vendredi 12 septembre 2025 - par Jacques-Robert SIMON

Déroute de la coalition des volontaires

La guerre entre la Russie et une coalition des volontaires européens dure maintenant depuis plusieurs mois. Les médias officiels ne mentionnent que très sommairement les événements qui se déroulent sur le Front des combats. L'article ci-dessous permet de pallier ce manque

Une armée de 440 000 Hommes a été mise sur pied par les pays européens grâce à d'intenses efforts diplomatiques. Elle est constituée principalement de Français (60%) mais aussi de 115 000 Hommes originaires du Rhin, 80 000 polonais, 36 000 prussiens, 20 000 italiens, 31 000 autrichiens auxquels s'ajoutent des espagnols, des portugais et des croates. En regard, les Russes ne disposent que de 250 000 Hommes mais disciplinés. Pour des raisons de mobilité tactique, le commandement général est uniquement sous l’égide de Français. Les hostilités avec la Russie ont commencé au printemps suite à une série de différents graves entre le régime slave et les forces occidentales qui ne purent être résolus malgré de multiples réunions diplomatiques. Il fut décidé par les stratèges occidentaux d'attaquer la Russie sur son propre territoire plutôt que de devoir subir des assauts sur la longue ligne de front qui se dessinait. Un Traité de Paix1 avait pourtant été conclu entre les belligérants suite à une guerre précédente ; elle impliquait peu ou prou les mêmes acteurs. Il mentionnait un partage équitable des territoires européens entre les divers protagonistes. En particulier, la Russie pouvait s'approprier la Finlande. Le démembrement des territoires sous emprise turque bénéficiait notablement aux deux parties. L'équilibre, fragile toutefois, fut rompu par les comportements inconsidérés de la Russie, la mise en branle des forces armées devenait inévitable.

Le franchissement du fleuvedonnant accès au territoire Russe eut lieu entre le 24 et 27 Juin sans difficultés majeures malgré l'armement lourd de haute technologie que l'on devait transporter. Le contact avec les forces antagonistes fut tout de suite recherché mais les Russes refusèrent tout choc frontal et préférèrent pratiquer l'asphyxie des troupes coalisées en rompant les chaînes d'approvisionnement. La coalition était supérieure numériquement tant en ce qui concerne les Hommes que le matériel mais le caractère disparate des troupes rendait le tout quelque peu boursouflé. L'extrême diversité des contingents et même quelquefois les dissensions entre les uns et les autres permettaient de douter des performances au combat des troupes résultantes. De plus, les forces Russes souhaitaient profiter de l'immensité de leur territoire et des rigueurs extrêmes du climat pour affaiblir les forces adverses.

 Les forces coalisées atteignirent Vilnius le 28 Juin et occupèrent l'ancien Palais épiscopal déserté la veille par les autorités Russes3. La progression des forces occidentales d'une centaine de kilomètres par rapport au Niemen se fit également sans trop de difficultés malgré quelques attaques de harcèlement. Malgré tout, des orages avaient transformé les sentiers en bourbiers difficilement praticables pour transporter les pièces d'artillerie. Le ravitaillement arrive mal et les ressources découvertes dans les villages abandonnés par leurs habitants sont vite épuisées. Avant de se retirer de Vilnius, les Russes font sauter les ponts franchissant les rivières Wulja et Milejka qui traversent la ville. Une partie de la population, en costume national lithuanien, s'est cependant portée au-devant des Français dans l'espoir de vivre leur libération. Moscou n'était plus qu'à un peu plus de 800 km. De durs combats sporadiques s''en suivirent sur cette route créant des tensions importantes entre les divers corps d'armée de nationalités différentes. Un conseil de guerre rassemblant les généraux des diverses forces combattantes fut organisé et il fut décidé : "« La première campagne russe est terminée… bientôt nous serons à Moscou, puis à Saint-Pétersbourg. La conclusion de la paix attend aux portes de Moscou ». Malgré tout, les positions sont difficiles à tenir et des actes d'insubordination se font jour, Depuis le début de la campagne plus de 140 000 hommes, malades ou déserteurs, manquent à l'appel alors que les autres sont épuisés, les services de ravitaillement peinent chaque jour plus encore à remplir leur office. Le commandement fait appel à d'importants renforts (environ 100 000 hommes) prêts à se battre. Dans le même temps, en Août, les forces adverses ont occupé la bourgade de Dogorobousch afin de barrer la route de Moscou à l'envahisseur. Un message venant des ennemis parvient aux forces ocidentales : "Nous osons préciser que vous entreprenez une campagne effroyable. Ce sera la guerre de toute une Nation. Le soldat Russe est brave et prêt à mourir pour sa Patrie." Trois semaines après le début des hostilités la victoire des coalisés semble cependant probable.

Le 5 Septembre, les premiers prémisses d'un choc militaire majeur se font jour à Borodino4 situé à 110 km de Moscou. La bataille d'une violence inouïe va durer 12 heures. Cette fois les Russes ont accepté de combattre frontalement. Les Russes vont perdre 12 généraux et 45 000 officiers et soldats tout en se repliant en bon ordre. Les coalisés connaitront une perte de 10 000 hommes tués ou blessés. Cependant, la route vers Moscou est ouverte car non défendue. Le 14 Septembre les forces coalisées entrent dans Moscou déserte. Le même jour, un incendie éclate ravageant l'ensemble de la ville. L'armée des coalisés est forcée de battre en retraite par la même voie qu'à l'aller. Elle se trouve vite confrontée au manque de vivres. Des stocks amassés par l'armée sont pris d'assaut par les hommes indisciplinés et affamés. Les paysans des alentours ont caché des vivres pour en priver les militaires envahisseurs. La bataille finale aura lieu au passage de la Bérézina (ou bataille de Borissov) du 26 au 29 novembre dans la région de Minsk dans l'actuelle Biélorussie.

Environ 10% des Hommes de la force coalisée pourront regagner leur foyer.

Notes

1. Traité de Tilsit 1807

2. Le Niémen

3. Le Tsar

4. Moskova

 



19 réactions


  • Matlemat Matlemat 12 septembre 2025 22:06

    Napoléon est resté 36 jours à Moscou, envoyant des lettres proposant la paix à Alexandre II, sans réponse.


  • lecoindubonsens lecoindubonsens 13 septembre 2025 08:19

    Bonjour à tous

    Pour aller vers la démocratie,

    je vous invite à signer la pétition https://chng.it/bkLHcjfFWG

    Merci


  • titi titi 13 septembre 2025 09:19

    @L’auteur

    « fut rompu par les comportements inconsidérés de la Russie »


    Voilà. Tout est dit.


    A part le Pacte Germano Soviétique rompu par l’Allemagne que l’URSS a scrupuleusement respecté, tous les traités signés par la Russie ne valent rien.


  • xana 13 septembre 2025 14:20

    Russophobie primaire.

    Titi, victime consentante d’une psychopathie fort répandue, qui ne se soignera que lorsque l’Occident se suicidera pour ne pas avoir à se soumettre à la Russie.

    C’est long, en attendant...


  • Eric F Eric F 13 septembre 2025 17:23

    Article astucieusement présenté. Mais à l’époque l’empire russe n’avait pas lancé auparavant d’opération militaire spéciale à l’Ouest de ses frontières. Aujourd’hui la potentielle coalition des volontaires n’a pas pour propos de franchir la frontière de la Fédération de Russie, mais après cessation de l’actuel conflit, dissuader les forces russes de progresser davantage vers l’Ouest.
    Le rapprochement historique serait évidemment inapproprié.

    L’ironie de l’histoire est que la raison principale de l’attaque de 1812 était la non application par la Russie du blocus contre l’empire britannique.
    Aujourd’hui les sanctions sont prises contre la Russie, et force est de constater que blocus ou sanctions sont de peu d’effet dès lors qu’elles ne peuvent pas être universellement appliquées par l’ensemble des pays de la terre.


    • Et hop ! Et hop ! 13 septembre 2025 22:28

      @Eric F : « ... la potentielle coalition des volontaires ... a pas pour propos... après cessation de l’actuel conflit, de dissuader les forces russes de progresser davantage vers l’Ouest. »

      Dans ce cas, la coalition des volontaires ne devrait pas vouloir s’installer en Ukraine, mais à l’extérieur de ses frontières pour contenir la Russie.
      En fait, le but de la coalition des volontaires, c’est-à-dire des pays de l’OTAN, est de réclamer un cessez-le-feu, et ensuite de prendre militairement possession de toute l’Ukraine qui n’est pas déjà contrôlée par l’armée russe.
      Or le but de l’opération spéciale étant d’exécuter par la force le traité de Minsk 2, c’est-à-dire de démilitariser complètement l’Ukraine et de virer toutes les forces de l’OTAN, il n’y aura pas de cessez-le-feu avant que l’Ukraine ait capitulé, c’est-à-dire accepté la démilitarisation et le retrait définitif des forces de l’OTAN.


    • mmbbb 14 septembre 2025 09:48

      @Eric F les sanctions ? vaste couillonnade  ! les américains importent du titane de l uranium , et d autres matières de Russie .

      et le gaz russe sera destiné aux Chinois, 

      le protocole d accord signé en septembre 2025 du power of Sibéria 2 arrange les 2 parties , Les sanctions européennes qui privent les russes de ce débouché et l instabilité au proche orient qui rend la livraison de gaz GNL problématique a la Chine .

      Et pendant ce temps , les USA nous infligent des droits de douane unilatérales à 15 % et nous vend le gaz de schiste au pris supérieur du gaz russe .

      L Europe à la Fergus , c est magnifique ! Une Europe dont l élite est devenue une serpillière dont Trump s essuie les pieds .

      Et Trump a raison , Une Europe vassal ! 

      Quant à Napoleon , il fut un grand stratège , mais en envahissant la Russie , il ne comprit pas la profondeur stratégique de ce pays , et la Russie n est pas l italie 

      De surcroît , une des principales raisons de l armée décimée de Napoleon est la Vermine 

      Examen des soldats francais a Vilnuis ..

      Et pour paraphraser , Montgomery dans la préface de l un de ses livres sur l art de la guerre 

      « Napoleon, Hitller » il ne faut pas faire chier les Russes !

      Et notre petit Napoleon qui a tant de mal à lever une armée de volontaires , macron devrait s en souvenir  ! 

      Notre armée c est 80 000 soldats sur le papier ! 

      Et sa copine qui s est mis a quatre pattes devant Trump ,en signe de soumission Ursula Von leyen devrait aussi revoir son histoire 

      et le nouveau peti KON de Merz , l Allemand 

      et l élargissement de l OSC devrait prendre conscience aux Europeens que la domination occidentale dans le monde est de l histoire d antan .


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 septembre 2025 13:38

      @Eric F
      Je n’ai fait aucun rapprochement historique.


  • Eric F Eric F 13 septembre 2025 17:25

    Le point commun entre Macron est Napoléon est la petite taille ; mais l’un était nommé le petit caporal, et l’autre représente le grand capital smiley


    • Et hop ! Et hop ! 13 septembre 2025 22:38

      @Eric F
      Napoléon n’a jamais été caporal, c’était un noble qui avait fait l’École militaire (équivalent actuellement de Saint-Cyr), avec une école d’application d’artilleur (équivalent de polytechnique), il a toujours eu des grades militaires d’officier. Sans la Révolution, il serait devenu maréchal de France.

      Macron a échoué deux fois au concours d’entrée à l’école normale supérieure, en étant deux fois non admissible à l’oral, il a déposé un sujet de thèse en philo qu’il n’a jamais soutenue. Sans les Rothschild, il serait devenu garçon de café ou représentant de commerce.


    • Francis Francis, agnotologue 13 septembre 2025 23:03

      @Eric F
       
      ’’ l’un était nommé le petit caporal ’’
      >
      https://carmina-carmina.com/carmina/musicotherapie/comptines.htm


    • Et hop ! Et hop ! 14 septembre 2025 14:22

      @Francis, agnotologue
      Effectivement.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 septembre 2025 13:39

      @Eric F
      Je n’avais en tête aucun rapprochement de ce type.


  • Et hop ! Et hop ! 13 septembre 2025 22:35

    Napoléon n’a jamais été caporal, c’était un noble qui avait fait l’École militaire (équivalent actuellement de Saint-Cyr), avec une école d’application d’artilleur (équivalent de polytechnique), il a toujours eu des grades militaires d’officier.

    Macron a échoué deux fois au concours d’entrée à l’école normale supérieure, en étant deux fois non admissible à l’oral, il a déposé un sujet de thèse en philo qu’il n’a jamais soutenue.


  • charlyposte charlyposte 14 septembre 2025 10:04

    MAC MACRON Bonaparte vient de Twitter qu’il faut d’abord construire un pont géant sur la Bérézina, y compris sur tous les marécages environnant ! hum smiley


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