lundi 18 novembre - par Luniterre

Transition anticapitaliste : En revenir à Marx ne passe pas par Trotsky !

 

Est-il hors de propos de parler de transition anticapitaliste aujourd’hui ?

Le capitalisme, malgré sa crise mondiale chronique et toutes les tragédies et toutes les catastrophes qu’il entraîne, ne semble pas sur le point de céder la place en tant que « modèle » économique, en tant que système social.

Pourtant, aujourd’hui, on ne compte plus les foyers de révoltes sociales qui s’allument à travers le monde. En France voici déjà le premier anniversaire du 17 Novembre qui a vu s’allumer la révolte des « Gilets Jaune ». Ce mouvement, miné par ses propres incohérences et surtout, par son incapacité chronique à former un cahier de revendications unitaires et compréhensibles de tous, n’en finit pas de s’éteindre lentement, mais déjà le front des luttes sociales se cristallise à nouveau sur la question cruciale des retraites, qui a vu naître, par le passé, de grands mouvement sociaux, dont l’un relativement victorieux, c’était en 1995 !

Les récentes révoltes montrent que le rapport de force sur le terrain social peut brusquement s’inverser, et parfois en quelques jours seulement. Si ces luttes n’aboutissent pas ou piétinent après un départ prometteur, c’est bien le plus souvent par manque de perspective politique alternative au système en place, par incapacité à former une alternative qui soit, précisément, une transition anticapitaliste.

Dans certaines franges des classes moyennes et de la petite bourgeoisie en voie de prolétarisation du fait de la crise, il est donc néanmoins resté de bon ton de se proclamer « anticapitaliste », et même et surtout, de disserter sans fin sur la question !

La mode antérieure qui consistait à parler encore de socialisme est passée, essentiellement en raison de la faillite la plus complète de la sociale-démocratie, incarnée par François Hollande, qui se fait élire comme pourfendeur de la finance, avant d’introduire Macron, le fils chéri et le champion de celle-ci dans les arcanes du pouvoir, et finalement, comme son propre successeur ! Un fils chéri qui a bien « tué le père » social-démocrate, mais certainement pas la mère financière !!!

Ainsi semble être morte en France l’image du socialisme, qui, depuis « Germinal », avait fait rêver tant de générations ! C’est incontestablement pourquoi parler de « transition socialiste » aujourd’hui, cela prête à confusion, voire même fait « complètement ringard » ! C’était donc pourtant, à l’origine même du terme, la formulation signifiant une rupture avec le système capitaliste. Mais ces dernières années, il est vrai, ce que l’on entendait encore par « socialisme » était déjà devenu suffisamment flou pour que le souffle de l’échec d’un mandat présidentiel social-démocrate en emporte l’image.

Que l’on baptise « socialisme » ou non l’alternative nécessaire au capitalisme, c’est donc à la limite un point secondaire, l’essentiel étant de comprendre les fondamentaux de cette problématique politique, économique et sociale.

 

 

_ I - UNE TRANSITION NÉCESSAIRE A L’ÉCHELLE DE CHAQUE PAYS, EN RUPTURE AVEC L’ÉCONOMIE DE MARCHÉ

 

Une alternative qui soit en rupture avec le capitalisme nécessite donc déjà de comprendre réellement ce que capitalisme signifie aujourd’hui. Il ne suffit donc pas de pourfendre la finance, et surtout pas en paroles seulement, pour se poser en « anticapitaliste ».

Comme le montre la guerre commerciale en cours, le pouvoir de la finance n’est immense que parce qu’il contrôle l’appareil productif. L’enjeu reste le contrôle de l’appareil productif à l’échelle mondiale parce que c’est lui qui reste la source essentielle de l’accumulation du capital, basée précisément sur les rapports de production capitalistes qui permettent l’extraction de la plus-value, sur la base du travail productif humain.

Pour autant, et comme le montre l’histoire, il ne suffit pas que le contrôle de l’appareil productif change de mains, que ce soit d’un groupe financier à l’autre, d’un État à l’autre, ni même d’un groupe financier à l’État, pour que les rapports de production changent, pour que cesse l’accumulation du capital sur la base de l’extraction de la plus-value.

Et c’est donc là qu’en revenir à Marx permet d’éclaircir les confusions essentielles les plus courantes sur le sujet. Quels que soient les préjugés les plus répandus, c’est incontestablement Marx qui a le mieux défini les processus d’accumulation du capital sur la base de l’extraction de la plus-value. La valeur qui finit par s’accumuler sous la forme du capital, et même du capital financier, est donc d’abord le produit du travail humain.

La notion de valeur-travail est à la base même de l’approche critique que Marx fait du capitalisme. C’est sur la base de cette notion qu’il a pu nous expliquer les processus complexes d’extraction de la plus-value. C’est l’implication générale de cette notion dans la vie économique et sociale que l’on désigne donc généralement comme le concept marxiste de Loi de la valeur. Bien entendu, dans la mesure où il s’agit d’une loi objective de l’économie classique, Marx n’en est pas plus l’ « inventeur » que Newton n’est celui de la gravité ou Einstein celui de la relativité. Les pommes tombaient des pommier dès avant Newton et les galaxies dérivent dans l’univers depuis la nuit des temps, c’est le cas de le dire ! Néanmoins Marx est de loin celui qui en a fourni l’explication la plus élaborée, et la plus visionnaire, même encore aujourd’hui, sur les question de l’impact économique de la robotique, par exemple ! C’est en ce sens qu’il n’est pas abusif de parler de théorie marxiste de la valeur. Si Marx a mis la loi de la valeur à la base de son œuvre majeure, Le Capital, dès le Chapitre 1 du Livre I, ce n’est sans doute pas par hasard et se réclamer marxiste sans en avoir au moins compris les bases et les implications essentielles est donc une prétention nettement abusive, même si elle reste couramment celle de la plupart des pseudos- « marxistes » actuels, au sein de la gauche française !

 

Quoi qu’il en soit, si le contrôle de l’appareil productif est donc aussi celui de la source de la plus-value elle-même, sa réalisation finale n’est possible que sur le marché et le contrôle des marchés, comme le montre également la guerre commerciale actuelle, reste un enjeu majeur de la lutte entre les capitalistes. En effet, la production capitaliste, pour être validée, ne doit pas principalement répondre à des besoins sociaux vitaux et essentiels, mais principalement à des besoins solvables, indépendamment de leur urgence ou de leur futilité sociale. De sorte que si le marché tend à répartir les forces productives entre les différentes régions du globe et entre les différents pays selon des critère complexes qui aboutissent à la validation capitaliste de la production, ce n’est certainement pas en fonction de la nécessité sociale, ni même de l’utilité sociale en général. Il en va évidemment de même pour la distribution de la force de travail entre les différentes branches de la production.

L’absence de l’utilité sociale comme critère essentiel de la répartition des forces productives est d’autant plus flagrante et même criante avec le développement de la société de consommation moderne qui tend par tous les moyens possibles, et principalement, médiatiques et publicitaires, à créer artificiellement des besoins dans les zones économiques à forte ou relativement forte solvabilité, quitte à démultiplier la frustration dans les zones économiques déjà complètement arriérées en termes de développement économique et social, du fait de leur trop faible solvabilité au regard des critères de rentabilité du capital.

Mais ce qui est terriblement évident à l’échelle mondiale n’en est pas moins vrai à l’échelle de chaque pays et tend à exacerber les inégalités sociales, à l’intérieur de chaque pays, où que ce soit sur le globe, comme le montrent précisément les différents foyers de révolte qui s’y allument.

Évidemment, la solution idéale serait bien que toutes ces révoltes se coordonnent à l’échelle planétaire et engendrent une force politique suffisamment puissante pour régler à la fois les problèmes de la répartition mondiale et à l’intérieur de chaque pays. C’est formellement une belle idée mais concrètement rien de plus, et d’autant moins que chaque révolte particulière se trouve déjà actuellement confrontée à l’impasse, à l’absence de perspective politique alternative locale, en dépit des bons niveaux de coordinations spontanées atteints grâce au système moderne des « réseaux sociaux ».

Marx lui-même, bien qu’étant le principal promoteur de l’internationalisme en son temps, avait parfaitement conscience de ce type de limitation et entendait donc bien la transition révolutionnaire comme une rupture anticapitaliste à l’échelon national d’abord :

"Den Kommunisten ist ferner vorgeworfen worden, sie wollten das Vaterland, die Nationalität abschaffen. Die Arbeiter haben kein Vaterland. Man kann ihnen nicht nehmen, was sie nicht haben. Indem das Proletariat zunächst sich die politische Herrschaft erobern, sich zur nationalen Klasse erheben, sich selbst als Nation konstituieren muß, ist es selbst noch national, wenn auch keineswegs im Sinne der Bourgeoisie." ( http://www.mlwerke.de/me/me04/me04_459.htm#Kap_II)

« Les communistes ont également été accusés de vouloir abolir la patrie, la nationalité. Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut pas leur prendre ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat doit d’abord conquérir le pouvoir politique, s’élever au rang de classe nationale, se constituer lui-même en tant que nation, il est encore lui-même national, même si en aucune manière dans le sens de la bourgeoisie. »

En 1888 Engels proposait une variante de ce passage, qui, à notre avis, en éclaire précisément le sens, c’est à dire le caractère de classe du pouvoir « national » ainsi nouvellement constitué :

Engels 1888 _ "Den Kommunisten ist ferner vorgeworfen worden, sie wollten das Vaterland, die Nationalität abschaffen. Die Arbeiter haben kein Vaterland. Man kann ihnen nicht nehmen, was sie nicht haben. Indem das Proletariat zunächst sich die politische Herrschaft erobern, sich zur führenden Klasse der Nation erheben, sich selbst als Nation konstituieren muß, ist es selbst noch national, wenn auch keineswegs im Sinne der Bourgeoisie."

« Les communistes ont également été accusés de vouloir abolir la patrie, la nationalité. Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut pas leur prendre ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat doit d’abord conquérir le pouvoir politique, s’élever comme classe dirigeante de la nation, se constituer lui-même en tant que nation, il est encore lui-même national, même si en aucune manière dans le sens de la bourgeoisie. »

En effet, ce qui sépare le pouvoir de la classe prolétarienne du sens bourgeois de la nation, c’est bien la rupture avec le capitalisme, la transition anticapitaliste qui commence avec cette prise de pouvoir prolétarienne, sinon, à quoi bon faire une révolution prétendument « anticapitaliste » ?

C’est déjà clairement dans ce sens, du reste, que Marx, en 1875, avait tenté d’apporter des modifications au programme du parti socialiste allemand en voie de constitution, lors du Congrès de Gotha. Même si cette démarche est restée en son temps inaboutie, et ne fut pas publiée par Engels avant 1891, ce texte n’en est pas moins devenu rapidement la référence essentielle concernant les principes économiques de la transition. Non pas dans les formes concrètes adaptées aux conditions spécifiques de cette époque, mais bien dans les principes fondamentaux qui les sous-tendent et qui y sont clairement explicités.

 

 

_ II - LA RUPTURE AVEC LE CAPITALISME COMMENCE DÈS LA PRISE DU POUVOIR PAR LE PROLÉTARIAT

 

Marx n’en définit donc pas moins expressément, dès la prise du pouvoir par le prolétariat, cette transition comme une première forme du communisme :

« Ce à quoi nous avons affaire ici, c’est à une société communiste non pas telle qu’elle s’est développée sur les bases qui lui sont propres, mais au contraire, telle qu’elle vient de sortir de la société capitaliste ; une société par conséquent, qui, sous tous les rapports, économique, moral, intellectuel, porte encore les stigmates de l’ancienne société des flancs de laquelle elle est issue. »

Dans ce texte Marx nous explique précisément en quoi cette première forme se distingue de la forme supérieure et achevée du communisme.

C’est cette forme transitionnelle du communisme que l’on a eu ensuite pour habitude de nommer socialisme, avant que ce terme ne perde toute signification en tant que perspective politique, tant sous l’influence des divers courants révisionnistes se réclamant abusivement du marxisme, que, finalement, des sociaux-démocrates résiduels.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

Comme Marx nous l’explique dans ce texte le socialisme-première forme du communisme est une phase de transition entre capitalisme et phase supérieure du communisme, une phase de transition qui repose sur des échanges économiques en valeur-travail.

Par la suite le principe en a été résumé par une formule :

>>> « De chacun selon ses capacités, à chacun selon son travail ! »

C’est donc une phase dont le but est d’avancer vers le communisme-phase supérieure dont le principe était déjà résumé par Marx lui-même dans cet ouvrage :

>>> « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ! » 

Ce qui distingue essentiellement ces deux phases, en dernière analyse, c’est bien le niveau de développement des forces productives. Dans la phase supérieure c’est la valeur d’usage de la production qui prend le dessus sur la valeur d’échange, de sorte qu’il n’y a plus de lien contraignant entre valeur-travail et valeur d’échange, et progressivement, à mesure que la production répond le plus largement aux besoins, c’est la loi de la valeur elle-même qui tombe en désuétude, voire disparaît même carrément avec la robotisation complète de la production (Marx, Grundrisse).

Dans la première phase, basée sur les échanges en valeur-travail, l’utilisation contrôlée de la loi de la valeur sert donc à établir la correspondance entre forces productives (travail) et besoins sociaux, par le moyen du plan, démocratiquement élaboré.

Comme on l’a vu, et comme l’évidence le confirme chaque jour, l’économie capitaliste mondiale, fondée sur le marché et la finance, ne répond nullement aux besoins sociaux de l’humanité, et il en va de même au sein de chaque pays, même si de manière inégale entre les pays. La cause première en est la répartition des forces productives en fonction des intérêts des marchés et donc des capitalistes, et non en fonction des besoins sociaux réels, de la nécessité ou de l’utilité sociale.

En ne répondant qu’à la solvabilité des marchés, non seulement la répartition capitaliste des forces productives ne répond pas aux besoins sociaux réels, mais se trouve de plus contrainte de fluctuer et de varier sans cesse en fonction du fait que la solvabilité des marchés est-elle même fluctuante, ce qui entraîne sans arrêt des « restructurations » et des délocalisations d’entreprises, entraînant avec elles reculs sociaux, chômage, migrations, et malgré tous ces expédients, approfondissement de la crise, désormais chronique et insoluble.

C’est pourquoi, dès la prise du pouvoir par le prolétariat, le but n’est pas seulement de prendre le contrôle de l’appareil de production, ce qui, en soit, précisément, ne change rien à la répartition des forces productives, ni aux rapports sociaux de production, mais bien de commencer à changer cette répartition et ces rapports sociaux en fonction des intérêts des classes prolétariennes et populaires, en fonction de leurs besoins sociaux réels.

Bien entendu l’élaboration démocratique d’un plan ne peut se faire en un tournemain, ni même englober rapidement la totalité de l’économie, mais aussi bien les premières mesures du pouvoir révolutionnaire que les premières ébauches du plan doivent évidemment aller dans ce sens, faute de perdre toute signification en termes de transition anticapitaliste.

Les efforts du pouvoir révolutionnaire doivent donc d’abord aller dans le sens d’un recensement démocratique des besoins sociaux réels les plus urgents à résoudre, et progressivement, de l’ensemble, dans le but de répartir les forces productives disponibles en fonction et donc pour répondre à ces besoins les plus urgents, et assez rapidement, de développer les forces productives nécessaires pour répondre à l’ensemble.

Dans cette démarche, c’est bien la nécessité et l’utilité sociales qui sont les guides, et non pas les forces du marché et leur solvabilité, les lois de l’offre et de la demande, la loi du marché, celle qui, précisément, crée les déséquilibres et la crise chronique du capitalisme.

L’une des premières conséquences d’une répartition fonctionnelle des forces productives, en réponse aux besoins sociaux, c’est que les plus vitaux d’entre eux étant satisfaits, le travail peut également enfin être réellement partagé et réparti entre tous les travailleurs disponibles, éradiquant ainsi radicalement le chômage en répondant concrètement au principe : « de chacun selon ses besoins à chacun selon son travail ». L’expression monétaire de la valeur-travail étant sur cette base l’expression comptable du nouvel équilibre ainsi créé et non plus le reflet de la soumission de l’économie aux fluctuations du marché, à la loi de l’offre et de la demande, la loi du marché.

Comme l’expérience des 35 heures le montre, en régime capitaliste une revendication telle qu’un partage du travail menant à l’éradication du chômage est tout à fait impossible à réaliser, car le chômage est une nécessité intrinsèque vitale pour le capitalisme. C’est donc une revendication qui fait entièrement partie du programme de la transition socialiste, et non une revendication immédiatement réalisable dans le cadre du système actuel, quel que soit le rapport de force.

Mais comme l’expérience des « gilets jaunes » le montre, aucun mouvement social ne peut se développer avec force et aboutir à quelque résultat positif sans une plate-forme unitaire de revendications immédiatement réalisables et répondant à une partie significative des difficultés sociales vécues par le prolétariat et les couches populaires.

Pour autant, les maigres victoires sociales ainsi acquises restent précaires dans la durée, et le plus souvent, sont remises en cause rapidement par le capital.

Depuis la victoire de 1995, qui était en réalité davantage celle d’une sauvegarde que d’une amélioration réelle, ce sont une suite d’échecs et de reculs sur les grandes questions sociales qui ont frappé le mouvement social. La victoire sur le retrait du CPE en 2006 est restée également sans lendemain, autrement que comme le souvenir de la dernière victoire sur une revendication immédiate et de sauvegarde, également, en fait.

Dans le contexte actuel le pronostic sur l’ampleur, la durée et la force du mouvement social dont la grève du 5 Décembre pourrait être le point de départ reste impossible, mais quoi qu’il en soit, le contexte mondial de révolte impose d’avancer aux révolutionnaires prolétariens qui se réclament du marxisme, et même de marcher sur leurs deux jambes.

Ces deux jambes sont donc le programme unitaire des revendications immédiates et le programme de transition anticapitaliste. Il est clair que pour l’instant le premier pas reste à faire d’un côté comme de l’autre, mais la réflexion sur ces deux thèmes, sur la base d’un retour aux fondamentaux marxistes que nous venons de rappeler, devrait normalement recommencer à se développer, sauf à considérer que le mouvement révolutionnaire prolétarien est d’ores et déjà complètement anéanti dans ce pays.

 

 

_ III - LA GAUCHE FRANCAISE ACTUELLE ET SON RENONCEMENT A LA TRANSITION ANTICAPITALISTE 

 

Parmi les rares qui se réclament encore du marxisme dans ce qui reste de la gauche française se trouvent principalement les divers courants se partageant les restes du PCF, pour ne pas dire son cadavre politique, et les divers courants se réclamant du trotskysme.

Concernant le PCF résiduel et ses satellites pseudo « marxistes-léninistes » en paroles, mais néo-thoreziens assumés en pratique, il s’agit donc déjà depuis des lustres d’une succession de programmes électoraux réformistes peu ou prou inspirés par le souvenir des « Jours Heureux », selon eux, de la Kollaboration de classe instituée après guerre sous l’égide du CNR et qui n’avait naturellement aucune prétention à être une transition socialiste en aucune manière, reposant au contraire sur l’ « unité nationale » avec la bourgeoisie nationale résistante. Bien entendu, dans les conditions historiques de l’époque, un gouvernement provisoire issu de la Résistance était légitime, et aurait même pu l’être également d’un point de vue prolétarien, si le programme du CNR avait été négocié dans la perspective de maintenir la légitimité de la Résistance prolétarienne organisée en tant que force politique et militaire autonome, avec sa propre perspective de transition socialiste, ce qui n’a donc évidemment pas été le cas. Le thorezisme étant, dès cette époque, une idéologie de Kollaboration de classe et de capitulation face à la bourgeoisie monopoliste et face à l’impérialisme US.

Cette problématique historique et son héritage actuel dans le PCF et ses satellites n’est donc pas notre sujet, sauf à le résumer comme absence évidente de toute perspective de transition socialiste actuelle par ces courants politiques.

Reste donc la mouvance trotskyste, infiniment divisée, mais qui présente au moins un point commun concernant l’héritage de son « maître-à-penser » : le « Programme de transition » rédigé par Léon Trotsky lui-même.

On ne s’épuisera pas non plus ici à tenter de comprendre l’incompréhensible dédale des scissions trotskystes, mais on cherchera simplement à examiner, à partir de quelques exemples concrets qui s’y réfèrent, la logique interne éventuelle de ce programme et en quoi il répond ou non aux critères marxistes de la transition prolétarienne.

Tout récemment l’une des multiples fractions internes du NPA, parmi celles qui se réfèrent expressément au trotskysme, sous le « label » « Révolution Permanente » a précisément tenté de défendre « l’actualité brûlante » de ce « Programme de transition » de cette manière :

« Prenons un exemple. Face aux licenciements ou aux fermetures d’usines, les dirigeants syndicaux acceptent souvent des réductions de salaire en échange du maintien des emplois. Un programme transitionnel consiste à répartir les heures de travail sans réduction de salaire, non seulement en évitant les licenciements, mais aussi en intégrant davantage de personnes dans le monde du travail. Dans le premier cas, les licenciements sont évités mais sur la base de la garantie du profit du capitaliste. Dans le second cas, le chômage est combattu en donnant la priorité à la classe ouvrière et non à l’entreprise.

En ce sens, le programme de transition tente d’établir un pont entre la lutte pour les revendications les plus élémentaires et immédiates de la classe ouvrière et du peuple et une solution anticapitaliste et socialiste . »

https://www.revolutionpermanente.fr…

Il est donc clair que cette prétendue « transition » s’entend comme une sorte de phase réformiste « radicale » du capitalisme qui verrait celui-ci réaliser un partage de type « socialiste » du travail, alors qu’à l’évidence l’expérience des 35 heures a déjà largement démontré l’impasse de cette démarche en termes de lutte contre le chômage.

Il est évident que le chômage est une variable d’ajustement indispensable au capital pour maintenir la pression sur les salaires et jouer du « chantage à l’emploi » en toutes circonstances. Il est clair que lorsque le rapport de force sera en faveur du prolétariat et des classes populaires sur cette question, il y aura nettement lieu d’imposer la réalisation de cette revendication dans le cadre d’une transition révolutionnaire et réellement socialiste, et non pas de tenter de négocier un accord boiteux avec le capital sur ce point.

Mais cette démarche réformiste trotskyste est effectivement réellement préconisée dans le texte de 1938 de Trotsky lui-même, sous la forme d’une « échelle mobile des heures de travail »…

En 2019 « Révolution Permanente » écrit donc aussi à ce propos : « En ce sens, le programme de transition tente d’établir un pont entre la lutte pour les revendications les plus élémentaires et immédiates de la classe ouvrière et du peuple et une solution anticapitaliste et socialiste . »

C’est également, en fait, la paraphrase d’un autre passage du « programme » de Trotsky : « Il faut aider les masses à trouver, au cours de leurs luttes quotidiennes, ce qui fera le pont entre leurs revendications actuelles et le programme de la révolution socialiste. Ce pont doit consister en un système de revendications transitoires, qui partent des conditions actuelles et de la conscience actuelle de larges couches de la classe ouvrière et qui conduisent invariablement à une seule et même conclusion : la conquête du pouvoir par le prolétariat. »

Formellement, cela paraît partir d’une bonne intention, mais quelle peut bien être l’utilité d’un prétendu « pont » placé entre les revendications sociales prolétariennes et leur réalisation par la transition révolutionnaire socialiste ?

Dans le même chapitre que son « échelle mobile des heures de travail », Trotsky place une « échelle mobile des salaires », présentée également comme une avancée politique révolutionnaire. Or qu’en est-il vraiment à ce sujet ? Une telle échelle mobile est par contre une revendication immédiate tout à fait justifiée dans le cadre du système actuel et elle a même été réalisée durant plus de trois décennies en France, en tant qu’ « acquis social » de l’époque dite des « trente glorieuses ». Elle a été perdue en 1982, sous le gouvernement « socialiste » de Mauroy… Cela traduit simplement le recul des forces sociales, déjà à cette époque. Elle n’a évidemment jamais entraîné la moindre avancée révolutionnaire… !

Alors à quoi bon mélanger des revendications qui font normalement partie d’une transition révolutionnaire anticapitaliste et des revendications immédiates parfaitement compatibles avec le système en place, si ce n’est pour semer la confusion la plus totale sur ce qu’est réellement la conception marxiste de la transition ?

A propos du même passage textuellement cité sur son site, le groupe trotskyste « Lutte Ouvrière » écrit pour sa part :

« Ce programme n’est pas une liste de revendications qui pourraient être partiellement obtenues. Aucune n’est réaliste dans le cadre du capitalisme, aucune n’est acceptable par la bourgeoisie sans la pression révolutionnaire des masses. »

« Acceptables » ou non, on voit bien que la confusion est totale et aboutit en pratique à tenter de mettre les masses en mouvement ou à faire dériver leur mouvement existant vers des objectifs « hybrides » entre capitalisme et socialisme, c’est à dire des leurres politiques qui ne correspondent à aucune réalité. Et évidemment surtout pas d’un point de vue marxiste !

 

 

_ IV - AUX ORIGINES DE CE RENONCEMENT DE LA GAUCHE, LE "PROGRAMME DE TRANSITION" DE LÉON TROTSKY 

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L’un des autres thèmes récurrent du « programme » trotskyste est le mythe d’un prétendu « contrôle ouvrier » qui s’exercerait pendant ce « pont » transitoire, selon lui, entre capitalisme et socialisme. L’instrument en est supposément le « comité d’usine » qui partagerait, littéralement, le pouvoir avec le patronat dans l’entreprise :

« Dès le moment de l’apparition du comité dans l’usine , s’établit de fait une dualité de pouvoir. De par sa nature même, c’est une situation de transition, car elle renferme en elle-même deux régimes inconciliables : capitaliste et prolétarien. La signification primordiale des comités d’usine consiste précisément en ce qu’ils ouvrent, sinon une période directement révolutionnaire, du moins une période pré-révolutionnaire, entre régime bourgeois et prolétarien. »

[С момента возникновения комитета на заводе устанавливается фактически двоевластие. По самому существу своему оно является переходным состоянием, ибо заключает в себе два непримиримых режима : капиталистический и пролетарский. Принципиальное значение заводских комитетов в том именно и состоит, что они открывают, если не прямо революционный, то пред-революционный период — между буржуазным и пролетарским режимом. ] [Переходная программа IV интернационала - Лев Д. Троцкий (1938 г.)]

https://www.marxists.org/russkij/tr… )

Difficile d’affirmer de manière plus claire le caractère « hybride » et donc fondamentalement chimérique et révisionniste de cette prétendue « période pré-révolutionnaire » !

Quant à la « dualité de pouvoir » de tels « comités d’usine », faut-il rappeler que les « comités d’entreprises » institués par la Kollaboration de classe thorezienne dès 1945, ont eu sensiblement toutes les prérogatives que Trotsky leur attribue, voire même davantage, et cela depuis trois quarts de siècle, bientôt, sans que cela ait précisément généré la moindre ébauche de transition anticapitaliste ?

Quant à la durée supposée d’un tel « pont », on pourrait croire, en se laissant impressionner par la logorrhée pseudo- « révolutionnaire » du « maître » qu’il s’agit donc d’une sorte de brève veillée d’armes pré-insurrectionnelle, avant l’assaut final, mais manifestement cela rend absurde le concept même d’une « transition hybride » supposée nécessaire avant la transition anticapitaliste réelle, et c’est bien ce qui nous est confirmé, en fait, par la conception de la lutte contre le chômage selon Trotsky lui-même : 

« En particulier, la lutte contre le chômage est inconcevable sans une organisation large et hardie de GRANDS TRAVAUX PUBLICS. Mais les grands travaux ne peuvent avoir une importance durable et progressiste, tant pour la société que pour les chômeurs eux-mêmes, que s’ils font partie d’un plan général, conçu pour un certain nombre d’années. Dans le cadre d’un tel plan, les ouvriers revendiqueront la reprise du travail, au compte de la société, dans les entreprises privées fermées par suite de la crise. Le contrôle ouvrier fera place, dans ces cas, à une administration directe par les ouvriers. »Trotsky - programme de transition

C’est à dire à l’autogestion dans le cadre, en réalité toujours capitaliste, de ce régime prétendument « hybride ». L’autogestion dans le cadre du capitalisme est parfois utile pour sauver, au moins provisoirement, quelques emplois, effectivement, mais ne mène précisément à rien de plus, et surtout pas vers une « transition » quelle qu’elle soit, comme de multiples expériences l’ont abondamment prouvé !

En parallèle, et de façon particulièrement absurde sur une durée de plusieurs années, Trotsky préconise, en termes ronflants de « gauchisme » purement formel, l’organisation de « milices ouvrières » d’auto-défense, et notamment, prétendument « antifascistes », vu le contexte de l’époque. Hors comment même ose-t-il « imaginer » des chantiers publics de « Grands Travaux », durant des années, et encadrés par une telle milice, sinon en Kollaboration avec la police et les forces armées du système ?

Et finalement, sous l’occupation nazie, pas une seule de ces « milices ouvrières » d’usine n’a été formée, mais par contre, l’ « internationalisme » qui était supposé provoquer une « fraternisation » avec les soldats occupants a simplement déclenché une répression fatale à ces tentatives pour le moins aussi « idéalistes » qu’absurdes.

En réalité, que ce soit dans la durée, le contenu ou les applications, le prétendu « pont » que constitue le « Programme de transition » trotskyste est simplement une impasse qui ne peut que dévoyer le mouvement social de toute perspective de transition anticapitaliste réelle, et sinon le mener carrément à un régime prétendument « hybride » de Kollaboration de classe, mais toutjours capitaliste, au final !

En cela il ne se distingue pas, fondamentalement, du réformisme révisionniste thorezien, incluant également pratiquement le même "programme" de nationalisations rebaptisées, surenchère oblige, "expropriations", au motif de non-indemnisation, ce qui ne change rien quant à leur nature capitaliste monopoliste d’Etat, pas même incompatible avec l’impérialisme, ce que l’on a pu voir, précisément, à la "libération", avec les massacres en Algérie sous l’égide du CNR.

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_ V - LES ORIGINES HISTORIQUES RÉELLES DU TROTSKYSME ET LEUR PERSISTANCE NÉFASTE ACTUELLE 

 

La question historique de connaître les conceptions économiques de Trotsky est-elle pour autant entièrement éclaircie à la lecture de son prétendu « Programme de transition » ?

Pour une majorité de militants de ce courant, qui ne sont pas forcément du genre à se poser des questions, ni même à aller beaucoup plus loin dans leurs lectures, et même à supposer qu’ils aient réellement étudié ce document, cela ne fait guère de doute, et notamment à « Lutte ouvrière », par exemple :

« L’actualité du Programme de Transition

Un programme n’est pas un dogme, c’est un guide pour l’action. Et le Programme de Transition, bien qu’il ait été écrit il y a 80 ans, reste le guide le plus sûr. Et même si, depuis, la société a connu des évolutions et des transformations, par bien des aspects le monde d’aujourd’hui ressemble à celui de 1938. Et surtout, ce programme se fonde sur une analyse marxiste, scientifique, du capitalisme en crise par le seul dirigeant révolutionnaire qui était capable d’en tirer des conclusions générales pour guider la classe ouvrière dans sa lutte vers la révolution sociale. »

https://www.lutte-ouvriere.org/publ…

On vient pourtant de voir ce qu’il en est… !

Si la fin tragique de Trotsky en a fait, bien inutilement, une sorte de « martyr », cela ne doit pas nous empêcher d’examiner, précisément à la lumière du matérialisme historique et du matérialisme dialectique, la validité de son œuvre en tant que prétendu marxiste, et en termes de perspectives politiques proposées. C’est le cas où l’on serait tenté de renverser la proposition de Marx sur la critique des armes, fussent-elles résumées à un piolet, qui ne saurait donc, ici, remplacer l’arme de la critique. Le statut de victime ne constitue nullement, en soi-même, un sceau de validité idéologique révolutionnaire.

La question historique reste donc de savoir si ces concepts « transitionnels » de Trotsky, parfois totalement aberrants, sinon délirants, comme la perspective d’un « gouvernement ouvrier et paysan » qui n’est très explicitement pas censé se réaliser réellement, (bien que encore basé sur ce « programme de transition » prévu, lui, pour « des années »…), mais néanmoins supposé avoir une « fonction éducative »(sic) , si ce genre de concepts, donc, est juste le reflet de circonstances fortuites et provisoires, l’aberration d’un instant, ou bien réellement et profondément le reflet de la conception pseudo « marxiste » de Trotsky.

La question est rarement posée, même par les trotskystes eux-mêmes, et pour cause, de savoir si Trotsky avait réellement une pensée économique. Le fait est qu’il n’a écrit aucun ouvrage de fond sur la question.

Néanmoins, du fait qu’il a passé les dernières années de sa vie à dénigrer les réalisations de l’URSS on supposera donc qu’il avait quelques propositions alternatives à faire, et qu’elles sont donc le reflet de sa pensée économique. Il devrait logiquement être possible, en suivant ce fil, d’y percevoir une certaine cohérence, s’il s’en trouve effectivement une.

Avant nous, cette démarche a en réalité déjà été tentée par un éminent militant trotskyste, et même « historique » au sens où il fut parmi les proches de Trotsky lors de la création de la prétendue « 4e internationale » dans la grange d’Alfred Rosmer, le 3 Septembre 1938, à Périgny, en banlieue parisienne. Il en est resté l’un des principaux dirigeants jusqu’en 1965. Évincé, sinon formellement « exclu » par la suite, et devenu responsable d’une des nombreuses mouvances minoritaires, ce Michel Raptis, dit « Pablo », n’en était pas moins qualifié, manifestement, pour connaître la pensée et l’œuvre du « Maître »… C’est en 1990, dans le numéro 35 de la revue « 4e internationale » qu’il a fait en quelque sorte la synthèse de cette réflexion. De sa part il ne s’agit aucunement de développer un point de vue essentiellement critique, mais bien au contraire de dresser un véritable panégyrique de la pensée économique de Trotsky, telle qu’elle se dégage de ce fil suivi dans son œuvre.

Or la « cohérence » qui se dégage de cette démarche est typiquement, et dès l’introduction, celle qui a amené tous les révisionnistes au prétendu « socialisme de marché », et encore aujourd’hui, dans sa forme « à la chinoise », héritée du maoïsme :

« Cet exposé sera centré surtout sur les conceptions de Léon Trotsky concernant les problèmes de la « transition du capitalisme au socialisme » »

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index…

Comme on l’a vu, c’est le socialisme qui est lui-même une phase de transition entre capitalisme et communisme, c’est à dire une première phase communiste et donc le début d’une rupture anticapitaliste, précisément par la formation d’un secteur économique socialiste concernant les entreprises et les ressources essentielles.

Parler de « transition » entre capitalisme et socialisme, cela nous ramène donc bien au « pont »-impasse du « Programme de transition » et c’est donc nécessairement parler d’une prolongation du capitalisme, en réalité, même si déguisée formellement en « hybride » supposé entre capitalisme et socialisme.

Il est donc également clair pour Raptis que Trotsky ne considérait pas l’URSS comme socialiste, ni sous la NEP, ni après (Trotsky parle d’ « État ouvrier », puis d’ « État ouvrier dégénéré », mais rarement d’État socialiste, et seulement pour se contredire lui-même aussitôt !

« De nouvelles entreprises grandioses, de nouvelles productions, des branches entières de l’industrie ont été créées. La capacité du prolétariat organisé en État à conduire l’économie par de nouvelles méthodes et à créer des valeurs matérielles à un rythme sans précédent a été démontrée dans la pratique. Tout cela dans le contexte d’un capitalisme mondial expirant. Le socialisme, en tant que système, a prouvé pour la première fois son droit à la victoire historique non pas dans les pages du "Capital", mais dans la pratique des centrales hydroélectriques et des hauts fourneaux. Marx préférerait sans doute cette méthode de preuve. Néanmoins, criminellement irréfléchies sont les allégations selon lesquelles l’URSS est déjà entrée dans le socialisme.  »

[Созданы новые грандиозные предприятия, новые производства, целые отрасли промышленности. Показана на деле способность организованного в государство пролетариата вести хозяйство новыми методами и создавать материальные ценности в небывалых ранее темпах. Все это - на фоне издыхающего мирового капитализма. Социализм, как система, впервые доказал свое право на историческую победу не на страницах "Капитала", а практикой гидростанций и доменных печей. Маркс несомненно предпочел бы этот способ доказательства. Однако, преступно легкомысленны утверждения, будто СССР уже вступил в социализм.] [ http://www.magister.msk.ru/library/… ]

 

A quelque moment que ce soit, il prétend y voir donc toujours une « étape intermédiaire » entre capitalisme et socialisme proprement dit.

Une société hybride, dont la nature de classe reste formellement imprécise, mais pour laquelle il préconise en quelque sorte une première version de son « pont » programmatique révisionniste.

 

 

_ VI - LE TROTSKYSME, UN RENIEMENT TOTAL DES FONDAMENTAUX DU MARXISME

 

Or, considéré d’un point de vue marxiste, il y a nécessairement dans tout Etat, une base économique dominante, et qui a une nature de classe déterminée, et donc pas de situation hybride possible, en termes de mode de production. Prolétariat ou bourgeoisie, socialisme ou capitalisme, il y a nécessairement un mode de production dominant et déterminé, qui caractérise la nature de classe d’un système, d’un État.

La façon dont Trotsky considérait la situation en URSS et la façon dont il a conçu son « Programme de transition » ne sont précisément différentes en rien dans leurs déformations des fondamentaux du marxisme, et c’est en cela, effectivement, que le trotskysme conserve une certaine cohérence interne, en tant que forme de révisionnisme, et c’est ce que l’on voit bien à travers la lecture que Raptis fait lui-même de Trotsky :

« Plan et industrialisation font partie de sa conception plus générale de la NEP couvrant la période de « transition du capitalisme au socialisme ». Ils s’inscrivent dans une économie de marché dominée encore aussi bien par la loi de la valeur que par la rente foncière absolue et différentielle. »

C’est à dire tous les fondamentaux du capitalisme !

Mais en bon trotskyste, il n’est pas à une contradiction près et souligne donc de lui-même celle qu’il a effectivement pu relever chez Trotsky, qu’il paraphrase ainsi :

«  Le plan « viole » constamment la loi de la valeur qui régit encore cette économie par le rôle multiple de l’Etat, de son budget, et de ses autres interventions. »

(Trotsky >>> "l’économie planifiée de la période de transition, même basée sur la loi de la valeur, la viole à chaque pas et établit des rapports d’échange inégal entre différentes branches de l’industrie." https://www.marxists.org/francais/t… )

Alors que précisément, selon les principes économiques de transition développé par Marx dans la Critique du Programme de Gotha, l’État prolétarien établi le plan et contrôle sa réalisation par une utilisation maîtrisée de la Loi de la valeur, et non pas en la « violant » !!! C’est cette utilisation maîtrisée qui permet d’établir la correspondance entre les besoins démocratiquement définis par le plan et la répartition des forces productives, définie en fonction et en conséquence, pour y répondre. C’est bien là ce qui permet, au contraire du « programme » trotskyste, de réduire la part résiduelle de l’économie de marché, encore soumise à la loi de l’offre et de la demande, c’est à dire à la loi du marché, qui précisément, elle, fait constamment dériver les prix hors de l’équilibre potentiellement induit par l’action « spontanée » de la loi de la valeur !

C’est précisément là, de plus, la cause directe de l’échec final de la NEP, par une situation de crise économique engendrée par les vices intrinsèques de l’économie de marché, dont Trotsky souhaitait effectivement le maintien, et même l’extension au secteur socialiste, et réaffirmant encore cela expressément cela en 1936, soit huit ans après la « Crise des grains » qui fut fatale à la NEP, dans son ouvrage majeur, dit « la révolution trahie » :

« L’assainissement des relations économiques avec les campagnes constituait sans nul doute la tâche la plus urgente et la plus épineuse de la Nep. L’expérience montra vite que l’industrie elle-même, bien que socialisée, avait besoin des méthodes de calcul monétaire élaborées par le capitalisme. Le plan ne saurait reposer sur les seules données de l’intelligence. Le jeu de l’offre et de la demande reste pour lui, et pour longtemps encore, la base matérielle indispensable et le correctif sauveur.   »

( https://www.marxists.org/francais/t…)

Manifestement, cette affirmation selon laquelle la loi du marché doit s’étendre au secteur économique « socialiste », « et pour longtemps encore », répond déjà très concrètement à la question de savoir si les concepts « transitionnels » de Trotsky sont juste l’aberration d’un moment ou bien le reflet de sa pensée économique réelle.

Du reste, Raptis nous rappelle que pour Trotsky, et tel qu’il l’affirme dès 1932, dans un texte aujourd’hui introuvable en français, c’est donc bien en réalité l’ensemble du plan qui doit être soumis à la loi du marché :

« Les innombrables participants vivants à l’économie, qu’ils soient étatiques ou privés, collectifs ou individuels, doivent déclarer leurs besoins et leur importance relative, non seulement par l’intermédiaire des calculs statistiques des commissions du plan mais aussi par la pression directe de l’offre et de la demande. Le plan est vérifié et, dans une large mesure, réalisé par le marché. »

[« Бесчисленные живые участники хозяйства, государственные и частные, коллективные и единоличные, должны заявлять о своих нуждах и о своей относительной силе не только через статистические выкладки плановых комиссий, но и непосредственным давлением спроса и предложения. План проверяется и, в значительной мере, осуществляется через рынок. »] [http://www.magister.msk.ru/library/… ]

Pour Trotsky, c’est clairement le marché qui est prétendument le « régulateur » de l’économie, tout à fait à l’instar des actuels « ultra-libéraux » et de leur tragique et assassine « main du marché » ! Le plan, selon Trotsky, se réduit ainsi quasiment à un plan « marketing »…

« La régulation du marché lui-même doit s’appuyer sur les tendances détectables par son intermédiaire . Les plans directeurs produits par les ministères doivent démontrer leur efficacité économique par des calculs commerciaux. » [Регулирование самого рынка должно опираться на обнаруживаемые через его посредство тенденции. Предначертания канцелярий должны доказать свою хозяйственную целесообразность через коммерческую калькуляцию.][ibidem]

Et c’est ainsi, en se basant sur les prix du marché, qu’il prétendait en arriver à stabiliser la monnaie…

« Le système de l’économie de transition est impensable sans le contrôle par le rouble. Cela présuppose, à son tour, un rouble égal à lui-même . Sans une unité (monétaire) stable le prévisionnel commercial ne peut qu’accroître le chaos. »[Система переходного хозяйства немыслима без контроля рублем. Это предполагает, в свою очередь, что рубль равен самому себе. Без устойчивой единицы коммерческий расчет способен только увеличить хаос.][ibidem] 

Alors que pour Marx, selon la loi de la valeur, et à l’évidence, de plus, c’est la formation de la valeur, sous sa forme finale avant expression du prix, et qu’il appelle « Valeur de marché », qui conditionne l’offre et la demande, et régule donc, en dernier ressort, le marché !!!

Et non l’inverse !!!

C’est ce qui explique que les prix se rapprochent à nouveau de cette « Valeur de marché », entre deux crises…

Alors que la loi du marché, celle de l’offre et de la demande, a au contraire tendance à introduire une distorsion constante entre prix et valeur, ce qui entraîne, précisément, les crises !

Et y compris et surtout, sous la NEP, d’où son échec inévitable…

« Même l’économiste ordinaire se rend compte que sans le moindre changement de l’offre ou de la demande occasionné par des circonstances extérieures le rapport des deux peut changer à la suite d’un changement dans la valeur de marché des marchandises. Même lui, il doit reconnaître que l’offre et la demande doivent être égales pour obtenir la valeur de marché quelle qu’elle soit. Ceci signifie que le rapport entre l’offre et la demande n’explique pas la valeur de marché, mais au contraire que c’est elle qui explique les fluctuations de l’offre et de la demande. »

( Marx, Capital, III, 10)

De plus, même l’ « équilibre » provisoire qui peut s’établir, entre deux, crises, dans l’économie de marché, ne répond jamais qu’aux demandes et aux besoins solvables et rentables financièrement, et non pas à des critères d’utilité sociale, et encore moins, de nécessité sociale urgente pour les plus démunis, pour les catégories les plus socialement défavorisées, ce qui est par exemple typiquement illustré par la réalité des 275 millions de travailleurs migrants « mingongs » en Chine prétendument « socialiste de marché » !

Prétendre rétablir un équilibre économique à partir d’une « planification » établie sur les prix du marché, fixés par l’offre et la demande, c’est donc bien une aberration totale, comme Marx nous l’explique :

« Il est évident que les lois internes effectives régissant la production capitaliste ne peuvent trouver leur explication dans l’interaction de l’offre et la demande. (Nous écartons une analyse plus approfondie de ces deux éléments moteurs de la société qui n’aurait pas sa place ici.) Car ces lois n’apparaissent comme réalisées dans toute leur pureté que lorsque l’offre et la demande cessent d’agir, à savoir quand elles coïncident. En réalité, elles ne coïncident jamais. Si cela devait arriver une fois en passant, ce serait tout à fait par hasard ; au point de vue scientifique, cette probabilité est nulle et n’a pas à être considérée. » ( Marx, Capital, III, 10)

Ce n’est donc évidemment pas la loi du marché qui est le régulateur de l’économie (la « main du marché » des ultra-libéraux !), mais la LOI DE LA VALEUR, et cela quel que soit le régime, capitalisme ou socialisme, et d’où l’intérêt de réduire au maximum le poids de l’économie de marché, dès le début de la transition socialiste, avec pour but de l’éradiquer autant que possible, et même complètement, aussitôt que possible. C’est en ce sens, déjà défini par Marx dans la Critique du Programme de Gotha, que l’économie socialiste doit être développée, et non dans le sens inverse, à la Trotsky-Khrouchtchev-Deng Xiaoping !!

Dans le même texte de 1932, Trotsky tente à nouveau de justifier son prétendu principe « transitionnel » hybride entre capitalisme et socialisme en avançant qu’il aurait même ses propres lois économiques…

« Закономерности переходного общества весьма отличаются от закономерностей капитализма. Но не меньше отличаются они от будущих закономерностей социализма, т. е. гармонического хозяйства, растущего на основе выверенного и обеспеченного динамического равновесия. »

« Les lois de la société de transition se distinguent singulièrement des lois du capitalisme. Mais elles ne se distinguent pas moins des futures lois du socialisme, c’est-à-dire de l’économie harmonieuse, se développant sur la base d’un équilibre dynamique ajusté et garanti. »

http://www.magister.msk.ru/library/…

Effectivement, on vient de voir ce qu’il en est !!!

La "troisième voie" révisionniste de Trotsky, ce n’est pas autre chose que l’actuel et prétendu "socialisme de marché", c’est à dire, pas de socialisme du tout !

Et on est prévenus… Pour ce qui est d’un "équilibre économique dynamique ajusté et garanti", c’est à dire normalement par la planification de transition socialiste, évidemment, on repassera !!!

Le "pont" trotskyste "de transition" n’est rien d’autre qu’une impasse politique qui mène tout au plus à un énième gouvernement social-démocrate plus ou moins "rougi" et "reverdi" sur sa "gauche" par la Kollaboration de classe, et rien d’autre.

Alors que même pour une revendication aussi évidente que l’éradication du chômage par le partage du travail, cela ne peut se faire que par une nouvelle répartition des forces productives en fonction de la réponse à apporter à l’ensemble des besoins sociaux les plus vitaux et les plus urgents, et cela n’est possible que par une économie de transition réellement socialiste, basée sur une utilisation contrôlée de la loi de la valeur, et non sur la loi du marché, alors que pour Trotsky :

« En acceptant ou en rejetant les marchan­dises, le marché, arène de l’échange, décide si elles contiennent ou ne contiennent pas de travail socialement nécessaire, détermine ainsi les quantités des différentes espèces de marchandises nécessaires à la société, et, par conséquent, aussi la distribution de la force de travail entre les différentes branches de la production. »

in « le Marxisme[…de Trotsky !] et notre époque » 

https://www.marxists.org/francais/t…

Alors que des luttes massives ne cessent de se développer un peu partout sur la planète, la question reste posée, pour tous ceux qui cherchent réellement une rupture avec le capitalisme, d’un retour nécessaire aux fondamentaux du Marxisme.

Au jour même du 1er anniversaire du 17 Novembre, et à trois semaine du 5 Décembre, personne ne sait vraiment à quel niveau la lutte de classe peut se développer, en France, mais une chose reste certaine, la barricade, elle, n’a toujours que deux cotés !

Luniterre

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/11/14/transition-anticapitaliste-en-revenir-a-marx-ne-passe-pas-par-trotsky/

 

 

 



101 réactions


  • Attila Attila 18 novembre 14:05

    " Comme le montre la guerre commerciale en cours, le pouvoir de la finance n’est immense que parce qu’il contrôle l’appareil productif "

    . . . et les gouvernements en finançant la campagne électorale de ses candidats larbins et l’opinion publique en rachetant les médias et en finançant des recherches sur le contrôle des populations.

    .


  • alexis42 alexis42 18 novembre 14:43

    Félicitations aux lecteurs capables d’avaler ces 24 pages !

    Sans entrer dans les détails de cet article, et surtout sans défendre les sociétés capitalistes, j’aimerais que l’auteur nous explique ce phénomène : pourquoi les pays communistes érigeaient des murs pour empêcher leurs citoyens de fuir à l’étranger, tandis que les pays capitalistes construisaient des murs pour empêcher les migrants économiques d’affluer chez eux ?


    • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 18 novembre 16:55

      @alexis42

      Sans entrer dans les détails de votre commentaire scabreux qui dénote une certaine compréhension hypocrite de la lutte des classes, en faveur des puissants bien sûr, et surtout en défendant sans relâche la lutte des pays « communistes » qui résistent et luttent pour changer ce monde de guerres et créateur de misères, j’aimerais que vous nous expliquez ce phénomène :

      Pourquoi les pays capitalistes s’acharnent à saboter l’économie des pays qui essaient de construire leurs socialismes, par une propagande éhontée, des coups d’états, des assassinats , une guerre économique, financière etc.. alors même que selon eux le socialisme ne peut pas fonctionner pour changer le sort de l’Humanité. Pourquoi ne les laissent ils donc pas construire leur mode de production ( le socialisme), sans ingérence, en respectant le droit international, en paix ?



    • alexis42 alexis42 18 novembre 18:44

      @MAUGISMICHEL
      Cher dinosaure Stalinien,
      Vous allez être surpris, mais je suis d’accord avec vous : il faut laisser les expériences socialistes se développer et « construire leur mode de production. »
      Je ne faisais que rappeler une vérité, dont les meilleurs exemples étaient le rideau de fer et le mur de Berlin destinés à empêcher les habitants des pays sous contrôle de l’URSS de passer à l’Ouest.
      Un quintette soviétique était un orchestre symphonique revenant d’une tournée en Occident.
      Mais je vous garantis que je suis en faveur du progrès des peuples, et contre le capitalisme.
      Je suis même persuadé que le communisme est la seule solution... pour quelques tribus de l’Amazonie ou vivant sur des îlots perdus au milieu du Pacifique.
      Bisous.


    • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 18 novembre 18:58

      @alexis42

      Vous n’avez pa répondu à ma question


    • alexis42 alexis42 18 novembre 20:19

      @MAUGISMICHEL
      Oups ! Vous avez raison smiley
      Je pense que les pays capitalistes sabotent ces tentatives car ils veulent contrôler les richesses des pays « rebelles » pour se les approprier.
      J’ai juste ?


    • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 19 novembre 00:10

      @alexis42

      non. ce n’est pas le principal !

      c’est qu’ils ne veulent pas que puisse apparaître un pays ayant réussi a construire le socialisme et soit un exemple pour les autres pays.

      Sinon, ils n’auraient qu’a laisser faire, si c’était si mal, Ce serait convaincant pour l’ensemble des peuples. Or c’est le contraire qui se passe, des pays sont sortis de la misère et acquis leurs indépendance grâce au ...commmmunisme et marxisme.


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 novembre 14:46

    Il a bon dos, Trotsky.

    Les conséquences de la théorie de Staline « le socialisme dans un seul pays » qui a eu comme conséquence une inhibition des PC italien et français entre 1945 et 1991, puis l’abandon (affiché pour rassurer les réformistes) du principe de « dictature du prolétariat », puis la soumission au « programme commun » (réformiste) pour avoir cinq ministres, puis l’implosion de l’URSS qui a coupé le cordon ombilical entre les dinosaures du PCF et la gérontocratie russe épuisée et évincée, tout ça a tellement discrédité l’idée « communiste » qu’il n’est pas nécessaire de chercher en Trotsky un bouc émissaire comme à l’époque de la chasse aux sorcières !

    Et puis, d’où sort cette appellation fumeuse de « transition anticapitaliste » ? (sans doute forgée sur la transition énergétique ou la transition démocratique algérienne ?) D’une pochette surprise ?

    Si vous tenez à vous référer à Marx, (re ?)lisez-le

    l’idée de « transition » sous-entend un passage progressif et sans heurts d’un état à un autre

    c’est ce que Marx, Engels et Lénine appellent le réformisme

    pour eux, le passage au socialisme ne peut se faire que par la « révolution », parce que les puissances économiques s’opposeront par la violence à tout changement qui ne le serait pas, violent !


    • Luniterre 18 novembre 17:18

      @Séraphin Lampion

      Besoin de lunettes ??? ...ou d’une loupe ?

      « _ II - LA RUPTURE AVEC LE CAPITALISME COMMENCE DÈS LA PRISE DU POUVOIR PAR LE PROLÉTARIAT »« La prise du pouvoir par le prolétariat » >>> Ne serait-ce donc pas une Révolution, selon vous ???

      Luniterre


    • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 18 novembre 17:22

      @Séraphin Lampion

      Je crois que c’est bien vous qui devez relire Marx, en particulier tout ce qui concerne ce que l’on appelle le noyau philosophique du marxisme : le matérialisme dialectique.

      Marx parlait dans les conditions de son temps. Donc si effectivement en son époque évoquer une transition anticapitaliste s’était faire du réformisme, c’est très loin de l’être maintenant. Les soi disant réformistes d’alors virent carrément au fascisme, apeurés qu’ils sont devant la possibilité bien réelle d’entreprendre démocratiquement une transition vers le socialisme.

      Par contre, les véritables marxistes entrevoient très bien la grande avancée qu’offre le développement des moyens efficaces de communication qui permettent de vaincre la superstructure idéologique.

      D’ailleurs, ces contre révolutionnaires que furent toujours les « socialistes » le perçoivent très bien en s’accrochant aux basques de leur dernier espoir « Le Fascisme US ».

      « Les capitalistes nous vendront la corde pour les pendre » (Lenin)

      La corde, c’est INTERNET et la possibilité de vaincre la superstructure propagandiste idéologique.

      L’existence de l’URSS a été ce qui a permis d’arriver à cette étape ou le Capitalisme est dans ses derniers retranchements.


    • Luniterre 18 novembre 17:34

      @Luniterre

      Et sinon, pour votre instruction, le texte de Marx, extrait de la Critique du Programme de Gotha, cité dans cette article

      >>>https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/11/marx-critique-du-programme-de-gotha-g1-.pdf

      D’où >>>« Ce à quoi nous avons affaire ici, c’est à une société communiste non pas telle qu’elle s’est développée sur les bases qui lui sont propres, mais au contraire, telle qu’elle vient de sortir de la société capitaliste ; une société par conséquent, qui, sous tous les rapports, économique, moral, intellectuel, porte encore les stigmates de l’ancienne société des flancs de laquelle elle est issue. »

      Luniterre


    • Luniterre 18 novembre 17:39

       Ce dernier post complète donc, évidemment, ma première réponse

       >>>> @Séraphin Lampion  !!!

      Luniterre


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 novembre 17:59

      @Luniterre

      mettre sur le dos des trotskistes les dérives des organisations du mouvement ouvrier, ça me rappelle la période dans les années 80 où certains disaient que c’était Mitterrand qui avait affaibli le PCF
      comme si les BP avait été obligé de signer le programme commun un pistolet dans les dos et comme si les cinq ministres communistes avaient été obligés de venir manger au râtelier
      cette sinistre farce s’est terminée par Marie-George Buffet (aux sports !) et surtout l’inénarrable Robert Hue
      je ne vous fais pas de dessin ? si ?
      c’est tout ça qui a sapé un projet qui était plus vraisemblable en France qu’ailleurs, à condition de laisser s’exprimer et accéder aux manettes d’utres que des apparatchiks cooptés


    • nemo3637 nemo3637 19 novembre 18:00

      @Luniterre
      Merci pour votre éclairant article qui remet bien des choses à leur place. Les mystifications sont difficiles à démonter tant les mensonges, les omissions, ont été nombreux.
      J’aurai aimé votre définition du prolétariat d’aujourd’hui relativement à la classe ouvrière. Quelle place pour le travail compte-tenu du déclin du marché, de la difficulté à écouler toute production ? Je pense que l’absence de nouveaux champs de production, de nouveaux marchés, pose un grave problème pour le développement du capitalisme qui ne peut que se recentrer sur la spéculation financière.


    • Luniterre 19 novembre 20:03

      @nemo3637

      Merci, tout d’abord, pour votre réflexion pertinente, ce qui change de certain(e)s ici !

      Ceci dit, elle dépasse largement le cadre de cet article, déjà très long.

      Mais cette problématique a effectivement été abordée lors de différents échanges et débats sur TML.

      Il y a plusieurs axes de réflexion utiles dans cette question. Essayons de les résumer, et à la suite quelques liens en rapport sur le blog TML.

      >>>L’évolution des strates sociales au sein des classes populaires, en fonction de l’évolution technologique

      >>> réduction drastique de la classe ouvrière stricto sensu, en tant que prolétariat industriel.

      >>> mais prolétariat et CO se recoupent sans se confondre entièrement, et d’autant moins que de nouvelles strates prolétariennes apparaissent dans le secteur des activités de services.

      >>>les services « marchandisés » deviennent à leur tour des « produits » lorsqu’ils sont totalement standardisés ou liés par nécessité à des produits technologiques.

      >>>il y a donc de nouvelles zones d’activités investies par le capital « productif » en ce sens…
      >>>Néanmoins, la tendance à la robotisation est inexorable, même dans les activités de service, et ces nouveaux investissements ne font que reporter un peu le problème… du tarissement des possibilités d’investissements productifs.

      >>>Le capitalisme financier, en se détachant du productif, devient fictif jusqu’à un point tel que ce n’est pas une solution d’ « avenir » non plus pour un système de domination de classe, qui, jusque là, reposait toujours sur une forme ou une autre de rapports de production.

      >>>Les éléments les plus « conscients » de la classe dominante sont déjà depuis longtemps en recherche de « solutions alternatives » pour pérenniser leur domination.

      >>>c’est une recherche de « dépassement du capitalisme » dans un sens nécessairement ultra-réac, et qui ne repose que sur un rapport de force brute, même si dissimulé derrière divers procédés…

      >>>Les propositions genre « revenu universel » sont des ersatz qui pourraient sauver la domination de classe sur la base d’une « monnaie de singe », dénuée de toute valeur réelle, au sens classique du terme, mais circulant avec un cours entièrement artificiellement créé et imposé.

      >>>Ce n’est que le contrôle monopoliste des « tuyaux » informatiques mondiaux qui peut « garantir » un tel système, avec une dose massive de conditionnement « culturel » et « idéologique ».

      >>>La classe dominante cherche ainsi à conserver le contrôle d’un appareil « productif », au sens des valeurs d’usage produites, mais qui produit de moins en moins de valeur « réelle » au sens classique du terme, c’est à dire de plus-value.

      >>> et même plus du tout, à l’horizon de la robotisation intégrale (Marx, Grundrisse)

      Malheureusement, il me semble que ce futur sinistre est en voie de réalisation, malgré la liberté apparente du net…

      En tous cas, les conditions de la lutte sont en train de changer, c’est certain, mais l’objectif reste néanmoins toujours une répartition des forces productives, robotisées ou non, en fonction des besoins sociaux réels, encore largement, et certainement durablement, malheureusement, insatisfaits pour une très large part de la population mondiale.

      Luniterre

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/12/democratie-proletarienne-et-planification-socialiste-le-role-de-linformatique-et-de-linteractivite/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/30/en-reponse-a-gilles-questiaux-au-sujet-de-limplication-de-la-robotique-sur-levolution-du-systeme-capitaliste/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/01/a-propos-dune-enieme-pseudo-refutation-de-la-theorie-marxiste-de-la-valeur/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/05/une-reaction-de-jean-marie-harribey-et-une-reponse-de-luniterre-a-propos-de-la-presentation-du-livre-de-m-pierre-roubaud/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/08/de-la-loi-de-la-valeur-et-de-lintegration-de-leconomie-de-services-au-secteur-productif/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/10/devoir-de-vacances/


    • nemo3637 nemo3637 20 novembre 17:11

      @Luniterre
      J’attire votre attention sur la tendance à la disparition du travail, ce qui entraine la même tendance à la diminution de la plus-value.
      Les « services » ne produise qu’une valeur éphémère, et non une base pour un nouvel essor, une production fiable comme l’automobile avant que le marché soit saturé comme pour le reste. Voir la faillite de la Net-Economie en 2001.
      Le travail est moins présent, même en Chine, où l’on ne pourra jamais employer la force de travail de centaines de millions d’individus comme cela avait été possible dans le passé. Même les Chinois ne travaille plus avec la pelle et la pioche, dans les mines ou ailleurs, mais avec des machines.
      Aux Etats-Unis, comme vous le savez certainement, le potentiel de travail inemployé est estimé à 100 millions de personnes...
      Le prolétariat a donc pris une nouvelle forme et l’organisation de l’avant-garde elle-même ne peut être la même qu’il y a 100 ans.


    • Luniterre 20 novembre 20:32

      @nemo3637
      La raréfaction du travail est évidemment, sur le long terme, le facteur dominant de l’évolution du système et c’est bien pourquoi il tente de mettre en place de nouveaux modes de domination, non fondés sur les rapports de production. Les ébauches de « revenu universel » sont un essai dans ce sens et doivent donc être combattues comme tel, actuellement, pour les raisons que je vais tenter de résumer.

      Le concept de raréfaction du travail n’est pas nouveau, vu qu’il se trouve précisément déjà expliqué par Marx dans les Grundrisse, à propos de la robotisation inévitable, à terme, de l’industrie. Aujourd’hui, cela concerne donc même les services, qui ne sont donc, comme vous le soulignez, qu’une soupape très provisoire pour les besoins de l’investissement productif. D’un point de vue marxiste, c’est à dire matérialiste dialectique, il faut donc en comprendre les aspects contradictoires. La différence entre l’approche capitaliste et l’approche marxiste, c’est la différence de finalité.

      Pour le capitaliste, le but reste l’accumulation de plus-value, et elle se trouve optimisée si le travail productif est concentré sur un nombre minimum de travailleurs, le coût social direct de l’entretien de cette force de travail étant moindre. Donc il n’y aura pas de partage du travail effectué par le capital, bien au contraire, et donc même d’autant moins avec la crise. C’est ce que l’on voit actuellement avec les « réformes » qui sont des reculs sociaux sur ce plan.

      Par contre, d’un point de vue social marxiste, le but de la production devrait être, au contraire, la satisfaction d’ensemble de tous les besoins sociaux.

      Dans la mesure où c’est loin d’être le cas à l’heure actuelle, il y a donc encore lieu de considérer la nécessité du développement des forces productives dans certains domaines, qui correspondent à ces besoins réels vitaux encore insatisfaits.

      Il y a donc ici une sorte de « contre-courant » qui ralentira, en cas d’alternative anticapitaliste, la raréfaction du travail.

      D’une manière générale, et même par la suite, c’est le volume global de la force de travail nécessaire pour satisfaire les besoins sociaux qui doit être prise en compte par la planification socialiste.

      Ce volume reste donc à partager entre tous les participants valides, en âge de travailler, et selon leurs compétences et les possibilités de formation.

      C’est donc logiquement pourquoi Marx pensait en termes de « libération du travail », vu qu’à terme la raréfaction diminue drastiquement la part de chaque intervenant, sans réduire son niveau de vie, bien au contraire. C’est la part du temps personnel pour chacun qui augmente.

      Dans les premiers essais de socialisme, c’est à dire essentiellement en URSS, les forces productives avaient besoin d’un développement intense et accéléré, en raison non seulement de leur arriération initiale, mais surtout de leur destruction par les armées blanches et étrangères intervenant dans la guerre civile, puis à nouveau, en raison de l’échec de la NEP, et finalement, face à la menace fasciste grandissante en Europe.

      C’est essentiellement l’histoire de la décennie d’avant-guerre, et il n’y avait donc pas de « raréfaction du travail » ! De même, dans la décennie de reconstruction, après la guerre.

      Pour autant, d’un point de vue marxiste, il n’y a pas de tabou particulier, pas de raison de refuser d’étudier l’histoire du développement économique de cette époque, tant du point de vue des différents concepts économiques en présence que de leur mise en œuvre. C’est effectivement un sujet d’étude sur le blog TML, ainsi que les mutations qui ont amené le déclin de l’URSS, fin des années 50, puis sa « stagnation », sous Brejnev, et sa chute, sous Gorbatchev. Est ce que cela fait de TML un blog « stalinien » pour autant ? Personnellement je pense que cela mène à un regard critique sur le rôle des uns et des autres, sans préjugés.

      Concernant Trotsky, je constate simplement qu’il se trouve hors du champ critique du marxisme par son approche des questions économiques, que ce soient celles de l’URSS ou sur ses propositions pour le mouvement ouvrier en Occident.

      Concernant Staline, même si son pouvoir réel est loin d’être conforme à la légende qu’en fait l’Occident, on peut néanmoins difficilement étudier sérieusement l’histoire de l’URSS sans en tenir compte à tous points de vue, et y compris et d’abord, concernant son action économique !!!

      Dans la mesure où j’apprécie aussi l’utilité des analyses de Lénine concernant le développement de l’impérialisme sur la base du capitalisme financier, plus que jamais d’actu, je ne vois aucune raison, bien au contraire, de rejeter la dénomination de « marxiste-léniniste », et c’est donc pourquoi le blog s’appelle « Tribune Marxiste-Léniniste ».

      Une autre base théorique du blog est l’approche très critique que Jdanov a fait de la politique des partis communistes français et italiens, notamment en 1947. Jdanov est décédé en 1948 dans des conditions non encore totalement élucidées. Cela reste un sujet d’histoire passionnant, même et surtout pour les russes… Mais pas plus qu’eux je ne prétend détenir la clef du mystère. En un sens je suis donc également « Jdanoviste »… Est-ce que cela fait de moi nécessairement un partisan fanatique de Staline ? Précisément, il ne me semble pas, mais si le fait d’assumer Jdanov doit faire de moi un « stalinien », je l’assume dans cette mesure. De même, j’ai eu l’occasion de republier une analyse de Dimitrov sur la période qui a suivi le traité germano-soviétique de non-agression, et je l’assume aussi pleinement, concernant sa courte période de validité, ce qui me sépare aussi de l’historiographie officielle du PCF, du reste !

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/la-doctrine-jdanov-du-front-anti-imperialiste/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/10/24/de-brest-litovsk-a-dantzig-en-passant-par-rapallo/

      Luniterre


  • Jean Guillot Игорь Негода 18 novembre 14:47

    Encore un article écrit à la sauce bien rouge de chez Polpot  smiley


  • Trelawney Trelawney 18 novembre 16:37

    Alors que des luttes massives ne cessent de se développer un peu partout sur la planète, la question reste posée, pour tous ceux qui cherchent réellement une rupture avec le capitalisme, d’un retour nécessaire aux fondamentaux du Marxisme.

    Où avez vous vu que ceux qui manifestent et revendiquent, voulaient une rupture avec le capitalisme ?

    Il me semble que les étudiants qui manifestent à Hong Kong ne cherchent pas spécialement à retourner au maoisme.

    De même les gilets jaune revendiquent toujours une justice fiscale et sociale, ce qui ne plaie pas forcément à une minorité d’extrémistes de gauches qui ont depuis le début cherché à noyauté ce mouvement.

    Vous devez quand même intégrer dans votre petite tête de marxiste que ce que vous nommez capitalisme ou libéralisme ou néo libéralisme n’est rien d’autre que le système économique issue non pas d’une réglementation mais de la façon de vivre de tous les humains qui se résume à : « recherche du bonheur individuel ».

    Si par une déréglementation, une sur-réglementation, une taxation, une détaxation etc vous essayez de modifier ce système qui fonctionne sans l’aide de l’humain, il va être pris de soubresaut que l’on nomme crise économique qui par un retour en arrière va occasionner des pertes financière que le riche pourra assumer, mais qui seront dramatiques chez le plus fragile.

    Comprenez que la fumeuse théorie de Marx n’est qu’une escroquerie qui n’a jamais pu être mise en application sans contraindre l’humain dans aucune époque ni aucun pays.

    Si vous n’arrivez pas à comprendre cela et que vous pensez tels des adeptes d’une croyance occulte que les fondamentaux du marxisme sont la voix au changement de société, je vous propose d’aller faire un tour vers des pays dont les présidents dictateurs ont choisit cette théorie marxiste pour asseoir leur pouvoir (Cuba, Corée du Nord, Chine, Laos, Vietnam et c’est tout). A part la Corée du Nord qui préfère fournir des esclaves à la Chine, ils sont trés trés loin des fondamentaux du marxisme


    • Luniterre 18 novembre 17:12

      @Trelawney
      Vous ne savez, vous aussi, lire qu’avec vos préjugés et cela provoque manifestement des distorsions visuelles :

      "la « cohérence » qui se dégage de cette démarche [...trotskyste, donc] est typiquement, et dès l’introduction, celle qui a amené tous les révisionnistes au prétendu « socialisme de marché », et encore aujourd’hui, dans sa forme « à la chinoise », héritée du maoïsme"

      Vu... ???!

      Luniterre


    • Trelawney Trelawney 18 novembre 17:33

      @Luniterre
      Donc si je comprend bien votre pensée : Le marxisme ne peut pas fonctionner autrement que sous une forme de dictature déguisée en « économie de marché »


    • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 18 novembre 17:42

      @trelawney

      « Où avez vous vu que ceux qui manifestent et revendiquent, voulaient une rupture avec le capitalisme ? »

      Méthode malhonnête qui vous disqualifie :
      Où avez vous lu que Luniterre aurait dit cela ?


    • Luniterre 18 novembre 18:00

      @Trelawney

      On se demande simplement si vous n’avez réellement rien compris ou si vous le faites exprès !!!

      _ V - LES ORIGINES HISTORIQUES RÉELLES DU TROTSKYSME ET LEUR PERSISTANCE NÉFASTE ACTUELLE 

      "la « cohérence » qui se dégage de cette démarche [...trotskyste, donc] est typiquement, et dès l’introduction, celle qui a amené tous les révisionnistes au prétendu « socialisme de marché », et encore aujourd’hui, dans sa forme « à la chinoise », héritée du maoïsme"

      _ VI - LE TROTSKYSME, UN RENIEMENT TOTAL DES FONDAMENTAUX DU MARXISME

       >>>(re...) Vu... ???!

      Luniterre

      PS >>> Bien pratiques, les sous-titres ! Et merci, donc au lecteur, qui, sur un autre site, m’en a suggéré l’idée !


    • Trelawney Trelawney 18 novembre 19:39

      @Luniterre
      Vous dites :« la barricade, elle, n’a toujours que deux cotés !  »
      Et donc par vos explications fumeuse sur le trotskysme, le maoisme ou même le marxisme, vous essayez de me dire que le marxisme et ses fondamentaux n’est pas dans l’un des deux cotés de la barricades.

      Ce qui est vrai je vous le concède, car l’évolution humaine et sociale se fera sans le marxisme qui est et restera un non sens.
      En effet comment définir une politique en se basant sur une valeur travail, alors que les rapports humains ont toujours été régit sur les échanges qu’ils soient culturels ou matériels. Et tout le monde sait que la valeur travail n’intervient pas dans la valeur de l’échange qui obéit uniquement à la loi de l’offre et de la demande.


    • Luniterre 18 novembre 20:29

       @Trelawney

      J’espère donc pour vous que vous faites bien l’âne pour avoir du son, mais qu’en réalité, vous n’êtes pas si bête que vous tenez à le paraître !

      C’est néanmoins une occasion de résumer, en quelque sorte…

      Reprenons par la fin de votre « raisonnement » >>>

      « Et tout le monde sait que la valeur travail n’intervient pas dans la valeur de l’échange qui obéit uniquement à la loi de l’offre et de la demande. »

      >>>C’est effectivement la « théorie économique » (la fameuse « main du marché ») des ultra-libéraux et ici, également, de Trotsky, donc, comme ses écrits eux-mêmes nous l’apprennent.

      >>>Mais ce n’est pas celle de Marx, qui a précisément démontré le contraire, à savoir, la prépondérance de la loi de la valeur sur la loi du marché, en termes de régulation « spontanée » entre deux crises, alors que la loi du marché entraîne précisément les crises, comme celle que nous vivons encore, depuis 2008, notamment.

      >>> Donc Marx et Trotsky ne sont pas du même côté de la barricade, quant à leurs théories économiques.

      >>> Marx est du côté du prolétariat, et moi, modestement, qui soutien sa théorie, également !

      >>> Trotsky est du côté des Kollabos-réformistes, et ses adeptes avec, y incluant une partie de l’UPR, donc, et un tas d’autres sectes… !

      >>>Vu… ???

      Luniterre


    • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 19 novembre 00:23

      @Trelawney

      " Et tout le monde sait que la valeur travail n’intervient pas dans la valeur de l’échange qui obéit uniquement à la loi de l’offre et de la demande. »

      Tout le monde sait que cette loi n’intervient que par dessus celle de la théorie de la valeur établie par le marché. La loi du marché n’intervient que pour ramener le prix des marchandises à sa valeur liée directement à la quantité de travail social qui lui a donné naissance. Cette différence s’appelle le SUR PROFIT, qui est transitoire. 


      Vous avez tout faux. Onfray. a dit la même connerie avec sa comparaison entre le charbon et le diamant. Mais ce personnage est un imposteur qui se fait passer pour être de gauche.

      Le capitaliste fait du profit en vendant sa marchandise à sa juste valeur, il fait un sur profit s’il a la chance que son produit est rare, mais cela ne durera pas car d’autres vont faire la même chose. Il restera qu’une voiture restera beaucoup plus cher qu’un carotte, même si celle-ci est rare et la voiture est en sur production.


    • Trelawney Trelawney 19 novembre 07:22

      @Luniterre et MichelMaugis
      la prépondérance de la loi de la valeur sur la loi du marché,
      Vouloir démontrer une théorie ne veut pas dire qu’elle soit juste. Marx savait qu eça ne pouvait pas fonctionne, mais a laissé courir son idée. Ceux qui se sont inspirés de sa théorie ont voulu y croire, car ça permettait de conceptualiser (à l’époque) l’égalité entre les personnes et pour cela on ne peut pas leur jeter la pierre.
      Mais la suite leur a donner tord, puisque économiquement c’est un non sens et socialement ça a transformé les pays en dictatures tyrannique au point de bâtir des murs pour empêcher les habitants de quitter le pays.
      Lorsque Onfray parle du charbon et du diamant, il ne donne pas le bon exemple car il est plus facile de trouver du charbon que du diamant. Mais lorsque vous calculez la valeur d’une bouteille de 100ml d’eau de Cologne naturelle et celle de 100ml d’eau de Cologne Chanel vous obtenez le même prix (produit, fabrication, etc) « valeur », mais la différence de prix va de 1 à 100 pour ces deux produits « loi du marché ». 
      Voltaire a été le prix à parler de « main invisible ». Il ne parlait pas de personnes occultes qui agissaient dans l’ombre. Ils parlaient de vous et moi, qui par nos décisions individuelle (l’envie d’acheter du Chanel plutôt que du naturel) bouleverse la logique de l’économie et rend cette dernière complètement imprévisible et surtout sensible à des « déréglement » qui occasionne des crises.

      La justice sociale que je nomme « droit au bonheur pour tous » ne passe pas et ne passera jamais par le marxisme. Par contre en ne voulant croire à cette solution comme la seule et unique, cela met un frein à tout progrès social.
      Aussi qui a le mieux profité du marxisme ? Certainement pas l’ouvrier !


    • Luniterre 19 novembre 10:06

      @Trelawney

      Même dans les plus grands fleuves, il y a des contre-courants, pourtant, la loi de la gravité étant ce qu’elle est, l’eau finit par arriver à la mer !

      Les lois de l’économie ne peuvent également définir que des tendances dominantes, qui n’excluent évidemment pas des phénomènes partiels, temporaires, et locaux...

      Mais je comprends bien que cela vous dépasse, également... !

      Merci pour vos efforts méritoires, néanmoins.

      Luniterre


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 10:12

      @Luniterre
      Trotsky est du côté des Kollabos-réformistes, et ses adeptes avec, y incluant une partie de l’UPR, donc, et un tas d’autres sectes… 


      « La secte UPR » !! « Kollabos-réformistes » !

      D’abord, les collabos étaient ceux qui pactisaient avec les nazis, pas les Résistants qui combattaient pour la libération et l’indépendance de la France.
      Ils ont payé un tribu assez lourd, pour que personne n’ose les faire passer pour des pro-nazis. Vous devriez avoir honte.

      Le programme de l’ UPR est un copié/coller du programme du Conseil National de la Résistance !

      Vous vous ridiculisez tout seul en attaquant l’ UPR.
      Avez-vous seulement pris la peine de lire le programme !?
      Bien sûr que non, ce qui vous intéresse, ce sont les grimoires du marxisme.


    • Trelawney Trelawney 19 novembre 11:21

      @Luniterre
      Ce qui a l’air de vous dépassez, c’est que depuis sa création, le marxisme agit contre les intérêts de l’ouvrier, en lui faisant croire que c’est la seule solution à l’évolution de son sort, alors qu’il n’a qu’un seul but : l’obliger à être rentable pour son pays et principalement pour ceux qui le dirige. 
      Si vous feignez de ne pas comprendre, vous êtes alors dans le camps des hypocrites malfaisants


    • Luniterre 19 novembre 11:44

      @Fifi Brind_acier
      Comme je vous ai déjà répondu ci-dessous, je vous la refais donc, avec quelques précisions pour nos lecteurs :

      @Fifi Brind_acier

      Par contre, sur votre fantasme de « capitalisme régulé », l’exemple même que vous invoquez, celui du CNR, est la preuve nécessaire et suffisante de son ineptie, et je vous remercie donc de l’avoir encore rappelé à cette occasion !

      Luniterre

      PS >>> de plus, la brève embellie en France métropolitaine s’est construite sur des milliers de victimes dans les colonies et territoires assimilés.

      ...Dès le 8 Mai 1945, comme rappelé dans l’article...

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/14/le-8-mai-1945-a-setif-kateb-yacine-se-souvient/


      https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacres_de_S%C3%A9tif,_Guelma_et_Kherrata

      PS n°2 >>> Kollabos thoreziens du PCF s’entend au sens de la Kollaboration de classe avec le capitalisme, et de plus, donc, avec ses conséquences impérialistes assassines colonialistes assumées par le PCF et ses héritiers, sauf rares militants dissidents, mais cela n’exclut pas non plus une ébauche de Kollaboration au sens le plus habituel du terme :

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/11/mounette-dutilleul-ou-la-memoire-effacee-comment-appeler-les-choses-par-leur-nom/

      .

      ************************


    • Luniterre 19 novembre 12:06

      @Trelawney

      Je vous renvoie donc à ma réponse déjà faite @Jonas >>>

      https://www.agoravox.fr/commentaire5610049

      Avec cette précision supplémentaire pourtant évidente qu’un travail socialement utile est effectivement socialement « rentable » de par ce fait même, en un sens, effectivement... !

      Cependant, même s’il y eu des inégalités sociales, et bien d’autres défauts, dans l’URSS primitive, c’était, d’une part, sans commune mesure avec ce qui se pratiquait en Occident, à la même époque, et, d’autre part, les progrès sociaux pour les classes populaires dont le niveau de vie sous le tsarisme était plus que réduit, étaient évidemment considérables, et vous comprendrez ainsi pourquoi les Russes ont défendu leur pays contre les envahisseurs nazis qui prétendaient les « libérer ».

      C’est très bien expliqué dans un film US, fin des années 40, « Selection du Reader Digest » (version française d’époque), pas vraiment un truc communiste >>>

      https://my.pcloud.com/publink/show?code=XZUUn8kZMKew9HkqsdyqR7hwHoT88m6hYjek

      Luniterre


    • Trelawney Trelawney 19 novembre 13:19

      @Luniterre
      Cependant, même s’il y eu des inégalités sociales, et bien d’autres défauts, dans l’URSS primitive, c’était, d’une part, sans commune mesure avec ce qui se pratiquait en Occident, à la même époque
      Ca veut dire : ils étaient mauvais, mais comme ailleurs c’était mauvais aussi et bien la balle au centre. Pour rendre un pays économiquement attrayant, la solution simpliste est d’importer de la main d’oeuvre bon marché (migrant). Parce que c’était contraire à leur principe, les pays communistes ont trouvé une autre solution : créer des camps de travail et faire travailler gratuitement des prisonniers politiques. Dans les deux cas on est trés loin de la justice sociale tant espérée. D’autres pays ont recherché d’autres solution sans se faire polluer par une doctrine marxiste.
      Ces pays qui ne sont pas communistes, mais disons le, plus pragmatique sont : Le Danemark, La Norvege, l’Autriche, Singapour, la Suede, la Finlande, la Nouvelle Zélande, le Costa Rica.
      Je cite pour le coup des pays démocratiques autant qu’une dictature et même un pays au revenu économique faible. Tous ces pays acceptent volontier l’économie de marché. Ils sont tous la preuve évidente que l’égalité sociale et la recherche du bonheur pour tous est une volonté politique qui n’a rien à voir avec la théorie marxiste et ne va absolument pas contre les intérets d’une économie capitaliste.

      La France voit année après année sa protection sociale disparaitre et les inégalités se creuser. Est-ce qu’un parti politique quelconque de gauche comme de droite s’oppose à cela ? et si c’est le cas propose des solutions pérennes pour y remédier ? Réponse personne !


    • Luniterre 19 novembre 14:17

      @Trelawney

      Vous voilà donc réduit à faire dans la rhétorique... D’autant plus absurde que votre paradis libéral n’existerait donc que dans de très petits pays...

      Question total de population... Soit 8 pays cités pour un total de 50 372 929 habitants !!! (Pour mémoire, la France elle seule contient 66 992 699- chiffre Insee).

       50 millions de « bienheureux » répartis dans 8 pays sur la planète, c’est déjà pas mal, certes, mais reste à savoir si le bonheur y est réellement aussi total que vous le prétendez... Et pour vous, également, à comprendre pourquoi ce prétendu « miracle libéral » ne fait pas « tache d’huile » sur la planète !!!

      Luniterre

      PS >>> Ah ! Mince ! Vous avez oublié la Suisse, le Luxembourg, Andorre, Monaco, etc... !


    • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 19 novembre 15:11

      @Trelawney

      Vous êtes d’une mauvaise foi incroyable.
      j’ ai réfuté votre théorie selon laquelle c’est la loi de l’offre et la demande qui déterminerait le prix des marchandises, en précisant que cette loi du marché ne fait que fluctuer le prix autour de la valeur marchande en dégageant ce que Marx appel le super profit.
      et vous me dite une stupidité : « Vouloir démontrer une théorie ne veut pas dire qu’elle soit juste. »

      Vous êtes totalement disqualifié pour débattre de quoi que ce soit, avec vos « arguments » d’inculte qui ne cherche pas à apprendre mais à justifier son petit égoïsme et les crimes qu’il provoque dans le monde. Le dernier exemple étant en Bolivie.

      Cette théorie de la valeur est effectivement la clé de toute économie, qu’elle soit socialiste ou capitaliste. Ce que tout chef d’entreprise sait.

      Il ne peut vendre sa marchandise moins cher de ce qu’elle a coûté, et c’est en l’a vendant à sa valeur qu’il fait un profit, compte tenu que dans cette valeur est inclus la valeur des investissements, pris en compte dans les amortissements.
      D’ailleurs c’est une manière de fraude fiscale dans les bilans d’entreprise très bien connue, puisque des investissements amortis depuis des lustres sont souvent toujours utilisés. Mais qu’importe en incluant les amortissements dans le bilan on fait baisser les bénéfices donc les impôts.

      Cela n’a absolument aucun rapport avec la loin du marché.

      Si un entrepreneur décèle qu’il y a un marché pour telle marchandise qui n’existe pas encore, alors il la fabrique. Et si son coût de fabrication en quantité est de 100 euro par exemple, alors il fera un profit en le vendant à 100 euro.
      Il fera un super profit en le vendant à un prix maximum limité par la demande, jusqu’à ce que d’autres fabricants fassent la même marchandise.

      C’est le principe même du capitalisme.
      C’est aussi son avantage par la dynamique qu’il développe. Mais selon la dialectique cet avantage tourne en un inconvénient par son changement qualitatif en quelque chose de nuisible pour la société.

      Mais cette loi de la plus value existe aussi dans le socialisme, seulement en système socialiste elle s’appelle le sur-travail, vu que le profit est le produit du Travail social, et non du propriétaire des moyens de production.


    • nemo3637 nemo3637 19 novembre 18:14

      @Fifi Brind_acier
      Vous vous ridiculisez tout seul en attaquant l’ UPR.

      C’est vrai qu’un tel groupe ne mérite aucun intérêt, juste un sourire pour constater une naÏveté de secte. Le programme du CNR, plein de bonnes intentions mais d’une autre époque (70 ans...), plus jeune cependant que le Programme de Transition de 1938. Oui nous les avons lu !
      Vous ne savez pas ce qu’est le marxisme que vous confondez avec une politique alors que c’est plus une méthode d’analyse, le matérialisme dialectique, connu et utilisé par tous y compris les libéraux... Connu par tous sauf par vous bien sûr ! (« de vieux grimoires »...).


  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 18 novembre 17:46

    Vingt pages d’un charabia incompréhensible pour tenter de discréditer Trotsky. Je ne suis pas certain d’avoir tout compris de la lutte des classes et du programme de transition qui mériterait assurément d’être révisé sur quelques points. Je suis certain par contre que si Trotsky devait s’exprimer aujourd’hui en France ce qu’il dirait ressemblerait plus à ce que je propose ci-dessous qu’à tout ce que vous en dîtes.

    =============================================================


    Le 5 décembre 2019, tout est possible

    C’est notamment ce qui s’est passé en septembre où il y a eu des mobilisations très suivies d’avocats, de médecins et de pilotes contre la fin des régimes spéciaux. Et le 13 septembre avec la grève de la RATP un pas décisif a été franchi. La grève a eu un succès dépassant ce que souhaitaient les dirigeants avec notamment 10 lignes de métro fermées. Du coup, les travailleurs de la RATP ont décidé en Assemblée Générale d’appeler à une grève reconductible pour le 5 décembre. Depuis les directions syndicales appellent en commun à une grève ce même 5 décembre. Une large intersyndicale a en effet annoncé, le mercredi 16 octobre 2019, un appel à une journée de grève interprofessionnelle le 5 décembre pour lutter contre la réforme des retraites portée par le gouvernement. La CGT, FO, FSU, Solidaires, ainsi que les organisations de jeunesse UNEF, UNL, MNL et FIDL soutiennent le mouvement. La participation de la jeunesse au mouvement peut être décisive pour chasser Macron et sa clique. Dans leur communiqué de jeudi, les organisations « s’engagent à construire un plan d’action contre le projet de réforme de retraites par points et pour gagner un renforcement, une amélioration du système actuel de retraites solidaire et intergénérationnel ».

    C’est l’occasion de rebondir à nouveau. Sous la pression des militants ce sont maintenant des appels à la grève reconductible qui affluent :

    • Le congrès de la CGT Equipement-Environnement appelle à la grève générale reconductible à partir du 5 décembre.
    • L’UL CGT Argenteuil et Bezon : appelle à la grève reconductible le 5 décembre.
    • L’UD CGT de Paris appelle à construire un grand mouvement interprofessionnel le 5 décembre.
    • La FNIC CGT (Fédération Nationale des Industries de la Chimie) appelle à la grève le 5 décembre et explique que « les syndicats de la branche Pétrole (les raffineries) envisagent la possibilité d’une grève reconductible ».
    • La FERC CGT (Fédération des Enseignants de la Recherche et de la Culture) réunie en congrès le 17 octobre se prononce à son tour pour la grève reconductible à partir du 5 décembre.

    Cette journée peut être décisive. Elle effraie assurément le pouvoir qui s’y prépare à sa façon. Il tente le « dialogue social » tous azimuts pour amadouer les syndicats mais c’est déjà la panique chez les macroniens. Chacun y va de son conseil : il faut temporiser, il faut surseoir, il faut échelonner. Le gouvernement travaillerait à modifier des points sensibles voire à reporter… Mais les riches ordonnent, Bruxelles impose et Macron exécute.

    Nous percevons le rôle des syndicats dans cette mobilisation. Les raisonnements simplistes qui ne font appel qu’à la logique formelle dans le style : « s’ils sont pourris alors il faut les combattre », ne permettent pas d’avancer. Il faut absolument manier la dialectique en percevant tout ce qu’il y a de contradictoire dans la nature même des syndicats.

    Front Unique Ouvrier pour les élections

    Au cas, que nous ne souhaitons pas, où il faudrait attendre les élections présidentielles de 2022 pour que la situation change, ce qui nous inquiète le plus c’est qu’il n’est nulle part question d’un candidat unique pour les trois grands partis du mouvement ouvrier : PS, PCF, FI. Comment se fait-il qu’aucun groupe, aucun militant n’exprime dès maintenant, comme une exigence du mouvement ouvrier, cette stratégie ? Comment faire pour imposer cela aux directions du mouvement ouvrier ? Comment se fait-il, notamment, que les militants de la FI ne se prononcent pas dans ce sens alors que leurs dirigeants jouent une ouverture vers les forces réactionnaires invitées à participer à leur université d’été ? C’est tout le contraire qu’il faut faire pour gagner : il faut unir les rangs du mouvement ouvrier contre les réactionnaires. Et, Jean-Luc Mélenchon sait à quel point cette aspiration à l’unité des travailleurs est forte. Dans la vidéo intitulée : « Bilan raisonné de 1981 et de la présidence de François Mitterrand par Jean-Luc Mélenchon » il dit (entre 26mn 32s et 26mn 57s) :

    « lui (Mitterrand) et sa toute petite organisation (le PS de l’époque), avec le puissant Parti Communiste, il sait que tous les autres ne peuvent faire qu’une chose ou bien monter dans le train de l’union ou périr. Car l’aspiration populaire à l’unité est tellement puissante, en toutes circonstances, qu’elle déchiquette ceux qui se mettent en travers de son chemin. »

    Nous demandons à tous les militants du PCF, du PS et de la FI d’exiger de leurs dirigeants qu’ils présentent un seul candidat dès le premier tour de l’élection présidentielle pour ces trois partis. Peu importe qui il sera. Peu importe de quel parti il sera. Ces questions-là sont très secondaires. Il ne faut pas répéter l’abomination de 2017. La priorité absolue est qu’il n’y ait qu’un seul candidat. S’il le faut qu’ils organisent des primaires pour les partis du mouvement ouvrier. L’exigence absolue de tous les militants est d’avoir un seul candidat face aux candidats des capitalistes.

    C’est la seule solution pour ne pas avoir au second tour un candidat des milliardaires et un candidat du RN.

    Pour notre part, nous nous soucions très peu de savoir qui sera ce candidat puisqu’aucune de ces trois organisations ne se prononce en faveur du Frexit. Nous savons donc qu’à peine élu ce candidat essaiera d’appliquer les directives anti-ouvrières de l’UE et nous pourrons préparer dès le soir des élections nos banderoles : «  A bas le traitre », « Le pouvoir aux travailleurs ». En aucun cas nous n’accepterons qu’il fasse la politique d’un Tsipras.

    A l’étape de l’élection présidentielle, il s’agira uniquement de battre les candidats des capitalistes. A l’étape suivante, il faudra lutter contre les traitres pour imposer le Frexit. Alors les masses populaires pourront se tourner vers les frexiteurs qui leur ont toujours dit la vérité ouvrant ainsi la perspective d’un véritable gouvernement des travailleurs.

     


    • Luniterre 18 novembre 18:14

      @Jean Dugenêt

      C’est bien de soutenir les luttes revendicatives, mais ce que vous oubliez de mentionner ici, c’est donc votre soutien militant à l’UPR d’ Asselineau... !!!

      Une avant-garde du mouvement ouvrier au sein de l’UPRpar Jean Dugenêt lundi 17 septembre 2018

      Où mène le trotskysme... !!!

      Merci, donc, pour cette illustration concrète du sujet... !

      Luniterre


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 08:48

      @Luniterre
      Et où peut mener une révolution qui ne réunit aucune des conditions du succès ?
      Au cimetière, comme les Communards.

      Le mécontentement actuel fait rêvasser tous les révolutionnaires de salon.
      Mais comment une révolution pourrait réussir actuellement ?
      Il n’y a ni organisation, ni Parti, ni leaders, ni projet, ni outil militaire.

      L’Europe, par contre, s’est dotée d’une organisation anti émeute Eurogendfor, qui peut intervenir sans dépendre des Etats. Sans parler de la police et de l’armée.

      "La force de police européenne (Eurogenderfor ou EGF) sera le premier corps militaire de l’Union européenne à caractère supra-national. L’EGF est composé de forces de police militarisées à l’ordre de l’UE, prêtes à intervenir dans des zones de crise, sous l’égide de l’OTAN, de l’ONU, de l’UE ou de coalitions formées « ad hoc » dans divers pays. ...etc"

      Il faut cesser de rêvasser : « Le peuple désarmé sera toujours vaincu ».

      "... La naïveté devant la cruauté du monde mène rarement au succès, et le désarmement unilatéral est une forme d’immolation volontaire. On a sa conscience pour soi puisqu’on rejette la violence, mais cette noble attitude a pour inconvénient de réduire considérablement son espérance de vie.(..)

      Le pacifisme dissuade rarement la bête féroce, et il n’y a pas de bête plus féroce que cette bête humaine qu’est la classe dominante ébranlée dans son assise matérielle, minée par la trouille de perdre ses avantages, et prête à tout ensevelir pour échapper au tribunal de l’histoire.

      Sans armes, le peuple sera toujours vaincu, et ce n’est pas un hasard si les seules expériences révolutionnaires ayant abouti à une transformation effective de la société ont doublé l’outil politique d’un outil militaire..." 


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 09:17

      @Luniterre
      C’est bien de soutenir les luttes revendicatives, mais ce que vous oubliez de mentionner ici, c’est donc votre soutien militant à l’UPR d’ Asselineau... !!!

      Et alors ? L’UPR rassemble des citoyens de tous les horizons, comme l’avait fait le Conseil National de la Résistance, qui allait des Communistes à la Droite la plus conservatrice, pour retrouver la souveraineté et la démocratie, toutes deux confisquées par les Traités européens.


      A l’ UPR, il y a des communistes, des gens venant de la Droite, des trotskystes, des socialistes, des gaullistes, des centristes, et bien d’autres qui ne s’intéressaient plus à la politique depuis longtemps, et qui ont retrouvé à l’ UPR, le goût de se mobiliser pour leurs intérêts, mais aussi pour leur pays, qui va dans le mur.

      Comme votre projet de révolution est bidon et ne peut mener qu’à un échec, l’autre alternative, c’est de revenir à un capitalisme régulé, lui aussi détesté par les capitalistes et la finance, figurez-vous, sinon l’ UPR ne serait pas censurée depuis 12 ans !

      Si vous croyez que séparer et nationaliser les banques qui ont touché de l’argent public, ça fait plaisir aux banquiers, demandez donc au vôtre, ce qu’il en pense ? Ou de remettre en place le contrôle des mouvements des capitaux et des marchandises, si ça fait plaisir aux entreprises et aux multinationales ? 
      Bien sûr que non, ça ne leur fait pas plaisir, ils préfèrent de loin, naviguer librement comme le renard dans le poulailler... 

      C’est tout ce qu’on peut faire dans le cadre démocratique, revenir à un capitalisme régulé, sauver le modèle social, remettre en route l’économe, créer des emplois et rendre la démocratie aux Français.

      Mais c’est mieux que se retrouver ruinés comme les Grecs, après 20 000 manifestations. Et mieux que de se retrouver au cimetière à cause de vos élucubrations.


    • Luniterre 19 novembre 10:30

      @Fifi Brind_acier

      C’est donc bien l’une des très rares fois où je suis entièrement d’accord avec vous sur le fond, à savoir, la nécessité de construire une organisation révolutionnaire !

      Luniterre


    • Luniterre 19 novembre 10:44

      @Fifi Brind_acier

      Par contre, sur votre fantasme de « capitalisme régulé », l’exemple même que vous invoquez, celui du CNR, est la preuve nécessaire et suffisante de son ineptie, et je vous remercie donc de l’avoir encore rappelé à cette occasion !

      Luniterre

      PS >>> de plus, la brève embellie en France métropolitaine s’est construite sur des milliers de victimes dans les colonies et territoires assimilés.

      ...Dès le 8 Mai 1945, comme rappelé dans l’article...

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/14/le-8-mai-1945-a-setif-kateb-yacine-se-souvient/


      https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacres_de_S%C3%A9tif,_Guelma_et_Kherrata

      Luniterre


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 12:22

      @Luniterre
      Et bien, puisque cette organisation n’existe pas, pourquoi vous nous bassinez avec vos grimoires, comme si la révolution allait avoir lieu le mois prochain ?

      Cela fait 40 ans que les Français sont confrontés à la politique néolibérale des Traités européens. Vous avez fait quoi pendant 40 ans, au lieu de créer le Parti ?

      Vous n’êtes pas d’accord avec le PCF, ni avec les trotskystes, vous êtes d’accord avec qui ? Avec le PRCF, alors ? Si vous parlez au nom de PRCF, pourquoi ne pas le dire ? Et si ce n’est pas le cas, vous roulez pour qui ?

      J’en ai plus que mare de ces révolutionnaires de salon, qui préfèrent laisser les Français crever comme les Grecs, plutôt que de sortir de l’ UE, pour faire une autre politique ! Surtout, évitez de salir vos mains si blanches et vertueuses avec la souveraineté, c’est facho et caca boudin, la souveraineté !

      Mais je suppose que vous défendez un Etat palestinien, indépendant et souverain... ?? La souveraineté, c’est très bien pour les Palestiniens, mais pas pour les Français, qui peuvent bien vivre dans un pays sous statut colonial !

      Car rien ne vous empêche d’avoir deux fers au feu : libérer le pays de l’emprise européenne, et créer votre Parti. Les citoyens verraient de quoi vous êtes capables, quand vous sortez le nez de vos grimoires.

      PS : Vous devriez vous adresser aux femmes, elles ont l’habitude de faire plusieurs choses à la fois, elles vous expliqueront, puisque vous semblez avoir un cerveau câblé pour ne faire qu’une chose à la fois !


    • Luniterre 19 novembre 12:57

      @Fifi Brind_acier

      UPR et PRCF c’est bonnet blanc et blanc bonnet, à un cheveu près, celui de la « concurrence » entre micros-partis se disputant le même « créneau » du « frexit », et donc, comme vous êtes très bien placée pour le savoir, je ne peux que constater que vous vous moquez de nos lecteurs... !

      L’article ne prétend pas apporter de « solution miracle », genre « frexit » ou autre, mais seulement apporter une réflexion sur les fondamentaux, ce qui commence donc, ici, par démystifier le trotskysme.

      Et comme il le fait en revenant précisément sur pas mal de notions fondamentales, plus quelques points d’histoire, c’est effectivement déjà plusieurs choses à la foi !

      Luniterre


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 14:29

      @Luniterre
      Et pourquoi on se moque des lecteurs ?

      Vous n’êtes pas non plus favorable au PRCF.
      Donc, pas de PCF, ni de PRCF, ni Trotski.
      Vous êtes un révolutionnaire free lance, en somme, un Parti à vous tout seul !

      Et vous vous moquez de l’ UPR et de ses 38 000 adhérents... ??
      38000 adhérents, ce n’est plus un micro Parti, c’est le 3e ou 4e Parti de France...
      Et c’est le site politique le plus consulté de France.
      Mais comme le ridicule ne tue pas, vous avez de l’avenir.

      Vous reprochez quoi au PRCF, il n’est pas marxiste ??

      C’est bien, ne changez rien, ce que la Gauche sait faire de mieux, c’est de se diviser comme les amides, c’est à dire qu’elle ne sert plus à rien. Il faudrait peut-être que vous réfléchissiez au rejet de la Gauche, par de plus en plus de gens.
      Il y a plus de 30 Partis qui se disent de Gauche & d’Extrême-Gauche, un de plus ou un de moins ...

      Vous faites, à l’insu de votre plein gré, et à cause de votre incapacité à vous unir, le bonheur du FN, qui se permet de soutenir les Gilets jaunes et d’avoir un programme social... . Alors continuez à cracher sur le reste de la Gauche, et à vous diviser, au lieu de vous unir, Macron vous remercie.


    • Luniterre 19 novembre 15:34

      @Fifi Brind_acier

      C’est donc encore le cas, effectivement, où je suis essentiellement d’accord avec vous ! Néanmoins, l’unité ne peut être valable et solide que sur des fondations saines, qui manquent donc totalement à la gauche française actuelle, et je ne peux faire que le constater et tenter d’en faire prendre conscience quelques rares personnes lucides, tout au plus.

      L’UPR est un phénomène étonnant, avec à la fois autant de militants, et aussi peu d’influence !!! C’est qu’il y a donc une autre voie à trouver... !

      Idem pour le PRCF, qui suit, avec nettement moins de militants, la même voie, mais avec un discours « marxisant » pour emballer le tout, ce qui n’a qu’un rapport pour le moins très lointain avec le marxisme, en fin de compte... !

      Bonne journée,

      Luniterre


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 19 novembre 17:03

      @Luniterre
      « ce que vous oubliez de mentionner ici, c’est donc votre soutien militant à l’UPR d’ Asselineau... !!! »

      Je n’oublie rien du tout mais je ne peut pas dans un commentaire donner le contenu des deux livres que j’ai écrit en rapport avec le sujet. Je peux d’ailleurs préciser la nature de ce que vous appelez mon « soutien militant à l’UPR d’Asselineau » et que j’appelle, pour ma part, mon adhésion au projet de construire un nouveau CNR en France. Voici à ce sujet comment se termine mon dernier livre :
      ============

      Malheureusement, la création d’un nouveau CNR avec un cartel d’organisations ne s’est pas faite. Seule l’UPR s’est constituée avec une charte qui est conforme à un nouveau CNR. Nous ne connaissons pas bien les discussions qui ont eu lieu entre les différentes organisations à ce sujet. Nous regrettons que l’UPR ne soit pas ainsi un cartel d’organisations comme l’était le CNR. La plupart des militants de l’UPR suivent François Asselineau sans chercher à se distinguer de lui par leurs orientations politiques. Il reste que l’UPR, selon l’expression de sa charte, est au-dessus des clivages « gauche-droite ». Nous préférons, pour exprimer la même idée, dire que l’UPR n’a vocation ni à défendre le capitalisme ni à l’attaquer. Il est certain que des militants d’opinions diverses se trouvent à l’UPR notamment des communistes et des militants proches du trotskisme. Nous faisons le choix de soutenir l’UPR puisque nous sommes pour le Frexit.

      Des « gauchistes » n’en reviennent pas, qu’après avoir fait référence à Lénine, nous proposions de rejoindre François Asselineau, « ami de Pasqua et Tibéri ». Mais, Le CNR était dirigé par le général De Gaulle : un militaire qui s’était porté volontaire dans sa jeunesse pour aider les polonais dans la guerre qu’ils menaient contre les bolcheviks depuis 1919. Plus précisément, il avait rejoint la mission militaire française commandée par Paul Henrys entre avril 1919 et janvier 1921. Il était affecté comme instructeur à l’école d’infanterie de Varsovie (arrondissement de Rembertow) au moment de la bataille de Varsovie qui opposait en août 1920 les armées russe et polonaise. Il a donc agi au cours de la guerre civile qui a fait suite à la révolution en faveur des « blancs » contre les bolchéviks.

      Et pourtant c’était le CNR, placé sous l’autorité de ce même général de Gaulle, qui dirigeait la résistance pendant la deuxième guerre mondiale. Cette résistance qui était à majorité communiste et contenait des trotskistes. Nous voulons, nous aussi, entrer dans la résistance et notre choix est validé par notre activité militante puisque nous pouvons, dans l’UPR, défendre l’intégralité de notre politique sans avoir à faire la moindre concession. Nous pouvons notamment diffuser nos livres. Nous ne voyons d’ailleurs pas quelle autre organisation accepterait cela.

      Nous avons fait une digression à propos du gauchisme en citant Lénine. Les gauchistes se retranchent derrière des discours ultra-gauche, afin de se présenter comme des purs et durs, mais ils ne proposent rien pour progresser. Ils ne veulent connaître que la ligne droite. Ils n’ont jamais besoin de faire un détour pour emprunter un pont car, en fait, ils ne se disposent nullement à passer sur l’autre rive. D’ailleurs ces mêmes révolutionnaires de la phrase appellent généralement à voter pour des candidats anti-Frexit. Cette attitude sectaire a été stigmatisée par Léon Trotski dans le programme de transition :

      « Ils piétinent sur place, se contentant de répéter les mêmes abstractions vides. Les événements politiques sont pour eux une occasion de faire des commentaires, mais non d’agir. (…) Dans la politique pratique, les sectaires s’unissent à chaque pas aux opportunistes (aux anti-Frexit comme la FI), surtout aux centristes (NPA, LO…), pour lutter contre le marxisme. »

      Pour notre part, et sans hésitation, nous appelons tous ceux qui veulent se joindre à notre combat à adhérer à l’UPR.


    • Luniterre 19 novembre 17:40

      @Jean Dugenêt

      Difficile de faire plus pathétique, comme conclusion, que de citer Trosky se réclamant du marxisme, alors qu’il en a essentiellement bafoué les principes tout au long de sa vie et de sa pratique, à part le court intermède ou il a participé à la guerre civile contre les blancs, et pas sans de multiples « bavures » à l’égard de civils innocents, ce qui explique, entre autres dérives, sa chute rapide de popularité dans les années qui ont suivi.

      Il n’y a qu’en dehors de la Russie qu’il est arrivé, avec le renfort de l’historiographie du système, et pour cause, à se faire passer pour un « gentil révolutionnaire démocrate » !

      Non moins pathétique est votre référence au CNR, sur laquelle j’ai déjà répondu à votre petite « camarade » Fifi Brind_acier, qui a au moins l’honnêteté de ne pas se piquer de pseudo-« marxisme », quant à elle !

      Et je vous passerais même quelques Kollabos trotskystes pour en venir au ridicule, surtout pour un prétendu « marxiste » de vouloir rejouer l’histoire…Et par contre, vous « oubliez » vos autres petits « camarades » du PRCF qui veulent aussi jouer dans cette cour de récréation-story avec vous… !

      En PS mon post à Fifi Brind_acier

      Luniterre


      @Fifi Brind_acier

      Par contre, sur votre fantasme de « capitalisme régulé », l’exemple même que vous invoquez, celui du CNR, est la preuve nécessaire et suffisante de son ineptie, et je vous remercie donc de l’avoir encore rappelé à cette occasion !

      Luniterre

      PS >>> de plus, la brève embellie en France métropolitaine s’est construite sur des milliers de victimes dans les colonies et territoires assimilés.

      ...Dès le 8 Mai 1945, comme rappelé dans l’article...

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/05/14/le-8-mai-1945-a-setif-kateb-yacine-se-souvient/


      https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacres_de_S%C3%A9tif,_Guelma_et_Kherrata

      PS n°2 >>> Kollabos thoreziens du PCF s’entend au sens de la Kollaboration de classe avec le capitalisme, et de plus, donc, avec ses conséquences impérialistes assassines colonialistes assumées par le PCF et ses héritiers, sauf rares militants dissidents, mais cela n’exclut pas non plus une ébauche de Kollaboration au sens le plus habituel du terme :

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/11/mounette-dutilleul-ou-la-memoire-effacee-comment-appeler-les-choses-par-leur-nom/

      .

      ***********************


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 20:09

      @Luniterre
      l’unité ne peut être valable et solide que sur des fondations saines,


      Je ne vais pas défendre le PRCF qui a appelé à voter Mélenchon plutôt qu’à voter UPR, mais j’essaye de rester objective, le PRCF, c’est la suite du PCF d’avant Mitterrand, avant que le PCF ne vire « Gauche européenne ».

      Je ne vois pas en quoi, le PRCF n’est pas marxiste ? Encore une querelle byzantine... Il y a des moments où la Gauche me fait penser à l’Église Catholique et à ses querelles sur Arius...

      La question de l’ unité à Gauche, se heurte à un obstacle que je crois, sauf miracle, insurmontable, c’est que chacun a sa vision personnelle « des fondations saines ». Vous ne dérogez pas à la règle, vous êtes plus à Gauche que tous les autres, ouf, c’est génial !

      Le jeu mortifère consiste à une course sans fin « à la pureté idéologique » :
      « C’est moi ke je suis plus à Gauche ke toi, toi t’es sur une mauvaise interprétation de tel texte, ou de tel penseur, la vérité vraie, c’est la mienne !  »

      Au lieu de s’unir, même à géométrie variable sur différents sujets, à partir de ce qu’ils ont en commun, ils se divisent sur leurs différences, avec un plaisir masochiste, pour savoir qui sera plus à Gôoooche que le voisin. Les capitalistes doivent se tenir les côtes de rire.

      Mais cette manie n’est pas propre aux marxistes, on trouve la même chose, poussée jusqu’à l’extravagance, chez les anarchistes, là c’est l’apothéose !
      Histoire du mouvement libertaire, des origines à 1967

      Histoire du mouvement libertaire, de 1967 à nos jours.

      S’ils sont 4, ils réussissent à faire 3 groupes !
      Avec votre obsession « de la pureté idéologique », vous nous fatiguez, pour tout dire.


    • Luniterre 19 novembre 20:23

      @Fifi Brind_acier

      Encore une fois, assez d’accord avec vous, mais la réponse était donc déjà dans l’article. La revoici, au cas où elle vous aurait échappé >>>

      "Pour autant, et comme le montre l’histoire, il ne suffit pas que le contrôle de l’appareil productif change de mains, que ce soit d’un groupe financier à l’autre, d’un État à l’autre, ni même d’un groupe financier à l’État, pour que les rapports de production changent, pour que cesse l’accumulation du capital sur la base de l’extraction de la plus-value.

      Et c’est donc là qu’en revenir à Marx permet d’éclaircir les confusions essentielles les plus courantes sur le sujet. Quels que soient les préjugés les plus répandus, c’est incontestablement Marx qui a le mieux défini les processus d’accumulation du capital sur la base de l’extraction de la plus-value. La valeur qui finit par s’accumuler sous la forme du capital, et même du capital financier, est donc d’abord le produit du travail humain.

      La notion de valeur-travail est à la base même de l’approche critique que Marx fait du capitalisme. C’est sur la base de cette notion qu’il a pu nous expliquer les processus complexes d’extraction de la plus-value. C’est l’implication générale de cette notion dans la vie économique et sociale que l’on désigne donc généralement comme le concept marxiste de Loi de la valeur. Bien entendu, dans la mesure où il s’agit d’une loi objective de l’économie classique, Marx n’en est pas plus l’ « inventeur » que Newton n’est celui de la gravité ou Einstein celui de la relativité. Les pommes tombaient des pommier dès avant Newton et les galaxies dérivent dans l’univers depuis la nuit des temps, c’est le cas de le dire ! Néanmoins Marx est de loin celui qui en a fourni l’explication la plus élaborée, et la plus visionnaire, même encore aujourd’hui, sur les question de l’impact économique de la robotique, par exemple ! C’est en ce sens qu’il n’est pas abusif de parler de théorie marxiste de la valeur. Si Marx a mis la loi de la valeur à la base de son œuvre majeure, Le Capital, dès le Chapitre 1 du Livre I, ce n’est sans doute pas par hasard et se réclamer marxiste sans en avoir au moins compris les bases et les implications essentielles est donc une prétention nettement abusive, même si elle reste couramment celle de la plupart des pseudos- « marxistes » actuels, au sein de la gauche française !"

      Luniterre


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 20:24

      @Jean Dugenêt
      Les discussions sur un Nouveau CNR 2.0, ont eu lieu en 2012, à Aix en Provence.
      J’y étais, ce fut une fin de non recevoir de la part des autres organisations.

      Suivant le principe que je viens de décrire à Luneterre : au lieu de s’unir sur ce qui nous rassemble, ils n’ont rien eu de plus urgent que de pointer leurs divergences, le réflexe de Pavlov commun à toute l’Extrême Gauche... 

      Des bourrins indécrottables, qui préfèrent la division, pour garder « leur pureté idéologique ». Je ne sais pas si ça se soigne, mais comme ils ne vont jamais à Lourdes, on ne peut même pas espérer un miracle !

      « Un nouveau CNR est-il possible ? »
      Vidéos des diverses interventions.



    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 20:35

      @Luniterre
      Merci, mais j’ai étudié l’histoire du mouvement ouvrier, j’ai bien compris tout l’intérêt qu’il y a à se servir du marxisme comme grille de lecture du capitalisme, là n’est pas la question.

      Une fois qu’on a compris cela, on fait quoi ?
      Et c’est là que ça part dans tous les sens.

      Chacun excommunie les autres, ou les autres excommunie chacun, se fait éjecter par « des tribunaux politiques » pour divergences gravissimes, quitte à reconnaître 5 ans après, que les autres avaient raison, et que naissent de ce bouiboui, des haines cuites et recuites. Consternant.

      Mettez vous donc d’accord sur ce qui vous rassemble, et cessez vos guerres picrocholines, c’est fatiguant et improductif.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 19 novembre 21:49

      @Luniterre
      Si j’ai bien compris vous prétendez être marxiste alors que d’après vous Trosky ne l’était pas ou, plus précisément, vous dites qu’il ne l’était plus après la victoire contre les blancs c’est à dire à partir de 1923 (le gros des combats était terminé en 1921). Je rappelle que Lénine est mort au tout début de l’année suivante (21 janvier 1924) et qu’aussitôt après commence une opposition entre Trosky et Staline.
      C’est donc (sauf erreur dans mon raisonnement) au moment où il s’oppose à Staline que, d’après vous, Trotsky cesse d’être marxiste.
      Vous évoquez insidieusement la victoire de Staline sur Trotsky en disant que ce dernier a connu "une chute rapide de popularité dans les années qui ont suivi.« C’est exact. Au fur et à mesure que se mettait en place la terrible dictature de Staline par l’extermination de tous les bolcheviks de 1917 et de tous les cadres de l’armée rouge victorieuse contre les blancs, dans des conditions de totalitarisme sans aucune mesure avec le régime que nous connaissons aujourd’hui en France, Staline apparaissait comme un quasi-dieu vénéré de tout son peuple. Il faudra attendre le rapport de Khrouchtchev pour qu’on entende parler des »abus du culte de la personnalité« .
      Reprenons : d’après vous Trotsky cesse d’être marxiste quand Staline mais en place sa dictature. Une question me brule les lèvres : d’après vous, à ce moment-là, Staline était-il marxiste ?
      Une deuxième question me brule les lèvres : d’après vous, êtes vous marxiste ?
      Une troisième question me brule les lèvres : êtes vous pour le Frexit ?

       »Et je vous passerais même quelques Kollabos trotskystes« .
      Vous voulez peut-être parler des hitléro-trotskistes de la propagande stalinienne. Sinon j’aimerais que vous précisiez.

       »vos autres petits « camarades » du PRCF"
      Ils sont peut être autant stalinien que vous à l’exemple d’Annie Lacroix-Riz. Et, eux aussi se disent marxistes. Comme vous ? Apparemment, vous avez beaucoup plus d’affinités avec eux que moi.

      Le moins que l’on puisse dire c’est que, après 20 pages de baratin, vous n’êtes pas très clair dans l’explicitation de vos positions et que vous semblez fort teigneux à propos de ceux qui expliquent clairement les leurs.


    • Luniterre 19 novembre 21:50

      @Fifi Brind_acier

      Vous semblez effectivement avoir compris quelques éléments utiles du marxisme, bien que vous ne vous revendiquiez pas marxiste, ce qui est donc honnête de votre part, vu que vous n’entendez pas en assumer l’essentiel, et donc il n’y a pas vraiment de tromperie de votre part sur ce point.
      Le cas du PRCF est différent vu qu’ils n’en assument guère plus que vous, mais s’en revendiquent tout de même, de façon totalement abusive donc.
      Leur truc, c’est, tout comme vous, le retour à la case CNR, ce qui est aussi une aberration, d’un point de vue marxiste >>> la roue de l’histoire que l’on essaye de faire tourner à l’envers... ! De plus, et logiquement, l’analyse même qu’ils font du CNR est donc très différente de celle faite sur TML.
      Le cas de Jean Dugenêt est également différent >>> il verse donc dans cette même aberration, mais je tiens à lui reconnaître néanmoins un mérite >>>il est le seul à se revendiquer du trotskysme et à avoir tenté de répondre à cet article ! Et donc, malgré son échec couru d’avance sur ce point, j’apprécie au moins son courage !
      Jusqu’à preuve du contraire, les autres trotskystes sont donc des lâches... Un simple constat !

      Concernant la « résolution européenne » du 19/09/2019, il y a (...avait) deux constats essentiels à faire >>>

      __Le gouvernement fédéral russe, même si c’était sur une base nationaliste bourgeoise, a assumé totalement l’héritage de l’URSS, via Lavrov et Zakharova.

      __Il fallait donc absolument le soutenir à fond sur ce point, totalement, publiquement, ouvertement, et activement sur le plan militant.

      __et donc assumer également totalement l’héritage de l’URSS, de la même manière, et remettre les nuances dialectiques nécessaires dans le débat public que cela aurait du normalement provoquer.

      __le PRCF a largement, numériquement, les forces pour une telle intervention politique >>> quelque dizaines de militants déterminés et bien organisés suffisaient largement pour démarrer ce mouvement.

      __Ni le PRCF ni ses divers satellites n’ont fait quoi que ce soit de ce genre, à part un tract particulièrement insipide dont ces points essentiels étaient en réalité absents.

      Voilà simplement encore une preuve concrète de la lâcheté absolue de ce qui reste de la pseudo-« gauche » française.

      Voilà un exemple concret de lien entre fondamentaux et pratique, tel que cela est nécessaire pour avancer, même avec peu de militants. Pas 40 000, seulement une quarantaine nécessaire ici, pour commencer à faire parler efficacement de la cause.

      Vu... ???

      Luniterre


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 19 novembre 22:15

      @Luniterre
      Je viens de dire, dans mon précédent post, que je ne vous trouvais pas très clair dans l’exposé de vos positions politiques. Il m’a fallu faire tout un raisonnement pour suspecter que vous aviez un peu d’affinité avec la dictature stalinienne.
      Il faut avoir le courage de ses opinions. Si vous admirez Staline, n’hésitez à le dire.
      J’ai remarqué, que faute d’avoir renseigné votre description sur Agora Vox (c’est votre droit) vous avez placé un lien sur un site qui nous éclaire sur vos opinions.
      Ce site web s’intitule « Tribune Marxiste-Léniniste ». Que ne nous l’aviez vous pas dit !
      C’est plus simple, quand on veut discuter, que chacun annonce clairement la couleur.
      Ce site nous donne clairement la définition de ce qu’est d’après vous le « Marxisme-Léninisme ». C’est l’idéologie officielle de Staline jusqu’en mai 1943. C’était déjà une satanée dictature. Et vous êtes un fervent admirateur de ce que fut Staline.

      Dans ces conditions, je considère que la hargne dont vous faites preuve à mon égard m’honore.

      ===========================

      Historiquement, le Marxisme-Léninisme est resté l’idéologie officielle de la 3ème internationale jusqu’à sa dissolution, en Mai 1943.


    • Luniterre 19 novembre 22:22

      @Jean Dugenêt
      Je viens justement de répondre à votre sympathique « camarade » Fifi Brind_acier... et même en parlant de vous, à cette occasion... !

      Et ça tombe bien, le post est juste en dessous du votre, mystère de l’informatique oblige... Pour éviter toute confusion, voici néanmoins le lien >>>

      https://www.agoravox.fr/commentaire5610796

      Et sinon, lisez TML, vous en saurez plus sur tous ces points !

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/

      Je ne pense pas que Trotsky ait réellement été marxiste à un moment ou à un autre, mais qu’il s’est simplement rallié au parti bolchevique à temps pour la Révolution...

      Il n’a été victime ensuite que de ses propre jeux politiques. Il n’y a pas de balance historique pour mesurer la valeur politique de Trotsky à l’aune de celle de Staline, ni réciproquement. Chacun doit d’abord être étudié par ses propres déterminants, dans ses écrits et ses actions concrètes. Les liens et conflits de personnalités sont une problématique non négligeable, mais annexe, et non pas essentielle. Dans cet article, le rôle et l’action de Trotsky sont étudiés sur cette base et non pas en fonction de son conflit personnel avec Staline.
      Vu... ???

      Pour comprendre concrètement l’échec de Trotsky à la base >>>
      https://www.marxists.org/archive/haywood/black-bolshevik/ch06.htm

      Bonne fin de soirée à vous !

      Luniterre


    • Luniterre 19 novembre 23:03

      @Jean Dugenêt

      Manifestement, je ne fais preuve d’aucune hargne particulière à votre égard, comme je viens précisément de le formuler dans ma réponse à Fifi Brind_acier !

      Je répond simplement à vos arguments politiques trotskystes... Selon vous, et selon les autres trotskystes aussi, du reste, il serait donc impossible de faire une étude critique de l’œuvre et de l’action de Trotsky sous prétexte qu’il a effectivement été victime de la répression exercée par l’Etat Soviétique durant cette période dite « stalinienne ».

      Ce n’est donc déjà pas du tout une démarche marxiste, mais bien un simple préjugé.

      De même, une étude marxiste de cette période dite « stalinienne » ne doit pas partir de préjugés, fussent-ils trotskystes, mais de l’analyse des faits, des données économiques et sociales, des documents d’époque des uns et des autres, de Staline aussi bien que des autres intervenants dans la politique de l’URSS de cette même époque. Une démarche historique qui est donc semble-t-il contraire au trotskysme, selon vous, si l’on vous suit dans votre logique.

      Cette logique trotskyste, assurément, ce n’est donc pas la mienne !

      Effectivement, la 3ème internationale se réclamait du marxisme-léninisme jusqu’à sa dissolution >>> c’est juste un fait, un constat historique !

      Aujourd’hui, la Chine se réclame toujours, également et très officiellement, du marxisme-léninisme >>> c’est juste un fait, un constat historique aussi, même si de notre histoire présente.

      Pourtant, l’analyse que l’on peut faire de la Chine actuelle doit-elle obligatoirement être la même que celle à propos de l’URSS de l’époque de Staline, ou des époques ultérieures ? Les époques Khrouchtchev, Brejnev, Gorbatchev sont-elles également dépourvues de toute spécificité du fait qu’elles se réclamaient aussi du marxisme-léninisme ???

      Évidemment, le trotskyste résumera tout ça d’une formule « pratique » >>> « bureaucratie stalinienne » >>> chapeau la dialectique !!!

      il n’y a donc évidemment absolument rien de « marxiste » dans ce type de formulation, dans ce type de démarche, typiquement trotskyste !!!

      Bonne fin de soirée à vous,

      Luniterre


    • Luniterre 19 novembre 23:50

      @Jean Dugenêt
      @Fifi Brind_acier
      L’UE, ce n’est pas le sujet de cet article, mais avec vous deux, et donc l’UPR, dans le coin, ça devient incontournable ! Alors allons-y ! Je faisais à l’attention de Fifi une critique nette du PRCF, qui n’a pas été foutu de bouger une quarantaine de militants contre la résolution anti-russe du 19/09/2019, mais en fait, cela vaut donc pour l’UPR >>>surtout sur la base nationaliste bourgeoise qui est la sienne... Pourquoi n’avez vous pas sorti au moins une bonne partie de vos « 40 000 » ou même « 38 000 » militants en manif de solidarité avec la Fédération de Russie, qui était expressément désignée dans cette résolution ?

      Ça aurait eu de la gueule, et ça aurait assurément fait causer dans les médias, dont vous n’arrêtez pas de vous plaindre... !
      Une occasion qui vous était donc offerte de porter un coup au moins symbolique mais net à l’UE, et vous n’en avez rien fait ???

      Donc, finalement, vos jérémiades anti-UE, c’est bien de la pacotille !!!

      Bonne fin de soirée à vous deux !

      Luniterre

      PS >>> extrait de mon post @Fifi Brind_acier

      "Concernant la « résolution européenne » du 19/09/2019, il y a (...avait) deux constats essentiels à faire >>>

      __Le gouvernement fédéral russe, même si c’était sur une base nationaliste bourgeoise, a assumé totalement l’héritage de l’URSS, via Lavrov et Zakharova.

      __Il fallait donc absolument le soutenir à fond sur ce point, totalement, publiquement, ouvertement, et activement sur le plan militant.

      __et donc assumer également totalement l’héritage de l’URSS, de la même manière, et remettre les nuances dialectiques nécessaires dans le débat public que cela aurait du normalement provoquer.

      __le PRCF a largement, numériquement, les forces pour une telle intervention politique >>> quelque dizaines de militants déterminés et bien organisés suffisaient largement pour démarrer ce mouvement."


      >>> Et donc à plus forte raison concernant l’UPR !!!


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 novembre 08:03

      @Luniterre
      On ne peut pas vraiment dire que tout ce que vous racontez soit clair. Je vais donc essayer d’en venir à l’essentiel. J’espère par la même occasion apporter quelques éclaircissements à Fifi.
      Luniterre dit qu’il est Marxiste-Léniniste. Cela ne nous avance pas beaucoup puisque Trotsky aussi disait qu’il était marxiste léniniste. Il faut cependant bien saisir l’énorme différence qu’il y avait entre les deux.
      Comme vous dites : il faut partir des faits.
      En premier lieu et pour bien vous différencier des trotskistes avec une autre étiquette, il faut dire haut et fort que vous défendez le stalinisme au moins jusqu’en mai 1943 c’est à dire y compris avec l’accord Staline-Hitler (Pacte de non-agression Ribbentrop Molotov) puis que vous défendez la politique de Mao. Vous faites partie de ceux que tout le monde appelait dans les années 1960-70 les maoïstes. C’est à dire que vous assumez tout à la fois les millions de morts du stalinisme et ceux du maoïsme.
      Donc, sauf si vous m’expliquez que c’est totalement impropre, je dirai, pour faire simple et être clair, que vous êtes maoïste.
      Il est assez curieux, dans ces conditions, que vous ayez trouvé bon de nous comparer avec le PRCF. Vous êtes en effet complètement d’accord avec ce que défend ce parti, au moins pour assumer le stalinisme, comme le fait Annie Lacroix-Riz. Cette dernière regrette que le PCF soit allé trop loin dans la condamnation des crimes de Staline à partir du rapport de Khrouchtchev sur « les abus du culte de la personnalité ». Vous qui n’êtes pas impliqué par ce rapport puisque pour cette période vous défendez Mao, je suppose que vous défendez, vous aussi, tout le stalinisme de cette époque.
      Je rappelle que Staline a exterminé tous les bolcheviks de 1917 et tous les cadres de l’armée rouge qui ont gagné la guerre civile. Je mets au défi tous les staliniens (que ce soit vous ou Annie Lacroix-Riz) de me citer un nom d’un bolchevik qui aurait survécu.
      C’est dire que pour vous, en 1917, il n’y avait que deux vrais bolcheviks : Lénine et Staline. Tous les autres se sont avérés être des traîtres vendus, selon les circonstances, au trotskisme, au capitalisme américain ou au nazisme.
      Voilà quelques faits très éclairants qui vous rapprochent du PRCF. Il est vrai, par contre, que vous êtes actuellement très différents du PRCF puisque vous êtes contre le Frexit.
      Notons ainsi, quelques constances dans votre politique, car vous défendez à la fois l’accord Staline-Hitler et la pleine collaboration actuelle avec l’UE.
      C’est vrai, et je suis sur ce point entièrement d’accord avec Fifi, cela est très différent de notre politique. Nous comprenons que vous n’avez rien à faire d’un nouveau CNR.
      Ce n’est pas sans intérêt pour moi de discuter avec un maoïste. Cela ne m’était jamais arrivé auparavant. J’ai eu l’impression que c’était une espèce en voie de disparition mais je suis ravi d’apprendre que nous avons évité la catastrophe écologique : il reste quelques survivants.
      Vous avez noté, à juste titre, que le trotskisme avait complètement disparu dans l’URSS. En effet, avec l’accusation de « trotskisme », les bourreaux de Staline brassaient très large puisqu’ils qualifiaient ainsi tous ceux qui critiquaient Staline lesquels étaient donc tous exterminés. Le trotskisme, comme vous l’avez justement remarqué, n’a pu survivre que dans les démocraties capitalistes car quelques uns ont été assassinés par les services de Staline mais il n’a pas pu tous les supprimer. J’ai l’impression que vous le regrettez. J’aimerais donc pour terminer faire une évaluation de votre dangerosité. J’aimerais savoir ce qui se passerait si vous aviez l’occasion de m’assassiner. Le feriez vous ?


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 novembre 09:59

      @Jean Dugenêt
      Je suis entièrement d’accord avec ton analyse en ce qui concerne la disparition de toute la classe politique qui a fait la révolution d’octobre, par Staline, qui les a tous fait zigouiller.

      Sur le maoïsme, je ne me prononce pas, je ne connais pas le sujet suffisamment.


    • Luniterre 20 novembre 10:02

      @Jean Dugenêt

      Trop drôle !!! M. Jean Dugenêt, je n’ai évidemment aucune intention de vous assassiner, et cela d’autant moins que vous me faites bien rire ! Les occasions étant rares de rire avec la réalité du vécu politique, ce serait donc vraiment dommage ! Il est vrai que tourner globalement la politique en dérision est souvent une occasion de rire, comme le font parfois encore quelques rares humoristes talentueux, mais dans votre cas, le plus drôle et le plus improbable, c’est que vous semblez faire le sketch directement de l’intérieur même de la classe politique, sans avoir à la caricaturer le moins du monde.

      Pour commencer, quelques titres d’articles sur Mao et le maoïsme, que vous auriez du trouver sur TML, si vous aviez cherché un tant soit peu !

      Rien que dans les rubriques sous le titre du blog, il y a déjà celui-ci >>>

      Chine  : capitalisme ou socialisme ? __ Aux racines du révisionnisme maoïste 

      Le mensonge du maoïsme

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/28/le-mensonge-du-maoisme/

      Mao déclassifié…1954 : Les premiers ravages du maoïsme en France…

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/01/25/mao_declassifie_3_1954_les_p remiers_ravages_du_maoisme_en_france/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/07/08/de-mao-a-xi-deux-visages-et-deux-formes-du-capitalisme-detat-en-chine/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

      De Mao à Ma, ou la « philosophie » chinoise du capitalisme !!

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/10/de-mao-a-ma-ou-la-philosophie-chinoise-du-capitalisme/

      Tout ça pour ça… ?! Ou les éternels démons kollabos de la petite bourgeoisie maoïste

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/08/tout-ca-pour-ca-ou-les-eternels-demons-kollabos-de-la-petite-bourgeoisie-maoiste/

      Janvier 1968, Révolution « culturelle » dans le Hunan : la gauche prolétarienne écrasée par le pouvoir maoïste !

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/07/09/janvier-1968-revolution-culturelle-dans-le-hunan-la-gauche-proletarienne-ecrasee-par-le-pouvoir-maoiste/

      Le maoïsme, une « dialectique » de la trahison

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/04/le-maoisme-une-dialectique-de-la-trahison/

      Etc…

      Bref, je n’ai pas que ça à faire, et si je devais recenser tous les articles consacrés, sur TML, à la critique du maoïsme, et depuis ses origines en 1927, je pense même que cela ne tiendrait pas dans les 10 000 caractères qui sont la limite d’un post sur Agoravox !

      Par votre incapacité à analyser simplement le contenu d’un blog internet au XXIème siècle vous faites la preuve plus qu’évidente de votre incapacité quasi monumentale à analyser quoi que ce soit en termes de documentation, et donc également, en termes d’analyse et de recherche historique !

      Votre démarche pour le moins stupide et carrément ridicule est une bonne illustration de l’incapacité générale de la classe politique française dont le prolétariat est précisément lassé au point de s’en désintéresser totalement, et notamment de se détourner de ses joutes électorales de plus en plus pitoyables.

      Il n’y a donc aucun besoin d’attenter à votre vie, pas plus qu’à celle de vos pairs dans cette classe de minables, et dont vous êtes donc l’archétype particulièrement drôlatique, et c’est donc bien là votre mérite essentiel !

      Luniterre


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 novembre 10:36

      @Luniterre
      la base nationaliste bourgeoise qui est la sienne..


      Quelle ignorance ! Vous me faites penser à ces membres du PCF , européistes jusqu’au trognon, qui ont voulu interdire aux militants de l’ UPR de tracter dans les manifestations de 2018, pour la défense des services publics !

      Ils sont, comme vous, contre le Frexit ! Quelle coïncidence ! Ces euronouilles défilent maintenant avec les islamistes... Sans doute les islamistes font des analyses en terme de classes sociales, eux !

      L’UPR a été la seule délégation politique française à se rendre en Russie & en Crimée pour le 70 e anniversaire de la victoire contre les nazis !

      L’UPR en visite officielle en Crimée.

      UPR et le refus de la France de condamner la glorification des nazis.

      L’UPR a demandé au gouvernement français de reconnaître le résultat du référendum en Crimée.

      UPR sur le vol MH17 et contre les sanctions envers la Russie.

      UPR septembre 219, sur la conférence franco russe de Moscou

      Etc etc... j’en ai encore une bonne dizaine à votre disposition !


    • Luniterre 20 novembre 10:57

      @Fifi Brind_acier
      Merci pour ces quelques références, mais qui ne répondent donc en rien sur votre incapacité à mobiliser vos impressionnantes troupes militantes UPR de près de 40 000 membres (ou 38 000, selon les sources...) en résistance à l’agression « idéologique » de l’UE contre la Fédération de Russie, par sa « résolution » du 10/09/2019.
      Le terme « bourgeoisie nationale » n’a rien de péjoratif, dans mon analyse >>> c’est simplement une analyse de classe réaliste >>> en Russie il en existe encore une, et encore actuellement au pouvoir, et en résistance, dans les limites de sa nature de classe, contre l’impérialisme, et principalement US.
      En France il existe un nationalisme des classes moyennes et de la petite bourgeoisie, dont l’UPR est en quelque sorte l’« avant-garde », tout étant relatif, mais qui ne présente manifestement pas la même capacité de résistance anti-impérialiste, ce qui est du reste logique, selon sa nature de classe même.

      Luniterre


    • Luniterre 20 novembre 11:24

      @Fifi Brind_acier

      En tentant de couvrir votre compère, l’inénarrable Dugenêt, vous courrez simplement le risque de vous couvrir vous-même de ridicule, et c’est vraiment dommage, vu la relativement bonne qualité de vos posts, surtout en comparaison des siens, évidemment !

      Le « défi » qu’il pose est simplement un de plus parmi les poncifs trotskystes relayés complaisamment par l’ « historiographie » au service du système. Même sur Google, média asservi parmi tant d’autres, il suffit de cinq minutes pour le relever :

      Boudienny, Kalinine, Kirov, Jdanov, Vorochilov, Kaganovitch,Dzierżyński, Molotov, Joukov, etc...

      Bien entendu, une fois dénoncé ce genre de mensonge trotskyste éhonté et relayé par le système, reste à faire une analyse réellement marxiste de l’histoire de l’URSS, mais ce n’est donc certainement pas possible en suivant la logique absurde et même grotesque de la mythologie trotskyste.

      Le présent article sur la pensée économique de Trotsky en est déjà un élément, au-delà de la problématique connexe de son prétendu « programme de transition ».

      Luniterre


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 novembre 16:52

      @Fifi Brind_acier
      Bonjour,
      Il est en effet essentiel de comprendre que Staline à liquider toute la classe politique qui a fait la révolution d’octobre. D’où ma sympathie à l’égard de ceux qu’on appelle les trotskistes. Je n’entre pas dans les nuances quand je discute avec les staliniens mais, si tu lis ma présentation tu verras que j’explique que je ne suis pas à proprement parler trotskiste puisque je ne suis membre d’aucune organisation qui se réclame du trotskisme. Il est de ce point de vue aberrant de dire que je fais de « l’entrisme ». Ce n’est d’ailleurs pas la seule raison. J’ai aussi un regard critique sur le parti bolchevique et l’action de Trotsky. Je partage bien des critiques faites par Rosa Luxembourg et je n’accepterai jamais qu’on puisse exécuter des enfants. Trotsky a cautionné l’exécution de la famille du tsar même s’il n’a pas participé à la prise de décision. J’ai aussi bien des réserves sur la répression de la révolte de Cronstadt et sur la lutte contre Makhno. Tant et si bien que j’ai des tendances libertaires.
      Je ne suis pas beaucoup plus compétent que toi sur le maoïsme mais je sais notamment que Mao a mené une politique dites « du grand bon en avant » qui a amené une épouvantable famine.


    • nemo3637 nemo3637 20 novembre 17:31

      @Jean Dugenêt
      Je n’en suis pas, ni trotskyste, ni stalinien, ni maoïste...
      Pourtant je trouve les analyses de Lumiterre intéressantes quand elles parlent d’aujourd’hui, de ce que nous vivons à présent.
      D’accord aussi pour dire qu’il faut « s’accrocher » pour lire toutes ces pages, et connaître un peu aussi le matérialisme dialectique
      C’est vrai ou c’est faux, on le démontre. Mais l’invective qui consiste à tenter de mettre une étiquette à un interlocuteur pour le discréditer, n’apporte rien.
      Assez des croyances religieuses, place au savoir !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 novembre 20:24

      @Luniterre
      En France il existe un nationalisme des classes moyennes et de la petite bourgeoisie,

      Je crois que je vais cesser de discuter avec vous, vous êtes d’une mauvaise foi crasse, ou inculte, j’hésite.

      La souveraineté, c’est l’indépendance politique, économique, juridique, monétaire, diplomatique et militaire.

      Puisque vous aimez la Russie, voici une chanson de patriotes russes, ils ne sont pas xénophobes, ils aiment leur pays.

      Cela n’a rien à voir avec le nationalisme, qui est de la xénophobie envers les étrangers et tous ceux qui ne leur ressemblent pas.

      PS : L’UPR n’a pas à suivre votre agenda politique.


    • Luniterre 20 novembre 20:59

      @Fifi Brind_acier
      Le nationalisme, c’est, par définition, la défense de la nation !
      Donc je n’y vois personnellement qu’une dénomination purement factuelle de cette réalité, sans connotation positive ou péjorative particulière.

      Le nationalisme actuel de la bourgeoisie nationale russe est positif dans la mesure où il constitue une force anti-impérialiste positive dans le monde actuel.

      Cela est pour moi complètement distinct de mon affection personnelle pour la culture russe.

      Si la Russie devient à son tour une puissance impérialiste, comme c’est le cas de la Chine, actuellement, mon affection culturelle ne m’empêchera pas de combattre, dans la mesure du possible, le nationalisme russe qui deviendra à ce moment une force économiquement et socialement réactionnaire. Vu... ?

      Si la classe moyenne et la petite-bourgeoisie développent un jour en France une force politique réellement anti-impérialiste, je pense que le mouvement prolétarien, s’il en existe un, devra tenter de créer un front uni avec ces classes.

      Je n’ai évidemment aucune prétention de dicter l’agenda d’aucune formation politique particulière, que ce soit l’UPR ou le PRCF. J’analyse leurs propositions et démarches et j’en tire les conséquences. Point barre !

      C’est donc ce que j’ai fait suite à cette « résolution » du 19/09/2019, et j’exprime donc mon avis librement, tant que c’est encore possible, en tant que blogueur.

      Et mon avis reste qu’il n’y a pas eu en France d’action anti-impérialiste conséquente à cette occasion ! La seule conséquente étant, à minima et à la base, de soutenir activement la position officielle du gouvernement fédéral russe, ce qui n’a pas été fait. C’est un simple constat. Consternant !

      Bonne fin de soirée,

      Amicalement,

      Luniterre


  • Sirius Sirius 18 novembre 18:22

    Anti-capitalisme cela ne veut rien dire... être pour son dépassement cela à un sens historique.

    Le Troskysme y a que cela, de Mediapart à lutte ouvrière etc. le seul communisme qui semble être tolérable. 

    Y a Marx Lenine et Mao en pensée sans oublier Staline y a pas besoin de Trotsky... le traître.


    • Luniterre 18 novembre 18:39

      @Sirius

      "Anti-capitalisme cela ne veut rien dire...

      Effectivement, si l’on a rien à proposer comme alternative...

      Un point d’accord avec vous, en quelque sorte >>>

      Que l’on baptise « socialisme » ou non l’alternative nécessaire au capitalisme, c’est donc à la limite un point secondaire, l’essentiel étant de comprendre les fondamentaux de cette problématique politique, économique et sociale.

      >>> rupture avec le capitalisme >>>

      « être pour son dépassement cela à un sens historique. »

      >>> d’où la nécessité d’une phase de transition... !!!

      >>>mais bien réelle et non à la mode Kollabo-trotskyste !!!

      Luniterre


    • Sirius Sirius 18 novembre 18:46

      @Luniterre

      Y a pas d’alternatif, y a le communisme ou rien...


    • Luniterre 18 novembre 19:03

      @Sirius

      Enfin une affirmation compréhensible et effectivement en contradiction avec celle de Marx >>>

      Critique du Programme de Gotha, citée dans cette article

      >>>https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2019/11/marx-critique-du-programme-de-gotha-g1-.pdf

      D’où la citation >>>« Ce à quoi nous avons affaire ici, c’est à une société communiste non pas telle qu’elle s’est développée sur les bases qui lui sont propres, mais au contraire, telle qu’elle vient de sortir de la société capitaliste ; une société par conséquent, qui, sous tous les rapports, économique, moral, intellectuel, porte encore les stigmates de l’ancienne société des flancs de laquelle elle est issue. »

      >>> c’est à dire une première phase communiste de transition !

      Luniterre


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 12:33

      @Sirius,
      Y a pas d’alternatif, y a le communisme ou rien...


      Si, si, il y a une alternative en Europe, c’est de commencer par en sortir !

      En y restant, on va finir comme les Grecs.
      Ils ont fait plus de 20 000 manifestation en 4 ans.
      Les salaires sont misérables, et les retraites ont été baissées 12 fois.
      Ils sont ruinés.

      Et le communisme, c’est si les citoyens veulent bien.
      Et s’ils veulent bien, il faut les conditions pour réussir, dont aucune n’existe aujourd’hui. Sinon de se faire tirer dessus comme des lapins et de remplir les cimetières.


    • Luniterre 19 novembre 13:18

      @Fifi Brind_acier

      Pessimiste ? Déprimée, aujourd’hui ??

      On peut se demander, effectivement, pourquoi les Grecs n’ont pas opéré « radicalement » selon la voie d’un « grecxit » !!!

      Et en tentant de « rebondir » sur les bêtises intersidérales de Sirius vous vous perdez donc carrément dans le vide...

      Y a pas d’alternatif, y a le communisme ou rien...

      L’article, à la base et de fait, sur les principes économiques de transition, répond précisément aussi à ce genre de stupidité « gauchiste », même si ce n’était pas l’objectif désigné...

      D’une pierre, deux coups... Plusieurs objectifs atteints en même temps, ça devrait donc vous plaire, selon l’une de vos réponses !!!

      Luniterre


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 14:45

      @Luniterre
      On peut se demander, effectivement, pourquoi les Grecs n’ont pas opéré « radicalement » selon la voie d’un « grecxit » !!!


      Parce qu’ils sont accros aux subventions européennes.

      Parce qu’ils ont fait confiance à des Partis politiques européistes, comme Syriza.

      Et sans doute aussi, parce que les médias devaient leur seriner, comme aux
      Britanniques, que ce serait « un cataclysme » s’ils sortaient de l’ UE & de l’euro.

      La Grèce ayant une importante base de l’ OTAN, on peut faire confiance aux médias pour présenter la sortie de l’UE comme un désastre, bien pire que les hommes en noir de la Troïka... .

      Mais vous remarquerez, qu’ils n’ont pas fait la révolution non plus.
      La police grecque a tiré à balles réelles.

      Ce qui renvoie au texte de Bruno Guigue, que vous n’avez pas commenté :
      « Un peuple désarmé sera toujours vaincu »
      Bonne journée.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 novembre 20:48

      @Luniterre
      Il y a une chose que j’ai oublié concernant la Grèce, c’est un pays riche, elle a des mines d’or, du gaz et du pétrole offshore.

      La souveraineté + les richesses, auraient permis à la Grèce de sortir de ses dettes et de redresser son économie. Mais les vautours ont veillé à ce qu’il n’en soit rien.

      Le pétrole a été acheté par une entreprise américaine Noble Energy, avec un contrat léonin, et le lobbyiste de Noble Energy, ... c’est Bill Clinton.
      Le monde des vautours est petit, finalement.

      Selon son rapport, Washington propose que la Grèce obtienne 20 % du chiffre d’affaires, la Turquie 20 % et la société états-unienne Noble Energy, société qui a déjà assuré le forage dans les eaux israéliennes et au large des cotés grecques, obtiendrait la part du lion, c’est à dire 60 % [12].

      Bill, l’époux de la secrétaire d’État Hillary, est lobbyiste à Washington pour le compte de Noble Energy. [13]


  • Sirius Sirius 18 novembre 18:45

    Je reprendrais demains mais une chose est sur, soi vous n’êtes pas communiste, soi vous avez lu de travers, ou compris de travers la notion de materialisme-dialectique... En tout cas vous êtes pas aussi communiste que CHurchill au autant que le NPA.



    En France voici déjà le premier anniversaire du 17 Novembre qui a vu s’allumer la révolte des « Gilets Jaune ». Ce mouvement, miné par ses propres incohérences et surtout = Normal les gilets jaune sont la classe moyens, donc une classe fictive, ils n’ont pas de socle historique. C’est une sorte de nuit debout 2.0, dans une logique d’apolitisme qui vire vite anarchisme.


    C’était donc pourtant, à l’origine même du terme, la formulation signifiant une rupture avec le système capitaliste = Dejà il faut porter la rupture en soi, les Gilets Jaunes de base c’est une révolte fiscale. Faire comme avant avec plus, il ne porte pas dans leurs cœurs la notion de rupture. Comme un grand nombre de gens à notre époque cela va de soi.


    Il ne suffit donc pas de pourfendre la finance = Drôle de parler de finance quand il s’agit de bourgeoisie…


    Le pouvoir de la finance n’est immense que parce qu’il contrôle l’appareil productif = Vraiment drôle tout de même ce communisme qui parle de finance et pas de bourgeoisie…


    que ce soit d’un groupe financier à l’autre = C’est si dur de parler de bourgeoisie pour un communiste ?


    La notion de valeur-travail est à la base même de l’approche critique que Marx fait du capitalisme. = Tout à fait, mais la base de Marx c’est le Matérialisme et vous n’êtes pas dans le materialisme quand vous parlez de finance.


    Se réclamer marxiste sans en avoir au moins compris les bases = Se réclamer du Marxisme et ne pas parler de bourgeoisie c’est sûrement d’être d’extrême-gauche ou d’ultra-gauche à vous de voir.


    Évidemment, la solution idéale serait bien que toutes ces révoltes se coordonnent à l’échelle planétaire et engendrent une force politique suffisamment puissante pour régler à la fois les problèmes de la répartition mondiale et à l’intérieur de chaque pays. = Bas oui pour cela il faut la force du materialisme-dialétique et revenir à un Marxisme Orthodoxe et non pas un truc qui nous parle de finance, de système, d’élite ou qui fait du national-révolutionnaire etc. c’est générale je parle pas que pour vous.


    en dépit des bons niveaux de coordinations spontanées atteints grâce au système moderne des « réseaux sociaux ».= Basé une révolution sur les réseaux sociaux comment dire… cela me laisse sans voix. Il faut faire un travail de fond et non de forme à moins de vouloir faire la rvolution à grand coup de t-shirt Che etc.


    Marx lui-même, bien qu’étant le principal promoteur de l’internationalisme en son temps, avait parfaitement conscience de ce type de limitation et entendait donc bien la transition révolutionnaire comme une rupture anticapitaliste à l’échelon national d’abord = Anti-capitalisme… Marx… il a pas appelé à son dépassement…


    En effet, ce qui sépare le pouvoir de la classe prolétarienne = Donc c’est plus la bourgeoisie contre le prolétariat, mais le prolétariat contre le pouvoir… vous êtes un escroc.


    • Luniterre 18 novembre 18:56

      @Sirius

      Avant d’insulter, ce qui, de plus, ne mène à rien, il faut avoir au moins un argument cohérent... Chez vous, on cherche en vain... !

      Bon courage, pour la suite de vos élucubrations diverses...

      Luniterre


    • Sirius Sirius 18 novembre 19:47

      @Luniterre

      Constater et insulter, y a une nuance, vous n’avez rien à répondre sur votre mélange des genres... vu qu’il n’y a pas de fond, juste de l’embrouille et de esbroufe.

      C’est tellement gros surtout dire : le prolétariat contre le pouvoir.... parler de finance et d’anti-capitalisme....

      Pas grave je continuerais non pour vous, je compte pas vous apprendre grand chose, vous êtes trop à l’ouest, mais pour les gens qui passerons par ici.


    • alexis42 alexis42 18 novembre 20:29

      @Sirius
      « Je reprendrais demains mais une chose est sur, soi vous n’êtes pas... »

      Une chose est sûre : vous êtes aussi mauvais en orthographe qu’en calcul !


    • rogal 18 novembre 22:17

      @alexis42
      Cessez de faire obstacle à la révolution par les mots et dans les mots, espèce de trotskiste bourgeois !


  • Jonas Jonas 19 novembre 08:20

    L’idéologie marxiste érige en principe que la nation doit disparaître. Dans le « Manifeste du Parti communiste », Karl Marx explique même que tout comme le capitalisme mondialiste, le communisme participe à l’abolition des états nations :

    « En outre, on accuse les communistes de vouloir abolir la patrie, la nationalité.
    LES OUVRIERS N’ONT PAS DE PATRIE. On ne peut leur ravir ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat de chaque pays doit, en premier lieu, conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation, il est encore par là national, quoique nullement dans le sens bourgeois.
    Déjà les démarcations et les antagonismes nationaux des peuples disparaissent de plus en plus avec le développement de la bourgeoisie, la liberté du commerce et le marché mondial, l’uniformité de la production industrielle et des conditions d’existence qu’ils entraînent. L’AVÈNEMENT DU PROLÉTARIAT LES FERA DISPARAÎTRE PLUS VITE ENCORE. L’action commune des différents prolétariats, dans les pays civilisés, tout au moins, est une des premières conditions de leur émancipation. »patrie

    Karl Marx - « Manifeste du Parti communiste »

    « Si le prolétariat, dans sa lutte contre la bourgeoisie, se constitue nécessairement en classe, s’il s’érige par une révolution en classe dominante, et comme classe dominante, détruit par la violence l’ancien régime de production, il détruit, en même temps que ce régime de production, les conditions de l’antagonisme des classes ; il détruit les classes en général et, par là même, sa propre domination en tant que classe. »
    « Les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l’ordre social passé. Puissent les classes dirigeantes trembler à l’idée d’une révolution communiste ! Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. »
    Karl Marx - manifeste du parti communiste

    Imposez la collectivisation des biens et la fin de la propriété privée nécessite une phase de transition, une organisation dictatoriale du prolétariat.
    Si un beau jour, la police débarque chez vous en vous expliquant que votre maison (30 ans d’économie et de travail pour la payer de votre sueur), votre voiture, votre téléviseur, tout cela vous est retiré et devra être partagé et redistribué plus tard entre les camarades, vous avez plutôt l’air de bonne pâte, ça peut passer, mais une grande majorité de la population dans la même situation risque de ne pas être d’accord, et tenter d’organiser la révolte : d’où l’utilité des goulags mis en place par le régime transitoire dictatorial pour mater les rebellions.
    Selon quels critères, qui décide qui a le droit de recevoir quoi, et en quelles quantités ? Un type qui n’a jamais travaillé devrait-il bénéficier de la même maison, de la même voiture qu’un ingénieur, qu’un ouvrier qui bosse toute la journée ? Si oui, quel intérêt d’aller travailler ?
    De même pour les agriculteurs et les propriétaires fonciers, toutes leurs récoltes leur sont retirées pour être redistribuées.
    Des gens qui travaillaient toute leur vie sur des terres reçues en héritage se retrouvent le lendemain sans rien, (famines en Ukraine, Holodomor).

    L’idéologie révolutionnaire de lutte des classes de Karl Marx diffusée dans le Monde entier a engendré le marxisme, le communisme, le léninisme, le trotskisme, le stalinisme, le nazisme, le castrisme, le maoïsme,.. qui ont fait plus de 100 millions de mort en moins d’un siècle par la répression, la mise en place de camps de concentration, et l’extermination de femmes, enfants, vieillards, civils, militaires qui refusaient de se plier à la doctrine de l’état social.

    Le communisme, une utopie irréalisable.


    • Luniterre 19 novembre 09:55

      @Jonas
      Belle rhétorique, qui est celle du royaume des idées simples, pour ne pas dire, simplistes… !

      Je vais donc m’efforcer de vous répondre simplement, dans la mesure de vos capacités de compréhension telle qu’elles ressortent de votre propos.

      >>> La phase de transition, que Marx a également baptisé dictature du prolétariat, comme l’évoquez vous-même, vise à une correspondance entre forces productives, encore insuffisamment développées, à ce stade, qui est encore actuellement celui de nombreux pays sur la planète, (une évidence qui vous échappe peut-être ?), et besoins sociaux réels et urgents, encore insatisfaits (900 000 000 d’êtres humains souffrent encore simplement de la faim, dans le monde actuel, selon les estimations tout ce qu’il y a d’officiel, et chaque jour, des milliers en meurent !).

      Notez qu’il ne s’agit pas de nourrir des parasites pour autant, vu que cela implique donc une correspondance avec le partage du travail, comme il est expliqué dans l’article :

      « de chacun selon ses besoins [réels et urgents, donc, comme on vient de le voir] selon son travail »

      Le partage du travail fait donc que chacun en capacité de travailler reçoit pour son travail de quoi vivre au moins très décemment, dont un logement approprié, etc.… Il n’est donc évidemment pas question de « collectiviser » le fruit du travail de chacun, mais au contraire de le mettre précisément à sa juste valeur, la valeur-travail fournie à la collectivité par chacun !

      Maintenant, il ne s’agit pas non plus d’affamer ni d’exproprier les retraités, les mères au foyers et leurs enfants, les handicapés, les malades, etc. Mais bien au contraire de leur garantir une vie également décente, et pour les enfants une éducation réellement gratuite et accessible à tous, jusqu’au niveau le plus élevé, s’ils en ont la motivation et la capacité. Vu… ???

      Comme Marx nous l’explique, cela commence donc, de façon malheureusement encore très imparfaite, pays par pays….

      Quand le monde entier aura au moins acquis ces droits basiques et fondamentaux, le monde aura déjà changé de base, comme dit la chanson d’Eugène Pottier !

      https://youtu.be/Ykln5iQqw1E

      Et donc, les frontières perdront quelque peu de leur utilité, comme les « frontières » régionales de jadis… !

      Seul petit inconvénient, je le crains fort, comme le dit une autre chanson >>>

      « Quand les hommes vivront d’amour
      Il n’y aura plus de misère
      Les soldats seront troubadours
      Mais nous nous serons morts mon frère »


      https://youtu.be/EspK03oWGN0


      Vu… ??? et entendu ???


      Luniterre



    • eau-pression eau-pression 19 novembre 10:08

      @Luniterre

      Pas mal, la commisération préalable. Quel complexe révèle-t-elle ?


    • Luniterre 19 novembre 10:25

      @eau-pression

      >>> voir ma réponse à votre post ci-dessous !

      Luniterre


    • eau-pression eau-pression 19 novembre 11:27

      @Luniterre
      Nous partageons donc la défiance envers les marxiens. Chez moi, c’est le rejet d’une façon de penser qui aboutit inexorablement au « gouvernement des algorithmes » qui serait nécessairement optimisé, par quelqu’un.

      Si être matérialiste, c’est d’identifier le fait humain avec l’émergence du fait culturel, quelle civilisation n’est pas matérialiste ? Après avoir accepté cette façon de voir le monde, on n’est pas obligé de décider qu’on a tout compris. C’était le sens de ma question.

      De façon plus personnelle, je me souviens que c’est d’abord l’inévitable spécialisation des individus dans le développement d’une culture qui m’a interrogé, puis le refus d’un spécialiste des questions mystiques/romantiques s’est imposé. La vraie question devenant : comment lier son destin personnel à celui des autres ?


    • Jonas Jonas 20 novembre 00:16

      @Luniterre "La phase de transition, que Marx a également baptisé dictature du prolétariat, comme l’évoquez vous-même, vise à une correspondance entre forces productives... et besoins sociaux réels et urgents, encore insatisfaits"

      C’est plus que ça.
      C’est la fin de la propriété privée et la mise en place de la collectivisation par la force et la violence armée, comme Karl Marx le préconisait lui-même dans son manifeste du parti communiste, avec tout ce que cela implique (constitution de milices et de corps para-militaires spécialisés, mise en place de camps de concentration, propagande, etc...).
      Dans le but de constituer une société mondialisée, formée d’une masse humaine sans spiritualité, sans patrie, sans culture, sans identité, sans patrimoine, l’homme réduit à n’être qu’un prolétaire, un ouvrier, une machine à produire.


    • Luniterre 20 novembre 01:06

      @Jonas

      Votre pseudo « lecture » de Marx est juste une caricature grotesque que vous en faites... Je ne sais pas trop ce qu’est votre conception de la « spiritualité » mais vu votre propension à caricaturer la pensée des autres, on ne peut que craindre le pire... Il est vrai que la « spiritualité » catholique a déjà produit l’inquisition et autres applications réellement caricaturales de ses propres dogmes, eux-mêmes déjà assez caricaturaux...

      Pourquoi ne nous faites vous pas un petit exposé de votre « spiritualité » ???

      Ça doit être passionnant !

      Dans l’attente impatiente de cette « révélation »,

      Bien à vous,

      Bonne fin de soirée,

      Luniterre


  • Julot_Fr 19 novembre 09:29

    Propagande de mer.. ce que nous avons n est pas du capatilisme mais du mercantilisme.


  • Julot_Fr 19 novembre 09:37

    Mercantilisme. Cest quand le reseau de multinationales a un acces illimite a l argent dette fraudulent emis par les banques. Ainsi GE, maintenant au bord de la faillite, rachetait Alstom il y a 3 ans


  • eau-pression eau-pression 19 novembre 10:05

    @Luniterre @MaugisM

    Qu’était Le Grand Soir dans l’esprit d’un militant communiste des années 1970, sinon le jour d’une épuration ?

    Pratiquer le matérialisme dialectique, c’était avoir réponse à tout.

    Mais aujourd’hui, qui ressemble à Je Sais Tout ? Google.

    Les capitalistes comprennent mieux le matérialisme que les marxistes. Ils ont convaincu deux jeunes informaticiens qui n’avaient pas, a priori, l’intention de produire un instrument de contrôle de la société, de donner à la finance un pouvoir sur leur création (introduction en bourse).

    Ce faisant, après moult étapes, les GJs disposent aujourd’hui d’un moyen pour se coordonner. Ils découvrent en même temps la difficulté de concilier les aspirations des uns et des autres


    • Luniterre 19 novembre 10:15

      @eau-pression

      Contrairement à ce que vous pourriez supposer, je suis essentiellement d’accord avec vous !

      Du reste, comme il est simplement constaté dans l’article, la très grande majorité des pseudo-« marxistes » n’ont jamais réellement lu Marx, pas plus que les trotskystes n’ont réellement lu Trotsky, comme cela vient donc d’être démontré de façon évidente.

      Par contre, les capitalistes, eux-mêmes, tentent d’utiliser les connaissances économiques tirées de Marx pour essayer de colmater les brèches de leur système de m... C’est le courant économique qui se dit « marxien ». Genre Attali et Cie...

      Luniterre


    • eau-pression eau-pression 21 novembre 10:22

      Bonjour @Luniterre

      Est-ce du matérialisme de s’intéresser aux processus psychologiques à l’oeuvre dans nos choix politiques ? S’il nous arrive que notre psychisme nous échappe, on répond non.

      Dans vos échanges avec @Dugenêt, deux interprétations différentes de la période stalinienne s’affrontent. Vous avez compris que je n’ai que les préjugés lambdas sur ce qui s’est passé. Par contre, ce qui me fascine, c’est la facilité avec laquelle une société humaine peut s’ériger en dictature. Staline n’est donc qu’un cas particulier pour moi.

      Le mécanisme à l’oeuvre, n’est-ce pas la tendance à s’associer en structure pyramidale ? Ce qui devient concret pour l’individu, c’est sa position sociale : au dessus, on ne comprend pas ce qui se passe mais c’est supposé bon pour la survie du groupe, au-dessous on a tout pouvoir, et c’est si bon ! Une espèce de jeu sado-masochiste.

      Je vous confie cette réflexion au fil de l’eau, n’ayant pas encore fini un petit texte de Trotsky sur la morale dont @Dugenêt nous a conseillé qq part la lecture. Quand il vous demande si vous le tueriez, je comprends : « que faites-vous des gens qui refusent à la fois d’être l’individu de base qui n’a aucun pouvoir, et de s’insérer dans la pyramide à un quelconque niveau ? »

      Mais revenons au bon usage du matérialisme. Vous m’avez répondu sur l’absence de lecture de Marx des uns, et la lecture biaisée des autres. Sur la capacité intégratrice du système américain (google introduit en bourse) vous ne m’avez pas donné votre avis. Dans l’actualité, il y a les débats incessants sur la perversion narcissique et variantes. On peut penser que c’est une manifestation de l’oligarchie cherchant à mettre la psychologie à son service. On peut aussi se demander, sinon ce serait franchement désespérant, s’il n’y a pas un message que la société fait remonter vers les sphères de pouvoir, et que celles-la ne bloquent pas. N’étant pas totalement naïf, je n’oublie pas qu’ils ont suicidé Epstein.


    • Luniterre 21 novembre 13:46

      Bonjour, @eau-pression

      Effectivement, chacune des questions que vous abordez peut tout à fait être considérée d’un point de vue matérialiste, y compris dans leur implications psychologiques !

      En tant que marxiste, je pense même évidemment qu’elles le doivent, sauf à se complaire dans l’irrationalité ambiante… !

      La seule petite difficulté étant que chacune des questions que vous posez, la plupart très pertinentes, mériteraient une étude détaillée, sinon une thèse complète, pour chacune !!!

      Ceci-dit, le marxisme n’est pas n’importe quel matérialisme, mais précisément une expression du matérialisme dialectique.

      Cela signifie donc la prééminence, dans le mouvement dialectique, des infrastructures sur les superstructures.

      Et donc, dans l’analyse sociale et historique, la prééminence de la base économique sur les superstructures politiques, qu’elles soient organisationnelles (forme des Etats, des partis, etc.), ou culturelles et idéologiques.

      Google ressort à la fois de ces deux types de superstructures et repose évidemment sur la base économique des rapports de production capitalistes. Il en est même l’expression la plus « moderne » et la plus « avancée » en terme d’évolution de ces rapports, et singulièrement, donc, dans le domaine des superstructures idéologiques.

      Il est, et de très loin, le système de domination idéologique le plus efficace jamais inventé par les classes dominantes.

      Formellement, il semble apporter la liberté la plus totale et l’accès à l’info et au savoir le plus large qui ait jamais été offert à l’humanité… Et en un sens, ce n’est pas faut, puisque il n’y a pas grand-chose que l’on y puisse pas trouver, à condition de chercher ...un peu, beaucoup, ...voire même, à la folie, dans certain cas !

      Le piège réside non pas tant dans la censure absolue, stricto sensu, très réduite, de l’info ou du savoir, mais dans les critères par contre très « sélectifs » qui guident et conditionnent même de plus en plus ouvertement, les réponses que les « moteurs de recherche » renvoient aux questions des internautes, et évidemment, surtout aux question considérées comme un peu trop « curieuses » par les gens qui programment lesdits moteurs, manifestement…

      Google, d’après une rapide recherche, semble donc être une valeur boursière au Nasdaq depuis 2004, déjà. Rien de nouveau, donc. As-t-il jamais été autre chose qu’une entreprise capitaliste, même avant ? J’en doute fort, mais son rôle en tant que superstructure super efficace pour la sauvegarde du système ne fait que se renforcer de jour en jour, et il n’y a aucune raison que cela s’arrête.

      Un réel mouvement de résistance anticapitaliste devra en revenir, et le plus vite le mieux, aux bonnes vieilles méthodes de la Résistance antifasciste, avec des méthodes qui nous paraissent aujourd’hui formellement archaïques, genre imprimeries artisanales clandestines, etc.

      Voilà donc déjà un point de traité…

      Je vous en fais d’autres, dans des posts distincts, à la suite…

      Bien à vous,

      Bonne journée,

      Luniterre


    • Luniterre 21 novembre 15:53

      Re...

      Pour faire très court en répondant à votre question sur ce que vous semblez résumer par une sorte de « syndrome psychologique pyramidal » je serais assez tenté de vous répondre que l’erreur essentielle de Staline est plutôt de ne pas avoir inventé Google !

      Ceci dit, le syndrome pyramidal que vous décrivez existe nécessairement dans toutes les situations de contrainte sociale, et pas seulement en termes formels de dictature politique. Sous Vichy le système restait multi-partis, même si certains étaient exclus du jeu politique. Le jeu « pyramidal », politique ou non, existait pourtant, sous la forme de Kollaboration possible, à tous les niveaux, avec l’occupant. Le même phénomène « pyramidal » se développe, au sein de chaque entreprise capitaliste, en commençant par toutes les forme de « fayotage » possibles et imaginables.

      En soi même, il n’explique rien du tout, mais constitue simplement le reflet, parfois effectivement mortel, des contraintes d’une situation ou d’une époque, et d’un point de vue marxiste, c’est la nature de celles ci qu’il faut analyser, toujours en commençant à la base, et donc essentiellement économique.

      Un autre trait basique de la psychologie humaine, et bien nécessaire en termes de survie, tant de l’individu que de l’espèce, c’est la faculté du tri mémoriel spontané, essentiellement en faveur des facteurs positif, ceux qui permettent de continuer d’avancer dans la vie.

      Il en va évidemment de même pour l’inconscient collectif des peuples, et c’est ce qui explique que les Russes ont maintenant retrouvé et conservé une image essentiellement positive de leur passé soviétique, et plus spécifiquement, ce qui surprend et déplaît fortement en Occident, de la période stalinienne.

      C’est quelque chose que le « syndrome pyramidal » ne peut évidemment pas expliquer.

      La base économique, elle, le peut, et plutôt qu’un long discours, un graphique est souvent plus « parlant », en voici donc un, en lien :


      https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/07/graphe-duree-de-vie-urss-russie.jpg


      Même si vous ne comprenez pas le russe, je vous en explique l’essentiel.

      Il est appelé

      продолжительность жизни в россии

      littéralement >>>

      « durée de vie en Russie »

      tout simplement parce qu’il va de la période tsariste à la période actuelle !

      De plus, il y a les événements les plus symboliques qui y sont repérés, mais je vous invite à en faire votre propre lecture, en fonction des différentes phases d’évolution des superstructures politiques également !

      Malheureusement, je ne dispose pas d’un équivalent aussi global, pour le développement économique, mais d’après les divers fragments, les deux courbes se recoupent aussi parfaitement qu’il est possible, ce qui n’a évidemment rien d’étonnant !


      Bien à vous,


      Amicalement,


      Luniterre


    • eau-pression eau-pression 21 novembre 21:36

      @Luniterre

      Pour répondre sincèrement à votre « amicalement », puis-je vous donner mon impression que, bien qu’il ne me semble pas avoir changé de discours depuis ma lointaine jeunesse envers le marxiste que vous êtes, c’est la première fois qu’on ne me renvoie pas brutalement dans le clan « petit-bourgeois ».
      Il faut dire que j’étais étudiant à la fin des années 70, et que chez les communistes de ma connaissance la conviction idéologique était souvent fortement mêlée d’opportunisme.
      Mais revenons à Google et aux GAFAs. Staline aurait-il encouragé un moyen aussi subtil de domination ? Je n’en sais rien. Ce dont je me souviens, c’est de mon camarade de promo devenu chef de cellule me rembarrant quand je parlais des perspectives sociales qu’ouvrait l’informatique. A cette époque pré-google, j’estimais le potentiel révolutionnaire de cette technique supérieur au « programme commun de gouvernement ».
      Google est venu plus tard. Il semble bien, et c’est mon hypothèse privilégiée, que les fondateurs soient passés de leur propre initiative de la thèse universitaire à la réalisation pratique. Que leur projet ait bénéficié de financements CIA est très vraisemblable (je crois en avoir lu la preuve), mais ce service n’en faisait pas un projet phare. Le financement des premières étapes était à la portée de tous les pays, et pourquoi pas d’un parti politique.
      Bref, c’était au départ de l’infrastructure. Et l’informatique serait restée un bien commun si les données n’avaient pas été captées comme instrument de pouvoir. Hier, j’ai répondu à un questionnaire d’Agoravox me demandant si j’acceptais que mes informations personnelles soient communiquées aux partenaires du site. Il y en a 502 !

      Voila donc une réponse très partielle, mais il se fait tard.

      Bonne soirée


  • Luniterre 22 novembre 17:34

    EN CONCLUSION GÉNÉRALE >>>

    « Avec le prétendu « Programme de Transition » de Léon Trotsky, le Capital a pris dès 1938 une hypothèque sur le mouvement ouvrier. Hypothèque renouvelée par les thoreziens avec les accords du CNR en 1943, et prolongée encore aujourd’hui aussi bien par les trotskystes que par les néo-thoreziens et leur « frexit de gauche ». Sans lever clairement et complètement cette hypothèque révisionniste, il n’y aura pas de renouveau réel de la gauche prolétarienne en France ! » (P. Grindsable sur TML)


    Mais néanmoins…

    Oui ! Il faut sauver le trotskyste Jean Dugenêt !!! (…héritier spirituel de La Bruyère !)

    Luniterre


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