mardi 23 février 2016 - par Robert GIL

Tant qu’il existera la différence héréditaire des classes, l’héritier d’une fortune quelconque est un privilégié

 Ce texte de 64 pages (Editions de L’Herne, 2009) est une synthèse de la pensée politique de Mikhaïl Bakounine. S’appuyant sur la notion centrale de liberté, l’auteur récuse la religion et l’État bourgeois, et appelle à la « Révolution démocratique et sociale ». Ci-dessous un extrait où Bakounine aborde la question de l’héritage et du droit de succession.

[…]

« L’égalité et la justice réclament uniquement : une organisation de la société telle que tout individu humain naissant à la vie y trouve, en tant que cela dépendra non de la nature mais de la société, des moyens égaux pour le développement de son enfance et de son adolescence jusqu’à l’âge de sa virilité, pour son éducation et pour son instruction d’abord, et plus tard pour l’exercice des forces différentes que la nature aura mises en chacun pour le travail. Cette égalité de point de départ, que la justice réclame pour chacun, sera impossible tant qu’existera le droit de succession.

La justice, autant que la dignité humaine exigent que chacun soit uniquement le fils de ses oeuvres. Nous repoussons avec indignation le dogme du péché, de la honte et de la responsabilité héréditaires. Par la même conséquence nous devons rejeter l’hérédité fictive de la vertu, des honneurs et des droits ; celle de la fortune aussi. L’héritier d’une fortune quelconque n’est plus entièrement le fils de ses oeuvres et, sous le rapport du point de départ, il est privilégié.

Abolition du droit d’héritage. Tant que ce droit existera la différence héréditaire des classes, des positions, des fortunes, l’inégalité sociale en un mot et le privilège subsisteront sinon en droit, du moins en fait. Mais l’inégalité de fait, par une loi inhérente à la société, produit toujours l’inégalité des droits : l’inégalité sociale devient nécessairement inégalité politique. Et sans égalité politique, avons-nous dit, point de liberté dans le sens universel, humain, vraiment démocratique de ce mot ; la société restera toujours divisée en deux parts inégales, dont l’une immense, comprenant toute la masse populaire, sera opprimée et exploitée par l’autre. Donc le droit de succession est contraire au triomphe de la liberté, et si la société veut devenir libre, elle doit l’abolir.

Elle doit l’abolir parce que, reposant sur une fiction, ce droit est contraire au principe même de la liberté. Tous les droits individuels, politiques et sociaux, sont attachés à l’individu réel et vivant. Une fois mort il n’y a plus ni volonté fictive d’un individu qui n’est plus et qui, au nom de la mort, opprime les vivants. Si l’individu mort tient à l’exécution de sa volonté, qu’il vienne l’exécuter lui-même s’il le peut, mais il n’a pas le droit d’exiger que la société mettent toute sa puissance et son droit au service de sa non-existence.

Le but légitime et sérieux du droit de succession a été toujours d’assurer aux générations à venir les moyens de se développer et de devenir des hommes. Par conséquent, seul le fonds d’éducation et d’instruction publique aura le droit d’hériter avec l’obligation de pourvoir également à l’entretien, à l’éducation et à l’instruction de tous les enfants depuis leur naissance jusqu’à l’âge de la majorité et de leur émancipation complète. De cette manière tous les parents seront également rassurés sur le sort de leurs enfants, et comme l’égalité de tous est une condition fondamentale de la moralité de chacun, et que tout privilège est une source d’immoralité, tous les parents sont l’amour pour leurs enfants est raisonnable et aspire non à leur vanité mais à leur humaine dignité, s’ils avaient même la possibilité de leur laisser un héritage qui les placerait dans une position privilégiée, préférant pour eux le régime de la plus complète égalité.

L’inégalité résultant du droit de succession une fois abolie, restera toujours, quoique considérablement amoindrie, celle qui résultera de la différence des capacités, des forces et de l’énergie productive des individus, différence qui, à son tour, sans jamais disparaître entièrement, s’amoindrira toujours de plus en plus sous l’influence d’une éducation et qui d’ailleurs, une fois le droit de succession aboli, ne pèsera jamais sur les générations à venir. »

[…]

Mikhaïl Bakounine (1865)

Lire également : L’HERITAGE EST-IL LEGAL ?



84 réactions


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 23 février 2016 15:10
    « Donc le droit de succession est contraire au triomphe de la liberté, et si la société veut devenir libre, elle doit l’abolir. »


    Mais non, mais non !
    Nous pouvons tous devenir des privilégiés ! ! !

    Le Projet Socio-Économique ci-dessous bénéficie de
    l’accord intellectuel et du soutien moral de
    Jacques SAPIR,
    Économiste.

    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

    INTRODUCTION :

    Depuis la fin des Trente Glorieuses, vers 1975, soit depuis 39 ans, nous avons dû nous accommoder du chômage massif.
    Il serait peut-être enfin temps de remettre en question notre paradigme sur le « Plein-Emploi » qui est devenu une sorte d’Arlésienne...
    Sans doute faut-il adopter un nouveau paradigme en la matière qui éradiquerait définitivement le concept même de chômage.

    ¿ Et si la majorité des Français(es) adoptait un paradigme SOCIO-ÉCONOMIQUE réellement innovant et véritablement progressiste ?

    Cependant, au
    Revenu de Base financé par la Fiscalité, sans Refondation du Capitalisme
    on peut préférer le
    Dividende Universel financé par l’Épargne, avec Refondation du Capitalisme

    ​​Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

    Lire le lien, SVP :

    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel ​financées ​par l’Épargne.
    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/40/47/56/Refondation_du_Capitalisme_et_Dividende_Uni versel_Sincerite.pdf

    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

    RÉSUMÉ :

    Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

    Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

    Objectif Principal :
    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique
    Par un effort préalable d’épargne soutenu, les « démunis » (par opposition aux « nantis ») acquerront collectivement des actions du capital des entreprises du secteur marchand, banques incluses.
    Cette participation au capital pourra être minoritaire (minorité de blocage) ou majoritaire.

    Objectifs Spécifiques :
    I)
    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    Les représentants des « démunis », démocratiquement élus, géreront ce patrimoine financier de manière à infléchir Recherche, Développement, Production & Commercialisation des entreprises contrôlées : Refondation du Capitalisme.
    II)
    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».
    II.1)
    À terme, les profits des entreprises sous contrôle des « démunis » seront partiellement distribués à l’ensemble des « démunis » sous forme de Dividende Universel.
    II.2)
    a) Ceux qui le souhaiteraient pourraient s’arrêter de travailler et se satisfaire du Dividende Universel.
    b) Ceux qui souhaiteraient gagner plus que le seul Dividende Universel pourraient travailler dans l’économie marchande et, éventuellement, y gagner des rémunérations faramineuses sans plus jamais être accusés d’exploiter qui que ce soit.
    II.3)
    Si plus personne ne souhaitait travailler dans l’économie marchande, celle-ci s’effondrerait totalement et, avec elle, le patrimoine accumulé des « démunis » deviendrait stérile et interdirait le bénéfice du Dividende Universel (Auto-régulation automatique : Activité économique / Dividende Universel).

    ​On n’ose imaginer que l’Humanité serait si stupide pour se lancer dans cette dernière voie suicidaire ! ! !​

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    L’addendum ci-dessous apporte la preuve, a contrario, de la pertinence du projet ci-dessus.

    ​Addendum :
    À partir de 1989, la Russie aurait pu mettre en œuvre le projet ci-dessus en s’évitant la phase d’épargne incluse dans cette proposition puisque tout le « capital social » des entreprises était depuis longtemps la possession de l’État et, donc, du peuple russe.

    Lire le lien, SVP :
    Pauvre peuple russe : Spolié en 1917 et en 1991 !
    http://www.sincerites.org/2014/08/pauvre-peuple-russe-spolie-en-1917-et-en-1991.html

     = = = = = = = =
    ​Post-scriptum :
    ​Fondation Capitaliste Virtuelle : Bilan 2001 - 2014

    http://www.sincerites.org/2015/02/fondation-capitaliste-virtuelle-bilan-2001-2014.html

    = = = = = = = =
    La chance de Cuba : son Économie d’État !
    http://www.sincerites.org/2015/05/la-chance-de-cuba-son-economie-d-etat.html


    • jpm jpm 23 février 2016 20:05

      @Jean-Pierre Llabrés

      et bien le voila le moyen de financer simplement votre dividende universel financé par l´Epargne... et tout cela sans diminution du niveau de vie car cela ne toucherait que les morts. Il suffit donc de récupérer toutes les successions et de les mettre dans un grand fond collectif. Cela prendra en gros une ou deux générations... mais on peut estimer qu´au bout de 50 ans... l´ensemble du patrimoine accumulé aujourd´hui sera passe dans le fond commun... et le financement d´un dividende universel, permettant a chaque membre de la société de vivre décemment sera une évidence.

      Ca risque bien de gueuler un peu dans les chaumières... car on ne pourra plus transmettre que son amour et son expérience à ses descendants... mais cela aurait le mérite de régler de manière drastique les écarts de richesses qui chagrinent tant Piketty.

      Et en plus, cela n´empêcherait nullement les super self made men, tel Spartacus ou Bill Gates, de devenir riches de leur vivant smiley


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 2016 06:15

      @jpm

      Vous savez pertinemment que mon projet sera financé par l’épargne et non pas par la spoliation d’héritages.

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 2016 08:35

      @jpm


      Et pas, non plus, par la FISCALITÉ...
       smiley


    • jpm jpm 24 février 2016 08:59

      @Jean-Pierre Llabrés

      Mais il ne s´agit pas de spoliation car les mourrants (c´est a dire tout le monde) decideront solidairements de faire don de leur fortune (ou de de leurs dettes pour certains) a la collectivite apres leur deces, afin de financer un grand fond collectif. On laisserait evidement aux heritiers de quoi payer l´enterrement et quelques subsides pour les proches.

      Ce serait donc une decision citoyenne tout comme votre projet d´epargne... et on ne pourrait pas considerer cela comme de la spoliation puisque ce serait citoyennement decide smiley


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 2016 09:18

      @jpm

      Ce système vous permettrait également de vous affranchir de la FISCALITÉ qui vous est si chère et nous est si coûteuse, pour financer votre REVENU de BASE.
       smiley


    • jpm jpm 24 février 2016 09:32

      @Jean-Pierre Llabrés

      c´est vrai que sur le plan purement theorique, on pourrait envisager un monde sans taxe (mais pas sans cotisations sociales) ou chacun serait libre de s´enrichir tout au long de sa vie... mais devrait tout laisser a la collectivite au moment de sa mort. Mathematiquement et comptablement cela marcherait tres car personne n´etant immortel, tout le monde finirait par participer au bien commun. Par contre cela risquerait de creer des phenomemes de gaspillage de ressources qui ne sont pas forcement souhaitable. Il est donc preferable de conserver plusieurs mode de financement et plusieurs sorte de taxes.

      Une taxe n´est pas couteuse quand elle nous permet de vivre dans un monde developpe et securise... et qu´elle permet a nos enfants de se former, pour devenir un jour les medecins qui nous soigneront ou les ingenieurs qui construiront les ponts sur lesquels nous passons.

      Il faut plutot voir cela comme un investissement... ou pour reprendre votre terminologie une epargne en vue d´un dividende future.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 2016 09:54

      @jpm
      « c’est vrai que sur le plan purement théorique, on pourrait envisager un monde sans taxe (mais pas sans cotisations sociales) »


      Mais si, mais si !
      Trop long à expliquer ici et agoravox m’a refusé deux fois la publication d’un article sur ce thème...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 2016 09:56

      Thème hautement subversif ? ? ?



    • sleeping-zombie 24 février 2016 10:08

      @Jean-Pierre Llabrés
      Nous pouvons tous devenir des privilégiés

      Non-sens, être « tous des privilégiés », c’est comme être « tous prioritaire ». C’est très joli dans une communication, mais ça ne veut rien dire du tout. On est toujours privilégié (ou prioritaire) par rapport à quelqu’un qui ne l’est pas.


    • jpm jpm 24 février 2016 12:58

      @Jean-Pierre Llabrés

      Je viens de voter pour votre article en moderation qui a actuellement 6 voix pour et 2 contre. Par contre, je trouve dommage votre sondage (referendum populaire) a la fin de l´article qui decredibilise complement le reste de votre theorie. Peronnellement je voterais Non pour les deux questions... car je ne vois pas comment abolir les prelevements obligatoires... que ce soit via la fiscalite et ou l´epargne obligatoire... ou encore la spoliation des heritages smiley


    • Francis JL 24 février 2016 13:29

      @jpm,

       
      quel naïf vous faites !
       
      En votant pour cet article vous donnez à l’auteur un message paradoxal, puisque vous dites n’être pas d’accord avec les deux propositions que vous citez.
       
      Je vous croyais plus avisé.

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 2016 14:24

      @jpm


      Merci pour votre aide en modération.

      On peut juger mon projet crédible ou pas.
      Le référendum n’a pas pour but de le crédibiliser ou non mais de savoir si émerge une (large) majorité en faveur du projet ou non.
      La deuxième question peut surprendre ou choquer mais je ne la pose qu’afin d’essayer de disposer de fonds pour lutter contre l’Insécurité Alimentaire dans les pays dits « en développement ».

      « je ne vois pas comment abolir les prélèvements obligatoires »
      Je ne comprends pas votre scepticisme si, par ailleurs, vous ne jugez pas le projet totalement débile. Dans ce cas, merci de me faire part de vos objections.

      Bien cordialement.


    • jpm jpm 24 février 2016 14:50

      @JL

      Je suis pour la liberte d´expression... et meme si je ne partage pas le vocabulaire de Jean-Pierre, ni le votre dailleurs, nous proposons tous plus ou moins la meme chose... mais avec des visions ou des moyens differents.

      Au bout du compte, nous essayons tous, a notre maniere, d´obternir une meilleure repartition des richesses... via des mechanismes divers et varies qui s´apparentent tous a des prelevements obligatoires... decidés plus ou moins democratiquement.

      Maintenant, personnellement j´aime bien appeler un chat un chat... et donc je prefere utiliser le terme taxe ou fiscalite pour tout ce qui releve des prelevements obligatoires... qui servent a financer le bien commun. Par ailleurs, et en cela nous serons daccord, il est important de conserver et si possible renforcer la progressivite de ces prelevements en fonction du niveau de richesse (tant en terme de patrimoine que de revenus).

      J´ai par contre beaucoup de mal a le concept d´epargne obligatoire...en vue de la mise en place d´un fond commun souverain. Je lui reconnait un interet theorique a ce concept... car c´est probablement une approche qui pourrait egalement fonctionner sur le papier. Malheureusement nous sommes plutot depuis quelques decennies dans la tendance inverse... c´est a dire la mise en place d´une dette collective qui genere des interets au lieu de dividendes.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 février 2016 14:52

      @jpm
      « la fiscalité et ou l’épargne obligatoire »


      Précision :
      La FISCALITÉ entre dans le budget de l’État et finance des tas de choses plus ou moins bien définies et de plus ou moins d’intérêt (public).
      Mon projet de fait pas appel à une « épargne obligatoire » (par la volonté de l’État).
      C’est la seule volonté du peuple, par référendum, qui peut rendre cette ÉPARGNE « obligatoire ».
      Enfin, cette « épargne obligatoire » se distingue de la FISCALITÉ en ceci qu’elle sera investie dans l’économie réelle marchande qui la rentabilisera.
      Connaissez-vous déjà un IMPÔT qui soit valorisé de cette manière ?

    • jpm jpm 24 février 2016 15:01

      @Jean-Pierre Llabrés
       
      vous jouez sur les mots... mais vous reconnaissez que votre epargne sera obligatoire une fois qu´elle aura ete approuvee par la volonte du peuple. Je vous rappelle quand le budget des taxes et le montant des taxes sont egalement votes chaque annee par nos representants.

      Maintenant, la CSG, qui est une prelevement obligatoire plus proche d´une taxe que d´un cotisation, sert a financer la securite sociale... et donc l´economie reelle. puisqu´il s´agit de payer les organismes de soins et les professionnels de la sante. L ´diee etant de garder les gens en bonne sante pour qu´il puisse continuer a produire des richesses. C´est donc un excellent inverstissement sur l´avenir tout comme l´education de nos enfants.

      Il existe donc deja des taxes qui sont pointes vers un objectif. Apres je suis daccord que bien souvent l´objectif initial est oubie mais la taxe reste...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 février 2016 07:00

      @jpm

      Je ne comprends pas votre obstination à vouloir, à toute force, assimiler FISCALITÉ et ÉPARGNE.


    • ORANGE SKIN 25 février 2016 07:02

      @Jean-Pierre Llabrés/Colin Hay ?


    • jpm jpm 25 février 2016 08:21

      @Jean-Pierre Llabrés

      Payer des impots c´est investir dans le bien commun. C´est donc une espece d´epargne obligatoire, decide par le parlelement, tout comme les cotisations retraite, qui vous permet de beneficier de droits dans l´avenir, tel que par exemple le droit de vivre dans un pays securise et bien equipe.

      Ce que vous proposez est une epargne obligatoire.... une fois qu´elle aurait ete decidee par les citoyens. C´est donc un prelevement obligatoire comme les autres... et ceux qui ne voudraient pas la payer... auraient des problemes avec l´institution qui serait en charge de la gerer.

      Nous parlons donc exactement de la meme chose, un flux financier obligatoire vers la collectivite.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 février 2016 14:00

      @jpm

      Mais votre fameuse FISCALITÉ, au contraire de « mon »ÉPARGNE", produit-elle des DIVIDENDES ?

    • jpm jpm 25 février 2016 14:47

      @Jean-Pierre Llabrés

      ce n´est pas ma fiscalite mais la fiscalite votee par nos elus de la Republique. Elle produit des routes, des hopitaux, des ecoles et elle sert a payer les gens qui s´occuppent de tout cela.

      L´education de nos enfants et la possibilite de se faire soigner lorsqu´on est malade... sans compter l´usage gratuit des equipements publics... me semble un retour sur investissement plutot interessant, tout a faire comparable a des dividendes (non monetaires).

      A l´inverse on peut aussi imaginer un monde ou il n´y aurait pas d´impots et ou tout cela deviendrait payant. Personnellement je ne veux pas de ce monde la et je prefere payer mes taxes et mes impots. Cela n´empeche pas de reflechir a l´amelioraton du systeme.

      Encore une fois votre modele de fond commun collectif existe deja, et a malheureusement fait ses preuves, mais a l´envers. Il s´agit de la dette publique qui se creuse chaque annee avec l´assentiment tacite de la population... qui croit avoir fait une bonne affaire en payant moins d´impots.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 février 2016 15:04

      @jpm

      Vous louvoyez et ne répondez pas à ma question :
      La FISCALITÉ, à l’instar de l’ÉPARGNE produit-elle des DIVIDENDES ?

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 février 2016 15:10

      @jpm
      « Encore une fois votre modele de fond commun collectif existe deja, et a malheureusement fait ses preuves, mais a l´envers. Il s´agit de la dette publique qui se creuse chaque annee avec l´assentiment tacite de la population... qui croit avoir fait une bonne affaire en payant moins d´impots. »

      Là, vous poussez le bouchon un peu loin et, sauf le respect que je vous dois, vous « déconnez ».
       smiley


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 février 2016 15:21

      @jpm
      « A l´inverse on peut aussi imaginer un monde ou il n´y aurait pas d´impots et ou tout cela deviendrait payant. »

      Cela n’est pas de moi.


    • jpm jpm 25 février 2016 16:37

      @Jean-Pierre Llabrés

      OUI. Les dividendes des impots sont les services publics gratuits !
      Les dividendes des cotisations et les des prelevements sont la protection sociale.

      Ce n´est pas pas parce c´est gratuit que cela ne coute pas a la collectivite. On peut donc considerer cela comme des dividendes (non financiers) si on utilse votre language de boursicoteurs.

      Par contre je peux vous garantir que la dette publique qui est exactement construite sur le modele de votre proposition produit des dividendes financiers negatifs. On appelle cela des interets. Alors en attendant de pouvoir toucher un jour un quelconque dividende positif... il faudra commencer par rembourser nos dettes (si seulement on y arrive).


    • jpm jpm 25 février 2016 16:42

      @Jean-Pierre Llabrés

      Quand vous citez quelqu´un, qui prend le temps d´essayer de comprendre votre mode de pensee, ayez au moins l´honnetete de ne pas couper la fin de son propos.

      Je reprends donc mon propos (sans cesure intempestive) :

      A l´inverse on peut aussi imaginer un monde ou il n´y aurait pas d´impots et ou tout cela deviendrait payant. Personnellement je ne veux pas de ce monde la et je prefere payer mes taxes et mes impots.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 février 2016 18:01

      @jpm

      Quand les mots perdent tout leur sens étymologique, la discussion devient impossible...

    • jpm jpm 25 février 2016 18:19

      @Jean-Pierre Llabrés

      dommage que vous ne puissez pas comprendre que l´on peut exprimer les choses differemment... mais bon je vous laisse a votre monopoly geant etymologiquement correct. Ne vous etonnez pas ensuite d´etre le seul adherent de votre parti capitaliste smiley


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 2016 07:24

      @jpm

      Vous souhaitez tellement que la fiscalité, les impôts, nécessaire au paiement du Revenu de Base soit acceptée que vous vous efforcez de faire croire qu’elle produira des « dividendes » non financiers (virtuels) alors qu’elle sera stérile.

      En fait, la pérennité du paiement du Revenu de Base dépendra de la limite d’acceptabilité du prélèvement d’impôts par les Français(es).


      En revanche, le Dividende Universel sera financé par une épargne volontaire constituant un capital investi dans l’économie réelle marchande et produisant des dividendes financiers (pléonasme).

      Enfin, la constitution et l’investissement de ce capital généreront une refondation radicale du capitalisme, ce que ne feront pas les impôts nécessaires au Revenu de Base.

    • jpm jpm 26 février 2016 09:30

      @Jean-Pierre Llabrés

      demandez donc a vos gentils epargnants volontaires d´epargner pour commencer a rembourser la dette... ce sera deja un bon debut. En attandant, comme il faudra bien que les services publics continuent de tourner... et soient donc finances... nous continuerons probablement de payer des impots, avec ou sans votre consentement.


    • jpm jpm 26 février 2016 09:32

      @jpm

      J´ajoute que vos epargnants en reboursant la dette publique recevront des dividendes... sous forme d´economie des interets que nous payons actuellement sur le budget de l´Etat... avec nos impots.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 2016 10:26

      @jpm

      Je pensais que vous aviez lu le texte
      Projet d’Abolition de toute Fiscalité d’État et de Refondation du Capitalisme financées par l’Épargne
      http://www.sincerites.org/2015/11/projet-d-abolition-de-toute-fiscalite-d-etat-et-de-refondation-du-capitalisme-financees-par-l-epargne.html
      À l’évidence, non.
      En effet, le capital constitué par l’épargne produira des dividendes se substituant à la fiscalité (impôts) et qui financeront le Budget de l’État, inclus dette et intérêts.


    • Francis JL 26 février 2016 10:35

      @jpm,

       
      allez, je ne résiste pas : dire ici que JP Llabrés est à l’économie ce que notre ami Cassino est à la thermodynamique, ce serait encore trop méchant à l’encontre du pro du mouvement perpétuel générateur d’énergie infinie et gratuite.
       
       smiley



    • jpm jpm 26 février 2016 10:40

      @Jean-Pierre Llabrés

      Peut etre aurions nous doirts a quelques dividendes apres une longue phase d´epargne obligatoire d´une bonne cinquantaine d´annees... mais d´ici la nous serons probablement morts... et surtout nous ne savons meme pas quel sera le systeme financier a cette epoque lointaine.

      Tout cela reste donc pure speculation. En attentant, n´oubliez pas de payer vos impots... pour financer les services publics... et rembourser les interets de la dette... qui elle n´est pas de la speculation mais bien le resultat concret de la neglicence collective qui a laisse nos elus faire n´importe quoi pendant des annees.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 2016 10:42

      Par Jean-Pierre Llabrés (---.---.---.82) 5 juin 2014 09:38
      N.B. : Pour juger de la pertinence des commentaires de « jl »... (qui, lui, ne se répète pas)..., lire ci-dessous :Par JL (---.---.119.40) 5 juin 2014 09:23
      Poutine, la Crimée et l’Ukraine, pourquoi ?

      Par JL (---.---.119.40) 25 mai 2014 08:32
      « Et vous n’avez jamais été capable de répondre à cette question : en supposant qu’ils acceptent de vendre, que feraient-ils de cet colossale masse d’argent ? »
      ====================================

      Par JL1 (---.---.30.183) 22 décembre 2011 10:04
      « L’histoire ne dit pas ce que feront les gentils capitalistes de l’argent qu’il récupèreront en échange de leurs actions. »Par Jean-Pierre Llabrés (---.---.45.82) 22 décembre 2011 10:39

      « les gentils capitalistes acceptent de vendre au peuple leurs actions » ; au « peuple » et à qui que ce soit : la bourse ne sélectionne ni vendeurs ni acheteurs.

      Le peuple achètera ces actions en se privant d’aides sociales aussi longtemps qu’il le faudra, évidemment.
      FAUX ! ! !

      L’histoire dit que les gentils capitalistes investiront dans d’autres actions (déjà existantes ou nouvelles car le capital boursier ne constitue pas un volume fixe mais en expansion : environ 36.000 milliards d’Euros aujourd’hui) avec l’argent qu’il récupèreront en échange de leurs actions tout comme ils le font, aujourd’hui, quand ils décident de vendre partie de leur portefeuille ; ils achètent d’autres actions.

      N.B. :
      Effectivement, je me suis abstenu de répondre à nouveau à cette question depuis DÉCEMBRE 2011 ! ! !...

      =======================

      ​Autre morceau d’anthologie :​​JL 13 janvier 11:51
      Dans le même ordre d’idée, les salariés ont également des semaines aussi chargées, si on additionne leurs temps de travail salarié et personnel.Jean-Pierre Llabrés 13 janvier 12:01
      Qu’est le « temps de travail personnel » d’un salarié ?JL (---.---.---.194) 20 janvier 09:47

      @Jean-Pierre Llabrés, les journées ne font que 24 heures, pour un patron comme pour un employé. Chacun est libre d’employer son temps comme il veut. Ce que vous faites de vôtre temps ne me regarde pas ; ce que je fais du mien ne vous regarde pas.Je dis que c’est une hérésie de comparer le temps d’un patron et le temps de son salarié, temps consacrés tous deux au même objectif : le chiffre d’affaire, donc le profit du patron.

      Jean-Pierre Llabrés :
      Allez comprendre ! ! !...



    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 2016 10:49

      @jpm
      « mais d´ici la nous serons probablement morts... »

      Est-ce un bon argument pour ne rien faire à très long terme ?
      À notre époque, il est souvent question de la planète et de l’état dans lequel nous la laisserons aux générations futures.
      Alors, pourquoi ne pas avoir la même préoccupation altruiste en matière de socio-économie ?

      Hors ces considérations de très long terme, en 20 ans environ, les Français(es) posséderaient 51 % du capital des entreprises du CAC 40, banques incluses.


    • jpm jpm 26 février 2016 10:54

      @JL

      c´est vrai qu´il y a parfois un effet martingale dans les propos de JP Llabrés... qui semble oublier les fondamentaux de la comptabilite publique... qui sont de financer les services publics d´aujourd´hui.

      Il oublie surtout les effets du temps... car a mesure que nos contribuables epargnants investiront a la bourse... le reste du capital prive continuera de fructifier dans son coin, rendant de plus en plus difficile sa collectivisation globale.

      Par ailleurs, il y a un certain aveuglement a ne pas comprendre qu´une epargne forcée (une fois qu´elle aurait ete decidée) reste un prelevement obligatoire sur le budget des menages, tout comme les impots.

      Par ailleurs, c´est curieux qu´il n´arrive pas a voir les similitudes financieres entre son projet et la dette publique... qui est le miroir inverse de son projet... et la tendance naturelle des gouvernants.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 2016 11:17

      @jpm

      C’est vrai qu’il y a un certain aveuglement a ne pas comprendre la différence entre une FISCALITÉ stérile (dividende non financier) et une ÉPARGNE en CAPITAL générant des DIVIDENDES financiers (pléonasme)...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 2016 11:24

      @jpm

      C’est vrai qu’il y a un certain aveuglement a ne pas comprendre la différence entre la DETTE et l’ÉPARGNE : la première génère des INTÉRÊTS et la seconde des DIVIDENDES.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 2016 11:28

      Jean-Pierre Llabrés :
      en 20 ans environ, les Français(es) posséderaient 51 % du capital des entreprises du CAC 40, banques incluses.

      jpm :
      le reste du capital prive [49 %] continuera de fructifier dans son coin, rendant de plus en plus difficile sa collectivisation globale.


    • jpm jpm 26 février 2016 11:33

      @Jean-Pierre Llabrés

      Je vous rassure a titre personnel je sais tres bien faire la difference... mais c´est rarement le cas des gouvernants lorsqu´il s´agit d´argent public. Maintenant je maintiens que votre projet a un interet theorique mais qu´il est parfaitement irealisable sur le plan pratique.

      Je croirais encore plus facilement a la collectivisation forcee... qu´a votre ambitieuse idee de reformer le capitalisme de l´interieur (le marché sera toujours plus efficace que le plus avisé des dirigeants que vous metttriez a la tete de votre fond).


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 2016 11:46

      @jpm
      « le marché sera toujours plus efficace que le plus avisé des dirigeants que vous mettriez a la tête de votre fonds »


      Voilà une phrase qui donne toute la mesure de la confiance et de l’intelligence que vous daignez consentir aux Français(es).
      En effet, les Français(es) géreraient leurs Fonds Souverains par l’intermédiaire d’une assemblée représentative démocratiquement élue (en dehors du monde politique).
      C’est cette assemblée qui gérerait, au jour le jour, les Fonds Souverains et qui déciderait des personnels aptes à diriger les entreprises dont les Fonds Souverains détiendraient 51% du capital (voire une simple minorité de blocage).

    • jpm jpm 26 février 2016 12:26

      @Jean-Pierre Llabrés

      Les faits parlent d´eux meme. Capitalisation boursiere des entreprises du CAC 40 environ 1500 milliards. Capitalisation totale des entreprises francaises entre 3000 et 4000 milliards.

      Dette publique 2000 milliards soit en gros le PIB annuel.
      Total du patrimoines des francais environ 10 000 milliards.

      En gros, les francais ont deja reussi a desepargner plus que l´ensemble du montant estimé des entreprises du CAC40 (ils sont donc collectivement endettes a hauteur de 20% de leur patrimoine).

      Vous voyez qu´il va falloir sacrement redresser la barre pour aller dans le sens de votre proposition. Et tout cela ne se fera pas dans la joie et la bonne humeur.

      Par ailleurs, l´argent public que vous investirez dans la bourse... sera reinvesti par ceux qui possedent aujourd´hui le capital. Vous obtiendrez donc peut etre un jour 51% de la capitalisation actuelle... mais pas de la capitalisation future car vous oubliez que cet argent reinvestis par les anciens proprietaires sera toujours sur le marche... et fera concurrence a vos fameux gestionnaires.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 2016 14:26

      @jpm
      « Vous voyez qu´il va falloir sacrement redresser la barre pour aller dans le sens de votre proposition. »
      Cela est consubstantiel de ma proposition.

      « Vous obtiendrez donc peut etre un jour 51% de la capitalisation actuelle... mais pas de la capitalisation future »
      Vous oubliez que l’accès aux bourses de valeurs est libre à la vente comme à l’achat et qu’il est donc parfaitement réaliste de se fixer un objectif de contrôle à 51% du capital des entreprises du CAC 40, banques incluses, par exemple, et de laisser 49% aux autres actionnaires.



  • César Castique César Castique 23 février 2016 15:32

    Bakounine était visiblement trop idéaliste pour comprendre que si l’homme ne peut pas transmettre aux siens, il perd une des grandes motivations du désir d’entreprendre et de réussir, peut-être la principale...



    Croire que des individus normaux vont se défoncer, inventer, perfectionner, développer, pour constituer un patrimoine, au final destiné à engraisser un fonds d’éducation et d’instruction publique très vite asséché, est typique des chimères estampillées XIXe siècle.


    Rappelons donc ce qu’écrivait le psychosociologue (de gauche) Eugène Enriquez en ouverture de son best-seller, « De la horde à l’Etat » :


    "Le dix-neuvième siècle fut le siècle de l’espoir, de la croyance au progrès social, de l’aptitude de chaque homme à devenir un être fraternel pour les autres. Le vingtième siècle est celui de l’inquiétude et des désillusions du progrès." 


    Fermez le ban !

    • alinea alinea 23 février 2016 16:00

      @César Castique
      Eh bien ! Ça serait bien s’il renonçait à entreprendre ! Quand on voit les résultats ! Car la pathologie d’un ambitieux, exploite et tue plus qu’elle ne donne !
      La force conjuguée des compétences pour le mieux être de tous, laisserait de l’espace à la spiritualité ; l’esprit, c’est de l’air !
      Personnellement, je ne vois rien au dessus de Kropotkine, mais Bakounine n’est pas mal non plus ! smiley


    • Heaven Sent 23 février 2016 16:17

      @Alinea

      Tu crois que y’a de la kryptonite chez César en l’état ? Sinon je passe mon tour, clair smiley smiley smiley


    • César Castique César Castique 23 février 2016 17:27

      @alinea


      « Eh bien ! Ça serait bien s’il renonçait à entreprendre ! »


      On n’a pas le choix. Mais si c’est pour le pire, c’est aussi pour le meilleur. IL y en a quand même...« 


       »Personnellement, je ne vois rien au dessus de Kropotkine, mais Bakounine n’est pas mal non plus."


      Pour moi, c’est juste une masse d’illusions qui ne mènera jamais où ses initiateurs croyaient. 


      Mon avantage, par rapport à vous, c’est que la marche du monde ajoute beaucoup moins de déceptions à mes préoccupations.

    • alinea alinea 23 février 2016 21:59

      @César Castique
      Je sais, et j’en suis fort jalouse !
       smiley


    • sleeping-zombie 24 février 2016 10:13

      @César Castique
      si l’homme ne peut pas transmettre aux siens

      Quelque part, je suis d’accord. Sauf que la solution la plus simple, c’est encore de faire accepter à chacun l’idée que « les siens », c’est toute l’humanité.
      On a réussi à créer des trucs appelés « pays » en faisant admettre à des villageois que les villageois du village d’en face n’étaient pas leurs ennemis. Il suffit de continuer le mouvement...
      Et quand on ne sera plus qu’une grande famille, l’idée que l’un des nôtres hérite de plus que les autres sera révoltante, exactement comme, actuellement, l’idée que le fils ainé hérite de tout et que les autres n’aient rien est complètement passée de mode (alors qu’elle était prédominante il y a à peine 3 siècles)


    • César Castique César Castique 24 février 2016 11:56

      @sleeping-zombie

      « Sauf que la solution la plus simple, c’est encore de faire accepter à chacun l’idée que « les siens », c’est toute l’humanité. »


      Il y a longtemps que je ne crois plus à ce genre de fumisteries, si tant est que j’y aie jamais cru. Ça c’est bon pour les philosophes qui marinent dans l’idéalisme rationaliste, sans sortir du confort sécurisant de leur cabinet.


      Pour avoir beaucoup voyagé sur trois continents, je peux vous dire que j’ai rencontré des martiens, des uranistes - qui n’étaient pas homosexuels -. des vénusiens, des saturniens - qui ne souffraient pas de saturnisme - et puis d’autres créatures encore, non identifiables, qui, les choses étant ce qu’elles sont, pouvaient bien provenir de cette fameuse neuvième planète que traquent beaucoup d’astronomes.


      P.S. - Un petit conseil : avant de vouloir être copain avec tout le monde, vous devriez vous assurer que tout le monde souhaite être copain avec vous...

    • sleeping-zombie 24 février 2016 18:21

      @César Castique
      Il y a 1000 ans, on n’était pas copain avec le village d’en face, et carrément en guerre avec ceux encore un peu plus loin.
      Il y a à peine 70 ans, on était en guerre contre l’allemagne.

      Les mentalités évoluent.
      Le fait qu’aujourd’hui, la planète est largement capable de nourrir 7 milliards de personnes. Il n’y a donc aucune raison valable de se foutre sur la gueule.

      La position « je ne ferai pas le 1er pas vers les autres » est tenable, mais tant qu’il y a quelqu’un pour faire le 1er pas, le monde s’unifie. Ta résistance passive ne fait que ralentir le mouvement, mais n’inverse pas la tendance


    • César Castique César Castique 25 février 2016 11:57

      @sleeping-zombie


      « Il y a 1000 ans, on n’était pas copain avec le village d’en face, et carrément en guerre avec ceux encore un peu plus loin. »


      C’est caricatural. Les échanges commerciaux existent depuis des milliers d’années et ils consistaient alors à obtenir des biens qu’on ne possédait pas contre des biens que les partenaires ne possédaient pas. Ca créait des liens.


      « Il y a à peine 70 ans, on était en guerre contre l’allemagne. Les mentalités évoluent. »


      Mais l’Allemand reste le Boche arrogant et guttural que l’opinion réactive à la première occasion. La paix n’induit ni l’amitié ni le respect. Lorsque le Spiegel traite, globalement, les Italiens de lâches à cause du comportement du capitaine Schettino, lors du naufrage du Costa Concordia, Le Giornale, quotidien milanais, titre « A nous Schettino, A vous Auschwitz »


      « Le fait qu’aujourd’hui, la planète est largement capable de nourrir 7 milliards de personnes. Il n’y a donc aucune raison valable de se foutre sur la gueule. »


      Parce que vous croyez qu’on ne se bat que pour 2400-3000 calories par jour ? Si cet objectif était atteint un jour, la revendication porterait alors sur les écrans plats, le dernier iPhone, puis la bagnole avant le 4/4. Ce à quoi aspirent 3 ou 4 milliards d’humains, c’est de vivre comme ils nous voient vivre à la télé. Nous et les Ricains qu’ils mélangent.


      « La position « je ne ferai pas le 1er pas vers les autres » est tenable, mais tant qu’il y a quelqu’un pour faire le 1er pas, le monde s’unifie. « 


      Le monde ne s’unifie pas, où le revenu mensuel moyen est compris entre 42 $ (Togo) et 4’981 $ (Pays-Bas – pour ne pas citer les extrêmes comme Monaco, la Suisse et la Norvège).


      Alors, il y a ceux qui veulent être comme nous vus par la télé, et qui comprennent qu’ils ne pourront jamais l’être chez eux, où tout manque, à commencer par l’électricité, et pour longtemps encore, malgré les gesticulations de Borloo


      « Ta résistance passive ne fait que ralentir le mouvement, mais n’inverse pas la tendance. »


      Tant pis. En déterministe conséquent, je pense que ne se produit que ce qui doit se produire et si l’enchaînement des causes et des conséquences conduit à la tiers-mondisation de l’Europe par substitution de population – parce que c’est bel et bien de cela qu’il s’agit – nous aurons tout de même été quelques-uns à essayer d’empêcher cette déchéance.


      Un slogan de la Française des Jeux disaient : « Tous ceux qui ont gagné avaient joué ».C’est pour cela qu’il faut toujours jouer, en sachant qu’on court le risque de perdre, et en même temps, que ceux qui ne jouent pas sont, eux, sûrs de perdre.


    • sleeping-zombie 25 février 2016 15:51

      @César Castique
      Alors, il y a ceux qui veulent être comme nous vus par la télé, et qui comprennent qu’ils ne pourront jamais l’être chez eux, où tout manque, à commencer par l’électricité

      ... Ils ont donc des télés qui fonctionnent sans electricité :D

      Plus sérieusement, si tu te considères comme déterministe, il y a de fortes chances que tu te considères aussi comme un matérialiste.
      Alors, je reformule mon propos, en termes matérialistes :
      transnationales implique unification des conditions de travail implique unification des peuple.
      Bien sûr que je forçais le trait, mais les échanges commerciaux d’hier, au sein d’une grande zone géographique ont créés la notion de pays. La seule chose qui fait perdurer aujourd’hui la notion de pays étant le nationalisme bourgeois. Ce nationalisme fond dans la mondialisation.

      par exemple, en cas de guerre entre la france et l’allemagne, je me fouts de qui gagne, ça changera rien pour moi. le chef de mon chef changera peut-être, mais pour moi, aucun impact.

      Ensuite, pour en revenir à la notion d’héritage, dans la plupart des pays développés, on a des enfants à 30 ans, et on meurt à 80. Alors l’idée de « laisser de la richesse à ses enfants », tu m’excuseras, mais si mon gosse a 50 ans quand je meurs, ça me parait un peu à coté de la plaque.


    • César Castique César Castique 25 février 2016 18:15

      @sleeping-zombie



      "... Ils ont donc des télés qui fonctionnent sans electricité..."

       La production de l’Afrique est au niveau de celle de l’Allemagne (13 x moins peuplée), et le 65 % est produit par l’Egypte (22 %) et l’Afrique du Sud (43 %). Ça n’a rien de drôle...

      « Bien sûr que je forçais le trait, mais les échanges commerciaux d’hier, au sein d’une grande zone géographique ont créés la notion de pays. »

      Pour moi, ils ont créé les notions de communautés et d’appartenance, donc de solidarité.

      « La seule chose qui fait perdurer aujourd’hui la notion de pays étant le nationalisme bourgeois. »

      Tout particulièrement en ex-Yougoslavie, en ex-Tchécoslovaquie et en ex-URSS, c’est ça ? Le prétendu nationalisme bourgeois, est une invention d’historiens de gauche qui ne se penchent jamais sur les pays qui ne réussissent pas à « prendre » vraiment, comme la Belgique, l’Espagne ou l’Italie, et sur les boxons de type Union - comme ils osent dire - européenne, où ça foire complètement

      « Ce nationalisme fond dans la mondialisation. »

      La mondialisation stimule le nationalisme comme il ne l’a jamais été. Je ne saurais trop vous conseiller de lire « L’éloge des frontières  » de Régis Debray, et de consulter l’évolution des résultats électoraux depuis dix ans : ils font le désespoir du cosmopolitisme bourgeois, puisqu’on en est à parler de bourgeoisie.

      Pour l’avenir proche, je vous signale les élections régionales du 13 mars dans trois Länder allemands (Bade-Wurtemberg, Rhénanie-Palatinat et Saxe-Anhalt) et, les 24 avril et 22 mai, l’élection du douzième président de la République autrichienne

      « par exemple, en cas de guerre entre la france et l’allemagne, je me fouts de qui gagne, ça changera rien pour moi. le chef de mon chef changera peut-être, mais pour moi, aucun impact. »

      Ce n’est pas vraiment le sujet, mais si c’est l’Allemagne qui gagne, le Français, individualiste et râleur, confronté à un ordre holiste et discipliné, va forcément morfler. Surtout si le Chleuh le traite comme un vulgaire Ukrainien (c’est-à-dire à 3 euros de l’heure).

      « …l’idée de « laisser de la richesse à ses enfants », tu m’excuseras, mais si mon gosse a 50 ans quand je meurs, ça me parait un peu à coté de la plaque. »

      Il s’agit surtout de laisser aux générations futures un pays, et au-delà un continent, préservés de la submersion par les surplus de population des pays bancals de la planète.


    • sleeping-zombie 26 février 2016 00:59

      @César Castique
      Il s’agit surtout de laisser aux générations futures
      Et là encore, on en revient à la notion d’appartenance. Nous et eux. Clairement, pour toi, il y deux sortes de générations futures : ceux que tu assimiles aux tiens, et ceux que tu assimiles aux leurs. Marrant de voir que tu ériges déjà un mur mental entre un enfant non-né européen, et un enfant non-né africain. Enfin, marrant, façon de parler.
      (je serai curieux de connaître la part d’électricité utilisée en allemagne pour le chauffage. truc complètement inutile en afrique)


    • César Castique César Castique 26 février 2016 10:25

      @sleeping-zombie

      « Et là encore, on en revient à la notion d’appartenance. »

      C’est très important, l’appartenance. D’autant plus que ce n’est pas une notion, mais un sentiment, donc quelque chose de très fort.

      « Nous et eux. »

      Et aussi « Eux en nous »
      - ceux qui ne sont pas familiers de cette réalité - l’omettent régulièrement... et ethnocentriquement.

      « Clairement, pour toi, il y deux sortes de générations futures : ceux que tu assimiles aux tiens, et ceux que tu assimiles aux leurs. Marrant de voir que tu ériges déjà un mur mental entre un enfant non-né européen, et un enfant non-né africain. »

      C’est là que se situe l’erreur déjà effleurée ci-dessus. Je n’érige pas de mur mental, je constate son existence. Il faut écouter parler les *EUX* quand ils sont entre eux. Ados, Debbouze et ses copains disaient « On va chez les Français » quand ils passaient le périph’, et peut-être qu’aujourd’hui encore…

      En tout cas, aujourd’hui encore, Azouz Begag, qui fut ministre de la République, s’adresse aux « vrais » siens en ces termes « Il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes, là-bas, les descendants de Vercingétorix… Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s’ouvrir, il faut y aller aux forceps.  ».

      Interviewé par Al Watan, le nouveau maire de Stains, Azzedine Taïbi dit : « Cela m’aide encore plus de recevoir le réconfort de mes concitoyens français originaires des pays du Maghreb et du continent africain. Ils sont fiers d’avoir, enfin, la possibilité de contribuer à placer au poste de premier magistrat de leur ville quelqu’un qui leur ressemble. »

       

      Alors qui érige un mur ? Debbouze ? Begag ? Taïbi ? Moi ? Personne !

       

      Le mur, il est là, dans le subconscient, et il est contenu dans le *NOUS* qui nous distingue des *EUX*, et des exemples comme ceux-là, côté allogènes aussi, on peut en observer en permanence.


      « (je serai curieux de connaître la part d’électricité utilisée en allemagne pour le chauffage. truc complètement inutile en afrique) »


      Elle n’est pas forcément plus importante que celle qui servirait à alimenter des systèmes de climatisation dans d’énormes usines, d’immenses halles de travail et des kilomètres carrés de bureaux, au total du continent...


      P.S. - Les surplus de population des pays bancals ne proviennent pas seulement d’Afrique, mais également d’Asie et d’Amérique latine.


    • César Castique César Castique 26 février 2016 11:05

      @César Castique

      RECTIFICATION :



      Et aussi « Eux ET nous », bien évidemment.


      Un freudien en conclura peut-être que je nourris déjà le sentiment qu’on est en train de se faire endauffer...

  • JBL1960 JBL1960 23 février 2016 15:52

    C’est Proudhon qui affirmait « La propriété c’est le vol »
    Landauer fait une analyse encore plus poussée et j’en ai fait un résumé dans ce billet de blog ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/15/cest-a-nous-maintenant/ Et j’ai également synthétisé Kropotkine dans ce billet intitulé ; Tous pour La Commune ! ici https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/10/tous-pour-la-commune/ Et l’EZLN zapatiste du Chiapas au Mexique nous a précisé en 2005 que ; « Les capitalistes essaient de dominer le monde entier, le néolibéralisme est la théorie, le plan, qui fait fonctionner la globalisation, et le néolibéralisme a ses plans économique, politique, militaire, et culturel. L’objectif de chacun de ces plans est de dominer et de commander à tous et ceux qui n’obéissent pas sont réprimés et exclus afin d’éviter qu’ils contaminent les autres avec des idées de rébellion... Des nations très puissantes comme les É-U veulent tourner le monde en une gigantesque entreprise, un marché géant pour vendre et acheter tout ce qui est possible et pour cacher l’exploitation faite autour du monde... » Il nous suffit de prendre les meilleures idées et de les adapter à notre époque, et de les améliorer même. C’est toujours mieux que de Vallser sous la dictature 2.0 d’un certain Maréchal, non ? Tenez je m’explique dans ce billet ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/23/el-khomri-apprend-a-vallser/


  • Trelawney 23 février 2016 16:26

    Donc le droit de succession est contraire au triomphe de la liberté, et si la société veut devenir libre, elle doit l’abolir.

    Il existe un pays qui est en train de mettre en place une imposition de l’héritage à hauteur de 90% sur les héritiers de pleins droit, c’est à dire les enfants. Est-ce qu’il y a révolution dans le pays ? Pas le moins du monde. Car ce pays considère comme immoral d’hériter d’une fortune sans avoir par soit même créé cette fortune. De plus, l’héritage ne bénéficie que très rarement aux héritiers, car avec l’allongement de la durée de vie ils sont bien souvent grabataires au moment d’hériter.

    Ce pays c’est les USA.

    Il est certain que si l’on veut transférer une parti des grandes fortunes vers la collectivité, c’est sur l’héritage qu’il faut prendre des mesures


  • Spartacus Lequidam Spartacus 23 février 2016 16:52

    L’héritage n’est pas que financier. Il peut être sociologique ou culturel. 


    Réduire l’héritage à sa dimension matérielle est stupide. 

    Dans l’héritage, il est logique que celui qui a vécu laisse une liaison familiale intergénérationnelle a ses propres enfants parce qu’il les aime.

    L’homme qui hérite transforme a sa capacité. Il peut faire progresser ou en vivre. Il ajuste juste sa vie. 
    Supprimer l’héritage est une forme de déliquescence de la notion de famille.   

    C’est la recherche absurde de l’égalité qui fait détester les inégalités. 
    L’important est que chacun puisse vivre dignement. 

    L’héritier ne gène que celui qui est envieux. 

    Ne pas hériter ne vous empêche pas de vous enrichir. 
    Le patron de Google, Facebook ou Tesla ou SFR n’ont pas eu besoin d’un gros héritage. C’est pas pour autant que des héritiers les ont gènés.


    • Rincevent Rincevent 23 février 2016 17:30

      @Spartacus

      Je suis d’accord avec vous sur un point. L’héritage n’est pas que de l’argent et tout le sociologique et le culturel dans lequel l’enfant baigne est un énorme plus dès le départ. Pour les autres, sans cela, ils n’auront pas les « codes » et ça se verra, quelque soient leurs qualités. C’est une inégalité bien difficile à surmonter.


    • mmbbb 23 février 2016 20:06

      @Spartacus je suis assez d’accord Dans le propos de Bakounine, repris par cet auteur il y en germe le totalitarisme Lorsque je me suis arrete sur le paragraphe evoquant l education, il est evident qu il faut lire en filigrane ; une education tres orientee et les esprit recalcitrants seont passes a la moulinette Je me suis « accroché » avec Gil au sujet de la pauvrete Si les pauvres arretaient deja de faire des gosses en surnombre et si la societe responsabilisaient les parents nous accomplirions deja un grand pas Mais Gil a cette facheuse tendance a rendre responsable le bourgeois tant honni Je le dis avec aisance puisque ces milieux populaires je le connais trop bien et il est vrai que beaucoup trop de parents sont incapables de donner une education Ce sont des crouilles Mai bon le pauvre a toutes les vertus, le bourgeois toutes les tares


  • Loatse Loatse 23 février 2016 17:31

    Non mais ca va pas !!!


    La transmission de patrimoine est séculaire... Dans le monde rural d’ailleurs, c’était là un des buts de l’existence, transmettre aux générations futures une part de son labeur... sa ferme, ses terres (que l’on agrandissait). Les unions matrimoniales pour la plupart étaient basées sur ce qui était considéré comme un devoir vis à vis de ses futurs enfants et aussi de ses parents.

    Tout ceci comme aujourd’hui n’était pas exempt de sueur, de labeur....

    Hormis la crise, il était jusqu’à peu, possible à bon nombre de français d’acquérir ne serait ce qu’un patrimoine immobilier...

    C’est cela que nous devons viser à l’avenir, offrir à chacun cette possibilité.. et non pas ce qui se dessine soit « la honteuse taxe de compensation équivalente au prix d’un loyer qu’un facheux égalitariste a eut l’idée de proposer » ou l a taxation rendant impossible la transmission d’une simple maison à ses descendants...

    Il y a eu tellement de situations scandaleuses (telle amie et sa fille, lourdement imposée à la mort de leur mari et père au point que mon amie du prendre deux emplois pour garder sa maison !)

    Acquérir un bien à la sueur de son front n’est pas un privilège, le transmettre à ses enfants est un droit qui ne doit pas être remis en question.

    L’urss, le collectivisme, la confiscation des terres et biens des prolétaires, on oublie !

    Pour les très aisés, héritiers ou non, il existe l’ISF, cela suffit amplement.

    • flourens flourens 23 février 2016 22:24

      @Loatse
      l’esclavage aussi était considéré comme séculaire et pourtant il n’est plus la, ce n’est pas parceque quelque chose existe depuis longtemps que c’est forcément bien
      l’héritage, c’est comme si on jouait au monopoly, il y en a un qui gagne tout, les gares, la rue foch et les champs, on rejoue, mais on part de la situation existant à la fin de la partie précédente, qui va gagner d’après vous et ainsi de suite, et bien entendu on dira que le perdant est nul, c’est ce qui se passe avec l’héritage
      on justifie la fortune par le travail le talant, le risque, quel risque, quel travail et quel talant a le fils ou la fille d’un multimilliardaire, comme le disait Beaumarchais à propos des nobles, il ne c’est donné que la peine de naitre, les héritiers sont la nouvelle noblesse, il est temps de ressuciter 1789


    • alinea alinea 24 février 2016 09:43

      @Loatse
      Pour l’héritage des propriétés agricoles, ce n’est plus le cas depuis un moment ; celles-ci sont vendues, souvent du vivant des retraités !! à qui ? Au seigneur du coin ! Nous sommes rendus aux temps féodaux, à la campagne ! Certes le foncier enrichit encore les enfants qui, eux, ne sont pas restés sur la terre, ni même au bled !
      La terre appartient à celui qui la travaille ; si ce n’est pas le fils qui prend la relève, ce sera quelqu’un d’autre ; je trouve ça très bien, et logique.


  • Jason Jason 23 février 2016 17:41

    Toute cette histoire ne tient pas debout. Supposons que, dans un pays l’héritage soit capté par l’Etat. Eh bien ceux qui qui accumuleront des surplus, les passeront à leurs héritiers de leur vivant, et le tour est joué. Si cela est interdit, ils mettront ces surplus dans un autre pays.

    En remontant plus en amont il faudrait supprimer la propriété privée, avec les dérives bien connues que cela entraînerait.

    En forçant le trait, on pourrait aussi confisquer la transmission de l’ADN, héritage facteur d’inégalités.
    Tout ça est absolument insensé. Laissez Kropotkine dormir au musée des délirants et des frustrés.


  • Aristide Aristide 23 février 2016 17:48

    Faut-il aussi éloigner les enfants de leurs parents instruits pour rétablir l’équilibre avec des enfants qui n’ont pas cette chance ?


    Faut-il aussi envoyer en d’autres contrées les enfants de nos pays favorisés pour ne pas établir une inégalité avec les enfants des pays « pauvres » ?

    En France, l’héritage en ligne directe est largement taxé au dessus de 100.000 €.

    La conclusion de ce cher Bakounine fait froid dans le dos : "L’inégalité résultant du droit de succession une fois abolie, restera toujours, quoique considérablement amoindrie, celle qui résultera de la différence des capacités, des forces et de l’énergie productive des individus, différence qui, à son tour, sans jamais disparaître entièrement, s’amoindrira toujours de plus en plus sous l’influence d’une éducation et qui d’ailleurs, une fois le droit de succession aboli, ne pèsera jamais sur les générations à venir. »

    En gros, transformer les hommes en simple copie de ce qu’attend le pouvoir. Où est la place des artistes et de tous ceux qui veulent vivre en fonction de leurs aspirations personnelles. A lire ces inepties, on se rend assez facilement compte de la raison essentielle des échecs de toutes ces expériences libertaires et égalitaristes, aboutissant toutes à la destruction de toute aspiration personnelle et au nivellement par le bas. 

  • sleeping-zombie 24 février 2016 10:17

    Hello,

    L’abolition de l’heritage... Y a plus que des illuminés pour proposer ça :D

    Comment ? c’était dans le programme de Mitterrand quand il a été élu en 1981 ?
    Et ben... elle en a fait du chemin, la « gauche » depuis le temps...


    • Aristide Aristide 24 février 2016 10:25

      @sleeping-zombie


      Vous avez fumé quoi ? En 81, suppression de l’héritage ?


    • sleeping-zombie 24 février 2016 11:19

      @Aristide
      Effectivement, c’était un pet mental. La proposition 34 ne parle que d’une taxation supplémentaire des grosses succession, j’ai du confondre avec la suppression de la TVA pour les produits de 1ere nécessité.
      Autant pour moi !


    • Aristide Aristide 24 février 2016 18:00

      @sleeping-zombie


      Félicitation pour votre honnêteté, le « fact checking » est souvent pris sur AV pour une agression.

      Ailleurs sur ce site, un intervenant sur NDD avait « malencontreusement » supprimé une piste à Nice pour mieux démonter le projet l’aéroport de Nantes à NDD. Après avoir rétabli le fait, je me suis vu opposé une réponse des plus malhonnête ...






    • sleeping-zombie 24 février 2016 18:16

      @Aristide
      Ah, les discussions sur Internet, où avoir raison est plus important que la réalité :D


  • Hermes Hermes 24 février 2016 14:32

    Bonjour,

    Je vois que vous voulez nationaliser le château de la famille De La Trucmuche....

    Dites à vos enfants que la modeste maison dans laquelle ils ont grandit leur est enlevée....

    Autant d’abord abolir la famille et la propriété !

    Si on réfléchissait à des choses plus réalistes : est-ce normal que moins de 1% des personnes possède presque tout ?

    Bonne continuation.


  • eric 24 février 2016 15:22

    Les opinions sur l’heritage des fils a papa de l’aristocratie comme Bakounine ou Mr de Saint just (un aristocrate d’epee, proches des aristos de robe ou autoproclammes par snobisme, comme Mr de Robespierre ou Marat, mais on pense aussi a Lenine) ont toujours ceci de pitoresque qu’elles sont intimement melee aux trajectoires familliales de ces individus.

    Au fond, peu de chose ont change aujourd’hui a un detail pret. Reprises par les petits bourgeois de gauche, ces stupidites ont d’abord pour but de camoufler qu’ils sont les principaux beneficiaires de la reproduction sociale au frais de l’etat, ensuite d’emmerder les familles qui sont encore des familles, enfin, seulement en dernier, d’abonder le buget de l’etat auquel ils emargent en general. Je ne vais pas ressortir toutes stats qui prouvent qu’en masse et en valeur absolue, l’heritage culturel et social est toujours plus injuste que celui de fric. Mais il est bon de savoir qu’on a reussi pendant 70 ans, a ce que l’appareil de production, la terre, etc echappent totalement a l’heritage, que la formation, l’universite et les soins soient parfaitement gratuits en urss, et que le resultat est une societe de transmission familliale telle que l’on peut rellement affirmer que le feodalisme est le stade supreme du socialisme.

    On peut donc se passer de relire ces fantasmes d’un autre age, dont la vocation premiere est de permettre aux second couteaux de l’intelligencia de gauche de justifier leurs echecs individuels.

    Faites leur remarquer que tous les grands revolutionnaires etaient des heritiers, mais que la plus part des gens les plus riches aujourd’hui n’en sont pas, ils vous repondront, comme pour le fait que Lenine etait un aristo et Marx un parasite vivant aux crochet d’un heritier que ce sont les exceptions qui confirment la regle.....


    • Aristide Aristide 24 février 2016 18:08

      @eric


      Le jour ou vous arriverez à ne pas mêlez la quasi totalité de ce que vous nommez les petits bourgeois de gauche aux fantasmes de quelques nostalgiques staliniens ou comme ici issus de la minorité des minorités libertaires, vous aurez fait un grand pas en avant.

      Pour ma part, je ne jette aucun discrédit sur les petits bourgeois de droite en les amalgamant aux délires de quelques allumés racistes ou individualistes qui ne cessent de condamner tout ce qui ressemble à la mise en oeuvre de la fraternité, c’est à à dire la solidarité.

      Maintenant, il est toujours utile de savoir se différencier de ces excités de droite ou de gauche, et surtout éviter d’utiliser les mêmes procédés que l’on condamne chez ses opposants.

    • eric 24 février 2016 22:16

      @Aristide

      Discredit sur les petits bourgeois de droite ? Vous auriez des difficultes car la droite n’existe pas. Sa seule realite est de ne pas etre a gauche. A part cela, rien de fige, rien d’ideologique sur l’essentiel,des sujets qui passionnent a mort les gauches. On parle donc de deux choses qui n’ont rien a voir. Une preuve de l’unite des gauches, libertaires, staliniennes et « social-traitresse » sur ces questions ? Dans a gauche en europe, leurs reflexion pour une « rupture durable » ( si, si, ils l’ont ecrit, je vous jure, on doit meme pouvoir le retrouver sur le net... !) Les strauss kahniens proposaient l’exoneration des « sucessions raisonnables » qu’ils,evaluaient au doigt mouille au patrimoine moyen d’un fonctionnaire de categorie A de la fonction publique, au dessus, on etait injustement trop riche....

      Or, a nouveau, chaque fois que le choix porte a consequence,,tous ces petits bourgeois de gauche, a travers leurs partis, votent ensemble. C’est ensemble qu’ils ont choisit Hollande. Vous savez comme moi qu’au contraire, les « petits bourgeois » de droite refusent de trahir leurs valeurs pour des postes si cela exige des alliances contre leur nature. C’est meme comme cela que les gauches parviennent encore a gagner des elections dans un pays qui rejette leurs idees a pret de 70%....

      Bon je dis petit bourgeois de droite pour vous faire plaisir, car la realite de l’electorat de droite, c’est sa mixite sociale. On la constate sur le terrain comme dans les statistiques et les etudes sociologiques. C’est pourquoi le concept est inadapte aux droites.


    • Aristide Aristide 25 février 2016 11:57

      @eric


      A ce niveau de délire, je ne peux que compatir.



  • maQiavel maQiavel 25 février 2016 00:06

    Merci pour l’article.

    En tous cas , la question mérite d’être posé ...

    • maQiavel maQiavel 25 février 2016 01:55

      « La justice, autant que la dignité humaine exigent que chacun soit uniquement le fils de ses oeuvres. Nous repoussons avec indignation le dogme du péché, de la honte et de la responsabilité héréditaires. Par la même conséquence nous devons rejeter l’hérédité fictive de la vertu, des honneurs et des droits ; celle de la fortune aussi. L’héritier d’une fortune quelconque n’est plus entièrement le fils de ses oeuvres. »


      On peut dire ce qu’on veut , c’est assez logique ...
      Personne n’aimerait hériter des dettes , de la honte ou de l’indignité de ses parents.Il serait injuste d’être condamné pour des actes que l’on a pas commit ...

      Selon la même logique , il est injuste d’hériter des honneurs et des richesses de ses parents ... sinon le terme « justice » n’a plus beaucoup de sens ...


    • eric 25 février 2016 02:08

      @maQiavel

      Ni plus ni moins que de leur laideur, de leur culture, de leur intelligence ou de leurs habitudes culinaires. Ce n’est pas de la logique, c’est une sorte de tautologie qui nous dit que naitre n’est pas un truc de justice, Certes ! Apres, la solution, ce serait l’enfant sauvage, car meme des educateurs exterieurs peuvent transmettre des qualitees variables. Mais derriere ces stupidites apparentes, il y a une vraie logique ce classe.

      Aujourd’hui, tu retire quelques patrons, sur une vie, ta richesse, en tendance et pour la plus part des gens, tu te l’a fais ou non toi meme. L’heritage culturel est le plus determinant dans le developpement des destins individuels et donc des inegalites. Les progressistes petits bourgeois ne s’interessent pourtant exclusivement qu’aux inegalites qui ne leur beneficient pas. 50% des polytechniciens, promis aux revenus les plus eleves, sont des gosses de profs. Vous les avez vu exiger des points negatifs pour egaliser cette heritage injustifie ? Des tartuffes oui...


    • maQiavel maQiavel 25 février 2016 16:52

      @eric

      -Ni plus ni moins que de leur laideur, de leur culture, de leur intelligence ou de leurs habitudes culinaires.

      ------> Non, non, non !

      Il ne faut pas tout mélanger.

      Commençons déjà par distinguer ce que nous héritons de la nature et ce que nous héritons de la culture.

      Ce que nous héritons de la nature relève de l’inné et s’impose à nous, on n’y peut rien. Un enfant peut hériter d’une maladie ou d’une malformation de ses parents, il n’y a rien à faire c’est un fait que la société peut néanmoins tenter de compenser de façon collective du mieux qu’elle peut (ex : allocation si cette personne est dans l’incapacité de gagner sa vie à cause de son handicap ).

      L’héritage de biens matériels, c’est totalement différent, c’est un principe qui résulte de nos choix politiques qui sont conventionnels et relatifs.

      On ne peut pas justifier l’héritage d’un bien matériel alors qu’il s’agit de choix facultatifs sous prétexte que l’on hérite également des caractéristiques biologiques de ses parents alors qu’il s’agit là de quelque chose qui dépasse nos choix et qui s’impose à nous.

      Pourquoi faire le choix de l’héritage matériel ? Là est la question …

      Le principal argument de Bakounine pour contester l’héritage matériel relève du principe de responsabilité individuelle : elle échoit à tout être humain en tant qu’individu et elle implique l’heureuse rétribution de celui qui a fait ce qu’il faut et mérite d’en recevoir le juste bénéfice qui lui revient personnellement à la mesure de ses talents et efforts bien dirigés mais aussi qu’on accepte d’avance de payer le prix de ses erreurs ou d’un éventuel échec.

      Selon ce principe qui veut qu’une personne est responsable de ce qu’elle a fait, on ne peut la condamner parce que son grand père est pédophile. Tout le monde s’en indignerait. Inversement, une personne mérite ce qu’elle a gagné, on ne peut pas décerner des honneurs de pères en fils, si un homme mérite les honneurs de la collectivité pour avoir sauvé des vies, son fils n’a pas à hériter de ses honneurs alors qu’il n’a pas accomplit les mêmes actes.

      La question de l’héritage se pose aussi en ces termes : est-il juste que la collectivité fasse le choix qu’une personne doive payer les dettes de ses parents alors qu’elle n’en est en rien responsable ? Pourquoi doit-elle en payer les conséquences ? Selon cette logique, est-il juste de faire le choix qu’un enfant hérite des biens matériels de ses parents alors qu’il n’a en rien participé à constituer ce patrimoine ?

      Quant au patrimoine culturel, c’est autre chose : la collectivité peut faire le choix de tenter de tendre vers un état tel que l’instruction publique offre à tous les enfants, quels que soient leurs milieux social, le patrimoine culturel de la nation. On a connu en France, surtout du temps ou la méritocratie républicaine fonctionnait encore à plein régime, des fils d’ouvriers ou de paysans avec une culture considérable. 

      Je ne dis pas que je suis d’accord avec Bakounine mais je me reconnais dans son éthique , et c’est peut être paradoxalement parce que je suis chrétien et que le christianisme a inscrit la notion de responsabilité propre au plus profond des âmes nécessairement individuelle, en rendant chaque croyant d’abord responsable de son salut personnel et comptable de ses péchés devant Dieu.


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