vendredi 29 février 2008 - par Rosemarie

Allumer le feu !

J’habite dans le 93. Pas dans un « quartier » comme on dit maintenant. Quand j’étais jeune, on disait les cités. Non dans un joli pavillon. Mais je vois au loin ces barres inesthétiques qui ne donnent qu’une envie, ne pas s’en approcher. On pense que rentrer, ne serait-ce que sur le parking d’une cité, c’est à coup sûr se faire voler ou brûler la voiture. Un vrai coupe-gorge quoi ! Allez je vous emmène y faire un petit tour...

Beaucoup de cités ont été construites quand faisant appel à la main d’œuvre étrangère, il a fallu loger les familles. C’était l’époque de la reconstruction de la France, des usines de construction automobile qui embauchaient à tout va.

Les Nord-Africains (eh oui on a appelé ainsi les Algériens, Tunisiens et Marocains avant qu’ils ne deviennent vite des bougnoules et maintenant des rebeus) sont d’abord venus seuls afin de gagner plus d’argent qu’au bled.

Puis les familles les ont rejoints et des tours se sont montées à tour de bras dans les banlieues et périphéries des grandes villes. Sans souci d’élégance, d’espace. L’important était de loger tout ce petit monde. C’est comme cela que certaines cités sont nées, comme les 4000 à la Courneuve.

Pour éduquer les enfants, des écoles, des collèges ont aussi vu le jour. Ce sont devenu les ZUP/ZEP et autres appellations barbares que nous a inventées l’Education nationale.

Il y a 40 ans ces familles souhaitaient tellement être intégrées. Les filles voulaient être habillées à l’occidentale et lorgnaient sur les minijupes nouvellement inventées.

Le temps a passé.

Les logements ont vieilli. Mal. Pas souvent de ravalements dans ces coins-là. Pas souvent de jardinier pour entretenir le maigre gazon.

Les OS de chez Renault aussi sont devenus vieux. Leurs enfants ont grandi.

Leurs petits-enfants sont nés en France. Ces petits-enfants, ce sont ceux qui nous font peur avec leur capuche sur la tête et leur air arrogant. Ils n’ont connu que des études suivies de très loin, dispensées par des professeurs souvent débutants. Ils n’ont pas de métier et savent qu’ils n’ont pas d’avenir. Ils ont tagué depuis longtemps tous les murs disponibles dans les couloirs des immeubles.

Ils vivent toujours dans la cité. Où aller d’ailleurs ? avec quel argent ? Ceux qui en ont, on se dit qu’ils dealent. Cela doit être assez vrai. Les autres n’en ont pas et crèvent d’ennui et de désespoir.

Les filles mettent le voile. Pour certaines, on ne voit ni le visage, ni les mains. Ce que leurs mères ont rejeté, les filles l’adoptent.

L’ancien ministre de L’Intérieur, Nicolas Sarkozy et l’actuelle, Michèle Alliot-Marie, font l’embauche chaque année de plusieurs milliers de gardiens de la paix et ce depuis des années.

Par contre rien n’est prévu pour renforcer le soutien scolaire et l’Education nationale (le Mammouth !) doit dégraisser encore !

Je ne parlerai même pas de l’absence de puéricultrices dans les crèches, de personnel soignant dans les hôpitaux, d’animateurs sportifs pour les activités extra scolaires..... non je n’en parlerai pas.

Qu’est-ce que les gouvernements font depuis 40 ans pour réhabiliter ces banlieues ? Rien.

Y-a-t-il un seul gouvernement, de gauche comme de droite, qui ait pris la dimension du problème pour le résoudre (logement - scolarité - emploi) ?

On met des rustines, on achète Fadela Amara avec un sous secrétariat d’Etat. Il est où le fameux plan Marshall en faveur des banlieues ? Clichy-sous-Bois n’est toujours desservie par aucun moyen de transport ferroviaire. Même pas l’ombre d’une ébauche de projet.

L’Etat renforce la présence policière. Et prie pour que cela saute quand il ne sera plus au pouvoir. La patate chaude.

Quand vous rencontrez un de ces jeunes, dites-vous qu’il est révolté et sans illusion.

S’il met le feu, il est responsable mais pas forcément coupable, comme disait Laurent Fabius.

Inutile de lui dire « si t’es pas content tu n’as qu’à retourner dans ton pays ». Car il est dans son pays. Il doit avoir ses chances comme tous les gamins nés ici. Il ne les a pas. Il ne les aura jamais.

Il le sait. Alors il met le feu. Pour montrer qu’il existe.



118 réactions


    • claude claude 2 mars 2008 20:47

      bonsoir fanfan,

      l’histoire de ma famille est un petit résumé des diverses fortunes que l’on peut traverser au cours d’une vie.

      côté paternel : pas de problèmes : notables de province aisés.

      côté maternel : grand-mère issue de la vieille noblesse provinciale polonaise et grand-père, bonne bourgeoisie, étudiant en droit. la première guerre mondiale a dévasté leur pays et ils sont venus en france, où peu à peu ils ont regrimpé dans l’échelle sociale. eux aussi ont souffert de la xénophobie très virulente avant la 2° guerre mondiale. ma mère se faisait insulter à l’école.

      je n’oublie pas d’où je viens, c’est pour cela que je ne peux être ni raciste, ni xénophobe.

      les hasards de la vie font qu’un jour, on habite le palais d’un roi et le lendemain, on peut dormir dans un carton.

      la meilleure façon de mettre un terme à toutes ces violences c’est de pratiquer un melting-pot, et de mélanger les enfants à l’école, et surtout qu’ils soient enfants de cités ou de beaux quartiers, il faut qu’ils aient les mêmes chances de pouvoir se réaliser dans leur vie d’adulte.


    • Rosemarie Fanfan1204 2 mars 2008 21:06

      Bonsoir Claude, c’est exactement ce que je voulais mettre en évidence, l’absence d’égalité de chance de ces gamins, leur quasi absence d’avenir et surtout je déteste qu’on dise à un gamin "tires toi dans ton pays" alors qu’il est né ici. Je n’excuse en rien la violence qu’ils ont. Je n’excsue pas les exactions, loin de là. Si un individu passe la ligne jaune, tant pis pour lui. Mais ces gamins on peut comprendre pourquoi ils agissent ainsi. 

      En tant que femme et mère, je me sens peut-être encore plus impliquée. J’ai offert à mes propres fils toutes les chances (qu’ils n’ont d’ailleurs pas forcément saisi....). La France aurait dû leur donner leur chnce. Bien sûr certains s’en sortent. Mais la majorité ? Je suis inquiète de l’avenir des cités et de ces jeunes. Comme je suis inquiète de l’absence de prise en compte du pb du logement. Je suis horrifiée que des gens dorment dans la rue. Scandalisée de la pauvreté qui s’étend.

      Par votre grand mère, vous avez du sang polonais dans les veines, comme beaucoup de français, il y a un ancêtre qui n’est pas forcément gaulois....


    • claude claude 2 mars 2008 23:40

      pour faire évoluer les mentalités, il y a du pain sur la planche...

      il y a quelques décennies, fernand reynaud avait créé un bijou d’humour noir : le douanier : www.youtube.com/watch

      il y en a beaucoup qui feraient bien de se le remettre en mémoire...

      en voici le texte intégral :

      • J’suis pas un imbécile !

        Moi, j’aime pas les étrangers ! Non !

        Parce qu’ils viennent manger le pain des Français !

        Oui ! J’aime pas les étrangers !

        C’est vrai, c’est comme ça, c’est physique !

        Et pourtant, c’est curieux, parce que, comme profession, je suis douanier ! Alors, on devrait être aimable et gentil avec les étrangers qui arrivent !

        Mais moi, j’aime pas les étrangers !

        Ils viennent manger le pain des Français !

        Et j’suis pas un imbécile ! Puisque je suis douanier !

        Je peux écrire ce que je veux sur des papiers, j’aurai jamais tort ! J’ai le bouclier de la Loi ! Parce que je suis douanier ! Je peux porter plainte contre n’importe qui, je suis sûr de gagner en justice ! J’suis pas un imbécile ! Je suis Français ! Oui ! Et je suis fier d’être Français !

        Mon nom, c’est Koulakerstersky du côté de ma mère et Piazanobenditti, du côté d’un copain à mon père !

        Dans le village où j’habite, on a un étranger. On l’appelle pas par son nom ! On dit : « Tiens ! v’là l’étranger qui arrive ! » Sa femme : « Tiens ! v’là l’étrangère ! » Souvent, j’lui dis : « Fous le camp ! Pourquoi qu’tu viens manger le pain des Français ? » Un étranger !...

        Une fois, au café, il m’a pris à part. J’ai pas voulu trinquer avec lui, un étranger, dites donc ! Je vais pas me mélanger avec n’importe qui ! Parce que moi, j’suis pas un imbécile : je suis douanier !

        Il m’a dit : « Et pourtant, je suis un être humain, comme tous les autres êtres humains, et... »

        Évidemment ! Qu’est ce qu’il est bête, alors, celui ci !

        « J’ai un corps, une âme, comme tout le monde... »

        Évidemment ! Comment se fait il qu’il puisse dire des bêtises pareilles ! Enfin, du haut de ma grandeur, je l’ai quand même écouté, cette espèce d’idiot !

        « J’ai un corps, une âme... Est ce que vous connaissez une race où une mère aime davantage, ou moins bien, son enfant, qu’une autre race ? Nous sommes tous égaux. »

        Et là, j’ai rien compris à ce qu’il a voulu dire... Et pourtant j’suis pas un imbécile, puisque je suis douanier ! « Fous le camp ! Tu viens manger le pain des Français ! »

        Alors, un jour, il nous a dit : « J’en ai ras le bol ! Vous, vos Français, votre pain et pas votre pain... Je m’en vais ! »

        Alors, il est parti, avec sa femme et ses enfants. Il est monté dans un bateau, il est allé loin au delà des mers.

        Et, depuis ce jour là, on ne mange plus de pain...

        Il était boulanger !

        Fernand RAYNAUD, 1975. Heureux ! (Éd. de Table Ronde et Ed. de Provence).

    • claude claude 2 mars 2008 23:47

      oups ! désolée, le texte a été compacté lors du passage copié/collé sur le site.

      je vais essayer de refaire les paragraphes.

      J’suis pas un imbécile !

      Moi, j’aime pas les étrangers !

      Non ! Parce qu’ils viennent manger le pain des Français !

      Oui ! J’aime pas les étrangers ! C’est vrai, c’est comme ça, c’est physique !

      Et pourtant, c’est curieux, parce que, comme profession, je suis douanier !

      Alors, on devrait être aimable et gentil avec les étrangers qui arrivent ! Mais moi, j’aime pas les étrangers ! Ils viennent manger le pain des Français !

      Et j’suis pas un imbécile ! Puisque je suis douanier !

      Je peux écrire ce que je veux sur des papiers, j’aurai jamais tort ! J’ai le bouclier de la Loi ! Parce que je suis douanier ! Je peux porter plainte contre n’importe qui, je suis sûr de gagner en justice ! J’suis pas un imbécile !

      Je suis Français ! Oui ! Et je suis fier d’être Français ! Mon nom, c’est Koulakerstersky du côté de ma mère et Piazanobenditti, du côté d’un copain à mon père !

      Dans le village où j’habite, on a un étranger.

      On l’appelle pas par son nom ! On dit : « Tiens ! v’là l’étranger qui arrive ! » Sa femme : « Tiens ! v’là l’étrangère ! » Souvent, j’lui dis : « Fous le camp ! Pourquoi qu’tu viens manger le pain des Français ? » Un étranger !...

      Une fois, au café, il m’a pris à part. J’ai pas voulu trinquer avec lui, un étranger, dites donc ! Je vais pas me mélanger avec n’importe qui !

      Parce que moi, j’suis pas un imbécile : je suis douanier !

      Il m’a dit : « Et pourtant, je suis un être humain, comme tous les autres êtres humains, et... »

      Évidemment ! Qu’est ce qu’il est bête, alors, celui ci !

      « J’ai un corps, une âme, comme tout le monde... » Évidemment ! Comment se fait il qu’il puisse dire des bêtises pareilles !

      Enfin, du haut de ma grandeur, je l’ai quand même écouté, cette espèce d’idiot !

      « J’ai un corps, une âme... Est ce que vous connaissez une race où une mère aime davantage, ou moins bien, son enfant, qu’une autre race ? Nous sommes tous égaux. »

      Et là, j’ai rien compris à ce qu’il a voulu dire...

      Et pourtant j’suis pas un imbécile, puisque je suis douanier !

      « Fous le camp ! Tu viens manger le pain des Français ! »

      Alors, un jour, il nous a dit : « J’en ai ras le bol ! Vous, vos Français, votre pain et pas votre pain... Je m’en vais ! » Alors, il est parti, avec sa femme et ses enfants. Il est monté dans un bateau, il est allé loin au delà des mers.

      Et, depuis ce jour là, on ne mange plus de pain... Il était boulanger !

      Fernand RAYNAUD, 1975. Heureux ! (Éd. de Table Ronde et Ed. de Provence).


    • Rosemarie Fanfan1204 3 mars 2008 10:04

      @ Claude. Vraiment génial ce texte et tellement d’actualité.

      Je ne connais pas vraiment F. Raynaud. Et c’est dommage. Je me dis d’ailleurs que la diffusion de certains comiques aujourd’hui DCD (Desproges, Coluche, F. Raynaud, R. Devos) devrait occuper une tranche horaire sur France Télévision. Ils font partie de notre patrimoine culturel. Et c’est quand même plus profond que le "llâcher de salopes"....


  • Basebou Basebou 29 février 2008 18:51

     

    Vos débats me font un peu ricaner. je m’explique : il y a quelques semaines, j’étais à un dîner de famille avec des gens de 25 à 60 ans et le débat a viré sur l’insécurité. On a vite commencé à entendre le discours classique : délinquance, agressions, bande de jeunes, racaille, couteaux, viols et tout le tintouin... Au bout d’un moment, comme à les entendre, j’avais l’impression de me trouver dans le pire des bidonvilles de Rio, j’ai demandé à la dizaine de personnes présentes

    "Qui s’est fait agresser au cours des DIX dernières années ?"

     

    Ils parlaient tous d’insécurité et blablabli et blababla, qu’on peut plus sortir le soir et blablabli et blablabla mais il n’y en a pas eu UN SEUL qui s’était fait agresser au cours de dix dernières années... PAS UN SEUL alors, la violence existe, on est d’accord, mais l’insécurité, c’est aussi souvent et surtout le sentiment d’insécurité... Faites le test autour de vous....


    • Rosemarie Fanfan1204 29 février 2008 19:20

      @ Basebou. Est-il nécessaire d’avoir été violenté pour être sensible à la violence ? violé pour être touché par cette perversité ? battue par son compagnon pour compatir à celles qui endurent ce martyre ?


  • Ziz 29 février 2008 19:38

    J’ajouterais que comme partout (milieu sociale) on y trouve des gens peu fréquentables, des voyous, des extremistes, des intolérants....mais c’est toujours la petite partie de gens résidant en banlieue que l’on vous montre dans votre télé.

    Petit parallèle, on dit les fonctionnaires fainéants puisqu’on les voit sortir à 4h30 de leur taf, mais bien sur que la majorité sortent plus tard largement plus tard...mais on ne voit que ceux qui sont dehors et représentent mal....la banlieue c’est exactement la même chose.

    C’est tellement facile de faire des généralisations....

    C’est très difficle de ne pas ressembler à ce que les autres pensent ou préjugent de vous....

    (P.S : J’aime pas les gens butté sur la question de la banlieue car tout peut-être changé...il suffit de peu ...encore faut-il se rapprocher des gens.)

     


  • haddock 1er mars 2008 07:54

    tiens bon Soleil 2b ,

     

    Nestor , un fortifiant pour Soleil .


    • Soleil2B Soleil2B 3 mars 2008 14:06

      Tu as raison Seb, c’est pas bien de faire des choses pareilles.

      - Il est tellement plus simple de faire de la politique ou d’occuper un bon poste dans la fonction publique, voire même dans une multinationale, et s’en mettre impunément plein les poches sur le dos des contribuables.

      - On donne tous les jours à ces jeunes l’exemple de l’intégrité et de la modération, en affichant les Rolex, les yachts, les séances de photos en Chanel Dior ou Prada, les mises en examen pour détournements de fonds Publics qui n’empêchent pas d’être ministre etc...et eux ne songent qu’à la délinquance et à la violence.

      - Les salauds, les ingrats !

      - Ils méritent le plus dur des châtiments. Non pour ce qu’ils font, mais pour ne pas avoir profité de tous les moyens que l’Etat met à leur disposition en matière d’enseignement, de formation, et d’aides de toutes sortes, pour obtenir les diplômes qui leur permettraient de pratiquer une délinquance beaucoup plus chic, dont tout le monde semble s’accommoder, et toi comme les autres.

      - Mais tu t’attaques et condamnes violemment ces jeunes, peut-être parceque tes enfants ont des diplômes ?


    • snoopy86 3 mars 2008 14:10

      @ soleil2B

      Bonjour Roger

      Content de te lire...


    • Soleil2B Soleil2B 3 mars 2008 14:55

       

      - Merci Snoop

      - Sois assuré que je suis sensible à vos messages de sympathie de toi, Hadd et bien sûr Fan, et vous en suis reconnaîssant.

      - D’ailleurs, le fortifiant servi par Nestor l’autre jour semble faire de l’effet. Merci Hadd !

      - Je sais pas vous, mais ici grosse chaleur, levé tard, toujours à l’apéro ! Mais si vous avez déjà déjeuné, j’ai un Bas Armagnac hors d’âge de derrière les fagots. Si ça vous dit, c’est avec grand plaisir

      - Et par St Georges, vive la Cavalerie !

       


    • Rosemarie Fanfan1204 3 mars 2008 16:45

      @ soleil2B, je suis contente de te voir sur le site, sabre à la main ! basgi 


    • Soleil2B Soleil2B 3 mars 2008 16:54

      Jour Fanfan,

      - Heureusement qu’il y a ton fil pour retrouver les copains et quelques mots gentils

      - Tanti basgi.


  • snoopy86 3 mars 2008 17:32

    Merci Roger

    J’ai une cave d’armagnac à te faire pâlir : mon fils est au coeur du Gers.

    Je te recommande Tariquet, plus connus pour leur vin moelleux mais qui ont un armagnac avec des arômes époustouflants.

    prends soin de toi... 


    • Soleil2B Soleil2B 3 mars 2008 18:42

      J’essaye Snoop, j’essaye................................

      - Moi, c’est ma cousine qui m’apporte ces gâteries, de Fleurance ou de la région.

      - J’ai un faible pour le Floc

      - Ils sont peut-être donc voisins !

      - Mais je dois t’avouer un gros mensonge ? J’ai tout bu le Floc et l’Armagnac !

      - Mais j’ai une eau de vie locale que tu ne renierais pas !


    • Rosemarie Fanfan1204 3 mars 2008 18:47

      Soleil, Snoop, comment va ? en parlant de ces bonnes bouteilles, lors d’un de mes déplacements professionnels (tu vois de quoi je veux parler Roger...) à Cognac, on m’a conseillé un petit producteur local, mamma mia !

      Tu sais Roger, un jou on viendra te voir en Corse et tu nous la feras goûter ton eau de vie. smiley 


  • Mercure610 Mercure610 4 mars 2008 16:10

    C’est certain que c’est plus facile de mettre des sous pour faire "joli" à Neuilly ou à St Cloud qu’ à la Courneuve ou Montfermeil. Ces cités ont tout horizon bouché, avec la meilleure volonté du monde on se demande comment on pourrai améliorer le cadre de vie si ce n’est en mettant une bombe dans les caves qui feraient tout s’écrouler. Repartir à 0 serait la seule solution au problème mais bien sûr c’est impossible !

    Les sous y’en a pas , on ne peut pas donner aux riches et qu’ils restent quelque chose pour les pauvres. On se rend bien compte que toutes les promesses faites ne seront pas tenues : la FRance est en faillite.

    Alors habitants des cités, arrêtez de rêver, essayez de vous accomoder de votre misère et si vous en avez marre vous pouvez toujours prendre votre baluchon et émigrer sous un pont du périph.
    Mais au fait y a-t-il encore de la palce ?


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