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De la Bastille - AgoraVox le média citoyen
mercredi 2 mai 2012 - par Vicgo

De la Bastille

Je me sens apatride suite à l'effroi que j'ai pu ressentir devant l'expression politique d'une grande partie de mes concitoyens... Beaucoup estiment que leur problème principal est l'immigré, l'Europe, l'étranger, le monde... Alors qu'il est leur principale richesse... Je ne saurai leur expliquer que le problème est la non redistribution des richesses et que l'économie française aurait besoin de plus d'immigrés si les héritiers du CAC40 investissaient dans le développement économique du pays qui les enrichit ! Il suffit pour s'en convaincre d 'envisager le nombre d'immeubles qui sont à construire pour répondre au million manquant de logements : qui va les construire ?

Je ne saurai leur expliquer que la France sans ses anciennes colonies, tout ce pétrole, ce diamant, cet uranium, la France n'est qu'un pays de 65 Millions d'habitants qui a du mal à s'adapter à la domination anglosaxone, à l'émergence de l'Asie, à la concurrence qui s'installe en Afrique... Je ne saurai leur expliquer que cela devrait être une richesse et que voilà une idée vraiment nouvelle : et si la meilleure manière pour la france de continuer à tirer partie de ses anciennes colonies, ce n'était plus les barbouzes mais les immigrés et les fils d'immigrés... je ne saurai leur expliquer que cela ferait de la France une des premières place commerciale en Europe et relancerai l'exportation.. Je ne saurai leur expliquer que la coexistence en serai beaucoup plus bénéfique pour tout le monde : les uns garderaient un lien souhaité et assouvis avec leur pays d'origine tout en pouvant vivre en France, les autres n'auraient plus à ressentir le sentiment que ces derniers les abusent puisqu'ils bénéficieront de leur statut d'immigré, de bi-nationaux qui maîtrisent deux langues, appartiennent à deux marchés économiques et sont plus compétitifs que les Chinois en Afrique...

Non je préfère leur écrire ce poème pour leur dire qu'il n'y a pas de camp à choisir, que moi je suis français et que l'on a pas à justifier de ses origines. Qu'être français, c'est adhérer à un projet de vivre ensemble que l'on soit d'ici ou d'ailleurs...

 

De La Bastille

Comme un étau qui se resserre, Comme le lambeau d’une mauvaise ère, Comme tiraillé de toute part, Ecartelé entre deux avatars, Je ne suis rien qu’un anonyme qui ne veut rien qu’soupe à la cime, Je ne demande à n’être personne si ce n’est rien d’autre qu’une personne.

Mais il semble qu’en notre époque qu’on dit hantée par nos fantômes, Qui dans ce carcan ventriloquent, l’inimitié de nos pires idiomes, On ne puisse vouloir marcher seul, un camp, un jour faudra choisir, Entre l’épée d’un douar ou d’un linceul, une messe, il nous faudra dire...

De la Bastille, je tiens mon nom, la conviction que liberté est solution, De la Fratrie, Mes ancêtres ont fait le charbon, les canons, les révolutions.

De la Bastille, j’ai toute foi au droit, aux lois, à un État sans ayant droit, De la Patrie, je récuse les parvenus rois qui me font moi Cheval de Troie...

Élevé au sel de la rancœur, de ceux et celles qui eurent le malheur, D’être indigènes donc indigents, puis exogènes donc malveillants, Je côtoyai dans mon enclave, des hors-la-loi nouveaux esclaves D’une rébellion pour ne plus souffrir, d’une religion pour conquérir.

Ils se proclamèrent messagers, d’idées guerrières à déclamer, Nous invitèrent à mépriser tout ce que cette terre a vu pousser. Je choisis de m’appeler Mohamed pour me la jouer enfant du bled, Mais ne peux adhérer , ne plaide Pour des idées qui au combat nous cèdent ! 

De La Bastille, je dirai non à ces félons, la division est leur raison, De la fratrie, je tolérerais l’adoration loin de nos réflexions, loin de nos solutions

De la Bastille, j’irai nourrir les vers de terre sans savoir ce qu’il ya derrière, De la patrie, je ne saurai pourrir la terre du sang noir des haines de naguère

Confronté aux peurs dédaigneuses, cela dès ma plus tendre enfance, Contraint à cette rancœur hideuse, ne point s’éprendre de la France, Je décidai de m’appeler Jean , m’employai à aimer les gens, Au-delà de leur piété, de leurs croix, de leurs pratiques, En deçà, la liberté des choix et des cantiques...

Malgré les efforts consentis aux contreforts de notre patrie, Intégré, trop encore, ami D’un autre bord comme d’une autre fratrie, Faudrait-il que j’aille à confesse, dise la messe, vous donne la laisse ? Pour un jour n’être plus jamais que le détour d’un immigré, un mercenaire pour vous spolier ?

De la Bastille, crions son nom, remémorons ce qui a fait notre Nation, De la Fratrie, Pour unique religion, unique dévotion, tout pour l’évolution

De la Bastille, Comme unique oraison de cette population victime de l’exclusion, De la patrie, Pas plus de cohésion qu’un semblant d’horizon dans la compromission...

 

Jean Mohamed De la Bastille.



16 réactions


  • easy easy 2 mai 2012 14:54

    Le sujet abordé est élevé et fort complexe (Dans la pratique, il y a bien des sens accordés aux mots « étranger » et « origine »). Par chance, en son intime, nul n’ignore la problématique des immigrés et descendants d’immigrés, même venus d’un village voisin.

    Mais la grandiloquence n’est indispensable ni comme lumière ni comme preuve.
    Même s’il ne conduisait pas à produire tant de fautes de syntaxe, d’orthographe et de vocabulaire, le style ampoulé serait à la fois plombant et pathétique. Il nuirait toujours au discours.


    • Vicgo Jean Mohamed 2 mai 2012 18:54

      Veuillez m’excuser mon cher easy pour l’indigence de mon propos mais par contre votre sentiment quant à ce que vous appelez le style ampoulé, je ne le partage pas...a chacun sa sensibilité...mais pour ma part, la poésie est une forme d’écriture musicale qui peut permettre d’exprimer une sensibilité parfois mieux qu’un pamphlet...A chacun son style..après il me semble que vous feriez mieux d’écrire plutôt que de juger avec tant de dédain les tentatives d’écriture d’anonyme dans mon genre...


      Cordialement...

    • easy easy 3 mai 2012 09:56

      Vous n’avez pas à vous excuser. Le mal, vous ne le faites qu’à vous-même, à mes yeux (Cf. Le catalogue de Molière ou le film « Ridicule » ).

      Pendant que Pierre Rabbi, qui parle simplement, qui ne cherche pas à se faire boeuf, ne se fait pas de tort, toujours à mes yeux.



      A part ça, il est certain que j’ai toujours eu non pas un mépris, pas même un dédain pour les virtuoses du verbe (les vrais comme les faux) mais plus exactement un recul. Seulement un recul.

      C’est que la vie m’a conduit à remarquer qu’un mineur de fond, un pêcheur de morue, un maçon, une lavandière, une tisserande, que ces gens qui produisent des biens concrets et basiques sont sinon muets du moins très simples dans leur manière de parler.
      J’en suis venu à croire que les beaux merles, qu’ils s’appelassent Cauchon,Bossuet, Hugo, Rimbaud ou Saadi, pour utiles qu’ils fussent dans notre contexte qui les porte, brassaient et brassent du bel air pour fasciner et faire oublier qu’ils ne faisaient rien de leurs mains, sinon écrire.

      Voyez-vous, en amont de toutes les pensées, une des plus anciennes exprimées selon ce qu’en aura retenu l’Histoire, serait celle de Confucius ou du peut-être Lao Tseu. Mettons que Confucius (dont on est certain qu’il a bien existé) ait été le premier à poser des idées humanistes, disons de tolérance envers autrui et de sévérité envers soi.
      Son message aura bien diffusé n’est-ce pas ?
      Et bien il était formulé de manière très simple et parfaitement compréhensible par tous. Il parlait aussi simplement que Pierre Rabbi.
      Et surtout, il vivait de manière très simple.


      S’il semble aux Occidentaux que Confucius-LaoTseu diffusaient leur message de manière poétique, cela vient d’une bête différence de culture de fond.
      Ici, à un flic comme à sa mère, on répond par oui ou par non.
      En Angleterre, on reformule la phrase.
      En Extrême-Orient, afin d’éviter l’acculement ou l’impasse, on décale tant la question que la réponse.

      Ici il serait poli de regarder son interlocuteur en face.
      Ailleurs ça passerait pour impoli voire provocateur.





      (Il n’y a qu’un seul Président de République française d’installé au Panthéon et son grand-père avait voulu qu’il s’appelât en sorte de Jean Mohamed. Ce brillant président-ingénieur s’exprimait simplement)


    • Vicgo Jean Mohamed 3 mai 2012 19:21

       Et tu oses me parler de grandiloquence et de style ampoulé....


      Tu m’as l’air cultivé et tu sembles aimer les tartines de cultures quand elles proviennent de toi mon cher easy : c’est un peu faites ce que je dis, pas ce que je fais....Pour le coup c’est ton style que je trouve pompeux mais bon je le respecte tout de même.


    • Vicgo Jean Mohamed 3 mai 2012 19:22

      Et tu oses me parler de grandiloquence et de style ampoulé...


    • easy easy 3 mai 2012 19:47

      Vous confondez la documentation, le respect des codes de grammaire et de vocabulaire (ce sont des choses précises, des références à disposition de tous et des soumissions à un ordre) et le style ampoulé qui n’est pas codifié et qui n’est qu’un style personnel.

      A ce point personnel que bien des autideurs ou lecteurs comprennent tout de travers. Ce qui conduit à ne parler qu’à soi-même.

      Le mieux, quand on a conscience qu’on pond une oeuvre artistique (telle une poésie), c’est de prévenir que c’en est une. Ainsi averti (car ça ne saute pas toujours aux yeux), le spectateur regarde, ressent ce qu’il veut ou ce qu’il peut mais il se tait.
      Pas de dialogue.


    • Vicgo Jean Mohamed 3 mai 2012 20:02

       Je ne vous connais pas Easy mais je crois savoir que vous avez une très haute estime de vous même....Qu’est ce qu’un génie de la littérature dans votre genre vient foutre sur un média citoyen dans lequel des abrutis de mon espèce tente gauchement de s’exprimer avec leus mots...


      Merci de nous éduquer en tout cas....Bon si vous pouviez arrêter de faire le prof et changer ce style pompeux, ce serai plus sympa !

    • Vicgo Jean Mohamed 3 mai 2012 20:04

      Il semble en tout cas que votre grandeur n’est pas apprécié à sa juste valeur par les pauvres lecteurs acculturés que nous sommes si je m’en fie au vote négatif qui ont désavoué vos commentaires..Mais bon c’est qu’on doit être trop inculte et ignorants des codes en vigueur..... smiley



  • non667 2 mai 2012 16:51

    l’immigration est une richesse  ! est-on bête ? on n’y avait pas pensé pour nous sortir de la mouise ! smiley smiley smiley smiley


  • BOBW BOBW 2 mai 2012 21:53

    @Jean-Mo : Bravo pour votre article et votre beau poème en l’honneur de tous les travailleurs français mal payés ,qui contribuent en tout honneur à construire avec sueur et courage, notre cher pays et étrangers pillé par les banksters l 

    Un français de souche (par hasard de ses géniteurs) depuis plus de 5 générations   smiley

    • easy easy 3 mai 2012 11:15

      Sur le plan des humanités ou de la psychologie humaine, Gustave Le Bon s’était offert une belle expérience de terrain. Il avait vraiment voyagé.

      J’apprécie ses visions non hiérarchisantes.

      Mais afin d’affronter des idées du type de celles d’Arthur de Gobineau, il s’était trouvé obligé de rhétoriser de manière tranchée.

      Ses théories plutôt justes sur les hérédités ou atavismes ne sont pertinentes que si l’on fait l’impasse sur les cas des individus mixtes, nés de deux parents de terroirs très différents.
      Si l’on considère ces cas, on voit que ce qui influence le caractère ou les valeurs d’un individu, ce n’est pas ce qu’il porte dans ses gènes mais le contexte de son enfance, l’endroit, le milieu où son caractère s’est formé.

      Entre mes cadets et moi, eux ayant moins vécu que moi une enfance au Vietnam, il y a une très grande différence d’éthique, d’ordre des priorités.
      Nous avons les mêmes parents, les mêmes gènes, nous avons tous passé le plus clair de notre vie en France mais moi, je suis très marqué par mon enfance en Extrême-Orient. Mon cadet de deux ans l’est encore un peu mais les plus jeunes n’ont rien de commun avec l’Asie.

      Je rappelle que selon un registre des mariages célébrés en Indochine en 1932, quand il y avait 100 couples EUROPENNE+EUROPEEN, il y avait un couple EUROPEENNE+ indigène (Majuscules, minuscules, selon ce registre)
      Face à ce fait numérique, il existe une logique qui pousse à faire l’impasse sur les métis quand on cherche à disserter sur la formation des caractères. Mais les fondamentaux de cette dissertation ne sont alors que numériques.
       
      Celui qui veut vraiment comprendre comment se forment les tempéraments ne doit pas s’éblouir du fait de la pureté raciale. Il doit examiner au contraire les rares cas de mixité. Ce n’est qu’en tenant grand compte des exceptionnelles mixités (surtout à l’époque) qu’on parvient à remarquer que les gènes ne sont pour rien dans les caractères. 


      J’ai constaté que ce qui détermine le plus les caractères c’est le contexte (global, scolaire et familial) où l’individu a passé la tranche qui va de ses 4 ans à ses 15 ans.

      Mais il faut bien comprendre aussi qu’un individu de sang purement Martien ayant passé ses 4-15 ans à Paris vers 1960, parce qu’il sera constamment considéré Martien au vu de sa peau verte, sera très sensibilisé par cette stigmatisation. Il se construira donc en réaction une carapace ou un étendard de couleur verte. Verte, forcément verte car il ne peut se repeindre en rouge. 



      Cyrano n’ayant pu se défaire de son nez en avait fait son royaume arthurien, son Camelot.

      Quand les gens ne voient que son nez péninsulaire, quand toutes leurs réflexions tournent autour, comment peut-il faire autrement qu’en faire son épée et son paratonnerre ?



      Il y a donc fondamentalement le contexte de l’enfance qui joue et sur ce contexte se rajoute la conséquence d’une quelconque stigmatisation. Stigmatisation extrêmement courante, ordinaire, que chacun subit, même au sein d’une race, pour un menton trop long, pour une acné trop forte, pour une obésité trop marquée, pour une beauté trop parfaite, pour des cheveux trop rouges.
      De ces deux éléments hautement déterminants, Gustave le Bon n’a strictement rien dit pendant qu’il s’est égaré sur les gènes et n’a raisonné qu’en termes de pureté raciale ou culturelle.


      Enfin, à son époque, les plus avisés des Gustave le Bon n’avaient pas encore eu le loisir de constater qu’un enfant prélevé au Mali et élevé à Houston pouvait apprendre à piloter la navette spatiale comme ses collègues Californiens.


    • Vicgo Jean Mohamed 3 mai 2012 19:25

       Je te remercie l’Ecureuil mais pour ce qui est de la reprise que tu proposes, elle ne correspond pas du tout au sens que je souhaite donner à mes vers...

      Merci tout de même.

    • easy easy 3 mai 2012 14:20



      «  »«  »« mais que connaît-on des structures mentales, de leur rôle capital dans la destinée des peuples et, surtout, de leur transmission bien au-delà de l’éloignement du foyer ethnique originel ? »«  »« 

      Ce que les autres en connaissent, je n’en sais rien. Mais moi j’en sais des choses pour avoir vécu cette problématique. Et je sais donc que concernant bien des composants de la structure mentale, tout provient du contexte de l’enfance (contexte au sens large). Qu’aucun fait génétique n’est de conséquence.

      Même celui de mes frères qui a un QI de dindon n’est idiot qu’en raison de ce contexte. Il n’est idiot que du fait de s’être retrouvé incapable+interdit (par notre mère Blanche, par nos tantes Blanches) d’exprimer le malheur de son déracinement de manière intelligible. Ainsi, ses cris de dindon étaient-ils, à ses 15 ans, plus justes ou plus sincères, d’un point de vue ontogénique ou racinaire et malgré leur forme délirante, que mes raisonnements en trop bon français.




       »«  »« Le »type idéal« de Gustave Le Bon laisse, me semble-t-il, la porte ouverte à toutes les aptitudes »«  »«  »
      Je ne suis pas certain de comprendre ce que vous entendez par aptitudes.
      Si ce mot peut être remplacé par « interprétations » je pense que non, le type idéal, pur jus, pur sol, pur sang, qu’a considéré le Bon, nous fait croire à la théorie génétique alors qu’à mon sens, les gènes n’y sont pour rien de rien dans le caractère.
      Obama a des gènes kenyans et n’a en rien la mentalité d’un Kényan.


      «  »«  »«  »c’est-à-dire que ce ne sont pas les extrémités de la courbe de Bell qui changent, mais sa partie centrale«  »«  »« 
      Cette courbe a beau avoir une forme de cloche, elle est de Gauss.




       »«  »« Cela dit toute réflexion sur ce genre de sujets se heurte aux barrières dressées par l’escroquerie existentialiste qui, actuellement, régne sans partage dans le domaine des idées »«  »«  »
      Je souhaite des explications.



    • easy easy 3 mai 2012 19:29



      «  »«  » Je ne m’intéresse pas aux cas particuliers. Ils ne permettent de cerner qu’un seul individu, qui ne représente que lui-même et certainement pas la communauté à laquelle il appartient. «  »«  »

      Mettons qu’en ne considérant que les cas purs (on se comprend), on en arrive à dire que les vaches noires ne font que des vaches noires et qu’on ajoute que le noir est incompatible avec le blanc chez une vache noire. On se trompera. Car il existe des montages de vaches noires + taureau blanc et ça fait des vaches ou taureau gris.
      En génétique, on étudie énormément les cas des croisements non purs.

      Ne pas en faire autant quand on examine les mentalités, c’est aller à l’erreur.
      Imaginons, c’est pas loin d’être le cas, que je sois le seul cas d’enfant métis jaune-blanc. Parce que je serais le seul cas, il faudrait me zapper ? Alors que mon cas démontre quelque chose ?

      Il se trouve que je ne suis pas le seul, que j’ai des frères et des cousins dans mon cas. Il se trouve que dans nos familles, il ressort nettement que nos éthiques, armoiries ou bannières sont marquées au sceau du contexte que nous avons vécu dans la tranche 4-15 ans. Il ne faudrait pas le connaître ? Continuer de raisonner sur les seuls cas purs ?

      (Et concernant la partie la plus visible de nos armoiries, il ressort que c’est le contexte global, non familial, donc Vietnam+guerre+exil, qui l’emporte)


      Heureusement, les ethnopsychiatres ont remarqué cela et ils le considèrent.



      «  »«  » Quand Emmanuel Todd dit « Les Allemands ont une capacité de discipline qui échappent tout à fait aux citoyens français », ça ne veut pas dire que tous les Allemands ont la même capacité de discipline et qu’on ne trouve pas de Français capables de la même capacité de discipline que les Allemands en général. «  »« 
      J’en conviens sans réserves.



       »«  »« On ne sait rien de ses (Obama) structures mentales, de ses schémas de raisonnement, de ses craintes instinctives et ancestrales, de ses aspirations intimes... »«  »« 

      Certes, m’enfin, pour ce qui déborde, pour ce qui se voit de son comportement, de ses réflexes, je ne vois que de l’US. J’ai même du mal à voir chez lui un comportement de Noir US (moyen gaussien).



      Attention, qu’un écrivain nomme son livre The Bell Curve, qu’il s’approprie la chose comme s’il l’avait découverte, ne doit pas nous faire oublier qu’on doit traduire son titre par La Courbe en Cloche et non la Courbe de Bell.
      Car c’est une courbe de Gauss.

      Quand on a fait des maths et statistiques, on sait que beaucoup de distributions sont en courbe de Gauss, le premier à l’avoir remarqué. Sans rien connaître du livre en question, j’anticipais déjà une distribution des QI en gaussienne. D’autant que les inventeurs du QI avaient eu comme idée derrière la tête que leurs résultats allaient être en cloche. Ce type d’épreuve -que d’autres peuples n’ont jamais eu l’idée de créer- sert à fond la répartition en cloche.




       »«  »«  » L’existentialisme est ce qui a été inventé pour remplacer le mythe du Bon Sauvage, qui n’était plus défendable. Il fallait trouver autre chose qui permettrait de croire, après avoir nié la nature humaine, que l’homme pouvait être maître de lui-même et de son destin, c’est-à-dire aspirer à un monde meilleur et l’édifier.

      Ce fut l’existentialisme. Je me demande si, à la base, il ne reposait pas sur l’archaïque croyance que nommer la chose, c’est la faire exister..«  »«  »


      A mon arrivée en France, face à mon cadet qui grimpait aux rideaux, moi, bien sage, bien intégré, j’étais convaincu et je me le disais très clairement, que j’étais maître de mon caractère, des valeurs que je décidais d’adopter. Mais 20 ans après, j’ai découvert que mon inconscient, ancré dans le contexte de mon enfance, réveillé, encoléré, par ma mère qui le déniait, me manipulait complètement. Je ne crois donc plus du tout à l’existentialisme.


  • easy easy 3 mai 2012 13:59

    Ah, le cheval de Troie !
    J’avais oublié d’en parler.

    Là encore, il est question de stigmatisation mais en grande partie volontaire, dans bien des cas.
    Exemple : France 1590. Qu’il soit protestant ou catholique, un Parisien ne se distingue pas d’un autre parisien du fait qu’un quelconque caractère physique. Mais la tension est telle entre les deux groupes que des marques sont apparues, des marques vestimentaires. C’est volontairement que chacun, dans chaque communauté, cherche à se marquer. Idem pour les Juifs. De sorte qu’à la Saint Barthélemy, les catholiques excités voient tout de suite qui occire.

    Ce n’est pas pour rien qu’il existe tant de signes communautaristes dans le Monde. Ca permet à chacun de prouver son appartenance à un camp. Et ceux qui ne se démarquent pas passent alors aux yeux de ceux qui sont démarqués pour des traîtres ou chevaux de Troie. Henri IV ayant viré en apostasie trois fois formant un paradigme du genre.

    Là dessus, par dessus cette possibilité qu’a chacun de se communautariser en arborant quelque plume, chant, circoncision, taoutage ou bonnet, se trouve la problématique de ceux qui sont automatiquement démarqués par leur allure physique, quoi qu’ils fassent.

    Quoi ?
    Comment un Noir, un nègre, pourrait-il être de notre camp ? dit le Blanc.
    Et voilà le Mammelouk, le Spahi, le tirailleur sénégalais, le Gurkha, l’Apache, le Harki, obligé, s’il sert dans l’armée du Blanc, obligé de faire du zèle fidéliste.



    Bien entendu, l’enrôlement de supplétifs indigènes dans une armée d’invasion ou de colonisation est problématique et a parfois posé des problèmes aux chefs qui les conduisaient. Mais à part quelques cas de révolte, ces serviteurs se sont le plus souvent montrés particulièrement fidèles et zélés.
    Aucun Japonais vivant en Amérique n’a trahi l’Amérique quand elle a répondu au Japon après l’attaque de Pearl Harbour. Aucun Amérindien non plus. Aucun Noir non plus.

    Et le Géant profite alors de ce zèle obtenu par le risque qu’encourent les gens coincés entre marteau et enclume de passer pour ennemis, traîtres ou chevaux de Troie.
    Le Géant les place en première ligne de tous les riques et méfaits.



    Le zèle fidéliste du bon Nègre à son maître Géant est à double tranchant.
    D’un côté il démontre que le Nègre peut embrasser la cause du Géant, même s’il en est envahi. Il démontre aussi l’équivalence de ses capacités, performances ou talents. De l’autre, il fait du principe du singe, de l’imitation, de la soumission à l’autorité (Cf Effets Matthieu, Hawthorne, Rosenhan, Milgram, Ash...) son paradigme, son identité.


    Lorsqu’Aimé Césaire, Sadar Senghor, écrivent trop bien le français d’avoir usé leurs culottes autour de la Montagne Sainte Geneviève, ils se retrouvent dans cette ambiguïté.

    Mais un Sioux, s’il ne pratique pas correctement l’anglais, comment peut-il comprendre le traité que Washington lui présente et qui le spolie de ses terres ancestrales ?

    L’Apache, s’il ne singe pas le Red-neck au point de devenir sénateur, comment peut-il, autrement qu’avec des flèches et couteaux, faire entendre les revendications de son peuple ?

    Ho Chi Minh se retrouve donc contraint de rédiger l’acte d’indépendance du Vietnam en français.



    Il a bien existé quelques cas de refus absolu de toute compromission, tel celui de Chaka Zulu, mais la plupart du temps, le Petit a consenti à singer le Géant.


    Que doivent faire les Beurs de France ?
    Je pense qu’ils n’ont pas trop le choix. D’abord leur enfance 4-15 ans, ils l’ont vécue en France et de toutes manières, en ce moment, ils ont intérêt à se confondre avec le Géant.

    On relèvera au passage que les Beurs de France qui sont bien acceptés sont ceux qui consentent à faire les clowns, à s’auto-railler. Quand ils s’expriment sérieusement, le Géant, en sa partie ignare, s’en méfie et se crispe.


  • Vicgo Jean Mohamed 3 mai 2012 19:29

    Je voulais juste partager un poème les gars, vous vous enflammé un peu...


    Bon ça me fait plaisir que celui-ci vous inspire à ce point mais je crois que vous n’en avez pas bien compris le sens...Cela n’est point grave, chacun projette ce qu’il désire dans la peinture qui s’offre à lui...

    Merci donc pour vos interventions...

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