lundi 4 novembre 2013 - par Dan

Mali, le prix du néo-colonialisme

Deux journalistes de RFI se sont fait assassiner au nord Mali à Kidal samedi 2 novembre. Par des djihadistes Touaregs semble-t-il, du Mujao, d'Ansardine, du MNLA ? Ce sont des civils, victimes symboliques qui sont pris pour cibles, comme cela est souvent le cas en temps de guerre. La guerre, cycle de vengeance renvoyée, depuis l'aube des temps. 

Ceci étant il était évident que l'opération Serval menée par la France ne pouvait prendre fin en deux mois après une victoire à la Pyrrhus. La question qui va resurgir dans l'opinion est celle-ci : pourquoi sommes-nous donc présents sur ce théâtre d'opérations ? Cette présence militaire française, au nom de qui, au nom de quoi, devrait-elle intervenir ? Pour lutter contre le terrorisme nous dit-on ; est-ce au nom des droits de l'homme, au nom de la démocratie ?

Quelle est donc cette légitimé ? Pouvons-nous réellement tenir "sous tente à oxygène" une partie d'un pays (le sud de Bamako, pouvoir officiel) contre une autre (le nord, terre des bédouins Touaregs qui resteront indépendantistes jusqu'au bout). Il s'agit d'une guerre fratricide, ethnique, religieuse, voire tribale ; sur une étendue plus grande que deux fois la France.

Intervenir dans un pays découpé arbitrairement après l'indépendance, regroupant artificiellement des populations aux identités diverses, s'agissant d'une culture que nous ne comprenons pas. Nous confirmant, depuis l'expérience faite en Libye que nous n'avons pas le logiciel de lecture. Et, qu'en principe, cela ne nous regarde pas. Au nom de la souveraineté des Etats définie par l'ONU.

Hier en IRAK (1992), puis en AFGHANISTAN, en COTE D'IVOIRE (petit coup de main) puis en LIBYE, au MALI cette année. Demain en SYRIE (car sans la prudence de la RUSSIE, il en était moins une) voire après demain peut-être en IRAN, s'il le faut pour soutenir ISRAEL.

Un vrai délire, une véritable boulimie, digne de GW Bush, qui passerait presque pour "petit bras" en événements comparés. Ne pourrait-on s'en tenir à la position de l'Allemagne dont on nous rabâche le modèle, l'exemplarité, qui n'a pas, en tous cas cette fibre aventureuse. Depuis l'épopée Napoléonienne, il y aurait donc une empreinte, un atavisme, une spécificité française à jouer les arbitres planétaires. Au nom des droits de l'homme "On refait le le match" ou plutôt on refait le monde. C'est assourdissant.

Dans le contexte, c'est TOUJOURS au nom de la "cause humanitaire". Un truc à Bernard Kouchner. Pas de souci : toujours une 'intervention justifiée, bordée, balisée, homologuée par l'ONU. Enfin... disons en principe, car pour la Syrie, on allait passer allègrement "par dessus" le Conseil de Sécurité, qui tout d'un coup, devenait incompétent... Comme quoi dans le Droit International, il y a l'esprit, la lettre, mais surtout il y a les munitions, et peut-être les intérêts commerciaux.

On ne peut s'empêcher de remarquer la proximité du Niger Etat frontalier avec le Mali. Le Niger, principal fournisseur en uranium pour les chantiers d'Aréva. Une proximité stratégique voire vitale pour la France en électricité. Si le gouvernement du Niger était attaqué puis renversé dans un scénario malien ce serait une catastrophe pour les intérêts français.

Le leitmotiv c'est qu'il faudrait "arrêter l'islamisme terroriste". Dans ces pays là il y aurait les bons, les mauvais, il suffirait de les reconnaître... il faut faire le tri, une vraie sinécure. Et pour finir : renverser les régimes jugés "autocrates". Autocrates c'est selon l'époque... En tout cas c'est la feuille de route. Il faut éteindre le "terrorisme islamiste" aujourd'hui (comme le communiste hier en Corée, au Vietnam, à Cuba). Cela fait beaucoup de monde vu l'instabilité des régimes musulmans. Et, bien entendu, il faut l'éteindre chez lui ; c'est mieux parait-il. Sur le papier, rédigé comme ça, évidemment... c'est tentant !

Mais... pourquoi donc les "terroristes" sont-ils des "terroristes ? QUELLE EST LA CAUSE ? Ah là... joker, ce n'est pas une bonne question. On dira que, fondamentalement, "ils sont...mauvais" ils sont fanatiques disons religieux radicaux ! Oui c'est bien répondu ; donc NOUS, occidentaux, chrétiens ou laïques, nous sommes les bons. Ouf, c'est rassurant quand même. C'est donc un monde binaire et manichéen. C'est cool. Il faut juste être du bon côté. Pas facile en ces temps de "choc des civilisations" sauf que l'on nous dit que cette thématique n'existerait pas. Pourtant, sans cesse, l'on désigne un nouvel entrant étranger comme ennemi à dompter. Donc ce "choc" que l'on nie, existerait bien alors ? On a du mal à suivre !

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Récapitulons :

1/ Est-ce que les islamistes radicaux nous envahissent concrètement avec des troupes et des frappes aériennes pour attaquer la France ? autrement dit : quel Etat nous a déclaré la guerre ? personne a priori, depuis les Allemands en 1939. Bon, ce n'est pas une bonne question... Reste que nous avons une armée de premier plan, avec beaucoup de moyens, et la bombe atomique. Sans doute pour nous défendre, semble-t-il. Alors, il faut poser le problème autrement.

2/ Avons-nous des armements à vendre ?.. Ah, là, oui, bien entendu c'est possible. Comprenez : Dassault, EADS, Altran, Lagardère,Thalès, les Chantiers Navals, j'en passe. La France, troisième exportateur mondial d'armements, pièces détachées, instructeurs en conseils militaires. On bombe le torse.. Donc, vous avez compris, il faut "ouvrir" des marchés d'armement, ensuite les renouveler. Avec qui ?.. c'est du détail, en principe, avec des régimes... démocratiques. Sauf qu'ils ne le sont pas, loin s'en faut. Voyez les suites des élections en Afghanistan, en Irak, en Côte d'Ivoire, en Libye, en Egypte, en Tunisie, etc...Ce n'est pas la stabilité et pour le commerce ce n'est pas garanti. Mais peu importe. Il faut bien vivre.

Le jeu c'est qu'il faut promouvoir des régimes dits "démocratiques". Ils seront agréés "partenaires". Question subsidiaire : ces nouveaux entrants sont-ils prêts culturellement à faire vivre la démocratie au sens ou nous l'entendons, avec la Laïcité, le droit qui ne serait plus patriarcal, l'égalité des femmes, les libertés religieuses, la liberté de la presse, de la caricature ? le veulent-ils profondément ? Ces questions restent en suspens.

3/ Avons-nous des "contrats de coopération commerciale" dans divers pays africains, ex-colonies ? Certainement, il faut bien vivre toujours. Les sociétés du CAC 40 sont sollicitées à l'export, telles Total, BNP, Aréva, GDF/Suez, LVMH, Alstom, Eiffage, beaucoup d'autres... Le jeu consiste à faire un "package" de vente avec garantie "longue durée". Le petit cadeau supplémentaire.

4/ La stratégie commerciale : On va promouvoir un camp qui prend les rênes d'un pays. En suite on négocie la coopération commerciale, les intérêts français, et des ventes d'armes. Voyez la Libye, toutes ces armes qui se retrouvent au Mali, dans les Etats subsahariens, du Niger, du Nigéria, de Somalie, y compris en Syrie dans les groupes de la guerrilla hostiles à Bachar. Puis, au nom de l'assistance, de la sécurité des ressortissants français de la coopération, après les ventes d'armes, on inclut un effectif, une troupe armée -un bataillon français- pour "garantir" la sécurité des coopérants.

5/ Le déroulé du scénario : Du coup, sans le dire, on se place en force d'intervention qui va protéger la clique gouvernementale au pouvoir. Et ainsi, en tant que force militaire nous ne sommes pas neutres. Il arrive, comme au Rwanda, ou en Côte d'Ivoire, que la situation se retourne suites aux guerres civiles d'expressions ethniques. Qu'il faille changer les joueurs avant le "mercato". Et nous sommes visés par le camp "rebelle" lequel nous voit comme une caution solidaire. Un ennemi.

Il resurgit aussi beaucoup de questions qui seront agitées concernant l'ancienne colonie prédatrice. Les coopérants français restent amalgamés au pillage des ressources de matières premières. En parfaite consanguinité avec les gouvernants locaux - je dirais les cliques - qui ne ristournent pas les fruits du commerce à leur peuple, lequel reste miséreux, comme en témoigne le processus sans fin de l'immigration ( émigrés économiques/émigrés politiques) vers l'Europe qu'il faut bien accueillir selon l'U.E.

Pour finir -si l'on peut dire- il reste les fantasmes dans lesquels sont entrés les rebelles djihadistes sous l'ère d'Alqaïda, à savoir : l'Occident terre impure, terre de "Croisés", de Païens, qui veut épurer le Coran de la Charia substrat moyenageux. Cela rend complexe la perception culturelle globale pour un africain ou pour un musulman, du rôle de la France sur ce continent.

Comment oser une quelconque légitimité militaire en terre étrangère à l'encontre d'un mixte de populations qui vivent chez elles ? Par ailleurs, le fait de prendre parti, militairement pour un camp, reste un exercice périlleux non démontré (Liban, Afghanistan, Libye, Syrie). Les forces religieuses ou idéologiques d'un moment "t" ne sont pas judicieuses très longtemps, car c'est souvent un caractère opportuniste (voir ce qu'il advient de l'Irak et de la Lybie ; sachant que pour l'Egypte et la Tunisie il s'est agit d'un réglement interne).  

Pour toutes ces questions -fantasmatiques ou bien réelles- le problème du rôle et de l'interposition armée, de la France, restera LONGTEMPS un baril de poudre perçu comme un POST-COLONIALISME, à caractère idéologique culturellement parlant et prédateur commercialement.

 



69 réactions


  • Abou Antoun Abou Antoun 4 novembre 2013 10:33

    Excellente mise au point. L’opération du Mali est à usage interne, cette guerre civile ne peut être gagnée par quelques largages de bombes par une aviation étrangère. L’occupation est impossible faute de moyens et de motivation. Les américains finissent par comprendre cela après leurs expériences malheureuses au Viet-Nam, en Irak, en Afghanistan. Les français n’ont toujours rien compris qui se lancent dans des aventures sans issue en Libye, au Mali et qui sait demain en Syrie. En politique étrangère Hollande Sarko même combat, la bêtise au pouvoir.


  • LE CHAT LE CHAT 4 novembre 2013 10:35

    quand notre Flamby a déclaré la guerre totale aux islamistes du Mali , cela impliquait que les journalistes français allaient devenir des cibles potentielles .
    Un journaliste d’une radio d’état d’un pays qui vous la guerre , c’est un espion pour le camp d’en face ! 

    je me demande comment certains qui pleurent aujourd’hui refusent de voir cette évidence ....


  • ZEN ZEN 4 novembre 2013 11:56

    On ne nous dit pas tout...

    L’indignation et les réunions de crise ne changeront pas grand chose à la situation sur le terrain.

     Les enjeux dans ces contrées-refuges sont complexes et les conséquences seront sans doute plus durable qu’envisagées (officiellement) par certains.

    Il y a sans doute trop de choses occultées. 

    Trop d’influences étrangères masquées 

    On ne nous dit pas tout...

     Les enjeux économiques (pétrole, or, matières premières, terres rares...) sont importants

    Un nouvel eldorado pétrolier ?

     Les banquiers et les multinationales sont très intéressés par cette région...


    • appoline appoline 5 novembre 2013 11:36

      Ca fait bien longtemps Zen, qu’on ne nous dit plus la vérité car là, les gens descendraient dans la rue


  • COLLIN 4 novembre 2013 12:01

    Qui a tué ces journalistes ?

    Pour le savoir,il faut d’abord répondre aux questions suivantes :

    1)« qui finance les groupes terroristes de type »al Al-Qaïda« et qui leur fournit des armes ? »

    2) Qui a dit : « Le front al nosra fait du bon boulot » ?

    Les « saoud » et leur « prince » Bandar,chef des services secrets de cette théocratie pré-historique,ainsi que les différents « émirs » de cette région dite du « golfe » (afin d’éviter l’adjectif « Persique ») étant les « alliés » de ce gouvernement de traitres (tout comme du précédent mené par le nommé « Sarkozy ») doivent répondre de leur activité criminelle terroriste.

    Bien sûr,cela ne fera pas revenir en notre monde ces deux journalistes.

    Mais leurs collègues doivent comprendre,que désormais,leur soumission à la doxa impérialiste us/sionisto/golfo/financière ne peut plus garantir leur sécurité.

    Ces deux (malheureux) disparus,ne pouvaient ignorer que les groupes terroristes,qu’ils soient « djihadistes » ou « salafistes » ont de généreux contributeurs.

    Ils ont,tout comme leurs collègues,préféré taire cette évidence ,croyant peut être sauver leur peau ainsi...

    Ils se sont manifestement trompés.

    Les survivants sauront ils en tirer les conclusions qui s’imposent ?


    • paul 4 novembre 2013 14:51

      Pendant que l’on nous tient en haleine avec les dramatiques évènements au Mali, après ceux du Niger, du Cameroun et ailleurs en Afrique, pendant que l’on se demande s’il faut ou non payer une rançon, aucun média dominant ne pose la question suivante :

      Pourquoi la France est le pays dont les ressortissants présents en Afrique sont les plus recherchés en Afrique par des preneurs d’otages, bien plus que ceux de l’Empire ? --->
      En 15 ans, 94 captures contre 48 pour l’ensemble des ressortissants des autres pays .
      Un record peu enviable qui n’est pas dû au paiement généreux de rançons : d’autres pays le font .

      Il s’agit clairement de la politique« françafrique » (ou fric), appliquée avec l’accord et le soutien Us, sous prétexte de « pré carré français » - en réalité un transfert de dépenses militaires vers nos impôts . Comme le réseau d’espionnage français « Lustre » en Afrique, généreusement sous traité par l’Empire à l’ami français, comme annexe au réseau anglophone Échelon pour surveiller l’Afrique, et faire barrage aux djihadistes : Yes we can !

      Pas de solution internationale en vue, la France généreuse se dévoue, et Fafa, après un appel à la vengeance pourra renforcer les forces du Mali au lieu de les faire revenir comme prévu début 2014 ....en attendant d’autres opérations .
      Jeien , si problème, faire un copier-coller


    • paul 4 novembre 2013 14:53

      Lire : Lien, si problème faire un copier-coller

       http://blog.mondediplo.net/2013-11-01-Otages-et-soldats-de-France-en-Afrique


  • cathy30 cathy30 4 novembre 2013 12:44

    Interview avec Seydou Badian écrivain et homme politique malien avant l’intervention de l’armée française, sur le conflit malien avec les touaregs, sans concession et pessimiste.

     Le Mali est à 90% musulman.

    http://www.dw.de/mali-seydou-badian-ne-croit-pas-au-dialogue-avec-les-touaregs/a-16654833

     

     


    • Yohan Yohan 4 novembre 2013 12:52

      Question, que fait la France dans un pays à 90% musulman. Aurait-on besoin de faire provision de maliens musulmans ? Nous en avons déjà beaucoup à Montreuil


    • cathy30 cathy30 4 novembre 2013 13:11

      Que fait la France, elle commerce, sans la colonisation, c’est sportif.


    • ZEN ZEN 4 novembre 2013 13:32

      Que fait la France ?
      Business...


    • appoline appoline 5 novembre 2013 11:38

      « On pense encore à toi Oh bwana, dis nous ce que t’as pas, on en a ». Y’a pas de café pas de coton pas d’essence, en France mais des idées, ça on en a, nous on pense"


  • philouie 4 novembre 2013 12:49

    La zone est interdite aux journalistes.

    z’avaient pas compris ?

    c’est clair maintenant ?

    INTERDIT.


  • ETTORE ETTORE 4 novembre 2013 13:23

    ça aurait pu re-redorer le blason de FH cette libération des 4 otages, ça marchait bien pourtant ce genre de choses.....avant !

    mais voilà....
    payé, pas payé ?
    revenus barbus ou Français. ?
    à peine la polémique vestimentaire entamée
    que patatras deux journalistes RFI sont tués.
    Bon, la France restera quelques mois de plus, ça tombe bien quand même.
    C’est à se demander si on ne fait pas un coup pour en préparer un autre.


  • cedricx cedricx 4 novembre 2013 14:02

    Le problème c’est que tous ces chefs d’état africains ne peuvent pas aspirer à s’installer sur leur trône sans le blanc-seing de l’Elysée ou alors ils n’y resteront pas longtemps. 


    ( vous écrivez « un pays découpé arbitrairement , regroupant artificiellement des populations aux identités diverses  » Mais c’est le cas de pratiquement tous les pays du monde qui ne doivent leurs frontières qu’à force de guerres et d’océan de sang et non pas au départ sur une unité linguistique, ethnique ou culturelle.)


  • lionel 4 novembre 2013 14:11

    Si ce n’est le fait que le Nord Mali, l’« Azawad » revendiqué par le MNLA est constitué en majorité par des Songhaï, des Peuls, des Sorkaïs etc, et que les Tamacheks ne sont qu’une minorité de cette composante... Vous avez écrit un bon article, merci.


    La guerre au Mali pour les intérêt de l’empire des psychopathes, ruine la France, les Français et les Maliens dans leur ensemble, (il reste encore des centaines de milliers de maliens Tamacheks réfugiés) au Sud, au Nord. L’économie malienne a été dévastée pour détruire toute velléité d’indépendance de ses meilleurs esprits. A Gao, il n’y a pas d’électricité régulièrement et le coût de la vie est plus important qu’à l’époque baroque des mercenaires des pétro-monarques. 

    La MINUSMA n’a pas « trouvé » les 12000 hommes prévus initialement... Comment les troupes Françaises pourraient elles quitter les pays ? 


     

  • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 novembre 2013 14:38

    Surtout depuis qu’on a claironné que les quatre autres avaient été libérés pour environ 20 milions d’euros il ne faut pas s’étonner que d’autres brigands vaguements islamistes tentent leur chance à leur tour.

    Faut se mettre à leur place aussi !

    Ils n’ont rien et deux ou trois européens peuvent leur rapporter une somme d’argent astronomique s’ils s’y prennent bien.



  • Emile Mourey Emile Mourey 4 novembre 2013 15:03

    Qui a donné l’ordre à l’armée de ne pas fournir d’escorte à ces deux journalistes alors qu’ils l’avaient, semble-t-il, demandée et alors qu’il était manifeste qu’ils se rendraient à Kidal même sans ?

    Qui osera porter plainte contre Areva qui finance une organisation terroriste ?
    Qui osera rappeler que la prise d’otage est une coutume instaurée, et acceptée, en terre d’Islam dès l’époque de Mahomet, ainsi que la coutume de l’échange ? Mais pour cela, il faut aller prendre chez le preneur un des siens, et même plus si on veut que le scénario s’arrête. Donner de l’argent est certainement la plus mauvaise des solutions.

    • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 novembre 2013 15:17

      Aller prendre des otages chez les preneurs d’otages est une opération qui implique qu’on sache qui sont les preneurs d’otages.

      De plus ce genre d’opérations peut également coûter fort cher et peut être aléatoire en ce qui concerne les pertes en vies humaines et autres dommages collatéraux.

      Tandis que payer une certaine somme d’argent donne un meilleur résultat et engendre moins de risques.

      Quitte à « drôner » les preneurs d’otages plus tard : la vengeance est un plat qui se déguste froid !


    • Emile Mourey Emile Mourey 4 novembre 2013 15:53

      Voilà bien le problème ! On en arrive à financer le terrorisme avec des sommes colossales alors qu’autrefois, nos agents du SDECE, avec le dix millième de ces sommes, les employaient pour payer des informateurs, et on arrivait à tout savoir sur l’adversaire. Rappelons seulement pour l’exemple comment, en Algérie, notre Service a Infiltré et intoxiqué la wilaya III du colonel Amirouche jusqu’à l’inciter à éliminer pratiquement tous ces cadres. 


    • bourrico6 4 novembre 2013 16:00

      La gauche a déclaré toutes les guerres et a coupé ensuite tous ses budgets.

      Une loi de programmation militaire ne se décide pas comme ça du jour au lendemain.
      Ca commence à bien faire ces raccourcis à la con qui n’ont pour unique but que de cracher que la « gauche ».
      Et dans quel but ? Promouvoir la Narine ? le Nabot ?

      Ce genre de discours est d’autant plus puéril, qu’il est très aisé d’en inverser les rôle tout en en respectant le sens.

      Et une chose que vous oubliez et qui prouve votre médiocrité ou votre malhonnêteté, avec les types comme vous, je ne sais plus, c’est que la droite à dirigé bien plus longtemps que la gauche, et qu’il n’ y a jamais eu de rupture entre les alternances.


    • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 novembre 2013 16:15

      @ Emile Mourey

      Votre méthode fonctionne si on omet de prendre en compte le coût en vies humaines que l’intervention va générer.

      De nos jours, on ne sacrifie plus la vie de militaires et de non combattants uniquement pour éventuellement récupérer des otages éventuellement en vie.

      Ce processus est beaucoup trop risqué au plan médiatique : les gouvernements ont trop à perdre en cas d’échec.


    • Emile Mourey Emile Mourey 4 novembre 2013 16:38

      @ Alois Frankenberger

      Mais qui nous a donné une première gifle en enlevant nos compatriotes, les touaregs, une deuxième gifle en exécutant nos deux journalistes ? Des touaregs ! A défaut d’échange d’otages, puisque le SDECE n’existe pratiquement plus, d’accord pour l’intervention Serval comme juste réponse punitive, mais maintenant, laissons le Mali régler le problème avec ses propres valeurs au lieu de rêver au ralliement pacifique d’un clan touareg dont le moins qu’on puisse dire qu’il n’est ni clair, ni blanc comme neige.

    • Emile Mourey Emile Mourey 4 novembre 2013 16:41

      Ce n’est pas à nous de finir le travail.


    • Abou Antoun Abou Antoun 4 novembre 2013 17:04

      On a voulu, pour l’opinion publique française transformer un échec en succès. Le nord-mali n’est ni contrôlé ni pacifié.
      On peut s’attendre à de nouveaux enlèvements, à des attaques surprises contre des postes isolés, au rapatriement de soldats français tués au front, bref au ’syndrome afghan’.


    • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 novembre 2013 17:31

      @ Emile Mourey

      Il me semble évident que si on rentre dans la spirale de le vengeance on n’en sortira jamais parce que des gens comme ça trouveront toujours un otage à kidnapper.

      Par contre, s’ils savent qu’en cours ou en long il y aura un drône qui leur règlera leur compte à coups de missiles, la grande majorité de ces individus changera de métier et les autres vivront dans l’insécurité.

      On a bien vu que d’y aller au sol pouvait tourner au fiasco quand il s’agit de récupérer des otages, soit qu’on perd en plus des soldats , que les ravisseurs tuent leurs otages ou qu’on a fait un massacre de femmes et d’enfants qui gravitaient autour des preneurs d’otages et ces images là feront inmanquablement le tour du monde sur les chaines arabes qui diront qu’une fois de plus les Français sont en croisade contre l’islam.

      Les attaquer avec des drônes est la meilleure option pour leur régler leur compte en toute discrétion une fois les otages récupérés et en plus, les traces de l’opération sont très discrètes et les missiles voire les bombes ne permettent pas de remonter la trace de l’opérateur.



    • Emile Mourey Emile Mourey 4 novembre 2013 18:09

      @Alois Frankenberger

      Oui, les drônes sont une solution parmi d’autres. Des coups de main comme celui qui a échoué en Somalie, je suis bien d’accord qu’on ne doit pas en courir le risque, non pas parce qu’on y risque des pertes - c’est le risque de la profession - mais parce qu’on y perd en prestige et en dissuasion. En revanche, des coups de poing, en force, à coup sûr, mais de courte durée, oui, comme Serval aurait pu être. Il fut un temps où la politique extérieure de la France consistait à ne pas avoir sur ses frontières de pays trop puissants qui pouvaient être une menace, et cela d’autant mieux quand ils étaient en proie à l’anarchie. Mais il est vrai qu’on avait des frontières pour se protéger de cette anarchie.

    • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 novembre 2013 18:25

      Le drône est à mon avis la meilleure des solutions parce que même si le drône est abattu ce n’est qu’une perte matérielle remplaçable dans le mois et l’opinion publique n’y trouvera rien à redire tandis qu’en cas de succès les ennemis sont tués.

      Et encore faut il que des djihadistes soient capables d’abattre des drônes de manière récurrente, ce qui n’a pas l’air d’être le cas actuellement.

      Le drône armé a un grand avenir face à ces individus et en plus il ne nécessite pas une logistique énorme pour fonctionner par rapport à un bataillon de comandos , des hélicos de combat ou des avions de combat.

      Evidemment et comme toujours notre gouvernement a cru bon de dire qu’on a acheté des drônes reaper mais qu’on ne va pas les armer , ce qui est à mon sens stupide parce qu’on perd des cibles d’opportunité.

      Non seulement il en faut plus mais il faut également les armer pour que le Sahel ne soit plus un sactuaire pour djihadistes et mafieux de tout poil.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 novembre 2013 06:56

      bourrico,
      Gauche ou Droite, les budgets militaires tournent désormais autour de 32 milliards d’euros.

      Le service de la dette est de 62 milliards d’euros par an.

      Les cadeaux fiscaux aux entreprises sont annuellement de 172 milliards d’euros.

      Cela vous donne une idée des priorités des Gouvernements sur le plan budgétaire.

      L’armée française et désormais en voie de disparition. Ce qui pose la question de la défense de la souveraineté du pays.

      L’usage qui en est fait depuis le 11 septembre, d’envahir des pays qui ne nous ont pas déclaré la guerre, ce qui est une violation du Droit international est encore un autre problème, lié à notre présence dans l’ OTAN.

      Le Général Weslay Clark : les causes des guerres...

      Sur l’état pitoyable dans lequel se trouve l’armée française, une table ronde a été organisée lors de l’ Université d’automne de l’ UPR sur la question, ainsi que la question de l’appartenance à l’OTAN
      Vidéo sur les questions militaires


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 novembre 2013 07:26

      Alois,

      Les drones, en voilà une idée qu’elle est bonne....

      Les otages sont au milieu de leurs ravisseurs, on envoie un drone qui sait distinguer les ravisseurs des otages, et les otages rentrent pénardement chez eux.

      Vous regardez trop la télé, depuis quand les drones distinguent les otages des ravisseurs ?

      Au Pakistan, chaque fois que les USA envoie un drone sur un « chef terroriste », cela fait des dizaines de morts civils et innocents.


    • lionel 5 novembre 2013 08:14

      « Donner de l’argent est certainement la plus mauvaise des solutions »


      Combien vous avez raison Monsieur Mourey, d’ailleurs, cette politique (ou méthode de financement d’activités ou de groupes diverses) empêche les Français de rester au Mali, combien même ils y auraient leurs amis et leurs familles. Restez là-bas, c’est risquer de servir de « matière première » aux ravisseurs.

    • Emile Mourey Emile Mourey 6 novembre 2013 08:21
      Oui, c’est bien ce que je pensais. Un ordre très discutable du ministre que, pour ma part, je n’aurais jamais exécuté.

      cf Libération, extrait

      ... Rafi. Pourquoi l’armée française n’a-t-elle pas accompagné les deux journalistes lors de leur déplacement à Kidal ?
      T.H. Depuis le début de l’opération Serval, l’armée française a pour consigne de ne pas emmener de journalistes à Kidal qui est une vraie poudrière. Dès la nouvelle connue de l’assassinat des deux journalistes de RFI, le ministère de la Défense a indiqué qu’il avait refusé de convoyer Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Cette position est cohérente. Mais ce n’est pas parce que l’armée refuse d’emmener les journalistes dans cette zone dangereuse que ces derniers ne prennent pas la décision d’y aller par leurs propres moyens. Fallait-il les protéger ? Les journalistes ne peuvent pas effectuer correctement leur travail à l’ombre des Famas. Peut-être aurait-il fallu trouver un compromis, une forme de concertation entre militaires et journalistes.

    • lionel 6 novembre 2013 08:51

      Bonjour, 


    • lionel 6 novembre 2013 11:06

      Monsieur Mourey,


      Vous avez bien compris qu’il y a une problématique Tamachek très très difficile...

  • Yohan Yohan 4 novembre 2013 16:02

    Allez tout le monde rentre chez soi. Nos armées rentrent en France et Houria Boutelja et les enturbanés rentrent dans leur pays, et le colonialisme, l’immigration, c’est fini


  • Ruut Ruut 4 novembre 2013 16:04

    C’est sur que faire la guerre en réduisant son budget militaire c’est assez étrange.


  • Antenor Antenor 4 novembre 2013 17:48

    On n’est pas intervenu au Rwanda


  • ETTORE ETTORE 4 novembre 2013 20:18

    mais on fait vraiment tout ça pour quelques enturbanés d’ éleveurs de chèvres dans le désert ?

    J’aimerais que l’Etat Français précise quel est le but ultime de la manoeuvre
    pacifier un pays peuplé de ronces et de sable....
    Quelles chèvres payent pour ça ??

  • T.REX T.REX 4 novembre 2013 20:24

    Article écrit par et pour les néo con-onanistes !


    • cathy30 cathy30 4 novembre 2013 20:46

      Les français ne pensent pas toujours que l’on vit dans un Etat de droit, avec une morale, une conscience, c’est typiquement occidental. Quand il y a un meurtre on appelle la police.

      Que le viol, le meurtre, les coups soient le quotidien de beaucoup de pays africains est impensable pour nous.

      Et d’autre part, une société avec séparation de la religion comme la notre doit être vécu par le continent africain comme quelque chose impensable.


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 novembre 2013 07:13

    La question qui n’a pas été posée, est d’où viennent les armes qui circulent dans le Sahel, servant au trafic de drogue, aux enlèvements, à imposer la charia et aux exactions de toutes sortes ?

    Elles proviennent de toutes les interventions des USA ou de l’ OTAN au Moyen Orient et en Afghanistan, en Irak, au Koweit, en Libye, et maintenant en Syrie.
    Et du pillage des arsenaux de Khadafi.

    Les dégâts collatéraux de toutes ces interventions sont l’éclatement de ces pays en vue d’une recomposition qui convienne à la protection d’Israël, et à l’exploitation des ressources de ces pays.
    Il en résulte aussi des migrations massives des populations vers l’Europe.

    L’autre question est de savoir qui est à l’origine d’Al-Qaïda ? Qui a transformé ces extrémistes islamiques en mercenaires ?

    Al-Qaïda serait, comme les Talibans, une émanation de la CIA

    On les arme, on les entraîne, aux frais du contribuable, puis on les combat au Mali ou ailleurs.

    Il est grand temps de sortir de l’ OTAN, et pas seulement du Commandement intégré.
    Notre appartenance à l’ OTAN, comme tous les pays européens, est la conséquence de l’article 42 des Traités européens.

    Sortir de l’ UE permet de sortir du même coup de l’euro et de l’ OTAN.

    Article 50 : « Tout Etat membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnels, de se retirer de l’ Union européenne. »


    • cathy30 cathy30 5 novembre 2013 08:00

      fifi

      alors soyons très cohérents, soyons beaucoup moins gourmands en énergie, nous pays occidentaux, et après on viendra faire la morale. Nous ne pouvons avoir le beurre et l’argent du beurre et accuser à qui mieux mieux. Nous sommes riches de quoi et pourquoi ?

      Je suis d’avis a leur vendre des sagaies avec la marque Nike.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 novembre 2013 08:03

      cathy 30,
      Vous avez raison, il suffit de conseiller aux Bretons de se mettre au vélo pour assurer leurs exportations de malbouffe, plus d’écotaxe !


    • cathy30 cathy30 6 novembre 2013 12:57

      Encore une fois pourquoi vous pensez à mal.

      Non les bretons doivent apprendre à cultiver autrement. Nous sommes en fin de cycle. Notre économie s’est emballée, vous même vous le dites. SOYONS COHERENTS.

      Vous allez être la première à faire un article, sur la pollution, non, le capitalisme, non ?

      Cette agriculture ne peut plus fonctionner en France. Il faut aller vers l’agriculture durable.


  • Lou Lou 5 novembre 2013 13:31

    J’ étais au Mali en 2012 et tous les gens un peu informés savaient ( certains ont apparemment mis des photos sur Fessebouc ...) que des avions du Qatar avaient débarqué des mercenaires étrangers dans le nord du pays ...
     
    Les mêmes utilisés pour mettre la Libye à feu et à sang ... Les mêmes financés par les US et ses caniches comme la France ...
     
    Silence radio bien sur dans les merdias se contentant d’ anônner la doxa sur les méchants islamistes quant à Hollande qui ne peut pas ne pas être au courant il est à vomir comme tous ces traitres de fauxscialistes .
     
    Comment font ils pour se regarder dans la glace ...des sociopathes je vous dis ...
     
     


    • lionel 5 novembre 2013 20:56

      Bonsoir Lou,


      Vous aussi, vous avez vu tout ceci se mettre en place... peut être nous connaissons nous.

  • njama njama 5 novembre 2013 20:30

    Les controverses pleuvent sur la responsabilité de ces assassinats non revendiqués semble-t-il à cette heure, ce qui est pour le moins assez étonnant !

    sur les causes et les circonstances de l’assassinat
    le point.fr suggère (ou oriente vers) « La piste d’al-Qaida reste »la plus probable« 

    L’intérêt de cette hypothèse est peut-être qu’elle en écarterait d’autres, afin de ne pas établir de liens entre ce que ces deux journalistes venaient d’entreprendre et leurs assassinats, à savoir qu’ils étaient venus interviewer  »Imbeyry ag Rhissa, membre du Mouvement national de libération de l’Azawad ( MLNA), organisation indépendantiste Touareg qui contrôle le centre-ville. « Ils sont arrivés chez moi de manière improvisée. Ils m’ont dit qu’ils n’en avaient pas pour longtemps et on a fait une interview d’une demi-heure environ », confie au Parisien-Aujourd’hui en France Imbeyry ag Rhissa.
    http://www.lepoint.fr/monde/mali-zones-d-ombre-apres-l-assassinat-des-deux-journalistes-francais-04-11-2013-1751592_24.php

    Petit retour en arrière sur un ÉVÉNEMENT POLITIQUE MAJEUR de quelques mois largement occulté dans les médias qui précéda l’intervention militaire française ...

    Guerre de reconquête territoriale ?

    Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad ** ou MNLA est une organisation politique et militaire touarègue active au Nord-Mali. Ses objectifs sont l’autodétermination et l’indépendance du territoire de l’Azawad

    Le MNLA a atteint si on peut dire ses objectifs, puisque depuis mars 2012, les insurgés contrôlent également toute la partie des régions de Gao et de Tombouctou située au nord du Fleuve Niger . En effet, l’État malien annonce l’abandon de la ville de Gao aux rebelles le 31 mars 2012. Tombouctou, la dernière ville sous contrôle malien au nord du fleuve Niger, tombera à son tour le 1er avril 2012

    Le 2 AVRIL 2012, le bureau politique tente de rassurer les pays voisins du Mali en ces termes : « Nous rassurons les États voisins, les populations de la sous-région et la Communauté internationale que la libération de l’Azawad contribuera à renforcer la sécurité, le développement et la paix pour une meilleure intégration des peuples, des cultures et une meilleure stabilité dans la zone saharo-sahélienne.  »

    [ le MNLA est donc loin de se présenter comme un mouvement politique qui se servirait outrageusementt de la violence, le "coup d’Etat de cette partition est d’ailleurs vite réalisé ]

    Après la prise des trois villes principales au Nord, Le MNLA déclare un cessez-le-feu le jeudi 5 avril 2012, soit un jour avant la DÉCLARATION D’INDÉPENDANCE le 6 AVRIL 2012 !

    une déclaration rejetée unanimement par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et toute la communauté internationale (y compris la France et les États-Unis).

    Territoire malien dont le MNLA réclame l’autodétermination.

    Carte de l’Azawad

    ** L’Azawad, également orthographié Azaouad ou Azaouâd (ⴰⵣⴰⵓⴰⴷ en tifinagh, أزواد en arabe), désigne un territoire presque entièrement désertique situé dans le Nord du Mali recouvrant des zones saharienne et sahélienne, dont des groupes indépendantistes touaregs réclament et ont proclamé l’indépendance. Il est appelé aussi « Nord du Mali », « Mali du Nord »
    Ce territoire est l’objet d’une aspiration à l’autonomie depuis 1958, époque au cours de laquelle il est sous administration française.

    Guerre préventive ?

    Contre le terrorisme ?
    Quand bien même il ne faut pas sous-estimer cette violence, cette seule raison est vraiment très fluette et maigrelette.

    Guerre préventive contre d’autres (encore virtuelles et hypothétiques) velléités indépendantistes, et une possible atteinte (par contagion ?) à des intérêts économiques ... au détail d’importance que ceux-ci ne se trouvent pas pas au Mali, mais au NIGER, dans sa partie Nord, précisément sur le site d’Imouraren considéré par Areva comme l’un des gisements uranifères (à ciel ouvert) les plus importants au monde ... la plus grande mine d’uranium en Afrique, et la deuxième du monde ! dont l’exploitation devrait permettre une production estimée à près de 5000 tonnes par an pendant plus de 35 ans !
    les 2/3 des besoins français pour Areva

    Niger : militaires pour protéger l’uranium
    Reuters le 24/01/2013

    « Paris va envoyer des forces spéciales protéger les principaux sites d’exploitation d’uranium de l’entreprise française Areva au Niger, a-t-on appris jeudi de source militaire. »
    Tout comme Israël, la France semble oublier que la coopération économique est plus rentable et plus durable que les conflits.

    L’intervention militaire française au Mali débute le 11 Janvier 2013, soit 9 mois après cette DÉCLARATION D’INDÉPENDANCE de l’AZAWAD


    • njama njama 5 novembre 2013 20:34

      DECLARATION DU BUREAU POLITIQUE

      Dimanche, 01 Avril 2012 19:56

      En ce jour sans précédent dans l’histoire du peuple de l’Azawad, ou devient effectif le retour à la dignité, après la libération de la ville historique de Tombouctou, de Gao, de Kidal et de plusieurs autres villes de l’Azawad ; le bureau politique félicite au nom de toutes les Commissions, le peuple de l’Azawad, l’Armée de Libération Nationale, et tous ceux qui de loin ou de près se sont sacrifier pour l’atteinte de cet objectif non négociable.

      Chers compatriotes, en dépit de cette immense satisfaction, nous devrions rester sereins, prendre encore davantage confiance en nous et relever le défi de l’avenir en réunissant toutes nos forces pour préserver cet inestimable acquis afin de faire de l’AZAWAD, un pays où règne la liberté, la justice et la paix durable y compris avec les pays voisins.

      Nous rassurons les Etats voisins, les populations de la sous-région et la Communauté Internationale que la libération de l’Azawad contribuera à renforcer la sécurité, le développement et la paix pour une meilleure intégration des peuples, des cultures et une meilleure stabilité dans la zone saharo-sahélienne.

      La direction politique invite tous les azawadiens (de l’extérieur comme de l’intérieur) à se mobiliser sans délais dans l’immense chantier de construction. Le mouvement appel tous les azawadiens qui résident à l’extérieur de revenir contribuer et jouir de la reconstruction nationale.
       
      Le 01/04/2012

      Mahmoud Ag Ghali

      Président du bureau politique
      http://www.mnlamov.net/index.php?view=article&catid=34:actualites&id=164:declaration-du-bureau-politique-&tmpl=component&print=1&layout=default&page=


    • lionel 5 novembre 2013 21:19

      Le MNLA existe depuis 2010, il est une création des services « Français » sous sarkozy. la société Tamacheks est structurée en fractions, elles même structurées de façon hierarchique. Ainsi le MNLA est principalement Imrad alors que le pouvoir à Kidal, au coeur de Ifoghas est à la faction qui porte le nom de la région. Ag Ghaly est Ifoghas et le MNLA est extrêmement divisé. Vérifiez : http://www.toumastpress.com/ ou http://www.mnlamov.net/


      Le MNLA a « prit » le Nord du Mali avec les Islamomafieux et les Tamacheks Islamistes, seul, il ne pouvait rien faire. 

      Les Tamacheks ont payés un prix lourd pour ces sottises. des centaines de milliers de personnes ont fuit leur « azawad » et plus de 150 000 refusent de revenir. 

      La vie pour la très grande majorité des Maliens est très difficile, l’économie à chutée de plus de 30% durant le temps fort de la « crise ». A Gao, il n’y a pas d’électricité régulièrement, les populations se révoltent contre les autorités et ils ne comprennent pas non plus pourquoi les Tamacheks sont toujours armés...

      L’armée Française se dit "ni pour le MNLA, ni contre le MNLA...

      Y a t’il moyen de savoir combien de Tamacheks ont soutenus et soutiennent le MNLA ?
       Pensez vous qu’un mouvement de 2 ans ait pu conscientiser politiquement des factions Tamacheks sur l’ensemble du territoire ? 
      Les Tamacheks ne composant pas plus que 15% de la population de leur phantasmatique Azawad, pourquoi n’est t’il jamais fait référence aux éthnies majoritaires de la zone ? 

      Le MNLA a bien Djerry Maïga, un Songhaï donc, pour parader. Qui est il ? pourrait il seulement revenir à Gao après les souffrances et les brimades que la population de cette ville a subit a subit sous le joug des pauvres enfants illétrés du MNLA promus policier et forces de l’ordre ? j’en doute fort.

      Toute cette histoire est absurde, engendre tant de souffrance... Une histoire de psychopathes.




    • njama njama 5 novembre 2013 22:29

      merci Lionel pour ces précisions

      Le MNLA a « prit » le Nord du Mali avec les Islamomafieux ...

      c’est sûrement là une grande erreur de ce mouvement indépendantiste qui visait à une partition du Mali. Largement justifiée je pense par le fait que le produit des richesses du Mali (il y en a ... minières surtout) étaient vraiment très mal redistribuées, le « Nord » (Azawad) étant historiquement la province pauvre et très délaissée, contrairement au Sud plus riche.
      Vous m’excuserez je n’ai plus les liens, mais j’ai lu ça en plusieurs endroits ... ce qui confère « quelque part » une légitimité politique à cette volonté politique indépendantiste de l’Azawad pour répondre à l’incurie patente et historique du pouvoir en place à Bamako.

      Maintenant plus globalement dans l’idée politique de soutenir ou non des « minorités », nous ne pouvons que constater (hélas) qu’il y a deux poids, deux mesures dans la politique étrangère de la France et de la nébuleuse « communauté internationale » ; dans les Balkans, le droit des minorités c’était très bon ton d’avoir supporté ces séditions sur des bases « éthniques » ou « ethnico-religieuses », au Mali, au contraire c’est plus que l’hérésie, c’est le crime de lèse-majesté qui ne mérite que la punition (répression) militaire (policière ?) colonialiste !
      Je me trompe peut-être (?), mais c’est ainsi que je le perçois ...


    • njama njama 5 novembre 2013 22:58

      @ lionel

      merci pour votre contribution et vos liens.

      Je ne laissais pas entendre dans mes commentaires que les mouvements indépendantistes de l’Azawad étaient responsables des assassinats de ces deux journalistes, ce qu’ils démentent formellement d’ailleurs dans leur communiqué de presse , comme vous le rappelez..
      Ce que je voulais dire, c’est que les questions de ces revendications politiques autonomistes, et toutes les questions légitimes qu’elles engendrent et supposent pour la bonne compréhension de cette question du Mali, étaient (à mon avis) très largement occultées dans la presse mainstream ...
      Or peut-être se trouvait-il que ces deux journalistes cherchaient à en savoir plus pour éclairer nos lanternes (pas très maliennes), et qu’intrépides (?) ils mettaient leurs nez où il ne fallait pas ... 
      La France, le Gouvernement français aussi, peut bien sûr se lamenter (comme nous) de leurs tristes sorts d’avoir été exécutés si abruptement ... mais ceux qui avaient à y gagner pour entretenir l’obscurantisme sur ces questions politiques très maliennes (de longue date, la revendication à cette indépendance n’est pas d’hier ni d’avant hier), avec tous les aspects économiques, politiques et stratégiques sous-jacents, sont à la fois les clones d’al qaeda type aqmi et la politique étrangère française qui l’un comme l’autre espèrent je crois qu’on ne mette pas le nez dans ces dessous de table peut-être pas très humanistes, démocratiques et philanthropes.


    • lionel 6 novembre 2013 07:35

      Bonjour njama !


      « le « Nord » (Azawad) étant historiquement la province pauvre et très délaissée, contrairement au Sud plus riche. »

      En réalité, tant le nord du Mali que le Sud de ce pays, sont pauvres, très pauvre. La seule différence entre les deux est que le Sud Malien est plus fertile, ce qui a évité les grande famines et qu’il est géographiquement inscrit dans une zone plus propice aux investissement et aux échanges. Le Nord Mali c’est Tombouctou, qui s’ensable et Gao, une ville de grande pauvreté poussiéreuse et au bout du monde. Bien sur, avant la guerre civile Algérienne Gao a pu encore jouer son rôle de « port » du désert et elle accueillait les véhicules venus d’Europe. 

      L’infortune des populations du Nord Mali, surtout les Tamacheks, vient de la désertification et des deux grandes sécheresse. C’est cela qui a mis à mal la culture Tamachek, les paturage ont été détruits pas ces modification (causées peut etre par le Global Dimming).

      Soyons clair, beaucoup d’argent est arrivé au Nord Mali ces dix dernières années. Beaucoup. Tout est retourné à Bamako, transformé en palais et en Hummer. Qui a bouffé ? Les dirigeants traditionnels du Nord, tout simplement. Je n’ai pas de chiffre, mais je ne serais pas surpris d’apprendre que le Nord a reçut bien plus d’aide que le Sud. Le Nord Mali « délaissé », c’est une vieille histoire... Il n’y a pas « un Sud profitant du Nord », c’est faux.

       « l’incurie patente et historique du pouvoir en place à Bamako. »

      Et l’incurie patente des autorités du Nord Mali, les locaux ??... Soyons clair. Le capitalisme a généré des états où les plus corrompus sont les alliés des occidentaux. Le Mali est un pays pauvre qui ne vit que des aides internationales pour rembourser sa dette. Comme la France depuis le MES et autre TSCG, le budget gouvernemental est sous contrôle des institutions financières mondiales et des ministres n’agissaient dans leur domaine que grâce aux fonds et aux projets des ONG. De même, les intellectuels n’ont pour seul perspective d’être embauchés par les même ONG comme consultant. « Un pays de consultants ! » me disait un jour attristé et en colère Aminata Traoré. 

      Les Tamacheks ne peuvent « revendiquer » que des zones incultes, aux paturâges fortement dégradés mais plein de ressources minières. Allez sur Google Earth pour comprendre ce qu’est Kidal, leur soit disant capital (en fait « capitale » pour les Ifoghas). Il y a dix ans, la première fois que j’y ai séjourné, c’était un gros village. Moins de dix ans plus tard, une ville avait surgit. Une ville à la population mixte, comme tout les centre urbains du Nord Mali (Songhais, tamacheks, Peuls, Dogons (les Tamacheks embauchent beaucoup les « bonnes Dogons »)).

      Kidal s’est développé grâce aux aides du Luxembourg, de la Libye, de l’Algérie... Il y a longtemps que l’on sentait que les richesses du sous sols motivaient nombres d’actions politiques et diplomatiques, en plus des possibilités agricoles potentielles (si rationalisées et industrialisée grâce à des capitaux d’investissement). 

      Il n’a à Kidal, ni fleuve, ni champs... 

      Le MNLA et leurs alliés d’alors, les Tamacheks Wahhabites et les Takfirosionistes ont revendiqués un espace qui n’est historiquement exclusivement pas le leur, incluant, Gao, Hombori, Tombouctou. Sans accès au fleuve, comment un état Tamachek serait il viable. 

      De plus, je vous le répète, il n’y a pas d’unité politique chez les Tamacheks. Leurs rapports sociaux sont réglés par des considérations traditionnelles et les Tamcheks ne sont pas les mêmes et ne s’entendent pas forcément entre eux. Il en va de même pour les Arabes (qui ne s’entendent pas du tout avec les Tamacheks malgré les histoires de couleur de peau qui devraient les rapprocher. Si un accord vient d’être fait entre les Tamacheks et les Arabes, il est circonstanciel. 


    • lionel 6 novembre 2013 08:01

      @njama. Voici un autre lien vers un sites Tamachek de qualité : www.temoust.org/

      Je ne laissais pas entendre dans mes commentaires que les mouvements indépendantistes de l’Azawad étaient responsables des assassinats de ces deux journalistes, ce qu’ils démentent formellement d’ailleurs dans leur communiqué de presse , comme vous le rappelez..

      Il est plus que probable que les journalistes aient été assassinés pour des histoires de partage de rançon.

      Ce que je voulais dire, c’est que les questions de ces revendications politiques autonomistes, et toutes les questions légitimes qu’elles engendrent et supposent pour la bonne compréhension de cette question du Mali, étaient (à mon avis) très largement occultées dans la presse mainstream ... 

      Pourtant, dès le début, alors qu’il est objectivement allié aux wahhabites Tamacheks (en fait des Ifoghas), un député Français permet au MNLA de s’exprimer dans les plus grands médias et ils auront même la possibilité d’exposer leur revendication à l’UE !!! La presse mainstream a donc au contraire, exposée les revendications absurdes du MNLA mais sans expliquer (comme d’habitude) le fond du problème . 

      Ainsi une sympathie a été engendré dans les médias pour la cause Tamacheks, au service de ceux qui ont promus le délire azawadien. Pourtant njama, dans le même temps, le MNLA était l’allié objectif des mercenaires et des Wahhabites locaux, de toute évidence. Bien sur, aucune sympathie n’a été déclenchée envers le reste des populations du Nord qui représente j $e le répète, une grande majorité de la population

      Or peut-être se trouvait-il que ces deux journalistes cherchaient à en savoir plus pour éclairer nos lanternes (pas très maliennes), et qu’intrépides (?) ils mettaient leurs nez où il ne fallait pas ... 

      Les journalistes faisaient leur travail. Le problème est qu’il l’ont fait au milieu du chaos généré dans cette zone et que personne ne pourra y mettre son nez sans prendre de gros risques. Ceci dit, RFI est un organisme de propagande.

      njama, ne perdez pas de temps avec cette histoire de soit disant indépendance, il s’agit de pouvoir, d’accaparement des ressources minières et des terres agricoles, de recomposition géopolitique...

      Bonne journée

      respect




    • njama njama 6 novembre 2013 12:24

      merci encore Lionel pour vos lumières et de nous avoir donné le détail des différentes cultures du nord, mais sauf erreur ou présence récente de mercenaires qataris, saoudiens, irakiens, ou autres recyclés djihadistes salafo-wahhabites du moyen-orient, il n’y a pas « d’ Arabes » au Mali, ni en Afrique du Nord.
      On ne peut de plus assimiler les cultures berbères à celles des Arabes.
      Vous vouliez dire musulmans (avec son cortège de traditions sociales) je suppose ?

      Il en va de même pour les Arabes (qui ne s’entendent pas du tout avec les Tamacheks malgré les histoires de couleur de peau qui devraient les rapprocher.

      de ce point de vue culturellement l’entente est je crois impossible. Il serait nettement facile à un arménien ou un juif de s’habituer aux coutumes musulmanes smiley qu’à un touareg, CAR la place de la femme dans la société tamachek n’est en rien comparable à celle de la femme dans la société musulmane.

      Tin Hinan, (littéralement : femme nomade), est le nom de la reine mère ancêtre mythique et fondatrice de la communauté touareg
      http://www.projetthemis.com/images/plaquette-9ee2.pdf

      La femme tamachek au XXIe siècle
      Par Saoudata Aboubacrine
      http://www.gitpa.org/Dvd/pj/TOUAREG/touaregC2_1.pdf

      Le statut privilégiée de la femme touarègue et son évolution actuelle
       Survie d’un matriarcat de Faiza SEDDIK ARKAM
       
      Chez les touaregs la charpente de la société est structurée autour de la femme. Elle est la matrice de cette culture. C’est de la lignée maternelle que se transmettent les pouvoirs qui sont ceux d’une aristocratie guerrière.
       
      Conférence sur le statut privilégiée de la femme touarègue et son évolution actuelle
      http://tamedourt.nomades.info/spip.php?article54


    • lionel 6 novembre 2013 12:48

      Salut à vous njama,

      « merci encore Lionel pour vos lumières et de nous avoir donné le détail des différentes cultures du nord, mais sauf erreur ou présence récente de mercenaires qataris, saoudiens, irakiens, ou autres recyclés djihadistes salafo-wahhabites du moyen-orient, il n’y a pas « d’ Arabes » au Mali, ni en Afrique du Nord. 
      On ne peut de plus assimiler les cultures berbères à celles des Arabes.
      Vous vouliez dire 
      musulmans (avec son cortège de traditions sociales) je suppose ? »

      Njama, il y a des tribus arabes au Nord Mali. Selon mon ignorance et mon expérience, il y a deux sortes d’arabes au Nord Mali. Les commerçants que l’on rencontrent à Gao et à Tombouctou, proches des Maures et les nomades que seul un oeil exercé distingue des Tamacheks. Les uns et les autres parlent Arabe et pas du tout Kal Tamachek ou quelque autre dialecte berbère. Ils se revendiquent Arabes et très généralement considère les Tamacheks Berbères comme des « chiens ».



      Il en va de même pour les Arabes (qui ne s’entendent pas du tout avec les Tamacheks malgré les histoires de couleur de peau qui devraient les rapprocher.

      de ce point de vue culturellement l’entente est je crois impossible. Il serait nettement facile à un arménien ou un juif de s’habituer aux coutumes musulmanes  qu’à un touareg, CAR la place de la femme dans la société tamachek n’est en rien comparable à celle de la femme dans la société musulmane.

      Il est probable que vous ayez raison. En revanche, il y a bien une quinzaines d’année que les Tamacheks ont subit une violente attaque de la part de la Dawa Wahhabite pakistanaise... 

      Tin Hinan, (littéralement : femme nomade), est le nom de la reine mère ancêtre mythique et fondatrice de la communauté touareg 
      http://www.projetthemis.com/images/plaquette-9ee2.pdf

      La femme tamachek au XXIe siècle
      Par Saoudata Aboubacrine
      http://www.gitpa.org/Dvd/pj/TOUAREG/touaregC2_1.pdf

      Le statut privilégiée de la femme touarègue et son évolution actuelle
       Survie d’un matriarcat de Faiza SEDDIK ARKAM
       
      Chez les touaregs la charpente de la société est structurée autour de la femme. Elle est la matrice de cette culture. C’est de la lignée maternelle que se transmettent les pouvoirs qui sont ceux d’une aristocratie guerrière.


      Le problème des Tamacheks est avant tout la désertification...
       
      Conférence sur le statut privilégiée de la femme touarègue et son évolution actuelle
      http://tamedourt.nomades.info/spip.php?article54

      Merci pour votre contribution à faire connaître la beauté de la culture Tamachek. J epense personnellement que cette ethnie très riches en diversité a produit dans les années 2000 les meilleurs oeuvres musicales du Mali avec des groupe comme Tinariwen et Temoust. J’ai pu parler avec des Tamcheks en France excédés par le MNLA et désireux, comme toute personne saine, de la Paix et d’entente avec les autres éthnies de la régions qui sont si liées avec eux qu’ils se définissent les uns les autres. Le Nord Mali est une mosaïque non artificielle de peuples différents et complémentaires.


      Bonne journée


  • Emile Mourey Emile Mourey 6 novembre 2013 08:49

    Qui a donné l’ordre à l’armée de ne pas fournir d’escorte à ces deux journalistes alors qu’ils l’avaient, semble-t-il, demandée et alors qu’il était manifeste qu’ils se rendraient à Kidal même sans ?



    • lionel 6 novembre 2013 09:27

      Monsieur Mourey bonjour,


      Lisez le lien vers l’article de Al Watan.

    • Emile Mourey Emile Mourey 6 novembre 2013 10:35

      @ lionel

      Bonjour,
      C’est la question que j’ai toute suite posée (avant hier, voir plus haut). Je cite :

      « Qui a donné l’ordre à l’armée de ne pas fournir d’escorte à ces deux journalistes alors qu’ils l’avaient, semble-t-il, demandée et alors qu’il était manifeste qu’ils se rendraient à Kidal même sans ? »

      Car je me doutais bien que l’ordre ne pouvait venir que d’en haut

      Pour ma part, c’est clair, j’aurai désobéi et aurai fourni une escorte. Le règlement de discipline général permet en effet au militaire exécutant de ne pas exécuter un ordre illégal. Il y a là, manifestement, une FAUTE, et du ministère qui a donné un ordre mal explicité et de l’exécutant qui a manqué de discernement.



    • Emile Mourey Emile Mourey 6 novembre 2013 10:48

      @ lionel

      Je viens de lire l’article que vous m’avez indiqué. C’est encore plus grave que ce que je pensais.


    • lionel 6 novembre 2013 11:01

      @Monsieur Mourey,


      N’est-ce pas ? Les Algériens ont des contacts locaux importants qui peut rendre cette information crédible. Vous pouvez aussi glaner des perles sur les sites Maliens, Maliweb ou Maliactu...

      Bonne journée
      Lionel

    • njama njama 6 novembre 2013 12:53

      des témoins avancent une « bavure militaire »

      « En fait, le véhicule qui transportait les deux journalistes s’est arrêté à 27 km de la ville, alors que celui qui assurait l’escorte a continué sa route. Nous ne savons pas pourquoi. Est-ce qu’il est parti récupérer du carburant ? Est-ce qu’il attendait ceux qui devaient prendre les otages ? Rien n’est sûr. Ce qui est certain, c’est qu’une trentaine de minutes plus tard, un hélicoptère de l’armée française a survolé l’endroit. Les ravisseurs et les otages étaient déjà sortis du véhicule. C’est alors que l’hélicoptère a tiré plusieurs salves en leur direction, tuant sur le coup les trois ravisseurs ainsi que les deux otages  », raconte notre source.

      effectivement ce témoignage est grave et lourd de conséquences ... mais sa validité serait très facile à vérifier sans même connaître cette source.
      Une autopsie déterminerait rapidement et très facilement la distance, le calibre de l’arme de tirs, et l’angle des tirs ...
       Si l’armée n’est pas en cause, on ne voit aucune raison pour qu’il y aurait obstruction à cette toute petite et très simple vérification. Au contraire, même, cela permettrait de la blanchir vite fait de cette accusation !

      Cette autopsie a été réalisée
      Selon nos informations, les autopsies des deux journalistes étaient en cours hier à l’Institut médico-légal de Paris. ici

      Mr Le Drian nous exigeons la publication du rapport d’autopsie de l’Institut médico-légal de Paris, il ne nous suffit pas de savoir que l’un a été tué de deux balles et l’autre de trois.
      Une grave accusation pèse sur l’armée française ...
       


    • Emile Mourey Emile Mourey 6 novembre 2013 12:59

      Il faut d’abord vérifier car une manipulation est possible de la part de l’informateur anonyme.


    • lionel 6 novembre 2013 13:45

      Il devient intéressant de retourner à l’affaire des français assassinés au Niger et de voir comment l’affaire s’est déroulé... Selon les autorités Nigériennes les militaires Français sont responsables.


    • lionel 6 novembre 2013 13:50

      Bien sur que nous devons vérifier ! Le contexte est propice à toute manipulation, tout mensonge.


    • njama njama 6 novembre 2013 14:11

      Si le médecin légiste n’est pas un agent de la DGSE ou un médecin militaire (tenus l’un ou l’autre à quelques devoirs de réserve ?) , c’est très simple de vérifier la trajectoire des balles reçues par les victimes. D’un hélicoptère ou du sol la différence d’angle de tir ne peut qu’être évidente ...

      Les familles doivent-elles demander une contre-autopsie ?


    • Emile Mourey Emile Mourey 6 novembre 2013 14:42

      @ Lionel

      En effet, et si cette information est fausse, il faudra se poser la question du pourquoi le journal algérien Al Watan l’a diffusée.

    • lionel 6 novembre 2013 14:56

      Bien sur Grand Frère,


      Mais nous devons aussi, toujours, nous demander pourquoi les médias occidentaux mentent autant... (rires)

      Bien souvent, la presse Algérienne est plus libre que la presse Française...

  • lionel 6 novembre 2013 14:10

    Après Gao (http://www.maliweb.net/news/insecurite/2013/11/06/article,177967.html) et aussi, http://www.maliweb.net/news/interview/2013/11/06/article,178065.html ,


    la population de Menaka manifeste sont mécontentement avec la situation dans la région actuel :http://www.maliweb.net/news/insecurite/2013/11/06/article,177996.html

    Le vice président du MNLA, Djéri Maïga, le Songhaï, s’exprime (c’est intéressant) :


    Tout ceci pour vous conseiller de lire les sites Maliens dédié à la « guerre de l’information »...

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