurs adversaires parce que ce qu’ils craignent avant tout, c’est la prise de conscience de la convergence de nos intérêts primordiaux. Regarder le résultat de la dernière mascarade : Macron= PS+Juppé et Fillon+ en supplétifs précieux MODEM/UDI. Belle entourloupe. Chapeau les artistes, c’était juste mais vous nous avez bien eus. Dommage pour le pays que ce soit à peu près la seule fois où ils ont vraiment eu du talent.

    Je n’appartiens pas au mouvement LFI mais je n’ai pas envie de me faire voler une élection de plus, de continuer de subir et voir mon pays et ses citoyens se diviser et se dissoudre dans une aventure dont on connaît déjà les héros et leurs talents , le type de société qu’ils préparent et la place qu’ils nous y assignent.

    L’enjeu primordial et préalable à tout autre si nous voulons récupérer notre capacité de citoyens à être représentés et à contrôler nos représentants, à participer à l’élaboration des décisions, leurs mises en oeuvre et leur contrôle, c’est bien entendu une réforme institutionnelle élaborée avec notre participation ce qui n’a jamais existé dans notre pays. Sans cette avancée et cette garantie, nous savons déjà ce que valent les convictions et la volonté politique de ceux que l’on appelle une fois élus nos dirigeants. Quelle est la vraie cible qu’il faut à tout prix cacher ou disqualifier si besoin par la surenchère. Un ensemble cohérent de priorités qui sont le socle d’une alternative : Réforme institutionnelle + pilotage et maîtrise de l’économie+Europe des états-nations.



    • Octave Lebel Octave Lebel 12 janvier 10:05

      @Octave Lebel (suite)

      Il y a une méthode arithmétique imparable pour que le dernier avatar disponible et compatible pour l’accélération du toboggan néolibéral gagne, c’est d’affaiblir LFI sans lequel une coalition de gauche authentique ne pourra faire la bascule. Notre division et dispersion est la meilleure arme de nos adversaires. Notre position est la plus difficile parce que nous voulons réformer notre société, rééquilibrer un rapport de forces puissant à l’intérieur du pays comme dans l’UE alors que nos adversaires travaillent à entretenir et accentuer l’élan. Nos compères du camp d’en face l’ont compris depuis longtemps déjà et surveillent le feu. On peut s’attendre à tous les coups les plus sordides. Il n’y a plus  de temps à perdre ni de stratégie volontairement ou involontairement perdante à mener.

      Quelques repères à méditer :

      Présidentielles 2017 :

      ● Évolutions des votes entre le 1er et second tour

      Votes blancs : de 659 997 à 3 021 499 (x 4.6)

      Votes nuls : de 289 337 à 1 064 225 (x 3.68)

      Abstentions : de 10 578 455 à 12 101 366 (x 1.14)

       

      ● Résultats second tour :

      E Macron :20.8 millions

      M Le Pen : 10.6 millions

      Absentions : 12.1 millions

      Blancs+nuls : 4.07 millions

       

      Abstentions, nuls et blancs lors des législatives 2017 : 62%

      Représentativité de l’Assemblée Nationale 2017 :

      ● 4.5% des députés sont des employés (27.4% de la population active)

      ● 0% ouvriers (20.3% de la population active)

      ● Un député actuellement a été élu avec un pourcentage compris entre 18 et 22% du corps électoral.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 10:32

      @Octave Lebel
      "Se faire le chantre d’une coalition en préconisant régulièrement de dézinguer le leader d’une composante comme préalable entre autres a une chance de convaincre quelques apprentis séminaristes de votre bonne foi, qui sait. Bon courage.« 

      Pour avoir une saine discussion, il faut vous exprimer clairement et pas par sous-entendus. De qui parlez-vous ? Dois-je me sentir visé ?
      Vous parlez du »leader d’une composante« . De quel leader s’agit-il ? Leader de quelle composante.

      Je ne comprends pas ce que vous voulez quand vous dîtes :
       »L’enjeu primordial et préalable à tout autre si nous voulons récupérer notre capacité de citoyens à être représentés et à contrôler nos représentants, à participer à l’élaboration des décisions, leurs mises en oeuvre et leur contrôle, c’est bien entendu une réforme institutionnelle élaborée avec notre participation ce qui n’a jamais existé dans notre pays. Sans cette avancée et cette garantie, nous savons déjà ce que valent les convictions et la volonté politique de ceux que l’on appelle une fois élus nos dirigeants. Quelle est la vraie cible qu’il faut à tout prix cacher ou disqualifier si besoin par la surenchère. Un ensemble cohérent de priorités qui sont le socle d’une alternative : Réforme institutionnelle + pilotage et maîtrise de l’économie+Europe des états-nations."

      Cela signifie-t-il que pour l’éducation nationale et la laïcité vous voulez que soit votée la loi Savary dont n’avait pas voulu Mitterrand (et ses ministres parmi lesquels se trouvait un certain Mélenchon) en 1981 malgré ses promesses ?

      Cela signifie-t-il que pour que le système d’information s’améliore vous voulez que soient nationalisés, sans indemnité ni rachat, les chaînes de télé et les journaux qui sont dans les mains des milliardaires ?

      Cela signifie-t-il que vous êtes pour une assemblée constituante ? Auquel cas, en bon démocrate, vous ne voulez rien dire ce qui devra en sortir (6ème république, république des conseils ouvriers... ) puisque ce sera au peuple de décider. Au plus vous pouvez dire ce que vous défendrez mais assurément pas ce qui sera décidé.

      Cela signifie-t-il que vous êtes pour le RIC en toutes matières ?

      Cela signifie-t-il qu’en bon démocrate, sur la question de l’UE, vous êtes pour que soit organisé au plus vite un référendum ?

      Voilà des questions claires auxquelles il doit être possible de répondre clairement. Je dois en effet avouer que je ne trouve pas très clairs vos discours sur la récupération de notre capacité de citoyens à être représenté et à participer à ceci ou cela.


    • Octave Lebel Octave Lebel 12 janvier 12:57

      @Jean Dugenêt

      Désolé, je crois que votre petite manigance est maintenant éventée.

      Vous avez apprécié comme moi La Bruyère et ses « Caractères » et je ne doute pas aussi son contemporain Molière qui a écrit le remarquable Tartuffe si habile à sembler ne pas comprendre ce dont on lui parle.

      Je parie que vous ne serez pas le seul à faire ce travail si je m’en rapporte aux liens que vous semez de-ci-de-là en ratissant bien large comme il se doit.

      Je vous fais confiance aussi pour persévérer dans votre entreprise et vos méthodes déjà bien éprouvées.

      Laissons donc nos lecteurs juger de la cohérence et de la clarté de nos positions réciproques après ces échanges. Je leur fais toute confiance sans plus avoir besoin de rien rajouter.

       


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 13:54

      @Octave Lebel
      Je comprends. Le moment est venu d’opérer un retrait stratégique. Courage ! Fuyons !


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