mercredi 26 septembre 2018 - par Laconique

Le philosophe le plus dangereux de l’histoire

 

Relu l’autre jour quelques passages du Monde comme volonté et comme représentation de Schopenhauer, consacrés à la métaphysique. Pour Schopenhauer, il n’y a pas de métaphysique à proprement parler, toute philosophie authentique est cantonnée dans le cadre strict de l’expérience du monde qui nous entoure : « [La métaphysique] demeure donc immanente, non transcendante. Et en effet elle ne se détache jamais entièrement de l’expérience ; elle en est la simple explication et interprétation, puisqu’elle ne parle de la chose en soi que dans ses rapports avec le phénomène. » « La philosophie est essentiellement la science du monde ; son problème, c’est le monde ; c’est au monde seul qu’elle a affaire ; elle laisse les dieux en paix, mais elle attend, en retour, que les dieux la laissent en paix. » (Le Monde comme volonté et comme représentation, suppléments, chapitre 17).

 Il y a dans ces quelques formules toute l’explication du caractère réellement nocif de la philosophie schopenhauerienne. La nature est le seul absolu pour lui ; au lieu d’ouvrir des perspectives à l’homme (vers le progrès, la transcendance, l’avenir, etc.) il l’enferme dans le vase clos du monde, avec ses misères et ses constantes. Dès lors, aucune issue, sinon le néant, le suicide, la mort. Et, de fait, lorsque l’on se penche de près sur l’influence de Schopenhauer, on n’y trouve que des cas tragiques :

 Nietzsche a beaucoup lu Schopenhauer. Il a souffert de bipolarité aiguë toute sa vie avant de sombrer dans la folie en janvier 1889.

Maupassant a beaucoup lu Schopenhauer. Il a fait une tentative de suicide en janvier 1892 avant de sombrer dans la folie.

 Hitler a beaucoup lu Schopenhauer. Il avait son buste sur son bureau et avait emporté Le Monde dans les tranchées de la Grande Guerre. Après quelques années en politique, il s’est suicidé en avril 1945.

 Cioran a beaucoup lu Schopenhauer. Il a vécu comme un marginal toute sa vie, sans travailler, avec de graves crises d’insomnie, et a fait du suicide un thème central de son œuvre.

Houellebecq a beaucoup lu Schopenhauer. Il a souffert toute sa vie de dépression et en a fait un thème central de son œuvre.

La lecture prolongée et assidue de l’œuvre de Schopenhauer est une des expériences les plus destructrices qui soient. Elle sape l’espoir, la croyance en la spécificité de chaque individu, en l’utilité de l’action, en la réalité de valeurs morales et spirituelles. Elle laisse derrière elle un champ de ruines.



84 réactions


  • JL JL 26 septembre 2018 09:45
    « [La métaphysique] demeure donc immanente, non transcendante.
     
     Mais alors, la transcendance, qu’est-ce que c’est ?

  • Ben Schott 26 septembre 2018 10:02
     
    Merci pour ce moment, j’ai bien ri !  smiley
     
    Plus sérieusement, le philosophe le plus dangereux reste Bernard-Henri Lévy !
     


    • JL JL 26 septembre 2018 10:51

      @Ben Schott

       
      il faudrait préciser pour qui ou quoi, ce ou celui dont on parle est dangereux.
       
      Par exemple, BHL n’est pas plus dangereux que Soros, du point de vue de ceux qui n’ont pas les valeurs auxquelles je crois.

    • Ben Schott 26 septembre 2018 11:06

      @JL

       
      Oui, si vous voulez... On pourrait dire aussi que BHL n’était pas dangereux pour Soros, par exemple...
       
      Après je ne pense pas m’avancer beaucoup en disant que les Libyens ne partagent pas (ou plus) les valeurs de BHL...
       
      La guerre sans l’aimer, ça vient pas d’un haut gradé de l’État-major, mais de la pensée d’un philosophe (milliardaire).
       


    • JL JL 26 septembre 2018 11:54

      @Ben Schott

       
       ’’Après je ne pense pas m’avancer beaucoup en disant que les Libyens ne partagent pas (ou plus) les valeurs de BHL...’’
       
       Pareil pour Soros !!!

    • cétacose2 26 septembre 2018 14:22

      @Ben Schott
      Compte tenu des conséquences qu’engendre la lecture de Schopenhauer , il serait souhaitable d’obliger BHL à le lire ...sans modération...


    • Ben Schott 26 septembre 2018 18:12

      @cétacose2

       
      ... à poil en plein centre de Tripoli !...
       


    • Dom66 Dom66 26 septembre 2018 22:19

      @Ben Schott

      Moins cinq je sortait le même commentaire..donc +++..sauf que BHL se fait passer pour philosophe, alors qu’il n’est qu’une grosse m de  smiley


    • Gabriel Gabriel 27 septembre 2018 05:50

      @Ben Schott
      AH parce que c’est un philosophe ? Non vous plaisantez.... 


    • vesjem vesjem 27 septembre 2018 08:53
      @Dom66
      tu m’as enlevé le mot de la bouche

    • Dom66 Dom66 30 septembre 2018 11:10

      @vesjem
       smiley


  • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 26 septembre 2018 10:18
    Peut-être ne faut-il pas en faire une consommation excessive.

    J’ai lu Ethique, droit et politique et, en diagonale, L’art d’avoir toujours raison, j’y ai trouvé de faux airs des techniques de la désinformation

    Mais, au final, ce que j’ai retenu, c’est une citation trouvée dans un recueil, en forme de bouleversante confirmation

    L’homme est certes libre de faire ce qu’il veut, mais il ne peut vouloir ce qu’il veut

    C’était une de mes certitudes que je trouvais exprimée, avec une concision dont je n’aurais jamais été capable (17 mots)

    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 26 septembre 2018 13:16

      @Self con troll


      Ou l’inverse, il faut que je simule quelques situations pour arriver à conclure...

    • L'apostilleur L’apostilleur 28 septembre 2018 19:45

      @Cateaufoncel3 

      Vous pourrez trouver des confortations chez Avicenne « ...l’âme dépend dans sa connection avec l’Ange qui active sa connaissance » et chez Averroès qui pensait que « ...l’intellect est une substance séparée du corps quant à l’essence... et qu’il est possible qu’il n’y ait qu’un intellect commun pour tous »
      Mais pas chez Thomas d’Aquin qui croyait en diable et pour qui l’homme ne serait plus responsable de ses actes si sa volonté émanait d’ailleurs.
      Vous considérez-vous responsable ou irresponsable ?



    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 28 septembre 2018 19:56

      @L’apostilleur


      Ce qui est sûr, c’est que je ne sais pas plus d’où viennent mes envies que mes répulsions. Je ne commande ni les unes ni les autres, et je les contrôle pas davantage.

  • gaijin gaijin 26 septembre 2018 10:51

    " Pour Schopenhauer, il n’y a pas de métaphysique à proprement parler, toute philosophie authentique est cantonnée dans le cadre strict de l’expérience du monde qui nous entoure « 
    et bien en tant que chercheur spirituel et ésotériste je trouve qu’il a raison ....peut être pas du point de vue qui était le sien et sur lequel je ne m’étendrais pas mais du point de vue d’un réel qui ne serait pas soumis au diktats de la pensée aristotélicienne ......il n’y a qu’un seul monde ! pas d’opposition entre le naturel et le surnaturel ....mais une opposition entre le réel et ce qui ne l’est pas ( le mensonge , l’imagination .......)
    le réel est réel indépendamment du fait que tout de ce réel ne nous soit pas immédiatement perceptible ( en fait la plus grande partie ...) et indépendamment des croyances limitatives concernant le droit que nous aurions a y accéder ( voir a la rubrique positivisme contien ) ou des peurs inculquées par des religieux hypocrites .........dans les conquérants des 4 vents* un jeune shaman exprime la même chose » il ne voit pas les choses d’un autre monde ...non....seulement les choses de ce monde ....."
    * https://blogs.mediapart.fr/edition/cinemas-damerique-latine-et-plus-encore/article/160115/trilogie-documentaire-de-marie-arnaud-sur-les-guerisseurs-me


  • Étirév 26 septembre 2018 11:20

    Les plus dangereux sont souvent les plus misogynes.

    Il faut toujours citer Schopenhauer quand on parle du déraillement intellectuel que cause la dégradation sexuelle.

    Cet homme devait, naturellement, être le premier parmi les misogynes. Dans cette voie, il a été jusqu’au terme dernier de l’odieux.

    Voici le résumé de ses idées sur la femme :

    « Le seul aspect extérieur de la femme révèle qu’elle n’est destinée ni aux grands travaux de l’intelligence, ni aux grands travaux matériels.  »

    « La raison et l’intelligence de l’homme n’atteignent guère tout leur développement que vers la vingt-huitième année. Chez la femme, au contraire, la maturité de l’esprit arrive à la dix-huitième année. Aussi n’a-t-elle qu’une raison de dix-huit ans, strictement mesurée. Elles ne voient que ce qui est sous leurs yeux, s’attachent au présent, prennent l’apparence pour la réalité et préfèrent les niaiseries aux choses les plus importantes. Par suite de la faiblesse de leur raison, tout ce qui est présent, visible et immédiat, exerce sur elles un empire contre lequel ne sauraient prévaloir ni les abstractions, ni les maximes établies, ni les résolutions énergiques, ni aucune considération du passé ou de l’avenir, de ce qui est éloigné ou absent… Aussi, l’injustice est-elle le défaut capital des natures féminines. Cela vient du peu de bon sens et de réflexion que nous avons signalé, et, ce qui aggrave encore ce défaut, c’est que la nature, en leur refusant la force, leur a donné la ruse en partage, de là, leur fourberie instinctive et leur invincible penchant au mensonge.  »

    « Grâce à notre organisation sociale, absurde au suprême degré, qui leur fait partager le titre et la situation de l’homme, elles excitent avec acharnement ses ambitions les moins nobles, etc. On devrait prendre pour règle cette sentence de Napoléon 1er : « Les femmes n’ont pas de rang  », etc.

    Voyons maintenant ce que valait Guy de Maupassant

    Parmi les modernes, il est peu d’hommes qui aient mis plus cyniquement en évidence leur dégradation sexuelle que cet auteur.

    A trente ans, il écrivait dans le Gaulois ceci :

    « Je ne sais quels cris d’animaux imiter, quelles contorsions de singe, quelle gymnastique exécuter, pour exprimer à l’inénarrable joie, la prodigieuse envie de rire qui m’a tordu pendant deux heures en songeant à cette adorable idée !

    « Hein ? La tâtons-nous là dans toute son incapacité, dans toute sa bêtise originelle et triomphante, dans toute sa grandiose niaiserie, l’intelligence des citoyennes libre-penseuses.

    « Est-ce beau ? surprenant ? stupéfiant ? Plus on y pense, moins on s’en lasse ! Plus on creuse, plus on réfléchit, plus on imagine les conséquences, plus on demeure abasourdi et délirant de gaîté.

    « Votez, oh ! oui, votez. Oh oui ! soyez indépendantes, citoyennes, car nous rirons, nous rirons, nous rirons, en dussions-nous mourir, ce qui serait, du reste, la seule vengeance dont vous puissiez vous enorgueillir.  »

    « Allons, levez vos boucliers, guerrières, ça ne sera jamais qu’une levée de jupes !  »

    A quarante ans, il mourait fou chez le Docteur Blanche.

    La misogynie est le premier mot de la folie.

    C’est Guy de Maupassant qui écrivit un jour « qu’on pouvait douter que la femme fût la femelle de l’homme, tant elle pensait différemment de lui.  »

    En effet, quelle femme parlerait comme le faisait cet homme ?

    Ceux qui vivent…


    • baldis30 26 septembre 2018 11:27

      @Étirév
      bpnjour,

      en complément n’est-ce pas Schopenhauer qui déclara :

      « la femme est un être aux cheveux longs et aux idées courtes »

      Dans ce cas on comprend bien des choses ... mais la citation va faire jaser sur AVX !


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 13:42

      @Étirév


      D’accord. Mais qui en a fait des misogynes. La plupart du temps : leur mère,.......

    • gaijin gaijin 26 septembre 2018 13:45

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      d’accord mais qui a fait de ces mères des maltraitantes ?
      leurs pères ......
      et ainsi de suite depuis qu’un dieu pervers a chassé les hommes du jardin d’éden ............

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 14:02

      @gaijin


      L’éternelle histoire de la poule et de l’oeuf. Freud avait un gros problème avec sa mère puisqu’il n’est pas allé à son enterrement. L’époque était aussi très patriarcale et la femme dans les représentations picturales, cette goule ou méduse qui castrait l’homme et qu’il fallait vaincre comme Persée pour s’élever et faire carrière. Séductrice et dévoreuse. Nous sommes toujours dans un cadre duel : moi ou l’autre. L’orgueil et la parano rodant. Il s’agissait d’être sérieux de définir "clairement le mal pour le vaincre. A tel virus ou bactérie, tel vaccin. Désigner la femme (ou le juif son équivalant pleurnichard) comme parfait bouc émissaire des malheurs consistait à penser comme les hussards ou les prussiens. A chaque problème, une solution radicale,.... Sans comprendre que cette haine n’était que la projection de leur propre faiblesse. Si on baisse la garde, on est foutu. (relisez Buzatti : le désert des tatares). 

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 14:13

      Ce n’est pas par hasard que le premier qui a dénoncé les horreurs du nazisme qu’il sentait venir était : THOMAS MANN. Qui a justement écrit un très bon livre sur Hermès. (Les métamorphoses d’Hermès)). Un homme qui est plus à l’aise avec sa composante féminine est toujours plus solide et moins susceptible de voir le monde en bien ou mal. Mais perçoit toute sa complexité. Le problème. Le premier objet d’attachement (on verra avec l’homoparentalité) est toujours la mère et par conséquent la première visée en cas de blessure narcissique (le père de Schopenhauer se serait suicidé,...pourquoi,... ?).


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 14:32

      @Self con troll


      je ne comprends pas tout. Mais Freud a eu un grand tort. Axer sa théorie de la névrose féminine en la définissant comme : l’envie du pénis (ce qui au passage lui permettait de se grandir étant du côté de ceux qui en possédait un) fut sa plus grande erreur. Son phallocentrisme. La seule manière pour la femme de compenser cette absence (comme si elle n’avait pas un sexe propre, juste une blessure, une absence de : o ou un) était d’avoir un bébé. Et voilà les féministes de s’engouffrer dans ce qui n’était encore qu’une duperie. Je les entendu hier sur les plateaux. Vous savez, c’est terrible de ne pas avoir d’enfant quand on en désire u. quel argument pervers en y réfléchissant bien. L’enfant et son avis sur la question étant clairement dénier. A propos de suicide. La seule fois où j’au pu y penser, c’est en m’identifiant à un enfant élevé par deux homos. Le cauchemar absolu,... Désolé de révéler cela,... et je ne suis pas la seule à l’avoir pensé, je vous assure,...Mais cela, les médias : bouche cousue..

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 14:35

      @cassini


      Exact, les psys de constater qu’en majorité les femmes sont plus mûres que les hommes. 

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 15:12

      @Self con troll


      Se poser la question de nos origines est essentielle au développement de la créativité, de l’intelligence, de l’ouverture aux autres,... La fameuse scène primitive est bien le SOCLE sur lequel se bâtit la personnalité,..... Si je sais d’où je viens, la question de notre destination dans la vie ne nous taraude plus. Tout devient logique et limpide. Ce qui est plutôt rassurant. Les LGBT sont bien plus « toxiques » que Schopenhauer. Je n’aime pas du tout Trump mais comme par hasard, l’Amérique se porte mieux,.....depuis que le Lobby LGBT a moins de pouvoir.....

    • Sergio Sergio 26 septembre 2018 18:56

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.


      « depuis que le Lobby LGBT a moins de pouvoir.....  »

      Ce serait le fantasme de Marcel Campion ! Au fait Mélusine, c’est une supervision que vous nous faites ?

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 19:03

      @Sergio


      Ne me comparez pas à Campion. Lui, c’est un anti-homo primaire, ce que je ne suis pas. Mais certaines limites me semblent dépassée. Et les LEBENSBORN avaient déjà été expérimentté par Hitler. En Indonésie, émission sur ARTE. Usine à bébés. Des femmes Enceintes l’une à côté de l’autre attendant acheteur potentiel. Si cela vous laisse insensible et ne franchit pas votre seuil de TOLLE RANCE. Chacun ses limites. 

    • cétacose2 26 septembre 2018 19:06

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      ... les femmes sont plus mûres"...et souvent un peu ...blettes...


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 19:08

      @cétacose2


      Le haut niveau de votre commentaire aurait tendance à confirmer l’étude.

    • cétacose2 26 septembre 2018 20:27

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      .....non ,non ,je ne pensais pas à Brigitte Trogneux !


    • osiris 26 septembre 2018 21:25

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

       Plus mûre peut être pour certaines choses et à un certain âge mais moins rationnelle pour d’autres et peut être pour tout âge, parce que chez la femme pensent -on généralement l’émotion prime sur la raison.

       D’où le refus du vote pour les femme (elles votent pour les curés et l’obscurantisme) de la part de nos anciens révolutionnaires et socialistes


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 21:29

      @osiris

      Paraît-il que malgré le fait que je suis d’apparence très féminine, je pense comme un homme. Ne confondez pas émotion et intuition. Et le rationalisme borné mène souvent à la paranoïa. 

    • osiris 26 septembre 2018 21:39

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

       Vous avez raison de dire qu’il ne faut pas confondre émotion et intuition ,mais en l’occurrence lorsque je lis vos commentaires j’y perçois intuitivement plus d’émotion que d’intuition comme une certaine névrose homophobique. Excusez moi ,si je vous ai offensé mais c’est mon intuition et le fond de ma pensée.


    • Henry Canant Henry Canant 27 septembre 2018 00:01

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Ça, pour être mûre de chez mûre, tu nous le prouves à chaque de tes interventions.


    • Sergio Sergio 27 septembre 2018 08:53

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Je voudrai préciser que je ne vous compare absolument pas à Campion. Pour ce qui est de l’expression ’ supervision ’, vous me faites penser, en référence à votre présentation, à notre régulateur clinique, ce Monsieur étant comme vous, psychologue et en particulier en ce qui le concerne, à orientation ’freudienne’. Pour mes limites, je l’avoue, je les repousse au quotidien et j’estime que j’en ai le mérite. Je suis désolé.

      Cordialement

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 27 septembre 2018 10:38

      @Self con troll

      il y a 4 pervers pépères qui me haïssent sur ce Site et comme on le dit : je m’en bats la coloquinte de toux. Merci de m’avoir lue. Effectivement j’effectue un travail de tri dans l’oeuvre freudienne et jungienne. Cela me semble nécessaire, car cela nous permettra d’avoir au moins quelque chose de tangible à offrir en testament aux jeunes qui vont nous suivre.

  • Arthur S Bécassine 26 septembre 2018 11:52
    Moi j’aime bien Arthur Schopenhauer, parce qu’il a dit dans Parerga et Paralipomena :

    « Le monde n’est pas une fabrique et les animaux ne sont pas des produits à l’usage de nos besoins. »

    et aussi

    « Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous. »

    Et moi, plus je connais les hommes, plus j’aime mes chats (et Schopenhauer).

  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 12:37

    Tiens, chez moi cela a eu l’effet inverse. Comme la lecture de Platon ou même Freud ou en plus satyrique : L’or d’Apulée. Aucune illusion à se faire sur l’humain, il est fondamentalement guidé pas ses bas instincts, égoïstes, vit dans l’illusion et la recherche de plaisir, est soumis à ses passions. s’il se socialise, c’est pour avoir plus chaud, mais comme le hérisson, pas trop proche malgré tout. Et de constater que c’était effectivement globalement vrai. Et cet éclairage sur le monde a eu l’effet inverse. Comme en regardant un plan de route. Sachant cela, construit ton propre chemin en évitant les écueils. Et vous seriez étonné comme les solutions alors tombent d’elles-mêmes quand le fruit est mûr. Raison pour laquelle l’enseignement hermétique me semble le plus à même de nous aider dans la vie en évitant les chausses trappes. Le rire étant encore la meilleure échappée. Quelle farce,...alors autant « jouer » avec celle-ci. 


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 12:41

    De tous les dieux, mercure est le plus malin et clairvoyant. Comme la chanson de Brel. CA VA : 

    Prologue : 
    Un jour le Diable vint sur terre, un jour le Diable vint sur terre 
    pour surveiller ses intérêts, il a tout vu le Diable, il a tout entendu 
    et après avoir tout vu, après avoir tout entendu, il est retourné chez 
    lui, là-bas. 
    Et là-bas on avait fait un grand banquet, à la fin du banquet, il s’est
    levé le Diable, il a prononcé un discours et en substance il a dit ceci,
    il a dit :

    Il y a toujours un peu partout
    Des feux illuminant la terre ça va
    Les hommes s’amusent comme des fous
    Aux dangereux jeux de la guerre ça va
    Les trains déraillent avec fracas
    Parce que des gars pleins d’idéal
    Mettent des bombes sur les voies
    Ça fait des morts originales
    Ça fait des morts sans confession
    Des confessions sans rémission ça va

    Rien ne se vend mais tout s’achète
    L’honneur et même la sainteté ça va
    Les États se muent en cachette
    En anonymes sociétés ça va
    Les grands s’arrachent les dollars
    Venus du pays des enfants
    L’Europe répète l’Avare
    Dans un décor de mil neuf cent
    Ça fait des morts d’inanition
    Et l’inanition des nations ça va

    Les hommes ils en ont tant vu
    Que leurs yeux sont devenus gris ça va
    Et l’on ne chante même plus
    Dans toutes les rues de Paris ça va
    On traite les braves de fous
    Et les poètes de nigauds
    Mais dans les journaux de partout
    Tous les salauds ont leur photo
    Ça fait mal aux honnêtes gens
    Et rire les malhonnêtes gens.
    Ça va ça va ça va ça va



  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 12:49

    La majorité des philosophes étaient misogynes. Excepté : Pythagore. l’enseignement de Thot Hermes, Philon,....


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 12:53

    Hermès trismégiste a cet avantage d’échapper à cette dualité mortifère et suicidaire. Le dieu ayant les attributs des deux sexes. C’est la dualité du raisonnement du philosophe qui est suspecte.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 12:58

    tiens, je viens seulement de remarquer que nous sommes mercredi (jour de mercure). 


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 14:22

    La dualité est propre aux périodes de changement de civilisation. Comme s’il était nécessaire de bien définir un ennemi pour survivre au chaos. Freud (qui était un peu misogyne, mais pas tant que cela puisqu’il a donné crédit aux histoire des hystériques au lieu des les enfermer dans les hôpitaux psychiatriques où il estimait qu’elles n’avaient pas leur place) parlait de narcissisme des petites différences pour expliquer les guerres et les conflits. Le narcissisme des petites différences est un concept d’abord utilisé par SigmundFreud dans Malaise dans la civilisation pour expliquer les oppositions qui surgissent entre des individus ou des groupes que les tiers considèrent comme identiques ou similaires.


  • Christian Labrune Christian Labrune 26 septembre 2018 14:25
    J’ai dans un coin de ma bibliothèque la plupart des oeuvres de Schopenhauer ; je suis loin d’avoir tout lu et il y a plus de vingt ans que je ne les ai pas ouvertes, mais je suis encore vivant et j’ai toujours trouvé qu’un certain pessimisme de cet auteur était un souverain remède contre toute forme de mélancolie : le monde est un sacré merdier, et l’homme la pire des sales bêtes. Quand on a compris ça, on va tout de suite mieux.

    Votre article me donne très envie de passer une heure ou deux à relire Schopenhauer en fumant des cigares. Cela me paraît tout de même moins dangereux que le saut à l’élastique !

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 14:38

      @Christian Labrune


      effectivement. Cela dépend de l’époque où on le lit. Surtout à la sortie de l’adolescence et au moment où on prend conscience de la réalité du monde. Une aspirine peut être efficace un jour et tout à fait inopérante à un autre. 

  • Taverne Taverne 26 septembre 2018 14:26

    Chez Schopenhauer, l’art de convaincre, c’est l’art de vaincre les cons. L’art d’avoir raison ne nécessite pas de convaincre toujours, vous pouvez vous persuader d’avoir raison tout seul et vous êtes alors un con vaincu par vous-même.


  • Claudec Claudec 26 septembre 2018 17:26

    La métaphysique est le pur produit de la spiritualité, cette faculté propre à l’être humain, par laquelle il tente de s’expliquer ce qui le dépasse et de calmer ainsi ses angoisses existentielles.

    Ce qui n’a pas empêché que se développe les sciences et les techniques.

  • L'enfoiré L’enfoiré 26 septembre 2018 18:26
    Un conseil ne lisez pas Shoppenhower.
    LIsez plutôt du Roland Barthès

  • Reiki 26 septembre 2018 18:46

    Mdr ^^ Sérieux les gars après la journée que viens d’avoir. Vous lire es salutaire, merci encore smiley


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 18:53

    L’expression, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Celle-ci ne devait pas souvent fonctionner à l’époque qui ne l’oublions était très phallocrate et attachait de l’importance à l’idéal du Moi et les codes d’honneur. L’homme devait faire ses preuves et ne pouvait déchoir. Les blessures narcissiques étaient à vif. Les rivalités, les compétitions entre hommes très vives. On plaçait la barre très haut. L’humour vachard (Assiette au beurre). Certains de regretter cette époque, trouvant l’actuelle bien trop mollasse (lire : l’univers unidimensionnel de Marcuse). J’ai toujours été fascinée par cette époque. A tous les point de vue. Mais en vivant en l’an 2000, c’est toujours : idéalisé.


    • L'enfoiré L’enfoiré 26 septembre 2018 19:27
      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
       Idéaliser avec l’humour des mots tant que cela reste presque sérieux ou comme le font Thomas Gunzig et Bruno Coppens, me vont parfaitement.
      Les Cassandre n’ont qu’à bien se tenir  smiley  smiley smiley

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 19:34

      @L’enfoiré


      Sachez que je connais parfaitement la mère de Thomas Gunzig (par personne interposée,...). Ne lui parlez pas de moi, il ne sait pas qui je suis,....En général quand je suis invitée dans ce que je pourrais appeler le CLAN (CEux qui descendent de la lignée de GUY Debord, on me dit M. Surtout n’aborde pas la question homo. La moitié de me dire, tu as tout à fait raison sur le fond, mais c’est EXPLOSIF.

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 19:36

      @L’enfoiré


      Sachez que c’est eux qui sont mal à l’aise face à moi,...O.K. Un juif défendre les LEBENSBORN, ça la fout mal,....

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 19:39

      En plus si vous connaissez Gunzig, j’ai fait mon mémoire sur les problèmes de Scènes originelle" et la dyslexie, dysorthographie, dyspraxie..... ce qui est ENCORE PLUS EXPLOSIF que vous ne l’imaginez,....


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 19:06

    Pas de supervision. Mais si vous connaissez le mythe de Cassandre,....


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 27 septembre 2018 10:32

      @Self con troll


      je suis nulle en informatique. Déteste Facebook et floute à l’insu de mon plein gré mon profil. 

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 27 septembre 2018 11:23

      @Self con troll


      D’accord. Mais étant disons au courant de choses très dangereuses,...je ne veux pas prendre trop le risque d’être repérée,...Je n’ai que le choix de mentir sur mon profil. (28 assassinats autour de l’affaire Dutroux,...).

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 27 septembre 2018 11:35

      @Self con troll


      De toute façon, les gens ne veulent entendre que ce qui les arrange. J’ai un certain sens de l’éthique qui me pousse à dire certaine chose mais pas l’étoffe d’une héroïne comme Assange,...donc : lire entre les lignes,...Et tiens à préserver ma tranquillité. Qui sait, ma vie peut encore être utile,... ? 

  • Auguste Mouret Franck 26 septembre 2018 19:36

    Ce n’est pas la lecture de ces philosophes qui rend dépressif mais le contraire...

    C’est la dépression qui pousse à la réflexion à la lecture, au génie.

    Au sujet de votre notion de « progrès » :

    Plus nous progressons et plus il y a de catastrophes.

    Vous confondez à mon sens le progrès des hommes et le progrès des machines.



  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 19:43

    Les Cassandre pourraient pousser certains au suicide. Si on voyait l’horreur de monde actuel tel qu’il est. Non, je pense vraiment que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Et donc question dangerosité c’est discutable. La clairvoyance est-elle plus dangereuse que l’esprit moutonnier qui un jour peut conduire au nazisme....La question se pose. Mieux vaut un moindre mal qu’une catastrophe totale...


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 septembre 2018 21:25

    Je préfère mille fois la fréquentation de personnes qui nous ouvrent les yeux sur le monde et nous aident à vivre dans celui-ci que ceux qu nous en évadent par un optimisme maniaque ou bisounours : mais non, tu vois tout en noir,...Non je vois clair. C’est toute la différence. Quant au reste je me fais mon propre jugement par l’’expérimentation. Et cela m’a particulièrement réussi.


  • covadonga*722 covadonga*722 26 septembre 2018 22:25

    yep , a voir l’état mental des lecteurs de philosophe on se dit que leur absence eu épargné bien des déboires à l’espèce humaine .

    Aussi paraphrasons le camarade Andréas Baader :

    on ne discute pas avec un philosophe , on tire dessus !

  • tiers_inclus tiers_inclus 26 septembre 2018 23:31

    « l y a dans ces quelques formules toute l’explication du caractère réellement nocif de la philosophie schopenhauerienne »

    Pour faire court, vous n’avez pas compris Schopenhauer. Notamment, sa philosophie n’invite personne au suicide bien au contraire. Son constat est l’apparition de la souffrance à cause de la « volonté » forcément déçue, ses remèdes étant l’esprit de l’art, la compassion, l’extinction de son vivant de cette volonté. En revanche il pose la question : cela vaut-il la peine d’être né ?

    Quant à l’absence de transcendance, il évoque son inatteignabilité et rappelle à la manière de Wittgenstein les limites de l’entendement et du dicible. Rien de nocif ici, on retrouve la pensée bouddhiste, qui ne prône pas non plus le suicide car fuir une illusion c’est l’entériner.

    Le bouddhisme offre une libération ultime dans l’extinction du karma que l’on peut apparenter à la volonté de Schopenhauer. Et cette libération, le nirvana donc, n’est pas non plus transcendantale, car inaccessible, c’est pour cela que Bouddha se tait à un moment.
    Elle n’est pas transcendantale car elle n’est ni intérieure, ni extérieure.

    De la même manière les expériences « mystiques » de rencontre de Dieu, ou de chaleur universelle, que l’on peut éprouver dans la méditation restent des illusions, des leurres et pourtant elles ont la saveur transcendantale.

    Elles sont encore immanentes. Les remèdes proposés par Schopenhauer sont apparentés à ceux proposés par le bouddhisme, la différence étant que Schopenhauer n’offre pas la perspective du nirvana ou d’une quelconque libération, mais mener une vie, une orthopraxie schopenhauerienne peut d’un point de vue bouddhiste conduire à cette libération.

    Toujours rien de nocif ici.


  • xiyih@bit-degree.com 27 septembre 2018 00:18

    une provocation en soit ? car nous sommes cloisonne a une seule logique de l action reaction, et nos pensees ne peuvent s inscrire que ds cette logique mortifere ? si l eternite etait notre quotidien , un paradoxe en soit, nous serions enferme ds la meme logique, mortifere, encore un paradoxe ? car une seule seconde de notre existance pourrait-elle avoir un sens, ou finalite ? une telle affirmation est salutaire, car la phylophie ne peut que construire de l existanciel a partir du neant, merci Mr Schopenhauer


  • Claude Simon Claude Simon 27 septembre 2018 07:36
    Conscience sans science ne serait que mort de l’intelligence.

    La dépression, réduction de la taille du cerveau, carence des mangeurs de noix, entre autres, n’est pas l’apanage du philosophe.


    La métaphysique n’est là que pour se jouer de l’imposture du pata-physicien.

  • lagnose 27 septembre 2018 09:01
    Thèse - Antithèse - Synthèse

    Pour Schopenhauer sa bête noire était Hegel, donc faite donc une synthèse entre les deux et vous aurez Le Livre des Sept Sceaux ( Le retour à l’Evidence ) Edition Lumière du Logos, 2001 ….

  • bonnes idées 27 septembre 2018 12:50
    Ce n’est pas parce que deux ou trois personnages ont fait un peu de dépression après avoir lu Schopenhauer que cela en fait un dangereux criminel mais surtout c’est la preuve que s’extirper de ce mensonge qu’est dieu entraîne inévitablement des conséquences à l’esprit.
    Le prochain article de l’auteur sera sans aucun doute un hommage aux milliards de personnes mortes au nom de dieu ainsi qu’aux millions de chevaux...

  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 27 septembre 2018 19:39

    j’ai malgré tout tendance à penser que nous ne choisissons pas nos lectures par hasard et que la tendance suicidaire pré-existait. Rien qu’à la lecture de Christian Nots j’aurais pu aussi me dire : à quoi sert encore de vivre alors que tout semble foutu. Simplement parce dans ma propre expérience de vie, c’est souvent au pied du mur ou face à une catastrophe que la solution est arrivée comme par enchantement, Comme une sorte de Deux ex machina. J’ai un certain faible pour ceux qui savent se relever même dans les pires situations. Probablement une forme de naïveté héritée de l’enfance,...et l’art de na pas trop se prendre au sérieux. Certains n’ont pas aimé ; La Vita es bella. Et pourtant quelle belle leçon de vie et de survie,...


  • Morologue 27 septembre 2018 23:00

    Faut-il écrire pareille c....

    ’Madness’ of Nietzsche was cancer not syphilis
    C’est vous dire si c’est de la bipolarité, comme ça raconte.

  • agent ananas agent ananas 28 septembre 2018 03:01

    Je croyais que c’était BHL le philosophe le plus dangereux ... Hein ? Quoi ? C’est un faussaire ? Il est vrai que c’est le seul filouzophe qui est enseigné nul part ... Peut être en Israël ?


  • ZEN ZEN 30 septembre 2018 11:34

    La métaphysique avait déjà été contestée par Kant

    Ce portrait à charge relève de la caricature
    Et ce n’est pas parce que Untel a lu tel auteur, que celui-ci a un pouvoir « nocif »
    Il y a des criminels qui ont lu la bible, des pervers qui ont lu Socrate, etc...
    Avez-vous vraiment lu Schopenhauer, que Nietzsche a lu et a dépassé ?..
    Lisez donc Clément Rosset, pour comprendre un pêu.

  • Montdragon Montdragon 30 septembre 2018 11:51
    La Nature en tant qu’elle-même ne propose ni progrès, ni transcendance, ni avenir ?
    L’Homme a besoin de subsumation pour avancer ?
    Vous pensez en réalité comme un ethnologue qui voit un temple dès qu’il voit un bâtiment imposant, en ne sachant comprendre la finalité de l’ouvrage.
    Franchement poser comme postulat que nous devons croire pour sortir de nous..pas d’acc.


  • Homphilo 30 septembre 2018 12:24

    Je lis tous ces philosophes et je n ai aucune suicidaire par contre je lis BHL et FINKIELKRAUT et j ai des envies trucidaires


  • Plotina Plotina 30 septembre 2018 16:16

    Les autres parties du monde ont des singes, l’Europe a les Français, cela se compense. Schopenhauer


  • alinea alinea 30 septembre 2018 16:22

    l

    Je m’inscris en faux ; je n’ai jamais lu Schopenhauer et je suis dans le même état que ceux que vous énumérez.
    Je pense que je vais lire Schopenhauer, dans un premier temps pour me conforter, puis me suicider, convaincue d’être dans le vrai. ( ce n’est pas du deuxième degré, même si je sais que le suicide n’est pas de ce ressort-là)

  • Plotina Plotina 30 septembre 2018 17:27
    Die andern Weltteile haben Affen ; Europa hat Franzosen. Das gleicht sich aus.

    Arthur Schopenhauer


  • pipolo 30 septembre 2018 20:58

    je connait un belge noir donc tous les Belges sont noirs tout le monde le sait !


  • Jean Keim Jean Keim 1er octobre 2018 08:33
    Penser à un poireau est une pensée sexuelle, maraîchère, culinaire, médicinale..., suivant notre penchant du moment.

    Quand on commence à percevoir ce qu’est le processus de la pensée, il n’y a plus rien à redouter des pensées des penseurs, en fait chaque être humain qui a vécu, vit et vivra est un être pensant, chacun pense avec ce dont il dispose.

    Quand Schopenhauer – qui a pensé – a dit que la philosophie se cantonne au monde, il aurait pu tout aussi bien dire que la pensée exprime exclusivement ce qu’elle sait, ce que la mémoire lui restitue, donc un contenu.
    Le suprême tour de passe-passe de la pensée est de penser qu’il y a un contenant, un penseur qui pense, si nous sommes attentifs au déroulement du processus de la pensée, il est possible de percevoir que la pensée vient avant l’impression que le penseur pense.

    Moi-je, ego, pensée, savoir, etc., et contenant ou penseur sont une seule et même chose qui a la réalité que nous lui accordons.



  • bonnes idées 3 octobre 2018 15:31

    Et puis ce n’est pas le livre qui vient à nous mais c’est sans aucun doute le contraire car si j’attends dans un supermarché mon rendez-vous chez le coiffeur un vendredi après midi j’irai volontiers vers cet espace de vie que l’on appel échange de livres et si je suis passionné par les voitures je prendrai ce livre alors qui si je suis envoûté par thoht je prendrai plutôt l’hermétisme. Dans ce cas là ce n’est pas le livre qui vient à moi mais bien moi qui vais à lui...


    • Jean Keim Jean Keim 3 octobre 2018 22:48

      @bonnes idées
      Oui, c’est en fait la pensée qui toujours (se) cherche à travers ce qu’elle connaît, elle tourne en rond dans son espace de savoir.


  • guid 30 novembre 2018 18:32

    Disclaimer : je suis actuellement en profond dépression existentielle.

    J’ai envie de dire la même chose que vous, les philosophes de l’absurde ont une influence primordiale sur mon humeur, et je ne sais pas pourquoi, mais je cherche une lumière dans l’ombre, puisque je suis précisément déprimé car leurs écrits font échos à mon angoisse profonde sur le sens de l’existence.

    Par contre, je ne serai pas aussi catégorique que vous sur le caractère « nocif » de Schopenhauer ou Cioran, j’ai lu de nombreux témoignages de personnes qui trouvent ces deux auteurs « revigorants ». Je veux bien les croire, même si moi je dois louper un truc : je souffre toujours et leur constats sur le non-intérêt de l’existence me rempli d’effroi.

    Bref, Schopenhauer, Cioran, pourquoi pas, mais pour un (vrai) dépressif, pas si sûr que ça soit le bon moment de les lire.


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