samedi 8 août - par rosemar

Peut-on encore voyager ?

Sites touristiques envahis par des foules compactes, sites pollués, dégradés, abîmés par un tourisme de masse débridé...

Des effets dévastateurs...

 

Le voyage est devenu une véritable industrie... en France, le tourisme génère de nombreuses activités, des profits conséquents...

Alors, face à la démesure du tourisme, peut-on encore voyager ?

 

Le tourisme avait à l'origine une dimension émancipatrice qui a été très vite rattrapée par la logique du marché, par une logique industrielle qui pose aujourd'hui problème.

Avions, bateaux de croisière, constructions de centres de vacances, d'hôtels, toute une infrastructure consacrée au tourisme... forcément, l'environnement en pâtit.

Et quand on voit ces paquebots géants devenus villes flottantes, qui peuvent accueillir 5000 passagers, on prend conscience plus encore de la démesure de nos sociétés.

Une vingtaine de bars et restaurants, un théâtre, un casino, un centre de bien-être, une patinoire, un parc aquatique, un jardin botanique naturel... on se croirait non pas sur un bateau, mais dans une ville construite pour le confort des passagers...

On y perçoit un luxe démesuré, un gigantisme effrayant... les cabines se superposent, créant une impression de vertige.

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Mais qui peut avoir envie de naviguer sur de telles îles flottantes ?

C'est l'univers de l'artifice par excellence : un monde où les gens se retrouvent entre eux, pour profiter d'un luxe inouï, mais que devient le plaisir du voyage et de la découverte ?

Ces voyageurs modernes ont-ils même l'occasion d'observer les paysages marins, dans la mesure où de nombreux loisirs leur sont proposés ?

 

Il existe encore une sorte de narcissisme du voyage que les réseaux sociaux amplifient : "J'ai fait tel pays, j'ai fait la Birmanie, le Pérou, le Srilanka..."

Quel snobisme !

Le voyage est aussi un luxe réservé aux plus riches : il faut avoir du temps, de l'argent. De nombreux Français n'ont pas les moyens de partir en vacances.

Toutefois, le low cost a permis de démocratiser le voyage.

 

Mais, on en prend de plus en plus conscience : le voyage devrait être plus rare et plus précieux, l'industrie touristique doit décroître...

Le voyage devrait commencer, en fait, sur le pas de sa porte : point n'est besoin d'aller loin, on peut découvrir même près de chez soi...

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Se mettre à l'écoute de la nature, observer son environnement, apprendre à connaître la campagne environnante, pister les créature fabuleuses, selon l'expression de Baptiste Morizot, c'est à dire "les êtres vivants qui habitent juste à côté de nous, dans les forêts, dans les montagnes, parfois, juste à l'autre bout du jardin."

Commençons par observer tous ces êtres vivants qui nous entourent : les arbres, les oiseaux, les insectes...

Partons à la découverte de notre environnement...

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2020/08/peut-on-encore-voyager.html

 

Source :

https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-06-juillet-2020

 

Photos : Pixabay



55 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 août 11:38

    Ce que vous évoquez, c’est l’industrie touristique, le « tourisme de masse » qui est un « produit » juteux, mais qui est au « voyage » ce que la « confection » est à la « haute couture ».

    « Voyager » n’est pas une pratique grégaire de migrations saisonnières. c’est un « art » qui se pratique seul. Dès que le voyageur est « accompagné », il se trouve devant le même paradoxe que l’anthropologue : la présence des intrus modifie le milieu qu’ils entendent « découvrir ». Et plus ils sont nombreux, plus ils ne "découvrent qu’eux-mêmes.

    Et il n’est pas nécessaire d’aller loin pour voyager.


    • rosemar rosemar 8 août 11:42

      @Séraphin Lampion

      Et l’industrie touristique a remplacé souvent le vrai voyage...

      Merci de citer MONTAIGNE.

      « J’ai honte de voir nos compatriotes enivrés de cette sotte manie [qui les porte à] s’effaroucher des manières
      contraires aux leurs : il leur semble qu’ils sont hors de leur élément s’ils sont hors de leur village. Où qu’ils aillent, ils
      restent attachés à leurs façons [de vivre] et abominent celles des étrangers. Retrouvent-ils un Français en Hongrie ?
      20 ils fêtent cette aventure : les voilà à se rallier et à se recoudre7
      ensemble, à condamner tant de mœurs barbares qu’ils
      voient. Pourquoi ne seraient-elles pas barbares puisqu’elles ne sont pas françaises ? »


    • Fergus Fergus 8 août 11:57

      Bonjour, Séraphin Lampion

      Je suis parfaitement d’accord avec vous.

      A cet égard, si l’on se réfère aux Anglais du 19e siècle  les vrais inventeurs du tourisme —, le voyage avait même pour eux une dimension initiatique. 

      Cette manière de découvrir intelligemment les lieux et les cultures étrangères n’a pas disparu. Mais elle est devenue très minoritaire du fait du « tourisme de masse » que vous évoquez.


    • babelouest babelouest 8 août 12:35

      @Séraphin Lampion j’ai eu l’occasion il y a deux jours d’aller avec mon fils (c’est lui qui conduisait) jusque vers Agen à la recherche d’un nouveau logement pour lui (un nouveau poste). Cela nous a permis de nous régaler malgré la chaleur de nouveaux paysages, de nouveaux contacts, de nouveaux accents.... Ô non, ce n’est pas ma période, parce que les températures écrasent un peu, que le masque obligatoire presque partout est une calamité, mais je me souviendrai longtemps de cette boisson prise à l’ombre, sur la place de Pujols à côté du marché, le soir... il y avait peu de monde, on était bien !
      .
      En revanche, il m’est arrivé de passer il y a plusieurs années déjà à Saint Nazaire, avec ma toute petite voiture, sur le port : dominant celle-ci de ses 11 étages, le paquebot Harmony of the Seas en construction étalait son écrasante supériorité stupide. On aurait dit un dantesque HLM, aussi loin du vrai tourisme qu’un cachalot l’est d’un alevin de saumon....
      .
      Goûter un endroit idéal ? Il me suffit de faire deux ou trois kilomètres, pas plus, pour retrouver un vieux moulin niché dans la verdure.... Nous y pique-niquons parfois.
      http://timbrado.fr/la-roussille


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 août 12:48

      @Fergus

      Le tourisme n’est que la « marchandisation » du voyage.
      En première année de BTS tourisme, la premières chose qu’on apprend pour comprendre la réglementation sur le métier d’« agent de voyages », c’est qu’n produit touristique est l’assemblage (package) de services (transport, hébergement, restauration, accompagnement, restauration« vendu sous forme de frottait dont les éléments sont indissociables. L’application du taylorisme à ce domaine fait que le tout doit être moins cher que la somme des parties achetées séparément (comme pour les pièces détachées d’une voiture.
      La tradition anglaise que vous évoquez s’appelait »grand tour« (voyage circulaire), dont les pratiquants étaient bien nommés »touristes« , mais la notion de »tourisme" n’est apparue qu’en 1841, quand Thomas Cook, un vendeur de billets de train et de bateau

      a ouvert en Angleterre une agence de voyages, mais surtout quand il a introduit un ingrédient décisif pour tout « voyage organisé » : les coupons hôtel.

      Pour l’anecdote, a société qui comptait environ 2 600 agences de voyages, 33 voyagistes jusqu’à l’an dernier, ainsi qu’une présence à travers 15 pays dans le monde et 89 avions, s’est déclarée en faillite le 23 septembre 2019.


    • babelouest babelouest 8 août 13:02

      @Séraphin Lampion
      C’est dans de tels systèmes tout compris que jeune dans la boîte où je travaillais j’ai pu faire un un voyage à un prix « donné ». L’animateur du comité d’entreprise a reçu une offre : en raison de désistements, il fallait en trois jours remplir un charter à un prix bradé. En deux jours ce fut fait, et cent employés et conjoints ont pris la place. C’est ainsi que pendant une semaine nous avons pu parcourir presque au pas de course (ça, c’est moins bien) un pays entier, profiter d’animations par des groupes folkloriques, goûter aux spécialités... voire se promener seuls à certains moments. Le souvenir est bien resté. Il s’agissait, en 1974, de la Bulgarie. Certes, sur les routes, on voyait plus de camions d’État que de voitures particulières.
      .
      Ah, le prix ? Compte tenu de la participation du CE, nous nous en sommes sortis pour 250 francs par personne. Cela valait le coup, non ?


    • babelouest babelouest 8 août 13:17

      @Fergus
      C’est bien pourquoi le géographe Élisée Reclus, qui a vraiment beaucoup voyagé, a produit une Géographie universelle (une vingtaine de gros volumes) encore consultée pour la précision de ses descriptions. Mais on en parle moins parce que, connaissant le monde entier, il avait des idées qui aujourd’hui dérangent.


    • Fergus Fergus 8 août 13:23

      Bonjour, babelouest

      « pendant une semaine nous avons pu parcourir presque au pas de course (...) un pays entier »

      En lisant cela, j’ai repensé à une réflexion que m’avait faite un « voyageur »  lui-même, boulimique de déplacements lointains, se nommait ainsi  qui s’étonnait que je n’aie pas encore mis les pieds dans l’est de l’Irlande ni, comble de l’incongruité, à Dublin alors que je m’étais déjà rendu à plusieurs reprises dans ce pays magnifique. Il est vrai qu’en 5 fois, j’avais déjà passé 8 semaines en Irlande, essentiellement consacrées à la côte ouest et à quelques contrées du centre. Depuis, j’y suis retourné pour visiter  en détail et en profondeur, comme à chacune de mes visites  la côte est et la capitale, ce qui m’a pris encore pas mal de temps.

      Nos manières de voyager étaient manifestement incompatibles ! smiley


    • Sozenz 8 août 16:36

      @rosemar
      pourquoi vous offusquez vous que des personnes puissent ne pas apprecier les coutimes des pays qu’ ils visitent ?
       savaient ils avant de partir l ensembles des us et des coutumes des personnes ;
      ça montre seulement que toutes les coutimes ne peuvent pas vivre ensemble ; le vivre ensemble n existe pas sauf dans le rêve de quelques bobos .
      on ne peut pas vivre avec tout et son contraire ;
      oui l humain est conditionner à vivre avec certains usages. puis il y a les personnalités de chacun ;
      bref , il faut faire en sorte d aller dans des pays qui se rapprochent le plus de ce que nous sommes .
      il nous est possible de voir et de comparer d autres coutimes ; de voir ce qui se fait ailleurs de prendre le meilleur ; laisser ce que nous n apprecions pas . et en tout cas gardez bien les gens qui ont les mêmes cultures les mêmes tendances ; et ne pas se mélanger . faut avoir un grain je pense pour penser qu’ il est possible de mixer les gens sur un laps de temps très court ;
      donc arretez de vous offusquer si des personnes n aiment pas la culture et les us des autres ;
      c est naturel .
      on veut vous faire croire le contraire et si vous ne vous pliez pas au« j aime tout »
      on vous fait passer pour un moins que rien .

      Où qu’ils aillent, ils
      restent attachés à leurs façons [de vivre]

      et ça vous étonne ? excusez moi , mais vous avez quoi dans votre tête ?
      quand une personne a pris ses habitudes pendant 30 ou 40 ans et apprecient c est normal de faire reference a cette façon de vivre ;
      ça demande du temps , de la compréhension de l autre fonctionnement et aussi accepter les principes ..
      quand je vois les personnes . je doute que la majorité des personnes arrivent à se faire « caméleon » que cela soit des français ou des personnes de n importe quel pays .
       


    • Sozenz 8 août 16:43

      @rosemar
      je vous vois arriver avec vo gros sabots :
      oui quand on va dans un autre pays on se plie en apparence aux us et coutumes du pays dans lequel on va pour garder l integrité du pays et ne pas « mettre le bordel »
      par contre il est tout a fait naturel de ne pas forcement les aimer 


  • jacques 8 août 11:46

    ce qu’il faut et ce depuis longtemps, c’est de na pas voyager et surtout pas en navion. Le train à la rigueur sur 1000km, rien d’autre.


    • HELIOS HELIOS 8 août 14:14

      @jacques
      ... pour aller a Buenos Aires, Santiago, Lima, Punta del Este etc... j’ai pris l’habitude de prendre le train !

      Sur le fond, vous avez raison, il faut impérativement rester chez vous ! Chaque fois que vous venez, les vrais voyageurs, ceux qui vont voir avec les habitants des pays lointains,, constatent l’augmentation des prix, les arnaques et surtout la prédation, comme les fourmis rouges...

      En un mot, restez chez vous, çà aidera les vrais voyageurs, ceux qui découvrent, partagent...


  • Fergus Fergus 8 août 11:52

    Bonjour, rosemar

    Quelques réflexions :

    « qui peut avoir envie de naviguer sur de telles îles flottantes ? »

    Hors Covid, manifestement un nombre élevé de personnes, à en juger par le succès des croisiéristes et les commandes de navires passées aux chantiers navals. La pandémie freinera-t-elle cet élan de manière significative ?

    « J’ai fait tel pays... Quel snobisme ! »

    C’est plutôt une facilité de langage qui, à mon avis, relève plus de la beauferie ordinaire que du snobisme. 

    « le voyage devrait être plus rare et plus précieux, l’industrie touristique doit décroître »

    Houla ! Voilà le noeud du problème. Qui peut décider de raréfier les voyages ? Et sur quels critères ? Faut-il limiter drastiquement les voyages en augmentant fortement les prix du voyage et de l’hébergement ? Mais alors, seuls les riches pourront voyager et découvrir d’autres horizons.

    « Le voyage devrait commencer, en fait, sur le pas de sa porte : point n’est besoin d’aller loin, on peut découvrir même près de chez soi. »

    Voilà qui est mignon tout plein. Sérieusement, on peut, pour commencer, découvrir d’autres environnements sans quitter son pays, et parfois même sa propre région :

    L’extraordinaire diversité des paysages de France (avril 2018) L’extraordinaire diversité des villages de France (mars 2016





    • rosemar rosemar 8 août 12:07

      @Fergus

      Non, on ne peut augmenter le prix des voyages, peut-être peut-on imposer des quotas pour des gens qui voyagent trop ?
      On voit que beaucoup de Français partent cette année à la découverte de leur pays, ce qui est positif...


    • Fergus Fergus 8 août 12:55

      @ rosemar

      Les quotas sont une solution applicable localement sur des sites particulièrement exposés, voire en péril (c’est le cas de Venise), mais difficiles à généraliser : par exemple, comment limiter les accès aux rivages les plus fragiles ? Ils peuvent en outre poser un problème d’équité : sur quelles bases mettre en oeuvre ces quotas ? Qui peut en bénéficier ?

      « beaucoup de Français partent cette année à la découverte de leur pays, ce qui est positif »
      100 % d’accord sur ce point.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 août 12:59

      @Fergus

      La réflexion la plus con que j’ai entendue en la matière a été prononcée par une femme de ma famille :
      « oui, c’était bien, mais y avait trop de touristes ! »
      Même équipée de sa panoplie chapeaudepaille-appareilphoto-pantacourt-sandales, et même intégrée à un troupeau contrôlé par un guide patenté officiel et polyglotte, elle devait considérer que sa présence à elle n’avait rien à voir et qu’elle était la seule capable de percevoir la quintessence de la poésie contenue dans le dépliant du TO auquel elle avait acheté son forfait : « hors des sentiers battus, découvrez le visage authentique de Fouzy les Ridelles...etc. » Les clichés ça se vende bien, mais les acheteurs finissent par croire en être les auteurs.


    • Fergus Fergus 8 août 13:08

      @ Séraphin Lampion

       smiley


    • babelouest babelouest 8 août 13:10

      @Séraphin Lampion
      Polyglotte ? Cela me rappelle le voyage en Bulgarie évoqué plus haut. On sait que les Slaves sont doués pour les langues. La jeune fille qui nous accompagnait nous avait révélé qu’elle en maîtrisait sept, mais elle avait une amie que nous avons aperçue à l’occasion d’une visite, qui en possédait douze !
      .
      En revanche, à l’occasion d’un voyage (oui, il y en a eu deux en tout) que j’avais gagné dans un concours interne à ma boîte nationale, j’ai pu apprécier le français très rocailleux d’un guide turc en Israël, en 1986. C’était avant la première Intifada.


    • Sozenz 8 août 16:48

      @rosemar
      peut-être peut-on imposer des quotas pour des gens qui voyagent trop ?

      à partir de combien on n aura plus le droit de bouger ?
      faudra faire aussi par type de personne ; leur metier ; leur rang ; leur ... serieux , ça vous arrive de reflechir 30 secondes a ce que vous dites et des implications que ça fait ?
      allez donnez nous un exemple de feuille de route . ( que je rigole ,et que je puisse voir votre« justice » )


    • martinez 8 août 19:44

      @Séraphin Lampion
      c’est l’idéologie « Guide du routard » que vous évoquez là ; du tourisme, oui, mais entre gens respectueux de l’environnement, et qui osent plus ou moins sortir leur guide pour profiter ici ou là d’une petite réduction… Les profs de ce site se reconnaîtront ! 


  • Loatse Loatse 8 août 12:39

    Si ce n’était que ces gros paquebots polluant qui bousille les fonds marins, empeste les riverains des ports..

    Helas c’est encore pire, ce sont les prix de l’immobilier qui grimpent dans les villes devenues touristiques, empêchant les locaux de se loger.. Ce sont des foules denses qui arpentent les rues jours et nuits, qui envahissent les plages déjà guère larges chez nous, qui transforment les déplacements pour les besoins de la vie courante en enfer bouchonné et malodorant...

    Seulement voilà, ce tourisme de masse est devenu source d’emplois, de beaucoup d’emplois. Comme ces pays qui vivent de la rente pétrolière, d’autres vivent de cette manne touristique..

    Inverser la tendance ne va pas être évident... Malgré les pubs vantant les magnifiques paysages de nos régions, de notre pays Ses lacs, ses rivières, son patrimoine - c’est toujours encore et encore, malgré le manque de touristes étrangers, plus de 700 kilomètres de bouchons de nationaux qui veulent se baigner chaque année dans la grande bleue..

     Maintenant quel argument opposer à un retraité qui n’a jamais bougé de chez lui à qui les enfants offrent une croisière en méditerrannée  surtout quand soi-même on a pas mal voyagé ? ?

    C’est vraiment pas évident à gérer tout ça....


    • babelouest babelouest 8 août 12:46

      @Loatse une croisière en Méditerranée ? je n’en voudrais pas. La Méditerranée j’y suis allé il y a 6 ou 7 ans pour donner un coup de main à quelqu’un : à cet endroit-là la plage commençait juste au-delà du muret de son logement minuscule. Et puis qu’y faire ? Ah si, aller rencontrer une vieille amie du Net que je ne connais qu’en photo, et pour lui avoir téléphoné dans son île des Cyclades. Là, à mon avis, c’est du tourisme intelligent. Profiter de voyages pour faire connaissance avec des amis habitant loin.


    • Fergus Fergus 8 août 13:04

      Bonjour, Loatse

      « ce tourisme de masse est devenu source d’emplois, de beaucoup d’emplois. Comme ces pays qui vivent de la rente pétrolière, d’autres vivent de cette manne touristique »

      C’est un vrai problème car les collectivités locales ne sont pas prêtes à scier la branche sur laquelle elles sont assises. Il suffit à cet égard de voir les résistances d’élus ayant à gérer sur leur territoire des industries polluantes, voire dangereuses, et qui, malgré tout, se battent bec et ongles pour les pérenniser, poussés dans cette lutte par tous les commerçants et les titulaires d’emplois libéraux induits. Comparé à cela, les dégâts du tourisme de masse sont de peu de poids. 


    • Clocel Clocel 8 août 13:05

      @babelouest

      Avez-vous lu « Le Colosse de Maroussi » ?

      Pour moi le meilleur bouquin d’Henry Miller avec « L’oeil qui voyage ».


    • babelouest babelouest 8 août 13:23

      @Clocel
      Merci Clocel, j’en ai entendu parler, mais je ne le connais pas encore.
      Mon amie habite presque au milieu de l’île la plus au milieu des Cyclades : Syros.


    • Sozenz 8 août 16:52

      @Loatse
      C’est vraiment pas évident à gérer tout ça....

      bien sure que ce n est pas si simple que cela .^^


  • Clocel Clocel 8 août 12:54

    « On est cons mais pas au point de voyager pour le plaisir ». Beckett


  • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 8 août 13:07

    Bah, il n’y a qu’a prendre une année sabbatique, enfourcher son sac à dos et compter sur ses jambes, le voyage sera beaucoup plus ardu mais l’expérience n’en sera que plus belle et marquante.


  • hilarionlefuneste 8 août 13:12

     si le fond du discours est audible . ça et la perce un mépris de classe de la part de plus nantis devant une avidité consommatrice à laquelle on a rendu les plus « pauvres » au sens large addictes  .Séraphin Lampion a bien décrit par ailleurs le fonctionnement de notre société , se pourrait il que quelques un des beaux esprits ici présent oublient d’ou ils causent et sur qui repose leur palier ......


  • babelouest babelouest 8 août 13:13

    Pourquoi ne pas faire comme Xavier de Maistre ?

    https://fr.wikisource.org/wiki/Voyage_autour_de_ma_chambre

    Faire le tour de soi-même n’est-il pas déjà une grande expédition ?


  • Laconique Laconique 8 août 13:39

    Le persone di sinistra parlano di viaggi, perché aspettano tutti i loro piaceri da questo mondo, e non hanno alcun senso di trascendenza.


  • HELIOS HELIOS 8 août 14:21

    .... en clair, cher auteur, la reflexion qu’on peut tirer de votre article, c’est :

    Melez vous de vos oignons, foutez la paix a ceux qui voyagent, ils n’y vont pas avec vous, alors, laissez-les tranquille et respecter la volonté de ceux qui les reçoivent !


  • Septime Sévère 8 août 14:22

    Rosemar,

    .

    Le tourisme ne doit pas être ouvert à n’importe qui. Qu’un enfant de bonne famille destiné à faire la rue d’Ulm voyage abondamment autour de la Méditerranée durant son adolescence afin de s’imprégner des racines de la culture classique, rien de plus nécessaire. Que la famille Bidochon veuille faire trempette là où les Grecs coururent à la mer en criant « Thalatta, thalatta ! » n’a strictement aucun intérêt puisque l’eau n’est pas moins bonne à Saint-Brévin-les Pins.

    .

    N’importe qui ne doit pas pouvoir aller n’importe où, car aux dommages culturels et environnementaux de ces transhumances de moutons humains, s’ajoute la pollution morale de leur présence venue gâter les ruines du Parthénon ou les gradins du Colisée pour leurs destinataires légitimes, les gens instruits qui perdent ainsi la possibilité de communier dans la tranquillité voulue avec le romantisme des sites. 

    .

    Il faut une sélection. Pour reprendre l’exemple du Colisée, comment supporter des abrutis avachis jetant leurs papiers de bonbons et traînant négligemment leur sandales si encore c’étaient des cothurnes  hongkongaises sur l’arène qui épongeait le sang des martyrs chrétiens ? Un certificat de pratique religieuse de la paroisse d’origine devrait être exigée, accompagnée d’une attestation de participation à une retraite en monastère de moins de six mois. De pareils lieux veulent des pèlerins, non des indifférents. De même pour la visite du Tullianum : celui qui ne connaît Vercingétorix que par Uderzo n’a qu’à reste dehors et consacrer le prix du billet à s’acheter oun’ gelato al cioccolato à quelque marchand de rue à triporteur ; il se croira en plein cinéma italien d’après-guerre. Qu’en pensez-vous, chère agrégée de lettres classiques ? 


  • ZXSpect ZXSpect 8 août 16:25

    « face à la démesure du tourisme, peut-on encore voyager ? »

    .

    en effet ne confondons pas tourisme des gueux, tourisme de masse, et voyage qui « devrait être plus rare et plus précieux », en un mot plus élitiste !

    .

    en sus le « tourisme » ne devrait être autorisé que durant les mois habituels des congés payés afin d’éviter au « voyageur » la promiscuité avec le peuple


  • phan 8 août 16:35

    La chlorocoquine nous rebat les oreilles pour les voyages d’Ulysse.

    Il y a plein d’endroits en France à visiter au lieu de se vautrer aux alentours de Nîmes :

    1. Rue de la paix
    2. Le Palais de Chine
    3. Le Verger des muses
    4. La Boîte à piles
    5. Au pavé charolais
    6. Eglise bon secours
    7. Le Tout du Cru
    8. Belle-Isle-en-Terre
    9. Quai Branly
    10. Rue Duquesne
    11. Le Quai de la Londe
    12. Rue de la voute
    13. Les Chaises de Beynes
    14. Rue du Quai


  • Partir c’est crever un pneu .

     Dans les années 80 il y avait même une chanteuse balai brosse qui nous ventait les plaisirs du voyage-voyage dans l’espace inouï de l’amour...arf ! smiley


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 9 août 17:30

      @Armand Griffard de la Sourdière

      elle avait une coiffure pas possible, comme si on l’avait enfermée dans un sac avec la tête dehors et qu’elle avait pété très fort,
      mais c’est pas étonnant si vous dîtes qu’elle ventait les plaisirs du voyage.

      elle faisait beaucoup de vent, effectivement


    • @Séraphin Lampion
       Absolument ,ça vantilait fort mon cher Lempion smiley


  • pallas 8 août 18:43
    rosemar

    Bonsoir,

    J’adore cette époque, c’est de l’Ancien Testament.

    C’est adorable vraiment

    Un de ces dictons :

    Née dans les novices joue dans le vice
    Tel pere tel fils

    Salut


  • Slipenfer 1er Slipenfer 1er 9 août 08:23

    "Partons à la découverte de notre environnement...

    "

    enfin... de ce qui l’en reste.

    l’ aventure dans le voyage c’est encore possible en France ,mais trouver des endroit ou une boussole vous serait réellement nécessaire c’est plus délicat.

    reste le fond des mers,le parc des écrins.Un tour de France à motos.partir sans but précis.


    • Fergus Fergus 9 août 18:00

      Bonjour, Slipenfer 1er

      « trouver des endroit ou une boussole vous serait réellement nécessaire c’est plus délicat »

      Exact ! Personnellement, cela fait plus de 50 ans que je n’ai plus utilisé de boussole pour crapahuter en France (mais également en Suisse et en Irlande), les cartes topographiques étant largement suffisantes pour s’orienter.

      La boussole garde, le cas échéant, une utilité dans un brouillard épais sur des espaces comme les grands causses, l’Aubrac ou le plateau du Vercors si l’on a malencontreusement quitté le sentier. Elle peut également être très utile sur les grands lapiez, surtout s’ils sont bordés par des barres rocheuses.


  • Jelena Jelena 9 août 11:57

    >> Le voyage est aussi un luxe réservé aux plus riches : il faut avoir du temps, de l’argent.

    Vu que vous êtes une méga-frileuse, vous passez vos vacances sur Avox. Sans quoi vous sauriez que ce genre d’argument n’est pas valable quand on habite en France, vu que c’est le pays le plus taxé au monde.


    • AlLusion AlLusion 10 août 09:45

      @Jelena,
       Il y a encore quelques beaux coins peut-être.
       Si j’avais à chercher où, je penserais peut être à Menton.
       A cheval sur deux frontières, cela me plait.
       Mélanger les langues et les cultures.
       Monaco, c’est pas mal mais il faut déposer quelques tunes pour y entrer.
       Des tunes qui seraient payées par ce qu’on aime faire.
       Rosemar aime écrire. Comment est-ce possible qu’elle n’a pas écrit des bouquins lus de par le monde ? 
       Regardez Musso, et tant d’autres.
       Actuellement, je lis à nouveau un Joël Dicker.
       Je voyage dans une belle région des States.


    • Jelena Jelena 10 août 10:29

      @AlLusion >> Il y a encore quelques beaux coins peut-être. Si j’avais à chercher où, je penserais peut être à Menton.

      Là n’est pas le débat... Le débat, c’est plutôt que contrairement à qu’affirme l’auteure, ça revient moins cher de prendre un vol pour l’Egypte ou le Brésil, que de faire 3-400 kms sur les autoroutes françaises.

      Puis une fois place, les tarifs des hotels-restos n’ont bien évidement rien à voir... Par exemple, dormir dans un 4 étoiles en Bulgarie, ça ne coute que 15€, soit le prix d’un formule 1 en France.


  • Septime Sévère 9 août 18:35

    Rosemar a écrit : Il faut avoir du temps, de l’argent

    ______________

    Les vieilles filles ne manquent pas de temps. 

    Sauf la Russie et la Biélorussie, j’ai fait la totalité des pays d’Europe continentale en 106 diesel, 4 litres au 100, en dormant dedans. Tous, même San Marin et le Lichtenchayn... le Lichenschtroumpf... enfin, lui aussi. Ah, sauf le Vatican où j’ai dû entrer à pied en laissant la voiture en Italie. 


    • Septime Sévère 9 août 18:37

      @Rosemar
      Même la Serbie ! C’est dire si je ne recule devant rien. 


    • AlLusion AlLusion 10 août 09:39

      @Septime Sévère
       Bien vu et bien choisi.
       Faudra passer les frontières de l’Europe maintenant.
       Le monde est tellement grand qu’on n’a pas assez avec une vie.


    • Septime Sévère 10 août 21:30

      @AlLusion
      J’ai fait un bon bout de la Turquie d’Asie, toujours en voiture. Je suis allé en longitude plus à l’est que le fond de la Méditerranée. 


  • ETTORE ETTORE 9 août 19:54

    Il y a voyages et voyages.

    Les hôtels offrent tous les plaisirs à ceux qui n’ont pas envie de se perdre dans des souks, la foule, les marchés surpeuplés les « gens différents » qu’on est pas venu voir, eux, mais juste leur soleil .

    Certains trouvent leur plaisir à se rendre jusqu’au Mexique, pour passer leur journée, le cul posé à demi immergé devant le bar de la piscine, et descendent tellement de bières après bières, qu’on peut raisonnablement se demande si la vidange ne se fait pas sur place.

    Les hôtels All inclusive, ou les gens boivent et grignotent à longueur de journée...

    Ignorant tout de la vie locale, sans parler du gâchis alimentaire trop ignoré.

    Sans compter sur l’énorme gâchis d’eau pour des piscines multiples et immenses alors que la plage est a quelques mètres....Et les locaux se retrouvent avec des coupures d’eau à répétition.

    Surtout certains, se croyant encore au temps béni des colonies, se comportent de façon outrancière envers le personnel contraint de la fermer. Le client est roi, c’est lui qui as le pognon !

    Et ( constaté à maintes reprises) une fois l’heure de quitter le paradis sur terre qu’ils avaient choisis pour changer de couleur de peau, à l’aéroport les critiques fusent sur l’organisation du pays, ses moeurs, sa civilisation....(Ah chez nous, jamais ils ne feraient ça, tu as vu comment ils roulent ? Tu as vu la saleté ? T’ain...et la chaleur...)

    Le regard sur le pays traversé....se limite pour beaucoup au trajet aéroport/hôtel.

    C’est comme ça pourtant, ça fait vivre toute une population de proximité, mais si vous cherchez l’âme d’un pays, d’une région, d’un village....ça prend plus de temps, plus de patience...et surtout savoir qui on est, et qu’est ce qu’on vient y faire.


  • AlLusion AlLusion 10 août 09:36

    @rosemar,

     Bien sûr qu’on peut encore voyager mais il faut adapter ses potentiels aux potentiels et aux situations.

     Le virus du voyage, on l’a très jeune avant de commencer à se sédentariser, c’est à dire s’encroûter quelque part.

     La rubrique « voyages » est chez moi la plus fournie.

     Comme je l’ai écrit quelque part, je fais partie des « anywhere » et beaucoup moins des « somewhere »..


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