mardi 29 janvier - par Hamed

Comprendre l’importance des guerres entre le monde arabo-musulman, Israël et les USA dans la viabilité de l’économie mondiale et du monde

 

1ère partie

 

 « L’an prochain à Jérusalem.  » Prononcée à chaque Pâque juive depuis la destruction du Temple par les Romains en 70 après Jésus-Christ, cette formule rituelle aura connu une destinée pour le moins inattendue au XXe siècle. En mai 1948, il y a tout juste soixante-dix ans, la création de l’État d’Israël­ réalisait, pour une partie du monde juif, l’attente bimillénaire de la « fin de l’exil ». Alors que la nostalgie de Sion (une colline de Jérusalem) et l’attente du ­Messie qui ramènerait son peuple en Terre promise étaient au cœur de la religion juive, l’histoire contemporaine se chargeait en quelque sorte de précipiter les choses…

 

Inventé en Europe à la fin du XIXe siècle, le sionisme était pourtant, à l’origine, un mouvement laïc. Longtemps combattu par les autorités rabbiniques, il a constitué un facteur de division majeur pour les différents courants du judaïsme. « Même parmi ceux qui ont accepté le sionisme, il y avait des désaccords profonds  : certains n’y voyaient qu’une forme de philan­thropie collective, un pays refuge ouvrant ses portes aux rescapés des pogroms, puis de la Shoah  ; mais d’autres y lisaient déjà les prémices de la rédemption  », explique ­Denis Charbit, professeur de sciences politiques à l’Université ouverte d’Israël­. Il vient de publier un livre d’entretiens entre deux penseurs juifs sur le sujet, Léon Askénazi et André Chouraqui. (À l’heure d’Israël, Albin Michel, 2018)

Alors, le sionisme comporte-t-il une dimension messianique  ? Si la question a été clivante pendant des décennies, un consensus semble s’être dégagé après 1967. La cause de ce changement serait la victoire israélienne à la guerre des Six Jours, considérée par de nombreux juifs comme un « miracle » relevant de l’intervention divine. Par ailleurs, la redécouverte de certains sites juifs après l’annexion de Jérusalem-Est et l’occupation de la Cisjordanie (le Mur occidental à Jérusalem, la ville d’Hébron…) a aussi constitué une sorte de « choc messianique », selon le rabbin David Meyer, qui enseigne à l’Université pontificale grégorienne de Rome. «  Désormais, l’idée que l’exil est en train de prendre fin et qu’on se dirige vers une nouvelle étape de l’avènement messianique est largement partagée au sein du judaïsme  », assure ce rabbin français, auteur d’un livre récent sur ces questions. (Europe et Israël  : deux destins inaccomplis, coécrit avec Bernard Philippe)

Denis Charbit confirme qu’en Israël­, au sein du sionisme religieux, «  cette tendance messianisante l’a emporté, et a même submergé le reste. » Demeure un antisionisme ultraorthodoxe, qui considère le sionisme comme une «  idéologie de la modernité  », voire un « danger mortel pour le judaïsme ». Pour ces haredim (craignant Dieu), seul Dieu peut mettre un terme à l’exil du peuple juif. 

Au-delà de la question du messianisme, qui entraîne une perception non historique d’Israël au risque de se heurter à sa réalité politique, l’existence de cet État depuis soixante-dix ans a modifié le sentiment d’appartenance au judaïsme  : par le passage inédit d’une minorité à une majorité juive, mais aussi par l’apparition d’une laïcité juive, israélienne. «  En plus de sa dimension religieuse, le judaïsme a gagné en 1948 une dimension nationale, avec une terre, un État, une langue, une société, rappelle Denis Charbit. Certains religieux déplorent cette ”réduction patriotique”, estimant que le sionisme a en quelque sorte désacralisé le judaïsme.  »

 

Le rabbin David Meyer est de ceux-là. «  Aujourd’hui, de nombreux juifs ne se sentent juifs que par la mémoire de la Shoah et l’attachement à l’État d’Israël, où beaucoup ne sont même jamais allés  ! Je crains qu’une identité ainsi vidée de contenu réel et d’un enseignement rigoureux ne soit pas très solide.  » Inquiet, même, pour la survie du judaïsme en diaspora (entre autres du fait de l’assimilation), ce rabbin déplore la « folklorisation » du judaïsme en Israël et le manque de créativité de la pensée rabbinique contemporaine  : celle-ci lui semble «  incapable de proposer une réflexion critique  » sur l’État d’Israël. » (1)

Que peut-on dire de cette analyse du sionisme ? Les rabbins juifs d’Israël pensent encore au « miracle » et à la venue du « messie ». Et comme le confirme Denis Charbit en Israël­, au sein du sionisme religieux, «  cette tendance messianisante l’a emporté, et a même submergé le reste. » Il est évident que l’âme humaine a besoin de croyance devant le « vide  » né de la « suffisance ». Après la création de l’Etat d’Israël, et son renforcement historique, il faut penser à sa « finalité ». En mettant en avant la finalité précédente, la création d’un « foyer juif », qui est acquise aujourd’hui, depuis 1948. Dès lors, tout devient possible, tout peut être interprété dans cette lancée spirituelle de plus en plus confrontée à la désacralisation du judaïsme. Qui, si le judaïsme a été un trait d’union dans la dispersion juive et un ciment pour l’identité hébraïque, ce n’est plus le cas pour le peuple juif qui a désormais une identité nationale. Le « juif errant » n’existe plus, le Juif est devenu « Monsieur tout le monde ». Et c’est là le problème pour Israël. D’être et de ne pas être, ce qui créé, dans ce sionisme recherchant sa finalité et l’antisionisme qui le considère une « idéologie de la modernité », un « danger mortel pour le judaïsme ». Par conséquent une menace sur l’essence judaïque même qui l’a fait naître dans le monde arabe.

 

Mais ont-ils raison, ces juifs ultra-orthodoxes, que l’on appelle en hébreu les « haredim » ou les « Craignant-Dieu », de dire que seul Dieu peut mettre un terme à l’exil du peuple juif ? Il est évident que c’est une vérité qui va de soi. L’essence de l’être humain, s’il existe, c’est qu’il a été créé. C’est une certitude. L’être humain ne peut se créer lui-même. Parce que s’il s’est créé lui-même, il pourrait alors apporter à son corps ce qu’il veut. Par exemple, une troisième main, un troisième œil placé sur la nuque. Ce qui est impossible. L’être humain est constitué d’un corps, d’une âme et d’un esprit divin qui souffle en lui, qui donne vie et sens à son corps et son âme. Et là, que l’on croit ou pas, c’est une certitude dans l’« ordre de la Création qui dépasse, qui transcende l’homme. »

Dès lors, la création de l’État d’Israël relève aussi de l’« Ordre de la Création. » Si les Juifs croient qu’ils ont créé un foyer qui a pour nom Israël, ils n’ont raison qu’en partie. S’ils ont été un instrument actif dans l’histoire, il demeure que la conjoncture historique leur a été propice pour réaliser ce qui était déjà en puissance dans l’histoire. Mais, dans l’« Absolu de l’absolu de l’histoire  », et comme Dieu a créé l’univers, les Juifs peuvent croire qu’ils ont créé un foyer qui a pour nom Israël, mais dans cette croyance, ils ne croient que ce que la Providence divine veut bien leur laisser croire. Parce que toute chose dans l’univers relève d’abord d’un décret de Dieu.

 

Quant à la « modernité », les haredim peuvent penser ce qu’ils veulent. La modernité vient du progrès de la pensée humaine, de l’Ordre de la Création du monde qui n’est pas figé. Et toute pensée qui y voit un frein ou un danger n’est qu’une pensée telle qu’elle a été pensée ainsi, parce qu’elle entre aussi dans l’ordre métaphysique de la Création. Dès lors, elle ne peut être un danger ni pour le judaïsme, ni pour la Chrétienté et l’Islam. Elle entre dans l’essence même du développement humain.

 

Que les rabbins craignent pour « l’identité juive ou soit vidée de contenu réel d’un enseignement rigoureux » ou il déplore la « folklorisation » d’un judaïsme en Israël et donc le « manque de créativité rabbinique contemporaine » est tout à fait normal. Pourquoi ? Parce que cela relève du progrès de la pensée humaine, et donc de l’humanité tout entière. Parce que ce progrès qui fait avancer le monde remet en question les certitudes d’antan. Que le rabbin David Meyer pense que la pensée rabbinique d’aujourd’hui semble «  incapable de proposer une réflexion critique  » sur l’État d’Israël, n’est que le constat d’une réalité d’un monde qui a évolué, qui évolue, change de plus en plus, et qui relève du développement naturel du monde.

 

Et qu’en est-il de l’émergence du sionisme dans le monde arabe ? Et son impact sur les peuples arabes ? Et qui a amené aujourd’hui les rabbins juifs à réfléchir sur cette perte de repères sur l’identité juive. Pour cela revisitons l’histoire depuis les années 1940 qui ont vu la création de l’État d’Israël. Et les événements qui ont surgi et bouleversé l’histoire du monde arabe.

 

D’abord le pacte du Quincy, surgi ex nihilo, par la force de la conjoncture historique de l’époque. Il liait les États-Unis à l’Arabie, par un accord d’entraide mutuel. Il est signé, le 14 février 1945, par le président des États-Unis Franklin Roosevelt et le roi ibn Saoud, fondateur du royaume d'Arabie saoudite, à bord du croiseur USS Quincy. L’essentiel de l’accord porte sur l’exclusivité pour les États-Unis de l’exploitation de tous les gisements pétroliers du royaume, pour une durée de 60 ans, en contrepartie, les États-Unis garantissaient militairement la monarchie saoudienne.

Le deuxième événement a été le vote, à l’ONU, le 29 novembre 1947, du Plan de partage de la Palestine en un État juif et un État arabe, avec Jérusalem un corpus separatum sous administration internationale. Suite à ce partage, une guerre éclate entre les populations juives et arabes.

Le troisième événement qui surgi juste après le Plan de partage de la Palestine est la proclamation de l’État d’Israël, le 14 mai 1948. Un État sioniste est né. Si la première guerre israélo-arabe commence le 15 mai 1948, au terme du mandat britannique, et les pays arabes essuient une défaite, Israël sort victorieux, avec des gains tant politiques, militaires, territoriaux et démographiques, trois guerres entre Israël et les pays arabes vont suivre en 1956, 1967 et 1973.

Il est évident que si les pays arabes ont essuyé trois défaites et en 1973 une semi-victoire, que ce n’est pas faute de faiblesse des armées des pays arabes et de la supposée puissance militaire invincible d’Israël, c’est tout simplement voulu à la fois par les forces de l’histoire et évidemment par l’aide massive financière, économique et militaire des États-Unis. Il était inacceptable pour les États-Unis qu’Israël subit une défaite, d’autant plus que la superpuissance était déjà en guerre en Asie. Une première fois en Corée, une seconde fois au Vietnam. Des guerres où tous les types d’armements ont été utilisés sauf le nucléaire. Donc l’enjeu de la Guerre froide était considérable. Et Israël était au centre de ces en enjeux au Moyen-Orient.

Ainsi se comprend pourquoi, plusieurs armées qui combattent et n’arrivent pas à vaincre militairement Israël. Dans les guerres israélo-arabes, l’endiguement de l’Union soviétique et de la Chine était une donne absolue pour les États-Unis dans leur politique menée en Asie et au Moyen-Orient. En clair, les pays arabes ne luttaient pas contre Israël, mais contre les États-Unis.

On reproche aux pays arabes leur « indolence », leur état « léthargique » ou les échecs dans l’Histoire qui les ont paralysés et n’ont pu se « transcender », i.e. s’élever avec le progrès du monde. Au lieu d'avancer, il reste, accroché à leur foi, rester toujours tourné vers Dieu sans procéder aux transformations nécessaires du cours de leur existence. Dans un monde en constante mutation, la réponse est celle-ci : « le peuvent-ils compte tenu des forces adverses et de leurs régimes politiques recroquevillés sur eux-mêmes, soit monarchique soit républicain, mais tous autoritaires et menant d’une main de fer leurs peuples, et tous au nom de la sacro-sainte sécurité nationale. »

D’autre part, il y a la « dialectique de l’histoire », que l’on ne doit pas perdre de vue dans la transformation des peuples. Ce qui nous fait dire que tout état, tout stade historique est nécessaire. Qui a changé le cours de l’histoire en 1973, lors des crises monétaires intra-occidentales qui allaient mener le monde à la ruine économique, aux zones économiques et à la dépression des années 1930 ? Les peuples arabes n’ont-ils pas joué un rôle salvateur pour l’économie mondiale ? Il faut se rappeler qu’en 1971, le président américain Richard Nixon a suspendu la convertibilité du dollar en or. Une décision qui deviendra en fait définitive, eu égard à la faiblesse du stock d’or américain. Les crises monétaires entre les pays d’Europe et les États-Unis ont débouché sur une « impasse  », les poussant tous à passer aux « changes flottants ».

Les conséquences pour les États-Unis sont là, réelles. Ils ne pourront plus répercuter leurs déficits commerciaux sur l’Europe et le Japon comme ils l’ont fait avec le dollar convertible en or. D’autre part, le « moteur américain » qu’il était pour l’Europe, le Japon et le reste du monde va « s’éteindre ». C’est « grâce au quadruplement du pétrole par les pays arabes que la mise a été sauvée pour l’économie mondiale. »

Si les pays arabes étaient avancés sur le plan économique, qu’il n’y avait pas de guerres avec Israël, ou qu’Israël n’avait pas existé, et que le pétrole arabe aurait évolué selon les lois du marché, i.e. l’offre et la demande, les crises monétaires n’auraient pas trouvé solution. Et le monde se serait dirigé inévitablement vers les zones monétaires comme dans les années 1930. Alors on dira « adieu les Trente Glorieuses ». Le prix du pétrole serait resté à son niveau de 3 dollars le baril. La décélération de l’absorption mondiale entraînerait une contraction de la production mondiale, avec à la clé des milliers d’usines de par le monde fermées par manque de débouchés et de diminution massive d’exportations de matières premières, et forcément un chômage de masse en Occident et dans le reste du monde.

On comprend que « l’organisation du monde, en fait, est dialectiquement harmonieuse. » Le monde arabe était en retard de développement parce que cela relève de l’organisation du monde telle qu’elle était configurée dans la marche de l’histoire, et elle l’est encore aujourd’hui. Les peuples arabes n’ont pas cherché à être en retard, ou l’Occident a cherché à se développer plus que les autres régions du monde.

Mais, en 1973, la complexité du monde arabe sera encore plus exponentielle. Et leur seul tort des pays arabes est qu’ils n’ont pas été défaits totalement, en 1973, par Israël. Bien au contraire ils ont montré leur savoir dans les opérations de guerre puisqu’ils ont traversé la ligne de Bar-lev en un temps record, le jour même du déclenchement des hostilités. Une ligne Bar-lev israélienne jugée infranchissable et les 2000 morts d’Israéliens en Sinaï, annexée, à cette époque, par Israël. Et ceci n’arrive pas à passer dans l’esprit des stratèges américains et israéliens.

Une guerre civile va s’enclencher au Liban dès 1975, avec une invasion israélienne au début des années 1980. Des génocides inhumains que rappellent le massacre de Sabra et Chatila, des camps palestiniens, une horreur digne des crimes contre l’humanité de l’Allemagne nazie. Une guerre libanaise qui durera 15 ans. Deux autres guerres Iran-Irak et URSS-Afghanistan. L’islamisme dopé par les pétrodollars saoudiens conjugué à la stratégie américaine dite la « ceinture verte » va changer l’« ordre géostratégique mondial ».

Une autre donne en Égypte. L’exploit de l’armée égyptienne en 1973 va pousser les États-Unis à négocier avec l’Égypte la restitution du Sinaï et l’octroi annuellement d’un important pactole financier en échange d’une paix avec Israël. Ce qui fut fait. II était urgent de « démembrer », d’« affaiblir » le monde arabe il devenait dangereux pour la suprématie américaine et d’Israël.

Désormais avec ces nouvelles guerres dans le monde arabe, dans les années 1980, Israël ne pesait plus « comme poste opérationnel avancé » pour les États-Unis, non seulement dans le monde arabe, mais cette fois les guerres se sont étendues à pratiquement tout le Moyen-Orient.

Cette étude clôt la première partie de l’analyse. Cependant, force de dire que les guerres dans le monde arabo-musulman et encore aujourd’hui, que nous aurons à développer, ont joué un rôle considérable dans la viabilité de l’économie mondiale. L’émergence de la Chine, par exemple, n’a pu s’opérer pour une bonne partie grâce aux formidables dépenses de guerre opérées dans le monde arabo-musulman par les États-Unis pour maintenir leur domination sur le monde.

Enfin, ce qui concerne le retard du monde arabo-musulman, il ne relève pas de lui-même, ni ne peut être une fatalité dans le sens qu’il lui était prédestiné. Donc, non qu’il existe des peuples prédestinés et des peuples non prédestinés au progrès. Par exemple, des peuples en sous-développement à l’instar des pays arabes et d’Afrique. Il faut dire que « le monde est un tout », il relève de stades historiques complémentaires, comme avant, il y avait l’Occident développé et aujourd’hui les pays émergents développés.

Comme je l’ai expliqué dans une réponse (2) à des commentaires qui m’ont été faits. « Quand un homme a un accident de voiture, ou il tombe malade, il a mal, etc., et peu importe lequel, et il guérit, l’événement en soi a certes existé, mais l’homme guéri, l’accident devient un événement relégué au passé. »

De la même façon, une république socialiste, communiste, islamiste, ou une monarchie, qui existent aujourd’hui et « remplissent leur rôle dans l’histoire », et demain les événements qui avancent font que ces régimes ne peuvent plus exister, s’ils n’existent plus, c’est que ces régimes politiques ont été aussi des « accidents de l’histoire ». Ils ne sont plus qu’un souvenir pour les peuples.

L’Allemagne hitlérienne a existé, l’URSS a existé, les pays socialistes de l’Europe de l’Est et du centre ont existé avec le mur de Berlin, aujourd’hui, ils n’existent plus. « Ce ne sont pas les peuple qui n’existent plus, ce sont les régimes politiques qui eux ont terminé leur rôle historique, ils ont été des accidents de l’histoire.  »

De la même façon pour Israël, le sionisme qui a fait sa puissance, ses heurts et le refus de l’existence nationale des Palestiniens, quand le problème israélo-palestinien sera résolu par un Etat ou deux Etats, la guerre, et les conflits et toute animosité de part et d’autre auront disparu, la situation va inévitablement changer. Ces peuples certainement noueront des relations normales comme la France, après deux guerres mondiales, l’a fait avec l’Allemagne. Ou l’Algérie, après la guerre de libération, avec la France. Les peuples ne peuvent demeurer longtemps ennemis.

C’est ainsi que les régimes politiques qui auront rempli leur histoire et disparaîtront, laisseront place à d’autres régimes à même de vivre une nouvelle histoire, une nouvelle existence. Le monde n’est pas figé. Quand nous mourrons, nos enfants et les enfants de nos enfants auront une autre existence qui n’a rien à voir avec ce que nous vivons aujourd’hui. La loi du progrès dans l’essence humaine.

Quant aux pays arabes, ils vont avancer inéluctablement, les peuples ne se commandent pas, c’est la marche de l’histoire qui les commande. Il y a eu l’Antiquité, le Moyen-Âge, et d’autres périodes historiques avant nous. Les hommes ont-ils décidé d’eux-mêmes de faire des révolutions pour arriver à ce que nous sommes aujourd’hui ? Non, c’est arrivé et c’est ainsi la marche du monde.

Les Juifs, il y a 100 ans, 200 ans, savaient-ils qu’ils allaient fonder l’Etat d’Israël, et peu importe la forme qu’ils ont mise pour y arriver ? Savaient-ils qu’ils vont être aidés par les Etats-Unis ?

Et il y a 300 ans, les immigrés européens en Amérique savaient-ils qu’ils allaient constituer la plus grande puissance du monde ?

Nous devons comprendre que l’homme comme les peuples sont « acteurs » dans notre histoire mais aussi « actés » dans le sens qu’ils sont englobés dans l’histoire humaine. On croit mener notre destin, mais c’est notre destin historique qui nous mène. Et c’est la raison pour laquelle, dans 20 ans, 30 ans voire moins ou plus, le conflit israélo-palestinien n’existera plus. Et peut-être Israélien et Palestinien ne constitueront qu’un seul peuple. D’autant plus que le peuple juif a élu domicile en Palestine, au sein du monde de l’Islam.

 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective.
www.sens-du-monde.com

 

Notes :

1. « Le judaïsme à l’épreuve du sionisme », par le journal La Croix. Le 17 mai 2018
https://www.la-croix.com/Journal/Le-judaisme-lepreuve-sionisme-2018-05-17-1100939558

2. « Prospective Algérie 2035. Du 1er cycle économique à la phase ascendante du 2ème cycle, né de la politique hégémoniste mondiale des USA  », par Medjdoub Hamed. Le 23 janvier 2019 https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/prospective-algerie-2035-du-1er-211931

 



55 réactions


  • MagicBuster 29 janvier 09:33

    « Quant aux pays arabes, ils vont avancer inéluctablement »

    Ouarf Ouarf

    Ouarf

     smiley


    • Raymond75 29 janvier 10:03

      @MagicBuster

      Allah comme Jéhovah aiment bien taquiner leur peuple ...


    • Hamed 29 janvier 15:13

      @Raymond75

      Très juste Raymond. Pourquoi il les taquine ? Parce qu’il aime ses peuples. Tout compte fait, nous sommes sa Création. Et il nous donné le bien et le mal pour que l’on se sente être. Et comme vous dîtes et c’est très juste. Il aime bien les taquiner, mais avec la différence qu’ils sont divins.

      Et aller comprendre entre un taquin divin et un taquin humain, quoique même ce dernier relève du mystère de la Création.

      Merci pour la justesse de la pensée


    • blablablietblabla blablablietblabla 29 janvier 17:07

      @Hamed
      Arrete tes conneries Hamed « dieu » n’existe pas . En principe un athée ne fait point de prosélytisme athée , mais vu ton discours bouffi de certitude sur dieu , donc là je te le dis. Tape sur Gougueule « athéisme l’homme debout » -(un des meilleurs site du web)- tu dormira moins bête ce soir.


    • Hamed 29 janvier 17:45

      @blablablietblabla

      Pourquoi ce post que vous m’envoyez puisque vous ne croyez en Dieu ? Autant vous taire, mon ami ? J’ai l’impression que c’est plus fort que vous. Votre vous dépasse, un peu comme si le diable est dans votre pensée et vois dit ou plutôt vous ordonne à votre insu de m’écrire et de me faire savoir votre sentiment.

      En clair, ce n’est pas vous qui m’écrivez, mais le diable dans votre pensée ou Satan si vous voulez. D’ailleurs ce pseudo commençant par bla et répété cinq fois et donne « blablablablabla » avec une petite erreur au 3ème bla, je vous dis que ce n’est votre faute mais la faut à Satan qui est en vous.

      Et blabla..., je ne veux pas vous blesser, je veux seulement parler au diable de votre pensée, et qu’en être humain et j’ai affaire à un être humain, je lui dis non pas à vous mais au diable qui habite votre pensée : extirpez-vous de sa pensée ! Combien même bla.... est athée, il ne croit pas à Dieu, n’en ajoutez pas à sa pensée.

      Voilà, mon ami, et je vous conseille de changer votre pseudo par, par exemple
      « athée » tout simplement.

      A bon entendeur

       


    • Hamed 29 janvier 17:50

      @blablablietblabla

      Quelques fautes dans la rédaction parce que je suis allé vite en écrivant, je n’ai pas relu. J’exhorte néanmoins le diable qui habite votre pensée de sortir. Je l’espère blabla... 

      Cdl


    • blablablietblabla blablablietblabla 29 janvier 18:27

      @Hamed
      Le diable Satan, vous ne doutez de rien vous.


    • Alren Alren 29 janvier 18:57

      @Hamed
      « En clair, ce n’est pas vous qui m’écrivez, mais le diable dans votre pensée ou Satan si vous voulez. »

      C’est avec des réflexions comme celles-là venant d’un intellectuel francophone (!) qu’on peut augurer que les pays musulmans ne sont pas prêts à une « émergence » sur la scène internationale telle que l’a réussie la Chine où, il faut dire, la religion est quasi-absente.

      Je considère comme un scandale mondial le sort que les Israéliens réservent aux Palestiniens. Mais je n’oublie pas que jusqu’à une époque récente une victoire militaire sur Israël « entraînerait qu’on raie le pays de la carte et qu’on jette son peuple à la mer » !

      Vous refaites l’histoire comme toujours.
      Si en 1948 les immigrés israéliens ont remporté la victoire, elle ne fut pas due aux USA ni à la GB qui jouaient, comme vous l’avez dit avec l’accord du Quincy, sur l’accord avec le monde arabe pétrolier.
      C’est que nombre des meilleurs combattant juifs avaient eu l’expérience de la deuxième guerre mondiale contre les nazis, c’est qu’ils savaient mieux planifier les manœuvres de type commando et qu’ils étaient prêts à des pertes considérables pour forcer la décision n’ayant pas de solution de rechange autre qu’une victoire militaire.

      Cette supériorité stratégique et tactique, un entraînement drastique pendant un service militaire de 3 ans fut encore à la source des victoires de 1956, 1967 et 1973.

      En 67, les pilotes des Mirages III surclassèrent facilement les avions russes pilotés par des arabes moins bien formés et cela joua un rôle décisif dans la brièveté du conflit : six jours.

      L’offensive de 1973 bénéficia de l’effet de surprise. Elle avait été conçue par les soviétiques pour être décisive. Ce fut finalement un échec, là encore du fait de l’esprit de sacrifice des combattants israéliens.

      Ce devait être le combat décisif. l’ayant perdu les États arabes durent accepter qu’Israël était définitivement installé. Et mainteant il dispose de l’arme nucléaire.


    • Hamed 29 janvier 20:30

      @blablablietblabla

      Si je doute, et c’est la raison pour laquelle j’écris et je réponds. Si je ne doutais pas, serais-je là à vous écrire ? Sachez que l’être humain que nous sommes, en fait nous ne nous savions pas.

      Et c’est la raison que chacun émet une opinion, qui n’est qu’une opinion et n’engage que celui qui l’a émise.

      En ce qui me concerne et ce qui vous concerne, je me dis qu’il y a certainement une Essence qui nous créé alors que vous rien, du blablabla.

      Donc, dans mon doute, j’ai estimé que j’ai plus raison et ce même dans mon doute. Tandis que vous vous ne faites rien pour sortir, ne serait-ce qu’un peu de votre doute.

      Et ne prenez pas mal ce que je dis. Tenter de sortir de mon doute. 

      Voilà, j’espère vous avoir répondu. Et merci pour votre post.


    • Hamed 29 janvier 20:48

      @Alren

      Je crois que vous voulez avoir raison, et cela je n’y peux rien. Il y a la voie de la raison, et non de l’intox. Des fois la réalité n’est pas prise dans sa vraie réalité.

      Ce n’est pas que je veux élever les pays arabes, et diminuer Israël. Cela n’a pas de sens. Je me dis simplement que si un homme de stature normale se bat contre 4 hommes de stature normal, il n’aura certainement pas le dessus. Il sera battu.

      Dès lors, partant de ce principe simple, je me dis comment les milices juives qui n’avaient pas d’armées, ont pu vaincre plusieurs pays arabes ? La seule réponse logique est qu’ils ont été massivement armés et aidés même par d’autres et l’Amérique a veillé à tout.

      Donc tout a été programmé dans toutes les guerres.

      Et comment expliquer avec seulement le Hamas, i’armée israélienne a toutes les difficultés du monde de combattre des jeunes palestiniens avec des pierres ?

      Ceci étant, libre à vous de croire ce que vous voulez.


    • blablablietblabla blablablietblabla 29 janvier 22:37

      @Alren
      Tout à fait d’accord avec vous, mais le problème avec eux c’est qu’ils s’énervent dès qu’on les met au pied du mur. avec eux c’est un retour en arrière d’un siècle. Vous vous rendez compte le me croit au diable , ça me rappelle le film « l’exorciste » . c’est là en effet qu’on voit qu’il y a une différence de culture . je sais plus ou, un mec sur un site d’info Spoutnik je crois, il me dit « tu va en enfer » je lui ai dit tu crois à l’enfer ,il me dit « ben oui qu’il existe tu es malade toi ou quoi ».


  • Raymond75 29 janvier 10:01

    Daesh, Massala, Zak5 ; Galilée, Labrune à vos claviers que diable !!!

     «  cette tendance messianisante l’a emporté, et a même submergé le reste. » 

    Il n’y a pas que les Juifs exaltés qui sont messainistes, il y a aussi les Évangélistes US, persuadés que lorsque tous les Juifs du monde seront regroupés en Israël, alors le Messie reviendra sur Terre.

    Mieux que les substance hallucinogènes, le religion smiley  smiley  smiley 


  • Christian Labrune Christian Labrune 29 janvier 10:13

    De la même façon pour Israël, le sionisme qui a fait sa puissance, ses heurts et le refus de l’existence nationale des Palestiniens, quand le problème israélo-palestinien sera résolu par un Etat ou deux Etats, la guerre, et les conflits et toute animosité de part et d’autre auront disparu, la situation va inévitablement changer.

    ======================

    @Hamed

    Je ne pense pas du tout, comme encore les arriérés du Quai d’Orsay et le pauvre Macron, que la résolution du conflit avec les Palestiniens soit la clef qui permette la résolution des conflits au Moyen-Orient. Pour les pays sunnites de la région qui soutiennent encore, mais du bout des lèvres, les Palestiniens, cette question-là est désormais tout à fait à l’arrière-plan et constitue même un sinistre boulet dont il leur tarde de se débarrasser.

    Hier, Macron était au Caire, pour donner des leçons de droits de l’homme à Al Sissi quand nos CRS tirent des balles en caoutchouc sur les manifestants. Dans la conférence de presse, il a cru bon de devoir rappeler la position de la France sur la question palestinienne, qui est évidemment le moindre des soucis pour l’autre qui n’en a pas dit un mot : la sévérité de l’Egypte vis-à-vis de Gaza est bien plus féroce que celle des Israéliens, et sans l’aide de Tsahal dont les raids aériens se sont multipliés dans le Sinaï contre les Jihadistes, les difficultés d’Al Sissi pour maintenir le calme dans la région seraient bien pires.

    De surcroît, les Palestiniens actuels enfoncés dans leur exaltation du terrorisme, apparaîtront de plus en plus aux sunnites comme des traîtres à la botte de l’ennemi chiite. C’est l’Iran qui manipule directement le Jihad islamique à Gaza, et qui soutient le Hezbollah, avec le rêve, répété deux fois ces derniers jours, de « rayer Israël de la carte politique » de la région.

    Mais la destruction d’Israël (rêve aussi con que celui d’Adolf Hitler) mettrait l’ensemble des pays arabes de la région à la merci des Iraniens.

    Il est intéressant de noter que les Russes commencent eux-mêmes à en avoir singulièrement ras-le-bol des Iraniens en Syrie. Après avoir protesté pour la forme contre les derniers raids de Tsahal, ils sont en train d’opter pour une opposition tout à fait directe aux entreprises d’un Iran qui menace leurs intérêts en Syrie. Il y aurait même eu des échanges de tirs, il y a quelques semaines, entre les Russes et les Iraniens du côté de l’Irak. Hier, une délégation russe s’est rendue à Jérusalem pour remettre sur pied une concertation stratégique qui avait si bien réussi jusqu’au refroidissement des relations causé par le tir accidentel, à la suite d’un raid israélien, d’un missile Syrien contre un avion russe.

    Je ne suis pas trop d’accord avec ce que vous écrivez du sionisme dans le début de l’article. Vous vous appuyez sur les analyses de Denis Charbit, un universitaire qui connaît admirablement l’histoire de son pays, que je trouve extrêmement sympathique, mais qui incarne quand même une gauche israélienne qui n’est plus du tout en prise avec le réel, s’obstine dans des positions d’un idéalisme naïf qui ne convainquent plus personne. Les travaillistes commencent à comprendre que les accords d’Oslo et la cession de Gaza ont été des erreurs monumentales mais ils sont encore loin d’en avoir tiré toutes les conséquences.

    Vous parlez quelque part de Sabra et Chatila, comme si ces massacres avaient été commis par les Israéliens, mais il s’agissait des phalanges chrétiennes. Peut-être que Sharon aurait pu empêcher cela, mais après avoir perdu son poste (plusieurs centaines de milliers d’Israéliens avaient manifesté à Tel Aviv après ces horreurs) il a finalement été mis hors de cause.


    • Hamed 29 janvier 15:31

      @Christian Labrune

      Bonjour Christian,

      Tout d’abord vous dîtes : « Je ne pense pas du tout, comme encore les arriérés du Quai d’Orsay et le pauvre Macron, que la résolution du conflit avec les Palestiniens soit la clef qui permette la résolution des conflits au Moyen-Orient. Pour les pays sunnites de la région qui soutiennent encore, mais du bout des lèvres, les Palestiniens, cette question-là est désormais tout à fait à l’arrière-plan et constitue même un sinistre boulet dont il leur tarde de se débarrasser. »

      Dans un sens oui dans l’autre non. Comme vous dîtes ce sinistre boulet et très sinistre ne présage rien de bon pour Israël. Je vous réponds seulement par ceci : 

      « Les voies du Seigneur sont impénétrables. » Mais peu importe que les pays sunnites de la région soutiennent du bout des lèvres les Palestiniens. Il faut dire surtout pourquoi. Il n’a pas d’effet sans cause. N’est-ce pas l’universalité du « principe de causalité ». Rien ne vient du Néant, et même le Néant a une cause.

      Et ces pays sunnites dont vous parlez pensent à leur destinée de la même façon qu’Israël pense à sa destinée. La guerre qu’elle mène avec ceux qu’elle n’aime doit tôt ou tard finir. Il n’a pas d’échappatoire. Le monde tourne, il évolue.

      Vous dîtes ; «  Hier, Macron était au Caire, pour donner des leçons de droits de l’homme à Al Sissi quand nos CRS tirent des balles en caoutchouc sur les manifestants. Dans la conférence de presse, il a cru bon de devoir rappeler la position de la France sur la question palestinienne, qui est évidemment le moindre des soucis pour l’autre qui n’en a pas dit un mot : la sévérité de l’Egypte vis-à-vis de Gaza est bien plus féroce que celle des Israéliens, et sans l’aide de Tsahal dont les raids aériens se sont multipliés dans le Sinaï contre les Jihadistes, les difficultés d’Al Sissi pour maintenir le calme dans la région seraient bien pires.  »

      Tout d’abord, il faut se poser la question pourquoi Macron est allé voir Sissi. Ne savez-vous pas qu’il y a toujours une cause, un but à chacune de nos actions. N’est-pas que Macron qui va voir son ami Sissi a besoin de montrer aux Français qu’il est le président et qu’il bouge et dont justifie sa fonction pour laquelle les Français l’ont élu. 

      De même, par la venue de Macron, le beau, jeune et grand président de la France, Sissi dira aux Egyptiens : « Voyez vos êtes honoré par Marcon ». Donc je travaille, je travaille... Ainsi, Macron et Sissi épatent leurs peuples, et les peuples français et égyptien sont tout heureux. Et ainsi va le monde au pays des aveugles.

      suite...



    • Hamed 29 janvier 15:59

      @Christian Labrune

      Très juste, Christian.

      Pour les Français de Macron, des balles en caoutchouc même si elles éborgnent l’œil, ce n’est pas grave, le blessé reste en vie. La France est un pays avancé, démocratique, etc.

      Pour les Égyptiens de Sissi, des balles réelles et si ça ne suffit pas l’aide de Tsahal, des raids aériens encore plus meurtries. L’Egypte est un pays en voie de développement. Donc il n’est pas développé, il n’est pas démocratique, il est en voie. Dans combien de temps, il le sera. Personne ne sait.

      Donc tant Macron que Sissi sont des experts en leçons de droits, et l’un, plus expert, lui dit « va-y mollo », l’autre lui dit « c’est moi ou eux ». De même pour Macron, avec les gilets jaunes, « c’est moi ou eux », sauf que pour ce dernier, il y a un bémol, il faut qu’il va mollo, il y a la démocratie en France. Et il y a risque que le Macron saute s’il va très fort. La France n’est pas l’Egypte.

      Donc une équation complexe à résoudre. 

      Vous dîtes Christian : «  De surcroît, les Palestiniens actuels enfoncés dans leur exaltation du terrorisme, apparaîtront de plus en plus aux sunnites comme des traîtres à la botte de l’ennemi chiite. C’est l’Iran qui manipule directement le Jihad islamique à Gaza, et qui soutient le Hezbollah, avec le rêve, répété deux fois ces derniers jours, de « rayer Israël de la carte politique  » de la région. 

      Peu import que les Palestiniens apparaissent traître, etc. Ennemi chiite, Palestiniens à la botte, Gaza, Hezbollah, Egypte, Israël, Arabie saoudite Etats-Unis, Russie, etc. Je crois que le Moyen-Orient a besoin d’un »Taquin Divin" comme l’a énoncé Raymond75, dans le sens que toute cette salade moyen-orientale explose et fasse des centaines voire quelques millions de victimes comme à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. 

      Sinon, il n’y a pas de solution, et crois que le monde se dirige vers cette solution. On ne fait pas d’omelettes sans casse les oeufs, n’est-ce pas ce que dit le dicton populaire.

      Voilà, je m’arrête ici, j’essaierais de vous répondre pour les autres points plus tard.

      Merci pour le post très critique que j’apprécie


    • Christian Labrune Christian Labrune 29 janvier 18:39

      Il faut dire surtout pourquoi. Il n’a pas d’effet sans cause. N’est-ce pas l’universalité du « principe de causalité ». Rien ne vient du Néant, et même le Néant a une cause.

      ==========================
      @Hamed
      Quand je disais que la question palestinienne était un « boulet », il s’agissait d’un boulet pour les pays sunnites, pas pour les Israéliens. Il y a soixante-dix ans que ces derniers sont confrontés à des guerres (une douzaine !) et à des violences terroristes atroces ; ça ne les impressionne plus tellement, d’où la politique du wait and see qui a été tellement reprochée à Netanyahou mais qui était la seule réaliste : les Palestiniens ne veulent toujours pas d’un partage. Ils ont préféré la guerre dès 48, et la seule solution pour eux, ce serait une Palestine judenrein de la mer au Jourdain. C’est ce que les psychologue appellent le désir primaire chez l’enfant immature.
      On a eu encore un exemple récemment de cet attentisme surprenant : après plus de 400 roquettes sur Sdérot et Ashkélon, il paraissait évident que le Hamas serait ratatiné dans la nuit même. N’importe quel état réagirait de cette manière-là, et particulièrement la France si la Belgique ou le Luxembourg, par exemple, se mettaient à bombarder Lille et Tourcoing ! Il ne s’est rien passé parce que Netanyahou sait très bien que le Hamas au Sud et le Hezbollah au Nord n’existeraient pas sans l’Iran qui menace l’ensemble des pays de la région et même l’Europe à plus long terme, ce que les abrutis de notre Quai d’Orsay n’ont pas encore compris.
      Quand le régime iranien aura été ratatiné, ce qui ne devrait plus tarder, ça ira mieux pour ces Iraniens qui, sur les réseaux sociaux, ont le courage de proclamer qu’ils approuvent les frappes de Tsahal en Syrie, qu’ils maudissent les Gardiens de la Révolution et les crapules terroristes du Hezbollah vers qui vont leurs derniers sous. Ca ira mieux aussi pour tous les états sunnites de la région qui se trouvent actuellement très salement menacés.
      Je vois que je n’ai pas fait un sort à votre phrase que j’avais recopiée ci-dessus, mais c’est que je ne vois pas du tout la nécessité de ces sortes de propositions : les choses sont ce qu’elles sont, certes, mais quant on a dit ça, on n’a rien dit, et on peut aisément faire l’économie de ces sortes de spéculations métaphysiques tout à fait inutiles.
      Si Macron était en Egypte, c’est parce qu’il y a des armes à vendre. Et puis, le bonhomme voudrait bien avoir un rôle sur la scène internationale, mais il ne comprend rien du tout à l’Orient compliqué : on l’a vu se compromettre en recevant à Paris le général Aoun, le Pétain du Liban ; essayer ensuite d’arranger les affaires du pauvre Hariri. Tout cela était idiot, mais ça continue, et la seule politique intelligente des Européens, s’ils tiennent tant au sort des Palestiniens, ce serait, comme l’a fait Trump, d’appeler un chat un chat et de leur mettre les yeux en face des trous au lieu de les encourager à entretenir des illusions imbéciles : ils n’arriveront jamais à rien par le terrorisme.


    • Christian Labrune Christian Labrune 29 janvier 19:13

      @Hamed

      Ce qui se passe en Egypte ne doit pas être drôle pour les opposants, Ca n’est assurément pas la démocratie, mais si c’était la démocratie, les Frères de Morsi se retrouveraient vite une nouvelle fois sur le devant de la scène pour une nouvelle dictature islamiste. Les Egyptiens ont donc le choix, probablement pour des années encore, entre la dictature et la dictature. Pas gai !
      Mais s’il y a quelqu’un qui ne peut plus désormais se permettre de donner des leçons de morale politique, c’est bien Macron. Sans sa politique inepte, il n’y aurait pas eu une dizaine de morts et tant de borgnes et d’éclopés parmi les gilets jaunes. Le comportement de son jeune protégé à la Contrescarpe n’avait pas été non plus un modèle d’exercice des vertus démocratiques.
      Ce qui m’a rendu définitivement odieux l’irresponsable élyséen, c’est le jugement porté sur la répression israélienne à la barrière de sécurité le jour du transfert de l’ambassade des Etats-Unis. Il avait trouvé « odieux » qu’on tirât à balles réelles sur les émeutiers. Qu’auraient-ils dû faire, les Israéliens en passe d’être débordés ? Laisser passer une centaine d’excités sur 40000, et leur laisser le temps d’atteindre les premiers kibboutzim, à dix minutes de marche, pour qu’ils puissent répéter le pogrom d’Hébon en 29 ? Assurément, les imbéciles qui se sont attendris le lendemain dans la presse française sur le sort de manifestants « pacifistes » armés de couteaux auraient chanté une tout autre chanson après un tel massacre, et le gouvernement israélien aurait pu tirer un énorme profit médiatique du sacrifice de quelques dizaines de Juifs, mais la vie d’un seul citoyen, dans l’état d’Israël, a mille fois plus de valeur que celle d’un Gazaoui pour le Hamas, comme l’avait parfaitement démontré l’accord pour la libération de Gilad Shalit..
      Cela me fait penser à ce calcul machiavélien et sordide des autorités françaises lors d’un premier samedi de manifestations des gilets jaunes à Paris : laisser les plus extrémistes dévaster l’arc de triomphe pour donner au public un exemple éloquent des violences dont ils seraient capables, désormais, si on continuait à les soutenir. Tout ça me donne la nausée.


    • Hamed 29 janvier 21:30

      @Christian Labrune

      Justement, c’est ce que vous n’avez pas compris. Le boulet maintenant n’est ni sunnite ni israélien ni iranien ni ... . Il est global.

      Et vous dîtes : «  Hier, une délégation russe s’est rendue à Jérusalem pour remettre sur pied une concertation stratégique qui avait si bien réussi jusqu’au refroidissement des relations causé par le tir accidentel, à la suite d’un raid israélien, d’un missile Syrien contre un avion russe.  »

      Précisément, les Russes ont peur que tout peut dégénérer, et que cele explose globalement. Et tout le monde sera touché, et c’est ce que j’ai défini par un « taquin divin ». Parce que si cela explose, c’est que cela devait exploser.

      Ce n’est pas que je suis croyant ou non, je regarde seulement les guerres passées. En 1870 avec Napoléon III et ses exigences face à Bismarck, cela a explosé. Et cela devait, et comprendre par CELA DEVAIT. La Première Guerre mondiale, idem, l’Autriche et l’Allemagne exigeaient beaucoup pour l’assassinat du prince hériter d’Autriche à Sarajevo, une guerre européenne qui se transforme en mondiale. Parce CELA DEVAIT ËTRE.

      De même pour la Deuxième Guerre mondiale, Hitler demandait la Lune, il l’a eue la Lune. Parce CELA DEVAIT ËTRE.

      A vous de croire ce que vous voulez pourquoi ces guerres, et quel sens historique ont eu tous ces conflits. 

      Quant à Benyamin Netanyaou, il surfe sur la guerre avec les Palestiniens, les Syriens, Iraniens et autres pour rester au pouvoir. Quatre mandats, et il a fallu la démission du détenteur du poste de la Défense, Avigdor Liberman pour que de nouveau, des élections, etc., en Israël. 

      Pourquoi, Netanyaou a compris ses limites, et qu’il ne doit pas jouer avec le feu. D’autre part les Américains, pas Donald ou avant Obama, d’autres qui réellement dirige ont signifié leur désapprobation. Et c’est la raison pour laquelle Netanyaou n’a pas suivi Liberman. 

      Mais jusqu’à cette situation qui dure depuis 70 ans, je crois que ça risque d’exploser un jour, et cela viendra. Et peu importe :

      « que Netanyahou sait très bien que le Hamas au Sud et le Hezbollah au Nord n’existeraient pas sans l’Iran qui menace l’ensemble des pays de la région et même l’Europe à plus long terme, ce que les abrutis de notre Quai d’Orsay n’ont pas encore compris. » 

      Je ne sais si vous me comprenez. Les grandes guerres passées risquent de se reproduire au Moyen-Orient. Et la plupart seront touchés si cela explose. Je crois qu’au point où vont les choses, et la guerre en Syrie, avec toutes ses destructions et ses près de 400 000 morts, apparaîtra en fait une toute petite guerre.

      Et on comprend comment une délégation russe se rend à Jérusalem pour concertation.

      Voilà, Christian, ce que vous devez comprendre. Et l’histoire en témoigne des dangers...


    • Hamed 29 janvier 21:49

      @Christian Labrune

      Vous dîtes encore et inconsciemment et sans réfléchir et je crois netanyaou ou liberman sont comme vous. Ils n’ont pas le sens de la réalité. 

      «  Quand le régime iranien aura été ratatiné, ce qui ne devrait plus tarder, ça ira mieux pour ces Iraniens qui, sur les réseaux sociaux, ont le courage de proclamer qu’ils approuvent les frappes de Tsahal en Syrie, qu’ils maudissent les Gardiens de la Révolution et les crapules terroristes du Hezbollah vers qui vont leurs derniers sous. Ca ira mieux aussi pour tous les états sunnites de la région qui se trouvent actuellement très salement menacés.  »

      Vous n’avez aucune idée de ce que pourrait être « ratatiné ». Mais c’est fin de tout. Pensez-vous qu’Israël qui a des armes nucléaires 100, 200 ou 400 s’en sortira ? Un territoire qui a une superficie de 20 000 km2.

      Pensez-vous que les Iraniens dorment et qu’ils n’ont pas d’ogives nucléaires ou des vecteurs. Personne ne sait. Et c’est cela où tout le monde est bloqué parce que chaque partie pense qu’elle a un avantage sur l’autre. Et si la voie de la raison ne joue pas surtout du côté américain puisque toute action d’Israël est dépendante de la décision des Etats-Unis.

      Mais la peur est que les Etats-Unis, en recul partout, et pour se refaire une « autorité mondiale face à la Russie et à la Chine qui avancent partout » ne vont pousser Israël à l’irréparable. Tout en leur disant que nous sommes là. Et que lorsque tout explose, ce sera trop tard.

      Et ils ne seront pas là. Comme au Vietnam, et ailleurs. Voilà, Christian, ce qu’il faut réfléchir dans les années à venir.


    • Eric F Eric F 30 janvier 12:08

      @Hamed
      « toute action d’Israël est dépendante de la décision des Etats-Unis. »
      ... C’est l’inverse, il faut se souvenir comment les dirigeants israéliens ont bafoué Obama et son vice président malgré les milliards d’aide militaire. Le plus souvent, les Etats-Unis sont inféodés aux intérêts d’Israël, ainsi les USA n’avaient rien à craindre de l’Iran et aucun intérêt à une rupture économique, mais l’actuelle administration a appliqué l’oukase israélien de dénonciation unilatérale d’un traité signé, appliquant des sanctions sur ceux qui appliqueraient ce traité (et les européens ont courbé l’échine).


    • Hamed 30 janvier 13:03

      @Eric F

      Très juste ce que vous dîtes. «  C’est l’inverse, il faut se souvenir comment les dirigeants israéliens ont bafoué Obama et son vice président malgré les milliards d’aide militaire. Le plus souvent, les Etats-Unis sont inféodés aux intérêts d’Israël, » 

      En effet, Israël bafoue le président américain qui ne fait pas sien la stratégie israélienne. Mais là vous raisonnez dans l’ « apparent ». Comme le dicton populaire d’énonce. « Tout ce qui brille n’est pas or ».

      Pourquoi ? Tout simplement que la stratégie israélienne n’est pas israélienne, elle est américaine. Et par américaine j’entends une organisation américaine qui s’articule comme une toile d’araignée sur les Etats-Unis et le monde. Et par monde, il y a Israël, qui est une composante de la toile. Et cette toile ordonnatrice est invisible. Le président américain n’est qu’un instrument par d’autres instruments. Si par exemple, un dirigeant israélien bafoue un président américain, cela fait partie du jeu. 

      Pour l’exemple, Netanyaou invité par le Congrès américaine et Obama se trouvant frustré comme s’il n’est rien dans la balance. Et pourtant, il aurait pu réagir mais il ne fait rien acceptant le fait.

      Les Etats-Unis ne sont inféodés aux intérêts israéliens que parce qu’ils les servent. Et d’ailleurs ceux sont eux qui ont créé Israël. S’ils avaient des intérêts plus forts avec les Arabes, Israël n’aurait pas existé.

      Quant à l’Iran, c’est la bête noire des Américains et d’Israël. Au contraire, ils craignent tout de l’Iran et de ses partenaires. Quant à la rupture de l’accord nucléaire, elle entre dans la nouvelle stratégie d’éclatement des forces qui lui sont contraire. 

      Et les Européens n’ont pas courbé l’échine, « ils ont simplement peur ». Ils sont « réalistes ». Et cela dépasse le volet économique lie l’Iran à l’Europe. Ils ne veulent pas faire les frais de cette stratégie israélo-américaine suicidaire.

      Et c’est la raison pour laquelle pour anticiper l’éclatement et l’explosion, Macron invite ses pairs en Europe à créer une armée de l’Union européenne. L’OTAN, à l’avenir, ne pourra garantir la sécurité de l’Europe en cas d’explosion généralisée au Moyen-Orient. Et dans un certain sens à laquelle appellent « subrepticement »les Etats-Unis et Israël.

      Voilà, j’espère avoir été explicite. Votre post était intéressant à maints titres.


    • Christian Labrune Christian Labrune 30 janvier 13:41

      Ce n’est pas que je suis croyant ou non

      ============================
      @Hamed

      C’est justement ça que je vous reproche : de continuer à prolonger au XXIe siècle une mythologie du XIXe, héritée de Hegel et de sa « raison dans l’histoire ». Qu’on appelle Dieu cette raison ou que, l’ayant « remise sur ses pieds » à la façon de Karl Marx elle devienne la lutte des classes, laquelle doit cependant, dans une perspective eschatologique et donc pas moins métaphysique, conduire à la fin de l’histoire et à un paradis terrestre, c’est kif-kif. Et quand vous considérez les convulsions de l’histoire, ça vous paraît nécessaire au sens philosophique du terme : « CELA DEVAIT ËTRE » .Vous en arrivez donc à conclure par une espèce de « inch Allah ! » tout à fait fataliste.

      De ces sortes de considérations qui sont parasitaires dans la perspective purement pragmatique qui doit être celle de l’examen de la réalité politique, on gagnerait beaucoup à faire l’économie. Il n’y a rien de fatal. Il y a bien une raison active dans l’Histoire, c’est celle de l’activité humaine, mais cela n’implique évidemment pas que l’Histoire soit par essence raisonnable. S’il existait un dieu, il va de soi qu’il n’aurait rien à foutre de ce qui peut arriver. Comme le remarquait déjà Bussy-Rabutin au XVIIe siècle : Dieu est toujours « du côté des plus gros bataillons ». 

      Ce que vous écrivez à propos de Netanyahou me paraît tout à fait fantaisiste. Les Américains ne sont pas pour grand chose dans le choix qui avait été fait de ne pas ratatiner immédiatement le Hamas. La position plus belliciste de Liberman aurait été également possible sans que les Américains et même les chancellerie européennes y pussent trouver rien à dire, mais la position de Netanyahou, à tout prendre, n’était pas moins stratégique. Liberman voulait gagner une bataille au Sud qui en aurait probablement entraîné une autre au Nord, quand Netanyahou et probablement aussi les Américains veulent gagner LA GUERRE. L’enjeu est d’une tout autre importance ! L’écrasement du Hamas, très facile à réaliser et immédiatement très rentable d’un point de vue électoral, n’aurait pas changé grand chose à la menace globale. En revanche, la destruction du régime des mollahs, qui est l’objectif prioritaire, entraînera par voie de conséquence, et sans qu’il soit besoin de beaucoup bombarder et de multiplier les morts des deux côtés, celle du Hamas comme celle du Hezbollah libanais.
      Les Américains, pas plus que les Israéliens, ne tiennent à intervenir en Iran, même si l’opposition ne laisse pas de réclamer des soutiens : une intervention extérieure peut toujours devenir calamiteuse, comme l’ont montré les deux guerres américaines contre l’Irak. Il faudrait donc que le gouvernement des mollahs fût renversé par l’opposition elle-même, d’où les sanctions, mais il est évident que si les ayatollahs persévèrent dans leur connerie et commencent à devenir plus offensifs sur le terrain, ils vont immédiatement déguster ; Poutine laissera les Américains et les Israéliens faire le sale boulot et se frottera les mains : il aura tout à y gagner.


    • Hamed 30 janvier 19:15

      @Christian Labrune

      Vous avez raison et vous n’avez pas raison. Vous êtes proche de la réalité et vus vous en éloignez. Pensez-vous que C. W. Hegel, un grand philosophe du XIXème siècle, étudié dans le monde entier, précurseur du marxisme, a fait de la « Raison dans l’histoire » de la mythologie ? Ou encore que cette philosophie hégélienne ou marxiste conduit à la fin de l’histoire, à un paradis terrestre ? Et qu’est-ce que la fin de l’histoire ? Le paradis terrestre ? Existe-t-elle ces notions ?

       

      Je sais que tout cela vous semble délirant, complexe, illisible. Mais ces philosophes ont cherché à s’élever, à se transcender. Et ils ont réussi et laissé leur marque dans l’histoire. Qui est le père du communisme ? Qui a posé les bases de l’ex-Union soviétique ? Qui a posé les bases de la Chine populaire ? C’est Karl Marx. Qui a créé Karl Marx ? Qui lui a donné la pensée, une pensée et pourtant Marx, dans son inconscient ne savait pas que ses écrits allaient révolutionner le monde.

       

      Et cela, vous ne pouvez pas le comprendre, non pas que vous n’avez pas la capacité de le comprendre, vous l’avez certainement cette force, cette capacité, mais vous n’avez pas l’idée créatrice dans votre pensée, l’idée qui peut intelliger et vous éclairer des grands penseurs passés. Et ils resteront encore vivant des siècles, et peut-être, comme vous dîtes, après des millénaires, Marx et Hegel passeront pour des légendes.

      Voilà, pour ce point.

       

      Pour le second, Les convulsions de l’histoire que j’ai rappelé, et conclu par ce CELA DEVAIR ÊTRE Ce n’est pas moi qui a conclu ? C’est ma pensée qui a rappelé que la guerre entre la France et l’Allemagne en 1870 avec le bain de sang parisien et ses 20 000 victimes a bien existé. Ou encore la Première Guerre mondiale et la grippe espagnole en 1919 qui a fait plus de victimes que ses quatre années de guerre, ou la Seconde Guerre mondiale avec ses 80 millions de morts.

       

      Et puis il y a une finalité que je vois a laissé entrevoir, laisser que vous compreniez le pourquoi de trois guerres qui ont eu la même cause et que vous ne devinez pas. Et vous restez à conclure sur le « fatalisme », et le « Inch Allah », et vous n’avez pas tort.

      CELA DEVAIT ÊTRE exactement, c’était FATAL, c’était « Incha Allah », sauf que n’est pas moi qui a ces mots ni vous bien que vous les ayez dîtes. C’est l’« ESPRIT » dans l’histoire qui a décidé ce fatalisme, ce CELA DEVAIT ÊTRE.

       

      Et je fais l’économie du reste de ce que vous avez exprimé. Du bon et du pas bon. Comme le remarquait déjà Bussy-Rabutin au XVIIe siècle : Dieu est toujours « du côté des plus gros bataillons ». Sauf une chose à ce que n’a pas pensé Bussy-Rabutin. Si Dieu est toujours du côté des plus gros bataillons, il demeure que les moins gros bataillons sont aussi sa création.

       

      Donc allez comprendre le sens de Dieu dans sa création. C’est très important. Par exemple, posez-vous seulement une question simple d’ordre ontologique, Christian : Qui êtes-vous à part d’être humain, juif ou autre ?

      Je m’arrête ici, la suite...


    • Hamed 30 janvier 22:48

      @Christian Labrune

      Ce que vous dîtes : « Ce que vous écrivez à propos de Netanyahou me paraît tout à fait fantaisiste. Les Américains ne sont pas pour grand-chose dans le choix qui avait été fait de ne pas ratatiner immédiatement le Hamas. » Je m’excuse, Christian, mais vous ne comprenez pas comment fonctionne la géostratégie.

      Dans les grandes manœuvres surtout à l’échelle mondiale, et Hamas fait aussi partie de la stratégie globale américaine pour maintenir sa domination sur le monde. Si Netanyahou n’a pas retenu la position belliciste de Avigdor Liberman, c’est que c’était à contrecœur. Le Premier ministre voulait certainement en découdre avec les Palestiniens du Hamas. Il aurait provoqué un bain de sang chez les Palestiniens, mais il y a les pressions outre atlantique que le Premier ministre israélien ne pouvait ignorer. Sans la puissance américaine, Israël n’est rien.

      Vous dîtes : « La position plus belliciste de Liberman aurait été également possible sans que les Américains et même les chancelleries européennes y pussent trouver rien à dire, mais la position de Netanyahou, à tout prendre, n’était pas moins stratégique. Liberman voulait gagner une bataille au Sud qui en aurait probablement entraîné une autre au Nord, quand Netanyahou — et probablement aussi les Américains— veulent gagner LA GUERRE.  »

      Mais non, pourquoi le divorce parce que Liberman réfléchit en local. D’ailleurs, en avril 2019, Netanyahou, homme du système américain, il l’emportera. Et le peuple d’Israël qui a subi un formidable formatage historique par la propagation sioniste, et par les guerres incessantes, le retiendra inévitablement. 

      Ceci étant, reste l’Iran, la bête noire d’Israël et des États-Unis qui faussent tous leurs plans. Et les États-Unis sont, partout dans le monde, en recul, et prônent l’isolationnisme. Comme vous dîtes : « Les Américains, pas plus que les Israéliens, ne tiennent à intervenir en Iran, même si l’opposition ne laisse pas de réclamer des soutiens : une intervention extérieure peut toujours devenir calamiteuse, comme l’ont montré les deux guerres américaines contre l’Irak. » Effectivement, une intervention contre l’Iran ne sera pas seulement calamiteuse mais explosive, et touchera tout le Moyen-Orient, mettant à néant les plans de domination israélo-américains.

      Quant au gouvernement des mollahs qu’il fût renversé par l’opposition elle-même, d’où les sanctions, il ne faut pas rêver. Les mollahs pour qu’ils changent, il faut que change le régime sioniste qui gouverne Israël, et que change aussi la politique impérialiste des États-Unis.

      Et ce ne sera pas demain ni après-demain. Il faut que l’histoire règle le problème comme elle l’a réglé dans les grands problèmes du monde passés. Et c’est ce qu’on peut dire : CELA POURRAIT ARRIVER, CELA DEVRAIT ARRIVER. A l’instar des grands conflits passés PARCE QU’IL N’Y A PAS DE SOLUTION dans cette région centrale du monde.

      Quand les deux positions des adversaires sont très éloignées, et la guerre ne s’arrête pas, alors le processus de l’affrontement armé entre dans une « spirale  » de violence toujours plus élevée. Et le monde aujourd’hui se rapproche de plus en plus à ce Moyen-Orient d’explosivité latente. Dès lors, « la guerre appelle la guerre, jusqu’à ce que tout explose.  » Et cette déflagration globale rebattra obligatoirement toutes les donnes, au point qu’après la déflagration, rien ne sera plus comme avant. Comme cela fut en Europe, après 1945, rien n’était plus comme avant. Tous les pays d’Europe se sont trouvés à rejeter toute guerre et à chercher la paix, puis se sont progressivement unis.

      Au final, qui a gagné ? C’est la guerre qui a gagné ! C’est l’histoire qui a gagné et a amené les peuples à faire la paix. Sinon ils ne feraient que s’autodétruire. Et l’histoire, à travers la guerre, a tranché.

      Voilà, Christian, ce qui peut arriver dans un avenir pas très lointain. Si Israël et les États-Unis ne font pas la paix et mettent fin à ces guerres insensées.


    • Eric F Eric F 31 janvier 12:02

      Cela pourrait se terminer comme pour la rencontre Begin Arafat, ou Trump Kim, ou Poutine Erdogan... par une rencontre surprise entre un dirigeant israélien et un dirigeant iranien conduisant à une désescalade (on ne parlera quand même pas as d’entente et de coopération). Cela pour l’instant n’est pas la stratégie, Israël ayant une alliance de facto avec l’axe sunno-whahabite pour déstabiliser les régimes chiites. Et l’état de conflit est délibéré.


  • Étirév 29 janvier 10:46

    L’histoire de l’humanité nous montre que pendant que certains hommes s’emparaient du pouvoir religieux, d’autres formaient un parti d’opposition, un pouvoir laïque, en perpétuelles luttes avec les premiers, et toujours leurs discordes avaient pour prétexte « la Vérité » que ni les uns ni les autres ne possédaient.

    Les Prêtres prétendaient l’enseigner, en se basant sur une tradition qu’ils avaient altérée. Les laïques leur montraient leurs erreurs et voulaient substituer à leurs dogmes des dogmes nouveaux, fondés sur des hypothèses forgées de toutes pièces dans leur imagination et qu’ils enseignaient au nom de la raison, quoique ces dogmes laïques, instables du reste, n’avaient pas plus de valeur que ceux des Prêtres. Ils en avaient même moins parce que, au fond du dogme religieux, on retrouvait la science antique, l’Absolu féminin, tandis que dans la science des hommes cet Absolu, quand on l’apercevait, était condamné au nom de la raison de l’homme qui créait le relatif.

    La morale de cette histoire c’est que tant qu’on n’aura pas fait toute la Lumière sur l’origine réelle de la Religion, sa haute signification morale, tant qu’on n’aura pas éclairé les hommes sur la signification même du mot « Religion », les luttes, les guerres continueront.

    Car, c’est en comprenant cette signification morale, afin d’en extraire la Science des religions, que la paix reviendra dans le monde.

    En effet, depuis des siècles et des siècles, les discussions, les luttes, les guerres ont, presque toutes, été provoquées par un mot dont, aujourd’hui, on ne comprend plus la signification.


  • Christian Labrune Christian Labrune 29 janvier 10:51

    Enfin, ce qui concerne le retard du monde arabo-musulman, il ne relève pas de lui-même, ni ne peut être une fatalité dans le sens qu’il lui était prédestiné. Donc, non qu’il existe des peuples prédestinés et des peuples non prédestinés au progrès.

    =======================================

    Le retard du monde arabo-musulman n’a qu’une cause : l’islam. On ne peut quand même pas oublier qu’au temps du règne de Louis XV, quand les philosophes des Lumières s’efforçaient de repenser de fond en comble la question du politique dans un monde qui allait bientôt connaître la première révolution industrielle, un Mohammed ben Abdelwahab, dans le fond de la péninsule arabique, s’appliquait à une « réforme » de l’islam qui devait aboutir au wahhabisme, c’est-à-dire à ce que le monde, depuis qu’il existe, a pu connaître de plus obscurantiste.

    Après Averroès, le monde islamique s’est enfoncé dans une stérilité intellectuelle de plus en plus criante. On parle toujours du déclin de l’Empire Ottoman comme s’il commençait à la fin du XIXe siècle, mais on ne peut pas oublier qu’il n’autorisa l’usage de l’imprimerie qu’avec plus de trois siècles de retard sur une Europe où le rationalisme scientifique venait de connaître une extraordinaire expansion.

    Le judaïsme, qui fait de l’analyse critique des textes et du débat de style talmudique le moteur archétypal de toute vie intellectuelle n’aura jamais été un obstacle au développement de la culture rationnelle. C’est un peu moins vrai pour un christianisme qui se ridiculisa définitivement en condamnant Galilée, mais quand on observe l’islam enlisé dans la répétition immuable de ses dogmes primitifs, on ne peut guère s’étonner qu’il ait réussi à maintenir des sociétés entières, et jusqu’au XXIe siècle, dans un moyen-âge complètement fossilisé.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 janvier 10:57

      @Christian Labrune

      vous croyez encore que plus c’est long, et plus c’est convainquant smiley

      La quantité au détriment de la qualité ?


    • Christian Labrune Christian Labrune 29 janvier 11:13

      vous croyez encore que plus c’est long, et plus c’est convainquant

      ============================
      @Olivier Perriet
      https://www.lalanguefrancaise.com/orthographe/convainquant-ou-convaincant/


    • Eric F Eric F 29 janvier 14:10

      @Christian Labrune
      le judaïsme a condamné Spinoza à la même époque où le christianisme condamnait Galilée, par ailleurs le talmudiste et le byzantinisme partagent la même approche d’emberlificotage de détails, le rationalisme n’est pas issu de ces traditions.


    • Eric F Eric F 30 janvier 12:24

      @kader
      En effet, ces passages appartiennent au registre nationaliste et politique et non au registre théologique et moral.
      L’église du moyen âge avait « sélectionné » les extraits qui seraient lus lors des offices religieux pour rejeter ces passages (et réprouvait la lecture directe de la Bible hors contexte). Certains théologiens ont essayé de transposer ces textes dans une signification symbolique, mais c’est effectivement ici les « solliciter » au delà de leur intention. Dans la mesure où le christianisme considère l’Ancien Testament comme un « cheminement » et une « annonce messianique », il aurait été cohérent pour cette religion de « désacraliser » les passages liés aux appels guerriers ou nationalistes qui y ont été insérés (le Marcionisme avait même rejeté l’ancien testament, tout comme la « Bible de Jefferson »)


    • Christian Labrune Christian Labrune 30 janvier 14:12

      @Eric F

      Vous faites l’erreur des gens qui mettent tous les monothéismes dans le même sac et pensent que le judaïsme et le christianisme, par exemple, fonctionnent à peu près de la même façon.
      J’entendais il y a peu une interview de la belle-fille d’Emmanuel Lévinas, philosophe elle aussi. On l’interrogeait sur sa relation personnelle au judaïsme. Elle disait qu’elle était « pratiquante » mais qu’elle n’était pas « croyante ». Une telle assertion venant d’un chrétien apparaîtrait comme le comble de l’absurdité : on imagine mal un chrétien devenu athée qui irait à la messe le dimanche ! Mais c’était sur une chaîne israélienne et on ne lui demandait pas même d’expliciter.

      Cela me rappelle une blaque juive assez connue : deux étudiants d’une yeshiva se disent qu’il faudrait quand même savoir, une bonne fois pour toutes, si D. existe. Ils passent donc toute une nuit à discuter et, à la fin, tombent d’accord : l’idée qu’il puisse exister un dieu est totalement absurde : la Torah est une belle fable, mais ce n’est qu’une fable.
      Le jour se lève. L’un des deux se dispose à dire ses prières. L’autre rigole : qu’est-ce que tu fais ? Tu es complètement idiot : tu viens de convenir que D. n’existe pas, et voilà que tu vas prier ! Réponse de l’autre : je ne vois vraiment pas le rapport.

      Si on ne comprend rien à un paradoxe apparemment si énorme, c’est vraiment qu’on n’a pas la moindre idée de ce que peuvent être le judaïsme et la tradition talmudique.

      Les rabbins qui ont condamné Spinoza, certes, ne valaient pas mieux que les dominicains s’attaquant à Galilée, mais il y a partout des obscurantistes : on en trouve pas mal aujourd’hui encore, et même en Israël parmi les ultra-orthodoxes.


    • Eric F Eric F 31 janvier 10:41

      @Christian Labrune
      Il y a en effet dans le judaïsme une caractéristique « identitaire » particulière, car la Torah, outre l’aspect théologique, constitue le « roman national » du peuple Juif, dont actuellement l’état-nation d’Israël constitue un accomplissement laïc.
      Il y a du reste également dans le Coran des éléments de « roman national » arabe, d’où l’aspect identitaire important lié à cette religion, et son imbrication avec la culture/civilisation arabe -entre autre-.
      Le christianisme ne comporte pas d’aspect de « roman national » dans le Nouveau Testament, et par ailleurs cette religion ne constitue plus un élément identitaire de la culture occidentale, remplacée par le scientisme droit de l’hommiste (ceci est un constat, non un jugement de valeur).


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 janvier 10:56

    On s’en fout de ces querelles dans un verre d’eau : 2 km2 de terre à Jérusalem, capitale de tous les obscurantismes smiley

    Ce conflit intéresse de moins en moins. Démerdez-vous entre sémites et foutez nous la paix.

    Ah, non, c’est vrai : vous êtes tellement nuls qu’il vous faut des tiers pour partager« ces souffrances atroces qui sont si importantes ».

    Les millions d’africains « disparus » dans la forêt zaïroise ces 20 dernières années n’auront pas fait autant parler d’eux que la gamine palestinienne qui a giflé un soldat à peine plus âgée qu’elle.

    Tout cela est lamentable, juste bon pour des vieux gauchistes sur le retour, en mal du Grand Soir. Enfin, maintenant ils ont les gilets jaunes, alors ils s’en moquent aussi smiley


    • Christian Labrune Christian Labrune 30 janvier 16:50

      Ce conflit intéresse de moins en moins. Démerdez-vous entre sémites et foutez nous la paix.

      ====================================
      @Olivier Perriet

      Ces conneries intéressent de moins en moins. Démerdez-vous entre antisémites et foutez-nous la paix.


  • L'apostilleur L’apostilleur 29 janvier 11:17

     « ..quand le problème israélo-palestinien sera résolu par un Etat ou deux Etats, la guerre, et les conflits et toute animosité de part et d’autre auront disparu, la situation va inévitablement changer. Ces peuples certainement noueront des relations normales.. »

    Cette prévision a toute les chances de se réaliser si le poids de leur religions laisse place à une démocratie laïque tolérante et si la fin du monde n’intervient pas avant... 


    • Eric F Eric F 29 janvier 14:02

      @L’apostilleur
      le religion n’est qu’un des aspects du national-ethnicisme.


    • L'apostilleur L’apostilleur 29 janvier 16:13

      @Eric F

      Un pas était fait avec les accords d’Oslo et le courageux Itzak Rabin que le fanatisme du sioniste assassin religieux de l’extrême droite israélienne Yigal Amir a effacé « au nom de Dieu ».
      Remplacez les fanatiques religieux par des démocrates laïques et tout ira moins mal.
      Au commencement, il n’y avait qu’un peuple au pays de Canaan. C’est bien leur hégémonisme religieux qui est à l’origine du problème. Si les juifs avaient décidé de s’insérer en Palestine sans chasser les musulmans, ils vivraient aujourd’hui dans le même pays, peut-être en paix.


    • Christian Labrune Christian Labrune 30 janvier 14:25

      Cette prévision a toute les chances de se réaliser si le poids de leur religions laisse place à une démocratie laïque tolérante

      ===============================
      @L’apostilleur

      Il est de fait qu’à la différence des pays voisins, Israël est une théocratie violente où ceux qui refusent de se convertir au judaïsme subissent les pires persécutions. Dans un premier temps, on les oblige à payer un impôt supplémentaire dont j’ai oublié le nom, et s’ils persistent dans leur refus, ils n’ont plus d’autre choix qu’entre le cercueil et la valise.
      C’est ainsi qu’ont été progressivement condamnés à l’exil les 250 mille musulmans qui n’avaient pas quitté Israël en 48. Ils ne sont plus aujourd’hui que 1.7 million. Et je ne parle pas des persécutions atroces subies par les Druzes et les Bédouins condamnés à la misère parce que tous les emplois leur sont rigoureusement interdits.
      Et que dire des chrétiens en Israël, dont les églises ont partout été incendiées, fermées, ou transformées en synagogues, comme l’Eglise du Saint-Sépulcre ?
      Qui pourra oublier qu’à Raqqa, une ville du centre d’Israël, je crois bien (mais je ne suis pas très fort en géographie) des chrétiens ont été décapités, certains même crucifiés.
      Les islamophobes disent beaucoup de mal de l’islam, mais c’est quand même, qu’on le veuille ou non, une religion de paix et d’amour, et même dans le défunt Califat, on n’aurait jamais pu être témoin de pareilles exactions.
      Allah akbar !


    • Eric F Eric F 31 janvier 12:12

      Il ne s’agit pas tant de religions en tant que telles, mais d’imprégnation religieuse dans des rivalités ethniques. D’une certaine manière, ils « rejouent » les guerres mythiques du Livre de Josué.


  • Eric F Eric F 29 janvier 12:47

    « le sionisme a en quelque sorte désacralisé le judaïsme »

    Formule très exacte, on peut même dire que l’état/nation Israël s’est carrément substitué à la religion (en perte d’audience dans notre civilisation) colle cimlenbt de l’identité juive.


  • sound of sound of 29 janvier 14:37

      @ Hamed

     Tant que nous n’auront pas dépassé ces égrégores religieux, tous les peuples sont voués au conflits ... Pas besoins d’une analyse en économie mondiale ou relations internationales pour le comprendre, ceci ne fait qu’entretenir le voile de l’aveuglement. Peut être que les dogmes des peuples, catalysent l’aveuglement collectif afin d’ignorer la vraie nature de l’homme. Une question est toujours induite par une réponse déjà établie ... smiley


    • Hamed 29 janvier 16:08

      @sound of

      Je regrette de vous contredire. « Ces égrégores religieux » que vous dîtes font partie de l’histoire de l’humanité, et le monde va de stade en stade, nous sommes encore au stade des égrégores. Ce stade passera comme tant les autres stades passés. 

      Mais les dépenses de guerre sont comptabilisées en économie, et si on compte tous les conflits et guerres dans le monde, avec toutes les dépenses en armements et armées dans le monde, elles représentent peut-être 50 % du PIB mondial.


    • Xenozoid 29 janvier 16:14

      @Hamed

      et la drogue ouais les armes, personne pour boycotter les armes francaise car c’est bon pour  l’emploooooooiiiiiiiiiiiiiiiiis...on voit ça tout les jours, et c’est surement les réfugiés qui gagne des milliards avec les armes fabrique par la france,,,,cocorico vive la merde, surtout si elle est francaise et banquaire


  • Massada Massada 29 janvier 20:00

    Le blabla religieux n’est pas la tasse de thé Alors juste pour dire qu’Israel a reçu l’autorisation des usa pour modifier les F35 Ils seront prochainement équipés d’ogives Nucléaires Israël aura donc un avion de frappe atomique capable de pénétrer les défenses iraniennes


    • Cadoudal Cadoudal 29 janvier 20:18

      @Massada
      Les israéliens sont moins cons que ça, enfin je l’espère pour eux...

       For starters, the S-400 system’s stealth-detecting radar system is able to cast a broad net around the Eastern Mediterranean from its Russian base positioning in Syria, and is further linked up to "a ring of air defenses« that stretches »North from Syria, along the borders of Eastern Europe and rounding the Arctic Circle to the east," according to the report. Though not yet tested in battle, the Pentagon itself has admitted the necessity of changing flight routes and where it can operate in terms of deploying aircraft, which is the most significant revelation in the WSJ report : 

      http://www.dedefensa.org/article/le-rideau-de-fer-des-s-400


    • Massada Massada 29 janvier 20:21

      @kader

      La propagande d’al manar me fait bien rire


    • Massada Massada 29 janvier 20:26

      @Cadoudal

      Nous avons la capacité de tromper les S400. Les russes le savent, c’est un secret de polichinelles


    • Cadoudal Cadoudal 29 janvier 20:49

      @Massada
      Je ne mets pas en cause vos légendaires capacités de tromperie...

      Après, prendre les Russes pour des poulets de trois semaines...

      C’est vous qui voyez.


    • Cadoudal Cadoudal 29 janvier 21:09

      @kader
      Moi j’en connais des pas idiots qui parlent pas que de l’étiquette, mais qui s’intéressent au produit :

      il a servi pendant cinq années dans la Légion étrangère
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Tidiane_N%27Diaye


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 29 janvier 21:15

      @Massada ?

      Alors ma couille, t’en as pas marre de la guerre, faire le petit soldat ? Franchement ton taux de testostérone est resté bloqué à l’adolescence, et tes maitres, officiers, (je ne sais comment tu les nomme) se servent de toi.
      Tu vis dans une fiction, un film mon pauvre, la seule chose que je peux t’accorder c’est ton franc parlé, direct mais il est abreuvé par la fiction des serpents qui te dirigent.
      Nous sommes tous sur cette petite planète à faire les guignols, mais tout ceci passe très vite, tu perds ton temps.


    • Massada Massada 29 janvier 21:42

      @kader

      MDR, nous avons aussi une unité de soldats autistes au sein de Tsahal Ils sont spécialisés dans l’analyse des images satellites, ils sont redoutables pour reperer des details dans le flot d’images


    • Massada Massada 30 janvier 08:17

      @kader
       
      Ah ben ça va alors, je ne suis pas commando para smiley
      Unité de reconnaissance, cad les opérations spéciales derrière les lignes ennemies. Actuellement réserviste.


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