jeudi 9 juillet - par Jacques-Robert SIMON

L’Airbus des batteries

 L’Europe a décidé une politique de reconquête industrielle avec le lancement d’un « Airbus des batteries » (lire basé sur une collaboration franco-allemande), batteries indispensables pour stocker l’énergie électrique éventuellement renouvelable. 5 à 6 milliards d’euros seraient investis pour construire les premières lignes de production. Le marché mondial des batteries Lithium-Ion est de plusieurs dizaines milliards de dollars et la Chine possède plus de 70% des capacités mondiales de production. Si l’effort est louable, le manque de coordination des Européens met en péril l’aventure. Pourquoi ces renoncements apparemment programmés ? Par manque de talents, d’inventivité, de goût d’entreprendre des Français, des Européens ? Deux inventeurs ont connu une aventure identique à trente ans d’intervalle : ils illustrent parfaitement les raisons des échecs.

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 Durant les temps sombres de l’occupation allemande, en 1941, un ingénieur français réussit à mettre au point un nouvel accumulateur Argent-Zinc cinq fois plus léger que l’accumulateur au plomb conventionnel. Henri André n’est pas un inconnu dans les milieux scientifiques bien qu’il ne possède aucune formation, aucun diplôme. Son laboratoire se tient dans sa cuisine, son assistante est sa femme. Son accumulateur fut très tôt utilisé pour mouvoir une automobile et les performances du véhicule sont ainsi décrites en 1954 : « Grâce à ce dispositif, la première électro-auto à grand rayon d’action roule en France : elle peut parcourir 400 km sans recharge ! ». Les Etats-Unis récupérèrent le brevet de l’accumulateur par l’intermédiaire de la firme Yardney, qui étendit le brevet au monde entier et assura sa commercialisation après l’avoir perfectionné. L’exploitation de brevets concernant d’autres inventions a permis à Henri André de continuer ses recherches sur la batterie zinc-argent. Toutefois il ne s’attira en France que scepticisme et les « milieux autorisé » lui répondirent « restons au plomb : il a fait ses preuves ».

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 L’accumulateur Zn-Ag se révélera toutefois limité par le faible nombre de cycles charge-décharge qu’il pouvait supporter. Malgré tout, les piles à base d'oxyde d'argent conduisaient à la plus haute densité d'énergie avant l'arrivée des piles au lithium. Les piles Zn-Ag ont été utilisées dans les années 1960 pour certains voyages spatiaux dans les fusées Saturn ou le module lunaire Apollo. En 2008, selon l’entreprise ZPower, des batteries Zn-Ag auraient montré jusqu'à 40 % d'autonomie supplémentaire par rapport au système Li-Ion. En 2012, les piles à l'oxyde d'argent constituent environ 20 % des ventes de piles au Japon.

 En 1972, Michel Armand présente à une conférence une nouvelle famille de composés d’intercalation dérivés du graphite en soulignant leur caractère prometteur comme matériau pour batteries. En 1974, il rejoint le CNRS et se tourne vers les polymères de type PEO (oxyde de polyéthylène) comme milieu servant à séparer les deux électrodes et assurant une conduction ionique. En 1978, il souligne l’intérêt de systèmes Lithium-PEO pour la réalisation de batteries solides. Il dépose dans le même temps un brevet mentionnant le Lithium comme électrode négative, divers matériaux dont le soufre ou des sels de métaux de transition comme électrode positive et un matériau plastique comme le PEO comme membrane. Le brevet débouche sur un projet associant le CNRS, la compagnie Elf-Aquitaine et le service public d’électricité canadien Hydro-Québec. Entre 1980 et 1986, une trentaine de brevets seront déposés. Le CNRS cède alors la propriété des brevets à Elf-Aquitaine, qui à son tour les cède à une compagnie japonaise, Yuasa. Hydro-Québec qui tente de faire valoir ses droits se trouve finalement obligé de collaborer avec Yuasa.

 Le CNRS a donc cédé la propriété des brevets de Michel Armand, EDF et ELF se sont retirés du projet et l’invention s'est finalement retrouvée en développement à Hydro-Québec et à l’Université de Montréal. Michel Armand passera finalement huit ans au Québec, "prêté" par le CNRS. Toutefois, quand il apprend en 2003 que le CNRS a décidé de céder les brevets dont il était le co-inventeur « pour une bouchée de pain » à une entreprise canadienne Phostech lourdement subventionnée, il rentre en France pour protester auprès du Directeur de Cabinet de la ministre de la Recherche Claudie Haigneré. Il attaquera en justice le CNRS pour « non-protection de brevets ».

 De fait ses brevets se sont ‘éparpillés’ partout dans le monde. Par exemple, les Autolib sont équipées de batteries au lithium sous licence canadienne, et pourtant l'inventeur est un Français.

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 Le prix Nobel de chimie 2019 a été attribué aux innovateurs de la batterie lithium-ion : l’Anglais Stanley Whittingham, l’Américain John B. Goodenough et le Japonais Akira Yoshino. Il est possible de s’interroger sur l’oubli de Michel Armand.

 La France se prête bien à la germination d’idées, d’innovations. Par contre, elle est devenue particulièrement indolente lors des récoltes. Il faut dire que celles-ci dépendent beaucoup plus des rapports de force que l’on peut établir que d’éclairs de génie ou d’ingéniosité. Il est rare que les deux aspects cohabitent chez le même individu. Depuis toujours, disons depuis Colbert, ce sont les grands monopoles d’État qui ont fourni les armes pour équiper la France : EDF, GDF, CEA, France Télécom, CNET… Pour s’adapter à l’air du temps on a détruit ou affaibli ce qui fonctionnait pour mettre en place ce qui ne fonctionne pas. Il est devenu interdit de faire confiance à un homme, on doit confier son destin à une commission, une assemblée, un cénacle qui choisira de ne pas choisir, pour ne brusquer personne, pour préserver l’avenir, pour préserver son avenir. Il restera possible de disserter sur les mérites comparés de l’horizontalité et de la verticalité tandis que ceux qui souffrent des non-choix, qui ne savent même plus déterminer qui sont et où sont les décideurs dont leur sort dépend, tandis que ceux qui souffrent donc manifestent et se battent pour pouvoir travailler, pour pouvoir vivre.

 



81 réactions


  • Français du futur Français du futur 9 juillet 10:19

    L’Europe n’a rien, mais absolument rien à voir avec Airbus. C’est un projet international. D’ailleurs elle n’existait tout simplement pas à cette époque. Mettre ces 2 termes dans une phrase mène à la confusion.

    Il est possible de s’interroger sur l’oubli de Michel Armand.

    C’est très simple, les anglos nous détestent et aimerait bien nous réduire à néant. Ce n’est pas nouveaux et les rois de France s’y sont frottés depuis belle lurette. Nous sommes des compétiteurs de talent, malheureusement nous ne pouvons pas en dire autant de nos soi-disant élites, et il n’y a de place que pour un alors les soumis se taisent et certains noms disparaissent de l’Histoire.


    • Français du futur Français du futur 9 juillet 10:25

      Comme Einstein qui s’est très largement inspiré de Poincaré sans le citer, il y a beaucoup d’exemples de ce type. Le contrôle de l’information est capital et devrait être au centre des préoccupations citoyennes et politiques.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 juillet 11:13

      Pour l’oubli de M. Armand pour le prix Nobel, j’ai évidemment une idée. Le texte d’ailleurs permet de se faire une opinion.


    • Français du futur Français du futur 9 juillet 12:11

      C’est le lot de tous ceux qui s’écartent du dogme dominant. Heureusement les thuriféraires zélés de la doxa finissent toujours par mourir un jour.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 juillet 13:08

      Pour faire une innovation, il faut être déviant, elle dérange toujours. Quelquefois, mais pas toujours, elle finit par s’imposer.


    • Furnabulax 13 juillet 09:00

      @Jacques-Robert SIMON

      Bonjour,
      Voir aussi sur ce thème : « La guerre des métaux lourds », de Guillaume PITRON.
      Il trace le tableau de l’ histoire de notre dépendance énergétique.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 13 juillet 18:26

      @Furnabulax
      J’ai compris les bienfaits de l’interdépendance mais je ne discerne plus ce qu’on a à offrir à autrui.


  • caillou14 rita 9 juillet 10:41

    L’Europe des batteries de magouilles de cuisine !

     smiley


  • babelouest babelouest 9 juillet 10:47

    On remarquera que chez le latin en général, il y a de la graine de génie, qui germe, ou pas. En revanche, est-ce leur « culture » plus ou moins liée au protestantisme, les anglo-saxons sont de besogneux boutiquiers, qui tout au plus amélioreront les inventions des autres. Il suffit de penser à Edison, ou à Stephenson.


    • amiaplacidus amiaplacidus 9 juillet 10:56

      Une boutade.

      Le produit idéal est basé sur un concept français, un design italien et une industrialisation allemande.

      Peut-être vendu par des anglo-saxons ?


    • Français du futur Français du futur 9 juillet 11:04

      @babelouest

      Il faut le reconnaître, pour le business et la corruption, ils sont les meilleurs. Alors est-ce lié au fait que chez les cathos, être riche est plutôt mal vu et chez les protestants, être riche est un signe de Dieu ? Possible.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 juillet 11:15

      Il y a peut-être une part génétique mais le plus important est culturel : faire de l’argent est naturel.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 juillet 13:09

      Peut-être, mais l’argent est pratiquement entièrement dans la vente.


    • AlLusion AlLusion 9 juillet 14:52

      « faire de l’argent est naturel »

      Absolument. Si l’argent est le nerf de la guerre, c’est aussi le sang de la vie.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 juillet 17:29

      C’est plus le nerf que le sang.


    • Jean Keim Jean Keim 10 juillet 07:06

      Si, sans aucun doute, faire de l’argent est culturel, ce n’est pas pour autant naturel, ce qui est naturel est la curiosité intellectuelle qui peut déboucher sur une découverte et parfois sur une invention.

      Le désir de faire de l’argent inévitablement devient primordial et assèche la créativité.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 10 juillet 07:38

      Créativité et cupidité sont effectivement antinomiques.


    • Francis JL 10 juillet 09:01

      ’’ Créativité et cupidité sont effectivement antinomiques ’’

       

      Rien n’est plus faux ! Le mariage de ces deux caractéristiques est le moteur du capitalisme. Un puissant moteur ! La créativité n’est pas toujours saine, bien au contraire.


    • pemile pemile 10 juillet 09:19

      JL « La créativité n’est pas toujours saine, bien au contraire. »

      Mais en quoi cela valide que la cupidité corrigerait ses défauts ??!!


    • Francis JL 10 juillet 09:37

      pemile,

       

      ’’ en quoi cela valide que la cupidité corrigerait ses défauts ??!

      ’’

      Question à coté de la plaque. Les défauts de quoi ? De la créativité ? Absurde.

       

      Vous avez dit : ’’Le désir de faire de l’argent inévitablement devient primordial et assèche la créativité.’’

       

      A quoi je réponds non, le désir de faire de l’argent n’assèche pas la créativité, bien au contraire, et j’affirme même que cette association est le moteur du capitalisme.


    • pemile pemile 10 juillet 10:06

      @JL « Question à coté de la plaque. Les défauts de quoi ? De la créativité ? Absurde. »

      pfff ! C’est vous qui nous vendez que le mariage « Créativité et cupidité » est un formidable moteur et que « La créativité n’est pas toujours saine, bien au contraire. »


    • Francis JL 10 juillet 10:32

      Je ne vends pas, je constate. Et puis ne tronquez pas mes phrases : je n’ai pas dit que le "mariage créativité cupidité est un formidable moteur’’ mais que c’est le moteur du capitalisme, et un puissant moteur. Nuance.

       

      La créativité est fille de la compétition. Et la compétition n’est pas toujours saine, la preuve : les guerres.


    • pemile pemile 10 juillet 10:40

      @JL « La créativité est fille de la compétition. Et la compétition n’est pas toujours saine, la preuve : les guerres. »

      Glou glou glou smiley


  • Clocel Clocel 9 juillet 10:54

    Aux dernières nouvelles, il y avait deux A380 de moins de 10 ans en démantèlement à Tarbes... Plus personne ne veut du bijou de technologie qui devait révolutionner le transport aérien.

    Donc Airbus, comme modèle...

    QUID de Galileo, des projets spatiaux européens ?

    L’Europe est une coquille vide, une maison de retraite à ciel ouvert.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 juillet 11:16

      L’Europe est une usine à faire des bureaucrates.


    • Français du futur Français du futur 9 juillet 11:16

      Réduire Airbus à l’A380 n’est pas intellectuellement acceptable. C’était un coup de poker qui a raté. Peu importe, ce projet ne les a pas fait couler et ils ont acquis une grande expérience dans les très gros porteurs, ce ne sera pas perdu. 

      L’A320 est un avion exceptionnel, fiable et économe il a su s’imposer sur le segment des moyens-courriers. Mais la grande force d’Airbus reste sa communalité qui permet de former des pilotes à moindre frais sur l’ensemble de la gamme. Même sur des modèles différents, les commandes et autres instruments sont très proche les uns des autres.


    • babelouest babelouest 9 juillet 11:57

      Airbus n’est pas « un p)rojet européen », c’est une grande collaboration internationale, comme souvent dans l’aviation. Un exemple très parlant : je connais quelqu’un qui, pendant un temps, a travaillé chez un sous-traitant comme il y en a tant. Il faisait indifféremment, selon les commandes, des pièces pour Airbus, Eurocoptère, Boeing.....


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 juillet 13:11

      Vous avez raison, pour innover il ne faut pas avoir peur de l’échec.


    • AlLusion AlLusion 9 juillet 14:50

      L’avion du futur... électrique, 


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 juillet 15:03

      @AlLusion

      C’est comme les poids lourds électriques...sur la remorque il n’y aura que des batteries.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 juillet 17:30

      Peut-être, mais c’est anecdotique.


    • Alibaba007 Alibaba007 10 juillet 15:41

      « C’est comme les poids lourds électriques...sur la remorque il n’y aura que des batteries.  »

      Il semblerait que vous n’ayez pas regardé attentivement le lien d’AlLusion, qui parle plutôt de piles à combustible (hydrogène combiné à l’oxygène de l’air dans un convertisseur générant vapeur d’eau et électricité) ... et d’un hydro-carburant pour la transition des moteurs en alternative au kérosène...

      Ces technologies existent déjà et peuvent être mieux appliquées au niveau industriel.

      Hydro-Québec développe une batterie rechargeable plus sécurisée (qui ne s’enflamme plus) qui permet de doubler l’autonomie pour un poids inférieur.

      le coût de ces batteries devraient être divisé par deux.

      Hydro-Québec maîtrise également une technologie qui permet une recharge extrêmement performante (quelques minutes 5 à 10) et qui permet un beaucoup plus grand nombre de cycles charge-décharge (plus de 15000)  


    • Alibaba007 Alibaba007 10 juillet 15:43

      @Alibaba007

      Oups   C’était en réponse d’Aita Pea Pea 9 juillet 15:03


  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 9 juillet 12:13

    « Pourquoi ces renoncements apparemment programmés ? Par manque de talents, d’inventivité, de goût d’entreprendre des Français, »

     

    Les Français ont amélioré l’invention du réacteur Pantone en ne pantonisant que de l’eau envoyée ensuite dans l’admission des moteurs thermiques. De nombreux montage sur des tracteurs et sur des véhicules tournent en France plus que dans d’autres nations.

    Idem avec les roulages au Gaz de Brown (Gaz HHO).

    Les Français se sont passablement intéressés à l’énergie libre mais contre une volonté de ridiculiser cette voie, par exemple en mettant sur son site des inventions qui fonctionnent mais en le retirant quelques jours après qui se trouve être le 1er avril pour que cela passe pour un canular.

     

    Il y a donc en France une coalition contre ces techniques qui seront l’avenir des solutions énergétiques en France plutôt que les moteurs à hydrogène très compliqués et couteux et les voitures électriques dont la simple recharge immobilise beaucoup trop de temps le véhicule par rapport à un plein de carburant.

     

    Bref, les Français ne manquent pas d’inventivité mais ce sont les industriels qui ont l’argent et le pouvoir qui bloquent tout cela parce que ces techniques sont simples et peu couteuses et accessibles aux pauvres et ça les rend furieux.


    • babelouest babelouest 9 juillet 13:02

      Voilà qui explique amplement ce qui pourrait être paradoxal : FAIRE de l’argent est exactement l’inverse de FAIRE de l’utile pour tous.

      .

      Autre paradoxe : dans ma région d’origine (cette sorte de croissant qui va de Poitiers à La Rochelle) où sont intervenus dès 1681 les Dragons de sinistre mémoire, en raison de ses convictions huguenotes, se sont développées à partir de la fin du XIXe siècle des Mutuelles, ou du moins la nécessité de leur présence, où le sociétaire ne cotisait que le minimum correspondant à la saine gestion de la Mutuelle, sans bénéfice. Cela a commencé officiellement en 1911 avec la mutuelle des métiers de bouche, qui a changé de nom depuis.

      .

      C’est pourquoi Niort, sans le vouloir, est devenue, à la fois capitale des Mutuelles, et quatrième pôle financier de France. Une raison à cela ? Il faut voir une certaine analogie avec le Nouveau Monde. Là-bas il est de tradition de se méfier du gouvernement fédéral (à raison sans doute, mais ce n’est pas notre propos). Ici les bouchers, les paysans, tous ceux qui étaient le tissu de la province jusqu’il y a une bonne cinquantaine d’années (une misère face à l’Histoire) eux aussi se méfiaient de tout ce qui venait de loin, et proposait des tarifs prohibitifs parce que s’intercalait LE PROFIT. Ce Profit que révèrent les anglo-saxons. Curieux, comme des motivations de départ apparemment relativement semblables divergent, en raison de données « culturelles » différentes.

      .

      Autant dire que, pour avoir un gendre cadre dans l’une de ces Mutuelles (la MAAF n’est plus une vraie Mutuelle sans PROFIT), je sais ce qu’il en est. Oui, la MAAF a quitté le fécond nid pour jouer sa propre partition. Pour très bien la connaître, je lui souhaite bonne chance dans un monde où les loups ne sont que de piètres antagonistes.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 juillet 13:12

      Malheureusement, c’est presque pire : les industriels pour la R&D vivent de subventions.


    • AlLusion AlLusion 9 juillet 14:37

      La R&D est le poumon de l’avenir.

      Excellent billet.

      Je me permets d’ajouter un détail historique : « La Jamais contente »

      Le premier véhicule automobile à avoir franchi le cap des 100 km/h, le 29 avril 1899 à Achères. Voiture construite par la Compagnie générale belge des transports automobiles Jenatzy.

      Le record, rendu possible par les deux moteurs électriques de marque Postel-Vinay6, d’une puissance maximale totale de 68 chevaux), placés à l’arrière entre les roues. L’alimentation se faisait par batteries d’accumulateurs Fulmen (100 éléments de 2 V), qui représentaient près de la moitié du poids total de 1,5 t. Les moteurs étaient en branchement direct sur les roues arrière motrices.


    • AlLusion AlLusion 9 juillet 14:41

      Les problèmes principaux de demain, ce seront les batteries.

      Comment les rendre plus durables avant une nouvelle recharge.

      Tous les appareils électroniques et électriques en dépendent avec les terres rares trop centrées en Chine. 


    • AlLusion AlLusion 9 juillet 14:45

      Un autre rappel historique « 2011, l’année de la Chimie »


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 juillet 17:32

      Merci des précisions concernant « La jamais contente »


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 9 juillet 18:33

      @AILusion

      Un nouveau théoricien de l’atome à électrons statiques qui tient la route, j’ai nommé Roger Robert.

      https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/au-coeur-de-la-tragedie-223378#forum5734451


    • Slipenfer 1er Slipenfer 1er 9 juillet 19:01

      Les problèmes principaux de demain, ce seront les batteries.

      Comment les rendre plus durables avant une nouvelle recharge.

      Tous les appareils électroniques et électriques en dépendent avec les terres rares trop centrées en Chine. 

      -Hé Hé

      Le géant chinois CATL, par ailleurs partenaire de Tesla et d’autres grands constructeurs, se dit prêt à lancer la fabrication d’une nouvelle batterie lithium-ion à la durée de vie équivalente à 2 millions de kilomètres ou 16 ans.

      https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/voiture-electrique-voitures-electriques-batterie-dure-2-millions-km-prete-production-77703/


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 juillet 19:46

      Merci de votre référence mais méfiez-vous des annonces.


    • Slipenfer 1er Slipenfer 1er 10 juillet 09:12

      BIEN SUR ...peut-être une autre déféque new,voir pire de l’intox

      FUTURA TECK

      -

      Des chercheurs de l’université de Texas sont parvenus à créer une batterie en métal liquide capable de fonctionner à 20 degrés Celsius, bien en dessous des 240 degrés Celsius habituellement nécessaires. De telles batteries seraient plus rapides à recharger et beaucoup plus durables.

      Voici une découverte qui pourrait sonner la fin des batteries lithium-ion. Des chercheurs de l’université du Texas à Austin viennent de créer une toute nouvelle batterie en métal entièrement liquide. Des accumulateurs de ce type existent déjà, mais nécessitent d’être chauffés à plus de 240 degrés Celsius pour éviter que les métaux ne se solidifient. Dans une étude publiée dans le journal Advanced Materials, les chercheurs décrivent leur approche qui fonctionne à seulement 20 degrés Celsius.

      Pour créer cette batterie capable de fonctionner à température ambiante, les chercheurs ont utilisé un alliage de sodium et de potassium (Na-K) pour l’anode, et un alliage à base de gallium (Ga) pour la cathode. Un électrolyte organique sépare les deux.
      Des batteries beaucoup plus durables

      La plupart des appareils électroniques utilisent des accumulateurs de type lithium-ion avec des électrodes solides. Ils perdent en capacité avec le temps car des dendrites se forment sur les électrodes, qui réduisent l’isolation entre l’anode et la cathode, et peuvent à terme créer un court-circuit. Ce problème ne se pose pas avec des électrodes liquides qui sont donc beaucoup plus durables.

      Les batteries liquides peuvent être rechargées plus rapidement. De plus, il est très facile d’en fabriquer avec des capacités différentes et à diverses échelles, simplement en modifiant la quantité de liquide. Les chercheurs imaginent adapter cette technologie autant pour les accessoires portables que pour les réseaux électriques. Avec une température minimale de 20 degrés Celsius, il faudra sans doute encore affiner le concept pour pouvoir utiliser ces batteries en hiver...

      https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/electronique-premiere-batterie-metal-liquide-peut-fonctionner-temperature-ambiante-81847/#utm_content=futura&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=futura

      EXCUSÉ MOI DE VOUS AVOIR DÉRANGÉ.

      c’est la dernière fois smiley

      promis


    • Francis JL 10 juillet 09:25

      ’’Voici une découverte qui pourrait sonner la fin des batteries lithium-ion.’’

       

       Non ! Les batteries à métal liquide ne sont pas destinées aux mêmes usages que les batteries lithium-ion du fait de l’impossibilité de les trimballer.

       

       En effet, dans les batteries « métal liquides »chaque cellule consiste en trois couches de liquide se séparant spontanément : deux de métaux liquides et une de sel fondu — qui flottent l’une au-dessus de l’autre du fait de différences de densité et de leur non-miscibilité. Ces machins doivent craindre les tremblements de terre comme la peste !

       


    • Croa Croa 10 juillet 14:58

      « Ces machins doivent craindre les tremblements de terre comme la peste ! »
      Mais ils ne craignent pas les trépidations d’un véhicule ???


    • Francis JL 10 juillet 15:01

      ’Mais ils ne craignent pas les trépidations d’un véhicule ???

      ’’

       

       Mais c’est exactement ce que je dis !!!


  • Clouzit 9 juillet 14:40

    comme dab..depuis 50 ans nos esprits francais inventent pleins d’idees grace au cnes au cnet ..cnrs..pasteur..etc et nos dirigents ne developpent pas nos inventions ...et apres on se fait ba...... toujours a courte vue on essuit les platres et apres les boites privés exploitent notre savoir faire...vive la retraite


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 juillet 17:34

      Commercialiser un produit nouveau ou valoriser un brevet est extrêmement difficile. Je crains que les inventeurs n’aient pas le bon profil pour le faire.


  • Trelawney Trelawney 9 juillet 15:33

    Le problème (pour moi s’en n’est pas un) est que les fonctionnaires de l’UE veulent conserver le leader ship des décisions à grand coup d’interventions médiatiques et se décrédibilisent à chaque intervention.

    « Nous allons créer l’Airbus de la batterie », alors que dans le même temps on vend des panneaux solaires chez Ikéa et que Tesla vous fournit une toiture complète de 250m2 en tuiles solaires avec deux batteries Powerwall (ca fonctionne aux USA et c’est prévu pour septembre en Europe) pour 70 000 euros.

    Pourquoi s’évertuer à inventer ce qui existe déjà.


  • Spartacus Lequidam Spartacus 9 juillet 16:49

    De toute façon se sont des fonctionnaires qui ont « décidé ».

    Ils vont se planter, comme le plan calcul, unidata, framatome, superphenix, les avions renifleurs.

    Il suffit pas dire qu’on a une usine de batterie, pour vendre des batteries.

    En plus plein de produits chimiques dangereux.

    Déjà que pour monter un center park, un aéroport ou une prison c’est impossible en France, alors une usine de batteries. Quelle farce aux illusions.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 juillet 17:36

      Vous avez cité les échecs, il y a aussi d’immenses succès.


    • Clouzit 9 juillet 18:35

      @Spartacus Ce ne sont pas les fonctionnaires j en était un et j e n avait pas la voix de dire mon avis ce sont ces grands contractuels qu on nous a balancé dans les directions qui savent tout qui nous ont bousillé...


  • vraidrapo 9 juillet 16:56

    Pour s’adapter à l’air du temps on a détruit ou affaibli ce qui fonctionnait pour mettre en place ce qui ne fonctionne pas.

    Com’ d’hab’ !

    A rapprocher du discours de Dardmalin à l’occasion des obsèques de cette pauvre Gendarme qui a sacrifié sa vie pour quoi... ? Pour un beau discours écrit par un nègre de µicron ?


  • Clouzit 9 juillet 18:40

    Mais on est deja des esclaves on a pas le droit de donner notre avis nous les fonctionnaires petits j ai essuyé les platres dans les telecom et notre savoir faire a foutu la camps dans le privé..dans l éducation national pareil ..les grands penseurs savent mieux que ceux du terrain...mais il faut casser..desertifier..


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 juillet 19:59

    Vouais mais bon . Au lieu de se pignoler sur le passé raté,quid du projet ?


  • ETTORE ETTORE 9 juillet 20:11

    Sérieux, vu lors d’une émission sur la « fulgurante » technologie de l’automobile tout élec, verte, vertueuse, ludique, presque « pas assez chère, mon fils »

    Pendant que vous attendez à votre station que le voyant « full » s’allume ( au moins une petite heure, histoire d’arriver jusqu’à la prochaine station) le gogol de service trouvait « intéressant » de jouer au jeu vidéo sur le tableau de bord écran total de sa voiture.

    C’est sûr, qu’entre Zoé, qui vous fait comprendre que même si vous êtes atteint de la prostate, elle vous feras trouver un arbre salvateur, et l’autre gogol qui trouve intéressant de poireauter une heure dans caisse à jouer au jeu vidéo ( à propos, en plein été, en plein cagnard, sans clim, ou sinon vous déchargez tout ce que vous avez chargé ) Vaut mieux habiter une station service !


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 10 juillet 00:10

    Super les pleureuses ....tain la France ne produit plus que des sciences molles ...


  • zygzornifle zygzornifle 10 juillet 08:07

    Belle pollution en perspective ….


  • Aristide Aristide 10 juillet 10:48

    Il me semble que le mur dressé entre les institutions universitaires ou de recherche et le secteur privé est la cause essentielle de cette impossibilité à passer de la découverte au produit.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 10 juillet 12:09

      Il y a structurellement une difficulté en effet.


    • titi 12 juillet 01:26

      Pour « prendre du grade » au CNRS, il faut « publier ».

      Quand on a un « bon sujet », on a aucun intérêt à ce qu’il aboutisse trop vite.

      Au contraire. Il faut distiller les résultats au compte gouttes, et alimenter des publications régulières.

      Ca n’incite pas à l’industrialisation rapide.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 12 juillet 07:35

      Les publications et les brevets, quoique corrélées, ont des vies très différentes. La ’reconnaissance’ au CNRS n’est pas directement liée à une quelconque industrialisation.


  • eau-du-robinet eau-du-robinet 10 juillet 11:09

    Nous sommes dans une guerre commerciale permanente, une guerre féroce, avec les pays anglo-saxons / États-Unis

    .

    Exemple GEMPLUS
    .

    Il y à une dizaine d’années les américain ont pris le contrôle d’un fleuron de l’industrie française Gemplus, une spoliation orchestré avec la participation des services de la CIA et la société du renseignement privé Kroll.

    L’entreprise « Gemplus » fut créée 1988 par 6 ingénieurs de Thompson. Ces derniers décidèrent de fonder une société à la conquête du marché des technologies de cryptologie et de la carte à puce. Le démarrage de Gemplus sur le marché international fut fulgurant. Dix ans après sa création, l’entreprise Gemplus comptait 6000 employés répartis dans le monde entier et capitalisait un chiffre d’affaires de l’ordre de 200 Millions d’Euros pour un marché de 100 Millions de consommateurs. Ces résultats faisaient de Gemplus le leader du marché de la carte à puce. Ses clients étaient internationaux et seuls les américains n’avaient pas encore fait appel aux services de la société française, craignant de confier à une entreprise étrangère la protection d’informations d’intérêt national.

    Puis Gemplus est passé sous contrôle américaine via l’intervention des agents de la CIA .... Affaire Gemplus <<< reportage

    L’affaire Gemplus est une parfaite illustration du redéploiement des intérêts américains suite aux attentats du 11 septembre. Le renforcement de la doctrine de sécurité économique des États-Unis s’est fortement développé depuis 2001 et a pour but précis de rediriger les intérêts technologiques du monde entier vers « l’Oncle Sam », afin de dresser des barrières de protection infranchissables.

    La phase actuelle des relations entre l’Union européenne et les États-Unis est spécifique. Elle consiste dans l’abandon de la souveraineté intérieure des pays membres de l’Europe des 27. Grâce à une hégémonie du droit des États-Unis sur le sol européen, l’exécutif US exerce un pouvoir direct sur les populations européennes. A travers de nombreux accords, cette souveraineté est légitimée par les institutions de l’Union.

    L’instauration d’une souveraineté interne de l’exécutif états-unien sur les pays de l’ancien continent conduit à la formation d’une nouvelle forme d’État, à la mise en place d’une structure impériale sous direction américaine. Il s’agit d’une forme d’organisation stable qui diffère fortement de la situation antérieure. Dans le cas où les États-Unis disposaient de la seule souveraineté extérieure des pays européens, un retour en arrière partiel ou plus profond restait possible sans une révolution sociale, tel que l’atteste le retrait de la France, effectué par Charles De Gaule, du commandement de l’Otan. Une telle tentative d’indépendance d’un pouvoir constitué européen ne serait plus envisageable, si les États-Unis exercent un contrôle direct sur les populations de l’ancien continent.

    Un grand marché transatlantique à l’horizon 2015

    Une résolution du Parlement européen de mai 2008 opère une légitimation du projet de création d’un grand marché transatlantique pour 2015. Elle prévoit l’élimination des barrières au commerce, d’ordre douanière, technique ou réglementaire, ainsi que la libéralisation des marchés publics, de la propriété intellectuelle et des investissements. L’accord prévoit une harmonisation progressive des réglementations et surtout la reconnaissance mutuelle des règles en vigueur des deux côtés de l’Atlantique. Dans les faits, c’est le droit états-unien qui s’appliquera.

    Source et suite ...

    Comme je l’ai récemment évoque L’Europe est entrent de devenir le 52 état de États Unis !


  • Arogavox Arogavox 10 juillet 11:12

    Du ’public’ ou du ’privé’ qui pilote l’Open source ? ... et pourquoi ?

     et pour qui est-ce efficace ? ou ’démocratique’ ?


  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 10 juillet 12:12

    C’est vrai que l’Open Source ouvre des horizons.


  • Kapimo Kapimo 11 juillet 02:44

    ceux qui souffrent des non-choix, qui ne savent même plus déterminer qui sont et où sont les décideurs dont leur sort dépend,

    He oui, notre pays étouffe du fait d’une haute administration veule, inefficace, spoliatrice, destructrice, mafieuse et phagocytée par les délires universalistes et les grandes idées suprémacistes jamais débattues des sectes qui n’existent pas.

    Notre pays est en train de crever.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 juillet 08:06

      Les « délires universalistes » constituent l’arme suprême des promoteurs.


    • microf 14 juillet 12:40

      @Kapimo

      Bien dit, la France souffre et étouffe du fait d´une haute administration inefficace...mafieuse ( les grandes écoles )
      Il ya quelques années de celá, j´ai suivi une émission d´une radio Allemande sur le systéme en France.
      L´interviewé disait dans ces mots que la France est géré comme une « mafia » ( les grandes écoles ) que l´élite de la France se faconne á partir de 20 ans, que si á 20 ans vous n´êtes pas dans une grande école, ou sur le point d´y entrer, vous ne ferez pas parti de l´élite, bien sûr qu´il y avait quelques exeptions, mais qu´en général c´est la règle.
      Q´un tel système ne peut que fabriquer des corporations qui á un moment luttent les une contre les autres pour le pouvoir.
      Que le système centralisé plombait ou empêchait la France de bien se développer, que ce qui donne á la France une Aura, ce sont ses relations avec les colonies et autres territoires et Départements d´Outre-mers.

      Un autre ami Autrichien a fait son mémoire de doctorat sur le système centralisé en France relevant les défaillances d´un tel système.
      Son pays l´Autriche un petit pays, est décentralisé, chaque région á son gouvernement et parlement régional qui décide de nombreux problèmes de sa région, l´administration centrale á Vienne, s´occupe de grande lignes telles la Diplomatie, ou la Défense...

      Ayant vécu dans les trois pays France, Allemagne et Autriche, j´ai vu la différence, ce qui étouffe et fait souffrir la France, c´est son système centralisé.
      Il faudra espérer que les nouvelles générations politiques en tiendront compte et changeront ce système.


  • Ruut Ruut 15 juillet 17:10

    Finalement ils vont créer une nouvelle technologie de battries longues durées, voir réutilisables commes les vieilles batteries a acide, ou un truc de merde a usage limité comme les batteries lithium-ion ?


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