vendredi 28 septembre 2007 - par Clad

Défendons l’anglais !

Ces dernières décennies, les attaques contre la langue anglaise se multiplient. Même sur internet, où la communication à l’échelle internationale est rendue plus facile que jamais grâce à l’anglais, les messages, parfois haineux, contre ce merveilleux outil de communication pullulent (voir notes de fin d’article pour quelques exemples). J’entends, par cet article, répondre aux principales critiques formulées à l’encontre de la langue qui défia l’homme qui défia Babel.

Pas plus tard qu’hier, j’ai traîné dans les rues de Southampton (Royaume-Uni) avec une Canadienne, une Allemande et une Hollandaise. Il y a quelques années, nous combattions et craignions les Germains, aujourd’hui, grâce à cette compréhension que permet l’anglais, langue quasi universelle, je n’avais pas d’autre ambition que de trouver un salon de thé pour discuter littérature. Est-ce que ce n’est pas littéralement merveilleux  ? Est-ce que ce n’est pas la meilleure plaidoirie pour l’humanité que l’on puisse imaginer ? Existe-t-il meilleur motif de fierté en tant que race ?

Et pourtant, il se trouve, et ils sont nombreux, de ces aigris pour y trouver à redire. Les plus ridicules d’entre eux sont probablement les espéranteux, dont l’unique argument peut se résumer à : "Ouin, c’est pas juste, ça favorise ces salauds d’Anglais/Américains  !" Contentons-nous poliment de parler d’ironie, en songeant à la vocation originelle de l’espéranto : une meilleure compréhension, tolérance et acceptation entre les peuples. Le brave dentiste utopique à l’origine de l’espéranto doit se retourner dans sa tombe. Enfin, gageons qu’il aurait au moins la satisfaction de voir que son rêve s’est finalement concretisé, l’anglais ayant juste remplacé l’espéranto.

L’autre grand argument que l’on peut entendre, c’est : "Si chacun parle la même langue, il n’y aura plus de différentiation régionale, plus de spécificités culturelles, tout sera uniforme." Le lien de causalité est loin d’être évident : Allez donc dire à un Ecossais ou un Irlandais qu’ils sont similaire à un Anglais. Je vous conseille de vous tenir à bonne distance, et d’avoir quelques dispositions à la course à pied. Ca marche aussi en France : un Breton ressemble-t-il tant à un Provençal ? Et un Alsacien, est-il plus proche d’un Parisien ou d’un Munichois ?

Et puis quoi, chacun doit-il rester enfermé dans sa culture jusqu’à la fin des temps ? Il est évident que lorsque deux cultures apprennent à se connaître, elles s’interpénètrent avec le temps (si j’ai de la chance, je pourrais le prouver avec l’Allemande dont je parlais plus haut). Faut-il considérer ça comme une pollution des cultures existantes et cesser immédiatement tout contact intercommunautaire ? Drôle de façon de penser.

Il y a aussi cet argument qui consiste à dire qu’en dehors des pays anglophones, nous parlons un sous-anglais, un "global english". Foutaises ! Déjà, il faudrait commencer par comprendre que "en dehors des pays anglophones", ça n’est pas synonyme de "la France". Il y a tout un tas de pays moins conservateurs au niveau de la langue, comme les pays nordiques où une grande partie de la population parle couramment un anglais parfait. Et par "parfait", j’entends : "un anglophone natif pourrait parler des heures avec un Norvégien sans se rendre compte qu’il n’a pas lui-même l’anglais comme langue maternelle". Mais même en France, et malgré tous les efforts de certaines vieilles barbiches pour freiner autant qu’elles le peuvent l’ennemi linguistique, l’anglais de notre génération (j’entends par là "les acnéïques") n’est pas si mauvais. Vous savez à combien d’exemplaires le dernier Harry Potter (non traduit) s’est vendu cet été ? D’après Asp Explorer (à qui j’ai repompé ce point), 200 000. Plus qu’un Goncourt. Et pourtant il s’adresse principalement aux enfants, même s’il a acquis une certaine popularité chez les jeunes adultes. Quelqu’un oserait-il dire que Harry Potter est écrit en globish  ?

Toujours dans l’optique de réfuter cet argument du sous-anglais simplifié : je suis actuellement en Angleterre grâce à un programme d’échange universitaire européen (merci l’UE !), je n’ai reçu aucune formation linguistique spécifique avant mon départ, on pourrait tout au plus parler d’une curiosité certaine envers la culture britannique, mais à part ça je pense être raisonnablement représentatif du niveau d’anglais moyen de ma génération. Et pourtant, je communique très bien avec les locaux. Evidemment mon anglais n’est pas parfait, et des questions comme "Which country are you from ?" "Are you french ?" (ou, tout aussi souvent "Are you german ?") finissent toujours par tomber. Mais tout de même, je n’ai aucun problème à suivre des cours magistraux ou à aller au théâtre/cinéma. Je ne doute pas que le globish soit, dans certains milieux, une réalité (il aurait été difficile qu’il en soit autrement, coincée qu’est cette pauvre langue entre les efforts français pour freiner le développement de l’anglais et sa nécéssité en pratique dans beaucoup de domaines), mais ce problème est restreint à des groupes globalement peu importants, et qui le seront de moins en moins au fur et à mesure que l’anglais se répandra. A partir de notre génération en tout cas, je suis certain que nous sommes épargnés par le phénomène.

Je reste emerveillé par ce que l’anglais permet d’accomplir en termes de compréhension, de partage, de coopération entre les peuples, et je suis favorable à la diffusion la plus large possible de cette langue. (Ou d’une autre remarquez, mais aujourd’hui c’est avec l’anglais qu’il reste le moins de travail à faire pour obtenir une vraie langue mondiale). Et tout autant que je suis émerveillé, je suis également consterné par les réactions de rejet engendrées.


Voir aussi :



519 réactions


    • bcordelier bcordelier 2 octobre 2007 10:22

      @Aleks

      Dire d’une langue construite qu’elle a été « construite de toutes pièces » n’est pas une insulte, c’est un aspect factuel. Si je me fournis en briques déjà toutes cuites chez un ou plusieurs fournisseurs, avec des poutres achetées ailleurs, du mortier confectionné par mes soins et sur des plans sortis de mes facultés d’architecte, et de tout cela construis une maison, on pourra la qualifier de « construite de toutes pièces », même si ce n’est pas moi qui ai coupé les arbres pour les poutres ni allé extraire l’argile, voire utilisé un matériau totalement inédit.

      Là encore, ce n’est pas une insulte, en aucune manière. Si vous rejetez ce terme, alors attendez-vous à ce qu’on qualifie Zamenhof d’assembleur et non de créateur. Personnellement, pour le coup, là je serais totalement réticent et ce boomerang me paraît bien plus dévastateur.

      Simplement, comme vous le savez comme moi, il y a effectivement deux catégories dans les langues construites, basées sur des analyses et des postulats différents, classifications qui n’intéressent que modérément le grand public :
      - les langues a posteriori, parmi lesquelles et en premier lieu l’espéranto : elles s’appuient sur des substrats de langues naturelles, à plus ou moins forte dose, notamment dans leur partie lexicale. Pour l’espéranto, pour faire simple, une synthèse des principales langues latines, mâtinée d’innovations et de mécanismes originaux et inédits (conjugaison, système agglutinant poussé, etc.).
      - les langues a priori, dont le Kotava que vous citez : elles rejettent les substrats existants, et développent (ou essayent de développer) un système complet appuyé sur une logique interne autonome, avec un lexique totalement imaginé.

      Les tenants des langues construites a posteriori pensent (pour faire simple) qu’il faut se baser sur des bases déjà connues d’un grand nombre de façon à en simplifier l’accès et la compréhension. Démarche qui a son sens et qui, jusqu’à présent, a davantage fonctionné que celle des adeptes des langues construites a priori qui, eux, rejettent justement cet aspect qui leur semble aller à l’encontre à la notion de neutralité culturelle sous-tendue par le principe même d’adoption d’une langue internationale auxiliaire de communication.

      Voilà ce qu’il est de cette ligne de rupture entre langues construites. Il n’empêche, toutes sont des langues construites de toutes pièces. A la rigueur on pourrait dire que les langues a posteriori utilisent des matériaux de réemploi (on ferait de l’ancien avec du vieux ?). Non, à mon avis ce dernier point n’est pas pertinent. Ce qui l’est bien davantage, ce sont les qualités et le talent (ou son absence) de l’architecte et des maçons (avec ç et surtout pas 2s). Et sur ce plan, personnellement je pense que Zamenhof était un architecte de talent, un créateur et pas un simple assembleur.


    • Wlad Wlad 2 octobre 2007 10:24

      @Asp & Masson :

      Dans la réponse de Masson, un point pertinent (non, pas le coup de la confiture, ça, ça donne faim, mais ça n’entre pas dans le cadre de la conversation même si ça me rendrait Masson plutôt sympathique smiley ), « le nombre d’e-istes en convention ne témoigne pas forcément de la vitalité de l’e-o ».

      Pour avoir été rôliste, Asp, j’imagine que tu connais ce phénomène : en convention, on est toujours en sous-effectif et on a l’impression que le JdR va crever. Pourtant ça fait 20 ans qu’on nous répète que c’est une activité moribonde, et on est toujours là ! (Sachant que j’ai 20 ans, je pense faire partie de la relève). C’est juste que le système de conv’ ne rentre pas dans la façon dont beaucoup vivent le JdR. Au risque de me faire détruire par Masson à grands renforts de liens vers SAT, je dirais que l’e-o, est probablement comme le rôlisme : un passe-temps entre potes, dont les réunions formelles n’intéressent pas une grande partie des pratiquants.

      Henri, je ne sais pas si l’abondance de « références et de liens » pèse très lourd dans la mesure où nombre de vos liens renvooient vers le site de votre propre asso ; on pourrait vous taxer de subjectivité malhonnête. smiley

      Enfin, une spéciale Masson : l’e-o a quand même de bons côtés, les parents d’un de mes meilleurs amis se sont rencontrés au retour d’une conv’ e-iste. smiley


    • Henri Masson 2 octobre 2007 11:23

      Non, Zamenhof n’est pas le « créateur » de l’espéranto. Il a lui-même rejeté ce nom. Il a toujours préféré le mot « iniciatinto » (initiateur). C’est-à-dire qu’il a donné les bases de la langue dans le premier manuel publié à Varsovie en 1887. Celui-ci ne comportait même pas 1000 mots, y compris les affixes, et il a laissé la vie, la communauté qui s’est créée autour de ce qui n’était qu’un projet, faire le reste. Donc on ne peut en aucune manière parler de « langue créée de toutes pièces ». Chaque nouvel usager a enrichi la langue, notamment, en premier lieu les traducteurs et les écrivains, en particulier Antoni Grabowski, un ingénieur chimiste qui connaissait une trentaine de langues et qui était passionné de poésie, la première personne avec laquelle, en dehors de son épouse Klara, le Dr Zamenhof a dialogué en « Langue Internationale » (que l’on n’appelait pas encore « espéranto »). Il y avait aussi Kazimierz Bein, l’un des plus grands stylistes de l’espéranto et en tous cas le premier. Donc la langue ne s’est développée qu’à partir de là.


    • pokannicknow pokannicknow 2 octobre 2007 11:33

      Zamenhof a créé de toutes pièces les bases de l’Espéranto.

      C’est mieux là ?


    • Henri Masson 2 octobre 2007 12:42

      Même pas !

      "La résistance contre une langue internationale a peu de logique et de psychologie pour soi. L’artificialité supposée d’une langue comme l’espéranto, ou une des langues similaires qui ont été présentées, a été absurdement exagérée, car c’est une sobre vérité qu’il n’y a pratiquement rien de ces langues qui n’ait été pris dans le stock commun de mots et de formes qui ont graduellement évolué en Europe.
      (Edward Sapir. Encyclopaedia of Social Sciences, 1950, volume IX, page 168.)

      "La possibilité d’instituer une langue artificielle aisée à apprendre et le fait que cette langue est utilisable sont démontrés dans la pratique. Toute discussion théorique est vaine. L’espéranto a fonctionné, il lui manque seulement d’être entré dans l’usage pratique. (...) Une langue est une institution sociale traditionnelle. La volonté de l’homme intervient sans cesse dans le langage. Le choix d’un parler commun tel que le français, l’anglais, ou l’allemand procède d’actes volontaires. Une langue comme “la langue du pays” norvégienne a été faite, sur la base de parlers norvégiens, par un choix arbitraire d’éléments, et ne représente aucun parler local défini. (...) Il n’est donc ni absurde ni excessif d’essayer de dégager des langues européennes l’élément commun qu’elles comprennent pour en faire une langue internationale.« 
      (Antoine Meillet. »Les langues dans l’Europe nouvelle. Paris : Payot, 1918 ; 2ème édition en 1928, p. 278)


    • Wlad Wlad 2 octobre 2007 13:58

      Me permets-tu, Henri, d’utiliser ces citations contre tes fervents admirateurs ?

      Je voudrais ici signaler à Esperantulo (si mes souvenirs sont bons) que le lien entre latin et esperanto est brillamment mis en évidence dans la première citation offerte par Masson.

      A bon entendeur, pouf pouf.


    • Fanfan la tulipe 2 octobre 2007 15:35

      « Je voudrais ici signaler à Esperantulo (si mes souvenirs sont bons) que le lien entre latin et esperanto est brillamment mis en évidence dans la première citation offerte par Masson. »

      OUI pas de probleme je ne suis pas contre que l’eo et le latin ont des choses communes, je n’ai jamais dit le contraire mais il faut eviter de dire par contre que l’eo c’est le latin car sa construction du vocabulaire et de sa grammaire sont bien differentes, c’est d’evitersurtout d’en faire une generalité qui est casse burne à voir.

      sinon moi sa ne pe deplait pas l’eo par skype ou internet de maniere generale, j’ai pas l’intention de faire de congres car j’ai une famille et qui en plus va bientot s’agrandir, qui plus je n’en ressent pas le besoin, j’en fais deja suffisament par mes lectues, correspondances, discution sur avox, j’ai été prof aussi, je pense avoir l’intention de l’apprendre à mes enfants pour qu’ils puissent plus facilment comprendre le monde des langues si leur coeur leur en dit plus tard, ma femme ne veux pas l’apprendre, je ne la fait pa chier là dessus, mais elle comprend parfaitement ma démarche et l’approuve, un jour peutêtre j’irais dans une famille esperantiste à l’etranger mais pas tout de suite et ce qui m’étonne toujours c’est l’effet chocolat bleu là pour moi sa reste une enigme ; a pluch


  • Emile Red Emile Red 1er octobre 2007 15:46

    Tout ce blabla pour dire que l’anglais c’est bien et le français c’est mal.

    Sauf que si on suit ce raisonnement on va être de plus en plus amené à dire que l’américain (qui n’a plus grand chose à voir avec l’anglais) c’est mal.

    En effet, je précise ne pas être un grand angliciste, mes enfants aiment bien suivre certaines séries US en VO at the TV et comme tous les vieux je me laisse corrompre pour ne pas zapper, et là ma surprise est totale, je ne compte plus le nombre de « francissismes » dans les bouches d’Aniston, de Clooney ou autre La Paglia, que parfois j’en arrive à me demander s’il sont bien de là où ils prétendent être.

    On voit aussi de plus en plus sur certains sites US des renvois à la culture ou à la langue française qu’on se demande s’ils nous envient pas un brin, à se demander s’il ne vont pas tenter le rapatriement du père Lachaise avec Morrison et les autres.

    La force de l’anglais est son apparente simplicité, mais avec les moyens de communication de plus en plus rapide cela devient du simplisme où plus aucune nuance (déjà rare) ne transpire incitant le locuteur à des artifices d’origine étrangère et particulièrement hispanique ou francophone.

    Il est inutile de rappeler le nombre de contresens que doivent dominer nos voisins Britanniques lorsqu’ils manient la pseudo langage de Washington, pour démontrer que ces deux idiomes s’éloignent de plus en plus jetant le doute dans l’esprit des plus fins linguistes.

    Il y a toujours, comme l’auteur ici, un « geek » attardé qui pense détenir la vérité de la connaîssance linguistique quand d’éminents spécialistes épuisent leur vie à en discerner formes et tendances, mais la vérité pure n’existe certainement pas.

    Que l’esperanto soit un espoir marginal ou que l’anglais devienne universel, il n’y a aucune chance de pouvoir se projeter dans l’avenir pour déterminer quels seront leur devenir, il est peut-être possible d’analyser quelques inclinations qui ne sont pas forcément en faveur de l’un ou de l’autre, l’expérience historique montre que ce sont parfois les langues les plus influentes qui ont disparu au profit d’autres plus conquérantes ou mieux armées socialement.

    D’où la totale vacuité glorifiante de cet article insipide, partisan et un poil outancier.


    • Clad Clad 2 octobre 2007 14:16

      « Tout ce blabla pour dire que l’anglais c’est bien et le français c’est mal. »

      Bien sur, je deteste le français. Et d’ailleurs, si je pense du bien de l’anglais, ça implique forcément que je pense du mal du français non ? C’est logique. A t’on déjà vu un joueur de Mario Bros apprecier Sonic the hedgehog ?

      Et puis oser me traiter de geek, pfff, quelle bassesse. Qu’est ce qui peut vous donner cette impression ?


    • Emile Red Emile Red 2 octobre 2007 15:20

      L’impression ?

      Mais vous même : « A t’on déjà vu un joueur de Mario Bros apprecier Sonic the hedgehog ? »


    • Clad Clad 3 octobre 2007 01:17

      Tiens ? Encore un clone de Captain Obvious.


  • manon 2 octobre 2007 20:11

    L’anglais est une magnifique langue ethnique pluri-nationale comme quelques autres. Mais comme langue vraiment internationale, donc neutre et facile , elle est à l’esperanto ce que le char à boeufs, contemporain du très grand Shakespeare, est à l’avion ou l’automobile, contemporains de Zamenhof.

    Dans quelques années ou décennies l’anglais reprendra sa fonction de langue ethnique pluri-nationale pour le bonheur des 5% d’anglophones de naissance qui ne verront plus écorcher leur langue et surtout pour celui des 95% de non anglophones de naissance qui pourront connaitre une langue internationale en quelques dizaines d’heures.

    Léon TOLSTOÏ : « J’ai trouvé l’espéranto très simple. Il est si facile qu’ayant reçu, il y a six ans, une grammaire, un dictionnaire et des articles de cet idiome, j’ai pu arriver, au bout de deux petites heures, sinon à l’écrire, du moins à lire couramment la langue. (...) Les sacrifices que fera tout homme de notre monde européen, en consacrant quelque temps à son étude sont tellement petits, et les résultats qui peuvent en découler tellement immenses, qu’on ne peut se refuser à faire cet essai ».


    • Henri Masson 3 octobre 2007 07:01

      Tolstoï n’a certes pas écrit Anna Karénine en espéranto, mais lui, au moins, il s’est donné la peine de l’étudier suffisamment pour pouvoir le lire. Combien de détracteurs de l’espéranto ont fait au moins ce pas ?

      Par ailleurs, en 1895, Tolstoï avait offert au seul journal en espéranto d’alors, « La Esperantisto », un article qui avait provoqué la censure tsariste. Le résultat, c’est que l’entrée de ce journal, imprimé à Nuremberg depuis 1889, fut interdite sur toute la Russie. Or, près de 3/4 des abonnés étaient russes. Cette crise fut surmontée grâce à la collaboration entre des espérantistes d’Uppsala (Suède) et d’Odessa (Ukraine) qui commencèrent à publier « Lingvo Internacia ».


    • Henri Masson 3 octobre 2007 07:39

      Encore à propos de Tolstoï, je reprends une note de bas de page de la biographie du Dr Zamenhof, que j’ai coécrite avec René Centassi, ancien rédacteur en chef de l’AFP, sous le titre (L’homme qui a défié Babel http://www.esperanto-sat.info/article1010.html ) p. 101 :

      « Vingt ans après, Tolstoï était toujours du même avis quant à l’emploi de la Langue Internationale. Un an avant sa mort, dans une lettre du 17 août 1909 à Internacia Socia Revuo, il donnait son accord « pour la traduction en espéranto de n’importe quelle œuvre de moi  ». Ce qui ne pouvait que réjouir Émile Boirac, recteur de l’université de Grenoble, dont nous parlerons plus loin et qui déclarera un jour : « Je dois dire que moi, qui ne maîtrise pas la langue russe, j’ai une impression littéraire beaucoup plus forte et plus originale lorsque je lis des œuvres de Tolstoï, Pouchkine, Garchine et autres, traduites en espéranto par un Russe que lorsque je lis les mêmes œuvres traduites en français par un Français  » »


    • Henri Masson 3 octobre 2007 07:59

      Et encore à propos de Tolstoï, toujours dans « L’homme qui a défié Babel » (p. 101-102) :

      “Vous souhaitez savoir ce que je pense de l’idée d’une langue mondiale, en général, et de la conformité de l’espéranto à une telle idée, en particulier.
      Que les hommes sont appelés à s’unir en un seul troupeau sous la conduite d’un seul pasteur de prudence et d’amour et qu’un des premiers pas sur cette voie doit être la compréhension réciproque entre les hommes ne fait aucun doute. Pour qu’une telle intercompréhension soit atteinte, il faudrait :
      1. soit que toutes les langues se fondent ensemble spontanément en une seule langue (ce qui, si cela devait se produire, ne se ferait qu’après énormément de temps) ;
      2. soit que la connaissance de toutes les langues se diffuse de telle manière que non seulement toutes les œuvres soient traduites dans toutes les langues, mais aussi que tous les hommes en connaissent suffisamment pour pouvoir communiquer dans l’une ou l’autre d’entre elles ;
      3. soit encore que les hommes choisissent tous ensemble une langue que tous les peuples devraient apprendre obligatoirement ;
      4. soit enfin (et telle a été l’intention des volapükistes et des espérantistes) que tous les hommes des diverses nations créent une langue internationale facile à apprendre par tous.
      C’est en quoi réside l’idée des espérantistes. Il me semble que la dernière hypothèse soit la plus rationnelle et surtout celle qui est réalisable le plus rapidement [...] Quant à dire si l’espéranto répond aux postulats d’une langue internationale, je ne peux me prononcer catégoriquement, étant donné que je ne suis pas un juge compétent en la matière. Ce que je sais par contre, c’est que le volapük m’a paru excessivement compliqué, alors que l’espéranto me semble assez facile et que tout Européen doit être sensible à cette facilité.
      [...] J’ai toujours pensé qu’il n’était pas de science plus chrétienne que celle des langues, qui permet la communication et l’unification du plus grand nombre d’hommes. J’ai très souvent constaté que l’inimitié entre les hommes ne naissait que d’un obstacle « mécanique » à la compréhension réciproque.
      ”

      Même si cet avis est discutable, notamment à propos de l’aspect religieux, il confirme en tous cas que ce géant de la littérature russe soutenait l’espéranto en toute connaissance de cause, ce qui n’était certainement pas le cas lorsque Victor Hugo, Lamartine ou Humboldt soutenaient le Solrésol, mais ils auraient certainement soutenu l’espéranto, car on peut considérer que c’était essentiellement un soutien à l’idée de langue internationale. L’idée de base de Sudre partait du principe que les notes de musique sont universelles. Dans un sens, ce n’était pas bête et ça paraissait très sympathique.

      En outre, la vocation de l’espéranto s’étend bien au-delà de l’Europe, mais il faut se placer dans le contexte politique et culturel d’alors où l’on croyait que l’Europe avait le monopole de la civilisation. Même le grand linguiste Antoine Meillet, professeur au Collège de France, qui avait honnêtemnt admis, dès 1918, la possibilité et la faisabilité de l’espéranto, s’était mépris de ce côté-là.


    • Clad Clad 3 octobre 2007 09:10

      « Tolstoï n’a certes pas écrit Anna Karénine en espéranto, mais lui, au moins, il s’est donné la peine de l’étudier suffisamment pour pouvoir le lire. Combien de détracteurs de l’espéranto ont fait au moins ce pas ? »

      Oh le vilain argument. Et tous ces pharmaciens qui affirment que certains champignons peuvent être veneneux, ont ils seulement, ces vilains detracteurs, mangés chaque variété de champignon existante pour tester cette théorie ?

      Par ailleurs, est ce qu’il n’y a pas un certain manque de logique à citer un livre que vous avez écrit pour en tirer un argument ?

      « J’ai raison parcque j’ai raison : donc j’ai raison ».


    • Henri Masson 3 octobre 2007 09:42

      L’argument des champigons est débile. Rien n’empêche l’auteur de ces propos de se faire un plat d’amanites phalloïdes, histoire de voir si tout ce qui est dit à son sujet est bien vrai.

      Il ne s’agit pas d’une citation de MON livre, mais d’une citation originale reproduite dans mon livre. Nuance. Il faudrait savoir lire et comprendre avant de répondre stupidement à un commentaire. Quel niveau d’argumentation !

      Même remarque à celui qui a écrit que je ne donnais des liens que vers le site de SAT-Amikaro. Il s’agit d’un site très documenté et, si j’y exprime mon avis (notamment dans le « Service de Presse »), je n’en donne pas moins un nombre considérable de liens vers des pages et des sites avec lesquels je n’ai rien à voir mais que j’estime intéressants, qui méritent d’être connus. Voir par exemple « L’espéranto au présent » : http://esperanto-sat.info/article13.html


    • Henri Masson 3 octobre 2007 14:14

      Voila bien un exemple de la bassesse de ceux qui, faute d’arguments, de preuves, de références, en sont réduits à de tels procédés.

      Même Asp Explorer n’est jamais allé si loin dans la bassesse.


    • Clad Clad 3 octobre 2007 17:52

      « Même Asp Explorer n’est jamais allé si loin dans la bassesse. »

      Sans vouloir parler en son nom (formule qui indique « je vais faire exactement ce que je viens de dire que je ne vais pas faire »), je pense que si c’est un défi il se fera une joie de le relever.

      Toujours est il que vous prouvez à nouveau que, comme la grande majorité des esprits obtus, vous êtes dans la totale incapacité de reconnaitre, et donc de comprendre, l’humour.

      D’ailleurs tiens je me demande : Ne comprend t’on pas l’humour parce qu’on est obtus, ou est on obtus parce qu’on ne comprend pas l’humour ?

      Enfin, dans votre cas l’explication doit être plus simple : étant donné qu’une limitation linguistique de l’esperanto est qu’il ne permet pas l’humour, vous preferez décider que l’humour n’existe pas. Un peu comme un linuxien qui expliquera à qui veut l’entendre que tel ou tel jeu vidéo ne fonctionnant pas sous linux est un très mauvais jeu de toute façon. « Si tu ne peux pas atteindre la grappe, prétend que le raison est trop vert ».


    • Henri Masson 3 octobre 2007 20:40

      J’aime l’humour, mais ce n’est pas que ce prétendu humour plus bas que le crade que je vise (sans doute abaissé au niveau intellectuel de Clade et qui sort de là où Asp Explorer tire sa plume), c’est ce procédé pour détourner la conversation quand on n’a aucun argument sérieux, aucune référence. Voilà tout ce que les détracteurs de l’espéranto peuvent fournir comme liens pour étayer leurs thèses !

      Heureusement, les visiteurs d’AgoraVox l’ont compris.


    • bcordelier bcordelier 3 octobre 2007 22:23

      @Henri Masson

      Vous êtes vraiment persécuté ! Je vous plains. Autant j’avais, j’ai toujours, un sentiment positif envers l’espéranto, malgré des analyses différentes, autant les espérantocrates (je ne sais quel terme plus approprié employer) tels que vous, en êtes les insensés fossoyeurs.

      Et puisque vous réclamez des faits objectifs, expliquez juste celui-ci à cette facétieuse et dubitative assistance :

      - Vous avez commis (en collaboration) une biographie « officielle » de l’iniciatinto Zamenhof, publiée en français en 1985. Celle-ci a été traduite en espéranto seulement en 2001. On s’attendrait à ce qu’elle l’eût été par vous-même, esperantophone « fluent » (excusez l’anglicisme). Or, SURPRISE, ce sont deux traducteurs tiers qui, 16 ans après, s’y sont attelés ( http://eo.wikipedia.org/wiki/Henri_Masson ). Votre niveau d’espéranto est-il si faible que vous ayez jugé nécessaire de faire appel à des pointures plus reconnues ? Ou votre activité surchargée et tous azimuts de propagande sur les médias francophones ne vous en a t-elle pas laissé le moindre loisir ?

      PS. J’eusse volontiers imaginé qu’une telle oeuvre eût d’abord été rédigée en espéranto et ensuite seulement traduite en français...


    • Henri Masson 4 octobre 2007 14:41

      D’abord, la première parution, chez Ramsay, a eu lieu en 1995 et non en 1985.

      Après la mort de René Centassi (1998), j’ai dû me débrouiller tout seul pour trouver un autre éditeur. Les deux ouvrages (seconde édition en français et 1ére édition en espéranto, chez L’Harmattan) ont été disponibles simultanément pour le « Zamenhof Tago » de l’année 2000 (15 décembre, à Paris). Du fait qu’il y a eu des ajouts et corrections, il valait mieux que ce soit la traduction de la second édition.

      J’ai suffisamment de travail pour ne pas me mettre sur la traduction d’un tel ouvrage (je traduis déjà pas mal par ailleurs dans les deux sens), par contre j’ai contrôlé les traductions de l’un et de l’autre traducteur.

      La première édition a été publiée en français tout simplement parce qu’un tel ouvrage n’existait pas en français en édition de librairie (commerciale). A quoi bon publier d’abord en espéranto alors qu’il existe déjà une énorme quantité d’ouvrages et d’articles sur Zamenhof ? Il existe, depuis bien plus longtemps, deux excellentes biographies de Zamenhof rédigées l’une en espéranto et l’autre en anglais par Marjorie Boulton : http://fr.wikipedia.org/wiki/Marjorie_Boulton

      Un autre biographie en espéranto n’était donc pas la plus urgente. Sa parution a permis d’autres éditions en espagnol, coréen, lituanien (la traduction existe en tchèque mais n’a pas encore été éditée).

      Donc : déduction débile, comme celles de Clad et autres clones d’Asp Explorer, l’auto-prétendu « Explorateur », qui a eu une formation prétendument « scientifique ».

      Merci quand même pour le lien a Wikipedia. Je ne savais même pas que j’étais sur Wiki. Personnellement, je m’en fous : je ne travaille pas pour la gloire ni pour du fric. Je n’ai rien à voir avec la rédaction de cet article. J’y remarque pas mal d’erreurs. L’auteur de cet article était sans doute de bonne volonté mais ne s’est pas informé suffisamment.


    • bcordelier bcordelier 4 octobre 2007 14:46

      @Mi redemandas al Henriko Masono

      Alors qu’habituellement vous réagissez au quart de tour, je suis étonné de votre silence à la question factuelle précise posée ci-dessus, et malgré la grosse dizaine d’autres messages que vous avez postés par ailleurs dans cette discussion entre temps. smiley

      Je réitère donc auprès de vous mon interrogation. Merci de nous éclairer.

      [question]Vous avez commis (en collaboration) une biographie « officielle » de l’iniciatinto Zamenhof, publiée en français en 1995. Celle-ci a même été traduite en espéranto en 2001. On s’attendrait à ce qu’elle l’eût été par vous-même, esperantophone « fluent » (excusez l’anglicisme). Or, SURPRISE, ce sont deux traducteurs autres qui s’y sont attelés 6 ans après ( http://eo.wikipedia.org/wiki/Henri_Masson ). Votre niveau d’espéranto est-il si faible que vous ayez jugé de faire appel à des pointures plus reconnues ? Ou votre activité surchargée et tous azimuts de propagande sur les médias francophones ne vous en a t-elle pas laissé le moindre loisir ?[/question]

      PS. Je rectifie juste 1985 en 1995 et 16 ans en 6 ans. Mea culpa.


    • bcordelier bcordelier 4 octobre 2007 14:48

      Merci pour votre réponse, et pardon pour le second message qui s’est croisé avec le vôtre...


  • Henri Masson 3 octobre 2007 09:51

    Comme Clad, j’ai été moi aussi un « croyant » de l’anglais, en gros de 14 à 27 ans alors qu’il n’y avait pas encore le conditionnement actuel pour cette langue qui, quoi qu’en ait dit Claude Allègre, est belle et bien étrangère : elle nécessite un supplément d’effort considérable que ne connaissent pas les natifs et les nations anglophones. Ils et elles sont les seul(e)s à ne pas avoir à l’apprendre comme langue étrangère.

    Les sommes colossales que coûte l’anglais à toutes les nations seraient utilisables pour des tâches autrement plus urgentes que celle de renforcer l’hégémonie des cinq nations du groupe Echelon, en premier de l’ordre maffieux de Bush. Comme la nécessité d’une langue commune à l’humanité est une évidence, ça mérite recherche et réflexion, comme l’ont fait le professeur Grin, de l’Université de Genève : http://www.esperanto-sat.info/article696.html ou le professeur Robert Phillipson, de la Copenhagen Business School : http://www.esperanto-sat.info/article1030.html

    Quand j’étudiais à Niort, j’étais fasciné par les soldats de la base américaine toute proche, par leur matériel impressionnant, leurs camions énormes auprès desquels les nôtres apparaissaient comme des trottinettes, par les chansons en anglais débitées dans les stands forains sur la Place de la Brèche, par leur avance dans la conquête spatiale, et tout et tout. Heureusement, même si je ne l’apprécie pas sans réserves pour son action politique et son ânerie sur l’espéranto, De Gaulle a mis fin à cette seconde occupation de la France. J’étais tout content de moi de commencer mes lettres à mes parents par un « Chers parents » en anglais. C’est fou ce que ça devait les impressionner ! smiley « Le fiston parle l’anglais ! Youpi ! ».

    N’ayant eu qu’une vague connaissance de l’existence de l’espéranto vers 8 ou 9 ans (grâce au Tarif-Album de Manufrance, dont les conditions de vente apparaissaient en cinq langues dont l’espéranto), j’imaginais, bien entendu, qu’il n’y avait pas d’autre voie que l’anglais, pas d’alternative. Je comprends donc la fascination de bon nombre de jeunes (et même d’adultes) pour l’anglais, et les recherches du professeur professeur Herbert I. Schiller peuvent aider à comprendre cela, en particulier son article « Décervelage à l’américaine » : http://www.monde-diplomatique.fr/1999/08/SCHILLER/12381

    Un jour, en me promenant au Quartier Latin, à Paris, j’eus la possibilité de me procurer un tout petit manuel du format d’une carte postale courante et à peine aussi épais que la partie mâle d’une clé USB. Je me plongeai dedans dès le retour à mon appartement, à Courbevoie (c’est donc là que j’ai découvert l’existence d’une voie rectiligne pour bien communiquer avec le monde ! smiley. Les surprises se suivirent les unes après les autres si bien que j’eus par la suite la curiosité d’étudier l’histoire de cette langue, puis la possibilité de découvrir le mensonge de la politique linguistique et de l’enseignement des langues (aujourd’hui, l’Éducation nationale, que l’on devra appeler bientôt Éducation franco-anglaise, puis anglo-française, puis anglaise tout court, le concept de pluriel est plutôt singulier : enseigner LES langues signifie n’enseigner que l’anglais et détourner l’attention et l’intérêt des autres, voire faire barrage à leur accès !). C’est à partir de là que je me suis promis de combattre les préjugés, le ouï-dire utilisé comme référence, les commérages que certains propagent autour de l’espéranto, et de dévoiler le mensonge qui est propagé autour de l’anglais.

    Bon, il me faut acheter de la viande pour un couscous et, par la même occasion, préparer des conserves de légumes à couscous car celles du commerce, surtout en boîtes métalliques, coupent plutôt l’appétit ! smiley Pas mal celle de http://www.aufeminin.com/w/recette/r2024/couscous-legumes-et-viandes.html !

    Vive les femmes ! smiley


    • Clad Clad 3 octobre 2007 17:55

      « cette langue qui, quoi qu’en ait dit Claude Allègre, est belle et bien étrangère »

      Etrangère ? Pouah quelle horreur ! Une langue même pas de chez nous !


    • Henri Masson 3 octobre 2007 20:56

      Ma seule erreur est d’avoir écrit « belle » au lieu de « bel », ce dont je ne me suis aperçu qu’après avoir envoyé, mais ça ne change rien à l’affaire.

      Toutes les langues dites « étrangères » sont respectables, mais dans ce contexte ma phrase signifie que l’effort demandé pour la langue étrangère en question — l’anglais — est à sens unique, c’est-à-dire que les Anglais en sont totalement dispensés alors que les non anglophones (Français ou autres) ont un effort considérable à fournir.

      Mais je doute qu’un âne soit en mesure de comprendre cela.

      Nantes n’est pas fauché avec un tel énergumène. Heureusement que Jules Verne est lié au nom de cette ville de par sa naisance.

      http://www.esperanto-sat.info/article705.html

      http://www.esperanto-sat.info/article632.html

      http://www.esperanto-sat.info/article631.html

      http://www.esperanto-sat.info/article543.html


    • Clad Clad 4 octobre 2007 00:35

      « c’est-à-dire que les Anglais en sont totalement dispensés alors que les non anglophones (Français ou autres) ont un effort considérable à fournir. »

      Ah, vous variez vos arguments vous au moins. D’habitude c’est « Parlons esperanto, ça emmerdera les natifs anglais », maintenant c’est « Ne parlons pas anglais, ça pourrait être pratique pour les natifs ».

      Mais pourquoi est il absolument nécéssaire que les natifs anglophone aient la même contrainte que nous ? Si 10% de l’humanité dispose d’un léger avantage, et bien tant mieux ! Pourquoi tenez vous à les jalouser si mesquinement, « Ouin c’est pas juste moi je dois faire un effort et pas mon voisin ».

      Si ça n’est pas une preuve que vous voyez petit, malgré votre pseudo-langue pseudo-internationaliste, vous êtes indecrotablement franchouillard. C’est quand même triste que le leader d’un mouvement qui fût porté par une belle idéologie ai perdu de vue le fait que notre peuple ne devrait pas être le peuple français, mais la race humaine.


    • Fanfan la tulipe 4 octobre 2007 06:43

      « Mais pourquoi est il absolument nécéssaire que les natifs anglophone aient la même contrainte que nous ? Si 10% de l’humanité dispose d’un léger avantage, et bien tant mieux ! Pourquoi tenez vous à les jalouser si mesquinement, »Ouin c’est pas juste moi je dois faire un effort et pas mon voisin« . »

      Ce n’est pas un leger avantage c’est un enorme avantage, dans beaucoup de domaines. oui tant mieux pour eux cela leur laisse une bonne longueur d’avance et apres on peut dire « ouin c’est pas juste moi j’ai pas eux le contract mais l’anglais si ». Même le constructeur automobile Renauld à changé sa politique du « tout à l’anglais » car cela lui était moins rentable, ainsi que d’autres entreprises europennes et si on pouvais utiliser une langue plus facile que l’anglais genre l’eo la competitivité europeenne serait bien plus grande face aux USA car plus on est toujours le plus optimum dans sa langue maternelle mais aussi dans une langue étrangere la plus simple à apprendre, comme l’eo est plus simple à apprendre que l’anglais vous pouvez conclure que ...


    • Henri Masson 4 octobre 2007 08:59

      S’il y a quelque chose de triste, de profondément triste, c’est vous vous montrez tel que vous êtes : un déformateur de mes propos et de ma pensée, et pas seulement pour moi. J’estime que toute langue doit être défendue contre l’écrasement programmé :

      « Il y a 6000 langues parlées dans le monde, 5 999 de trop, l’anglais suffira. » Faite par un sénateur étasunien à Hervé Lavenir de Buffon (« Le Figaro Magazine », 22.06.2002), cette réflexion traduit bien le mépris des différences de ceux qui veulent imposer leur façon de voir le monde et décider de son sort. HLB affirme par ailleurs avoir pris connaissance d’un rapport de la CIA qui, en 1997, laissait cinq ans aux États-Unis pour imposer leur langue comme seul idiome international « Sinon - selon la CIA-, les réactions qui se développent dans le monde rendront l’affaire impossible. »

      Et je combattrais de la même façon tout langue NATIONALE, y compris le français, que l’on chercherait à imposer de la même façon au monde. Je ne suis pas franchouillard mais je m’aperçois que j’ai en face de moi quelqu’un de profondément naïf (comme l’ont fait remarquer plusieurs autres visiteurs) et qui essaie en vain de se justifier par n’importe quels moyens.

      Il n’a jamais été question, dans mon esprit, de « parler l’espéranto pour emmerder les natifs anglais ». Il est clair qu’il faut avoir l’esprit sérieusement tordu pour me prêter une telle pensée. D’autant plus que les Anglais, et les anglophones en général, ont un place tout à fait honorable dans la défense, la promotion et l’usage de l’espéranto, ce sur quoi on ne peut pas compter en France de la part des politiciens :

      http://www.esperanto-gb.org/

      http://www.springboard2languages.org/home.htm

      http://esperanto-usa.org/eo

      http://aea.esperanto.org.au/index.html

      http://www.esperanto.ca/kea/index_f.htm

      Pas plus tard qu’hier, je me suis fait un plaisir de répondre à une demande de renseignements venue d’Angleterre.

      Durant pas mal d’années, ce sont la Grand-Bretagne et l’Irlande qui ont apporté le soutien le plus fort à l’espéranto au Parlement européen.

      Quelques réflexions de députés (ou ex- ) anglais au PE :

      Phillip Whitehead, Labour / PSE (GB) : « Ce que je peux dire à propos de l’espéranto, c’est que c’est un moyen d’échange qui sera de plus en plus nécessaire au sein de l’Union Européenne, lorsque nous passerons à un système avec 15 ou 20 langues, toutes également estimées. Alors nous devrons étudier les exigences d’un véritable moyen de communication international non discriminatoire. C’est pour cette raison que je soutiens la promotion de l’espéranto. »

      Hugh Kerr, Labour / PSE (GB) : « En principe, je suis favorable à l’espéranto, bien que je craigne qu’il ne passe encore de nombreuses années avant que la Commission européenne ne soit prête à envisager des lois pour son usage. Il y a évidemment un groupe de pression pour l’usage de l’anglais comme une sorte d’espéranto moderne. »

      Prof. Ken Coates, Labour / PSE (GB) : « L’élargissement de l’Union Européenne engendre de graves problèmes de traduction et d’interprétation. Il était déjà difficile de travailler avec 9 langues. Augmenter le nombre des membres ne peut qu’augmenter les problèmes de la communication. Pour cette raison, je souhaite que vos efforts pour promouvoir une langue supranationale soient couronnés de succès. »

      Tony Cunningham, Labour / PSE (GB) : « Je confirme que je soutiens l’emploi de l’espéranto dans l’Union Européenne. »

      Patricia McKenna, Green Party / Verts (Irlande) : « Faites savoir que je soutiendrai une politique pour l’introduction de l’espéranto au Parlement Européen. »

      Mark Killilea, Fianna Fáil Party / RDE (Irlande) : « Je suis fort intéressé par les détails sur l’espéranto que vous m’avez envoyés ; il me serait très agréable d’apporter tout le soutien possible à une résolution qui demanderait une plus grande reconnaissance de cette langue. »

      En 1907, lors d’une cérémonie d’accueil du Dr Zamenhof au Guildhall, le lord-maire, Sir T. Vezey Strong, avait dit : « Lorsqu’on m’a parlé de l’espéranto comme langue internationale, j’ai souri, car je suis un Anglais, et j’étais convaincu que, si une seule langue mondiale était possible, cette langue ne pouvait être que l’anglais. Cependant, par la suite, j’ai médité là-dessus et je me suis convaincu qu’aucun peuple n’accepterait l’hégémonie que s’assurerait ainsi le royaume britannique, tout comme moi, je ne tolérerais jamais pareille hégémonie de la part d’un autre peuple. Il devint alors clair pour moi que la langue neutre Espéranto pouvait être prise en considération. »

      C’est ce qu’a compris aussi le professeur Robert Phillipson, l’auteur de « Linguistic Imperialism » : http://www.esperanto-sat.info/article1030.html

      Bien entendu, il y en a encore qui vont dire que ça conduit au site de SAT-Amikaro... Et alors ? Puisque les informations puisées ailleurs sont regroupées ici et qu’on y trouve de nombreux liens ?

      Il n’y a pas 10% de l’humanité de natifs anglophones mais moins de 5%, et l’évolution démographique mondiale ne favorise pas l’anglais (statistiques de la CIA).

      Il ne s’agit pas de jalousie mais de justice, d’équité. Mais, visiblement, le sens de ces mots échappe à l’auteur de cet article.

      Il ne s’agit pas d’un « léger avantage » : ça coûte 17 milliards et ça rapporte énormément à la GB : « Le véritable or noir de la Grande-Bretagne, ce n’est pas le pétrole de la Mer du Nord, mais la langue anglaise ». (directeur du British Council, 1987).

      Ce qui apparaît clairement, encore une fois, c’est que l’auteur de cet article n’a aucune référence sérieuse, aucun lien. J’aimerais connaître la réaction de l’auteur de ce commentaire si son patron lui demandait « un petit effort » qui lui coûterait non seulement beaucoup de temps pris sur ses loisirs, son temps de repos, ses activités non professionnelles, et aussi un prélevement sur son salaire.

      Des références, j’en ai des kilos :

      “ (...) Il y a un élément de commercialité dissimulé dans chaque professeur, livre, revue, film, programme télévisé, de langue anglaise envoyés au delà des mers... Si alors nous sommes en train de tirer un avantage politique, commercial et culturel de l’usage mondial de l’anglais, que faisons-nous pour maintenir cette position ? “
      Rapport annuel du British Council, année 1968-69, page 12

      En 1971-72, avant l’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché Commun, le 1er janvier 1973, le British Council a reçu 16% de crédits supplémentaires du gouvernement britannique.

      “Madeleine Allbright, le Secrétaire d’État américain en tournée chez ses pro-consuls européens affirme : « L’un des objectifs majeurs de notre gouvernement est de s’assurer que les intérêts économiques des États-Unis pourront être étendus à l’échelle planétaire ».“ “Récemment un responsable du département d’État, à qui l’on rappelait que le français est une des langues officielles de l’ONU, répondait : « Je pense que c’est une plaisanterie, pourquoi pas le swahili ? “
      A gauche, 20 février 1997

      “A Davos, lors du fameux World Economic Forum, le français a été mis au ban des langues admises. Il faut y parler anglais, et nos représentants les plus illustres acceptent ce diktat au nom d’un mondialisme anglo-saxon“
      Le Journal des Finances, 22 au 28 mars 1997

      “Robin Cook, le nouveau secrétaire au Foreign Office, voit grand. Il veut non seulement rendre à la diplomatie britannique un lustre que l’administration tory avait, selon lui, terni, mais il souhaite aussi que, « demain, la Grande-Bretagne mène le monde ». Pacifiquement, cela va de soi. Par la seule force de son économie, de son génie créateur, de sa culture et de sa langue.“
      Le Figaro, 13 mai 1997. J.D.

      “Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais“.
      David Rothkopf, directeur général du cabinet de consultants Kissinger Associates (Cité dans Le Monde Diplomatique, août 1998)

      En réponse à une enquête de la BBC auprès de ses auditeurs sur l’anglais comme langue internationale (37% contre et 63% pour), en 1998, un chercheur coréen a répondu que le temps accaparé par l’apprentissage de l’anglais lui aurait permis d’acquérir cinq licences dans d’autres domaines : “En Corée, nous avons dépensé des énormes sommes d’argent pour apprendre l’anglais. En calculant d’après mon expérience personnelle, j’aurais pu obtenir cinq doctorats si je n’avais pas été obligé d’apprendre l’anglais.“
      Kin Hiongun, Corée. Revue « Esperanto », n° 1105, juillet-août 1998

      Un espérantophone américain, qui enseigne aujourd’hui l’anglais et l’espéranto en Chine, a annoncé à ses amis et correspondants, en 1998, qu’il travaillait dans une université qui avait eu onze Prix Nobel.
      Autrement dit, bien plus que n’en ont eu la plupart des pays...

      “Si de nombreux diplomates et fonctionnaires internationaux d’origine américaine et africaine sont soucieux de la défense de la langue française à l’Organisation des Nations unies, on ne peut que constater le nombre important de personnalités françaises ou belges ou originaires de pays où le français était traditionnellement enseigné qui ne s’expriment à la tribune des Nations unies que dans un anglais souvent médiocre, quand ce n’est pas en franglais“. Isabelle Vichniac : “Débâcle de la francophonie dans les instances onusiennes“,
      « Le Monde », 19 décembre 1998.

      Les langues représentent sans doute entre 10 et 20 % de l’effort de formation global des entreprises, estimé à 32 milliards de francs au total. “Beaucoup de patrons disent vouloir des gens bilingues alors que, dans la plupart des cas, ils n’ont pas besoin de l’anglais au quotidien. Or ils vont en même temps jusqu’à faire perdre leur compétence à leurs cadres par manque de pratique !““ D’après « 
      Le Point », 17 avril 1999

      “i>" “Le Rotarien“, septembre 1999, article de quatre pages signé par Eskil Svane, Danois résidant en France, sur les problèmes de communication linguistique et de l’espéranto. Ceci cadre parfaitement avec l’attitude de Mme Trautmann, la ministre de la Culture : elle n’avait pas daigné participer à l’ouverture du congrès mondial d’espéranto qui, sans interprètes, s’est tenu en 1998 à Monpellier avec 3300 participants de 72 pays. Un tel événement, auquel participent parfois des représentants des États et des ambassadeurs (il est même arrivé qu’un ambassadeur américain fasse son discours en espéranto !) ne méritait-il pas la même attention qu’un rassemblement de musique techno auquel elle avait participé ?

      Le ministre Claude Allègre avait dit, en 1997, que l’anglais ne devait plus être considéré comme une langue étrangère, mais le français est bien parti pour le devenir : selon la conclusion de l’avis n° 1863 (14.10.1999) de la Commission des Affaires étrangères sur le projet de loi de finances pour 2000 , il apparaît que : “Les motifs d’inquiétude et d’angoisse ne manquent pas quant à l’avenir et au rayonnement de notre culture face à ce que MM Claude Allègre et Pierre Moscovici ont appelé « cette extraordinaire machine d’invasion intellectuelle que constituent désormais les États-Unis »" .
      Source : http://www.assemblee-nationale.fr

      En plus du portefeuille de la vice-présidence de la nouvelle Commission européenne, l’Anglais Neil Kinnock a obtenu celui de la Réforme de la Commission. Il en résulte que “i>“ Il est certain qu’il y a de plus en plus de Français qui maîtrisent l’anglais, mais pourquoi s’encombrer de copies quand l’original ne coûte pas plus cher ?
      Les citations sont de Catherine Nay dans “Valeurs Actuelles“ (2-8 oct.1999).

      “Quand l’élite hexagonale méprise le français...
      Quelle mouche a donc piqué Christian Noyer ?
      Lundi après-midi, le vice-président - français - de la Banque centrale européenne (BCE) était auditionné par la commission des affaires monétaires du Parlemnt européen, à Bruxelles. Quelle ne fut pas la surprise des - rares - députés français présents de l’entendre s’exprimer en anglais alors que la traduction simultanée était disponible dans toutes les langues de l’Union. Le vice-président de la Commission, le français William Abitbol (groupe Pasqua-Villiers), s’étonna de cet accès d’anglophonie alors qu’un seul pays de la zone euro s’exprime en anglais, l’Irlande et ses quelque 4 millions d’habitants... Plus sérieusement, l’eurodéputé s’est demandé si le dialogue avec les opinions publiques, que la BCE appelle de ses voeux, aura uniquement lieu en anglais, ce qui permet. En fait, Christian Noyer est représentatif de l’élite française, la quasi-totalité des fonctionnaires hexagonaux présents dans les institutions européennes a depuis longtemps rendu les armes face à la langue anglaise, au-delà des discours incantatoires sur la « défense du français ».
      “
      “Libération“, 20 septembre 1999.

      Dans un article du même numéro, intitulé “God save the Commission européenne“ et sous-titré “Des Britanniques obtiennent des postes clés, la langue anglaise prévaut“, le journaliste Jean Quatremer conclut “. La Grande-Bretagne, comme on le soupçonne à Bruxelles, pourrait bien profiter de cette redistribution des rôles. Pas mal pour un pays qui a toujours été en marge de la construction européenne et qui n’est pas près de rejoindre l’euro.“ En somme, la boucle est bouclée : elle nous ramène à l’extrait du rapport du British Council...

      Enfin, un petit cadeau pour ceux qui lisent l’anglais :

      A linguistic challenge

      by John Roberts

      Claude Piron : LE DEFI DES LANGUES. L’Harmattan, Paris.1994

      Haiving just returned from an Esperanto tourist week in Malta, an island where it is almost true that, in the cant phrase, « everyone speaks English ».

      I am reminded of the excellent discussion in the work headlined above. This book is indeed a challenge. The author is a psychologist and polygot teacher who sees our collective stumblings over language teaching, learning and usage as a collective neurosis - « the Babel syndrome. » That millions of students suffer failure to learn and use foreign languages satisfactorily and the pitiful quality of many regularly used translations, appals him.

      From personal encounters M. Piron instances examples of hard cases : such as the French traveller in Yugovslav Macedonia, a 23-year-old, who has a car accident : in hospital, he is next to a 25-year old worker, who speaks Macedonian and Serbo-Croat. Their nurse is charming but cannot communicate with him - for she speaks Croat, Slovene and Macedonian, Albanian, German and Italian but has only a dozen words of English. Again from the Balkans : someone going to help in a Romanian village where no one speaks English and only one has an approximate French. A few kilometres away, a folklore group has been invited. One speaks a bit of English, two speak German, but there is no way of communicating adequately.

      As a very experienced translator and interpreter (for the U.N. and W.H.O.) who now teaches in the University of Geneva, the author is convinced that almost everyone gravely under-estimates the whole problem of language and its relevance to global affairs. Being a Francophone, he has the advantage of knowing one group of linguistic imperialists intimately while seeing the flaws and inadequacies in the pretensions of the Anglo-Saxon linguistic hegemony. He points out that a good proportuon of air accidents occur despite a « common » language - English.

      This work exposes so clearly the defects and inadequacies of our present answers to language problems that it inspires real hope that something better will be accepted, as the pressure of those problems continues to grow. But the will o’ the wisp of machine translation will also continue to bewitch the politicians and romantics who believe that the present rise of English will progress inexorably, converting the world to a universal realisation of using the language of business and science for all human affairs into a future of total understanding.

      Poppycock ! Not only will the Chinese go on using their own language but as the economic power there and elsewhere and the increase of non-Anglophone populations enormously unbalances the present linguistic set-up, there will be a refusal of the others to accept the hegemony of English. Because, no matter how much it is said to be international, English remains an imperialist language, with American domination, made ever more patent by the likes of 91 Bush, becoming resented by the linguistically handicapped masses.

      It would be unfair to omit to mention that the second part of the book offers a remedy, although that will offend the prejudices of a great many people. Because the author has used and appreciated an international language for over 40 years, he is an unashamed protagonist of that language. Thus he advances all the usual arguments in favour of Esperanto, plus a few new ones. In this he will be very convincing to all but those whose minds are already made up against the adoption of that solution, because he uses psychology, linguistics, logic and common sense to forward the case. The book needs very much to be translated into English and circulated widely. Then it could include a remedy for its one defect - the lack of an index.

      John Roberts 9/01


    • Henri Masson 4 octobre 2007 09:14

      Pour compléter la remarque de Fanfan :

      Si nous disons d’une langue difficile que c’est de l’hébreu ou du chinois, inversement, les Chinois peuvent dire que c’est... de l’anglais. En Corée, des parents vont jusqu’à faire inciser le frein de la langue de leurs enfants afin qu’ils le prononcent bien (“Los Angeles Times”, 31.03.2002)

      Le « Shanghai Daily » a publié sur son site les lamentations d’un Chinois, Harry Wang, qui a exprimé ses désillusions à propos de l’apprentissage de l’anglais, auquel il a sacrifié une dizaine d’années d’études, et de son enseignement : « Oui, l’anglais est un outil important d’accès au monde. Mais notre enthousiasme pour l’étude anglaise est allé un peu trop loin. Si le »broken English« [anglais cassé, brisé, rompu] est tout ce que nous pouvons apprendre, nous ferions mieux de nous en passer. Trop d’énergie a été gaspillée en apprenant l’anglais cassé sur les campus chinois. »

      Le problème évoqué par Harry Wang a déjà été traité par Claude Piron dans un article sur la facilité d’apprentissage de l’espéranto.(1)

      Par ailleurs, un article très intéressant a été publié dans le tout dernier numéro du magazine économique « Les Échos » (10.02.2006 ) sous le titre : « Les affaires reparlent davantage français »(2). Il devrait inciter les peuples des pays non-anglophones, principalement d’Asie, à plus de prudence et de méfiance par rapport à l’anglais dont la facilité d’accès est bien plus grande pour les Français que pour eux en raison de la proximité de l’Angleterre et du fait que, même s’il existe beaucoup de “faux amis”, l’origine d’une grande partie du vocabulaire de l’anglais est française.

      Et, malgré cela, un graphique montre que 77% des entreprises françaises qui avaient auparavant donné priorité à l’anglais font à nouveau usage, maintenant, du français comme langue de travail, par ex. Danone, Renault, etc..

      Le journaliste cite le précédent PDG de Renault, Louis Schweitzer, qui avait reconnu en 2001, à propos de la collaboration avec Nissan en anglais : “La langue a été une difficulté un peu supérieure à ce que nous pensions. Nous avions choisi l’anglais comme langue de l’alliance, mais cela s’est révélé un handicap avec un rendement réduit de part et d’autre.“

      Bien que l’usage parfait de l’anglais soit exigé dans les réunions des dirigeants et entre les collaborateurs de la multinationale d’assurances AXA Assistance, une commission de terminologie y a été créée pour protéger la communication interne contre l’influence croissante anglo-américaine. Selon Catherine Hénaff, directrice des ressources humaines : « L’utilisation du « franglais », notamment, était telle que la communication interne s’en trouvait brouillée. Le langage était parfois abscons et flou, et certains termes étaient utilisés sans que certains salariés connaissent réellement leur signification. »

      Bien qu’il n’en soit pas fait mention dans cet article, il est bon de rappeler ce qu’avait répondu Jean-François Dehecq, le directeur de la multinationale pharmaceutique Sanofi Adventis au magazine économique « L’Expansion » (28.10.2004) à une question sur la langue officielle du groupe : “Ce n’est sûrement pas l’anglais. Une multinationale est une entreprise dans laquelle chacun peut parler sa langue. Dans une réunion, c’est du cerveau des gens dont on a besoin. Si vous les obligez à parler anglais, les Anglo-Saxons arrivent avec 100% de leurs capacités, les gens qui parlent très bien, avec 50%, et la majorité, avec 10%. A vouloir tous être Anglo-Saxons, il ne faut pas s’étonner que ce soient les Anglo-Saxons qui gagnent.“

      En ce qui concerne Louis Schweitzer, il est devenu entre-temps président de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité en France (HALDE).(3) Peut-être conviendrait-il d’attirer son attention sur l’existence d’une autre forme de discrimination : imposer aux citoyens l’usage d’une langue nationale définie, autre que la leur, difficilement maîtrisable, qui est la langue maternelle pour moins de 5% de l’humanité, étrangère pour un écrasante partie de l’humanité, c’est une façon de les contraindre sinon au silence, du moins à un faible niveau d’expression pour défendre leurs droits. Les annonces pour lesquelles la connaissance de l’anglais est exigé comme langue maternelle pour des postes de décision http://lingvo.org/nl/2/15 deviennent courantes : l’original est préféré à la copie. Au moment où l’on parle d’égalité des chances, l’aspect linguistique doit être pris en considération.

      1. en espéranto

      2. http://www.lesechos.fr/info/rew_metiers/4381610.htm

      3. Contact : HALDE, 11 rue Saint Georges, 75009 Paris.


    • NPM 4 octobre 2007 09:17

      L’anglais est la langue des vainqueurs de la seconde guerre mondiale et de la guerre froide. Ajoutez une puissance économique indéniable des pays anglophone à leur victoire sur les facismes, et qu’est ce que vous voulez ? C’est obligé que l’anglais soit une langue dominante. Elle ou une autre, quelle importance ? Au moins il y a une trés riche litérature..

      Votre esperanto, il est eurocentré, il n’est pas neutre contrairement à vos affirmation. Il est facile pour vous, parce que vous êtes français.


    • Henri Masson 4 octobre 2007 09:28

      Affirmation ridicule. Voir :

      http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/langueoccidentale.htm

      L’espéranto a toujours reçu des soutiens hors de notre monde européen.

      Quant aux « vainqueurs », il y a deux article fort intéressants en ce moment sur AgoraVox :

      http://agoravox.fr/article.php3?id_article=29794

      et

      http://agoravox.fr/article.php3?id_article=29841

      Ajoutons à cela :

      Opinions Les brèves qui en disent long... Coups de gueule Décryptage Culture Dessins et caricatures Opinions et Courriers de lecteurs Les Mots qui le disent A lire Tribune libre A voir > A lire Les guerres scélérates : interventions de l’armée US et de la CIA depuis 1945, William Blum 27 février 2004

      Le livre « KILLING HOPE - U.S. Military and CIA Interventions Since World War II » de William Blum vient ENFIN d’être traduit en français.

      *** *** ***

      Editions Parangon

      « Nous possédons environ 60% des richesses mondiales, mais seulement 6,3% de la population mondiale... Notre tâche dans l’avenir est...de maintenir cette situation de disparité. » George KENNAN, responsable de la planification du département d’Etat, 1948

      *** *** ***

      "Ce livre très documenté relate plus d’une cinquantaine d’interventions américaines de 1945 à nos jours et révèle le visage des Etats-Unis qui, sous couvert de guerre froide et d’anticommunisme, ont commencé à forger leur empire depuis de nombreuses décennies.

      En effet, la propagande américaine contre le communisme et les Soviétiques a été d’une violence inouie et a eu pour but de justifier les interventions militaires US et de la CIA partout dans le monde depuis 1945. Aujourd’hui, le bloc de l’Est n’existe plus mais c’est le même élan impérialiste qui guide le gouvernement américain dans sa lutte contre le terrorisme, au nom de la démocratie et des valeurs universalistes américaines.

      « Les Guerres Scélérates » nous démontre que la période d’après-guerre, loin d’avoir été froide, a fait des millions de victimes, particulièrement dans les Etats qui ont eu la volonté de s’affranchir politiquement et économiquement de Washington. Tout au long de cette période, les Etats-Unis ont soutenu de nombreuses dictatures, écrasé des gouvernements démocratiquement élus et des mouvements de libération, au nom de la démocratie et de la lutte contre le complot communiste international. En particulier, les Etats-Unis se sont empressés de liquider tout mouvement ou gouvernement qui aurait porté atteinte aux intérêts économiques des firmes américaines. Ainsi, l’expression de la démocratie « à la sauce » Washington, d’est-elle exercée à coups de massacres de masse, d’escadrons de la mort, de tortures, de coups d’Etat militaires et de corruption généralisée."

      *** *** ***

      William Blum est un ancien haut fonctionnaire du département d’Etat, qu’il quitte en 1967 en raison de son opposition à la guerre du Vietnam. Il est l’un des membres fondateurs de la Washington Free Press, revue alternative typique des années 1960-1970. En 1969, il rend publics le nom et l’adresse de plus de 200 employés de la CIA dans le Quicksilver Times, journal alternatif de Washington. Il passe plusieurs mois au Chili entre 1972 et 1973, où il écrit une série d’articles sur l’expérience d’Allende. Au milieu des années 1970, il retrouve à Londres l’ex-officier de la CIA Philip Agee, avec qui il a le projet de révéler un nombre d’actions secrètes de la CIA dans différentes parties du monde.

      Son livre « Les guerres scélérates » est publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1995 [sous le titre « Killing Hope »] et connait plusieurs mises à jour, notamment à mesure que les documents officiels sont déclassifiés.

      En 1999, William Blum a reçu le Project Censored’s award pour un article censuré ayant pour titre « Les Etats-Unis contre l’Irak, une étude de l’hypocrisie » dans lequel il établit la liste des matériaux biologiques fournis à l’Irak par les Etats-Unis.

      Il écrit pour The Ecologist et collabore régulièrement aux sites Znet et Counterpunch. Ses livres sont traduits dans plus de douze langues.

      *** *** ***

      - LES GUERRES SCELERATES Les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945 William Blum

      - Editions Parangon L’Aventurine 16 rue Victor Hugo 69002 LYON

      ISBN 2-84190-116-5 456 pages 20 euros


    • NPM 4 octobre 2007 09:34

      « L’espéranto a toujours reçu des soutiens hors de notre monde européen. »

      Oui, et bien les Chinois viendront bientôt imposer le chinois, vous savez..

      Comprend pas le rapport de vos liens (? ?)

      «  »Les Guerres Scélérates« nous démontre que la période d’après-guerre, loin d’avoir été froide, a fait des millions de victimes, particulièrement dans les Etats qui ont eu la volonté de s’affranchir politiquement et économiquement de Washington. »

      Oui, les Etats facistes ont souffers, et ? C’était la guerre, vous vous souvenez ? La guerre du monde libre contre le Socialisme. Et une guerre ca fait des morts. Mais rassurez vous, le monde libre n’est responsable que d’une minorité des 50 millions de morts de cette guerre. La majorité, c’est l’oeuvre des socialistes et de leurs complices.


    • Henri Masson 4 octobre 2007 10:10

      C’est à propos desdits « vainqueurs »...

      Je pourrais ajouter que le « racket » continue :

      Extrait d’un discours prononcé en 1933 par le général Smedley Darlington Butler :

      "J’ai passé trente-trois ans et quatre mois en service actif au sein de la force militaire la plus mobile de notre pays : le corps des marines. J’ai occupé tous les grades d’officier, de sous-lieutenant à général de division, et, durant cette période, j’ai consacré le plus clair de mon temps à servir le grand capital, Wall Street et les banquiers, comme homme de main de haut vol. En bref, j’ai été un racketteur à la solde du capitalisme.

      C’est ainsi que j’ai contribué, en 1914, à faire du Mexique, et spécialement de Tampico, un lieu sûr pour les intérêts pétroliers américains. J’ai aidé Haïti et Cuba à devenir des endroits suffisamment respectables pour que les hommes de la National City Bank viennent y gagner de l’argent. En 1909-1912, au Nicaragua, j’ai participé à l’épuration au profit de la banque internationale Brown Brothers. En 1916, j’ai apporté la lumière à la République dominicaine pour le compte des intérêts sucriers américains. En 1913, j’ai fait en sorte que le Honduras soit mûr pour accueillir les compagnies fruitières des États-Unis. En Chine, en 1927, j’ai veillé à ce que la Standard Oil puisse vaquer à ses activités sans être inquiétée.

      Pendant toutes ces années, comme l’auraient dit les hommes attablés dans l’arrière-salle, les affaires ont superbement marché pour moi. J’ai été récompensé par des honneurs, des décorations, des promotions. Quand je regarde en arrière, j’ai le sentiment que j’aurais pu rendre quelques points à Al Capone. Au mieux, il ne pouvait pratiquer son racket que sur trois arrondissements de la ville, alors que nous, les marines, opérions sur trois continents."

      En anglais :

      http://www.lexrex.com/enlightened/articles/warisaracket.htm


    • NPM 4 octobre 2007 10:25

      « Je pourrais ajouter que le »racket« continue : »

      Je ne vois pas ou est le probléme à sécuriser ses investissement dans des pays ou régne les mafia, les guérillos et la loi du plus fort.

      D’ailleur, ces bon aussi pour ces pays, tout ces investissements. Ca fait vivre les indigénes.

      Mais évidement, tu ne vas pas prétendre qu’on parle anglais dans le monde parce que les USA ont des vigiles autour de leur champs de banane en amérique du sud ?


    • skirlet 4 octobre 2007 10:54

      « Si 10% de l’humanité dispose d’un léger avantage, et bien tant mieux ! »

      Premièrement, c’est 4,7%. Ce chiffre est en diminution smiley

      Deuxièmement, vous avez raison, « tant mieux »... pour les natifs. C’est un énorme avantage, aussi bien financier que culturel.

      Troisièmement, le reste de l’humanité doit mettre des années pour apprendnre l’anglais, juste pour se retrouver en position des serf et des mamants linguistiques. Elle n’en a pas intérêt.


    • Henri Masson 4 octobre 2007 12:05

      Le problème, c’est que l’ordre de Washington est un ordre maffieux. Son comportement est comparable à celui du maquereau qui « protège » celles qui lui apportent beaucoup d’argent et qui doivent se contenter de peu, voire se faire tabasser si elles n’apportent pas assez de fric ou même se faire zigouiller si elles osent se libérer de cet esclavage.

      La Maison Blanche se croit investie d’un pouvoir d’ordre divin. C’est de la pure escroquerie maffieuse ! On le voit encore mieux depuis que Bush, qui se dit « admirateur de Jésus Christ », est là. Imaginons Jésus Christ répandant la foi en Dieu à l’aide de B52 !

      La loi du plus fort, de la jungle, c’est précisément celle qu’instaure la Maison Blanche.


    • J.F. Clet 28 mars 2009 23:58

      "L’anglais est la langue des vainqueurs de la seconde guerre mondiale et de la guerre froide. Ajoutez une puissance économique indéniable des pays anglophone à leur victoire sur les facismes, et qu’est ce que vous voulez ? C’est obligé que l’anglais soit une langue dominante. Elle ou une autre, quelle importance ? Au moins il y a une trés riche litérature.."

      Bien dit !

      La supériorité de l’anglais n’est pas dans sa précision, sa facilité, sa grammaire ni sa phonétique, ni dans son vocabulaire, mais dans la richesse, la force, la puissance géostratégique de pays ou il est parlé.

      C’est un peu comme si un philosophe disait "Mes idées sont meilleures que les votres, car je peut vous écraser à la lutte" ou si un savant disait "Ma théorie est bonne car je suis très riche", ou bien encore si un avocat disait "Mon client n’est pas coupable, car je suis le beau-frère du président de la république"


  • seespan 3 octobre 2007 21:57

    @henri masson J’ ai lu votre livre en eo « la homo kiu defiis babelon ». Pour vos debat sur l’eo j’ai deux document qui peuvent vous interresser. Aller sur google.com (en) section video et cherchez « 7 Ways To Ruin A Technological Revolution ». Conference faite par un avocat de google specialisé dans la propriété intellectuel si je ne me trompe pas chacun a était utilisé par asp pour construire ses argumentation ( a part s’attaquer au format, mais il a encore le temps ).

    Pour la seconde cherchez « Metrication Matters ». Conference ou l’on explique a des americain comment l’australie est passée au system metrique en un ans, pas mal de point comment avec un debat sur l’eo.

    Enfin si c est les debats ou l’un des participant n’a pas ou peut de donné objective mais la certitude inébranlable qu’il a raison, cherchez « Kent Hovind schools Dr. Mike Shermer » debat entre un scientifique et un creationniste.


    • Henri Masson 4 octobre 2007 09:04

      Merci !

      En échange smiley :

      ABCNEWS ON TV (2000.03.24)

      Danger on the Runway

      75 Percent Increase in Near Collisions and Plane Crashes When a Northwest Airlines’ pilot mistakenly taxied onto an active runway, the plane collided with another aircraft that was taking off, resulting in 8 casualties. (ABCNEWS.com)

      March 24 - After an uneventful 6-hour flight, Paula Garvaglia’s USAIR plane was ready to land in Los Angeles. Just a few minutes later, she and 88 other passengers were jolted as the plane crashed into another aircraft that was waiting to take off. Both planes skidded off the runway and plowed into an unoccupied fire station, bursting into flames. The accident, which resulted in the death of 34 passengers, was later blamed on problems with the air traffic control system. Noting a dramatic increase in near collisions - called runway incursions - experts fear too many people will die in runway crashes that could have been avoided. Some say the situation has become so bad that the most hazardous part of any flight may be when it’s on the ground. “Runway incursions are the number one aviation safety problem in the United States,” says Jim Hall of the National Transportation and Safety Board. According to the NTSB, there were 322 runway incursions last year - a 75 percent increase over the past seven years. “The situation, if not addressed, is not a subject of if there’s going to be another accident,” adds Hall. “It’s when there’s going to be another accident.”

      What’s the Problem ?

      Pilots and air traffic controllers agree that part of the problem is the woefully outdated and overloaded radio system that’s supposed to keep planes out of each other’s way. “We have 1960s technology in our radio equipment,” says Barret Byrnes, a veteran air traffic controller. “Third world nations have better air traffic control equipment than we do.” For example, the radio can become jammed with pilots and controllers trying to send and receive instructions at the same time, leading to missed communications and potential disasters. Also contributing to the situation is that many airports are handling far more flights than they were designed for, while traffic controllers may be directing more than 50 planes at once across active runways. “It’s pretty easy, unfortunately, for a pilot to make a mistake taxiing around because we’ve got so many things to do and think about,” says John Nance, a commercial pilot and ABCNEWS aviation analyst. Pilots can be distracted while listening for crucial radio instructions from the tower, because, at the same time, they are often going through instrument checklists and studying maps. Language barriers can also be responsible for runway incursions. Though English is aviation’s official language, pilots are not tested or certified. “There’s a lot of times that I have absolutely no idea what that pilot is saying to me,” says Byrnes, “and I’m sure he has absolutely no idea what I’m saying.” Even when pilots do understand the controller’s instructions, it can be difficult to carry them out. Misleading and confusing surface markings and signage, combined with poor lighting, often leave pilots uncertain about where to taxi and where to stop. On a runway, merely crossing a double yellow line can threaten hundreds of lives. Almost 10 years ago, the FAA said reducing runway incursions was a top priority. But, with hundreds of near collisions each year, some critics say the agency has failed to meet its own deadlines. Knowing all too well that mistakes on the runway are a matter of life and death, Hall says, “We have got to do better. We have got to fix what’s wrong.”

      (2000.03.24)


    • Fanfan la tulipe 4 octobre 2007 21:59

      on peŭt avoir la version francaise des vidéos ou un resumé pour les e^tres inferieŭrs svp merci


    • Henri Masson 5 octobre 2007 06:32

      Malheureusement, comme il s’agit d’une dépèche de l’agence de presse ABC News, les médias francophones, n’en font guère d’écho, à plus forte raison quand ça met en doute la valeur de l’anglais comme langue internationale. Quand il s’agit de l’espéranto, par contre, on nous sert à la louche du « échec de l’espéranto », du « l’espéranto d’aujourd’hui, c’est l’anglais » et autres balivernes. Voir mon article : Polémique médiatique autour de l’espéranto".

      Donc le seul recours, faute de mieux, c’est d’utiliser Babel Fish http://world.altavista.com/tr (ça permet par la même occasion de se rendre compte des lacunes — qui ne sont pas prêtes à disparaître — de la traduction automatique que certains nous présentent comme LA solution) :

      Il y a au moins une bonne traduction : celle du titre -> "Danger sur la piste smiley

      Mais on peut avoir une idée du contenu en lisant : « Des inconvénients de la langue anglaise pour les communications aéronautiques internationales » http://www.esperanto-sat.info/article193.html

      Pour ceux qui préfèrent l’anglais (contenu différent) : http://www.esperanto-sat.info/article351.html


    • seespan 5 octobre 2007 09:10

      @fanfan

      Il n’existe pas a ma connaissance de video française sur le sujet. Il s’agit de conference organisées par google pour ses employés et mise en ligne ( google tech talk ). Ce n’ est pas de la mauvaise volonté mais faire un résumé serait un peut long. Pour donner une comparaison rapide vois ça comme un exposé sur les debat pour la depennalisation du cannabis.L’un des camps ( je crois qu’il est inutil de préçiser lequel ) a tout les arguments scientifique en sa faveur ( etude scientifique, epidemiologique, de santé publique, comparaison avec d’autre pay ayant adopté d’autre system, etude comparatives cout benefice ), l’autre a une forte opposition psychologique et des arguments que ne vient etayer aucune etude serieuse.

      La troisieme video est dans le meme registre ( tu dois pouvoir trouver des sites sur le creationnisme en français, j’en est meme trouver en eo, essaye de trouver leur explication pour les dinosaures tu vas voir ç’est bidonnant )

      La deuxieme explique juste pourquoi le passage au system metrique est innevitable et que les entreprises us y sont deja passée pour des problemes de cout ( l’exemple type est la construction des voitures entieremment realisée en systeme metrique, puis ils mettent des miles sur les conteurs, la jauge avec des gallons et il indique la taille en pied)


    • Henri Masson 5 octobre 2007 09:48

      Mi sendis vian informon al internacia listo, kies prizorganto estas en Kalifornio smiley

      Mi esperas ke listanoj eltiros profiton el tio.


    • seespan 5 octobre 2007 10:06

      @masson Mi dankas vin, amiko. Sed mi estas franculo kaj mi vivas proksime liono. Désolé pour mes fautes en eo, mais je dois en faire moins qu’en français quoi que plus qu’en anglais smiley


    • Henri Masson 5 octobre 2007 10:11

      Tout le monde en fait au début et je n’ai pas échappé à la règle, de même qu’un marmot qui apprend à marcher se casse la figure à chaque coin de la pièce smiley Et puis ça lui passe smiley

      Tu connais donc KTP http://kotopo.free.fr/

       smiley


    • seespan 5 octobre 2007 10:27

      @masson

      Oui je connais ktp j’y suis allé quelque fois quand j’habité a lyon ils etaient en trein de preparé une edition de gaston la gaffe. Le president etait super sympa. Mais maintenant je travail sur st chamond et j’habite en direction du puy en velay. Avec mon boulot je n’ais plus le temps d’y aller. Pour l’esperanto de temps en temps je lis un article du diplo en eo ( avec le vortaro de lernu ça passe tres bien ). Je memerveille chaque jour de la simplicité de cette langue. J’ai de bonne base de japonais (pour qui l’anglais est un veritable traumatisme ) et quand je lis des pages de japonais en eo ont voit bien a quel point l’eo leur permet de suivre la structure de leur langue. Ils est interressant de les voir exprimés leur colere vis a vis de l’anglais sur lequel ils ont buchés nettement plus que le français moyen pour un resultat plus que mediocre ( a la fac j’ai pus prendre japonais troisieme langue et mon prof ( japonais ) a voulut me presenter a un etudiant japonais qu’il m’a introduit comme etant extremment doué en anglais. Le pauvre avait a peine le niveau d’un collegien français ont a du faire la conversation en japonais en anglais ça passait vraiment pas ).


    • Henri Masson 5 octobre 2007 11:36

      Merci pour cet avis qui confirme une fois de plus ce qu’expriment beaucoup de citoyens de pays asiatiques.

      J’en ai déjà donné des exemples, mais j’en ai trois qui me paraissent utiles à rappeler :

      Lors du congrès de SAT qui s’était tenu à Toronto, mon premier contact asiatique en espéranto avait été un étudiant japonais. Il m’avait dit avoir appris l’anglais douze ans, le français dix ans. En anglais, il parvenait à se débrouiller, sans plus, et en français, il était à peine capable de lire un texte très simple. Il n’avait étudié l’espéranto que deux ans.

      Ne parlons pas des Coréens qui font opérer leurs enfants pour leur faire sectionner le frein de la langue : Le très renommé « Los Angeles Times » (31.03.2002) a publié un article selon lequel de plus en plus de parents coréens font subir une opération chirurgicale à leurs enfants de moins de cinq ans, pour qu’ils puissent mieux prononcer l’anglais. Cette opération, qui coûtait alors de 230 à 400 dollars, consiste à inciser le frein de la langue afin qu’elle puisse mieux s’allonger et devenir plus souple.
      Parler l’anglais tourne à l’obsession, et certains se chargent d’en faire un grand business fort bien entretenu. Il n’est pas rare que des parents coréens contraignent leurs enfants de six mois à rester devant un téléviseur durant des heures pour regarder des cassettes vidéo d’enseignement de l’anglais.
      D’après le quotidien coréen « Dong-A », « L’anglais est en train de faire de l’enfance un enfer ». Selon Jonathan Hills, qui enseigne cette langue sur la chaîne de télévision éducative nationale : « Apprendre l’anglais est devenu la religion nationale »...

      C’est effectivement ce à quoi on peut penser. Dans d’autre régions du monde, pour un dieu, on coupe le prépuce. Ailleurs, pour le même dieu nommé autrement, on supprime le clitoris. Et maintenant, en Corée du Sud, des charlatans incisent la langue (lango, en espéranto) des enfants pour qu’ils parlent la langue (lingvo, en espéranto) du Dieu Dollar et se prosternent devant lui. En clair, l’anglais, c’est comme les religions : en surdose, il y en a que ça rend complètement, désespérément, incommensurablement, criminellement cons.

      J’ai aussi le témoignage d’un étudiant iranien qui m’avait été recommandé, du fait qu’il était espérantiste, quand je travaillais à Paris, par un éminent sociologue de l’Université de Téhéran, espérantiste aussi. Il a étudié à la Sorbonne, puis en Suède, et il est maintenant au Canada. Dans sa première lettre, dans un bon espéranto appris en quelques mois (il ne connaissait pas encore le français), il m’avait écrit : « L’espéranto est une planche de salut. Il est très facile et, en outre, précis. Il m’a été possible d’écrire des articles pas trop mauvais après 5 mois d’étude de l’espéranto, ce que je ne peux pas faire après 15 années d’étude de l’anglais ».

      Et après, certains viendront dire que l’espéranto est une langue européenne, eurocentrée, et j’en passe. Et l’anglais donc ?

      Raison de plus pour défendre le monde contre l’anglais


    • Henri Masson 5 octobre 2007 11:50

      Merci de confirmer si brillamment votre médiocrité, Clad.

      Asp Explorer, que j’avais un temps traité de « plus que minable », est en voie d’être battu à plate couture !

      Ça, c’est une belle argumentation, combien riche en références et en liens, sans nul doute celle d’un croyant de l’anglais endoctriné dès son plus jeune âge !

      Moi, j’ai déjà présenté mon parcours vers l’espéranto : j’étais aussi un « croyant » de l’anglais de 14 à 27 ans (voir : 3 octobre 2007 à 09H51). J’en suis revenu et je vois de plus en plus de gens, dont certains maîtrisent fort bien l’anglais, en revenir sans intervention de qui que ce soit, comme ça m’est arrivé.

      Les gourous de l’anglais, par contre, ça pullule ! Il y a un Chinois qui se fait une fortune avec ça, je ne me souviens plus de son nom, mais peut-être qu’un agoravoxien nous tiendra au courant smiley


    • seespan 5 octobre 2007 12:38

      @MASSON

      Ce que tu dis est vrais, j’ai travaillé mon anglais de maniere passive, ça fait plus de dix ans que je ne lis plus qu’en anglais ( version papier ou audio ) quand j’ai eu ateint un certain niveau j’ai voulue chater sur le net avec des etrangers. Je me suis malheureusement vite rendus compte que les seuls qui avait le niveau suffisant pour une conversation decente etait les anglophones natif. A ce jour je n’ai rencontré que deux personnes qui pouvaient le parler de maniére courante un slovene ( population de la slovenie 2 millions d’habitant, comme il m’a expliquer si tu veus faire quelque choses dans la vie t’as interet a etre bon en langue ) et un de mes profs de fac qui avait passé trois ans au cannada.

      Le niveau demandé a la fac et en ecole d’ingenieur est faible. Mon frere a du valider le toeic pour son ecole d’ingenieur mais il serait incappable d’avoir une conversation du niveau d’un fil agoravox. Mois j’ai vus des etudiant valider le toefl pour la fac ( niveau requis pour suivre un cour en fac anglaise ) et franchement le niveau etait faiblar ( text scientifique tres simple sans vocabulaire compliqué, dialogue sonore du meme niveau et temps impartis beaucoup trop longs, j’ai dus finir l’epreuve avec vingt minutes d’avance sur le temps minimal impartie pour pouvoir quitter la salle de l’epreuve).

      Si tu ne me crois pas clad va sur c-span.org ( tele parlementaire americaine et cherche des videos avec des intervenant etrangers et tu verras qu’ils ne sont pas l’aise. On les comprend mais pas a l’aise ) Je te met l’adresse d’une video avec l’ambassadeur de france au US ( si lui ne maitrise pas l’anglais je ne vois pas qui le fera ).

      javascript:playClip(’rtsp ://video.c-span.org/project/c04/c04_wj111004_levitte.rm’)


    • seespan 5 octobre 2007 12:49

      @clad

      le lien foire. Bon tu vas sur c-span.org et dans leur moteur de recherche tu tape french. C’est la video avec levitte


  • seespan 4 octobre 2007 12:17

    @npm

    "Je ne vois pas ou est le probléme à sécuriser ses investissement dans des pays ou régne les mafia, les guérillos et la loi du plus fort.

    D’ailleur, ces bon aussi pour ces pays, tout ces investissements. Ca fait vivre les indigénes.

    Mais évidement, tu ne vas pas prétendre qu’on parle anglais dans le monde parce que les USA ont des vigiles autour de leur champs de banane en amérique du sud ?"

    Pour l’action des etat unis a travers le monde, je te conseil de lire chomsky (scientifique vivant le plus cité dans les publication scientifique). Un article sur l’amerique du sud http://www.chomsky.info/debates/1986----.htm

    L’adresse ou l’on peut trouver ces debats

    http://www.chomsky.info/debates.htm

    Dans un des debat il parle de ce theme avec un ancient directeur de la cia qui ressort a peut prés ton argumentaire. Chomsky lui sort les documents declassifiés de l’epoque lui montrant qu’il ment, le type en est reduit a dire a l’audience de ne pas regarder les documents declassifiés. smiley


    • NPM 4 octobre 2007 12:30

      « je te conseil de lire chomsky »

      Les déblatération de ce communiste qui préface les livres de Faurisson, tu sais..

      « Chomsky lui sort les documents declassifiés de l’epoque lui montrant qu’il ment, le type en est reduit a dire a l’audience de ne pas regarder les documents declassifiés.smiley »

      Même si le Chomsky avait raison, qu’est ce que ca change ? La lutte pour la survie est une réalité indépassable de la condition humaine, et, d’ailleur, tu serais le premier à geuler le jour où les pays du tier monde pourraient t’écraser les couilles pour te presser comme un citron.. tu n’es pas un spectateur, mon grand : tu es dans le bain, complétement.

      Reste que 1)les USA INVESTISSENT dans ces pays 2)créer des emplois, du pouvoir d’achat

      Tandis que l’autre camps, le camps socialiste, à part des génocides, le pillage et la misére généralisé, on ne voit pas ce qu’ils ont fait.

      Comme dit l’un des président d’afrique « c’est un grand malheure d’être exploité, mais un plus grand encore de ne pas l’être. »


    • Henri Masson 4 octobre 2007 12:53

      Il n’est pas nécessaire d’être communiste pour comprendre que l’ordre de la Maison Blanche sst un système maffieux.


    • NPM 4 octobre 2007 12:56

      Mais oui, bien sur, ces connu ca que les gesn du tier monde, ils feraient vachement pas la même chose s’ils pouvaient..

      Mon gars, il y a des milliards de gens qui ne cherchent qu’a t’enculer, l’Etat te défend, aide ces gens, et toi tu parles de complot !

      Désolé, je ne suis pas.


  • Henri Masson 4 octobre 2007 13:08

    La politique des EUA n’a fait et ne fait qu’exacerber les sentiemnts de haine dans le monde.

    Une bonne lecture :

    « KILLING HOPE - U.S. Military and CIA Interventions Since World War II » de William Blum.

    *** *** ***

    Editions Parangon

    « Nous possédons environ 60% des richesses mondiales, mais seulement 6,3% de la population mondiale... Notre tâche dans l’avenir est...de maintenir cette situation de disparité. » George KENNAN, responsable de la planification du département d’Etat, 1948

    *** *** ***

    "Ce livre très documenté relate plus d’une cinquantaine d’interventions américaines de 1945 à nos jours et révèle le visage des Etats-Unis qui, sous couvert de guerre froide et d’anticommunisme, ont commencé à forger leur empire depuis de nombreuses décennies.

    En effet, la propagande américaine contre le communisme et les Soviétiques a été d’une violence inouie et a eu pour but de justifier les interventions militaires US et de la CIA partout dans le monde depuis 1945. Aujourd’hui, le bloc de l’Est n’existe plus mais c’est le même élan impérialiste qui guide le gouvernement américain dans sa lutte contre le terrorisme, au nom de la démocratie et des valeurs universalistes américaines.

    « Les Guerres Scélérates » nous démontre que la période d’après-guerre, loin d’avoir été froide, a fait des millions de victimes, particulièrement dans les Etats qui ont eu la volonté de s’affranchir politiquement et économiquement de Washington. Tout au long de cette période, les Etats-Unis ont soutenu de nombreuses dictatures, écrasé des gouvernements démocratiquement élus et des mouvements de libération, au nom de la démocratie et de la lutte contre le complot communiste international. En particulier, les Etats-Unis se sont empressés de liquider tout mouvement ou gouvernement qui aurait porté atteinte aux intérêts économiques des firmes américaines. Ainsi, l’expression de la démocratie « à la sauce » Washington, d’est-elle exercée à coups de massacres de masse, d’escadrons de la mort, de tortures, de coups d’Etat militaires et de corruption généralisée."

    *** *** ***

    William Blum est un ancien haut fonctionnaire du département d’Etat, qu’il quitte en 1967 en raison de son opposition à la guerre du Vietnam. Il est l’un des membres fondateurs de la Washington Free Press, revue alternative typique des années 1960-1970. En 1969, il rend publics le nom et l’adresse de plus de 200 employés de la CIA dans le Quicksilver Times, journal alternatif de Washington. Il passe plusieurs mois au Chili entre 1972 et 1973, où il écrit une série d’articles sur l’expérience d’Allende. Au milieu des années 1970, il retrouve à Londres l’ex-officier de la CIA Philip Agee, avec qui il a le projet de révéler un nombre d’actions secrètes de la CIA dans différentes parties du monde.

    Son livre « Les guerres scélérates » est publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1995 [sous le titre « Killing Hope »] et connait plusieurs mises à jour, notamment à mesure que les documents officiels sont déclassifiés.

    En 1999, William Blum a reçu le Project Censored’s award pour un article censuré ayant pour titre « Les Etats-Unis contre l’Irak, une étude de l’hypocrisie » dans lequel il établit la liste des matériaux biologiques fournis à l’Irak par les Etats-Unis.

    Il écrit pour The Ecologist et collabore régulièrement aux sites Znet et Counterpunch. Ses livres sont traduits dans plus de douze langues.

    *** *** ***

    LES GUERRES SCELERATES Les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945 William Blum

    Editions Parangon L’Aventurine 16 rue Victor Hugo 69002 LYON

    ISBN 2-84190-116-5 456 pages 20 euros


  • seespan 4 octobre 2007 13:16

    @npm

    « Mon gars, il y a des milliards de gens qui ne cherchent qu’a t’enculer, l’Etat te défend, aide ces gens, et toi tu parles de complot ! » Mon dieu , de la peur de l’autre a l’origine de la xenophobie. Historiquement chaque fois qu’il y a eu enculage, c ’est un fort contre un faible ( depuis les tout debut de la colonisation ) donc les seuls que je crains sont les forts et principalement les usa.


  • Henri Masson 4 octobre 2007 14:06

    La première seulement pour le moment.


    • Henri Masson 4 octobre 2007 15:49

      Autre ouvrage, sur nos « sauveurs » : La Face cachée des GI’s -> http://www.payot-rivages.fr/asp/fiche.asp?Id=3987


    • Henri Masson 5 octobre 2007 08:15

      English : The Killer Language ? Or a Passing Phase ?

      Une analyse fort intéressante au sujet de la « langue tueuse » est livrée sous ce titre par le professeur Joshua A. Fishman http://www.wholeearthmag.com/ArticleBin/328.html (en anglais).

      Joshua A. Fishman a préfacé l’ouvrage de Roland Breton paru aux éditions Autrement sous le titre « Atlas des langues du monde » : http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1454952&Mn=1&Origin=fnac_google&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=3

      A signaler que Fishman est considéré comme un « grand » linguiste :

      « À l’occasion du 40e anniversaire de la revue La Linguistique, une vingtaine d’articles ayant marqué la discipline, signés d’André Martinet mais aussi de grands linguistes tels Georges Mounin, Joshua Fishman, Claude Hagège, Colette Feuillard, Henriette Walter et d’autres, sont repris dans cet ouvrage. Ordonnés en quatre parties : Principes de base - Méthode d’analyse - Langues et société - Diachronie, ils traduisent « comment une linguistique fonctionnelle toujours en mouvement peut continuer à ouvrir la voie pour mieux analyser, mieux décrire et mieux comprendre la dynamique des langues » ». http://www.bief.org/?fuseaction=C.Titre&Tid=26670

      Rien n’est donc définitif pour l’anglais. Le Globish a un bon côté (ou un mauvais selon l’angle sous lequel on se place) : il contribue à pourrir, corrompre, l’anglais, à accélérer son altération, sa décomposition. Ça peut expliquer la sympathie qu’éprouvent bien des natifs anglophones pour l’alternative qu’est l’espéranto.

      À nous donc, gens de l’avenir et non du passé, que l’on nomme « utopistes » avec condescendance, mépris ou hostilité, de préparer l’après-anglais.


    • Clad Clad 5 octobre 2007 10:50

      Ah mais je ne vous ai jamais considéré comme un utopiste. Les esperantistes d’il y a un siècle, oui, peut être. Vous c’est different : vous n’êtes qu’un opportuniste tout content de reigner en gourou sur votre troupe de trois pelés qui vous on rejoint parcqu’ils s’ennuient.


    • Fanfan la tulipe 5 octobre 2007 11:44

      masson est l’opposé du gourou, lui au moins dit d’aller chercher ailleur les infos par comme certains de mes profs d’antant pour qui toutes les connaissances en dehors de les leurs étais impies. et en plus il donne pas mal de lien. par contre certains gourous c’est le mytique Asp dont le raisonnement scientifique n’a pas le niveau d’un universitaire (remarque certains profs à un certains ne sont plus capables de raisonner en fac)et qui en plus déforme de maniere magistrale les propos d’autrui. Asp devrait faire de la politique realité ca lui irait comme un gant.


    • Henri Masson 5 octobre 2007 12:37

      Merci, une fois de plus, de me donner ainsi l’occasion de revenir sur mon prétendu manque d’humour. J’aime l’humour, et certains redoutent même le mien.

      Ce n ’est pas ma faute si « Clad » rime pas trop mal avec « crade », on pourrait mettre ça en poème. Des références et des liens ne sont pas nécessaires car je ne suis pas le seul à l’avoir remarqué.

      Prendre l’imbécillité pour de l’humour, et les sites indiqués en donnent un exemple, c’est vraiment aller très loin dans la connerie. L’auteur de ces propos et celui qui apporte son soutien n’ont pas acheté leur connerie car, s’il leur avait fallu la payer, il en aurait moins pris.

      C’est vraiment tout ce que l’on a à opposer à l’espéranto ? Le propre de ce qui n’ont aucun argument sérieux contre l’espéranto, c’est de parler de « sectes » (avec le mots « sectaire » qui lui ressemble si bien), de « gourous », etc.

      Rien à voir avec l’humour d’un Desproges, même s’il a plaisanté sans méchanceté sur l’espéranto, d’un Devos ou d’un Coluche.

      Se livrer à une telle caricature de l’humour, c’est montrer que l’on n’a pas beaucoup de conscience.

      La famille Zamenhof, pas seulement le docteur L. L. Zamenhof, a connu de dures épreuves. Le cadet et le plus aimé de ses frères, Alexander, médecin militaire, se suicida en 1916 durant la guerre russo-japonaise, tourmenté par l’horreur du conflit. Quant à la famille Zamenhof, elle a failli disparaître lors des persécutions nazies : "Pour ne jamais oublier http://www.esperanto-sat.info/article634.html


    • Clad Clad 5 octobre 2007 18:33

      Où l’on découvre toute la puissance argumentative de Masson, qui peut se résumer en deux mots : « Toi même ! ».

      Monsieur Masson, sachez que c’est çui qui l’dit qui l’est, na, d’abord.


    • Fanfan la tulipe 5 octobre 2007 19:52

      houaaaaaaaaaaaaaaaaaaa trop fort la replique, mon petit cousin dit la même, qu’il l’est alors trop intelligent mon petit cousin alors houaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa


    • Henri Masson 5 octobre 2007 20:10

      Plus que minable est définitivement battu. La connerie est pleine d’avenir.


    • Fanfan la tulipe 5 octobre 2007 22:31

      Ha si clad à raison sur un point, il existes des personnes doués en angalis et ben vous devinerez jamais, mais si cherchéez vous aller trouver, aller je vous le dit ce sont les natifs anglophones, houaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa que je suis trop intelligent


    • molimard molimard 5 octobre 2007 23:26

      Je suis un peu effaré par le mépris (« espéranteux » !) manifesté par l’auteur à l’égard d’une des plus belles tentatives humaines, totalement désintéressée, que représente l’esperanto. A mon sens cela ne peut traduire qu’une réelle ignorance, qui se manifeste déjà dès le début de l’article : Zamenhof n’était pas dentiste, mais médecin ophtalmologiste. L’anglais est une très belle langue, sa littérature est très riche. Mais pour la communication, c’est la pire des langues. La raison majeure est l’absence de relation fiable entre l’oral et l’écrit, et l’évolution permanente d’une langue d’usage trop courant. J’ai beaucoup travaillé l’anglais, j’ai assisté et suis intervenu dans beaucoup de congrès scientifiques. Je suis persuadé que la grande majorité de ceux dont l’anglais n’est pas la langue maternelle n’ont un peu compris un exposé que grâce aux diapositives, mais sont totalement largués quand la discussion s’engage entre vrais anglophones. Au bout de 6 ans de latin au lycée, il me fallait un temps fou pour un thème de quelques lignes, plein de barbarismes. Après 6 ans d’allemand, de nombreuses lectures, Kafka, Gunther Grass, et des heures de travail, j’ai par deux fois fait péniblement des exposés de pharmacologie en Allemagne. J’ai beaucoup par plaisir travaillé le russe, et j’ai lu dans le texte Tolstoï, dont l’énorme Guerre et Paix, Dostoievski, Tchekov, Boulgakov, Bounine.... J’ai pu faire un exposé à Moscou après 50 heures de travail avec mon professeur de russe. A 77 ans, pour ne pas mourir idiot, j’ai voulu savoir ce qu’était l’esperanto. Seul, avec la méthode Assimil (Je sais maintenant qu’il y a des cours interactifs sur internet). Six mois plus tard, j’avais traduit, ou plutôt réécrit en esperanto mon ouvrage « La Fume » , 250 pages, avec un immense bonheur à manipuler cette merveille de logique, ce jeu de lego linguistique. Après ce temps et des années de pratique de l’anglais, je n’en serais pas à la moitié du travail. En allemand ou en russe, j’en serais à peine à dix pages, bourrées de fautes. J’ai pu présenter cet ouvrage oralement dans un congrès, avec discussion en esperanto, et le bonheur de comprendre et d’être compris. Dans une Europe avec autant de langues, la rigueur de l’esperanto et sa facilité d’apprentissage en feraient la langue pivot qui devient incontournable. Une langue précise et neutre. Je rêve de l’esperanto à l’école primaire, un outil d’analyse grammaticale bien supérieur au latin, qui remettrait de l’ordre dans la tête des enfants.


    • Henri Masson 6 octobre 2007 06:41

      Merci, cher professeur Molimard, pour cette mise au point fort utile.

      Merci aussi d’avoir accepté de présenter votre travail et vos ouvrages sur le tabagisme à l’occasion de la « Journée Zamenhof » organisée par SAT-Amikaro à son siège, 134, boulevard Vincent Auriol, le dimanche 16 décembre (des communiqués paraîtront dans « La SAGO », son supplément en français et sur le site de SAT-Amikaro : http://www.esperanto-sat.info ).

      Je rappelle que votre ouvrage me paraît avoir un succès mérité, et votre talent pédagogique y est sans doute pour quelque chose :

      http://www.linternaute.com/femmes/itvw/0402molimard.shtml

      http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p20030717/articles/a208143-.html

      http://57931.aceboard.net/57931-693-5529-0-Arreter-fumer-Molimard.htm

      http://www.atoute.org/n/article48.html

      http://arreter.free.fr/forum/viewtopic.php?p=17195

      On peut faire d’autres recherches avec « la fume molimard ».

      Vos travaux méritent la reconnaissance de ceux qui se sont libéré de ce fléau et l’attention de ceux qui aspirent à s’en libérer. On devrait ajouter, hélas, de plus en plus, « celles ».

      Kun la espero baldaŭ renkonti vin.

      Henri

      PS. Je m’aperçois que l’ignorance de Clad rend finalement service à la cause de l’espéranto puisque les visites au site de SAT-Amikaro sont en croissance régulière depuis quelques jours, et je ne vois aucune autre explication. Voici les pages les plus visitées hier :

      1. Les règles de l’anglais
      http://esperanto-sat.info/article377.html

      2. Le globish ? Il y a mieux !
      http://esperanto-sat.info/article719.html

      3. Cours par correspondance de premier degré
      http://www.esperanto-sat.info/article416.html

      4. Des inconvénients de la langue anglaise pour les communications aéronautiques internationales
      http://www.esperanto-sat.info/article193.html

      5. Quel parti la langue française peut-elle tirer de la défense et de l’illustration de l’espéranto ?
      http://www.esperanto-sat.info/article708.html

      6. Bonnes questions - Mauvaises réponses
      http://esperanto-sat.info/article205.html

      7. Contacts
      http://www.esperanto-sat.info/article427.html

      8. La manipulation de l’information... Comment ça marche ?
      http://www.esperanto-sat.info/article197.html

      9. L’idée de langue internationale à travers les noms de voies de circulation de La Roche-sur-Yon
      http://www.esperanto-sat.info/article611.html

      10. Horaire d’ouverture du siège / Deĵor-horaro de la sidejo
      http://esperanto-sat.info/article776.html

      11. La Vendée, La Roche-sur-Yon
      http://www.esperanto-sat.info/article137.html

      12. Apprendre vite et bien
      http://esperanto-sat.info/article91.html

      13. A propos de ce site
      http://www.esperanto-sat.info/article418.html

      14. La homo kiu defiis Babelon
      http://www.esperanto-sat.info/article1028.html
      Voir aussi : http://www.numilog.com/fiche_livre.asp?PID=32655

      15. Lettre ouverte à Luc Ferry
      http://www.esperanto-sat.info/article415.html

      16. Le football, c’est de l’espéranto !
      http://www.esperanto-sat.info/article827.html

      17. Présentation et cours à Paris 2007 - 2008
      http://www.esperanto-sat.info/article1052.html

      18. Caractéristiques comparées de l’anglais et de l’espéranto
      http://esperanto-sat.info/article190.html

      19. Esperanto-kursoj en universitatoj kaj altinstitutoj
      http://www.esperanto-sat.info/article724.html

      20. L’espéranto au présent
      http://www.esperanto-sat.info/article13.html

      21. Plaidoyer pour l’espéranto à l’école
      http://esperanto-sat.info/article655.html

      22. C’est pas sorcier
      http://www.esperanto-sat.info/article757.html

      23. Aspects socio-linguistiques de la mondialisation
      http://www.esperanto-sat.info/article288.html

      24. L’affaire TV5-Europe
      http://www.esperanto-sat.info/article701.html

      25. Le principe d’équité
      http://www.esperanto-sat.info/article561.html

      26. Quelques faits historiques
      http://www.esperanto-sat.info/article892.html

      27. 1. Histoire de l’espéranto en Vendée
      http://www.esperanto-sat.info/article132.html

      28. Le globish : Le choix de l’infériorité totale
      http://esperanto-sat.info/article769.html

      29. Comparative characteristics of English and Esperanto (CN)
      http://www.esperanto-sat.info/article1038.html

      30. Portraits de femmes sans frontières
      http://www.esperanto-sat.info/article203.html


    • Fanfan la tulipe 6 octobre 2007 08:51

      Ha ca fait du bien de voir des commentaires comme ca, et oui je confirme que dans les reunions scientifique c’est toujours de la comprehension en gros grasse aux images en dehors quasiment plus personne.

      A MASSON et oui plus ASP et ses clones vont sur nos commentaire et plus il est facile de faire notre pub ca fait deja longtemps que j’ai observé ca. Qui plus est ASP le scientifique est capable de dire que l’anglais est facile ete aussi que’il est diffcille, sic il l’a dit donc pour un raisonnement scientifique genial, ou aussi comme pour d’autres pour leur experience dans le monde merveilleux de l’anglais d’une esperience personne , ils en font une generalitéverité absolue que tout le monde peut le faire et que c’est à cause de méthodes comme part exemple l’educ nationnale de l’angalis qui est la cause de la faiblesse des francais en anglais. alors qu’il existe bien de spersonnes avec cette education de base qui sont arrivéz à des sommets, certe ce systeme educatif à des defauts mais c’est pas une merde.


    • bcordelier bcordelier 6 octobre 2007 09:44

      @Henri Masson

      Puisque vous êtes le roi des liens et des sources espérantistes, de nouveau une question factuelle pour appréhender « scientifiquement » le phénomène espéranto et son impact.

      Il existe en France un certain nombre d’associations espérantistes délivrant des diplômes de capacité. Notamment une du côté de Poitiers et une autre dans un très joli château proche d’Angers et l’institut français d’espéranto. Je n’arrive pas à trouver nulle part, probablement ai-je mal cherché, ni rapport d’activité desdites (comme dans toute bonne association transparente qui se respecte), ni surtout des statistiques sur le nombre de diplômes délivrés annuellement. Je vous serais alors fort reconnaissant de nous éclairer ou de nous renvoyer des liens sur ces statistiques :
      - Diplômés du « Unua grado : Atesto pri Elementa Lernado » (premier niveau)
      - Diplômés du « Dua grado : Atesto pri Praktika Lernado » (deuxième niveau)
      - Diplômés du « Tria grado : Atesto pri Supera Lernado kaj Atestoj pri Kapableco » (troisième niveau)
      - Diplômés du « Kvara grado : Diplomo pri Altaj Esperantaj Studoj » (quatrième niveau)

      Nous aurions ainsi quelques chiffres fiables pour baser des appréciations du phénomène, en dehors de toute élucubration et fantasme. Je ne doute pas que votre entregent permette d’en avoir enfin connaissance.


    • seespan 6 octobre 2007 10:53

      @bcordelier

      Ce commentaire semble sous entendre ( mais peut etre je me trompe ) que la valeur de l’esperanto ce mesure au nombre de personne qui l’apprenne en comparant avec d’autre langue. Avec la conclusion que la valeur etant plus faible que pour une langue naturelle, l’esperanto n’a que peut de valeur. Avec ce type de raisonnement on peut demontrer que les chiffre arabes sont moins bien adapté pour le calcul que les chiffres romain. Les commercant cetant obstiné trois cents ans apres leurs decouvertes a faire leur comptes avec des chiffres romain. Ou un americain peut demontrer que le systéme de poid et mesure metrique est moins efficace que le leurs puisque en deux cents ans il n’a pas reussi a s’imposer au etat-unie.


    • Libera menso Libera menso 7 octobre 2007 00:41

      Ca fait plus de dix ans que je parle, écrit, chante, voyage, fait des BD et des petits films en espéranto et je n’ai jamais passé un examen relatif à cette langue. Je vais même dire pire j’ai appris l’anglais, l’espagnol et l’allemand et je n’ai pas non plus de diplôme dans ces langues ! Ca veut dire quoi ? Que je n’existe pas ? Que ces langues sont nulles ? L’expert en taux c’est bien beau ... mais l’espéranto ... c’est bien mieux ! smiley


    • Henri Masson 7 octobre 2007 05:44

      Mi kore gratulas vin pro la vortludo ! smiley


    • Henri Masson 7 octobre 2007 07:13

      Après le témoignage éloquent du professeur Robert Molimard (j’ai oublié, hier, d’ajouter que j’avais moi-même été auteur d’une brochure intitulée « Tabakismo kaj emancipiĝo » [Tabagisme et émancipation] quelques années après avoir étudié la langue), en voici un autre transmis ce matin par un ami taïwanais d’origine iranienne, Reza Kheir-Khah (oui, je suis un « franchouillard » : j’ai des relations amicales avec des gens qui ne sont même pas Français, et, en plus de ça, même des Iraniens : vous vous rendez compte ! smiley.

      Il s’agit d’un Taïwanais, Abengo, qui a mis en ligne le récit d’un séjour au Vietnam. C’est très bien écrit mais tellement long que je ne peux pas tout traduire. Je ne traduis que le début sur http://gohigh.nkmu.edu.tw/ cmcho/espero/

      "J’ai appris l’espéranto à partir de juin 2006. Ce qui signifie que j’ai déjà appris l’espéranto durant quatorze mois jusqu’à maintenant (septembre 2007). Pourquoi j’apprends l’espéranto ? Parce que j’aime apprendre une langue et j’aime correspondre avec des étrangers.

      J’ai appris l’espéranto non point dans une salle de classe, non point en groupe. J’ai appris l’espéranto tout seul, principalement par Internet. Au milieu des sources, il y a Lernu ( http://eo.lernu.org ), le meilleur moyen d’apprentissage réticulaire pour moi. J’ai des amis de plume aux Pays-Bas, en Allemagne, en Ouzbékistan, au Japon, en Corée, en Pologne, en Chine, etc., mais le contact a rarement lieu et dure peu longtemps."

      Son récit comporte beaucoup de pages que l’on peut lire aussi sur http://gohigh.nkmu.edu.tw/ cmcho/vojagxo/

      Alors, où sont donc et qui sont donc les « illuminés » ?

      Ceux qui peinent des années et à grands frais pour apprendre l’anglais et qui croient religieusement que c’est la seule langue pour bien communiquer à travers le monde comme d’autres croient qu’il n’y a qu’un seul Dieu et que le seul vrai est le leur ?

      Ou ceux qui préfèrent juger l’espéranto sur la pratique, le vécu et qui, pour la plupart, ont déjà « touché » à l’anglais ?

      En ce qui me concerne, personne ne m’a influencé pour l’apprendre à 27 ans. J’y suis venu de moi-même, par curiosité, sans préjugés. Et je préfère qu’il en soit de même pour toute personne, quel que soit son âge, où que ce soit dans le monde. Mais ce que je n’admets pas et combats avec vigueur, ce sont les racontars et commérages sur cette langue.

      Que les ministères de l’éducation nationale aient l’audace, dans tous les pays non anglophones du monde, de se livrer à une expérience comparative sous contrôle scientifique, éventuellement sous l’égide de l’Unesco (souvenons-nous de ses recommandations de 1954 et 1985, respectivement : http://www.esperanto-sat.info/article183.html et http://www.esperanto-sat.info/article184.html ) :

      1. Donner à apprendre autodidactiquement l’anglais et l’espéranto, à temps égal, à mille personnes et juger, au bout d’un an (ou même moins) dans quelle langue les « cobayes » seront aptes à mieux communiquer avec d’autres « cobayes » de divers pays. Les « cobayes » devront avoir eu le moins de contacts possible, voire, de préférence, pas du tout, avec l’une et l’autre langue.

      2. Donner à apprendre l’anglais à un groupe de 1000 personnes et l’espéranto à 1000 autres, là aussi les « cobayes » devront avoir eu le moins de contacts possible avec l’une et l’autre langue. Et comparer les résultats au bout d’un temps déterminé.

      Il ne serait pas inintéressant, au niveau universitaire, de faire une expérience avec l’espéranto en tenant compte du fait que tous les étudiants auraient déjà un certain nombre d’années d’anglais. On serait surpris, dans bon nombre de pays, de constater que les étudiants seraient plus à l’aise, en six mois ou/et en un an, en espéranto qu’en anglais.

      Quand l’auteur de cet article écrit que « mais aujourd’hui c’est avec l’anglais qu’il reste le moins de travail à faire pour obtenir une vraie langue mondiale », je réponds catégoriquement : NON !

      Le professeur André Martinet, l’un des plus grands noms de la linguistique (décédé en 1999) — qui a touché aussi aux langues construites, puisqu’il avait travaillé au sein de l’International Auxiliary Language Association (IALA) et qui avait désapprouvé l’Interlingua faussement attribué à cette association par les rares pratiquants de l’Interlingua puisque le véritable auteur en était Alexander Gode... qui ne croyait même pas lui-même au rôle de langue internationale pour son rejeton —, donc André Martinet, qui avait une connaissance suffisante de l’espéranto pour émettre un avis autorisé, avait dit :

      "Le problème d’une langue de communication internationale se présente actuellement comme un conflit entre une langue planifiée, l’espéranto, au sujet de laquelle on sait qu’elle fonctionne de façon satisfaisante pour ses utilisateurs, et une langue nationale hégémonique qui, comme nous le savons tous, est l’anglais.

      Les atouts de l’espéranto sont réels, et il faut avoir l’audace de le (faire) vérifier :

      De l’audace ! Encore de l’audace ! Toujours de l’audace !


    • Henri Masson 7 octobre 2007 08:57

      Voici les chiffres et remarques que j’ai pu obtenir de Christian Lavarenne (docteur ès lettres et sciences humaines et doctorant en histoire contemporaine — universités de Grenoble et d’Amsterdam —, sur l’idée interne de l’espéranto (à travers donc, entre autres, sa littérature originale) pour la période de 1961 à 1997.
      C’est la somme de tous les diplômes obtenus.
      FEI = Franca Esperanto-Instituto

      Il m’a livré aussi des statistiques sur l’enseignement officiel de l’espéranto en Hongrie.

      Je ne sais pas comment vont sortir les tableaux sur AgoraVox, à première vue, le résultat ne sera pas très concluant, mais j’essaierai de trouver une autre solution.
      Alea jacta est (ce n’est pas de l’espéranto ! smiley
      Ou « Inch’Allah ! » (ça non plus smiley

      années / diplomés FEI à partir de 1961 / FEI-examinés même s’ils ont échoué

      1934 364 1935 530 1936 640 1937 620 1938 825 1939 830 1940

      1941

      1942

      1943 233 en temps de guerre [donc 1940-1943 ?] 1944

      1945

      1946 392 1947

      1948

      1949

      1950

      1951

      1952

      1953

      1954

      1955 258 1956 420* (*du 22-4-56 au 22-4-58) [donc en 2 ans] 1957

      1958

      1959

      1960

      1961 295 1962 313 1963 258 1964 272 1965 /226/ // 1966 240 1967 270 1968 /146/ // 1969 228 1970 237 1971 240 1972 239 1973 192 1974 162 1975 /142/ // 1976 152 1977 175 1978 168 1979 175 1980 156 1981 181 1982 161 1983 211 1984 125 1985 146 1986 /97/ // 1987 149 1988 126 1989 239 1990 250 1991 214 1992 181 1993 163 178 1994 106 123 1995 142 1996 110 114 1997 105 119

      Les nombres importants des 6 premières années ci-dessus s’expliquent par le fait que l’Institut venait juste d’être fondé, on peut donc supposer que beaucoup d’espérantistes de longue date ont massivement passé les examens, et même plusieurs degrés en même temps ou à la suite. Les nombres suivants représentent la progression réelle des nouveaux espérantistes. Les chiffres des dix dernières années manquent pour l’instant.

      Et voici les dernières statistiques décennales disponibles ( sur www.esperanto.hu/hu-lernejo.htm ) à propos du nombre d’inscriptions aux examens d’espéranto reconnus par l’État sur l’ensemble de la Hongrie :

      > année élémentaire moyen supérieur total

      > 1995 : 8 - 576 - 18 - > 602

      > 1996 : 25 - 485 - 11 - 521 > 1997 : 29 - 512 - 4 - > 545

      > 1998 : 50 - 509 - 5 - > 564

      > 1999 : 113 - 462 - 8 - 583 > 2000 : 168 - 1455 - 4 - 1627

      > 2001 : 295 - 1721 - 26 - 2042

      > 2002 : 1000 - 5877 - 210 - 7087

      > 2003 : 1239 - 4102 - 208 - 5549

      > 2004 : 1041 - 4655 - 252 - 5948

      > total : 3968 - 20.354 - 746 - 25.058

      Il suffirait donc que l’espéranto soit accepté au bac pour qu’on assiste à un essor sans doute remarquable du nombre de personnes se présentant aux examens, en raison de l’utilité qu’ils auraient acquise.

      Autres renseignements transmis par François Lo Jacomo, ingénieur linguiste, qui a été directeur du FEI.

      A l’époque où j’étais moi-même directeur des examens d’espéranto, ces statistiques étaient publiées chaque année, et on peut encore les trouver à Bouresse (près de Poitiers) où les archives de l’Institut Français d’Espéranto fournissent des renseignements assez précis sur ces examens et la liste de tous les candidats depuis plus de soixante ans. Cela représente une dizaine de mètres d’étagères (les archives nationales ont pour unité de mesure le kilomètre d’étagères).

      L’année où il y a eu le plus d’examens, si ma mémoire est bonne, est 1988 ou 1989, où nous avons eu 300 candidats. En temps normal, il y avait entre 100 et 200 candidats. Le premier niveau représentait environ 70% des candidats, puis plus de 20% pour le deuxième degré, et quelques candidats des examens de niveau supérieur. Je suis d’accord qu’il faudrait un document à jour et une publication régulière de tels chiffres, mais j’ai démissionné de l’Institut car je n’étais pas disponible pour faire ce travail, et je ne sais pas s’il a été fait depuis. Toutefois, j’ai moi-même été, ces toutes dernières années, dans deux jurys de “Diplomo pri Altaj Esperantaj Studoj”, alors que précédemment les sessions étaient plus espacées (j’en avais fait passer un en 1991, j’ai passé le mien en 1987 et la session précédente remonte à 1965).

      Si l’espéranto pouvait être choisi comme langue à option au baccalauréat, dès les premières années on peut s’attendre à des dizaines de candidats, et assez vite à des centaines. En Hongrie, il y en a maintenant des milliers par an, alors qu’ils sont six fois moins peuplés que nous. Beaucoup des quarante langues (ou plus) que l’on peut choisir actuellement au baccalauréat ont moins de candidats que cela : on peut donc s’attendre à ce que l’espéranto soit parmi les dix ou vingt langues les plus choisies.

      Donc, en conclusion, pour traiter sinon « scientifiquement », du moins sérieusement, une telle question, il faut avoir des éléments de comparaison.

      1. En France, l’espéranto n’est pas proposé, même à titre facultatif ou optionnel, dans le système d’enseignement, pas même aux examens.

      2. Son enseignement est dispensé par des bénévoles pas forcément qualifiés, souvent sans formation pédagogique, et non des professionnels salariés pratiquant quotidiennement cet enseignement et tenus de livrer des statistiques aux académies qui transmettent elles-mêmes au ministère de l’EN. Rien de tout ça pour l’espéranto

      Obtenir des statistiques sur les diplômés de l’espéranto n’est pas chose facile vu que le travail de suivi est fait par des bénévoles qui ont le temps ou qui ne l’ont pas de livrer des informations. Je sais de ma propre expérience comme secrétaire du groupe parisien de SAT-Amikaro (jusqu’en 1995), secrétaire général de SAT-Amikaro, et aussi maintenant comme président d’Espéranto-Vendée, que je n’ai jamais connu les statistiques des diplômés de ces associations ou groupes. Il n’était déjà pas facile d’obtenir les informations sur les cours de la part des animateurs, et, dans sa statistique des cours officiels d’espéranto dans l’enseignement supérieur à travers le monde, Germain Pirlot (Ostende) s’est toujours heurté à ce même problème, même depuis qu’Internet s’est popularisé : http://www.esperanto-sat.info/article724.html .

      Je n’ai moi-même que les diplômes « Atesto pri lernado » et « Atesto pri praktika lernado ». Malgré tout, j’encourage les locuteurs de la langue à passer ces examens. Je précise qu’il ne s’agit pas de certificats de complaisance : ils sont difficiles et j’ai moi-même toujours insisté pour qu’il en soit ainsi. Il ne s’agit pas de faire plaisir mais d’élever le niveau de la pratique tout en renforçant le sentiment de fierté.

      Et pourtant, malgré des conditions loin d’être aussi favorables, le professeur Umberto Eco a pu dire en plaisantant : “Voyez, on a enseigné l’espéranto à moitié, dans de très mauvaises conditions durant quelques décennies, et voici que des hommes s’aiment en espéranto. On a enseigné le latin durant des siècles très intensivement, mais vous pouvez être certain que même un prêtre et une religieuse, s’ils font l’amour, ne l’utilisent pas dans une telle circonstance. Concluez vous-même !" (à la revue « L’esperanto », Italie, 9/1993)

      3. Aucune entreprise ne demande un diplôme d’espéranto alors que c’est fréquemment exigé pour d’autres langues, en premier lieu l’anglais. Donc la motivation pour passer des examens est autrement moins forte.

      4. L’organisation de sessions d’examens n’est pas toujours chose facile car elle nécessite la disponibilité d’espérantistes habilités. Se déplacer sur les centres de Baugé ou Bouresse n’est pas non plus idéal pour beaucoup d’examinateurs comme de candidats potentiels. Donc, dans un cas comme dans l’autre, on en vient à « laisser tomber »... De tels problèmes n’existent pas dans le cadre de l’EN.

      Jusqu’à maintenant, la situation est très différente d’un pays à l’autre. En Chine, rien ne s’y oppose et ça marche bien malgré que l’espéranto ne soit pas la langue du « business ». La Corée est en bonne position aussi. À signaler une expérience très intéresante et instructive qui se déroule en Angleterre : « Springboard... to languages » http://www.springboard2languages.org/home.htm

      Introduction en anglais :

      « Springboard... to languages » is a flexible, one- to four-year programme which offers a unique introduction to foreign languages through the simple, regular, international language Esperanto. It’s an ideal preparation for learning other languages and helps transition to KS3 ; it lends itself to cross-curricular activities and to KS2 Literacy and Numeracy work, and is particularly suitable for the non-specialist teacher of foreign languages in primary schools.

      La différence, c’est qu’en France, pays des veaux (dixit de Gaulle !) et pays dévôt à l’anglais (Sarko en tête !), l’espéranto n’est pas reconnu par l’Éducation nationale.

      Au championnat des préjugés, on est les plus forts : cocoricouac !

      Et, ce qu’ignore sans doute Sarko, ce sont les Hongrois qui nous mettent la pâtée ! smiley


    • Henri Masson 7 octobre 2007 09:02

      L’anglais est-il un nouvel espéranto ?

      Is English a new Esperanto ?

      http://www.esperanto-sat.info/article352.html


    • bcordelier bcordelier 7 octobre 2007 10:19

      Merci M. Masson pour ces informations et la recherche que vous en avez faite.

      Comme vous le reconnaissez vous-mêmes et certaines des personnes que vous citez, ce genre de chiffres sont très difficiles à obtenir. Evidemment, le fait que ce soient des bénévoles qui s’investissent (outre le caractère profondément ennuyeux de gérer de l’administratif) explique une bonne part. C’est néanmoins bien dommage. A un moment ou un autre, une entreprise qui atteint une certaine ampleur se doit de communiquer et de livrer au reste du monde des chiffres fiables de son activité, qu’il s’agisse d’une SARL tartempion, d’un service public,d’une organisation professionnelle, etc. Il s’agit là d’une « obligation » incontournable et de crédibilité. Sinon, on ouvre la boîte aux suspicions de tous ordres et aux phénomènes de dénégation, voire même dans le jargon actuel de « principe de précaution ».

      Qu’ensuite de tels chiffres soient analysés et donnent lieu à des conclusions diverses et variées, cela est inévitable, mais tout un chacun peut toujours se référer aux éléments factuels de départ pour se faire son opinion. On peut certes faire dire ce que l’on veut aux chiffres, selon d’éventuels présupposés ou travers de démonstration. Toutefois, il existe de nombreuses personnes intellectuellement honnêtes encore capables de s’intéresser objectivement aux choses. Et rien de pire que de leur faire un procès d’intention de départ et déniant leur qualité ou leur neutralité.

      S’il y a notamment un point avec lequel je suis complètement d’accord avec vous, c’est le fait que les espérantophones, TOUS les espérantophones devraient passer à un moment ou un autre les diplômes linguistiques. Quitte à créer davantage de niveaux ou des systèmes de validation nouveaux.

      Vous vous focalisez sur l’enseignement de l’espéranto par les systèmes éducatifs nationaux, eh bien, à mon humble avis, c’est une erreur. D’une part, vous leur reprochez à longueur de développements d’être d’un niveau crasse en matière de langues, il n’y alors pas de raison qu’il en soit différemment pour l’espéranto. Ensuite, le problème est à considérer de façon inverse.

      En notre époque de vitesse accélérée en toutes choses, de technologies planétaires et transversales, de réseaux extra-étatiques, de remises en cause de plus en plus profondes de la validité et l’utilité même des notions telles qu’état, service public, mission régalienne, etc., quand de multiples exemples montrent que bien des états sont désormais moins prégnants que de grandes entreprises multinationales ou des réseaux protéiformes, avec l’émergence et le développement extraordinaire de phénomènes n’appartenant plus à personne (le web 2.0 en est un bon exemple), et faute d’un cadre national propre à l’espéranto, batailler pour intégrer l’éducation nationale est une perte formidable d’énergie et un combat d’arrière-garde.

      Il faut que l’espéranto arrive à démontrer qu’il constitue un phénomène solvable et porteur de business. C’est peut être brutal comme jugement, mais le commerce est le vrai moteur. En d’autres termes, plus il y aura de business lucratif, faisant vivre des gens, autour de l’espéranto, et plus il se posera en acteur(s) agrégeant de nouveaux champs et partenaires.

      Et pour revenir aux diplômés, 1000 espérantophones locuteurs dans leur petit coin, dont les compétences n’ont été validées par personne, ne représentent rien de plus que 1000 amateurs généalogistes autodidactes qui se construisent des arbres personnels à coups d’informations de deuxième, troisième ou quatrième main truffées de reconstitutions élucubrées, alors que 1000 diplômés validés (et c’est presque mieux que ce le soit par une ONG plutôt qu’une EN), c’est un potentiel de business démultiplié. Et si d’aventure il vient à l’idée d’un pays ou groupe de pays de s’ouvrir à l’espéranto, cela sera grâce à ce genre d’argument initial. Ce sera parce que ce pays pourra raisonnablement penser que dès le départ il pourra s’appuyer sur des gens-ressources fiables et en quantité, pour ne pas patiner lamentablement et être la risée de tous les sceptiques et opposants, qu’il décidera peut être de franchir le pays. Tandis que dire à des politiques, soumis comme les entreprises côtées aux bilans et avertissements court terme, « ouvrez-nous l’EN et dans 10 ans on en sortira suffisamment de profs pour inerver le système », est une ineptie.

      Quand une entreprise (j’emploie volontairement ce terme générique) se veut autre chose qu’un gentil passe-temps pour initiés, alors à un certain moment elle doit dépasser le stade des gentils bénévoles pour passer au dur, au mercantile, au marchand. Faute de quoi elle s’étiole et disparait. 120 ans d’esperanto, c’est à la fois rassurant, cela fait sérieux, mais également démoralisant.


    • Henri Masson 7 octobre 2007 11:43

      Juste une remarque dont m’a fait part le rédacteur d’Espéranto-Info, Francis Bernard :

      Il est intéressant de connaître le nombre de diplomés en Espéranto mais il ne faut pas oublier que nombre de personnes ne passent pas ces diplômes pour différentes raisons alors qu’elles en obtiendraient au moins un ! C’est le cas pour ma femme et moi qui avons constaté au cours de notre vie qu’obtenir un diplôme est une chose, se maintenir au niveau de ce diplôme et même s’élever au-dessus de ce diplôme est une autre chose !

      Se démoraliser ? Qu’est-ce que c’est que ce truc-là ? smiley

      Pour l’instant, je travaille sur un article promis à propos de la Finlande et que j’ai numérisé et OCR-isé.


    • Aleks 7 octobre 2007 12:22

      Cher bcordelier,

      Merci pour vos conseils, cependant, permettez-moi de ne pas être du tout d’accord avec votre analyse.

      Avez-vous vu, en disons 2000 ans, une langue s’imposer grâce au seul commerce (ou au business, comme vous dites) ? Une langue n’est pas un système d’exploitation, un produit comme un autre. L’espéranto, comme vous le savez très bien, est la seule langue internationale non nationale, non officielle ayant un succès relatif actuellement, mais elle est loin, et sera loin de pouvoir concurrencer des langues nationales tant qu’elle restera une langue associative. Statut qu’elle a maintenant.

      Faire du commerce avec l’espéranto, dans l’état actuel du « marché », c’est se condamner avec certitude à vivoter. On ne fait du commerce qu’avec les langues obligatoires à l’école, les langues bénéficiant déjà d’un matraquage intense ou les langues officielles d’un pays donné, pour y voyager.

      Comparez avec les langues régionales, qui, malgré toute la compassion qu’on peut avoir pour leur manque de vitalité en France, sont elles apprenables à l’école.

      On ne peut pas faire de commerce avec une langue qui ne bénéficie d’aucune publicité publique, officielle. Je ne vois pas quelle comparaison employer, car même celle sur Linux et les logiciels libres s’avère vaine ici.

      Disons néanmoins ceci, si l’on veut choisir un point commun : on peut maintenant dans un magasin spécialisé choisir entre Windows et Linux.

      Le principal lieu d’apprentissage des langues en France, de loin, de très loin, est et restera l’école. Tant qu’on ne pourra pas, qu’on n’aura pas le droit, de choisir l’Eo au même titre que les autres langues, on pourra continuer à dire « l’Eo a échoué » etc, mais on ne sera pas beaucoup plus avancé. Il est facile de freiner le développement d’une langue : il « suffit » de l’interdire à l’école. Et après les Asps peuvent se faire un plaisir de fanfaronner sur son échec ! Voir l’exemple hongrois, où l’Eo est la 3ème langue la plus apprise pour l’examen d’entrée à l’université.

      Il n’y a pas de mystère dans les langues, leur succès ne passe pas par le seul commerce faisant abstraction de l’enseignement scolaire.


    • Aleks 7 octobre 2007 12:30

      Et sur l’histoire des diplômés en Eo, vous devriez savoir aussi bien que moi que lorsque l’Education Manuelle et Technique (ou Technologique)(EMT) est devenue une discipline à l’école, l’Education Nationale n’a pas attendu des années que des profs se forment eux-mêmes dans leur coin en dehors, tout seuls comme des grands, mais elle les a formés eux-mêmes, a recyclé des profs d’autres matières, a utilisé ses ressources propres et il n’y a pas eu de problème.

      Pour l’Eo ce serait pareil, un prof de n’importe quelle langue (que ce soit français, anglais, allemand, latin, espagnol, kotava ou autre) peut sans problème être formé en quelques mois, voire sur le tas, voir l’exemple de Tolstoï ! :) Et en attendant on a déjà quelques dizaines de diplômés et d’enseignants compétents pour pouvoir former dans chaque Académie, si besoin il y avait.


    • seespan 7 octobre 2007 12:52

      @bcordelier

      1 « D’une part, vous leur reprochez à longueur de développements d’être d’un niveau crasse en matière de langues, il n’y alors pas de raison qu’il en soit différemment pour l’espéranto. »

      Cela ne me semble pas etre le point devellopé par masson, son raisonnement me semble etre : Il est impossible d’apprendre l’anglais de mamiére correcte avec le nombre d’heure impartie durant la scolarité ( l’article sur la finlande devrais aussi tourner autour de ce theme ). Il ne critique pas l’enseignement français mais la difficulté de l’anglais. Je l’ai vue de maniere repeté prendre la defense du niveau d’anglais des français ( donc que l’enseignement a etait bien realisé ). Je ne l’ai jamais vu dire que les enseignant etait incompetant dans leur travail. De plus les fait lui donne raison.

      Un lien sur une etude des resultat moyen obtenue au toeic dans differents pays. http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=13508

      De plus regarder la grille d’interpretation des scores au toeic. http://www.fr.toeic.eu/index.php?id=2761 Aucun pay ne depasse le niveau operationnel de base.

      2 « ouvrez-nous l’EN et dans 10 ans on en sortira suffisamment de profs pour inerver le système », est une ineptie." Extrait tiré du rapport grin (L’enseignement des langues étrangères comme politique publique ) du haut conseil de l’evaluation de l’ecole.

      http://cisad.adc.education.fr/hcee/documents/rapport_Grin.pdf

      « [les professeurs d’espéranto] peuvent être formés très rapidement à partir de l’effectif actuel de professeurs [de langues]. Les professeurs de langue ont une compétence d’apprentissage des langues supérieure à la moyenne et sont déjà formés à la méthodologie de l’enseignement des langues. Pour eux, un cours d’espéranto de 200 heures est à l’évidence plus que suffisant pour qu’ils deviennent capables de commencer à l’enseigner [...]. Les expériences faites en Europe de l’Est ont montré qu’après les changements politiques survenus aux alentours de 1990, de nombreux professeurs de russe ont appris une autre langue et, après un laps de temps relativement court, étaient capables d’enseigner l’anglais, l’allemand, ou le français au niveau requis. Enfin, un professeur peut enseigner l’espéranto à près de dix fois plus d’élèves qu’une autre langue, car le temps d’apprentissage nécessaire est dix fois plus court [on retrouve donc ici le ratio de 1:10 signalé au chapitre précédent-FG]. On peut en dire autant de l’enseignement de l’espéranto aux adultes [qui] pourraient consacrer le temps requis à l’apprentissage de l’espéranto alors qu’ils n’arriveraient que difficilement à trouver assez de temps pour apprendre une langue naturelle » (2003 : 6 ; ma traduction).


    • Fanfan la tulipe 7 octobre 2007 15:00

      Au sujet des fameux diplomes ? il est inutile de s’en servir comme l’on dit mes predecesseurs pour dire oui l’esperanto marche, non, l’esperanto ne marche pas, mais un outils interessant surtout pour connaitre son niveau à un temps donné. certains connaisent le toeic, voici une question-reponses dans leur fac qui en dirat bien long "Quelle est la durée de validité de mes scores ? Vos scores sont valides tant que votre niveau en anglais reste le même. Toutefois, votre niveau d’anglais peut s’améliorer ou baisser avec le temps. Par conséquent, plus le score est récent, plus il y a de chances que l’indication de vos performances soit valide. ETS Europe préconise une validité de deux ans pour le score du TOEIC®" Donc autrement dit un examen n’a pas de veuluer absolue.

      Pourquoi par contre demander de faire un examen au bac voir m^me mieux l’introduire dans le circuit scolaire ? Pour justement faire une évalutaion à grande echelle à un temps donné de la vie. par exemple il s’avere qu’avec le tems au moment du bac de plus en plus de jeunes maitrisent l’anglais en france mais cela ne veut pas dire qu’ils ont un niveau de flue, c’est juste une indication de tendance. c’est ce qu’on peut remarquer en hongrie avec un augmentation importante de l’eo comme option des langues

      On dit souvent que l’eo devrait être beaucoup plus commerciale, mais le debut commercial est souvent insufflé par des instances d’état. L’eo a des capacités bien plus importantes que l’on ne le croit que se soit dans le monde du livre, de l’information internationale ou de la concurence entre entreprises, ou aussi du tourisme.

      prenons un exemple les livres harry potters se vendent facilement en anglais à travers le monde mais ils pourrait aller plus loin sauf que justement l’angalis n’est pas aussi facile à apprendre que ca et ce qui limite allrs le nombre de vente du livre, à l’opposé l’eo qui est beaucoup plus simple que l’anglais pourrait faire augmenté la proportion de livres vendus de manière tres importante surtout dans de pays ou les livres ne sortent quasiment jamais en dehors du pays, qui connait un livre italien moderne ou allmand moderne, chinois, quasiment personne, apr contre tout le monde connait les livres anglais ar des le dépard il y a un nombre potentiel important dans la lague mere ce qui permet d’inverstir par la suite dans la traduction ou sa diffusion à echelle internationale.

      Au niveau touristique, il est difficille je trouve en dehors des sentiers battus par les voyages en groupe de découvrir le monde par soit même dans ce domaine le potentiel est énorme.

      Pour mettre en place ce potentiel on a besoin de systeme puissants commme les gouvernements et surtout un moteur de démarrage l’europe rien que par lui il est tout a fait possible rapidemen d’avoir enfin une puissance comparable à celle des usa ou de la Chine. beaucoup d’experts en europe et à l’étrangers remarquent bien que le vieux continent n’est pas capable d’avancé car il n’y pas d’union des peuples et un des freins les plus important est la langue , sans cette langue commune les peuples ne peuvent pas interagir entre eux et ainsi prendre le meilleur de chaque pays

      Un exemple au niveau environement nous avons un retard considérable par rapport à l’allemagne, en france car malgré nos genis francais la population francais ne peut pas communiqué avce la population allemande et donc ne les conprend pas et donc justement ne provoque pas d’envie de consommation importante nen france pour les systems environmentaux et donc une capacité d’emploie reduite dans ce domaine et donc augmetation du pouvoir de consomation, ect, ect

      Reprenons notre exemple du harry poter, il est en anglais dont l’auteur est de grande bretagne et bien sans traduction il va conqu"rir les us, le canada angalis et l’autralie soit au moins 4% du monde sans aucune traduction en quelque semaines et pour les uatres pays il faut au moins 6 mois d’attente


    • bcordelier bcordelier 8 octobre 2007 10:53

      @Aleks

      Note personnelle : à la façon dont vous me répondez, très courtoisement, j’ai l’impression que nous avons déja dû nous croiser, mais je n’arrive pas à me souvenir précisément où (peut-être sous un pseudo différent... ?). Veuillez m’en pardonner. smiley

      Sinon, sur quelques unes de vos réfutations :

      [citation]« Avez-vous vu, en disons 2000 ans, une langue s’imposer grâce au seul commerce (ou au business, comme vous dites) ? Une langue n’est pas un système d’exploitation, un produit comme un autre. L’espéranto, comme vous le savez très bien, est la seule langue internationale non nationale, non officielle ayant un succès relatif actuellement, mais elle est loin, et sera loin de pouvoir concurrencer des langues nationales tant qu’elle restera une langue associative. Statut qu’elle a maintenant. »[/citation]

      Pour prendre l’exemple de l’Afrique, le kiswahili, le lingala, le haoussa ou le diola sont des langues véhiculaires dont la grande extension est d’abord liée au commerce, en dehors de toute structure étatique ou d’enseignement. Mais passons.

      Qu’une langue naturelle ne soit pas un produit, totalement d’accord. Par contre, une langue artificielle, c’est une problématique différente. Elle est un produit dans le sens où elle constitue une offre nouvelle à laquelle on essaie de générer et développer une demande en face. Si la demande préexistante sous-jacente à laquelle elle répond était si évidente et si large, en 20 ans l’affaire aurait été bouclée. Ce n’est pas le cas. A partir de là, il faut ramer pour remplir l’autre postulat possible : l’offre crée la demande. Nous sommes en plein dans une problématique de type économique classique. Une entreprise placée dans un tel schéma a alors trois alternatives potentielles pour se développer :

      - faire de la croissance externe, en « rachetant » ou fédérant les concurrents. Ici, on penserait évidemment ido, interlingua, volapük, kotava, etc. Manifestement cela ne mène pas loin.

      - faire de l’entrisme, en essayant d’imposer le produit comme maillon absolument indispensable, au sein de systèmes et de partenaires tiers à impact très large et disposant de situations déjà bien assises. C’est la voie « Micccrosssoft », exemple très édifiant, ou celle des centrales d’achat. Sauf que pour le premier, cela relève de la technique du « hold-up » qui ne peut réussir qu’au moment où émerge un phénomène massif. Ce qui a été tenté à une époque avec le projet, je ne sais plus trop son nom, de l’espéranto comme langue-pivot pour les traductions au sein de l’Union Européenne ; complètement abandonné à l’heure actuelle je crois.

      Et quant au schéma « centrale d’achat » (type eeee-Baaay ou Ammmmazon pour tenter une comparaison pas trop éloignée), à mon avis une voie sur laquelle vous ne travaillez pas assez, un concept pourrait être celui de fédérer toutes les productions littéraires et intellectuelles privées publiées dans des langues à faible audience, en les traduisant en espéranto et ensuite en les mettant sur le marché mondial dans les grandes langues (à partir donc de la trad. espéranto), offrant ainsi une audience à tous ceux qui n’ont aucune chance d’être diffusés en dehors de leur petite langue. Service gratuit au départ pour lancer le truc, puis payant comme tout service offrant une plus-value. Faire l’inverse d’un wikkkipedia. Une telle idée suppose évidemment de disposer d’un bon paquet de traducteurs compétents en espéranto et donc, on retombe sur l’idée de la validation linguistique (et rémunérations à la clé).

      - faire de la croissance interne. C’est celle qui reste quand les deux autres alternatives ne peuvent pas être mises en oeuvre. Et qui serait nécessaire pour une option 2b ci-dessus. C’est évidemment plus long, mais cela fait déjà 120 ans que ça dure. Générer son propre business, en en maîtrisant tous les échelons. Montez un Meeeeticcc en espéranto. A partir d’un certain volume, pas de problèmes pour le financer par la pub. Montez un Club Medesperanto en Hongrie ou ailleurs, cela marchera, etc. Jouez l’effet « communauté » à plein. Cela marche bien avec les ggayys.

      L’espéranto, en tant que langue, n’est pas réductible à la seule dimension économique, ce serait l’affadir totalement et le priver à terme de sa justification même, néanmoins c’est un produit, et donc doit raisonner marché, solvabilité, valeur ajoutée marchandisable. Et, aujourd’hui, le commerce passe au dessus de la tête des états (au moins les petits et les moyens, France comprise).


    • Henri Masson 8 octobre 2007 12:34

      Merci pour vos remarques intéressantes et constructives. Le temps m’a manqué pour répondre à votre commentaire précédent (j’ai été pas mal occupé par ailleurs) mais, globalement, je pense aussi l’espéranto ne doit pas s’enfermer dans un idéalisme absolu.

      Si Zamenhof a condamné avec vigueur la dérive utilitaire qu’il pressentait, il n’en a pas pour autant condamné l’usage utilitaire dans la mesure ou il était n’était pas exclusif :

      “Malheureusement, ces derniers temps, on a entendu dire parmi les espérantistes : “L’espéranto n’est qu’une langue. Évitez d’établir un rapport - même à titre privé - entre lui et une idée quelle qu’elle soit. Autrement on pensera que nous partageons tous cette idée-là et nous déplairons à ceux qui ne la partagent pas “[...] Ainsi, par crainte de déplaire à ceux qui ne veulent utiliser l’espéranto que dans des buts pratiques personnels, nous devrions arracher de notre cœur la partie la plus importante de l’espérantisme, la plus sacrée, cette idée qui est l’objectif principal de l’espérantisme, qui a été l’étoile qui a toujours guidé tous les combattants de l’espéranto. Oh non, non, jamais ! Nous rejetons cette prétention de toutes nos forces. Si on nous oblige, nous, les premiers combattants de l’espéranto, à ôter de notre action tout ce qui constitue l’idéal, nous déchirerons et brûlerons avec indignation tout ce que nous avons écrit au nom de l’espéranto, nous détruirons avec douleur les travaux et les sacrifices de toute notre vie, nous jetterons l’étoile verte épinglée à notre poitrine et nous crierons avec horreur : “Avec un pareil espéranto, qui doit servir exclusivement à des fins commerciales et d’utilité pratique, nous ne voulons avoir rien de commun”.”

      (Victoria Hall, Londres, 1907)

      La Chine est aujourd’hui un pays intéressant à cet égard, car on y trouve l’une et l’autre tendance. C’est d’ailleurs l’un des rares pays où des gens vivent de la pratique de l’espéranto, par exemple à la rédaction d’espéranto de Radio Chine Internationale http://esperanto.cri.cn/ ou au Centre Chinois d’Information réticulaire http://esperanto.china.org.cn/

      Je pense que nous devons y être attentifs car la peur est mauvaise conseillère, et il vaut mieux apprendre à mieux connaître les Chinois sans être contraints d’apprendre leur langue. Ceux qui seront tentés de le faire le feront plus vite et plus facilement en passant plutôt par l’espéranto que par toute autre langue. Les Chinois s’y prêtent de bonne grâce.

      Bien avant que la Chine ne s’ouvre au monde, j’avais un ami qui était régulièrement invité en Chine pour y dispenser des cours d’espéranto. C’est Louis ÉNIZAN, qui avait épousé une Croate espérantiste, et qui avait participé avec moi et le jeune Anglais à l’émission déjà signalée du 1er juin 1988 sur France Inter animée par Brigitte Vincent.


  • Fanfan la tulipe 5 octobre 2007 12:49

    A Clad quand vous aurez vraiment voyagé et quand je dis voyagé c’est pas que dans des lieux touristiques ou dans un pays anglophone, vous vous rendrez bien compte un jour qu’il n’est pas aussi facile de discuter avec un local de maniere fluide en anglais. dans quasiment tous mes contact avec beaucoup de personnes parlant bien l’anglais, ils sont tous d’accord que c’est beaucoup plus difficile de trouver quelqu’un pour parler en anglais à travers le monde que ce que l’on dit ( bien sur sauf pour demander l’addition, commander une biere, demander les toilettes, ect qui sont beaucoup plus acceccible masi qu’il est aussi facille d’apprendre ses phrases types par coeur) UN ami qui fait beaucoup en ce moment les pays nordiques pricipalement la finlande, rien que dans son entreprise internationale seul 25% du personne sait parler anglais de maniere courante alorq que c’est une entrprise specialisé en international et dans la population finlandaise, le niveau d’angalis moyen est pire que les francais. En suede ou on nous vente leur capacité à apprendre beaucoup mieux l’anglais que les francais, il s’avere que oui ils maitrisent mieux que les francais mais à peine, par contre il est vrai que les pays bas et le danemark eux savent bien mieux que l’ensemble de la popolation eurpeenne l’anglais.

    Je vais tenter de retrouver le lien TOEC au niveau stat


    • Fanfan la tulipe 5 octobre 2007 19:48

      j’ai retrouvé le lien bon il parle pas trop de comparaison entre pays mais surtout pour dire que les francais sont pas des nuls, des billes, des merdes en anglais

      http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=13508


    • seespan 5 octobre 2007 20:31

      @fanfan la tulipe

      Bon lien, mais je ne peus m’empecher de remarquer que tous les pays reste dans le niveau operationnel de base, les etudiant ayant fait un sejour linguistique aussi ( j’en est rencontrés deux, chacun pouvait lire un livre a condition que le vocabulaire soit simple, et plus lentement quand français ).La pratique quotidienne de l’anglais permet d’augmenter son score a condition que ce soit avec des personne ayant un niveau superieur au sien, ce qui est loin d’etre le cas. Mon pere me soutien mordicus que l’anglais est la langue internationnal et qu’il doit bosser tout les jours avec (il bosse en thailand ) je l’ai vus travailler avec ses employers et leur niveau d’anglais est tellement bas que je devais parler petit negre pour me faire comprendre. Dans ces conditions il y a une baisse du niveau.

      Regardez la grille d’interpretation du toeic

      http://www.fr.toeic.eu/index.php?id=2761

      Ca correspond a ce que je disais le niveau operationnel de base c’est la base. Meme au niveau superieur on rencontre des difficultés pour les romans. Niveau basique = roman populaire ( harry potter cher a notre asp explorer mais j’aimerais le voir essayer du iain m banks ou du nabokov )


    • Henri Masson 5 octobre 2007 20:38

      Merci beaucoup, Fanfan, pour ce qui concerne la Finlande. Ça me rappelle une caricature du grand quotidien finlandais « Helsingin Sanomat » dont j’avais reçu la traduction en espéranto faite par un espérantiste de Kuopio que j’avais rencontré lors de l’un de mes voyages en Scandinavie. J’avais eu l’autorisation de le publier pour SAT-Amikaro. Il s’agissait de la politique linguistique finlandaise. Je vais numériser ce dessin et le réutiliser avec ton commentaire pour le prochain « Service de Presse ». Si tu as d’autres infos, elles seront bienvenues. Je viens de le retrouver. Il date de 1979. En même temps, j’ai retrouvé un article que ce correspondant avait publié dans l’organe de SAT. La première phrase : « Il est vraisemblable que nulle part au monde on ne dépense autant d’énergie et de temps pour les langues étrangères qu’en Finlande. » Il y a un tableau d’emploi du temps d’une école typique. Ça vaut son pesant de cacahuètes smiley


    • Fanfan la tulipe 5 octobre 2007 22:13

      Ho tu sais la laponie je connait on avait une etudiante laponne en fac, elle maitrisait assez le francais simple disoons qu’il falait parler plus lentement, les expersions courantes pas connu et elle repondait avec un cetain temps, pourtant tu vois elle avait un tres bon niveau en fac. Bon miantenant l’histoire de la laponie dans son pays on apprend beaucoup les autres langues comme en suede mais moins qu’aux pays bas, elle m’a dit que les pays nordiques entre ce que l’on crois et ce qui est en realité la différnece est très importantes, ils sont comme les francais flemard dans les langues et ca fait 6 ans cette discution donc c’est encore assez frais. il existe des classe francos allmandes à l’essaie, les eleves trouvais que c’était dure entre les cours en histoire avec allemand et les cours de maths en francais et pourtant ce sont des eleves pris avec un tres bon dossier donc j’imagine même pas pour un eleve moyen ou courant on va dire.

      Un truc aussi marrant dans un autre domaine, c’est la bio d’apres une prof de bio ils ont tellement augmenter le volume de la bio en college et lycée qu’il est impossible de finir le programme et de plus en plus d’éleves sont largué tôt, en gros ce que l’on fesait avant en fac se fait mainteant au lycée et le fenomene s’acellère de plus en plus, c’est simple les profs n’ont pas le temps de se formés pour les cours de college.

      alors si on fesait encore plus pour les langues ou en les rajoutant je crains le pire


    • Henri Masson 6 octobre 2007 21:23

      Pour celles et ceux qui croient ou voudraient faire croire que seul l’espéranto nous intéresse, qu’il est pour nous une fin en soi :

      Une activité du groupe parisien de SAT-Amikaro

      Débat du 13 octobre sur la peine de mort

      Le groupe parisien de l’Union des Travailleurs Espérantistes des pays de langue française, SAT-Amikaro, organise une une conférence-débat sur le thème de :

      La Peine de Mort

      un moyen d’oppression encore bien trop souvent d’actualité

      Quelle est la situation actuelle concernant la peine de mort dans le monde ? Pourquoi encore se mobiliser sur ce sujet, et quels sont les nouveaux enjeux dans les pays où elle est abolie ?

      Venez vous informer et débattre
      Le samedi 13 octobre 2007

      à 15 heures

      Au siège de l’association :
      134, boulevard Vincent Auriol Paris 13ème Métro : Nationale

      En principe en espéranto ou français suivant le public, mais éventuellement avec traduction.


    • Henri Masson 8 octobre 2007 08:00

      À Fanfan,

      Voici l’article promis. Je ne suis pas certain que le tableau ressortira bien, mais comme j’ai l’intention de publier tout ça dans le prochain « Service de Presse », avec deux illustrations, l’une du plus grand quotidin finlandais « Helsingin Sanomat » et l’autre du quotidien québécois « La Presse »), il n’y a pas de problème.

      J’ai utilisé tes informations. J’ai corrigé, amélioré le style, la ponctuation, et j’espère ne pas avoir trahi ta tensée. Auquel cas tu pourras me le signaler (ou éventuellement me proposer un complément d’information si tu en trouves d’autres).

      La Finlande en folie

      Le présent article, publié à l’origine en espéranto dans “Sennaciulo“, l’organe de SAT, est déjà paru en traduction dans le supplément “Objectif 87“ de la revue “SAT-Amikaro“ n° 348 (août-septembre 1979). Près de trente après, au vu de ce qui se passe maintenant, il ne manque pas d’intérêt.

      Il est vraisemblable que nulle part au monde on nedépense autant d’énergie et de temps pour les langues étrangères qu’en Finlande. On y a déjà atteint le record de l’extravagance et le sommet de l’absurdité dans l’enseignement des langues.

      Cet horaire d’une école typique vaut mieux qu’une illustration

      Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi allemand anglais français arts gymnastique suédois mathématiques allemand français gymnastique anglais histoire finnois anglais histoire français suédois biologie finnois suédois finnois allemand mathématiques physique allemand physique gymnastique mathématiques biologie physique physique

      Pour supporter une telle surcharge, il faut évidemment surestimer l’importance des langues étrangères, ce qui conduit à l’abaissement de la formation sociale et scientifique permettant d’affronter la vie réelle, au déclin de la pensée créatrice et de la communication vraie, car la connaissance élémentaire de plusieurs langues étrangères ne permet certes aucune participation. N’est possible que la réception à sens unique des informations, et encore si elle a lieu !

      Les résultats d’un tel égarement sont maintenant récoltés en surabondance : record du chômage chez les jeunes, record de la criminalité juvénile, la jeunesse insatisfaite se noie dans l’excès de boisson ; des suicides collectifs ont eu lieu dernièrement. La nation entière a dégénéré à l’état d’une valetaille non rétribuée qui rivalise de passivité et attend des miracles de l’étranger. L’utilisation de la langue maternelle diminue par manque de motivations au fur et à mesure que l’orgie des langues est imposée, car cette étude accapare tout le temps. II n’en résulte que confusion extrême et obnubilation de la pensée et des idées.

      Seul l’espéranto peut sauver le pays, d’une part en laissant le temps et l’énergie pour apprendre des matières utiles, d’autre part en permettant une communication réciproque et une information à l’échelle mondiale, car l’espéranto est la langue dont l’étude exige le moins de temps.

      S.P. Hurtta (Finlande).

      Et aujourd’hui ?

      Dans un commentaire à un article intitulé “Défendons l’anglais ! “ publié sur AgoraVox et signé “Clad“, Fanfan la Tulipe “ — autre pseudonyme — rapporte le témoignage d’un ami qui, en ce moment, se déplace beaucoup en Scandinavie, principalement en Finlande. Rien que dans son entreprise internationale, 25% seulement du personnel savent parler l’anglais de manière courante alors que c’est une entreprise spécialisée en international, et, dans la population finlandaise, le niveau d’anglais moyen est pire que celui des Francais. En Suède, où on nous vante leur capacité à apprendre beaucoup mieux l’anglais que les Francais, il s’avère que oui, ils le maîtrisent mieux que les Français, mais à peine ; par contre il est vrai que les Néerlandais et les Danois, eux, le connaissent mieux que l’ensemble de la popolation européenne.

      Réf. : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29606#commentaire1517789
      5 octobre 2007 à 12h 49


    • Fanfan la tulipe 8 octobre 2007 08:39

      popolation ca va trop le faire dans ton article population ca serat mieux je crois smiley


    • Henri Masson 8 octobre 2007 09:11

      Merci, j’avais oublié de la corriger, celle-là ! smiley

      Quoi qu’il en soit, il faut continuer à défendre le monde contre l’anglais ! :

      National/Politics Updated Jun.22,2006 20:28 KST

      Korean Children Suffer English Fatigue Syndrome

      Not so long ago, a 38-year-old mother got a call from her third-grade daughter’s instructor saying, « Your child seems distracted in class, please get her to pay attention. » When the mother asked her child what had happened, the child said, « I want to kill English ! » and burst into tears. Not being able to understand what the foreign instructor was saying, her daughter was simply stressed out by the quick pace of the class and her poor test results.

      The English education market in Korea is a US$10 billion industry, but there is also a growing number of children who — sometimes violently — boycott English. They suffer from what is loosely diagnosed to as « English fatigue syndrome. » In a survey of 359 mothers by the Chosun Ilbo together with online early-stage English community suksuk.com, almost half or 48.7 percent of respondents reported that their children had at times taken a profound aversion to the international language of business. If even among mothers who are relatively successful getting their children to learn English the number is about half, the syndrome may be much more virulent among the silent majority.


    • Henri Masson 8 octobre 2007 09:26

      Supplément d’information : L’anglais pause problème même en Anglerre, et c’est cette langue que l’on veut nous faire subir comme langue internationale ! English is not Esperanto !

      Bad English, bad education

      MAJORITY of students have no mastery of Math and Science because they can’t understand English.

      This was according to House Deputy Majority Leader Eduardo Gullas, who stressed the need to make English the medium of instruction.

      “There is no question that inadequate English has severely handicapped our students in Math and Science. The Department of Education has definitive studies attributing the flunkey student performance in Math and Science to poor English reading and comprehension skills,” he said.

      “To begin with, Math and Science manuals and most other books for that matter are in English, so learning becomes extremely difficult if the student has deficient English,” Gullas pointed out. “Obviously, a student who cannot easily understand English will have difficulty solving a Math or a Physics problem that is couched in English.”

      The Cebu lawmaker said students would find it easier to learn both Math and Science once English is fully revived in schools.

      The results of the last elementary National Achievement Test showed that only 26.41 of students mastered English.

      In the same test, only 14.75 percent and 30.51 percent of students mastered Science and Math, respectively.

      The test results of high school students were worse. Only 6.59 percent mastered English ; only 1.75 percent mastered Science ; and only 16.41 percent mastered Math.

      Gullas said the problem was being aggravated by the lack of properly trained instructors.

      Citing a Deped report, Gullas said a total of 23,866 public secondary school teachers are teaching Math and Science without the required specialization.

      According to the report, 58 percent of General Science teachers or 5,073 are non-majors ; 56 percent of Biology teachers or 4,237 are non-majors ; 66 percent of Chemistry teachers or 4,566 are non-majors ; 73 percent of Physics teachers or 4,687 are non-majors ; and 20 percent of Math teachers or 5,303 are non-majors.

      Peoples Journal 7/9/2006 18:56 PM

      — -

      Voir aussi le problème de la dyslexie, qui frappe surtout les locuteurs de l’anglais :

      http://www.esperanto-sat.info/article234.html

      http://www.esperanto-sat.info/article844.html


    • Henri Masson 8 octobre 2007 09:39

      Autre témoignage à propos d’une non-Européenne rapporté par Don Harlow (Californie) :

      This anecdote came to me from a close friend of mine, Qian Mingqi, who was for many years an associate professor of English and Esperanto at Huadong University in Shanghai, China. (She now lives in the United States, where she works in the commercial sector for a much higher salary. Those interested in seeing her in person should purchase a copy of the videotape Esperanto course « Esperanto : Pasporto al la Tuta Mondo », in which she is one of the main actors.)

      During her youth, Mingqi decided to become a teacher of English, and to that end she devoted much of her studies to learning that language — four years of high school, five years of university (1956-1965). Ultimately — after the hiatus caused by the Cultural Revolution — she reached that goal, filling a faculty position in the university from which she graduated in 1965. She was one of the earliest Chinese academics to visit the United States as a « visiting scholar » at San Francisco State University, a position she obtained largely through the help of U.S. Esperanto speakers whom she met in China or with whom she corresponded.

      In her last year of university, Mingqi decided to add a second foreign language to her repertoire, and chose Russian, which, I gather, she actually studied for some weeks. Then, by her account, one fine day a « high government official » (otherwise unidentified) appeared in the Russian classroom. « Next year’s World Esperanto Congress, » he told the students, "is to be held for the first time in Asia, in Tokyo. The People’s Republic of China wishes to be represented there by a cadre of enthusiastic young Esperanto speakers. Those enthusiastic young Esperanto speakers will be you, you, you ..." She was one of the young people chosen — she was not a volunteer — and found herself studying Esperanto instead of Russian as a second foreign language.

      As she told me, years later : « I was surprised to discover that after one semester of Esperanto I could read and write that language more easily — and far more comfortably — than I could English after almost nine years of study. » Ultimately, she would teach not just English but also Esperanto in her university — in classes from which she had to turn students away because there were too many of them for the size of the classroom. (She was also especially commissioned, one summer, to travel far to the south, to the Guangxi Autonomous Region, to establish the first Esperanto course in the university in the provincial capitol of Nanning.)


    • Henri Masson 8 octobre 2007 09:54

      “Don’t bet on the triumph of English” (Ne pariez pas sur le triomphe de l’anglais).

      "English isn’t managing to sweep all else before it — and if it ever does become the universal language, many of those who speak it won’t understand one another.

      (Barbara Wallraff , “What global language ?", “The Atlantic Monthly”, novembre 2000)


Réagir