mardi 25 avril 2006 - par Philippe

La leçon de Berlusconi pour la France de 2007

Berlusconi n’a pas été battu comme les Français le rêvaient. L’Italie du Nord, l’une des régions les plus riches d’Europe, a voté Berlusconi. Pourquoi nous autres Français nous trompons-nous si souvent sur les autres ? Sommes-nous aveugles sur les autres et sur nous-mêmes ? Comme notre avenir va se jouer en 2007, que faut-il pour réussir ?

L’analyse du vote serré des législatives italiennes remportées par Prodi a montré que le Nord de l’Italie a voté pour Berlusconi, et le Sud pour Prodi. A l’exception de la Ligurie (Gênes, dans le Nord) et de la Sicile. Or les sondages donnaient 5% d’écart favorable à Prodi, écart qui se limita à 0,5%.

Donc, l’une des régions les plus travailleuses et les plus riches d’Europe a voté Berlusconi. Peut-être un peu pour les promesses de baisses d’impôt, peut-être par crainte de la coalition Prodi, trop fragile, peut-être aussi parce que Berlusconi n’est pas jugé si catastrophique que cela de ce côté-là des Alpes. A retenir de ces élections, les unions de droite comme de gauche, qui ont su présenter des programmes différents et cohérents.

Si la France avait voté, elle aurait voté Prodi (et ce lundi matin encore, Berlusconi se faisait injurier sur les ondes de France Inter par un invité antimondialiste). D’ailleurs si la France avait voté aux Etats-Unis il y a 2 ½ ans, elle aurait voté Kerry.

Ceci montre que la France est dans un dangereux décalage avec le monde environnant :

  1. La France n’est ni réaliste, ni pragmatique. Elle exprime tout haut ses rêves, elle est romantique. Elle transfère son « modèle » sur les autres pays et se trompe sur toute la ligne, avec un don particulier pour faire la morale aux autres.
  2. Nos voisins (UK, Allemagne, Italie, Espagne...) - les peuples voisins - sont pragmatiques, réalistes, et notamment volontaires et courageux. Ni romantiques, ni intellectuels, comme nous revendiquons de l’être. Et nous aimerions condamner Blair s’il n’était pas travailliste, et à l’inverse nous faisons croire que Michèle Bachelet est socialiste lorsqu’elle est sociale-démocrate, qu’elle a battu la droite lorsqu’elle ne fait que reconduire un parti en place.
  3. Le bilan économique de Berlusconi n’est pas le cadavre annoncé. D’ailleurs, celui de Prodi s’annonce déjà bon, car les bases sont meilleures. Souvenons-nous que si Prodi a été un bon président du Conseil italien, il fut un piètre (et le mot est faible) président de la Commission européenne... Et c’est peut-être aussi pour cela que le Nord a moins voté pour lui.
  4. Intellectualisme français, dis-je, qui nous mine. Exemple : France Soir. Qu’un repreneur veuille faire de France Soir un journal populaire, c’est son choix économique. Les commentaires intellectuels le condamnant pour son refus de traiter de politique sont typiquement français. Métro et 20 Minutes n’auraient jamais pu être créés en France. Souvenons-nous comment les cartes de cinéma payées à l’année ont été caractérisées : elles favorisaient le grand capital du cinéma au détriment du cinéma d’auteur... alors que cela a peut-être sauvé le cinéma français et son cinéma d’auteur (Avoir et être, Les choristes, La marche de l’empereur...).
  5. Cet aveuglement intellectuel, qui est une distance avec le quotidien, nous joue des tours. L’anniversaire du 21 avril 2002 est surtout celui de la division de la gauche et non pas celui de l’arrivée de Le Pen au second tour. Or la gauche reste divisée, entre celle pour qui le mot libéral n’est pas une injure, et celle pour qui le mot équitable est le nouveau paradigme céleste.
  6. Aveugle, la France l’est face à la prochaine crise que le CPE a annoncée : en voulant résoudre le chômage des jeunes en difficultés, le gouvernement a fait l’impasse sur les futurs retraités en difficultés car, soyons-en tous conscients, les retraites vont baisser mécaniquement, ne serait-ce que par manque de travail pour les plus de 50 ans.
  7. Aveugles, nous le sommes aussi, si nous n’admettons pas que les salaires baissent en France : dans le tertiaire, pas dans le secondaire, par les emplois aidés, par les diplômés qui entrent de plus en plus tard sur le marché du travail (la politique des stages est une honte, comme celles des médecins étrangers exploités comme des esclaves).
  8. Aveugle et sourde, la France l’est encore ce matin, au 48e congrès de la CGT, lorsque le principal thème est la réforme des cotisations, et non le monde que nous voulons, ou le monde possible pour demain, bref, la lutte, et non la construction.

Cette très petite défaite de Berlusconi - ou cette très petite victoire de Prodi - en décalage total avec les attentes des Français, me fait émettre trois vœux pour 2007 :

  1. que la campagne électorale nous parle de prospective, de France à 10 ans, à 20 ans... d’idéal
  2. que les partis républicains [1] se présentent unis pour tout simplement se faire face au second tour
  3. que la moyenne d’âge du prochain gouvernement soit inférieure à 45 ans


[1] J’appelle « partis républicains » les partis reconnaissant les valeurs de la France et celles de l’Europe.



41 réactions


  • Ludovic Charpentier (---.---.68.113) 25 avril 2006 11:12

    J’aime beaucoup vos solutions mais je n’aime pas du tout votre analyse (pour commencer, il n’y a pas que les Français qui détestent Bush et Berlusconi...). Le décalage vient surtout de la manière dont une information est perçu en Italie et à l’étranger (car les Italiens de l’étranger ont majoritairement voté contre Berlusconi, et pas uniquement la communauté française !). En Italie, Berlusconi contrôle les médias comme Bush contrôle les médias Américains. Naturellement, ça aide, les journalistes transalpins ont un regard moins critique sur leur gouvernement que tout analyste extérieur...

    Ensuite, il y a aussi le problème du vote ’par défaut’. Kerry s’est trop appuyé sur le fait que les Américains en auraient marre de Bush et il s’est fait piler à cause de cette stratégie du rejet. Paradoxalement, si les Américains admettent majoritairement que Bush a menti sur les motivations de la guerre en Irak, ils ont préféré lui faire confiance pour terminer la guerre qu’à un individu comme Kerry qui a donné une image de versatilité (en plus, Kerry a passé son enfance en France, il parle parfaitement notre langue et a de ce fait tout pour nous plaire - à part le fait d’être le cousin de Brice Lalonde - et tout pour déplaire au public US). Concernant Prodi, le cas est un peu différent. Sa coalition avait adopté un programme commun de 300 pages, de quoi les occupper pour 5 ans, à moins que certains trahissent leurs engagements, ce qui n’est hélas pas impossible, la situation attisant les gourmandises. Mais il a surtout gagné à cause du rejet d’un Berlusconi qui est une vraie andouille sur la scène internationale, traiter un Allemand de ’Kapo’ c’est peut-être drôle sur la Péninsule, mais en attendant, il pouvait se brosser pour espérer un soutien de Merkel et de la CDU après une telle gaffe, qui explique le souhait à l’étranger (et pas uniquement en France) de le voir disparaître... Simplement, la seule leçon est qu’une opposition à un candidat impopulaire à l’étranger ne doit pas compter uniquement sur le rejet pour gagner. Il ne faut pas qu’il y ait rejet d’un candidat, il faut qu’il y ait adhésion aux idées des opposants. C’est ce qui a manqué à Kerry (et un peu aussi à Prodi).


    • Philippe Philippe 25 avril 2006 12:43

      Votre réponse est très intéressante et j’ai eu grand plaisir à la lire.

      Une remarque cependant : il ne faut plus que j’écrive le mot « Bush » (et encore n’ai-je écrit que « Kerry ») car cela focalise la lecture du texte et en ce sens cela me conforte dans l’idée que nous avons trop tendance à nous focaliser sur les autres pour moraliser et pas assez sur nous pour agir.


    • Ludovic Charpentier (---.---.68.113) 25 avril 2006 13:33

      Mais, comme je le dis plus bas, notre comportement est-il anormal, cher Philippe ???? Croyez-vous qu’un Danois n’a pas ’intellectualisé’ sur les présidentielles 2002 ???? Je vois sur ce forum des Belges, des Québecois, des Suisses, qui se posent les mêmes questions que nous et intellectualisent de la même manière. J’aimerais que les généticiens analysent le géne du râleur et de l’intellectualisation et s’amuse à voir pourquoi les Français seraient différents des autres. Désolé, cher Philippe, je suis un scientifique. Votre postulat de base ’Les Français sont différents’ est faux, partant de là, la démonstration est assez bancale.


    • vinss (---.---.103.151) 25 avril 2006 13:38

      « [...] nous avons trop tendance à nous focaliser sur les autres pour moraliser et pas assez sur nous pour agir. »

      entièrement d’accord avec vous, on retrouve un des maux français actuel.


    • Ludovic Charpentier (---.---.68.113) 25 avril 2006 13:58

      Ce ’mal’ n’est pas uniquement français. Fermez le ban.


    • Philippe Philippe 25 avril 2006 14:02

      J’ai simplement repris les propos du rédacteur en chef d’un magazine généraliste que j’ai rencontré hier ... ou de dirigeants de sociétés ... nous intellectualisons et noyons le poisson pour agir si nous agissons ...

      je viens d’entendre que Batisti sort un livre sur sa cavale. La France intellectuelle le soutient. L’Italie, TOUTE l’Italie l’ignore ... J’ai cité les exemples des cartes permanentes de cinéma comme « Metro » ou « 20 Minutes » qui avait été honnis par les intellectuels et qui ont été des succès ...

      Alors est-ce que je crois les Français à part ? mais qui parle d’exception culturelle sinon la France ? Qui - mais alors là je vais me faire incendier - n’a jamais su prendre parti pour être à part par exemple en 1940 en signant avec les nazis ... Oui, la France est à part, ni latine ni anglo-saxone. dans ce sens, ouui, la France est donneuse de leçons au monde entier. Oui, la France est arogante. Oui, la France s’enferme dans sa pensée et ssa logique. Oui, elle devient une exception en Europe. Mais peut-on en permanence être contre tout ? Peut-on en permanence dire que les autres ont tort ? L’un des interlocuteurs est scientifique : le Minitel, le BiBop et d’autres aventures scientifiques ont été des échecs cuisants (le Rafale) car fait en dépit du marché, voir contre le marché et surtout contre les autres.

      Oui, nous avons le devoir d’être un peu plus modeste et d’être moins donneurs de leçons.


    • Ludovic Charpentier (---.---.68.113) 25 avril 2006 15:06

      Et vous, vous connaissez Rainer Maria Rilke ? Peut-être pas aussi bien que les Allemands, qui l’étudient des leurs jeunes âges... « L’exception culturelle », il est clair que notre Johnny national est un parfait inconnu à l’étranger, tout comme les artistes allemands, ou espagnols, qui attirent pourtant un large public sur leurs terres sont inconnus chez nous...

      Chaque pays a sa culture, celle de la France, au carrefour des mondes anglo-saxons et latins, est peut-être un peu particulière dans son mélange. Mais vous vous trompez lourdement si vous pensez qu’un Français est fondamentalement différent d’un Italien. Non, il ne l’est pas. Chaque pays a sa propre culture, aucune nation n’a vraiment un rôle de « méchant » à faire valoir.

      D’ailleurs, si vous regardez actuellement la grille des télévisions européennes, vous retrouverez les mêmes émissions qui marchent d’un bout à l’autre de la planète... Il y a actuellemnt une ’standardisation mondiale’ dans ce domaine, et la France n’est absolument pas en retard en la matière...


    • Ludovic Charpentier (---.---.68.113) 25 avril 2006 15:07

      A oui, et il n’y a aucun mal à être plus modeste et moins donneur de leçon que Silvio ’coglione’ Berlusconi...


    • Philippe Philippe 25 avril 2006 15:48

      Nous nous sommes mal compris : bien sûr, chaque pays a ses spécificités et c’est une chance et c’est à préserver et à entretenir.

      Mais c’est la France qui se bat pour SON exception culturelle.

      A tel point, mais c’est un autre sujet tout en étant pas trop éloigné, que personne ne la comprend lorsqu’elle parle de « laïcité » qui est une exception française dans son concept, pardon, ... dans son paradigme comme ont dit aujourd’hui.

      Donc exception, oui. Mais apprenons à comprendre l’Autre.

      Pour aller plus loin, il faut faire l’exercice de se mettre à la palce de l’Autre pour tenter de comprendre son regard. Donc pourquoi 49.05% d’Italiens ne sont pas des cons et 50.05% le sont. Il FAUT le comprendre pour avancer dans le construction européenne.


    • Ludovic Charpentier (---.---.68.100) 25 avril 2006 15:56

      Attendez, les électeurs de Prodi seraient plus cons que ceux de Berlusconi ??? Si tel est votre point de vue, nous n’avons plus rien à nous dire.

      Je pense que Berlusconi s’est lui-même mis au ban de l’Europe, tout seul, comme un grand. On peut peut-être traiter les Italiens de ’coglione’ sans incidence. Mais les Allemands n’ont pas le même sens de l’humour. Et un mec comme Berlusconi qui pense ’foot, télé, lifting et blagues foireuses’, des arguments qui payent peut-être en Italie, n’est sûrement pas plus europhile que Prodi... D’ailleurs, pourquoi Berlusconi attire-t-il plus d’inimités que Kohl ou Merkel, membres comme lui du PPE ???? Ou Aznar, pour prendre un ’Latin’ ????


    • Philippe Philippe 25 avril 2006 16:31

      En fait nous nous rejoignons.

      Bien sûr, le style Berlusconi est loin des conventions françaises ... ne parlons pas de qui vous savez, mais Santini ou l’homme aux bretelles (jai oublié son nom ...) ont parfois des limites que G Freche a dépassé ... Soit.

      Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre pourquoi 50% moins des broutilles d’Italiens ont voté pour lui ou contre l’autre. Pourquoi cet homme qui attire tant d’inimitiés hors d’Italie, en Europe, attire autant de vote chez lui ? Pourquoi c’est l’Italie « riche » qui a voté pour lui ? Et pourquoi nous autres français n’aurions surtout pas voté pour lui ?

      Un jeu : pour qui voterions-nous pour un Président de l’Europe ? Personnellement, Blair. Zappatero en 2. Et vous ?


    • machinchose (---.---.129.40) 25 avril 2006 17:35

      le fait que le bonhomme possède l’ensemble des médias plus le pouvoir ne vous donne pas un indice ??


    • Ludovic Charpentier (---.---.68.100) 25 avril 2006 17:39

      Sur ce duo, on se rejoint...

      Concernant l’affection pour Berlusconi, ça peut se comprendre... Croyez-vous que 18% des étrangers aiment Le Pen ? C’est le paradoxe du ’Nationalistes de tous pays, unissez-vous’. Le nationalisme joue sur la supériorité d’une nation, ou d’une identité à toute autre. Vous parlez d’arrogance française, mais l’arrogance de Berlusconi n’est pas mal non plus. Avouer que ’Mussolini est meilleur que Saddam parce qu’il n’a tué personne’, et se justifier de cette boulette en disant ’Oui, mais comprenez-moi, Mussolini étant Italien, j’ai agi par patriotisme...’, c’est quand même très fort de café, j’imagine mal Thierry Roland, spécialiste es chauvinisme, déclarant que Robespierre n’a tué personne et ensuite se justifier au nom du patriotisme... Mais à croire que ça plaît à une majorité d’Italiens.

      Je ne suis pas diplomé es politique Italienne pour comprendre le comportement de près de 50% de nos voisins transalpins. Je pense qu’il s’agit plus d’une peur du changement que d’envie de conserver Silvio à tout prix. Tout comme en France, aux présidentielles, le candidat sortant sort souvent dans une posture privilégiée... Et puis après tout, les Italiens ont bien envoyé la Cicciolina au parlement, et ça aussi, ça nous avait bien surpris...


    • Jojo (---.---.2.219) 25 avril 2006 18:11

      « mais qui parle d’exception culturelle sinon la France ? »

      Mais l’UNESCO. Je me demande s’il n’y a pas erreur sur l’interprétation de l’expression « exception culturelle ». Il s’agit en fait de dire que la culture (cinéma, télé,...) doit échapper à la marchandisation des services. Rien à voir avec le fait que la France serait exceptionnelle.


    • (---.---.192.187) 25 avril 2006 19:33

      Il faudrait aussi voir que ce n’est pas 50% qui ont voté pour Berlusconi, mais 50% qui ont voté pour un ou l’autre des partis composant sa coalition, Forza Italia ne recueillant que 25% des votes il me semble (et en baisse important depuis les dernières législatives)...

      Je pense que cela donne un éclairage TRES différent au problème ! C’était des législatives, pas des présidentielles (qui n’existent pas en Italie)... on vote pour un député ou un sénateur de sa région, contrairement à ce que veulent bien croire les journaux, beaucoup de gens votent pour une personne, pas pour un programme !!


    • vittorio (---.---.200.91) 25 avril 2006 20:16

      c’est vous qui êtes manipulé par les médias français qui disent que Berlusconi contrôle les médias, ensuite les italiens de l’étranger n’ont pas beaucoup voté (contrairement aux italiens d’italie) ce n’est pas très significatif et la droite a été divisée, mais par exemple aux Usa, les italiens ont plus voté pour la droite.

      En Europe, c’est vrai la gauche l’a emporté mais vu que les médias européens sont à 100% contre Berlusconi, c’est une bien maigre performance, les italiens d’étranger ont été manipulés et impressionés par des médias ultraconformistes


    • machinchose (---.---.129.40) 25 avril 2006 20:23

      la propriété de Berlusconi est un fait monsieur... vive berlu (qui alors porte bien ce diminutif qui vous vous bien)


    • jako (---.---.96.208) 25 avril 2006 22:14

      est ce vraiment un defaut ou une qualité ???????????????????????????????????????????mon biquet


  • Anthony Meilland Anthony Meilland 25 avril 2006 11:30

    Cher monsieur Cahen,

    Vous nous ressortez encore le sempiternel préjugé selon laquelle la France est nulle (irréaliste, romantique, aveugle, intellectuelle...), et les autres pays sont géniaux (pragmatiques)

    Il y a une grande diversité entre ces autres pays que vous citez, chacun ayant des problèmes spécifiques qui ne sont pas moindre que ceux de la France :

    - Italie : dette de 123% (66% en France), et un déficit publique de 3%, en 2004 le PIB a augmenté de 1.2% (contre 2.3% en France). Pas franchement mieux qu’en France !!

    - Royaume-Uni : Pauvreté de 13-17% (6-12% en France). Ca se passe de commentaires. (Lisez « le royaume enchanté de Tony Blair » de Philippe Auclair)

    On pourrait facilement trouver des chiffres pour l’Allemagne (chômage, pauvreté, déficit..) et pour l’Espagne (niveau de vie, pauvreté, santé...), mais ça ne servirait à rien. Il y a des gens pour qui il fait toujours mieux vivre ailleurs, et je ne comprendrai jamais pourquoi !

    PS : Effectivement les français préfèrent Prodi à Berlusconi, Kerry à Bush, ils n’aiment pas Tony Blair. Jusqu’à présent on aimait pas trop les populistes en France (ça va changer grâce à Sarko)


    • Ludovic Charpentier (---.---.68.100) 25 avril 2006 12:19

      Sans tomber dans n’importe quelle considération idéologique, que quoi M. Cahen se base-t-il pour insinuer que la France serait le seul pays au monde anti-Bush et anti-Berlusconi ???? Lors des manifs contre la guerre en Irak, il y a eu beaucoup plus de monde dans les rues de Madrid, Londres, Rome, et même dans les rues de New-York que dans les rues de Paris... Le fait que 48% des Américains aient voté contre Bush, cela voudrait dire que 48% des Américains sont anti-américains ????

      L’explication rationnelle est toute simple : tout observateur étranger (français et autres) se moque de la politique intérieure, économique d’un pays. Ce qui compte, c’est surtout la politique internationale. Et malheureusement, à ce niveau-là, les bilans de Berlusconi et de Bush sont assez catastrophiques à force de provocations et de petites phrases assassines, vis-à-vis de la France comme de l’Allemagne, d’ailleurs. Désolé, mais si Bush et Berlusconi n’aiment pas la France, je ne vois pas pourquoi les Français les aimeraient... Aznar était de droite, il n’a pas fait d’esclandre sur la scène internationale, personne ne l’a critiqué (sauf sur le Prestige où la gestion espagnole de l’incident pouvait laisser à désirer), il a été plusieur fois réélu avant que son parti ne se fasse battre pour avoir pris les électeurs pour des cons, c’est tout. Helmut Kohl était de droite, du CDU, a fait beaucoup de réformes libérales en Allemagne, et malgré tout, les Français l’appréciaient pour les efforts qu’il a mené pour faire chuter le mur de Berlin, et pour l’entente cordiale (quoique politiquement opposée) qu’il eut avec Mitterrand sur l’Union Européenne. Mais quand on traite un député européen de ’Kapo’, il ne faut pas s’attendre en revanche à recevoir des fleurs en retour, même d’un parti frère comme la CDU. D’ailleurs, Merkel et Sarkozy ont été extrêmement discrets dans leurs soutiens à cet ’indésirable’.


    • Philippe Philippe 25 avril 2006 12:39

      Cher Anthony Meilland

      Les chiffres, ont leur faire dire ce que l’on veut. Ainsi, Carita international a chiffré en décembre dernier à 1 million le nombre de opauvres en Suisse. Comme l’a dit le Président de la Confédération : cela se saurait !

      Et comme dirait Woody Allen : lé réponse est non ! Rappelez-moi la question ?

      Je formule autrement la question que vous ne semblez pas comprendre :

      les Français intellectualisent lorsque les autres ont des réponses pratiques. Etes-vous d’accord avec ce constat ?


    • Ludovic Charpentier (---.---.68.113) 25 avril 2006 13:29

      « les Français intellectualisent lorsque les autres ont des réponses pratiques. Etes-vous d’accord avec ce constat ? »

      Non. Je pense au contraire que nos chers politiques ont de plus en plus tendance à semer la petite phrase, qu’à faire des discours de politique globale sur les 20 à 30 ans à venir... Et je ne pense pas non plus que BHL intellectualise plus que Woody Allen. Ni que Steevy Boulay intellectualise plus qu’Albert Einstein.

      Franchement, Philippe, votre regard est vraiment superficiel. Vous croyez vraiment que les Français sont des aliens comparés au reste du monde ? Sortez un peu, installez-vous deux semaines à l’étranger, au sein d’un panel d’individus représentatifs, vous verrez qu’il n’y a pas plus d’exception française que d’exception belge ou italienne...


    • jako (---.---.96.208) 25 avril 2006 21:48

      voilà c’est ce que j’allais dire, stop à l’intox, nous sommes nous meme et personne ne peut nous donner de leçon vu que personne ne réussit


  • Scipion (---.---.59.4) 25 avril 2006 12:51

    J’adore l’attaque du sujet « Berlusconi n’a pas été battu comme les Français le rêvaient. »

    Quels Français ? Que savent-ils les Français, de l’Italie ? De Berlusconi ? Et de l’Italie de Berlusconi ? Sinon les fielleuses conneries que leur ont distillé, pendant douze ans, des médias complètement acquis à la décadence « progressiste » de l’Europe.

    Des gens qui n’ont jamais pardonné à Berlusconi d’avoir coupé la route à une gauche hégémonique qui, en 1994, se voyait au pouvoir pour les cinquante ans à venir.

    Et cette gauche n’a pas fini de le haïr. Comme on peut en juger d’après les divisions qui minent déjà la coalition gouvernementale italienne, Berlusconi devrait revenir au pouvoir, à la faveur de législatives anticipées, avant la fin de cette année. Et plus fort, politiquement, qu’il ne l’a jamais été...

    Alors, les rêves des Français...


    • Ludovic Charpentier (---.---.68.113) 25 avril 2006 13:35

      Comme dit plus haut, ce sont surtout les Allemands qui rêvaient de la déroute du Berlu suite à sa gaffe qui l’a mis ’Kapo’.


    • jako (---.---.96.208) 25 avril 2006 22:17

      les francé s’en foutent grave sauf que ce bouffon (berlusconette) leur pollue l’espace du cne/cpe ....lol


  • machinchose (---.---.129.40) 25 avril 2006 13:55

    excusez moi Philippe mais je ne comprends pas comment vous pouvez vous permettre d’assèner des arguments d’autorité de type :

    "Ceci montre que la France est dans un dangereux décalage avec le monde environnant :

    La France n’est ni réaliste, ni pragmatique. Elle exprime tout haut ses rêves, elle est romantique. Elle transfère son « modèle » sur les autres pays et se trompe sur toute la ligne, avec un don particulier pour faire la morale aux autres."

    aucun de vos arguments ne confortent ce genre d’affirmation. Votre article est plein de certitude, beaucoup moi d’analyse profonde.

    DOIS JE DEMANDER AUX AMÉRICAINS CE QUE JE DOIS VOTER AUX PROCHAINES PRÉSIDENTIELLES ?

    ou aux italiens ? peut être aux anglais ?

    j’imagine que ça vous plairait parce que vous vous doutez bien que ces peuples formidables ne voteraient pas nécessairement comme nous. cela signifierait il qu’ils sont en décalage avec le monde qui les entoure ?

    comment pouvez vous affirmer que le monde qui nous entoure se résume à l’italie, l’angleterre et les états-unis ?? pourquoi le sénégal ne fait pas partie de ce monde là, pourquoi pas la russie de Poutine (adorée par vos amis berlusconi et Bush) pourquoi pas la Chine ou l’Inde... Pourquoi pas le Brésil ou le pérou ?

    Y aurait il un monde sérieux et heu... un monde amateur ?

    Vous relisez de façon étonnante le monde : Bachelet est une social-démocrate ? ok bon et donc Jospin était un dangereux Trotskiste ? c’est bien connu ; il suffit de voir le bilan (heureusement que Raffarin est arrivé pour faire cesser la soviétisation de la france, faire exploser la dette par ailleurs aussi mais ça devait être par pragmatisme.).

    Et donc on intellectualise trop ? on est pas assez pragmatique... c’est fou je ne réalise jamais que je vis dans un pays complétement détruit et que tout mes voisins c’est tellement le paradis que ç’en est indécent et d’ailleurs que tout le monde s’enfuit en courant et qu’on est obligé de fermer les frontières pour nous retenir...

    ah c’est une belle insulte « intellectuel » !

    ras le bol des gens qui reflechissent au monde !! beurk ! si le monde entier pouvait suivre le modèle culturel pragmatique de la non reflexion

    il faut penser pratique sinon on sombre.

    y a qu’à regarder dehors on sombre !

    je regarde dehors et bon je me dis que si notre gouvernement arrêtait de faire n’importe quoi c’est vrai que ça serait mieux mais j’ai pas franchement l’impression de vivre dans le chaos. en tout cas pas pire que chez mes voisins. Vous avez roulé en Italie ?

    non je dis ça parce qu’à chaque fois je pense à l’avantage qu’on avait (je crains qu’il ne faille parler au passé) à avoir un etat qui assume les infrastructures, du coup on a de chouettes autoroutes et autres résaux férrés... arf.. mais c’est caricatural.

    votre article est étonnant, il est plein de contradiction... Vous avez une justesse de regard sur nos dérives (stage et médecins) qui sont en effet pour certaines le corrolaire d’une spécificité française mais pour d’autre aussi finalement l’illustration de ce que serait un monde totalement précaire et loin de l’humain. disons que nous divergeons sur le remède quand nous convergeons (rarement) sur le diagnostique...

    excusez le coté bordélique de ma réponse. J’ai simplement voulu dire en fait que notre pays est beau et plein de possible et que ne pas soutenir des types qui achètent ouvertement leur pouvoir ne fait pas de nous un peuple qui doit avoir honte.


    • Ludovic Charpentier (---.---.68.113) 25 avril 2006 13:59

      De même qu’on se fout royalement de ce que les autres peuvent penser de Chirac (et autant dire qu’il est assez mal vu en Grande Bretagne et aux USA), de même les Italiens se foutent royalement de ce qu’on peut penser de Berlusconi. CQFD, fermez le ban.


    • Philippe Philippe 25 avril 2006 14:21

      Jacques Lesourne, scientifique et rédacteur en chef du Monde un temps a dit il y a une vingtaine d’années :

      la France est une Union Sovétique qui a réussi.

      Vous avez raison.

      Quelques détails dans ce que vous dites : « tout le monde s’enfuit en courant et qu’on est obligé de fermer les frontières pour nous retenir » . vous ne croyez pas si bien dire. Depuis 10 ans, chaque jour, soit environ 4000 ménages, se sont intallés dans des pays voisins pour fuit l’ISF. Demandez aux Belges ce qu’ils en pensent : leur péargne par habitant est devenue la première d’Europe, battant les Suisses et ils sont très heureux d’accueillir des familles entreprenantes et créatrices d’emplois. . vous ne croyez pas si bien dire. Les jeunes diplômés français préfèrent de plus en plus travailler les premières années à l’étranger bien payés plutôt qu’en France comme stagiaires aux tarfis que vous connaissez.

      Vous dites aussi « j’ai pas franchement l’impression de vivre dans le chaos. » . novembre 2005, banlieues, n’est rien pour vous ? . février mars 2006, CPE, n’est rien pour vous ? . et vous n’imaginez pas un parti des retraités comme en Israël qui a pris 17% des voix ? Car la crise couve. Et vous ne voyez pas les sociétés industrielles se désintéresser petit à petit de la France (voir Nestlé produits laitiers) ? . et de multiples autres exemples ... « j’ai pas franchement l’impression de vivre dans le chaos. »

      Vous avez raison : la France est une Union Sovétique qui a réussi. mais nous sommes en 2006, et le monde a changé.

      La nostalgie - celle du dossier Paris 2012 - c’est bon pour la publicité, par pour l’action.


    • (---.---.192.187) 25 avril 2006 19:44

      Avez vous déjà quitté la France ???

      Le constat que vous dressez est un cliché incroyable et innexacte... je suis jeune chercheur (docteur en biologie) et effectivement je travail depuis un an aux états-unis... parce que c’est mieux payé qu’en france ??? Pas vraiment, en revanche pour intégrer un labo français, il faut une solide formation et aller se former à l’étranger est très aprécié. Les jeunes docteurs partent quelques années à l’étranger parce que c’est obligatoire dnas leur formation (et extrèmement contructeur de se frotter à d’autre approches)... on apprend beaucoup à relativiser les bétises que l’on peux lire ici et la sur le « déclin » français.

      Mes collègues sont loin de considérer la france comme un pays en pleine déliquescence et même se on les agace fortement (tout comme les ricains nous agacent), j’en connais plus d’un qui serait prêt à venir travailler en france. Sinon va faire un trou dans des labos de pointe français et regarde la proportion de chercheur qualifiés « non-français » qui y travaillent en permanance ou en détachement... ça devrait te faire réfléchir un peu si c’est possible !


    • Philippe Philippe 26 avril 2006 09:09

      Cher (IP:xxx.x63.192.187) ,

      1. « Avez vous déjà quitté la France ??? » : parce qu’il ne serait louable de ne commenter que ceux que l’on n’aime pas ? Drôle de conception du débat !

      2. « je suis jeune chercheur (docteur en biologie) et effectivement je travail depuis un an aux états-unis... pour intégrer un labo français ... » : un labo, justement. Pour une entreprise, les diplômés masters vont faire leur MBA et travaillent là-bas ou ailleurs pour éviter d’être qualifiés de trop jeunes à 25 ans en France.

      3. « quelques années à l’étranger parce que c’est obligatoire » selon les filières, en général 1 an. Mais les durés de 2 à 5 ans deviennent de plus en plus courantes et celles-ci ne sont pas obligatoires.

      4. « j’en connais plus d’un qui serait prêt à venir travailler en france » bien évidemment ! Mais là n’est pas mon sujet. La recherche française - mais vous en savez plus que moi - est excellente quoique trop dispersée et attire le monde entier, notamment francophone.

      Ceci dit mon propos était de constater les départs certes peu nombreux mais hautement significatifs.

      Lorsque’une « élite » part - car c’est bien de cela dont il s’agit même si le mot ne me plait pas, il faut se poser la question de savoir pourquoi et d’y remédier. En général, on note que sa perception de l’avenir n’et pas conforme à l’épanouissement qu’elle en attend. Les expériences que j’en connais sont plus liées à des contextes politiques (Iran post-Shah, Allemagne de 32/33, Union Soviétique, ...).

      Le contexte français est inquiétant pour moi à 2 titres :

      1. ceux qui partent sont des entrepreneurs au sens créateurs de richesses, qu’elles soient pour eux mais évidemment par ricochet pour d’autres

      2. par effet miroir, nous n’attirons pas des populations identiques contrairement à UK, Suisse, Belgique, USA, Australie, Canada, etc.

      PS : les avantages fiscaux pour les travailleurs étrangers en France (les impatriés ?) à durée déterminée viennent seulement d’être mis en place.


  • Loïc (---.---.163.83) 25 avril 2006 16:35

    Cher M. Cahen, en vous lisant, j’ai l’impression de lire une caricature de notre grande presse. En un mot, un article LAMENTABLE ! Vous ne devez pas confondre les Français et les médias. Heureusement d’ailleurs, par ce que les médias se trompent très souvent dans leurs analyses (hum, c’est beaucoup dire) et leurs pronostiques. Pourquoi ? Et bien par ce que les médias ne sont plus que la caisse de raisonnance du microcosme , et que ça les amusent de s’envoyer des conneries et de se répondre les uns les autres, comme dans une histoire sans fin. Alors de grâce et par respect pour nous autres Français, ne nous confondez pas avec les médias. Merci. PS : pouvez-vous me dire le lien entre Berlusconi, France-Soir et le CPE ? Moi je ne vois pas.


    • Philippe Philippe 25 avril 2006 16:44

      CPE / crise des retraites, France Soir, Metro, 20 Minutes, Michele Bachelet, baisse des salaires, ... pour démonter que les médias ne reflètent pas de la réalité ...

      Apparemment vous ne m’avez pas compris ...


  • nini (---.---.24.167) 25 avril 2006 16:54

    les valeurs de la France et celles de l’Europe ? C’est quoi ?


  • (---.---.13.39) 25 avril 2006 18:14

    « Berlusconi n’a pas été battu comme les Français le rêvaient. L’Italie du Nord, l’une des régions les plus riches d’Europe, a voté Berlusconi. Pourquoi nous autres Français nous trompons-nous si souvent sur les autres ? Sommes-nous aveugles sur les autres et sur nous-mêmes ? Comme notre avenir va se jouer en 2007, que faut-il pour réussir ? »

    C’est très à la mode de s’autoflageller. En plus c’est dans l’air du temps pour la campagne présidentielle de 2007 de certain.

    De là à dire que l’article est objectif, il y a de la marge ..


  • (---.---.145.200) 26 avril 2006 09:00

    « En plus c’est dans l’air du temps pour la campagne présidentielle de 2007 de certain ».

    Tu veux dire « d’un certain ami de Berlusconi » ?


  • jer (---.---.98.37) 26 avril 2006 09:31

    Des résultats des élections américaines et italiennes je tire l’observation qu’une fois de plus la majorité des medias français ont pris leurs désirs pour des réalités comme ils l’ont fait pour le traité européen ou pour la dernière élection présidentielle.

    Ils se sont comportés comme si les Français devaient voter en Italie ou aux Etats-Unis et ils ont fait campagne pour la bien-pensance.

    Cependant, dans les derniers jours, certains ont laissé filtrer que les sondages indiquaient une remontée de Berlusconi. Les résultats ne sont donc pas une si grande surprise.

    Apparemment l’Italie serait coupée en deux. Que le Nord ait voté pour la coalition de Berlusconi ne doit pas surprendre : depuis plusieurs années la Ligue du Nord fait campagne pour une autonomie pour que les « fainéants du Sud ne profitent indûment du travail des Nordistes » (Je résume). C’est, je suppose, l’approche pragmatique.

    Que l’auteur de l’article se rassure : en France, cette tendance se renforce : Le Pen, Villiers, Sarkozy doivent représenter plus de la moitié des Français. Si cette grosse moitié, peut-être les 2/3, ne gagne pas en 2007, cela sera uniquement dû à des questions de personne. Mais comme il y a la même rivalité en face...

    L’évolution des sondages montre aussi que Berlusconi a fait pencher les indécis en sa faveur par la grâce de quelques promesses électorales bien démagogiques sur les impôts et de quelques blagues bien « lepéniennes ». Je suis persuadé que cela marchera en France où l’on aime bien ceux qui violent les tabous en riant, rien que pour « faire ch... » les gens sérieux.

    Par contre je ne comprends pas pourquoi l’auteur de l’article qui critique l’état d’esprit des medias, leur fait confiance au sujet de la Grande-Bretagne... Les quelques informations non lénifiantes qui en proviennent montrent que beaucoup de chiffres semblent trafiqués et cachent ainsi une réalité beaucoup moins rose. Tony Blair, ce socialiste chouchou de la droite et de la gauche caviar, apparait de plus en plus comme un escroc.

    Je ne vois pas non plus pourquoi les Français devraient obligatoirement se fondre dans un moule mondial commun. Entre autres particularités françaises, j’adhère totalement au principe de laïcité et au combat contre les sectes, combat qu’un Etats-Unien ne comprend pas. Quant à « l’exception culturelle », je pense aussi que l’auteur se trompe. Cela ne signifie pas que les productions françaises soient au-dessus des autres mais qu’elles doivent pouvoir exister à côté des autres et qu’il faut donc les protéger contre l’écrasement par les poids lourds américains.


  • Plutot mort qu ’objectif (---.---.28.210) 26 avril 2006 11:10

    Les Français preferent etre morts que libéral, ils preferent etre au chomage que libéral, ils preferent etre pauvres que libéral, tout même communiste (parti de progrès !) sauf libéral .

    Et la France mourra à gauche plutot que libérale !!!ou deviendra un pays musée visitée par les classes moyennes libérales des pays libéraux ( smiley


    • (---.---.38.140) 26 avril 2006 17:59

      Il faut etre au centre et ne jamais renier les valeurs republicaines comme on est en train de le faire en ce moment. Garder le sens du devoir pour continuer a jouir de droits également.Meme les japonais et les americains ont compris qu’il faut a certaines occasions un interventionisme de l’etat pour refaire partir l’économie...


    • (---.---.38.140) 26 avril 2006 18:05

      3 themes de campagnes pour la presidentielle 2007, l’identité française, les remedes au chomage, le logement ? Chiche ?


  • Invité (---.---.28.210) 26 avril 2006 11:16

    Ceux qui bossent au Nord sont libéraux ! Ceux qui n’ont pas envie de bosser au Sud(soleil) sont socialistes Logique et normal , non ?

    Cela ne vous rappelle pas un autre pays ?


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