mercredi 11 mars - par Hamed

Les conflits en Syrie, Afghanistan, Yémen et Libye se dirigeront-ils vers le chemin de la paix ? Une bonne nouvelle pour les peuples-martyrs

 

 « Au moins 34 soldats turcs ont été tués et une trentaine blessés dans la province syrienne d'Idleb. Ils sont morts dans des raids que la Turquie attribue au régime syrien. Ankara a aussitôt riposté en bombardant des positions du régime de Bachar al-Assad. Des bombardements de représailles menés par l'armée turque ont tué vingt combattants du régime syrien dans le nord-ouest de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Vendredi, un soldat turc est mort dans une nouvelle attaque des forces syriennes.

Le bombardement de positions turques et la mort d'au moins 33 soldats jeudi, en Syrie, a provoqué une crise impliquant directement la Russie, la Syrie et la Turquie, avec la question migratoire en toile de fond.

L'Otan dont fait partie la Turquie, s'est contentée d'exprimer sa solidarité lors d'une réunion d'urgence vendredi, alors que l'escalade des tensions ébranle la communauté internationale. L'Union européenne s'est inquiétée d'un « risque de confrontation militaire internationale majeure » en Syrie. » (1)

Le 28 février 2020, le site Sputnik donne une situation de guerre entre les forces gouvernementales syriennes et l’armée turque. « L’agence officielle turque Anadolu a affirmé qu’au cours de ces deux dernières semaines les forces d’Ankara ont neutralisé environ 130 unités de matériel de guerre des troupes gouvernementales syriennes.

L’agence indique que les frappes turques menées pendant 17 jours ont détruit 55 chars d’assaut, 18 blindés et 21 autres véhicules militaires, ainsi que 29 mortiers et trois hélicoptères. 1.700 miliaires ont été mis hors de combat. » Donc une guerre est en train de s’amorcer avec une participation directe de l’armée turque dans la bataille d’Idlib. » (22)

Pourtant, même si la Turquie et la Russie soutiennent des camps opposés en Syrie, elles ont renforcé leur coopération sur ce dossier, en parrainant un accord de cessez-le-feu lors d'un sommet à Sotchi en 2018. Et, paradoxalement, ils gardent le contact. Pour éviter de nouveau que la situation dérape et surtout que les violences ont provoqué une catastrophe humanitaire, avec l’exode de 900 000 civils, entre hommes, femmes et enfants, qui ont fui les combats, et se sont déplacés vers la frontière turque, un accord liant les deux parties a été annoncé, à Moscou, pour un cessez-le-feu dans le nord-ouest de la Syrie. Il est entré en vigueur le jour même, le jeudi 5 mars 2020, à minuit, en vue de mettre un terme à l’escalade de la violence dans la région d'Idlib. La Turquie a cependant prévenu, pour « éviter que la crise humanitaire n'empire », « se réserve le droit de répliquer de toutes ses forces et partout à toute attaque du régime de Damas.  »

Il est clair qu’une escalade de la guerre serait catastrophique sur le plan humanitaire, mais aussi en destructions et vies humaines. Et un déplacement de millions de réfugiés vers la Turquie. La Russie ne gagnerait rien en provoquant une catastrophe humanitaire, et un affrontement entre les deux armées serait totalement contreproductif tant pour la Russie que pour la Turquie. Une guerre qui amènerait inévitablement les États-Unis et l’OTAN à prendre parti pour la Turquie. Donc aucun gain sinon un enlisement extrêmement dommageable pour les deux pays.

Pour montrer ses bonnes dispositions vis-à-vis du conflit syrien et de la crise humanitaire à Idlib, Moscou a demandé une réunion du Conseil de sécurité à huis clos pour informer les membres du conseil de sécurité sur l’accord du cessez-le-feu, ce qui est très positif et laisse entrevoir une solution qui peut être durable. Et peut-être que, cette fois-ci, cet accord changera le cours de la guerre en Syrie. Et tout le laisse entrevoir, les deux pays sont au pied du mur. Ils s’entendent ou ils avancent dans l’irréparable.

« Selon le texte de l'accord consulté par l'AFP, la Russie et la Turquie organiseront à partir du 15 mars des patrouilles communes sur une large portion de l'autoroute M4, un axe crucial pour le régime traversant la région syrienne d'Idleb. Ce sera la première fois que Russes et Turcs patrouillent ensemble dans cette zone.  » (AFP, 6 mars 2020)

L’autoroute M4, selon les accords entre Moscou et Ankara, constituera un « couloir de sécurité » de six kilomètres de profondeur de part et d’autre de cette autoroute, soit une zone tampon de 12 kilomètres de large au total. Cela nous rappelle la ligne de démarcation militaire (LDM) entre les deux Corées, suite à l’armistice signé en juillet 1953. Et si c’était le cas dans cette guerre internationale en Syrie, en 2020, bien sûr avec d’autres développements mais qui donneront la paix à la région.

Et que ces accords infèreront sur les autres conflits de la région, notamment en Afghanistan, au Yémen, en Libye… qui sont traversés pratiquement par les mêmes enjeux. Des désaccords régionaux au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, avec immixtion des grandes puissances dans les conflits.

Pour avoir une idée des développements en cours dans le monde arabe, tentons de comprendre l’histoire qui a abouti à cette situation complexe du monde arabo-musulman.

Il faut partir de l’Arabie saoudite, de son régime monarchique qui s’appuie sur le wahhabisme, par lequel elle tire la puissance mobilisatrice de son pouvoir et son alliance avec les États-Unis, scellé sur le croiseur USS Quincy, en février 1945. C’est le pacte du Quincy.
 

Il est connu que le monde musulman qu’il s’agisse du monde arabe ou non arabe, leurs peuples sont très imprégnés de l’islam. C’est une donnée historique intangible et apparaît aussi comme une protection contre l’occidentalisation du monde aujourd’hui tout azimut. En clair, les peuples musulmans veulent se moderniser mais tout en gardant leur identité, leur religion par laquelle ils ne font qu’un.

Précisément cette identité du monde musulman dans l’islam va permettre à l’Arabie saoudite, dans les années 1970, suite aux chocs pétroliers, et grâce aux pétrodollars, avec l’assentiment de l’Occident, à propager l’islam, par la construction de mosquées partout dans le monde. Cette poussée de l’Islam, via les mosquées dans le monde, surtout en Occident, s’inscrivait dans la compétition Est-Ouest. Il existait donc une vision géostratégique en Occident qui lui permettait, par l’alliance avec l’islam, et les doctrines islamistes foisonnaient, d’en tirer parti au maximum sur le bloc communiste. Pour l’Arabie saoudite, cela lui permettait de s’assurer le leadership sur le monde musulman et la pérennité de son régime absolutiste.
 

Cependant les guerres israélo-arabes et la politique de deux poids de mesures des États-Unis envers Israël et les pays arabes ont faussé cette stratégie et provoqué un effet inverse. L’islam est devenu une contre-force aux dérives subversives des États-Unis et aux multiples guerres qu’ils ont suscitées pour garder la mainmise sur les riches gisements de pétrole de cette région.

A la fin des années 1970, après la dernière guerre israélo-arabe, c’est la quatrième, l’Égypte qui était le pilier du front arabe contre Israël, fait défection en signant des accords de paix avec Israël. Une défection qui affaiblira beaucoup les pays arabes. Le front de fermeté (Algérie, Libye, Syrie, OLP) ne changera rien à l’équilibre des forces contre Israël, soutenu par les États-Unis.

En 1979, une révolution islamique éclate en Iran. Sponsorisée par les États-Unis qui redoutaient que le shah transforme l’Iran en puissance nucléaire, la révolution démit le shah qui fuit hors d’Iran et installe un régime islamiste. Ce que les États-Unis n’ont pas inscrit dans leurs plans, c’est que cette révolution en Iran va progressivement devenir le facteur le plus néfaste pour leur leadership monial.

Maillon de la « ceinture islamique  », l’avènement d’un Iran islamiste va amener l’Union soviétique, face à la crainte d’une extension de l’islamisme en Afghanistan, et le risque qu’il s’étende aux républiques musulmanes soviétiques, à entrer en guerre en Afghanistan. Et parallèlement, une autre guerre éclate entre l’Iran et l’Irak. Les États-Unis et leurs alliés arabes veulent faire d’une pierre deux coups. Affaiblir l’URSS et mettre fin au régime islamique d’Iran qui, dès son émergence, a pris fait et cause pour le peuple palestinien.

A ces guerres vient s’ajouter un facteur économique déterminant, l’endettement mondial et le contrechoc pétrolier. Privant au triple plan économique l’URSS, par une forte diminution de ses revenus pétroliers – le prix du pétrole a baissé à 10 dollars le baril, en 1986 – et la contraction de ses exportations industrielles surtout en armements vers le reste du monde qui était endetté, et le recours massif à l’endettement extérieur, une situation catastrophique qui finit par ébranler les assises de l’Union soviétique et du bloc Est. Le Mur de Berlin tombe en 1989, avec toutes les conséquences sur les pays périphériques. L’Union soviétique cesse d’exister en décembre 1991. C’est la Russie qui hérite les trois quarts du territoire de l’URSS, et du droit de veto au Conseil de sécurité qui la remplace.

Par cette reconfiguration géopolitique du monde, on constate bien que la stratégie de la «  ceinture verte » a fonctionné pleinement. Mais, ce qu’il faut dire, compte tenu des événements d’aujourd’hui, que les États-Unis ne seront pas épargnés par cette «  ceinture verte » qu’ils ont créée.

Si la république islamique d’Iran s’est opposée, dès sa naissance, à l’impérialisme américain, et la guerre avec l’Irak l’a renforcé militairement, de même pour l’Irak, donc deux pays devenus des puissances régionales de fait, et vu la menace qu’ils représentaient sur le statu quo israélo-américain au Moyen-Orient, il était vital pour les États-Unis d’éliminer coûte que coûte les régimes qu’ils représentaient.

C’est ainsi qu’en 1990, l’Irak qui a annexé le Koweït est attaquée par une coalition internationale menée par les États-Unis. Après la libération du Koweït, l’Irak est mis sous embargo durant toute la décennie 1990. La période Clinton ouvrit une parenthèse pacifiste, faite de ni guerre ni paix. Mais, l’arrivée de Bush au pouvoir change complètement la situation. Les attentats du 11 septembre 2001 donnent le prétexte à l’administration Bush de mener une politique foncièrement agressive, pour imposer sa volonté au monde. L’idée des stratèges américains était d’instaurer un monde unipolaire où les États-Unis, en tant qu’unique superpuissance, seraient la puissance dominante.

Les guerres en Afghanistan en 2001 et en Irak en 2003 entraient dans ce cadre, le plan était de remodeler l’espace qui s’étend du Maghreb au Pakistan en un « Grand Moyen-Orient  », ou « Greater Middle East » en anglais. Mais, entre la théorie et la pratique en stratégie, il y a non seulement tout un fossé pour le réaliser, mais aussi des impondérables qui n’ont pas été pris en compte et qui peuvent retourner le plan contre leurs concepteurs. De plus, il y a les « nécessités de l’histoire » dans le sens que tout ce qui arrive doit être viable. Et c’est ce qui s’est passé dans les guerres tout azimut menées par l’administration Bush. Non dans le sens voulu par les stratèges américains, mais dans le sens de ce qui devait survenir, de ce qui devait se prévaloir dans la marche de l’histoire.

En effet, si l’invasion et l’occupation de l’Irak par les États-Unis, en 2003, ont demandé moins d’un mois et demi, la situation s’est ensuite retournée au bénéfice de la résistance irakienne. Amenant les forces américaines à s’enliser, pendant plus de cinq années, en Irak. La férocité de la guérilla irakienne était telle que les médias américains l’ont comparé à la guerre du Viêt-Nam.

Une autre guerre allait être déclenchée contre l’Iran, qui soutenait la guérilla irakienne. Si ce n’était l’irruption de l’ouragan Katrina qui a frappé les États-Unis par ses dévastations – la ville de la Nouvelle-Orléans était inondée, la Louisiane dans la désolation – et refroidi les ardeurs des va-t-en-guerre américains contre l’Iran. Les États-Unis ont finalement abandonné leur projet suicidaire de guerre. Enlisé en Irak, que va donner une guerre contre Iran surtout si des armes tactiques (nucléaires) seraient utilisés contre les sites nucléaires iraniens enfouis profondément sous terre. Une catastrophe nucléaire pour ‘humanité.

En 2008, la crise financière qui a fait irruption aux États-Unis puis s’est étendue au reste du monde, laissait transparaître que les États-Unis sont arrivés à leurs limites et devaient procéder au retrait de leurs forces en Irak. Ce qu’ils ont fait en signant un accord (SOFA) avec le gouvernement irakien qui stipulait que les États-Unis avaient, au plus tard, jusqu’au 31 décembre 2011, pour retirer leurs troupes stationnées en Irak.

Mais, l’histoire va surprendre de nouveau, un autre événement et celui-ci est tout aussi déterminant et dont les États-Unis n’en sont pas étrangers, c’est l’irruption du « Printemps arabe ». Il éclate en décembre 2010-janvier 2011, entraînant l’effondrement du régime autoritaire tunisien, la fuite du président Zine el-Abidine Ben Ali vers l’Arabie saoudite, la démission de Hosni Moubarak et la gestion du pouvoir en Égypte par l’armée, la détérioration de la situation en Syrie qui débouchera sur une guerre civile. Au Yémen comme en Libye éclatent également des guerres civiles, et jusqu’à aujourd’hui tous les conflits armés sont restés sans solution. Les autres pays arabes ont été très peu touchés grâce surtout aux réserves de change qui ont permis à l’Algérie et à l’Arabie saoudite d’acheter la paix sociale.

Une question néanmoins se pose. Le « Printemps arabe » n’a-t-il pas joué à peu près comme cela s’est passé pour la révolution islamique en Iran, en 1979. Si en Tunisie, l’état d’urgence avait été décrétée ou même le pouvoir avait instauré un état de siège, et l’armée mis un terme aux manifestations comme cela s’est passée en Chine en 1989, lors des manifestations de Tian'anmen et qui se sont terminés par une vague de répression, ou encore en Algérie, lors des émeutes en 1988, avec état de siège décrété par le pouvoir et couvre-feu, le Printemps arabe n’aurait tout simplement pas existé. Les manifestations en Tunisie auraient été tuées dans l’œuf et rien ne se serait propagé aux autres pays.

Même processus en Iran, si le shah et l’armée iranienne avaient décrété l’état d’urgence et instauré un état de siège, la révolution islamique n’aurait pas eu lieu, et tout serait, après quelques réformes, revenu dans l’ordre. Mais, comme les armées iranienne, tunisienne et égyptienne étaient liées au Pentagone américain, et donc existait une certaine dépendance, le mot d’ordre était de « laisser faire », précisément ce « laisser-faire  » était voulu par l’establishment américain. Il permettait aux États-Unis, de l’échec en Irak de rebondir de nouveau mais cette fois-ci par peuples arabes interposés. Avec toujours ce même leitmotiv, pérenniser l’hégémonie américaine sur le monde, à travers son omniprésence dans le monde musulman où se trouvent les plus grands gisements de pétrole du monde.

Mais là encore, comme lors de la révolution islamique en Iran, en 1979, ou lors de la guerre par deux fois contre l’Irak, tout ne va pas se dérouler selon les plans américains. Toujours les mêmes erreurs, le même aveuglement, les mêmes apories qui, si elles paraissaient sans issue, voire irrationnelles, en fait elles étaient rationnelles et avaient un but historique ou mieux encore, à l’instar de la révolution islamique en Iran, le Printemps arabe était assimilé par l’histoire. On peut même dire que les États-Unis ont été « manipulés » par leurs propres plans. Bien sûr ceci dit selon une approche herméneutique.

 

D’autant plus qu’un autre acteur allait surgir, à son tour, sur la scène politique moyen-orientale. Et il ne sera pas de trop dans les conflits, tant les crises politiques et les guerres ont bouleversé la scène politique moyen-orientale et nord-africaine durant toute la décennie 2010. Cet acteur, c’est la Turquie. Bien avant les années 2000, l’islamisme turc était déjà en gestation, mais n’avait pas assez de force compte tenu de la position particulière de la Turquie en Europe. Mais, avec la fin de la guerre froide, et l’islamisme tout azimut sponsorisé par les États-Unis, la Turquie aura elle aussi son islamisme. Dès le début des années 2000, un nouveau régime politique est mis en place. Le régime laïc depuis l’époque de Kemal Atatürk est battu en brèche par l’arrivée au pouvoir des islamistes. Après l’arrivée au pouvoir de l’islamiste Necmettin Erbakan, devenu Premier ministre, en 1996-1997, c’est l’actuel président de la Turquie, Recep Tayyip Erdoğan qui reprend le flambeau et devient Premier ministre en 2003, puis président de la Turquie, en 2014. 

L’apport de la Turquie dans la guerre syrienne a été cardinal. C’est la Turquie qui a pris le plus lourd fardeau tant sur le plan humanitaire que sur la rébellion anti-régime de Damas. Et on peut dire par la situation qui prévaut en Syrie, et pas seulement, en Afghanistan, au Yémen, en Libye, et nous sommes en 2020, toutes les crises ont atteint leur sommet. Elles sont à leur plus haut degré, et ne peuvent aller plus loin, surtout, elles sont arrivées à ce pourquoi elles avaient éclaté. En clair, les limites ont été atteintes, et les buts aussi.

Et il faut savoir que l’histoire ne s’arrête pas à un but ou un autre but, l’histoire, comme en témoigne l’évolution de l’humanité depuis la nuit des temps, est une succession de de buts historiques, une succession de stades historiques. Aujourd’hui, le « Printemps arabe » commandité par les États-Unis a fait son «  travail historique  ». Non pas que les États-Unis ont atteint leurs buts, mais l’histoire qui les a «  manipulé » pour atteindre « ses buts historiques », « ses buts qui sont viables  » et s’inscrivent dans la marche du temps de l’humanité. C’est cela qui importe à l’histoire, l’homme est simplement un acteur qui agit par lui-même et pour lui-même mais aussi pour l’histoire. Tel est le paradoxe de l’histoire de l’humanité.

Mais comment comprendre cette appréciation de l’histoire qui utilise la première puissance du monde pour arriver à ses «  fins historiques » ? Pour cela, il faut savoir qui a gagné en termes de gains dans ces guerres. Et ça concerne évidemment surtout les grandes puissances qui influencent la marche du monde. Et il faut le souligner en termes de richesses, de gains territoriaux aussi.

La question alors se pose dans ces guerres tout azimut par les États-Unis, depuis les guerres en Afghanistan, en Irak jusqu’au Printemps arabe, qui a réellement gagné ? N’est-ce pas la Chine qui, depuis 20 ans, ne cesse d’accumuler des réserves de change. Partie de 171,763 milliards de dollars en 2000, elle en compte, en 2014, 3900 milliards de dollars. Devenue la première créancière des États-Unis, la deuxième puissance économique mondiale, en 2010, elle aspire à détrôner les États-Unis pour prendre le rang de première puissance économique du monde. Ce qui est légitime eu égard à sa puissance économique.

La Russie n’a-t-elle pas aussi gagné en réserves de change avec un pétrole haussier depuis quinze années ? Et par quelle grâce ? Par les États-Unis et l’Europe qui ne cessaient de créer massivement des liquidités internationales qui se comptent en dizaines de milliers de milliards de dollars, euros et yens et un endettement massif vis-à-vis de la Chine et la Russie, et aussi des pays exportateurs de pétrole. De plus, la Russie a gagné doublement en annexant la Crimée, en 2014, suite au conflit ukrainien, et en septembre 2015, a faussé tous les plans occidentaux en intervenant militairement au côté du régime de Damas. La Russie renaissait de ses cendres, après plus de vingt ans d’éclipse sur le plan géostratégique mondial.

Aujourd’hui, les États-Unis ont compris que toutes les guerres qu’ils ont menées ont profité à la Chine et à la Russie sur le plan économique et géostratégique. Et même les guerres par procuration utilisant l’État islamique (EI), qui n’a été qu’une fiction mais au long cours de tueries, de massacres, de décapitations, de scoops médiatiques pour tromper l’opinion mondiale, ont constitué un échec cuisant est là pour les États-Unis et pour l’Europe. Se rappeler les chimères de Laurent Fabius contre le régime de Damas alors que l’histoire continuait son parcours vers ce qui est nécessaire pour l’humanité. Et, entre autre, le désir de paix pour les peuples-martyrs loin des subversions des puissances, qui, malheureusement, font partie de la marche de l’histoire.

En 2019, le président américain Donald Trump ne cesse de sonner le repli. Il renoue avec l’isolationnisme d’antan, cherchant à remettre en question les relations commerciales avec tous ses partenaires, Europe, Japon, Chine. Ce qui est naturel, les États-Unis ont compris que le « pétrodollar » profite plus à leurs partenaires et au reste du monde qu’à leur économie.

Évidemment, on ne peut occulter que ce sont les guerres menées par les États-Unis au Moyen-Orient que l’économie mondiale a fortement progressé. Et c’est là le paradoxe des guerres que mène la première puissance dans le monde. Pourquoi ? Parce que le libellé du pétrole arabe est adossé au dollar US. Et financer la guerre et l’économie américaine qui n’est pas compétitive dans le commerce mondial et enregistre toujours des déficits jumeaux – publics et commerciaux – oblige sans cesse la Banque centrale américaine (Fed) à émettre massivement des liquidités ce qui irrigue le commerce mondial.

De même après la crise financière de 2008, et les programmes de « quantitative easing » que la Réserve fédérale américaine (Fed) a menés pour sauver l’économie. Et ce faisant, elle a fait la part belle au reste du monde, en particulier à la Chine, à la Russie et aux pays exportateurs de pétrole. Entre 2009 à 2014, la Fed a mis en œuvre trois programmes successifs de quantitative easing, QE1, QE2 et QE3, ce qui a amené un cours haussier du prix du pétrole, durant 6 années, dans une fourchette comprise entre 100 et 130 dollars le baril.

La situation commence à s’éclaircir surtout avec l’irruption du coronavirus qui a mis en émoi le monde entier. Les peuples ont peur que l’épidémie se transforme en pandémie et emportera des millions d’êtres humains et non les 3500 morts que l’on compte aujourd’hui.


Ce que l’on constate aujourd’hui, le retrait des forces américaines de Syrie est pratiquement total. Il ne reste que 400 soldats américains selon les chiffres officiels américains. Pourquoi faire ces 400 soldats américains ? Et déjà les FDS qui sont pour l’essentiel des Kurdes ont demandé la protection du pouvoir de Damas pour se protéger de la Turquie ? Les Américains maintiennent ce chiffre dérisoire de soldats pour sauver la face ? 

En Afghanistan, de même, un accord a été signé, en février 2020, avec les Talibans pour un autre retrait qui est planifié pour les forces américaines. Même si des violences persistent, elles ne remettront pas en cause l’accord de paix signé le 29 février 2020. Les États-Unis ont compris que rester en Afghanistan, en Syrie n’a plus de sens, et n’iront que d’échec en échec et en dépenses inutiles. C’est la Russie qui a gagné en rebondissant dans le théâtre moyen-oriental et dans la crise ukrainienne. De même, l’Iran et la Turquie sont devenus des acteurs incontournables au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
 

Aussi peut-on dire pour l’Afghanistan, si le retrait américain n’est plus qu’une question de temps qui sera court. Selon le texte de l’accord « Un calendrier de principe prévoit le retrait total de toutes les forces étrangères d’Afghanistan « au cours des 14 mois suivant la signature de l’accord » (3) Dès lors, ni la Russie ni l’Iran ne serait intéressé de soutenir les Talibans. La paix surviendra inévitablement en Afghanistan.

Et tout porte à croire que la ligne de démarcation en Syrie dans la région d’Idlib sera durable, et le régime syrien ne pourra aller contre son principal soutien la Russie qui, elle, ne veut pas détruire ce qu’elle a commencé lorsqu’elle est entrée en septembre 2015. Le retrait programmé américain en Afghanistan, un arrêt durable des hostilités dans la région d’Idlib et progressivement des négociations qui permettront de régler définitivement la crise syrienne et aboutir à la réunification du territoire syrien. Certes cela prendra du temps, mais le temps est réparateur des plaies, il ne restera alors que deux conflits importants, celui du Yémen et de la Libye.

Et tout porte à croire que cela fera tâche d’huile sur les autres conflits. Il ne pourra y avoir d’échappatoire pour l’Arabie saoudite. Cinq années de guerre avec les Houthis Chiites, aucune visibilité de victoire ni de sortie de crise. Comme l’ont fait les États-Unis en Syrie et en Afghanistan, et probablement les Américains penseront également à retirer leur dernier contingent d’Irak. Et, l’Arabie saoudite sera poussée à imiter son protecteur. Aucun gain au Yémen pour l’Arabie saoudite et ses alliés, et une guerre qui n’a pas d’avenir, la seule issue est qu’elle mette fin à l’agression et sorte du conflit yéménite, laissant les yéménites régler leurs problèmes en interne. L’Iran y trouvera son compte, et l’Arabie saoudite aussi.

Pour la Libye, même processus. Si le conflit au Yémen qui suit le retrait des États-Unis d’Afghanistan trouve solution, dès lors, la Turquie suivra le processus des autres conflits. La Turquie trouvera un terrain d’entente avec l’Arabie saoudite et ses alliés, l’Égypte, les Émirats arabes unis… et laisseront les Libyens régler leurs conflits en interne.

Tels sont à peu près les pronostics sur les conflits en Syrie, Afghanistan, Yémen et Libye dont la situation laisse penser qu’ils n’ont plus de motifs ni de soutiens des puissances qui sont arrivées au pied du mur. Et qui laisse penser que ces conflits se dirigeront inéluctablement vers le chemin de la paix ?

Évidemment ces pronostics paraissent très optimistes, mais on ne voit pas d’autres solutions. Il y a réellement une éclaircie, et on le constatera très prochainement, dans quelques mois, avec la consolidation de l’autoroute M4, qui sécurisera la population syrienne d’Idlib, d’un côté, et les forces du régime de Damas qui ne doivent plus subir d’attaques des rebelles et djihadistes, de l’autre. L’intérêt est la paix et un règlement négocié avec la situation nouvelle. Et ce sera à la Russie et à la Turquie de veiller sur ce chemin de la paix pour la simple raison que si ces accords sont enfreints, ces puissances auront trop à perdre.

 

Une décennie de guerre pour la Syrie, c’est trop, de même pour les autres conflits. L’Afghanistan, depuis 18 ans.

Medjdoub Hamed
Auteur et Chercheur indépendant en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective

Notes :

1. Soldats turcs tués en Syrie : l'UE craint un risque de « confrontation militaire internationale majeure », par le journal « Le Parisien », le 28 février 2020
http://www.leparisien.fr/international/soldats-turcs-tues-en-syrie-reunion-d-urgence-de-l-otan-des-migrants-sur-la-route-de-l-europe-28-02-2020-8268684.php

2. La Turquie publie une vidéo de sa frappe contre l'armée syrienne à Idlib – images, par Sputnik France. Le 28 février 2020
https://fr.sputniknews.com/international/202002281043143069-la-turquie-publie-une-video-de-sa-frappe-contre-larmee-syrienne-a-idlib---images/

3. Afghanistan : accord historique entre les États-Unis et les talibans, par la
Presse canadienne. Le 29 février 2020
https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/202002/29/01-5262863-afghanistan-accord-historique-entre-les-etats-unis-et-les-talibans.php

 



27 réactions


  • Hugo Drax Hugo Drax 11 mars 16:37

    Les conflits en Syrie, Afghanistan, Yémen et Libye se dirigeront-ils vers le chemin de la paix ? Une bonne nouvelle pour les peuples-martyrs

    Je suis ravi que le point d’interrogation ait disparu, depuis très récemment, de la deuxième phrase.


  • covadonga*722 covadonga*722 11 mars 18:05

    Assad n’a pas voulut écouter Moscou qui lui avait enjoint de limiter sa « reconquête »

    au abords du M4 , Assad a choisis la confrontation persuadé que Poutine mit devant le fait accomplis lui garderait les airs sécurisés.Mais Poutine à laissé Erdigan cogner et ensuite Vlad a sifflé la fin du match , sur le papier vos chiffres 

    des pertes syriennes ça ne semble pas lourds , sauf que Assad a perdu sa force de frappe disponible équipée et entraînées ce sont ses vétérans qui ont morflés , a tel point que le hezbi doit monter au front pour combler le vide , bref pour la reconquête de la province c’est remis au calendes grec et au bon vouloir de Poutine 


  • agent ananas agent ananas 11 mars 19:27

    L’agence indique que les frappes turques menées pendant 17 jours ont détruit 55 chars d’assaut, 18 blindés et 21 autres véhicules militaires, ainsi que 29 mortiers et trois hélicoptères. 1.700 miliaires ont été mis hors de combat. »

    Si c’était le cas les turcs devrait être déjà aux portes de Damas ... Or la SAA (l’armée syrienne) a reconquit une partie de la province d’Idlib, notamment la jonction des autoroutes M4 et M5.


    • covadonga*722 covadonga*722 11 mars 19:53

      @agent ananas
      notamment la jonction des autoroutes M4 et M5.

      bonsoir ce qui était prévu avec les russes c’est uniquement pour cela qu’ils avait donné leur soutien aérien , pas pour aller au contact des turcs des que les SAA sont montés au contact ils ont perdu l’appui aérien russe , Poutine dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit .Les turcs ne veulent pas aller a Damas ils veulent juste controler la bande de territoire Syrien « je comprend que les syriens ne soit pas d’accord » qui a été validé dans les accords signé avec Poutine en échange ils étaient censés entraver les mouvements des rebelles sur idlib ce qu’ils n’ont pas fait bien au contraire .


  • Jonas 11 mars 20:11

    Bonjour Hamed , 

    Vous êtes toujours des vos délires paranoïaques.

    Je ne savais pas , que l’homme par lequel le « printemps arabe » a débuté , le tunisien , Mohamed Bouazizi qui s’était immolé par le feu a Sidi Bouzid le 17 décembre 2010 , était manipulé par les Etats-Unis ? 

    Je vous rappelle qu’à la même époque dans votre pays l’Algérie , il y a eu plusieurs dizaines d’immolés sans faire beaucoup parler d’eux, étant donné la censure du régime de Boutéflika que vous avez soutenu depuis le début par les militaires en 1999 avec presque 74 %. Si les Algériens ne ce sont pas joints aux « printemps arabes » c’est à cause des tragiques années de plomb , qui nt laissé des traces indélébiles, jusqu’à présent. 

    Voici les faits qui ont déclenché , ce que la presse à appeler « Printemps arabe » et auquel je n’ai jamais cru, plusieurs de mes posts peuvent en témoigner. 

    1. Un jeune vendeur ambulant, Mohamed Bouazizi dans la ville de Sidi Bouzid se faisait confisquer son étal . Une humiliation de plus, insupportable pour lui et décide de s’immoler, ce geste a lui seul avait ravivé toutes les souffrances et les humiliations endurées par le Tunisiens depuis des décennies, surtout dans les régions du sud , abandonnées , et qui s’étaient déjà soulevées en 2008. Sans le savoir , le vendeur ambulant , avait lancé le début d’une révolte sans précédent qui aboutira à la chute de Ben Ali , puis indirectement a d’autres soulèvements , Egypte, Libye, Maroc, Yemen, Bahrein , Irak, Syrie , Soudan etc . ( Rien à voir avec les Etats-Unis ) Lisez la presse arabe et même étrangère de l’époque , qui ne tarissait pas d’éloges , le soulèvement enfin des pays Arabo-musulmans. Le quotidien , égyptien Al-Ahram , et les nombreux intellectuels de ce pays , vous apportent un démenti cinglant. 

    2) Je ne sais ce que vous appeler , la laïcité , mais jamais la Turquie , n’a été un Etat , laïc , au sens occidental. Kemal Atatürk , avait pris sous son aile la religion , en créant un organisme , qui supervise et contrôle des mosquées et les prêches du vendredi. Cet Organisme ce nomme « Diyanet » et est sous la direction du Premier ministre.

    3) Cher Hamed , en lisant plusieurs de vos interventions attentivement , je subodore que vous êtes sur la même longueur d’onde que les « Frères musulmans » Etes-vous un « un frère musulman » ? 


    • Jonas 12 mars 10:52

      Bonjour Hamed.

      Hier mercredi , j’avais été très bref et je n’ai pu répondre a certains passages de votre article , toujours les mêmes incriminations. , parce que je ne voulais pas rater le match de foot-ball PSG ( dont je suis un fan) et Dortmund. La victoire du PSG , m’a fait un grand plaisir. 

      Je reviens à votre article et à certains passages qui sont toujours des condamnations ( comme le font les Frères musulmans ) de l’Occident , des Etats Unis-Unis et d’ Israël. pour justifier la situation chaotique ou se trouvent les pays arabo-musulmans comme musulmans non arabes.La Turquie et l’Iran , n’ont jamais été colonisés par l’Occident , leur situation , politique et économique ne sont pas reluisantes pour autant , bien que la Turquie ( qui n’a rien avoir avec l’Union européenne ) a bénéficié de celle-ci de milliards d’euros. 

      Par ailleurs , je vous rappelle en tant que grand spécialiste de la géopolitique  que vous prétendez être ,, pakistanais bien avant l’intervention des Etats Unis , en Afghanistan , c’est l’Union soviétique , qui avait envahi , l’Afghanistan pour venir en aide , à un président communiste , cette guerre , sovieto/moudjahidines avait durée dix ans ( 1979/1989) et avait détruit une grande partie du pays en faisant des centaines de milliers de morts. Les Etats-Unis ne sont venus qu’après.

      1. Vous pouvez critiques l’Occident , mais tous les immigrés arabo-musulmans et musulmans non arabes, qui fuient leur pays , soit à cause des conflits ( les 4 millions ou plus d’Algériens installés en France depuis 1962, ne le sont pas a cause de problèmes de guerre ) mais bien a cause de la misère ,de la pauvreté et de la mal gouvernance de ce pays. les manifestants du Hirak, l’ont assez , clamé., les tunisiens, marocains ,égyptiens , syriens iraniens, irakiens , afghans , pakistanais etc, prennent comme direction l’Occident et non un quelconque pays musulman , bien qu’il en existe 57. 
      2. Ceux qui persécutent les musulmans et dont vous ne parlez jamais et que vous ne condamnez jamais , ce sont vos amis « russes »en Tchétchénie et au Daghestan .( 250 000 morts en Tchétchénie). Les « chinois » avec les millions de « Ouïgours » pourchassés et interdits de pratiquer leur religion. La Birmanie , qui a poussé les« Rohingyas » musulmans asiatiques au nombre de 900 000 , vers le Bangladesh , en violant leurs femmes , en détruisant les mosquées etc. l’Inde , qui a voté une loi en excluant les musulmans venant du Pakistan , Bangladesh et autres de la nationalité indienne . 
      3. Les pays arabo-musulmans comme les pays musulmans non arabes , se sont couchés devant ces pays. Et aucun drapeau de ces pays n’a été brûlé par les masses musulmanes.
      4. Le conflit qui dure depuis des décennies , entre le Maroc et l’Algérie , n’est pas le fait des Occidentaux , mais celui de l’Algérie qui cherche à s’immiscer , dans un problème entre le Maroc et le Sahara occidental votre pays , aide financièrement , politiquement et militairement pour une hypothétique indépendance du Polisario, qui donnerait en récompense a l’Algérie une ouverture sur l’Océan Atlantique.
      5. Le conflit entre la Russie et la Turquie , n’ira pas plus loin, du fait que les deux pays ont des relations commerciales très importantes. Plus de 25 milliards de dollars par an. Avec l’achat par la Turquie des S-400 , la construction d’une centrale nucléaire , par Poutine et du nouveau gazoduc Turkstreame qui relie le sud de la Russie au sud de l’Europe. 
      6. Quant a votre méthode Coué , elle n’a rien donné , a savoir la relève et l’entente entre pays arabes. Le Liban qui est en faillite et attend l’aide des pays arabes. Le Yemen où la guerre à huis clos continue , l’abandon de l’émissaire de l’ONU, du conflit interlibyen par Ghassam Salamé en dit long sur votre méthode . 

    • Hamed 12 mars 10:59

      @Jonas

      Bonjour Jonas,

      Merci pour les précisions. Je vous répondrais... Patientez.


    • Hamed 12 mars 15:57

      @Jonas

      Vous me dîtes « Je reviens à votre article et à certains passages qui sont toujours des condamnations (comme le font les Frères musulmans) de l’Occident, des États Unis-Unis et d’Israël, pour justifier la situation chaotique ou se trouvent les pays arabo-musulmans comme musulmans non arabes. »

      Mais Jonas, il ne faut pas faire un déni sur ce qui s’est passé. La subversion, les guerres dans le monde arabe, qui les a provoquées ? C’est Israël, les États-Unis, t vous le savez. C’est vrai, il y a l’histoire, le côté herméneutique de la marche du monde.

      Et donc ces guerres avec Israël, les États-Unis et entre les pays arabes font partie d’un processus qui vous échappe, Jonas. Mais les causes initialement, vous ne pouvez les dénier.

      Vous me dîtes « La Turquie et l’Iran , n’ont jamais été colonisés par l’Occident , leur situation politique et économique ne sont pas reluisantes pour autant, bien que la Turquie ( qui n’a rien avoir avec l’Union européenne ) a bénéficié de celle-ci de milliards d’euros. » Mais qui a fomenté les guerres en Iran, vous le savez autant que moi. Là aussi, on peut le mettre sur le compté herméneutique de la marche de l’histoire.

      Quant aux milliards d’euros, pensez-vous que l’Europe joue au bon samaritain, et surtout en milliards d’euros et non en millions ou en centaines de millier d’euros. 1 milliard d’euros représente un million de Français salariés qui touche leur smig mensuel ou si vous voulez 1 million de smicards en un mois. 3 milliards d’euros c’est 1 million de Français touchant leur smig pendant 3 mois. C’est gigantesque et grotesque ce que vous me dîtes ce que vous dîtes. Vous ne dîtes pas à quoi servent ces milliards d’euros. C’est pour la protéger par, exemple de 3,5 million de réfugiés syriens qui viendrait élire domicile en Europe.

      Comme vous d’ailleurs Jonas, vous y avez élu domicile en France.

      Quant à l’URSS, elle a envahi l’Afghanistan mais elle a été chassée comme les États-Unis au Viêt-Nam. Le prix à payer a été un million de morts. L’Europe entre 1939 et 1945 a compté 50 millions de morts. C’est le prix de la guerre, c’est aussi l’histoire.

      Vous me dîtes encore « Vous pouvez critiquer l’Occident, mais tous les immigrés arabo-musulmans et musulmans non arabes, qui fuient leur pays , soit à cause des conflits ( les 4 millions ou plus d’Algériens installés en France depuis 1962, ne le sont pas a cause de problèmes de guerre) mais bien a cause de la misère ,de la pauvreté et de la mal gouvernance de ce pays.  »

      C’est vrai en partie. Les Algériens ont combattu pour la France dans les guerres depuis 132 ans, durant la colonisation. Contre l’Allemagne durant les deux Guerres mondiales, en Indochine, en Afrique, partout dans ses colonies. 

      De plus, après 1945, elle avait besoin de main d’œuvre pour se reconstruire, beaucoup de français sont morts, elle a fait appel aux Algériens, et pas seulement, des Italiens, des Espagnols, des Portugais venus en masse pour chercher du travail. Un processus tout à fait naturel. Des Juifs aussi sont venus en masse, ils ne sont pas allés en Israël, ils ont préféré l’Europe. C’est leur choix naturel.

      Et puis l’Europe c’est une terre de Dieu. Si on est sur cette terre, et que l’on est bien, on ne le doit pas à la France mais au destin. Mais qui commande le destin, c’est Dieu.

      Vous Jonas, par exemple, vous aurez pu être ailleurs, en Israël par exemple, mais vous êtes en France, où vous êtes heureux. Grand bien vous fasse dans cette terre de Dieu.

      Le reste, Jonas, point besoin d’en discuter, c’est de la rhétorique creuse. Sans vouloir vous blesser, la réalité simplement.

      Merci pour le post


    • Jonas 12 mars 17:39

      Cher Hamed , 
      Vous avez oublié , de répondre a la question de mon premier post : la voici , j’espère avoir une réponse de votre part : 
      « Hamed , faites vous partie de la secte des » Frères musulmans «  ? 
      Car la lecture attentive de vos nombreux articles démontrent , de mon point revue , que vous êtes un maillon de cette chaîne , qui produit tant de malheurs dans le monde arabo-musulman et que certains pays pourchassent , comme le » pape des égouts , Youssef Al-Qaradaoui, enfermé dans un placard au Qatar.   

      Quant aux guerres provoquées dans le monde arabe par les Etats-Unis et Israël d’après vous , C’est toujours la même rengaine. je me permets de rappeler que les pays arabo-musulmans , se sont toujours fait la guerre , du vivant du Prophète de l’islam comme après sa disparition. Dès quatre premiers califes ,un seul est mort de mort naturelle , les autres ont été assassinés, a cause de querelles et de conflits internes. 

      C’est Ibn Khaldun le grand sociologue ( 1332/1406) qui disait ceci , concernant les Arabes ; « Les Arabes se sont mis d’accord pour ne pas se mettre d’accord ». 

      1. Bien avant que les Etats-Unis ,ne deviennent une grande puissance et la création d’Israël.A) La création de l’Arabie saoudite par la famille des Saoud, s’est faite a la suite d’ une longue guerre meurtrière et fratricide opposant les Hachémites , qui régnaient de longue date sur les deux villes saintes Médine et la Mecque, aux wahhabites. Cette guerre avait fait plus de 300 000 morts et permit à un wahhabite de se proclamer, roi d’Arabie saoudite , en septembre 1932. Les Hachémites sont chassés et ont reçu un territoire ,en compensation par les britanniques dans la province de Palestine nommé Royaume de Transjordanie , devenu en 1950, Jordanie. Ce nouveau pays avait annexé lors de l’armistice avec Israël , la Cisjordanie et Jérusalem-Est. de 1949 , a la guerre de 1967. 
      2. B) La guerre des Sables entre le Maroc et l’Algérie en octobre 1963. Sans la sagesse de Hassan II , l’armée marocaine aurait défoncé l’armée algérienne et le roi du Maroc aurait pu faire sa prière à la mosquée d’Alger. 
      3. Je cite ces deux cas , j’en ai d’autres , pour vous montrez , que le monde arabe , n’a pas besoin d’interventions de puissances étrangères , il se suffit à lui-même . D’ailleurs, il est la risée du monde et le désespoir de son peuple. Les dirigeants ne sont pas en mesure de tracer un avenir à leur peuple d’ou les flux incessants « immigrés » venant de ces pays. 


    • Hamed 12 mars 20:52

      @Jonas

      Je regrette de vous dire encore que vous usez de la « rhétorique creuse ». Vous déformez les événements, vous les citez mais vous en donné une appréciation fausse.

      Je regrette de vous dire cela, mais ce que je vos conseille de faire, Jonas, « c’est d’apprendre à lire l’histoire ». N’ajoutez pas des préjugés qui n’apportent rien. Soyez neutre si vous voulez en apprendre de l’histoire.

      Sinon l’histoire vous laissera à ânonner des choses sur elle et ne vous dira rien, parce que l’histoire de l’humanité, elle parle, mais là encore il faut savoir l’écouter. Et vous ne le faîtes pas. C’est dommage surtout que vous vous intéressez beaucoup mais vous êtes aveugle, et je suis désolé de vous le dire.

      Donc un conseil « faîte table raison de vos préjugés et essayez de comprendre l’histoire. » Elle est « magnifique » malgré ses malheurs, ses horreurs. C’est notre histoire commune l’histoire de l’humanité, nous en sommes tous des acteurs dans quelque action que nous faisons.

      Merci pour le post


    • Jonas 13 mars 09:53

      @Hamed
      Bonjour Hamed , ma rhétorique n’est pas si creuse que vous le prétendez , puisque vous , vous évertuez à ne pas répondre a ma question. Vous prenez toujours , l’ascenseur , mais je vous rattrape par l’escalier., cher Hamed. 

      Etes-vous un « Frère musulman » ?  

      Vous utilisez , la même réthorique et les mêmes arguments que la secte , a savoir , que tout ce qui arrive au monde arabo-musulman et musulman non arabe c’est la « faute » des pays occidentaux et d’Israël.  Cela aurait été simple , si cela était vrai !. Or la réalité démontre chaque jour le contraire. Comment vous , voulez guérir un patient atteint d’une maladie grave , si le médecin qu’il consulte a un mauvais diagnostic ? Ul réconforte son malade en lui disant qu’il se porte bien et qu’il peut en toute tranquillité vaquer a ses occupations. C’est ce que des gens comme vous , font, en expliquant à leurs coreligionnaires , que tous les maux dont ils souffrent sont de la responsabilité des autres, et qu’eux ne sont que des victimes innocentes. 

      Le monde arabo-musulman est responsable de la situation où il se trouve. 

      Car le monde arabo-musulman a toujours été en conflit. Et les clivages se sont toujours multipliés , entre monarchies et républiques , riches pétroliers et pauvres , pro-américains et anti-américains , pro-russes et anti-russes , pro-européens et anti-européens, pro-modernité et anti-modernité , entre ceux qui ont beaucoup d’argent et ceux qui ont des idées mais n’ont pas d’argent. Le Maghrébin , se différencie de du Machrek. L’arabe gavé de pétrodollars , ne veut pas venir en aide à son frère , moins gâté par Allah etc. La générosité musulmane avec l’immigration et les malheureux qui fuient la guerre n’a pas besoin d’être démontrée. 

      Les seuls points sur lesquels , vous , vous accordez , sont , la haine de l’Occident , d’Israël , et des mécréants. Mais ce n’est pas une politique , puisque depuis le temps , ce ne sont que des accumulations consécutifs d’échecs. 


    • ETIENNE 17 mars 15:09

      @Jonas
      Vous n’aimez pas les « arabo musulmans », sauf quand ils tapent dans le ballon ou donnent des milliards à votre club favori.
      Pour les autres, vous vous réjouissez lorsqu’il prennent une balle d’un terroriste de tsahal ou sont cramés vifs par un colon « judéo-israélien »,. Qu’ils soient handicapés, enfants ou même bébés....


  • Shopi 12 mars 07:20

    « Il est connu que le monde musulman qu’il s’agisse du monde arabe ou non arabe, leurs peuples sont très imprégnés de l’islam. »

    Rien qu’avec cette phrase, on une idée du niveau de l’article


    • Hamed 12 mars 08:56

      @Shopi

      Merci pour votre réponse. Vous avez raison de dire « Rien qu’avec cette phrase, on une idée du niveau de l’article ».

      Et vous mon ami, quelle idée avez-vous de vous-même ? Je suis curieux de le
      savoir. Certainement, elle doit être une idée dont probablement vous ignorez tout de son contenu. Vous existez, vous êtes là béat, autosuffisant dans l’insuffisance et croyez savoir de vous-même, alors qu’en fait vous ne savez rien de vous.

      Et je dis cela sans chercher à vous blesser et seulement pour vous dire qui vous êtes. Et pardonnez ces mots qui sont justes et certainement doivent vous amener à réfléchir sur vous-même.

      Et je vous exhorte à enlever ce qui vous fait mal de l’autre, parce que le mal que vous croyez voir en l’autre est en fait en vous. A vous de voir.

      Sinon vous resterez à broyer le noir, ce qui est malsain pour soi. Et je dis pour votre soi et seulement pour votre soi.

      Cordialement


    • Shopi 12 mars 09:40

      @Hamed
      Très impressionnée de votre « faculté » à analyser les gens sans les connaitre smiley
      Pour ma part, je n’ai mal nulle part et vais plutôt bien (je ne crois pas avoir le corona).
      Disons juste que j’ai bossé pendant 20 ans dans les pays que vous citez (sauf l’Afghanistan)
      Et j’essaie de m’exprimer dans un langage clair.
      Votre phrase n’a ni queue ni tête. Que les pays musulmans soient imprégnés de l’Islam me laisse pantoise...


    • Hamed 12 mars 10:20

      @Shopi

      Je sais que vous allez bien. Mais il demeure que vous n’allez pas bien du moins pour une personne qui dit qu’elle a bossé pendant 20 ans dans ces pays que vous citez (sauf l’Afghanistan).

      Déjà là, c’est un préjugés qui ne tient pas. Pourquoi comment une femme pourrait travailler pendant vingt ans dans 22 pays qui sont catalogués comme faisant partie de la sphère des pays arabes.

      A mon sens, impossible. Et déjà là vous donnez une idée de vous dont vous ne connaissez que peu. Je m’explique, vous croyez vous connaitre mais en fait vous vous connaissez mal. D’autre part, le corona, qu’a-t-il avoir avec vous ?

      Vous me dîtes « Et j’essaie de m’exprimer dans un langage clair. », et là encore vous essayez et vous le confirmez.

      Et vous me dîtes « Votre phrase n’a ni queue ni tête. Que les pays musulmans soient imprégnés de l’Islam me laisse pantoise... »

      Là encore, vous émettez un jugement de valeur qui ne tient pas. Comme puissiez-vous de dire qu’« une phrase n’a ni queue ni tête », alors que toute phrase humaine a un sens, exprime une action, un état de soi et de l’autre. Et vous confirmez ce que je vous ai dit.

      Vous ne vous connaisssez pas assez, même si vous vous portez bien. Le problème n’est pas de se porter bien, même un malade peut se porter bien s’il accepte avec sérénité sa maladie, et l’inverse aussi.

      Voilà, je vous ai répondu. Je ne suis pas un psychothérapeute, mais vous m’avez obligé à vous répondre parce que j’ai estimé qu’il le fallait. Et pour votre bien.

      Merci pour le post


    • popov 12 mars 15:17

      @Hamed
       

      Déjà là, c’est un préjugés qui ne tient pas. Pourquoi comment une femme pourrait travailler pendant vingt ans dans 22 pays qui sont catalogués comme faisant partie de la sphère des pays arabes.

      Là, vous vous dépassez Hamed. Que vous mettiez en doute les affirmations de votre interlocuteur (Shopi) sur la base de vos propres préjugés (il est impossible qu’une femme puisse avoir travaillé dans 20 pays islamiques) serait déjà révélateur.
      Mais qualifier cette affirmation de préjugé ???

    • Shopi 13 mars 07:33

      @Hamed
      Ouh là là, vous êtes très grave mon cher !
      Non seulement j’ai travaillé (et y travaille encore de temps à autre) dans tous ces pays mais en plus j’y étais reçue comme une super VIP. Et ne me suis jamais sentie pas à ma place, ou en danger, bien au contraire.
      Si vous pensez vraiment qu’une femme ne peut pas travailler en pays arabo musulman, c’est que vous êtes un faux, désolée.
      Vos prétendez vous appeler Hamed ? vous prétendez être musulman (je suppose) ? Alors d’abord allez apprendre les règles de l’hospitalité de ceux dont vous prétendez faire partie. Il semble que vos ignoriez la culture du monde arabo musulman.


    • Hamed 13 mars 09:24

      @Shopi

      Bonjour Shopi,

      Comme on dit la nuit porte conseil. Je vous a fait réfléchir. Et pardonnez ma rustrerie involontaire en traitant de mensonge sur vos 20 années. J’y étais obligé à corps défendant. Mais je réitère encore vous ne pouvez avoir travaillé 20 ans dans 22 pays arabes moins l’Afghanistan. Impossible. Vous n’êtes pas un pigeon voyageur.

      Et puis pourquoi avoir énoncé ces propos ? Sinon pour donner plus de poids à vos affirmations qui ne sont pas du tout réalistes.

      Et vous réitérez des affirmations qui n’ont pas de sens dans un débat intellectuel. Vous dîtes "Non seulement j’ai travaillé (et y travaille encore de temps à autre) dans tous ces pays mais en plus j’y étais reçue comme une super VIP.« 

      Pourquoi ce terme super VIP ? Si cela vous fait plaisir, grand bien vous fasse. Mais il n’apporte rien au thème de l’analyse. De plus, c’est complètement hors sujet.

      Et là encore »Et ne me suis jamais sentie pas à ma place, ou en danger, bien au contraire.« , Qu’est-ce ça à avoir ?

      Chère dame, je suis sûr que vous êtes une personne exquise, mais de grâce, restez avec le sujet d’autant que vous pensez bien connaître cette partie du monde.

      Merci aussi pour »mon cher !", dans le sens que vous percevez que je suis proche de vous intellectuellement et spirituellement parlant. Je ne vous veux que du bien.

      Merci pour le post


  • popov 12 mars 14:23

    @Hamed

    Une bonne nouvelle pour les peuples-martyrs

    Il me semble que les mahométans sont aujourd’hui les seuls à utiliser le mot « martyr » quand c’est l’un des leurs qui meurt.

    Comment « heméneutiquez »-vous l’usage de ce terme ?


    • Hamed 12 mars 16:25

      @popov

      Très juste votre remarque. J’ai opéré par euphémisme pour ne pas être déplaisant. En fait, ce n’est pas un préjugé mais j’aurais du lui dire que c’est un mensonge et elle l’a fait pour se mettre en valeur. Cette femme a travaillé dans un pays arabe ou deux et même trois si l’on veut dans une ambassade française, et généralement le personnel des ambassades est spécialisé dans des groupes de pays qui ont la même texture.

      Et là, en ce qui me concerne, c’est un préjugé que je me fais de cette femme. Mais son préjugé à elle est faux en 20 ans, elle n’aurait pu travailler dans chaque pays arabe un an. Et cela fera moins de 1 an pat pays. Et je vois mal la France envoyer cette femme dans chaque ambassade, et ça ne peut être que les ambassades, consulat, etc. les entreprises français y en a très peu.

      Donc je vous réponds qu’en fait « je n’ai pas mis en doute les affirmations de mon interlocuteur (Shopi) qui ne sont pas des préjugés mais des mensonges avérés »

      . Il est impossible qu’une femme puisse avoir travaillé dans 20 pays islamiques sur la base de mes propres préjugés qui ne sont en fait qu’une opinion naturelle, saine, critique qui refuse le mensonge ou par le mensonge on cherche à se «  hauter », alors que l’on se découvre que l’on n’est que ce qu’on veut faire paraître.

      Et c’est la raison pour laquelle j’avais conclu que ma réponse cette dame a été pour « son bien ». Et crois lui avoir écarquillé les yeux qu’il faut être naturel, c’est le meilleur moyen d’être bien dans peau.

      Comme vous l’êtes popov. Et j’apprécie.

      Merci pour le post.

       


    • Hamed 12 mars 21:08

      @popov

      Ce n’est pas moi qui l’herméneutique, popov.

      Donc à la question qui du reste est très juste « Comment « herméneutiquez »-vous l’usage de ce terme ? », la réponse va de soi.

      Nous sommes tous, en tant qu’humains « herméneutiqués ». Par conséquent, s’"vous semble que les mahométans sont aujourd’hui les seuls à utiliser le mot « martyr » quand c’est l’un des leurs qui meurt. ", c’est tout simplement l’herméneutique qui a herméneutiqué les mahométans.

      Comme vous popov, vous êtes juif, jonas juif, macron chrétien et français, Trump président et américain, et moi arabe et algérien. Nous ne commandons pas, nous croyons être et nous le sommes, mais dans l’absolu, on n’est pas, on n’existe même pas. Nous sommes dans l’herméneutique de l’existence. Nous agissons, nous parlons, nous travaillons, nous faisons la guerre, nous faisons la paix, mais en fait ce ne sont pas nous mais nos corps qui le font par nos esprits DONT NOUS NE SAVONS RIEN qui sont dans nos corps qui le font.

      Je ne sais, popov, si vous pouvez comprendre ce que j’écris ici par herméneutique. En clair, popov, vous êtes vous sans être vous. Et dit dans l’absolu, uniquement dans l’ABSOLU. Et c’est pourquoi nos existences ensuite cessent d’exister parce que pour l’herméneutique nous n’avons pas été.

      C’est compliqué avec l’herméneutique. J’espère avoir été explicite.

      Merci pour le post.


    • popov 13 mars 02:40

      @Hamed

      Comme vous popov, vous êtes juif,...

      Ah, je suis juif moi ! On en apprend des choses sur AV !

      Mais vous n’expliquez pas pourquoi vous utilisez ce mot « martyr ». Combien de mahométans tués pour leur foi dans le monde ? Combien de chrétiens tués par des mahométans pour la seule raison qu’ils ne sont pas mahométans ? Qui mériterait d’être reconnu comme martyrs ? Ceux qui appartiennent à la religion qui persécute le plus ou ceux qui appartiennent à celle qui est la plus persécutée ?
       


    • Shopi 13 mars 07:37

      @popov
      Ce pauvre Hamed est pétri d’idées préconçues...
      Laissons le à ses certitudes...


    • Hamed 13 mars 08:53

      @popov

      Bonjour popov,

      Décidément vous êtes combatif, et j’apprécie beaucoup. Tout d’abord, vous êtes juif où est le mal ? ou vous êtes chrétien ou arabe ou chinois nos sommes avant tout frères par notre espèce, notre humanité.

      Quant à juif, vous m’en donnez l’impression parce que vous usez beaucoup de mahométans et vous êtes curieux de leur culture-civilisation qui n’est pas comme les autres. Et surtout qu’ils sont combatifs.

      Ceci étant, vous me demandez de vos expliquer le martyr, alors à vous de m’expliquer pourquoi les Européens usent de la bière ? Par conséquent, ni moi ni vous ne pouvons expliquer cet état de fait.

      C’est l’herméneutique de la nature humaine dans sa diversité et surtout sa richesse qui fait que ceci doit être cela et cela doit être ceci.

      Ce qui explique ce que vous dîtes "Combien de mahométans tués pour leur foi dans le monde ? Combien de chrétiens tués par des mahométans pour la seule raison qu’ils ne sont pas mahométans ? Qui mériterait d’être reconnu comme martyrs ? Ceux qui appartiennent à la religion qui persécute le plus ou ceux qui appartiennent à celle qui est la plus persécutée ?"

      Sauf qu’il faut ajouter : Combien de tueries de mahométans , de chrétiens ou de juifs, leurs tueries le plus souvent n’a rien à voir avec la religion, ce ne sont que des intérêts sordides. Des gains territoriaux, des gains pétroliers, des gains de domination, et tant de gains hors religion qui utilise la religion. Sans oublier la colonisation.

      Voilà, popov. Je vous reproche une chose, plutôt à votre intelligence, « une certaine niaiserie herméneutique. Je ne sais pas si elle est congénitale » ou vous le faites exprès. Si vous le faîtes exprès, alors, popov, je dois me rendre à l’évidence. Vous êtes trop fort. Ce n’est pas donné à n’importe qui. Et j’opte pour la seconde.

      Merci pour le post, très intéressant du reste.


  • Massada Massada 13 mars 08:07

    Huit jours après l’accord de paix signé le 29 février au Qatar entre les talibans et les États-Unis, évènement qui avait été rendu possible par le respect d’une trêve d’une semaine par les insurgés, la violence est de retour en Afghanistan.
     

    Syrie, Afghanistan, Yémen et Libye ne sont pas des peuples-martyrs mais des peuples mafieux.

     

    Pas de paix possible à court et moyen terme.
    Le responsable n’est pas les USA ou Israel mais le systeme religieuso-politico-tribalo-mafieux de ces pays.


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