mardi 13 avril - par Jean Dugenêt

Dix ans de révolution et contre-révolution en Syrie

Depuis quelques semaines, les médias reviennent sur la situation en Syrie, après une période de silence, pour nous parler du dixième anniversaire de la "guerre". Mais ce qui a commencé dans le sud du pays en mars 2011 n'est pas une guerre. C’est une révolution. C’est peut-être la plus importante des révolutions parmi celles que les médias ont appelé le « printemps arabe ». Des millions de syriens et de syriennes, en particulier les jeunes, sont descendus dans les rues en défiant la dictature néolibérale féroce et corrompue qui est au pouvoir. La réponse du régime syrien était résumée dans le slogan « Bashar au pouvoir sinon on brûle le pays ». Et dix ans plus tard il en est encore ainsi. Bashar est resté au pouvoir, grâce à ses alliés, sur les décombres de ce qui avait été un grand pays. Mais la situation est loin d’être stabilisée.

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Voyons quelques chiffres pour apprécier le résultat de cette politique de la terre brûlée (Voir aussi : « Dix ans de guerre en Syrie : la politique de la terre brûlée ?  » Plus de la moitié de la population de la Syrie d’avant 2011 (21 millions d'habitants) a dû quitter son domicile : six millions sont partis à l'étranger et six millions ont changé de lieu de résidence dans le pays. Les infrastructures ont été détruites et Le PIB a baissé de 60%. Selon les données officielles, 85% de la population est pauvre et l'ONU estime que 60% des habitants ne mangent pas à leur faim. La pandémie a encore aggravé la situation et le régime est incapable de répondre aux besoins les plus élémentaires de la population. Ces dernières semaines, dans les villes sous contrôle du gouvernement, il y a eu des manifestations pour demander du pain. Les enseignants ne sont plus payés et de nombreuses familles ont dû cesser de scolariser leurs enfants parce qu'elles ne peuvent pas payer l’école. La Syrie est maintenant tellement économiquement dépendante que quelques jours après l’échouage du cargo « Ever Given » dans le canal de Suez, le régime a rationné l'essence parce que le pétrole en provenance d’Iran n’arrivait pas. 

Révolution et contre-révolution

La révolution en Syrie est probablement celle qui est allée le plus loin depuis 2011 au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Dans certaines régions le mouvement révolutionnaire a mis en place des institutions alternatives à celles de l'État : les conseils et comités de coordination locaux qui garantissaient des services à la population et assuraient la coordination des luttes. Une situation de double pouvoir apparaissait ainsi.

La répression avec laquelle le régime a répondu au soulèvement populaire a été immédiate. Il a envoyé des tireurs d'élite et des chars contre des manifestants pacifiques. La soi-disant « armée syrienne libre » n'est jamais intervenue. Un embargo sur les armes a été imposé par l'impérialisme alors qu’il ne s’est jamais appliqué pour le régime d’Assad. Les différents groupes armés se sont vendus au plus offrant pour survivre : Turquie, Qatar, Arabie Saoudite ou les Emirats Arabes Unis. Ceux-ci ont vu dans la révolution une menace pour leurs propres intérêts. Ils ont armé les groupes djihadistes que le même régime Assad avait libéré des prisons en 2011 dans sa politique du « moi ou le chaos ».

Une révolution victorieuse en Syrie aurait déclenché un cataclysme menaçant tous les acteurs régionaux et internationaux dans cette région stratégique par sa position centrale entre l’Asie et l'Europe. En particulier, des projets de gazoducs et oléoducs sont l’objet de convoitises et de concurrences entre grandes puissances. Ils permettraient de joindre l’Iran et la Russie ou l’Irak et l’Europe de l’Ouest. Malgré leurs différences, tous les acteurs étrangers ont agi, d'une manière ou de l'autre, contre la révolution. Ils ont mis en marche toutes les forces de la contre-révolution.

Le premier agent contre-révolutionnaire a été le régime de Damas qui a provoqué tout un catalogue d'horreurs : Une répression directe et brutale avec des chars et des missiles, des bombardements avec les « bombes barils » contre les quartiers, l'utilisation de la faim et du viol comme arme de guerre, les arrestations et la torture de masse, des centaines de milliers de civils tués, les attaques avec des armes chimiques...

Le second agent contre-révolutionnaire a été le djihadisme, qui a agi comme cinquième colonne dans les zones libérées, attaquant les comités et les milices populaires qui avaient émergé du processus révolutionnaire. Ce fut au départ une stratégie cynique et délibérée d’Al-Assad. Il a libéré de ses geôles des militants islamiques afin, qu’un soulèvement de groupes islamiques soit présenté comme plus important que l’opposition révolutionnaire et démocratique. Cela lui a permis d’intensifier sa répression en se présentant comme un défenseur de l’état de droit luttant contre un extrémisme islamique. Ce processus a pris de l’ampleur quand la Turquie, le Qatar et l'Arabie saoudite, se sentant menacés par une possible extension de la révolution, ont également agi comme une force contre-révolutionnaire en armant des groupes fondamentalistes et réactionnaires. Ce fut le terrible épisode de l’Etat Islamique qui a permis aussi l’entrée dans le conflit d’autres forces réactionnaires.

Les Etats-Unis contre la révolution

Les Etats-Unis ont pu alors intervenir. Entre 2013 et 2015, Barack Obama a voulu que les Etats-Unis se rendent maître de la situation. Il a refusé de négocier avec Al-Assad et il a tenté d’ouvrir une guerre par procuration  avec la stratégie déjà rodée en Afghanistan quand les américains avaient fait intervenir Ben Laden. Le schéma est connu : pour tuer une révolution, il faut créer des « terroristes islamiques » puis les combattre. L’affaire est bien entamée avec l’aide des alliés des américains que sont le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Emirats lesquels apportent leur lot d’islamiques auxquels s’ajoutent les prisonniers libérés par El-Assad. Les américains n’ont plus qu’à passer à la deuxième phase : combattre les islamiques. En 2015, les États-Unis ont débloqué 500 millions de dollars et ont conclu un accord avec la Turquie pour former un corps de 15 000 rebelles mais, cette fois-ci, l’opération a tourné au fiasco. En juillet et septembre 2015 seulement 120 hommes sont entrés en Syrie : le premier groupe est aussitôt attaqué par un groupe affilié à Al-Qaïda qui fait plusieurs prisonniers, le second remet une partie de ses armes aux djihadistes pour obtenir un droit de passage. Les combattants de cette « Nouvelle force syrienne » désertent ou font défection et à la mi-septembre, le chef de « l'United States Central Command », reconnait que seulement « 4 ou 5 » rebelles formés et équipés par les forces américaines combattent l'État islamique sur le terrain. Barak Obama s’est alors mis en retrait au moment où de nouveaux acteurs internationaux sont apparus.

Le 19 décembre 2018, Donald Trump ayant succédé à Barack Obama a annoncé le retrait des forces américaines. Il a précisé ensuite qu'environ 400 de ces militaires sont restés sur le terrain pour une courte période. Cependant, en 2017 et 2018, l’impérialisme américain a lancé des attaques aériennes avec la participation de la France et du Royaume-Uni en expliquant que l’état syrien avait utilisé des armes chimiques. Les services secrets en avaient la preuve a dit Emmanuel Macron pour convaincre les français. Ces attaques ont fait essentiellement des dégâts dans les populations civiles. Nous ne savons pas si ce sont des usines de production de médicaments ou des fabriques d’armes chimiques qui ont été détruites. Rappelons qu’en France les socialistes et EELV étaient favorables à cette intervention militaire.

Poutine, les ayatollahs et le Hezbollah contre la révolution

Après l’effacement des américains à la fin de 2015, la Russie, l'Iran et le Hezbollah ont garanti une aide militaire, politique et économique à Al-Assad. Ils ont lancé une offensive officiellement contre Daech mais qui visait surtout les groupes révolutionnaires en lutte contre le régime d’Assad. Ils ont déployé la grosse artillerie pour combattre l’Etat Islamique par d’intenses bombardements au détriment surtout des populations civiles qui ont payé un lourd tribut en pertes humaines et en destructions massives. C’est à ce prix que Bashar El-Assad est toujours en place. Un article du monde commente  : « Le président russe a parfaitement compris que le retrait ostensible des Etats-Unis hors du Moyen-Orient lui offrait le privilège de restaurer, à partir de cette région, un statut de superpuissance disparu avec l’URSS » et il précise l’objectif des interventions russes en Syrie : « Il s’agit de briser les derniers ressorts d’une population civile, privée de soins comme de nourriture, afin de contraindre la résistance locale à la capitulation ». Il s’agit bien d’écraser révolution syrienne.

Le rôle joué par la grande majorité des organisations réformistes et staliniennes (PC et PS) est allé lui aussi dans le même sens. Sous les préceptes affichés du stalinisme ou du chavisme couvert par un faux anti-impérialisme, ils ont tourné le dos à la révolution syrienne. Ils ont même parfois approuvé le régime d'Al-Assad ou les bombardements de Poutine et de l’Iran en expliquant qu’ils s’attaquaient ainsi à l’impérialisme américain. Cette politique a eu le même impact sur le processus révolutionnaire. Elle a contribué à isoler les courants progressifs qui étaient ainsi attaqués sur tous les fronts. A aucun moment ni les uns ni les autres n’ont envisagé d’armer la population pour qu’elle assure sa défense avec ses propres milices.

Cette aide à la contre-révolution venant de Poutine, des ayatollahs et du Hezbollah est saluée par nombre d’organisations et de personnalités « de gauche » comme une victoire. Personne ne demande, à ce sujet, l’avis des syriens ; de ceux qui sont en prison, en exil ou dans la misère.

Voir notamment « Syrie : la société civile russe vilipende la politique de Poutine  »

« Un rapport publié vendredi dernier par plusieurs activistes et organisations basés en Russie dénonce pour la première fois les exactions commises contre la population syrienne au cours de ces dix dernières années par toutes les parties impliquées dans le conflit et aspire à sensibiliser l’opinion publique locale sur les crimes perpétrés ou appuyés par Moscou. »

Le Kurdistan syrien et le projet d’autonomie kurde

Au début, les kurdes ont participé au processus révolutionnaire. Ils ont créé leurs comités locaux. Mais la coordination entre les comités kurdes et les arabes n'a pas duré longtemps, car les groupes d'opposition syriens ne voulaient pas reconnaître le droit à l'autodétermination des kurdes. C’est un problème qui revient dans de nombreux processus révolutionnaires. L’espoir de l'opposition arabe que la Turquie, principal ennemi du peuple kurde, aiderait la révolution a fini par exclure la plupart des kurdes du processus. Une alliance militaire entre l’opposition à Al-Assad et les kurdes aurait pu être décisive.

Le régime devait concentrer toutes ses forces militaires dans la répression de la révolution dans les grandes villes comme Alep, Homs, Hama ou la périphérie de Damas et il ne pouvait pas se permettre d'ouvrir un nouveau front devant les kurdes. Il pouvait seulement laisser une présence limitée dans certaines villes comme Qamishli et Hassakah. Les kurdes ont voulu obtenir une autonomie par une troisième voie : ni avec la révolution ni avec le régime. Mais le résultat de cette politique a été catastrophique. Après avoir envahi Afrine en mars 2018, la Turquie a procédé à un véritable « nettoyage ethnique » contre les kurdes et la communauté yédidie dans le nord de la Syrie. Al-Assad a ensuite consolidé sa victoire. Il a refusé de faire des concessions au PYD (Parti de l’union démocratique syrien) et n’a même pas reconnu la moindre autonomie aux kurdes. Poutine est maintenant celui qui décide mais la survie du régime syrien est incompatible avec la reconnaissance d’une identité kurde.

Que faire ?

La révolution a été écrasée dans le sang dans des conditions comparables à ce que fut la semaine sanglante de la Commune de Paris. Il y a eu plus de 388 000 morts. Le décompte des massacres est épouvantable. Il reste des dizaines de milliers de prisonniers détenus ou disparus dans les geôles du régime. Il y aura, dans ces conditions, assurément un recul du mouvement ouvrier. Cependant, la situation n’est pas stabilisée. Les causes profondes qui ont conduit à la révolution syrienne se sont aggravées et le régime dépend maintenant du soutien financier et militaire de la Russie et de l’Iran. Al Assad ne peut pas résoudre les graves problèmes économiques et, malgré la répression permanente, les manifestations continuent ici et là contre le coût élevé de la vie, les pannes de courant et le manque de services élémentaires.

Une fois de plus, la grande leçon à tirer est qu’il faut un parti et une internationale révolutionnaire. C’est ce qui a manqué pendant tout le conflit pour mener la politique juste en Syrie et dans les autres pays :

  • Bas les pattes devant la révolution syrienne !
  • Non aux interventions étrangères en Syrie !
  • Dehors tous les agresseurs qui se présentent comme des libérateurs !
  • Armement de la population pour qu’elle assure sa défense avec ses propres milices !

A l’heure du bilan, il faut aussi souligner qu’il est maintenant prouvé que les Etats-Unis et la Russie sont deux puissances capitalistes réactionnaires qui sont tout autant disposées l’une que l’autre à écraser toute tentative de révolution socialiste. L'amitié qu'affiche Poutine à l'égard d'Achar El-Assad est significative de la politique ultra-réactionnaire des deux comparses. Le fait que maintenant ce soit la Russie de Poutine qui gère la situation en Syrie montre cependant un changement dans cette région. Le tableau d’ensemble où on voyait l’Iran encerclée par la puissance américaine avec des bases militaires dans tous les pays avoisinants est légèrement différent. La Russie de Poutine vient maintenant faire concurrence aux Etats-Unis, au moins dans cette région du monde, au moment où Joe Biden réaffirme la volonté de voir les USA continuer à dominer le monde.

Dans la diaspora, les réfugiés s'organisent et mènent des campagnes contre les crimes de guerre commis par le régime. Ils arrivent à se faire entendre en Allemagne ou en France, tout en continuant le combat pour la libération des prisonniers politiques. Ils mènent des campagnes comme celles des Familles pour La liberté ou l’opération César, que nous soutenons.

C'est une course contre la montre, parce que les grandes plateformes des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et YouTube effacent sous des prétextes de « Contenu violent ou inapproprié » des milliers de vidéos et d'articles. Nous devons préserver les millions de messages, œuvres d'art, slogans, chansons qui portent témoignage d'une révolution qui doit rester une référence. Il faut faire surgir la vérité. Ces témoignages seront utiles dans les batailles à venir. Voir notamment : « TRIBUNE | Dix ans de propagande en Syrie : une page d’histoire qui reste à écrire »

Nous devons continuer à soutenir la révolution en réclamant :

  • Amnistie générale et Libération de tous les prisonniers !
  • Soutien à l’accueil des réfugiés dans tous les pays d’Europe !
  • Soutien aux associations de la diaspora qui luttent pour la liberté en Syrie (« Familles pour la liberté », « Opération César ») !

 

 

Jean Dugenêt,

Je me suis inspiré d’un article de Cristina Mas publié dans « Lucha Internacionalista » revue de l’UIT-QI (Union Internationale des Travailleurs – Quatrième Internationale) et des informations du groupe Facebook « France Syrie démocratie »

 



293 réactions


  • Lampion Séraphin Lampion 13 avril 16:01

    Pauvres Syriens !

    Leur seul tort est d’habiter dans un verrou géostratégique qui est une clé décisive pour le développement des intérêts américains, russes, chinois, turcs et européens.

    Les rapports de forces entres les classes sociales locales ne pèsent pas très lourd là-dedans, si ce n’est pour être manipulées les unes et les autres, et parfois sans que le gros des troupes s’en rende bien compte, comme en France en Mai 68.


    • sirocco sirocco 13 avril 16:40

      @Séraphin Lampion

      Sans oublier que la Syrie est un territoire prévu dans le Grand Israël.


    • Lampion Séraphin Lampion 13 avril 17:27

      @sirocco

      Israël ? C’est le 51ème état !


    • Gégène Gégène 13 avril 20:27

      @Séraphin Lampion

      et le 28ème !!!


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 avril 20:49

      @Séraphin Lampion
      Je ne pense pas que l’entrée de masses populaires en rébellion soit le résultat de sournoises manipulations dont les acteurs eux-mêmes ne seraient pas conscients. La plupart du temps elles surprennent tout le monde. Ce fut d’ailleurs le cas ici comme en Egypte et en Tunisie. Il ne manquait pas d’ailleurs de racistes divers pour affirmer que ces « islamistes arriérés » étaient bien incapables de se révolter contre l’ordre établi contrairement à...


    • JPCiron JPCiron 13 avril 22:04

      @Séraphin Lampion
      .
      Israël ? C’est le 51ème état !>
      .
      Ou peut-être le premier ?


  • samy Levrai samy Levrai 13 avril 16:31

    Croire que les révolutions de couleurs américaines soient des révolutions populaires, il fallait oser... belle réécriture de l’Histoire venant directement des merdias ( qui appartiennent à qui déjà ?) .


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 avril 17:49

      @samy Levrai
      Considérez-vous que la révolution syrienne est en rapport avec « les révolutions de couleurs américaines » ?
      N’est-elle pas plutôt en rapport avec les autres révolutions arabes de 2011 (Tunisie, Egypte, Yemen) ?


    • Attila Attila 13 avril 19:05

      @Jean Dugenêt
      « The U.S. has no evidence to confirm reports from aid groups and others that the Syrian government has used the deadly chemical sarin on its citizens, Defense Secretary Jim Mattis said Friday. »
      Les Etats-Unis n’ont aucune preuve que le gouvernement syrien ait utilisé du gaz mortel Sarin contre sa population ; a déclaré le Secrétaire à la Défense Jim Mattis.
      Lien
      .
      Jean Dugenêt, vous propagez des gros mensonges de la propagande de guerre occidentale.

      .


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 avril 19:34

      @Attila
      « Jean Dugenêt, vous propagez des gros mensonges de la propagande de guerre occidentale. »

      Il est en effet tout-à-fait possible qu’il n’y ait pas eu d’utilisation d’attaque au gaz. Il faut toutefois considérer deux épisodes. Le début de la révolution (entre 2011 et 2014) et la période des frappes aériennes de l’OTAN (je crois que c’était en 2018) venant des américains avec la complicité de la France (Macron) et du Royaume-Uni. Je pense que la citation que vous donnez concerne cette seconde période. C’est le moment où les USA sont nettement en retrait par rapport aux évènements en Syrie après leur fiasco (je donne des indications dans l’article). Ils se sont en fait retirés. Poutine en profite pour intervenir afin de faire apparaître la Russie comme une grande puissance. Cela chatouille évidemment « l’Amérique profonde ». Les frappes aériennes sont une sorte de baroud d’honneur visant à faire croire que les USA n’ont pas abandonné le terrain. A ce moment, il est fort probable en effet que l’histoire du « gaz mortel sarin » est à mettre dans le même sac que « les armes de destructions massives » pour l’Irak. C’est un des points sur lequel je n’ai sans doute pas été assez précis dans l’article. Mais, s’il avait fallu que je détaille tout j’aurai dû écrire un livre.


    • Attila Attila 13 avril 19:43

      @Jean Dugenêt
      C’est vous qui avez écrit cela :
      « Le premier agent contre-révolutionnaire a été le régime de Damas qui a provoqué tout un catalogue d’horreurs : Une répression directe et brutale avec des chars et des missiles, des bombardements avec les « bombes barils » contre les quartiers, l’utilisation de la faim et du viol comme arme de guerre, les arrestations et la torture de masse, des centaines de milliers de civils tués, les attaques avec des armes chimiques... »

      .


    • V_Parlier V_Parlier 13 avril 20:38

      @Attila
      Avec les trotskos il ne faut jamais s’étonner de cela. Ils ont toujours fait ça dans l’histoire, et ils continueront de plus belle aujourd’hui. Un peu à la mode de Plénel qui publiait des vidéos quasiment pro-daesh à l’époque où c’était de bon ton (car ce n’était encore qu’en Syrie).


    • @V_Parlier

      Exact !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 avril 20:43

      @Attila
      Oui, en effet c’est bien moi qui est écrit cela. Il s’agit là des premières attaques d’El-Assad pour écraser la révolution. Comme je l’ai dit, il s’agit de la première période (entre 2011 et 2014). Il n’y a jamais eu de démenti à ce sujet. Si vous en avez, je suis prêt à en tenir compte.
      Cela n’a aucun rapport avec les prétendues attaques chimiques de 2017 ou 2018 qui ont servi de prétexte aux américains (avec les français et les anglais) pour lancer des frappes aériennes. J’ai d’ailleurs nettement laissé entendre dans l’article que l’argument de Macron était bidon.


    • JC_Lavau JC_Lavau 13 avril 22:29

      @V_Parlier. J D est au service de la propagande israélienne.
      Il est brûlé à jamais.


    • Attila Attila 13 avril 23:55

      @Jean Dugenêt
      Ce sont les « rebelles » qui ont commencé à tirer sur les policiers syriens et à les abattre. Le peuple syrien en témoigne . . . vous savez, ce truc, le peuple : il a réélu Bachar-al-Assad à plus de 80%.
      « Les rotatives de la propagande ont longtemps accrédité la fable d’une guerre civile opposant un régime sanguinaire à une opposition démocratique. Mais tout le monde a compris que la réalité du conflit syrien, depuis dix ans, c’est la lutte qui oppose un conglomérat terroriste sponsorisé et une armée nationale qui défend son pays contre l’invasion étrangère. »
      Bruno Guigue

      .


    • roman_garev 14 avril 10:37

      @samy Levrai
      « Croire que les révolutions de couleurs américaines soient des révolutions populaires, il fallait oser... »
      Et surtout tenter de le faire croire ici.
      Je me demande par quel miracle cet article digne de la une d’un Immonde ait passé la modération.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 16 avril 14:05

      @roman_garev
      « Je me demande par quel miracle cet article digne de la une d’un Immonde ait passé la modération. »

      Pardi ! C’est parce que vous êtes trop couillons !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 16 avril 14:07

      @Attila
      « Ce sont les « rebelles » qui ont commencé à tirer sur les policiers syriens et à les abattre. »

      Pardi ! Les manifestants agressifs ont dégommé les forces de l’ordre pacifiques !


    • Attila Attila 16 avril 18:50

      @Jean Dugenêt
      Il y a des témoignages.
      Ce qui s’est passé peu après en Ukraine est très instructif : des tireurs ont blessé et tué à la fois des manifestants et des policiers.
      Il y a des forces qui ont intérêt à semer le chaos.

      .


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 16 avril 20:13

      @Attila
      Je ne doute pas que radio-el-Assad et son agence française http://www.infosyrie.fr/

      soient capables de sortir tout ce qu’il faut pour faire d’el-Assad une victime, voire même un sauveur, mais jamais un coupable alors pourquoi pas des témoins pour dire que les forces de répression sont agressées par les manifestants.


    • Attila Attila 16 avril 22:41

      @Jean Dugenêt
      Pitoyable !

      .


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 16 avril 23:16

      @Attila
      J’ai vu des gilets-jaunes éborgner une dizaine de CRS.


    • Jeekes Jeekes 17 avril 19:23

      @Jean Dugenêt
       
      ’’J’ai vu des gilets-jaunes éborgner une dizaine de CRS.’’
       

      Celle-là, fallait l’oser.
      En même temps, pour se discréditer définitivement et en plus passer pour un con fini, y’avait pas mieux !
       


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 18 avril 01:30

      @Jeekes
      Qu’est ce que vous avez compris dans tout ça ?


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 13 avril 18:01

    Une belle régurgitation de la « narrative » des services occidentaux, qui noyaute particulièrement bien les mouvements gauchisants ces dernières années.

    Tout y passe : armes chimiques, Assad qui libère et arme les « islamistes », cécité totale vis-à-vis du mercenariat Kurde au profit des US... Monsieur Jean Dugenêt devrait prendre conscience que la CIA et leurs larbins européens ont principalement ciblé, infiltré et noyauté les militants prétendus révolutionnaires pour en faire leurs idiots utiles...


    • Lampion Séraphin Lampion 13 avril 18:07

      @Opposition contrôlée

      et de longue date... :

      lien.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 13 avril 18:31

      @Séraphin Lampion
      Pour les gourmands : 
      Delta Crescent Energy LLC, société écran de la CIA, domiciliée dans le paradis fiscal intérieur aux E-U, le Delaware, qui a signé un « accord » de pillage du pétrole syrien avec les glorieuses forces progressistes, marxistes et révolutionnaire du YPG, la milice kurde acclamée par tous les gauchistes français, largement travaillés sur ce thème par les services depuis 2015...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 avril 19:40

      @Séraphin Lampion
      Pour ce qui est du lien que vous donnez je ne peux qu’être d’accord. La CIA (l’Amérique profonde) au moment de l’entrée en guerre froide est intervenue pour favoriser tous les adversaires des PC dans le mouvement ouvrier.
      Elle est aussi intervenue et continue à intervenir pour la « construction européenne »...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 avril 19:43

      @Opposition contrôlée
      "Monsieur Jean Dugenêt devrait prendre conscience que la CIA et leurs larbins européens ont principalement ciblé, infiltré et noyauté les militants prétendus révolutionnaires pour en faire leurs idiots utiles...

      "
      Quand je suis dans l’erreur, je ne demande qu’à prendre conscience. Encore faut-il me donner des faits et non pas seulement des convictions intimes.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 avril 19:51

      @Opposition contrôlée
      Je ne vois pas l’intérêt de donner un lien vers une page web vitrine d’un groupe pétrolier avec de belles photos. Vous semblez ainsi laisser entendre que ce serait une preuve de quelque chose. Mais de quoi ? Vous ajoutez ensuite que c’est en fait une société écran de ceci ou cela sans le moindre semblant de démonstration et seulement pour affirmer qu’il y aurait derrière un « accord du pillage pétrolier syrien » avec je ne sais quels démons.
      Tout cela n’est que divagations. J’aimerais d’ailleurs que vous m’expliquiez où sont les gisements de pétrole syrien.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 13 avril 20:10

      @Jean Dugenêt
      Sur la compagnie pétrolière en question :

      In Senate testimony last week, Secretary of State Mike Pompeo confirmed that the United States had approved a deal between the Syrian Kurds and the American company Delta Crescent Energy to develop oil fields in northern Syria.

      Le lien vers la vidéo officielle du sénat des E-U : https://www.foreign.senate.gov/hearings/watch?hearingid=B695EC0F-5056-A066-60EE-53FF11D45754

      L’article de synthèse : https://www.defenseone.com/ideas/2020/08/us-troops-should-withdraw-syria-not-protect-oil-companies/167548/

      Quelques éléments supplémentaires sur l’alliance US/YPG : https://edition.cnn.com/2020/08/17/politics/us-forces-syria-forces-clash/index.html

      Enfin, un petit rappel historique sur l’utilisation des Kurdes (irakiens) par les E-U : https://www.brookings.edu/blog/markaz/2017/11/02/masoud-barzani-and-the-roots-of-kurdish-distrust-of-the-united-states/

      Le pétrole syrien : https://2qibqm39xjt6q46gf1rwo2g1-wpengine.netdna-ssl.com/wp-content/uploads/2019/10/19103674_web1_M-Syria-191026.jpg


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 avril 21:00

      @Opposition contrôlée
      Avant que je visite vos cinq liens je reste à votre première démonstration car vous n’avez apporté aucune réponse à ma question.
      Vous avez monté tout un scénario bidon avec un lien inutile qui était censé être une preuve d’une grandiose révélation que vous aviez à faire : des tractations secrètes se seraient déroulées au sujet du pétrole syrien.
      Vous êtes simplement ridicule à faire ainsi semblant de détenir des preuves de n’importe quoi.
      Je suppose que les liens que vous donnez maintenant sont du même acabit.
      Alors je repose la question au sujet du pétrole syrien pour lequel il y aurait, selon vous, des tractations secrètes qui prouveraient que sont compromis ceux que vous tenez absolument à salir.
      C’est simple : où sont les gisements de pétrole syrien ?

      Vos tractations secrètes concerneraient-elles un objet fantôme ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 avril 21:25

      @Opposition contrôlée
      Je rappelle que, comme je l’ai expliqué dans l’article, la Syrie présente un grand intérêt stratégique pour le pétrole. Mais cela ne concerne pas sa production de pétrole qui est minime par rapport à celles de ses voisins. (Dans l’ordre décroissant : Arabie Saoudite, Iran, Emirat A U, Koweit, Irak, Qatar). Cela concerne le transport du pétrole et principalement celui venant d’Iran et/ou d’Irak. La position stratégique de la Syrie entre l’Asie et l’Europe est tout particulièrement importante sur ce sujet mais sur d’autres aussi.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 13 avril 21:28

      @Jean Dugenêt
      Nul tractation secrète, tout est public, le premier lien que je donne est un enregistrement du site officiel du sénat des Etats-unis, où lors d’une audition, Mr Pompeo, ex secrétaire d’état des E-U, ex directeur de la CIA, se vante d’avoir rendu possible la signature d’un contrat d’extraction du pétrole syrien par la société Delta Crescent Energy sise dans l’état du Delaware, paradis fiscal bien connu à l’intérieur du territoire US, grâce à l’assentiment des milices kurdes du YPG. 

      Quant au pétrole syrien, le dernier lien que je vous propose est la carte des gisements d’hydrocarbures en Syrie, qui se confondent étrangement avec la zone revendiquée par le YPG sur le territoire syrien. Une requête sur votre moteur de recherche favori vous en donnera autant de version et de sources qui seront nécessaires à vous instruire sur la réalité géologique du pays.

      Je reste à votre disposition dès lors que vous ne cherchez « qu’à prendre conscience ».


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 avril 21:41

      @Opposition contrôlée
      Avez-vous pris conscience que la production de pétrole de la Syrie est minime.
      En plus du lien que j’ai déjà donné vous pouvez consulté celui-là.
      Quand aux liens que vous proposez, je préférerais qu’ils pointent sur des sites en chinois.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 13 avril 21:43

      @Jean Dugenêt 
      La production syrienne est minime face aux mastodontes de l’exportation, mais cruciale dans l’économie syrienne, la facture énergétique pesant lourd sur les recettes du pays si fallait l’importer. Priver la Syrie de son énergie domestique revient à enfoncer le dernier clou dans le cercueil de la région. Les turques ont déjà dérober la majorité des machines du secteur industriel d’Alep, jadis le plus productif du monde arabe.

      Le pillage des ressources se poursuit avec l’énergie, d’abord sous l’égide de DAESH au profit de la Turquie, puis maintenant du YPG au profit des E-U.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 avril 22:31

      @Opposition contrôlée
      Je reviens sur ce que vous signalez comme d’étranges accords qui prouveraient que des démons s’arrangent entre-eux. Voici la preuve que vous avancez.

      "In Senate testimony last week, Secretary of State Mike Pompeo confirmed that the United States had approved a deal between the Syrian Kurds and the American company Delta Crescent Energy to develop oil fields in northern Syria.« 

      Pour le peu que je connaisse cette langue exotique, il me semble qu’il n’y a rien à tirer comme conclusion d’ordre politique à ce sujet. Un ponte américain confirme que les Etats-Unis ont approuvé un marché (un »deal") entre les kurdes syriens et une compagnie pétrolière pour exploiter des champs de pétrole dans le nord de la Syrie. Je trouve cela très bien d’autant plus que je crois que le nord de la Syrie est un territoire de l’ancien Kurdistan. Il est donc normal qu’il soit habité par des kurdes. Autant dire qu’un accord a été signé avec des personnes habitants la région concernée pour l’exploitation d’un produit de la région. Quoi de plus normal ! Je rappelle par ailleurs que ces gisements de pétrole sont de toutes petites productions qui ne figurent même pas dans les statistiques sur le pétrole au Moyen Orient.

      Vous avez fait là une réelle révélation !


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 13 avril 23:48

      @Jean Dugenêt

       je crois que le nord de la Syrie est un territoire de l’ancien Kurdistan

      C’est un aveux d’ignorance... Il n’a jamais existé de Kurdistan, notion contemporaine qui désigne une zone géographique à forte minorité kurde. Les Kurdes ont toujours été des nomades, leur sédentarisation est récente. Ils occupent aujourd’hui en Turquie et dans le Nord de la Syrie les zones anciennement arméniennes. A l’invitation des Ottomans, en 1915, ils furent les principaux acteurs et bénéficiaires du génocide arménien ainsi que du génocide des Chaldéens. Il n’y a que très peu, voir aucune proximité entre Kurdes Syro-turques et Kurdes Irakiens et Kurdes Iraniens. 

      D’autre part, la « zone Kurde » en Syrie est largement plus étendue que le Nord syrien, elle sert de zone tampon avec l’Irak, pour les intérêts des impérialistes occidentaux, et descend jusqu’a Raqqa, ville éminemment arabe où l’on a jamais vu un Kurde. De même, l’immense zone Est, frontalière avec l’Irak, totalement désertique n’a jamais vu d’habitant, et encore moins de Kurdes. Cette prétendue « zone Kurde » ne recouvre que les champs pétroliers et n’est défendue que par des drones US.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 14 avril 08:52

      @Opposition contrôlée
      [C’est un aveux d’ignorance... Il n’a jamais existé de Kurdistan, notion contemporaine qui désigne une zone géographique à forte minorité kurde]

      Vous avez l’art d’enterrer une discussion quand vous ne pouvez plus vous en sortir. Pour cela vous en lancez une nouvelle.

      A propos « d’aveu d’ignorance » vous affirmez que le Kurdistan est une « notion contemporaine ». Pour ce qui est de l’histoire contemporaine, il est vrai que, pour le grand malheur des kurdes, le Kurdistan n’a jamais été reconnu comme un État autonome, souverain et reconnu. De là à dire que le Kurdistan n’existe pas il va falloir revoir vos notions en différenciant ce qui est une nation est un état. Exemple : il y a un état qui s’appelle le Koweit mais je m’interroge beaucoup sur la réalité culturelle d’une nation koweitienne. Même question pour la différence entre État yougoslave et une nation yougoslave. Bref, la réalité culturelle d’une nation kurde est fort ancienne de même que celle d’un pays nommé le Kurdistan : pays aux frontières extrêmement variables au gré des développements de l’histoire et des appréciations des uns et des autres. Pour l’histoire du Kurdistan pendant l’antiquité, le moyen-âge et la période ottomane, je vous renvoie à la Wikipédia. Je m’en tiendrai là pour ce qui est de « l’aveu d’ignorance ».

      Revenons à votre problème. Vous commencez le 13 avril à 18:01 par affirmer :
      [Monsieur Jean Dugenêt devrait prendre conscience que la CIA et leurs larbins européens ont principalement ciblé, infiltré et noyauté les militants prétendus révolutionnaires pour en faire leurs idiots utiles... ]

      Affirmation gratuite que je vous demande d’étayer par des faits. Vous m’apprenez alors que des syriens-kurdes qui habitent le nord de la Syrie (ce qui est normal) ont des petits gisements de pétrole chez eux. L’idée leur étant venu d’exploiter leurs gisements (ce qui est normal) ces kurdes ont trouvé une société spécialisée pour cela. Cette société étant américaine (ce qui n’a rien d’anormal) vous pensez tenir là le bon bout pour montrer que les Etats-Unis financent des kurdes-syriens qui sont automatiquement assimilés à des « révolutionnaires ». Vous fabriquez ainsi un roman d’espionnage. Pour avoir l’air de faire une révélation vous nous envoyez un lien sur la page web publicitaire de la société en question. Pour accentuer le fait qu’il s’agirait d’une conspiration vous précisez que la société en question aurait un lien (ou plutôt une proximité topologique) avec des paradis fiscaux (ce qui, par les temps qui courent, n’aurait rien d’étonnant).

      Allez vous arrêtez de vous foutre de notre gueule.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 14 avril 10:51

      @Jean Dugenêt
      Précision : c’est de vous et de votre source dont je parle en évoquant « les militants prétendus révolutionnaires ».

      Vous n’avez apparemment pas compris l’article Wikipédia que vous citez : « pays aux frontières extrêmement variables » certainement pas, pas un pays, une zone géographique abstraite qui correspond aux zones de nomadisme des Kurdes. Je le répète, il n’y a jamais eu dans l’Histoire de pays nommé Kurdistan, comme l’article vous l’apprendra. Les projets les plus aboutis sont les fabrications des impérialistes européens lors du dépeçage de l’empire Ottoman. D’autre part, il y a au moins trois groupes culturels dénommés kurdes, en Anatolie, en Irak et en Iran, qui sont ouvertement antagonistes et ont des cultures propres.

      Sur les problématiques actuelles en Syrie, vous n’aurez que l’embarra du choix pour démasquer la fumisterie des revendications « Kurdes ».

      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nationalisme-kurde-et-manipulation-218646

      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-turpitudes-nationalistes-218667


  • Jelena Jelena 13 avril 19:01

    Les humanistes de l’Ouest veulent éliminer Assad pour le bien du peuple syrien et ces couillions ne s’en rendent même pas compte... C’est incroyable que sur planète, il y a encore des gens qui n’ont pas compris que l’oncle Sam est avant tout au service de la veuve et de l’orphelin.


  • titi 13 avril 20:43

    La Syrie, comme tout les pays artificiels issus de la décolonisation finira par exploser.

    On ne maintient pas artificiellement des tribus, des ethnies, des religions qui s’opposent depuis des millénaires dans des frontières tracées à la règle, et sous des régimes qui ne respectent pas les équilibres.

    La seule idéologie capable de transcender les antagonismes c’est l’Islam.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 avril 21:35

      @titi
      « La seule idéologie capable de transcender les antagonismes c’est l’Islam. »
      Je croyais que l’islam était une religion. Une religion ne se limite pas à être une idéologie. Par ailleurs votre affirmation est complètement gratuite donc inutile.
      Je pense que les antagonismes pourraient tout autant être transcendé par les religions des Yézidis ou des Baha’is.


    • @Jean Dugenêt

      Ou n’importe qui avec un gros bâton smiley


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 16 avril 08:10

      @titi
      « L’Islam élimine ses opposants, et s’il le faut physiquement. »
      Oui, je suis au courant et tout le monde l’a vu au cours de la révolution syrienne. Tous ceux qu’el-Assad a libéré de ses prisons pour les jeter contre les révolutionnaires s’en sont donnés à cœur joie avec ceux qui étaient armés par les amis des américains du Qatar, de l’Arabie Saoudite et des Emirats. Erdoban leur a donné aussi un coup de main. Si j’avais dû être en Syrie à cette époque j’aurais fait mon possible pour défendre les syriens contre ces criminels qui « élimine ses opposants, et s’il le faut physiquement ».
      C’est ainsi que des djihadistes veulent que l’islam assure une homogénéité sur la région... Une région désertique après avoir « éliminer les opposants, et s’il le faut physiquement ». Êtes-vous satisfait qu’il y ait eu plus de 380 000 morts en 10 ans et 6 millions d’exilés ? Pensez-vous que l’islam est ainsi en bonne voie pour homogénéisé la région ?


    • titi 18 avril 22:04

      @Jean Dugenêt

      Je fais juste un constat.

      Il n’y a aucune force capable de maintenir les frontières actuelles de ce pays, sauf la schlague d’un el Assad, ou le retour aux ténèbres islamistes.

      Et c’est le même constat pour l’Irak, la Lybie, le Mali, le Niger, etc...

      Il faut accepter le principe que ces populations ne vivront plus ensemble et que les frontières doivent être redessinées.


  • njama njama 14 avril 08:45

    Depuis quelques semaines, les médias reviennent sur la situation en Syrie,

    ça y est la propagande sioniste remet le couvert ! Bachar méchant dictateur, Bachar doit partir,...

    @Jean Dugenêt

    Vous vous plantez complétement, tout votre raisonnement est parti du storytelling de médias, et de l’OSDH l’officine londonienne qui était leur source d’information votre pige ressemble à un article du Monde !

    Je vais donc ressortir une poignée de mes anciens commentaires pour vous renseigner sur la genèse de ce conflit qui n’est pas celle que vous croyez

    A la base le problème est très simple, il y eut une tentative de putsch fomenté de l’extérieur début 2011, dans la foulée des printemps arabes pour renverser le régime syrien et le remplacer par un homme lige de Washington et de Tel Aviv

    Ce n’est pas la première fois que les US pratiquent de pareilles manœuvres de déstabilisation sur différents continents pour renverser des gouvernements qui ne leur conviennent pas.

    De « révolution », il n’y en eut, sauf virtuellement, et de guerre civile encore moins compte-tenu du nombre de combattants étrangers impliquées dans ce conflit. Aujourd’hui toutes les excuses sont bonnes pour masquer le soutien aux terroristes, comme faire accroire à des tensions confessionnelles ou ethniques qui n’existaient pas en Syrie, et qui sont étrangères à l’âme syrienne.


  • njama njama 14 avril 08:50

    njama 27 aouût 2016 18:52

    Adonis : « Il n’y a pas eu de révolution arabe »

    09.10.2013 Le poète syrien Adonis dénonce une « révolution » fallacieuse

    Le poète syrien Adonis réaffirme ses critiques envers la soi-disant « révolution syrienne » dépourvue de tout discours.

    Exilé depuis les années 1960, l’intellectuel syrien, de son vrai nom Ali Ahmad Saïd Esber, dénonce l’influence des puissances étrangères sur l’« opposition syrienne ». Il déplore, dans un entretien avec le site Mediapart, le rôle de la France dans ce conflit qui combat les extrémistes au Mali et les soutient en Syrie.

    extrait de la vidéo (1’53) : « Une révolution doit avoir un discours ..., doit avoir un programme ..., mais on n’a lu aucun discours ! ... mais, qu’est-ce-que c’est ? ... cette « révolution » donc, soi-disant ? [ ...] c’est un conflit pour le pouvoir, pour les intérêts, ce n’est pas une révolution. "

    http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=10655&cid=309#.V0hhdb7KDm6

    On cherche encore le programme après 5 années de conflit ... 

    ------------------------------

    après 10 ans de conflit, j’actualise


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 14 avril 10:31

      @njama
      Je persévère à essayer de vous répondre. Dans votre second post vous faites référence à un poète syrien que je ne connais pas et qui s’appelle Adonis. Avec quelques citations de ce poète vous voulez montrer qu’il n’y a pas eu de révolution.

      L’argument du poète en question c’est qu’il ne peut pas y avoir eu de révolution parce qu’il n’y avait pas de discours concernant cette révolution. Il affirme qu’il ne peut pas y avoir de « révolution syrienne dépourvue de tout discours".

      Vous donnez les extraits d’une vidéo où cela est répété :

      [extrait de la vidéo  : « Une révolution doit avoir un discours ..., doit avoir un programme ..., mais on n’a lu aucun discours ! ... mais, qu’est-ce-que c’est ? ... cette « révolution » donc, soi-disant ? [ ...] c’est un conflit pour le pouvoir, pour les intérêts, ce n’est pas une révolution. "]

      J’avoue que je ne comprends rien à cette définition d’une révolution. J’essaie de voir en quoi les révolutions de 1789-93, 1830, 1848, la Commune de Paris... et tant d’autres seraient très différentes en cela qu’elles auraient eu un discours. Quel est donc le discours propre à chacune de ces révolutions et aux autres ?

      Je laisse votre poète faire de la poésie mais ce qu’il nous dit pour expliquer ce qu’est une révolution ne nous apporte rien.


    • njama njama 14 avril 11:09

      @Jean Dugenêt

      Le poète est visionnaire, en plus il n’est pas pro-Assad. Son court propos me paraît pertinent, car il faut avoir de la suite dans les idées si on veut être révolutionnaire, car à part tout casser, quoi ???
      Si’ l’on veut convaincre, il faut avoir un contenu crédible, un projet, une vision politique... sinon c’est voué à l’échec de recueillir un soutien populaire
      Hors là, il n’y avait rien d’autre qu’un slogan, « renverser Bachar al-Assad » ou « Bachar doit partir »... devenus même des mantra dans la bouche de nombreuses personnalités françaises, américaines,...


  • njama njama 14 avril 08:57

    La révolution en Syrie était juste une création Facebook dans la foulée médiatique des révolutions arabes et des événements qui se déroulaient en Égypte

    Révolte en Syrie
    La révolution syrienne commencera-t-elle avec Facebook ?

    Publié : 27/02/11
    Après une première tentative ratée début février, une nouvelle page Facebook réunissant plus de 20.000 membres pourrait-elle arriver à ses fins en Syrie : une révolution contre Bachar al-Assad. Un de leur membre témoigne.

    http://archive.francesoir.fr/actualite/international/revolution-syrienne-commencera-t-elle-avec-facebook-76937.html (lien invalide)

    en cache :

    http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:b8j01O3TbPMJ:archive.francesoir.fr/actualite/international/revolution-syrienne-commencera-t-elle-avec-facebook-76937.html+&cd=1&hl=en&ct=clnk&gl=fr&client=firefox-b-d


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 14 avril 11:09

      @njama
      Dans ce troisième post, vous vous attaquez à Facebook coupable d’avoir fabriqué l’idée de révolution syrienne. Vous êtes de plus en plus difficile à suivre. Dois-je rappeler que Facebook est un réseau social avec ses caractéristiques propres mais qui a en commun avec toutes les autres plateformes des réseaux sociaux de diffuser des contenus émanant de millions d’auteurs différents. Facebook pratique maintenant de plus en plus de censure mais de là à dire que c’est Facebook qui fabrique les contenus vous êtes loin de la réalité. C’est un peu comme si vous accusiez AgoraVox d’avoir publié lui aussi qu’il y a eu une révolution en Syrie. C’est ce qu’il a fait en publiant l’un de mes articles.

      Si vous voulez qu’on vous suive, il faut que vous portiez vos accusations contre les auteurs et non contre les plateformes.


  • njama njama 14 avril 08:59

    njama 8 mars 2015 16:29

    Fabriquer la contestation : la vérité en Syrie - Lizzie Phelan ( Manufacturing dissent vostfr ) *
     Le témoignage d’Alaa Ebrahim, journaliste dont le frère dans l’armée syrienne a été tué
    (à 3:29 > 4:31) :
    "Jusqu’à ce jour, les 4 premiers morts des manifestations à Daraa, j’ai interviewé des manifestants qui étaient à leurs côtés ainsi que des officiers de sécurité et des policiers. En fait leurs récits ne s’accordent pas toujours très bien , mais il y a une chose sur lequel ces personnes sont toutes d’accord, personne ne sait qui a tiré sur les manifestants qui furent tués le premier jour. Les manifestants m’ont dit que les coups de feu venaient du haut d’un château d’eau de la ville. Et en fait ils ne pouvaient identifiés les tireurs."

    puis il dit à 11:53 > 13:08
    "Au début, l’histoire qu’ils ont racontée c’était que des manifestants pacifistes étaient réprimés par un état policier. Selon eux l’armée et les forces de sécurité ont été utilisées. Ils n’ont pas précisé que jusqu’à mai l’armée ne fut pas impliquée, pas même lorsque 50 policiers furent tués comme à Daraa les premiers jours. Personne ne mentionne que le jour où l’armée a décidé d’entrer dans Daraa, les soldats portaient leurs tenues de combat, gilet pare-balles et casques, 70 soldats furent tués le jour où ils entrèrent dans Daraa, ce qui témoigne d’une violente attaque sur l’armée et une très grosse attaque de snipers. J’ai vu de mes yeux un colonel de l’armée, il reçut un tir provenant d’une distance de plus de mille mètres, ce qui indique un haut niveau d’entrainement. Ils n’ont pas mentionné cela parce que les nouvelles disaient "Ok, il y a des manifestants pacifistes et cet état autoritaire qui réprime les manifestations. Et ils ignoraient tout le reste"

    https://www.youtube.com/watch?v=84YzV9gTf_I


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 14 avril 12:49

      @njama
      Je regarde un quatrième de vos posts mais je vais m’arrêter là. Vous donnez des témoignages différents des premières journées de ce que j’appelle la révolution syrienne sans dire précisément où vous voulez en venir. Qu’essayez-vous de montrer ? Vous donnez un lien sur une vidéo qui parle d’Irak, d’Afghanistan et de je ne sais quoi d’autre. Pourquoi ce lien ? Là encore : que voulez vous montrer ?

      Votre technique qui consiste à envoyer un grand nombre de posts par de simples copier/copier faits à partir de posts anciens utilisés à propos d’autres articles s’apparente au classique « flood » pratiqué par les « trolls » d’autant plus qu’il n’y a aucune cohérence entre ces posts. L’ensemble s’apparente effectivement à une activité de « troll » et j’ai déjà fait preuve d’une belle patience en regardant vos productions.

      Vous n’avez probablement même pas lu mon article.

      Vous avancez une thèse fantaisiste sans préciser le moindre fait, sans aucune argumentation. Vous voulez faire croire que ce qui s’est passé en 2011 en Syrie serait une tentative de putsch venant des États-Unis et de Tel Aviv. Quand vous aurez apporté ne serait-ce qu’un semblant d’argument j’essaierai de discuter. Je constate aussi qu’il n’y a aucune critique dans ce que vous dîtes de la politique d’Ashar El-Assad. Probablement que vous le défendez en expliquant qu’il était la victime de la supposée tentative de putsch. J’aimerais aussi avoir votre avis sur les évènements 2011 en Egypte, en Tunisie et au Yémen. Contestez-vous aussi qu’il y ait eu des révolutions ? Pensez-vous, au contraire, qu’il y a eu aussi des tentatives de putsch ?

      Je pose ces questions simplement pour essayer de voir s’il y a une cohérence dans votre discours. Maintenant, si vous voulez discutez il faudrait que vous argumentiez votre thèse.


    • njama njama 14 avril 13:36

      @Jean Dugenêt

      Entre manifestations de contestataires et révolution il y a un gouffre... s’il suffisait de deux ou trois manifs, locales, même pas nationales, alors nos gilets jaunes sont des révolutionnaires...
      Et quand bien même vous pouvez penser qu’il s’agissait d’une révolution, le résultat est que cette révolution a échoué... du fait des syriens eux-mêmes qui sont très patriotes.
      Même le parti communiste syrien ne s’est pas associé à ces mouvements contestataires...
      Alep, deuxième ville du pays, 2 millions d’habitants est constamment resté à l’écart des manifestations
      http://www.infosyrie.fr/re-information/temoignage-un-ete-de-calme-et-danxiete-a-alep/

      Je n’idéalise pas le régime syrien, c’est un fait que la liberté d’expression était restreinte, mais allez au Maroc c’est du kif, gardez-vous de la moindre critique envers le roi, et la politique du gouvernement...

      Le problème dans la région c’est un voisin très turbulent qu’il est inutile de nommer, un voisin dont la paix n’est pas l’objectif, car cela anéantirait ses projets expansionnistes, et surtout son idéologie.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 16 avril 08:46

      @njama
      Ce post de votre part m’avez échappé. Il y a là une réelle volonté de discuter. Je sais maintenant que vous avez lu les premières lignes de mon article où je parle des millions de manifestants. Vous avez depuis contestez cela et je vous ai rappelé qu’il y a eu 1,2 millions de manifestants en une seule journée et dans seulement deux villes qui ne sont pas les plus importantes.
      Si vous avez lu mon article un peu plus loin vous avez vu que je parle aussi des américains. Évidemment je ne dis pas la même chose que vous. Je ne les ai pas vu organisés un putsch. Maintenant que vous daignez discuter vous allez peut-être précisé les faits à ce sujet ou me donner quelques explications pour que je voie comment s’est déroulé, d’après vous, ce putsch.
      Mes explications sur l’intervention américaine sont différentes des vôtres. J’aboutis à la conclusion que cette intervention a été un fiasco... Je pense qu’il faut confronter nos deux interprétations.
      Je suis d’accord avec vous quand vous dîtes :
      [Je n’idéalise pas le régime syrien, c’est un fait que la liberté d’expression était restreinte, mais allez au Maroc c’est du kif, gardez-vous de la moindre critique envers le roi, et la politique du gouvernement...]
      Il convient en effet de ne pas confondre le tourisme et la politique. Un pays peut sembler agréable pour celui qui y fait un peu de tourisme surtout quand les français y sont bien défendus comme c’était le cas autant en Syrie qu’au Maroc. Pour autant, si je comprends qu’on puisse « tomber amoureux », comme vous l’avez dit ailleurs, d’un pays il faut bien se garder de « tomber amoureux » d’une dictature. Comme vous le dîtes à propos de la Syrie « c’est un fait que la liberté d’expression était restreinte » (doux euphémisme) et cela n’est guère mieux au Maroc. C’était même pire avec Hassan II.
      Je suis d’accord avec vous aussi quand vous dîtes qu’il y a un problème de voisinage entre la Syrie et Israël. Cependant, à mon avis, ce n’est pas le problème. Il y en a en effet d’autres notamment le fait que « la liberté d’expression était restreinte »en Syrie.

      Si vous le souhaitez je peux vous fournir des explications sur mon interprétation de l’intervention américaine. Il est évidemment hors de question pour moi de choisir entre el-Assad et Obama (c’était lui le président de la république à ce moment-là). Je me suis expliqué à ce sujet ailleurs. Pour reprendre mon explication ce serait comme si on me demandait de choisir entre Thiers et Bismarck quand ils sont en guerre alors qu’ils sont tous les deux d’accord pour écraser la Commune de Paris. Je peux poursuivre la métaphore. Les américains ne sont bien évidemment pas intervenus pour appuyer la révolution contre el-Assad. Eux sont intervenus avec une volonté guerrière et non pas révolutionnaire. Ils ont pensé un moment profiter de la situation de crise pour liquider el-Assad et prendre sa place en mettant sur pied un gouvernement fantoche comme en Afghanistan ou en Irak.

      Je peux vous expliquez pourquoi ils ont échoué et ce qui s’est passé ensuite. Mais, pour un début de discussion c’est déjà pas mal.


  • njama njama 14 avril 09:03

    Roland Dumas - les Anglais préparaient la guerre en Syrie « pour Israel » 2 ans avant la prétendue rébellion syrienne
    Video 26 février 2015

    (1’34) https://www.youtube.com/watch?v=BH9SHxetO1I


  • njama njama 14 avril 09:06

    Kouchner, « Monsieur Sac de Riz » en 2011 « il faut, en renversant Bachar, briser l’axe Hamas-Hezbollah-Damas-Téhéran »
    comme quoi, la (soi-disant) révolution syrienne et le peuple syrien, BHL, Fabius et Kouchner ils s’en tamponnaient le coquillard les trois compères sionistes !

    Escroquerie : Infosyrie était au meeting « pro-syrien » de BHL
    Par Louis Denghien, le 5 juillet 2011
     
    C’est dans le cadre élégant et éminemment bobo du cinéma Saint-Germain-des-Prés, à un jet de bouchon de champagne du célèbre café des Deux Magots, que le dandy, lobbyiste atlanto-sioniste et imposteur littéraire Bernard-Henri Lévy tenait, lundi 4 juillet (jour de l’Independance day américain, au fait), la réunion de lancement de son assoce-gadget SOS Syrie, en présence de personnalités bien connue pour leur engagement pro-palestinien et pro-arabe en général comme Laurent Fabius, Bernard Kouchner, André Glucksmann, Frédéric Encel, Fadela Amara jouant ici le rôle du harki et Dominique Sopo, patron de SOS Racisme, celui de la potiche antiraciste. Naturellement, Infosyrie se devait d’être présent à cette dernière manipulation politico-médiatique bien parisienne, juste avant les vacances. Choses vues, et entendues.

    (Presque) autant de CRS que de participants
    [..........] Puis le théoricien du droit d’ingérence, Bernard Kouchner lui-même, prend la parole : de ce ton grave et « inspiré » – un peu le registre Dominique de Villepin – qu’on lui connaît, l’ex-ministre-potiche des Affaires étrangères de Sarkozy crache carrément le morceau : il faut, en renversant Bachar, briser l’axe Hamas-Hezbollah-Damas-Téhéran, trop peu « american & israelian friendly » en quelque sorte. Hélas, reconnaît-il, une intervention militaire en Syrie est impensable, car il n’existe pas de consensus là-dessus à l’ONU (nouvelle allusion perfide à la Russie, autre grand méchant de la soirée). Kouchner reconnaît aussi que le précédent irakien est plutôt un « mauvais exemple« , qui continue de polluer un peu son concept d’ »ingérence humanitaire », avec notamment le sort peu enviable des minorités chrétiennes livrées à la haine des extrémistes musulmans. Bref, c’est mal parti pour faire grand chose contre le régime de Damas, mais Kouchner réclame quand même, pour le principe, le départ de Bachar. [..............]

    http://www.infosyrie.fr/actualite/escroquerie-infosyrie-etait-au-meeting-pro-syrien-de-bhl/

    ou http://arretsurinfo.ch/le-4-juillet-2011-bhl-fabius-kouchner-lancaient-la-campagne-assad-doit-partir/


  • njama njama 14 avril 09:16

    « Le jour d’avant Deraa : comment la guerre a éclaté en Syrie, la véritable histoire »
    Arrêt sur info — 21 août 2016
    Une analyse remarquable de Steven Sahiounie qui revient sur le commencement de la guerre en Syrie. Toutefois aucun média traditionnel – en France ou en Suisse – ne la publierait. Ils considèrent que c’est du « complotisme ». Ce sont des ignorants ! Ils ne font pas l’effort de rechercher l’information plurielle comme nous le faisons, comme vous le faites, chers lectrices et lecteurs. Sur la politique internationale, les guerres et les conflits, ils en savent moins que vous. [Silvia Cattori]
    (........)
    "En réalité, le soulèvement à Deraa de mars 2011 n’a pas été déclenché comme on l’a dit par des graffitis d’adolescents, et il n’y a pas eu de parents mécontents exigeant que leurs enfants soient libérés. Cela faisait partie du script à la manière d’Hollywood concocté par d’experts agents de la CIA, qui étaient chargés d’une mission : détruire la Syrie aux fins d’y provoquer un changement de régime. Deraa n’en fut que l’Acte 1 – Scène 1.« (.......)

    http://arretsurinfo.ch/le-jour-avant-deraa-comment-la-guerre-a-eclate-en-syrie-la-veritable-histoire/


  • njama njama 14 avril 09:37

    la vraie Syrie avant l’arrivée des prédateurs

    voir à quoi elle ressemblait la Syrie avant la guerre... 160 photos.

    La Syrie était autosuffisante d’un point de vue alimentaire, et exportatrice. Elle avait le premier rang mondial en production d’huile d’olive, l’éducation est gratuite de l’école jusqu’à l’université, elle produisait 95 % de ses besoins en médicaments...

    Certes il fallait qu’avec son voisin turbulent la politique de sécurité était très vigilante, voire pointilleuse, mais pour y avoir été en 2009, je dirais pas plus ni moins, qu’au Maroc par exemple, alors quand les médias parlaient de dictature ??? ce n’était simplement pas crédible

    Je n’y ai vu aucun checkpoint nulle part, contrairement à Israël où ils pullulent, on pouvait circuler librement en Syrie. Mon neveu a travaillé 6 ans à l’école française de Alep comme instituteur, il a parcouru le pays en tous sens, s’est rendu au Liban, en Jordanie, et en Irak sans problème...


    • L'apostilleur L’apostilleur 14 avril 10:44

      @njama

      Quel panégyrique de la Syrie des Assad alaouites (transposable en Afghanistan, Iran...)
      J’ai fait le même constat que vous un peu plus tard.

      Sarkozy qui recevait Bachar al Assad a été contredit par Hollande (Fabius ). Avec Macron prudent statu quo.


    • njama njama 14 avril 11:13

      @L’apostilleur
      et les mercenaires / dissidents qui ont pris pour étendard le drapeau de la Syrie mandataire, ça vous dit quoi ?


    • njama njama 14 avril 11:21

      Le drapeau de la Syrie mandataire, ça sonne comme une forme d’allégeance, non ?

      Une allégeance historique, sauf que les syriens à part une petite minorité rebelle ils n’en veulent pas


  • njama njama 14 avril 09:45

    Pendant la guerre en Irak la Syrie a accueilli plusieurs centaines de milliers d’Irakiens qui attendaient que la tempête US se passe
    La Syrie a accueilli quelques 400.000 réfugiés palestiniens qui n’ont toujours pas droit au retour, mais qui ont les mêmes droits que les Syriens

    Que signifiait vivre en Syrie jusqu’en 2011 avant que les mercenaires islamistes nous envahissent ?

    Journal de Syrie Dr Waiel S.H. Awwad, 19 décembre 2016

    A mes chers compatriotes,
    Un souvenir de l’été 2010 : nous sommes assis dans un café du vieux Damas, sirotant un café d’Arabie, écoutant de la musique et tirant des bouffées de notre narguilé. Une soirée rituelle de détente amicale du vendredi, qui ne se termine que lorsque le soleil disparaissant à l’horizon nous invite à rentrer chez nous. Je marche dans la rue en compagnie de Mme Nada, une avocate réputée de Damas. Elle s’apprête à rentrer chez elle, à Alep, pour y passer le week-end en famille. Je la regarde et m’exclame : « Tu vas faire 360 kilomètres et conduire seule pendant quatre heures ? » Elle réplique en souriant : « Mais je le fais chaque semaine, Waiel. Je rentre chez moi, puis repars pour mon travail le dimanche matin ! » Je lui demande : « Mais tu n’as pas peur ? Et si ta voiture tombe en panne ? » Elle éclate alors de rire : « Pourquoi est-ce que j’aurais peur ? Cela m’est arrivé plein de fois. Je n’ai qu’à faire signe aux voitures qui passent. Et quelqu’un finit toujours par m’aider. Nous sommes en Syrie, cher docteur. On y est en sécurité et tout le monde s’entraide. »

    Mais ça, c’était la Syrie d’avant 2011.

    Une petite Inde

    On pourrait être aussi intarissables à propos d’Alep ! Une ville pleine de vie, avec ses 3 millions d’habitants, ses marchés animés, le bourdonnement de ses innombrables – plus de 1500 – usines. Pourquoi, au terme de plus de deux années de guerre, Alep n’avait-t-elle connu aucune manifestation hostile au régime ? Parce que sa population rejetait les politiciens sectaires et souhaitait se maintenir en dehors du conflit. Accusée de ce fait par les radicaux de soutenir le régime. Et gratifiée d’un lot de sarcasmes et de plaisanteries humiliantes. Mais ses habitants ont tenu le coup. Culturellement soudés par leur appartenance séculaire à l’une des plus antiques cités du monde. Située pile au milieu de la partie mésopotamienne de la route de la Soie, riche de son histoire de 11 000 ans, Alep a été le berceau d’un large éventail de civilisations – hittite, araméenne, assyrienne, perse, hellénistique, romaine, byzantine et islamique. En 1599, Vincenzo Dandolo, Consul de Venise, écrit : « Avec ses vastes havelis, (appelés souks), ses riches marchands et ses magnifiques édifices, Alep est une véritable Petite Inde ». Vivant moi-même en Inde, je ne peux qu’être d’accord.

    Apocalypse à Alep

    Puis en 2013, la Turquie a ouvert ses frontières aux mercenaires et aux Islamistes...
    http://arretsurinfo.ch/que-signifiait-vivre-en-syrie-avant-que-les-islamistes-nous-envahissent/


    • njama njama 14 avril 10:08

      @cettegrenouilleci
      Bonjour et merci, je ne pouvais pas laisser le sieur Jean Dugenêt contaminer les esprits. Il est juste mal informé, et si en plus comme il l’écrit il est ouvert à la controverse, tant mieux.
      Peut-être était-il encore en culottes courtes en 2011 smiley

      Étant tombé amoureux de ce pays après un court séjour au printemps 2009, j’ai suivi le conflit depuis le début, et militait ici et ailleurs pour contredire cette immonde propagande qui était écrasante. J’ai pu aussi avoir très vite des infos syriennes de première main sur ce qui se passait là-bas.

      Avec l’aide active d’autres commentateurs que je remercie (ils se reconnaitront) nous n’aurons jamais permis que Agoravox lui serve de relais

      L’auteur imagine sûrement que la Syrie a été très vite à feu et à sang, c’est simplement faux, il ne se passait rien à Alep avant début 2013.




    • Attila Attila 14 avril 10:18

      @njama
      Autrefois, la gauche était anti-impérialiste. On voit aujourd’hui le résultat de sa dérive.

      .


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 14 avril 10:20

      @njama
      Bonjour,
      Vous venez avec 9 posts successifs d’apporter une importante contribution à la discussion et je vous en remercie. Il ne me déplait pas d’avoir des contradicteurs. Cependant, la somme de vos contributions auraient sans doute pu faire l’objet d’un article dont j’aimerais faire ressortir l’idée centrale afin d’apporter ma réponse. Je ne vais donc par répondre à tout mais je vais commencer par essayer de voir ce que vous voulez montrer.

      Vous commencez par :
      [ça y est la propagande sioniste remet le couvert ! Bachar méchant dictateur, Bachar doit partir,... ]
      D’après vous je ferais de la propagande sioniste c’est-à-dire une propagande pleinement favorable à l’état d’Israël et donc contre les palestiniens.

      Vous ajoutez :

      [A la base le problème est très simple, il y eut une tentative de putsch fomenté de l’extérieur début 2011, dans la foulée des printemps arabes pour renverser le régime syrien et le remplacer par un homme lige de Washington et de Tel Aviv

      Ce n’est pas la première fois que les US pratiquent de pareilles manœuvres de déstabilisation sur différents continents pour renverser des gouvernements qui ne leur conviennent pas.]

      D’après vous il n’y a pas eu de révolution syrienne "dans la foulée des printemps arabes pour renverser le régime syrien"

      mais une tentative de putsch venu des Etats-Unis pour renverser Bashar El-Assad et son gouvernement. Voilà une affirmation vraiment sensationnelle qui attire mon attention. J’attends quelques précisions et explications... en vain... il n’y en a pas.

      Je jette un coup d’oeil à tous vos posts. Il n’y a strictement rien pour justifier votre thèse.

      J’en reste donc là pour l’instant. La seule chose que j’aie comprise c’est pourquoi vous me traiter de propagandiste en faveur du sionisme. Je serais coupable de dissimuler qu’il y aurait eu en fait une tentative de putsch d’inspiration sioniste puisqu’il se serait agi de remplacer El-Assad par un "homme lige de Washington et de Tel Aviv". J’avoue que c’est de bonne foi que je ne crois pas un mot de cette tentative de putsch mais de là à expliquer que je suis un sioniste, il reste une belle distance.

      J’essaierai de regarder plus précisément vos autres posts.


    • njama njama 14 avril 10:38

      @Jean Dugenêt

      Ne le prenez pas mal, j’ai simplement constaté que les médias en remettent trois louches de propagande ces dernières semaines.
      Comme votre article allait dans le même sens...

      Est-ce que les médias cherchent à distraire l’opinion d’autres sujets ? des mesures liberticides par exemple qui deviennent de plus en plus impopulaires, ou est-ce une propagande anti-russe indirecte ?

      Je ne vous visais pas directement, ni particulièrement, ce que subit la Syrie n’est que la conséquence de cette idéologie néo-coloniale sioniste, Israël est un État voyou qui n’est même pas agressé par la Syrie, ni par le Liban, et qui se permet d’envoyer régulièrement des missiles en toute impunité.

      Il n’y a pas eu de révolution syrienne, hormis dans les médias. D’ailleurs ce storytelling a été abandonné début 2013 pour être remplacé par guerre civile...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 14 avril 16:59

      @cettegrenouilleci
      Bonjour,
      Je suis un peu surpris des termes de ton intervention.

      « Essayer de regarder, même précisément, c’est un peu court et quelque peu condescendant. »

      Je ne sais pas si tu as lu les observations que j’ai faites sur quatre de ses posts mais je pense que j’ai fait preuve d’une belle patience. J’aimerais savoir ce que toi tu en penses. Penses-tu que c’est une bonne entrée en matière que de faire des copier/coller de 9 posts disparates repris lors de discussions antérieures ?

      Que penses-tu de cette histoire de tentative de putsch venant des États-Unis et de Tel-Aviv. Ne penses tu pas qu’une interprétation aussi fantaisiste et originale devrait être appuyée par quelques faits et/ou quelques arguments ? En as-tu trouvé dans tout ce qu’il a dit ?

      Ne te semble-t-il pas étrange qu’au bout d’une douzaine de posts de sa part nous ne sachions toujours pas ce qu’il pense de Bashar El-Assad ni de l’intervention de Poutine dans cette affaire ? C’est tout de même bien à chaque intervenant d’afficher sa position.

      Après autant de bavardages où il nous parle d’un poète, de témoignages sur les premiers jours de mars 2011, de la vie avant 2011... Nous ne savons toujours pas ce qu’il en est.

      Remarquons encore que ceux qui interviennent ici sont censés discuter de mon article. Il n’y a strictement rien dans ce qu’il écrit qui concerne mon article si bien que je me demande s’il l’a seulement lu.

      Il ajoute maintenant des suppositions sur ce que je sais et ce que je pense afin de contredire les suppositions qu’il fait. Apprécions tout de même cette dernière forme de rhétorique : « L’auteur imagine sûrement que (...) c’est simplement faux ». Il faut oser le faire !

      Mais c’est là que je commence à avoir un doute sur les positions de njama. C’est dans la réponse qu’il te fait que je perçois ce qu’il vise. Il est tombé amoureux de ce pays. Cela est fort bien et très justifié, mais je crains surtout qu’il soit tombé aussi amoureux de son régime politique et de son dictateur Bashar-El-Assad. Je crains aussi qu’il soit parfaitement satisfait de l’amour partagé au sein du duo (je ne dis pas le couple) Bashar/Poutine.

      Dans ces conditions, il est normal que lui-même et ses amis n’aient pas eu besoin de lire mon article pour organiser une mobilisation. Le titre leur suffisait.

      [je ne pouvais pas laisser le sieur Jean Dugenêt contaminer les esprits. Il est juste mal informé (...) Avec l’aide active d’autres commentateurs que je remercie (ils se reconnaitront) nous n’aurons jamais permis que Agoravox lui serve de relais]

      Il est sûrement exact qu’ils ont fait leur possible en modération pour que mon article ne passe pas. J’ai donc l’honneur de me mettre au côté des syriens pour lutter contre El-Assad et d’être encore avec eux. Je reste tout particulièrement avec les 6 millions de réfugiés en réclamant, comme je le dis à la fin de l’article :

      • Amnistie générale et libération de tous les prisonniers !
      • Soutien à l’accueil des réfugiés dans tous les pays d’Europe !
      • Soutien aux associations de la diaspora qui luttent pour la liberté en Syrie (« Familles pour la liberté », « Opération César ») !

      J’aimerais connaître aussi ton avis à ce sujet et celui de njama. Ces réfugiés ne devraient-ils pas, selon lui, retourner en Syrie pour servir El-Assad avec l’aide de Poutine ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 14 avril 19:31

      @cettegrenouilleci
      Il est évident que celui que tu essaies de défendre utilise une technique de troll bien connue. Il s’agit du flood. Il envoie une quantité de posts qui ne sont que des copier/coller de textes disparates et sans intérêt. Il en a envoyé aujourd’hui à 8:45, 8:50, 8:57, 8:59, 9:03, 9:06, 9:16, 9:37, 9:45. Il recommence à 10:12, 10:14, 10:15, 10:18, 10 : 52 et à nouveau à 14:25, 14:27 et 14:36.
      Penses-tu vraiment qu’il faille défendre ces partisans du dictateur qui chassent en meute ? Ils sont deux à avoir tenter d’expliquer que le conflit Syrien à commencer par une tentative de putsch venant des États-Unis.
      Il ne faudrait pas que tu te trompes de combat.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 14 avril 23:08

      @cettegrenouilleci
      Voilà une réponse qui ne me renseigne ni sur ta position ni sur tes arguments. Mes sources essentielles viennent comme je l’ai dit des trotskistes de l’IUT-QI. Ils sont implantés en Turquie plus qu’en Syrie ce qui les amenés à prendre des positions difficiles en Turquie. Elles viennent aussi des pages Facebook consacrées à la Syrie. Je ne sais pas ce que raconte « BFM TV, le Figaro, le Monde, l’Express »
      Je sais que les opposants se sont souvent organisés de leur mieux pour se défendre avec des armes quand ils en ont eu la possibilité mais que cela leur a souvent été très difficile. Ils étaient le plus souvent désarmés face à tous les massacreurs : américains (bombardements), Russes (mercenaires, attaques aériennes...), djihadistes armés par les voisins (Turquie, Qatar, Arabie, Emirats) et bien sûr le régime d’El-Assad. Il y a donc eu un déferlement massif d’armes en tout genre sauf pour la population qui voulait s’organiser pour vivre et se défendre.
      Est-ce cela que tu défends avec les amis de Bashar el-Assad ? Enfin il faudrait au moins que tu dises si tu es pour ou contre ce dictateur.
      Il y a t-il eu une révolution ou une tentative de putsch ? C’est délirant qu’il faille poser la question mais c’est bien ce à quoi je suis confronté dans ces commentaires. Ai-je tort de dire qu’il y a eu une révolution comme en Egypte et en Tunisie ? Je dis même qu’elle est allée plus loin dans l’auto-organisation de la population qui a créé des situations de double pouvoir.
      Et maintenant ? Comment doit on agir en France et dans les autres pays d’Europe à l’égard des réfugiés et de leurs associations ? AI-je tort de demander, avec les syriens réfugiés, la libération des prisonniers ?

      Tu te lances à ton tour dans des affirmations gratuites :

      « Là, c’est toi qui es complètement à côté de la plaque -c’est un euphémisme-. »

      En quoi suis-je à côté de la plaque. Aucun argument.

      "Avec cet article, et les réponses que tu as apportées aux commentaires des lecteurs, tu fais une démonstration qui n’est pas du tout à ton avantage et tu ôtes, sans doute irrémédiablement, toute crédibilité et toute perspective de développement à l’AGIMO, le nouveau groupe trotskyste que tu essaies de mettre en place."

      Quelle est la démonstration que j’ai faite et en quoi selon toi n’est-elle pas à mon avantage ? Il n’y a dans tout cela que des jugements de valeur gratuit. Aucun arguments.

      Tu as tout ce qu’il faut avec mon article pour connaître mes positions. Tu incrimines aussi mes commentaires. Or, je suis le seul à avoir essayer de discuter. Je me heurte à des personnes qui n’apportent aucune justifications à leur position délirante : il y a eu une tentative de putsch et pas de révolution.

      njama a produit un flood massif : 9 posts en 1h. J’ai répondu aux 4 premiers et il n’a nullement réagi à mes remarques. Aucune réponse à mes arguments et à mes questions. Il n’est manifestement pas venu ici pour discuter.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 15 avril 10:59

      @cettegrenouilleci

      La discussion est difficile mais elle avance car les réactions méritent d’être analysées. Même les refus de discuter ont du sens. Evidemment nier qu’il y a eu une révolution est une position difficile à soutenir. La question qui vient à l’esprit c’est : mais que s’est-il passé ? La seule réponse que j’ai reçue que c’était un putsch. Evidemment personne n’est capable d’en donner une description, de fournir une explication. J’ai eu un roman d’espionnage qui a tourné court. L’auteur s’est seulement ridiculisé. Sinon mes conditions sont suivies de grands silences. Une autre question tombe sous le sens. Qu’en est-il des révolutions de 2011 en Egypte, en Tunisie ? S’agit-il aussi de putschs ou y a-t-il une différence fondamentale avec la Syrie ? Là encore, je n’ai en retour qu’un grand silence.

      J’ai eu la mauvaise idée d’aborder la question kurde qui est évidemment connexe à la question syrienne. Ceux qui ne veulent pas apporter de solution au problème posé se lancent dans de doctes explications pour expliquer qu’il est hors de question de parler de Kurdistan, de peuple kurde… Tous les arguments éculés dans ce sens sont ressortis. Il y a des différences culturelles entre les kurdes du nord, du sud, de l’est et de l’ouest alors il est impossible de les réunir. Oui, cette question se pose pour toutes les nations. Il y a des différences culturelles entre les alsaciens, les bretons, les basques, les niçois et les ch’tis mais cependant.... Que penseriez vous de demander leur avis aux kurdes ? Et puis il n’est pas question de donner un territoire à un peuple qui est un peuple de nomades. Mais, ne seraient-ils pas un peu sédentarisés ? La mauvaise foi est évidente.

      Alors quand on ne veut pas discuter, on inonde le forum de posts qui sont des copier/coller de longs textes que personne ne lit mais que les scudeurs-trolls ont longuement sélectionnés parmi ceux qui, comme eux, refusent de voir la vérité.

      Pour analyser les faits, il faut une méthode qui permette de voir la réalité malgré les apparences. Ainsi, le moteur de l’histoire est la lutte des classes et cela même lorsqu’il y a des guerres où, en première apparence, ce sont des nations qui s’affrontent. En 1970 quand l’armée de Napoléon III affrontait celle de Bismarck il ne manquait pas d’hommes « de gauche » dans les deux bords pour défendre leur bourgeoisie mais quand la Commune de Paris a éclaté, il est devenu clair que ces hommes « de gauche » (comme Jules Ferry) étaient de fieffées crapules réactionnaires et qu’en fait Thiers et Bismarck était tous d’accord pour écraser la révolution. Rien n’a changé. Il y a eu ensuite la guerre 14-18 où, là encore, la plupart des hommes « de gauche » se sont rangés derrière leur bourgeoise. Ils n’étaient pas nombreux les internationalistes. Mais, quand la révolution russe a éclaté, les réactionnaires de tous les pays se sont pressés de signer la paix pour se retourner tous ensemble contre la révolution.

      C’est avec cette méthode des marxistes révolutionnaires qu’il faut analyser la révolution syrienne.


    • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 15 avril 13:14

      @cettegrenouilleci

      Salut, merci de ce descriptif...sur la dernière phrase, normal c’est un bolchevo trotskiste, le camp de la haine de soi et des autres...ceux qui font ce coup d’état mondial..bien sur etc..respects


    • njama njama 15 avril 14:59

      @cettegrenouilleci

      MILLE MERCI
      j’espère que cela va éclairer un peu l’ami Jean Dugenêt,car visiblement il a raté quelques épisodes dans cette histoire contemporaine du Moyen-Orient...

      Je ne désespère de personne... dans la vie personne n’est à l’abri d’une conversion, d’un ré-ajustement de ses pensées, de sa façon de voir le monde...

      Le révisionnisme est de bon aloi, en droit, en histoire, en sciences, ... dès que des éléments non-connus surgissent, il est même à la base de notre fonctionnement depuis l’enfance, pour (re-)structurer nos représentations du monde

      Pour les revendications trotskystes, c’est comme dans la religion il y a trente-six chapelles qui se réclament des écrits de ce personnage... prophète politique (?),...

      perso je suis politiquement proche de l’UCI (Union Communiste Internationale) trotskyste également, mais je ne me reconnais pas forcément dans les propos de ce gentilhomme Dugenêt, au moins sur ce sujet de la Syrie d’aujourdhui...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 15 avril 16:01

      @cettegrenouilleci
      Tu te lances dans des anaphores en ne reprenant que la fin d’une phrase. La phrase complète c’est :
      « au côté des Syriens pour lutter contre El Assad »
      Tu peux faire une longue anaphore avec ça :
      « au côté des Syriens pour lutter contre El Assad »

      ...
      « au côté des Syriens pour lutter contre El Assad » ...

      « au côté des Syriens pour lutter contre El Assad »

      ...

      Ceci dit je suis contre tous les dirigeants de tous les états capitalistes et je n’ai aucune honte à affirmer que je les combats. Il faut reprendre le B. A. BA du marxisme. Fallait-il choisir entre Thiers et Bismarck qui étaient en guerre l’un contre l’autre en 1970 ou fallait-il les combattre tous. J’ai bien dit combattre tous les dirigeants des états capitalistes.
      Quand la Commune de Paris a éclaté, on a vu qu’ils étaient tous d’accord pour écraser la révolution. C’est la même chose maintenant. Ils sont fondamentalement d’accord : El Assad, Poutine, Barak Obama et tous ceux que tu cites. Tu ne verras jamais un révolutionnaire se ranger derrière l’un d’eux. Ce qui est triste c’est que cela semble t’étonner. Je crois que je vais écrire un nouvel article.


    • njama njama 15 avril 19:43

      ceci dit je suis contre tous les dirigeants de tous les états capitalistes

      c’est bien ce que j’ai dit, vous ne savez pas prioriser vos combats, ce qui fait que contrairement à vous (le nez dans le guidon ?) le Parti communiste syrien n’ a jamais suivi aucun mot d’ordre d’une quelconque officine communiste...

      C’est juste l’histoire des gros cailloux, des p’tits cailloux...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 15 avril 21:26

      @njama
      Ma priorité va à la défense des exploités et ce n’est pas parce que je mets, pour commencer, un grand signe égal entre tous les dirigeants des pays capitalistes qu’après je ne fais pas des nuances entre-eux et cela de deux points de vue différents. D’abord, il est préférable d’avoir des régimes démocratiques que des dictatures (j’introduirai ensuite encore plus de nuances) parce qu’il est plus facile pour les exploités de se défendre, de s’organiser, de s’exprimer lorsqu’ils disposent de libertés démocratiques. Ensuite, il faut faire une analyse de la situation mondiale et des rapports de force entre les états... Les États-Unis de ce point de vue ne joue pas le même rôle que la Suisse (par exemple). Tout cela doit être analysé et pris en compte notamment quand on parle de la révolution syrienne. Cependant, je le répète, jamais ceux qui défendent les exploités (du moins les authentiques trotskistes) ne se prononcerons en faveur d’un dirigeant d’un pays capitaliste.
      Il y a à ce sujet une grosse différence entre les organisations qui défendent réellement les exploités (comme l’AGIMO et l’IUT-QI) et ce que les journalistes appellent les organisations « de gauche ». Je préfère parler des organisations ouvrières-bourgeoises parce qu’elles sont ouvrières par leur origine (elles résultent des 1ère, 2ème et 3ème internationale) et bourgeoises par leur politique et leurs dirigeants qui ont trahi de longue date pour diverses raisons. Ces organisations ont donc effectivement pour caractéristique de prendre parfois parti pour les dirigeants d’un pays capitaliste contre un autre. En particulier, en cas de guerre, ces organisations défendent le plus souvent leur propre bourgeoisie c’est-à-dire leurs exploiteurs. Cela je ne le ferai jamais et je ne défendrai jamais El-Assad, Ben Ali, Obama, Poutine... (vous pouvez ajouter tous les autres) C’est cette question de principe que je vais maintenant aborder dans la suite de l’article que je prépare.
      Merci de m’y faire penser.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 15 avril 22:03

      @cettegrenouilleci
      Je ne sais pas si tu es particulièrement fier de ton effet de style avec la longue reprise anaphorique « lutter contre Bachar el-Assad ». Je t’invite à y réfléchir. Si tu remplace par exemple par « lutter contre Donald Trump » tu verras que ça marche encore très bien car la plupart de ceux qui ont critiqué el-Assad ont aussi critiqué Trump. Serait-ce donc une raison pour que je ne puisse critiquer ni el-Assad ni Trump ? et de conclure :
      « De bien étranges compagnons dans le combat anti-Trump que tu entreprends. »

      Je ne sais pas si tu es particulièrement fier de recevoir à l’occasion une si chaude approbation de ceux qui sont tombés très tôt amoureux de la dictature de el-Assad et qui sont venus ici chasser en meute pour le défendre comme s’en vante njama.

      Je suis pour ma part bien fier de défendre ici le point de vue des internationalistes qui ne prendront jamais parti pour les dirigeants des pays capitalistes fussent-ils sous le régime de la plus douce démocratie bourgeoise. Tu me concèderas peut-être que ce n’est pas le cas du régime de el-Assad.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 16 avril 21:50

      @njama
      « j’espère que cela va éclairer un peu l’ami Jean Dugenêt »

      Vous avez gagné. Vote apport à la discussion m’a été profitable. J’ai pu grâce à vous apporter des améliorations à mon article pour les nouvelles éditions comme celle-ci ou celle-là.
      Je vous en remercie.


    • njama njama 17 avril 17:34

      @Jean Dugenêt

      Si je résume (un raccourci) donc le « très vilain dictateur (sanguinaire, de père en fils (?) (Bachar al-Assad » pour le nommer) aurait fait tirer quatre balles sur la foule...(début de la révolution que vous imaginez

      Quelles preuves (faits) apportez-vous à vos suppositions (accusations très partiales) ... ?

      J’espère pour vos infos (qui ne sont peut-être pas actualisées ?) qu’il s’est passé un même scénario identique à Maïdan à Kiev un peu plus tard...
      Une attaque contre la Russie ?
      Quelques snipers juste des soldats mercenaires sans états d’âmes particuliers à ce qu’il nous en semble) qui tirent autant sur de braves civils manifestants pacifistes que sur des policiers ... pour créer l’embrouille, pour accoler aux opinons publiques un supposé état policier...

      la thèse « snipers » vous dérangent ????????? Vous l’accréditez ? ou non ,



    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 avril 18:03

      @njama

      "Si je résume (un raccourci) donc le « très vilain dictateur (sanguinaire, de père en fils (?) (Bachar al-Assad » pour le nommer) aurait fait tirer quatre balles sur la foule...(début de la révolution que vous imaginez. Quelles preuves (faits) apportez-vous à vos suppositions "

      Non ! Ce n’est pas le fait qu’il y ait eu (ou non) quatre balles de tirées qui explique qu’il y a eu une révolution. C’est le fait qu’à un moment donné le peuple se soit mobilisé. Il y a toujours des éléments déclencheurs. Je crois qu’en Tunisie cela a été le suicide d’une personne....

      Comme je le dis dès le chapeau de l’article : "Des millions de syriens et de syriennes, en particulier les jeunes, sont descendus dans les rues en défiant la dictature néolibérale féroce et corrompue qui est au pouvoir".

      J’ai dû depuis être plus précis parce que vous contestiez cette réalité. Alors, à la question quelles preuves ? Vous avez la réponse. Mais il y en a d’autres dans l’article comme celle-ci : "Dans certaines régions le mouvement révolutionnaire a mis en place des institutions alternatives à celles de l’État : les conseils et comités de coordination locaux qui garantissaient des services à la population et assuraient la coordination des luttes. Une situation de double pouvoir apparaissait ainsi.« 

       »la thèse « snipers » vous dérangent ????????? Vous l’accréditez ? ou non"

      Ce qui me dérange c’est que la thèse « snipper » vient exclusivement de radio-El-Assad et de ses officines comme http://www.infosyrie.fr/ 

      Sinon, cela ne me dérangerait pas. Je vous l’ai dit. La discussion sur l’élément déclencheur n’est pas en elle-même importante. Ce qui est important c’est qu’il y a eu effectivement un déclenchement.


  • njama njama 14 avril 09:55

    La politique étrangère de la France co-responsable du chaos en Syrie, comme en Libye. La position diplomatique de la France commence en 2011 dès le début des manifestations. Alain Juppé venait d’être nommé ministre des affaires étrangères. La responsabilité en incombe donc au Gouvernement Sarkozy qui fait le « pari » de la chute de Bachar al Assad
    François Hollande ne fera qu’obstinément poursuivre cette même politique, en l’aggravant. °
    il n’y avait pas de répression sanglante !
    Alain Juppé accusé par sa propre administration d’avoir falsifié les rapports sur la Syrie
    ... Au début des événements, en mars 2011, le Quai avait dépêché des enquêteurs à Deraa pour savoir ce qui s’y passait. Leur rapport, transmis à Paris, indiquait qu’après quelques manifestations, la tension était retombée, en contradiction avec les reportages d’Al-Jazeera et de France24 qui indiquaient à l’inverse que la ville était à feu et à sang. L’ambassadeur demanda la prolongation de la mission pour suivre l’évolution des événements. Furieux de ce premier rapport, le ministre des Affaires étrangères lui téléphona pour exiger qu’il le modifie et fasse état d’une répression sanglante. L’ambassadeur plaça alors le chef de mission à Deraa en conférence téléphonique avec le ministre pour lui redire qu’il n’y avait pas de répression sanglante. Le ministre menaça l’ambassadeur et la conversation se termina de manière glaciale.

    Immédiatement après, le cabinet d’Alain Juppé fit pression sur l’AFP pour qu’elle publie des dépêches mensongères confortant la vision du ministre.
    http://www.voltairenet.org/article173169.html


  • njama njama 14 avril 10:12

    « Syrie : quand l’ambassadeur de France déjeunait avec la bête noire des frondeurs », par Georges Malbrunot, L’Orient indiscret/Le Figaro, le 14 avril 2011.

    et dans cet article, Georges Malbrunot écrit : "Le Quai d’Orsay est embarrassé. Il cherche à éviter la répétition de l’épisode tunisien, où la diplomatie française avait été sévèrement critiquée pour ne pas avoir su anticiper la chute de Ben Ali."

    ----------------------------------------------------------------

    dans le livre des journalistes français Georges Malbrunot et Christian Chesnot, « Les chemins de Damas, Le dossier noir de la relation franco-syrienne », publié en octobre 2014 :

    Altercation au ministère des Affaires étrangères

    Un chapitre du livre intitulé “Bagarre au Quai d’Orsay” fait état d’une violente querelle sur la Syrie qui s’est produite dans un bureau du ministère des Affaires Etrangères à Paris au printemps 2011. A cette époque, Alain Juppé était le ministre des Affaires Etrangères. L’altercation a eu lieu dans le bureau d’Hervé Ladsous, le chef de cabinet du ministre des Affaires Etrangères, entre Eric Chevallier, l’ambassadeur de France à Damas, et Nicolas Galey, le conseiller du président (Nicolas Sarkozy à l’époque) pour le Moyen-Orient. Etaient aussi présents Patrice Paoli, directeur, à l’époque, du département du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord et aujourd’hui ambassadeur de France au Liban, et Joseph Maila, le directeur de la prospective au ministère des Affaires étrangères, ainsi que des diplomates responsables des affaires syriennes.

    La conviction de l’ambassadeur Chevallier était la suivante : « Le régime d’Assad ne tombera pas, Assad est fort » et il se maintiendra au pouvoir. C’est ce qu’il avait écrit dans ses dépêches diplomatiques depuis Damas, raison pour laquelle il avait été rappelé à Paris. Chevallier "a redit aux personnes présentes à cette réunion qu’il était « proche du terrain », et qu’il avait « visité diverses régions de la Syrie et qu’il n’avait pas le sentiment que le régime en place était en train de s’effondrer » .

    « Arrêtez de dire des bêtises ! » l’a interrompu Galey, le représentant de Sarkozy. «  Il ne faut pas s’en tenir aux faits, il faut voir plus loin que le bout de son nez. » a-t-il ajouté. La remarque de Galey était d’une « hostilité sans précédent » selon une des personnes présentes. Même Ladsous « a été choqué de la détermination de Galey, » quand il est apparu que Galey "n’était pas venu prendre part aux délibérations mais remplir une mission spécifique : imposer l’idée que la chute d’Assad était inévitable," et faire comprendre à tout le monde qu’aucune opinion divergente ne serait tolérée dans le corps diplomatique français.

    Mais Chevallier a défendu sa position qui différait de celle que l’Elysée voulait imposer. Il a dit qu’il avait rencontré l’opposition syrienne régulièrement, « mais qu’il continuait à penser que le régime avait la capacité de survivre ainsi que des soutiens étrangers » . « On se moque de vos informations !a réitéré Galey » , ce à quoi l’ambassadeur a répondu : « Vous voulez que j’écrive autre chose mais mon travail comme ambassadeur est de continuer à dire ce que j’ai écrit, c’est à dire ce qui est réellement arrivé » . « Vos informations ne nous intéressent pas. Bachar el-Assad doit tomber et il tombera », a rétorqué Galey d’une voix coupante. La querelle s’est alors envenimée, ce qui a forcé Ladsous à intervenir plusieurs fois pour mettre fin à cette « bataille verbale ».

    http://www.legrandsoir.info/les-chemins-de-damas-comment-l-elysee-a-manipule-les-rapports-sur-les-armes-chimiques-al-akhbar.html

    Un médecin syrien analysait, en 2011 déjà, de quoi son pays était victime
    Ce qui se passe en Syrie
    Dr. Nabil Antaki
    "L’Ambassadeur de France en Syrie, Mr Eric Chevallier, un homme remarquable, s’est vu tirer dessus à boulets rouges par les médias français pcq il a osé dire leur qu’ils [les médias] mentaient. Ils l’ont accusé d’être l’Ambassadeur de Assad en France."

    http://arretsurinfo.ch/un-medecin-syrien-analysait-en-2011-deja-de-quoi-son-pays-etait-victime/

    « Vos informations ne nous intéressent pas. Bachar el-Assad doit tomber et il tombera », a rétorqué Galey d’une voix coupante.

    on ne peut pas être plus clair, non ? C’ est juste une option, un pari, Juppé s’en foutait de ce qui se passait réellement en Syrie.

    Il n’y a jamais eu de révolution en Syrie.


  • njama njama 14 avril 10:14

    Une cabale européenne contre la Syrie ?
    ...
    Un début d’embargo avait été en discussion très tôt, dès fin avril 2011, puis « décrété » au niveau de l’UE  le 9 mai 2011 !!! les décisions suivantes 2.9.2011 / 23.9.2011 / 13.10.2011 élargissent l’embargo ou précisent certains points de la première Décision 2011/273/PESC .
    bref, la question de l’embargo sur la Syrie était « scellée » au niveau européen si on peut dire dès le tout début des événements en Syrie principalement par un « embargo sur les armes » (comme si cette mesure pouvait influencer et résoudre politiquement le début des contestations populaires en Syrie, sachant qu’en plus je pense que la Syrie dispose essentiellement de matériel militaire « non-européen », et « non-américain » ... et donc que l’Europe ne faisait pas partie de ses fournisseurs dans ce domaine militaire). Cette première Décision était donc purement politique. Elle n’était donc pas qu’une question de politique extérieure franco-française.

    références :

    Ici une synthèse des premières Mesures restrictives à l’encontre de la Syrie en 2011 :
    http://europa.eu/legislation_summaries/foreign_and_security_policy/cfsp_and _esdp_implementation/ps0017_fr.htm
    (cette Page Web est importante, car elle renvoie sur les liens des décisions (transcrites en différentes langues) avec les documents en PDF et autres formats)
    Embargo sur les armes / mai 2011
    Embargo sur le pétrole / 2 septembre 2011
    Restriction à l’admission des personnes physiques
    Gel des ressources économiques
    documents officiels européens :
    Décision 2011/273/PESC du Conseil 9.5.2011 : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32011D0273&from=FR
    Décision 2011/522/PESC du Conseil 2.9.2011 : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32011D0522&from=FR
    Décision 2011/628/PESC du Conseil 23.9.2011 : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32011D0628&from=FR
    Décision 2011/684/PESC du Conseil 13.10.2011 : http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32011D0684&from=FR


  • njama njama 14 avril 10:15

    2 septembre 2011
    L’UE décrète un embargo sur les importations de pétrole syrien

    Cet embargo entend porter atteinte au régime syrien, dont 95 % des exportations de pétrole sont achetés par l’Union européenne. Ces sanctions vont «  frapper la Syrie au cœur  », a commenté le ministre des affaires étrangères néerlandais, Uri Rosenthal, en marge de la réunion.

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/09/02/l-ue-decrete-un-embargo-sur-les-importations-de-petrole-syrien_1566983_3218.html

    En fait de frapper la Syrie, c’était frapper son économie, et donc «  le peuple syrien  » en tout premier lieu ...  !
    pour info, 6 mois après le début des manifestations, à Alep en septembre 2011 il ne se passait absolument rien ...comment donc croire que cette révolution avait des bases populaires ?


  • njama njama 14 avril 10:18

    bon j’arrête là mais s’il faut j’enverrais d’autres scuds...


    • troletbuse troletbuse 14 avril 10:48

      @njama
      Et les attentats en France ? Qui est derrière EI ?
      Aujourd’hui, on a toujours les pourfendeurs de Assad, comme l’était EI
      Et le débris Le Drian ? Toujours en place !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 14 avril 23:18

      @njama
      « s’il faut j’enverrais d’autres scuds...  »
      Je doute qu’il y ait beaucoup de personnes qui les lisent.


    • agent ananas agent ananas 15 avril 07:38

      @Jean Dugenêt

      Ses scuds sont plus intéressants et informatifs que votre doctrine trotskyste congelée ...


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 16 avril 14:21

      @agent ananas
      "Ses scuds sont plus intéressants et informatifs que votre doctrine trotskyste congelée ...

      « 

      Je me doute que vous trouvez vos »scuds" passionnants. Là n’est pas la question.


  • L'apostilleur L’apostilleur 14 avril 10:27

    « .. la politique juste en Syrie.. Armement de la population pour qu’elle assure sa défense avec ses propres milices... »

    Vous voulez l’anéantissement des minorités non sunnites ? 

    https://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/en-syrie-dans-un-monde-musulman-219396

    L’expulsion est une caractéristique islamique sunnite permanente, dont vous auriez du tenir compte dans votre panorama que vous auriez pu faire remonter un peu avant. 

    Exemple ; situation en Turquie sunnite en 2005 :

    « ...sur une population de 72 millions de personnes, le nombre de « minoritaires » reconnus comme tels ou assimilés ne dépasse pas les 150 000 personnes (0,2% de la population, comparés au minimum 19,1% en 1914... »


    Imaginez-vous que la démocratie en Syrie ne conduirait pas au même résultat ?


    • njama njama 14 avril 10:52

      @L’apostilleur

      Il n’y a pas de problèmes confessionnels en Syrie, l’arabité des chrétiens d’Orient n’est pas à remettre en question, sauf imposture flagrante, ou inculture patente comme chez Sarkozy pour qui l’Afrique n’a pas non plus d’histoire !

      Un chrétien (ou un musulman, un juif) de Syrie est arabe, syrien, et, chrétien (ou musulman, ou juif).
      « La religion à Dieu, la Patrie pour tous » comme on dit là-bas.

      La religion n’est pas un sujet de conversation en Syrie, sauf dans un contexte privé, circonstancié, personnel. Le sunnisme en Syrie n’a rien de radical, au contraire.
      Les enfants syriens, chrétiens, musulmans fréquentent les mêmes écoles.
      Personne n’a été expulsé, c’est la guerre, les combats qui ont déplacé les populations, qui au Liban, qui en Irak, en Europe ou ailleurs dans l’attente de jours meilleurs
      Quant aux Kurdes, il y en a un million rien qu’à Damas et banlieue, alors l’idée d’un Grand Kurdistan n’est qu’une manipulation des occidentaux, suivez BHL (Libye, Syrie, Ukraine, pseudo-Kurdistan syrien) vous comprendrez d’où vient le problème


    • L'apostilleur L’apostilleur 16 avril 08:37

      @njama

      « ..Il n’y a pas de problèmes confessionnels en Syrie... »
      Ah bon ??
      https://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/en-syrie-dans-un-monde-musulman-219396

      « ...l’arabité des chrétiens d’Orient n’est pas à remettre en question... » Personne n’en doute, les arabes sont passés par toutes les religions, ...juifs, puis chrétiens avant d’être contraints à l’islam par les djihadistes. 
      Il est normal qu’il reste des traces de leurs anciennes religions, pas pour longtemps, les sunnites sont au travail. 


  • agent ananas agent ananas 14 avril 13:59

    Pour rappel ... https://www.youtube.com/watch?v=AJ509Z8uk_A

    La journaliste indépendante Eva Barlett, démonte la propagande atlantiste lors d’une session à l’ONU.


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