jeudi 14 septembre 2006 - par Nicolas Cadène

Nicolas Sarkozy, l’intouchable ?

 

Notre ministre d’Etat est-il un intouchable ? « Un être que l’on ne peut critiquer ou condamner » (définition classique) ?

La question mérite d’être posée, compte tenu du traitement médiatique qui en est fait et de l’échéance prochaine.

Certes, nombre de citoyens s’insurgent contre notre ministre de l’Intérieur. En revanche, les médias traditionnels (dans une bien moindre mesure - et c’est heureux - au sein des nouveaux médias entraînés par l’évolution technologique : Internet et le « journalisme citoyen ») s’interdisent la critique et s’autocensurent dès qu’ils craignent de porter atteinte à l’ « image » du président de l’UMP.

Paranoïa ? Comme l’a indiqué justement M. François Bayrou, quelques grands groupes français (tels que Lagardère, Bouygues et Dassault) du secteur industriel (notamment militaire et BTP) possèdent la plupart des médias de l’hexagone.

Les autres sont en bonne partie gérés par le « service public », dont la gestion a été confiée entièrement à des proches de l’Elysée, de la majorité parlementaire et donc de M. Sarkozy. Notons que cette « délégation » se fait dans des proportions inédites depuis l’ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française).

Pour exemples, l’amitié proclamée de Jean-Paul Cluzel (PDG de Radio France) pour le président Jacques Chirac sur l’antenne de France Inter ; l’importante médiatisation de Nicolas Sarkozy sur les chaînes du service public (Il est le seul à avoir été invité trois fois à l’émission « Cent minutes pour convaincre. »)

Cette « prise en main » va du quotidien régional à l’hebdomadaire national, en passant par les plus grandes chaînes de télévision et de radio.

Les groupes privés susvisés vivent essentiellement des commandes publiques, c’est-à-dire payées par les contribuables français.
Quel est pour eux l’intérêt d’investir dans la presse qui est largement déficitaire, si ce n’est de faire du lobbying et de promouvoir leurs idées auprès de la population, pour ensuite en tirer les bénéfices auprès du pouvoir mis en place ? Soulignons que les déclarations de Serge Dassault lui-même vont dans ce sens : « [Mon groupe doit] posséder un journal ou un hebdomadaire pour y exprimer son opinion. »

Les dirigeants de ces entreprises sont tous, sans exception, proches de Nicolas Sarkozy, qui est lui-même membre du gouvernement actuel, qui décide des commandes publiques auprès de ces entreprises.
« Proches », le mot est faible dans certains cas : M. Bouygues, qui dirige la première chaîne de télévision, est le parrain du fils de M. Sarkozy, MM. Lagardère et Etienne Mougeotte sont de « grands amis ». Son « cercle » comprend également Michel Denisot (directeur général adjoint de Canal+) et Marc-Olivier Fogiel.

Le peuple peut légitimement se demander si un des objectifs de M. Sarkozy n’est pas de transformer l’espace médiatique en espace publicitaire sarkozyste.

Soyons honnêtes, il peut également s’interroger sur l’intention d’autres politiques, puisqu’un proche de Ségolène Royal déclarait récemment : « Nous faisons comme Sarkozy, nous cannibalisons l’espace médiatique. »
Mais Madame Royal n’a pas le « statut » de M. Sarkozy, ni ses « mauvaises intentions ». Elle ne maîtrise pas les médias autant que certains le pensent. Il est ainsi fort possible que sa médiatisation soit en réalité souhaitée, voire parfois décidée, par le ministre de l’Intérieur, qui voit peut-être en elle une candidate « facile à battre ».

Une autre raison pour les médias et le ministre d’imposer un tel « duel » : donner l’illusion d’un combat indiscutable afin de faire taire les velléités de candidature dans son propre camp (l’UMP). En effet, Michèle Alliot-Marie, Dominique Galouzeau de Villepin et certains gaullistes acceptent mal la ligne atlantiste et ultra-libérale (ligne bien divergente de celle du général de Gaulle) du candidat « autoproclamé ».
Ligne atlantiste confirmée lors du voyage de « campagne électorale » de Nicolas Sarkozy (payé par les contribuables français) aux Etats-Unis, qui participe à une « glorification » du président américain George W. Bush.

Les élections se font-elle en fonction des rapports qu’entretiennent les politiques avec les médias, et non plus sur la base d’idées ?
Qui connaît sérieusement les idées de fond de M. Sarkozy, si ce n’est son thème de prédilection : « la rupture » ?
La rupture d’avec quoi ? Faut-il lui rappeler qu’il est ministre d’Etat (et donc n°2), ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, anciennement ministre de l’Industrie, de l’Economie et des Finances, qu’il est en poste depuis 2002, et qu’il dirige le parti majoritaire ?

Il lui serait difficile d’avoir un poste plus influent que le sien actuellement. Mais il est évident que celui de président de la République lui donnerait un pouvoir plus élargi, et surtout la possibilité de modifier certains cadres institutionnels.

Par ses nombreux liens avec les médias, les milieux financiers et d’affaires (M. Bernard Arnault - PDG de LVMH - fut le témoin de son second mariage ; le frère de Nicolas Sarkozy, Guillaume, fut un temps candidat à la présidence du MEDEF, syndicat représentant le patronat), par sa diatribe et ses opinions parfois, M. Sarkozy fait penser à M. Berlusconi.

Ce dernier connaissait cependant une légitime opposition de la Justice (séparation des pouvoirs oblige) que nous ne connaissons plus guère en France.
Je vous renvoie vers un autre de mes articles : « Le gouvernement à l’attaque de l’indépendance de la Justice », tout en rappelant la nomination en 2002 de M. Yves Bot, proche de Nicolas Sarkozy, au poste de procureur général de Paris, afin de traiter avec plus de complaisance les affaires du RPR. Dans le but d’empêcher toute poursuite contre le président à la fin de son mandat, son remplaçant pourrait être Laurent Le Mesle, directeur de cabinet du Garde des Sceaux, ancien conseiller juridique de Jacques Chirac.

Il faut souligner la quasi-impossibilité de « lire ou d’entendre du mal » de M. Sarkozy dans les médias, même lorsque la population s’offusque clairement d’une prise de position.

Dernièrement, l’on pouvait lire un article de Guillaume Durand (journaliste réputé sérieux que l’on pourrait penser « centriste » ou « gauche caviar ») dans Gala sur le mariage de Jean Reno : loin de nous rappeler que le ministre avait promis de ne plus parler de sa vie privée, l’article constitue une véritable propagande pro-sarkoziste - sur cet évènement se déroulant aux Baux-de-Provence, site totalement et illégalement « privatisé » pour l’occasion - parlant de la « grande tendresse qui unit Nicolas à Cécilia » à cette occasion ; alors même que tout un chacun connaît le véritable état de leur couple : la rupture, thème qui dans ce cas précis ne plaît pas à l’intéressé.
A tel point que lorsqu’il apprend la liaison de sa femme avec Richard Attias, il fait pression pour que ce dernier soit démis de ses fonctions au sein de Publicis Events, en faisant notamment perdre le contrat d’exclusivité publicitaire qui liait l’entreprise à l’UMP.

On a aussi pu constater que Robert Namias, directeur de l’information de TF1, a été il y a peu nommé président du Conseil national de la sécurité routière au sein du ministère de M. Sarkozy.
Notons que la femme de M. Namias est la directrice de communication de la première dame Bernadette Chirac pour l’opération « pièces jaunes ».

Une telle information, qui n’est pas des plus anodines, n’a pourtant pas été diffusée dans un seul média, si ce n’est l’indépendant et notable Canard enchaîné.

Seul hebdomadaire aussi à avoir dévoilé l’intervention de Nicolas Sarkozy pour empêcher la publication d’un livre de Valérie Domain sur Cécilia Sarkozy chez First Editions en octobre 2005.

De même, il n’a pas paru « choquant » que M. Lagardère fasse licencier M. Genestar, patron de la rédaction de Paris Match, en raison d’un article parlant de la vie privée de M. Sarkozy, malgré la censure décidée par ce même Alain Genestar (qui sans doute espérait « se racheter ») d’une phrase de Yannick Noah visant le ministre de l’Intérieur : « S’il passe, je me casse ».

Une fois de plus, seul le Canard a fait remarquer que le cabinet d’avocats auquel est associé le ministre (« Arnaud Claude et Nicolas Sarkozy », spécialisé dans le droit immobilier et comprenant onze avocats) participe à des expulsions de locataires pour des municipalités des Hauts-de-Seine (Puteaux, Levallois-Perret), département dont il est toujours président. Pour le journal, la fonction et les relations de Nicolas Sarkozy auraient permis d’acquérir cette clientèle institutionnelle. L’exercice de l’activité d’avocat et de ministre étant logiquement incompatible, il n’exerce pas cette profession pendant ses périodes d’activité gouvernementale, ce qui ne l’empêche pas de toucher une part appréciable des profits de ce cabinet : 241 000 euros en 2002.

Qui, dans les médias traditionnels, a rappelé les collusions d’intérêts du ministre ? Le syndicat de la magistrature souligna par exemple que depuis son poste de « ministre de l’intérieur, il est le supérieur hiérarchique du préfet chargé de contrôler la légalité des actes administratifs accomplis par le président du Conseil général des Hauts-de-Seine... Nicolas Sarkozy ».

Enfin, quel grand média, lors des vingt ans de l’accident de Tchernobyl ,dont la communication avait été abondamment critiquée, a rappelé que M. Sarkozy était alors conseiller en communication (justement) du gouvernement ?

Tout cela a un nom : la censure. C’est-à-dire la « limitation arbitraire de la liberté d’expression de chacun ».

Ici, le terme « chacun » signifie les médias. Mais ce qui est peut-être encore plus inquiétant est que cette désinformation que nous subissons depuis des années a pour conséquence directe le désintérêt porté par la majorité de la population pour les faits politiques.

En effet, ce désintérêt est favorisé par des médias et certains gouvernants qui transforment tous les combats politiques comme « écrits d’avance » (cf. Traité constitutionnel européen et aujourd’hui, le duel « Sarko-Ségo »)
De fait, parfois, même lorsque les médias diffusent une information choquante, les citoyens ne sont plus toujours réceptifs ni contestataires.
C’est là tout l’objectif des grands groupes et d’une certaine « élite » représentée par M. Sarkozy.

Car qui peut croire que ce dernier représente l’ensemble de la population française, et non une certaine « caste » ? Il fut d’abord élu en 1983 d’une des villes les plus riches de France, Neuilly, en prenant de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, alors hospitalisé pour une opération de hernie. En tant que ministre, il a plaidé pour des avantages fiscaux offerts aux plus aisés aux dépends des plus pauvres. Ses proximités politiques dans les Hauts-de-Seine (le PIB par habitant est trois fois plus élevé dans les Hauts-de-Seine que la moyenne nationale) dont il est président sont également controversées. Il est ainsi très proche de Patrick Balkany, élu UMP condamné pour « prise illégale d’intérêt ». Son ancien mentor et témoin de son premier mariage en 1982 (deux ans avant de rencontrer Cécilia lorsqu’en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l’animateur de télévision Jacques Martin) Charles Pasqua, a été impliqué dans de nombreux scandales de corruption.

M. Sarkozy parvient, alors même qu’il n’est pas (encore ?) président de la République française, à contrôler la diffusion de ces faits et déclarations et à en garantir la promotion ou la non-propagation lorsqu’ils ne lui sont pas favorables. Plus grave, il parvient à désintéresser la population et à la rendre plus docile, en l’orientant sur de la « politique spectacle ».

Dernièrement, le ministre a mis en avant plusieurs personnalités du « show-biz » : Jean-Marie Bigard, Johnny Halliday et Doc Gyneco. La « présentation » de ce dernier a suscité l’irritation de nombreux syndicalistes policiers pourtant réputés proches de M. Sarkozy : « Ce n’est pas tant les propos tenus par Doc Gyneco sur notre dos qui me choquent (NDLR : le « rappeur » déclamait dans l’un de ces textes : « J’kiffe quand les keufs cannent »), explique Bruno, officier de gendarmerie, mais le fait que la politique soit désormais très proche du spectacle. Pourtant ce sont deux mondes qui ne devraient rien à voir à faire ensemble. On devrait se faire élire sur des idées, des programmes, des valeurs, pas sur le copinage dans le show-biz, la capacité à faire parler de soi. » (cf. Libération du 7 septembre 2006).

Auparavant, Nicolas Sarkozy avait choisi de s’afficher avec Tom Cruise, pourtant prosélyte de la scientologie : une secte que le ministère du candidat UMP (l’Intérieur) est censé combattre
Finalement, la proximité entre l’acteur et le politique est évidente. La star d’Hollywood aime tout contrôler : on le constate avec sa femme, Katie Holmes, privée, semble-t-il, de toute action indépendante. Nicolas Sarkozy a cette même obsession de contrôle permanent. Pour chacun de ses déplacements, même les plus quelconques, en dehors de ses fonctions, le ministre est entouré d’une armada d’agents de police ou de CRS payés par ses concitoyens.

A propos de la vidéosurveillance, le ministre d’Etat se serait exclamé : «  Je veux tout voir et tout savoir  ». Pour Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des Droits de l’homme, « c’est le signe d’une volonté de toute-puissance qu’expriment les jeunes enfants avant qu’ils soient éduqués et socialisés. Une telle exigence est inquiétante de la part d’un adulte au pouvoir. Vouloir tout contrôler est une course folle : on n’atteindra jamais les objectifs sécuritaires et on y laissera toute espèce de liberté individuelle. »

Jusqu’où pourrait aller un « Nicolas Sarkozy président » ?



625 réactions


  • arturh (---.---.119.98) 20 septembre 2006 08:01

    Vous accusez Sarkozy d’enfreindre les droits les plus fondamentaux ? Lesquels ? Vous voulez dire que Sarkozy a fait mettre quelqu’un sur écoute téléphonique ? A fait sauter le Rainbow Warrior ? On sait bien depuis l’affaire Clearstream que si Sarkozy enfreignait le droit, ses amis de droite Chirac et De Villepin s’empresseraient d’en profiter pour se débarasser enfin de lui. Seuls les haut-Fonctionnaires comme Chirac ont la possibilité d’enfreindre les droits les plus fondamentaux quand ils sont au pouvoir. Pas les avocats. Vous ne le saviez Pas ?

    Effectivement Sarkozy s’oppose au système Républicain qui offre tout le pouvoir aux Haut-Fonctionnaires.

    Quand vous dites qu’il « aspire à un certain autoritarisme », formule creuse, vous voulez parler de quoi ? Vous regrettez la politique du ministre de l’intérieur Vaillant qui n’a pas soulevé les fesses de son fauteuil pendant 5 ans ? Ce qui a directement mené à l’échec de Jospin et au 21 avril 2002 avec un Le Pen au deuxième tour ? Il faut quand même avoir un peu le sens des reponsabilités. C’est bien la gauche de Mitterrand qui a mis Le Pen en selle et c’est bien la gauche de Jospin qui l’a amené au deuxième tour d’une élection présidentielle ! Et une réponse démagogique du type : « Sarkozy Le Pen c’est pareil », n’y changera rien !

    Vous ne jugez pas un candidat selon qu’il est énarque ? C’est juste un subterfuge pour éviter de répondre à la question : Pourquoi les dirigeants et candidats du PS sont ils aujourd’hui obligatoirement énarques ? Et surtout ça vous évite de répondre sur ce que signifie pour vous le « modèle Républicain ». Et j’attends toujours votre réponse pour savoir ce que vous pensez d’une élection « démocratique » au PS où le vainqueur sortira obligatoirement d’une école qui représente 0,000001 % de la population ! Vous dites que vous n’attachez pas d’importance au fait qu’un candidat soit énarque ou non et que seul compte son programme. Comme si le fait d’élire un énarque, caste qui représente le summum du système des privilèges en France, n’était pas la garanti que son élection sera la garanti de la continuation du système des privilèges.

    Mais ne vous méprenez pas, je suis au fond parfaitement d’accord avec vous. Votre article, même s’il parle d’autre chose, dis bien à quel point Nicolas Sarkozy constitue une très grave menace pour ce système que vous appelez République et qui s’appelle en réalité comme tout le monde le sait, Monarchie Républicaine.


    • Emile Red (---.---.87.206) 20 septembre 2006 10:13

      Faut arreter Arturh...

      Bouygues c’est le receptacle miracle de la pensée sarkozyenne par TF1, c’est aussi l’entreprise de TP la plus citée dans toutes les malversations de la droite en région parisienne.

      Et Lagardère c’est le destinataire du joli cadeau EADS, c’est aussi l’acteur majeur dans les commandes militaires sans parler des priorités dans l’édition.

      Je ne parlerai bien entendu pas de Dassault qui est le seul et unique fournisseur d’avion de chasse et bombardier de toute la IVeme, même si mystères, mirages, rafales ne sont pas les uniques ressources ils sont un atout majeur dela prospérité de l’entreprise issue du pire échec aéronautique que furent les blochs de l’avant guerre dénommés cercueils volants.

      Que dire des amitiés relationnelles et familiales de Sarko avec la bande de menteurs d’Aznar en Espagne qui conduirent aux attentats de Madrid ? Que dire du cousinage de Cecilia avec un des principaux acteurs de la scène politique droitière espagnole ?

      Que dire des dépenses fastueuses de Sarko en meeting ou autres délires quand une part non négligeable de la nation tire la langue ?

      Que dire encore de l’augmentation des bavures policières depuis qu’il est à la tête de l’intérieur, sans aucune amélioration dans la lutte contre la délinquance ?

      Que dire de son passif à Bercy où il réussit à mettre tous les chiffres dans le rouge ?

      Force est de constater qu’il n’a pas de programme, qu’il avance à l’aveuglette se tournant continuellement vers ceux qui pourraient lui apporter des voix, navigant de droite à gauche suivant le vent de la colère mais ne donnant aucun signe concret d’une politique nette.

      Ce cultivateur du flou et de la lèche n’est qu’un pantin dans les mains de quelques nantis neo-con, à la botte du grand satan d’outre-atlantique, tout le contraire de la paix et la prospérité que désire la nation .


    • Nicolas Cadène Nicolas Cadène 20 septembre 2006 11:22

      « Arturh », arrêtons, ça devient absurde...

      J’ai l’impression que vous ne voulez rien savoir. J’ai déjà répondu à toutes vos réflexions, mais vous continuer à répéter les mêmes aberrations.


    • arturh (---.---.119.98) 20 septembre 2006 11:53

      Si, j’aimerais bien savoir quels droits fondamentaux Sarkozy a enfreint selon vous.

      Répondre à une question comme ça : vous ne voulez rien savoir en dit long, finalement.

      D’ailleurs la réponse de votre thuriféraire, au dessus, dit mieux que votre article la véritable panique irrationnelle que provoque la candidature de Sarkozy. C’est probablement cette peur paralysante qui vous empèche d’analyser la vaie nature de cette candidature.

      Mais bon, c’est pas grave, rassurez vous, il n’a aucune chance d’être élu de toute façon.


    • machinchose (---.---.129.40) 20 septembre 2006 12:22

      laïcité, séparation des pouvoir, non cumul, liberté d’expression, non communautarisme, liberté, égalité, fraternité, etc.


    • (---.---.172.50) 20 septembre 2006 15:29

      Pour Emile

      On peut repprocher à Dassault d’avoir produit la Boum 1 et 2, mais pour le Bloch s’est la SNCASO qu’il a construit entreprise public. Dassault fut nationalisé comme tout les contructeurs d’avions de l’époque et regroupé dans la SNCASO. Pareil derrière le Rafale, on pourrait croire que dassault a fait pression (ce qui n’est pas entièrement faux) , mais il y a aussi les syndicats CGT, FO etc car le RAFALE est équipé de moteurs de la SNECMA entreprise publique. La meilleur solution aurait un partenariat dans Eurofigther mais aucun parti politique n’en voulait et encore moins la gauche car il y avait des emploies en jeu. Vous voyez les choses sont un peu plus compliquer que les méchants contre les gentils


  • pierre dagon (---.---.108.84) 20 septembre 2006 16:50

    C’est toujours vous ? Vous êtes payé cher pour baver sur Sarko régulièrement ? C’est quoi ces procès d’intention ? Ces préjugés ? Vous êtes sous son lit pour savoir de quoi il rêve ? Vous avez interviewé son inconscient ? Vous confondez ce que vous imaginez avec la réalité ? Et cet site-là, AGORA, vous publie ? c’est un site crypto-Royal ? PS ce forum est un débat civique et civilisé ? oui mais pas votre article...


  • flop (---.---.55.106) 20 septembre 2006 23:36

    merci pour cet article d’INFORMATION (et aussi pour votre patience)


  • kesed 21 septembre 2006 09:22

    Demat deoc’h,

    Flop voici un nom original, j’ai fais parti d’un mouvement qui s’appellait ainsi il y a queques années.

    F.L.O.P :

    Front de libération des oisifs prolètaires.

    Depuis je ne suis plus oisif et encore moins prolètaire !

    Kenavo ar wezh all


    • flop (---.---.55.106) 21 septembre 2006 13:21

      oui et ma copine c’est Flap et ensemble on joue au tennis

      Keskons’mar !


  • Lorenzo (---.---.37.69) 21 septembre 2006 11:40

    Merci pour cet article très intéressant. Il exprime des interrogations qui me préoccupaient également. Certains commentaires extrêmes ici prouvent que les faits tombent justes (comme dit le proverbe « il n’y a que la vérité qui blesse »). En tout cas, s’il est humain que des liens particuliers se forment entre journalistes, propriétaires de média et politiques, il est totalement anormal et malsain pour la démocratie que cela serve à un but électoral. Je ne dis pas que c’est le cas actuellement, mais je constate simplement un ensemble de faits troublants et rien qui ne vient m’oter définitivement de ce sentiment que oui monsieur Sarkozy bénéficie d’un appui privilégié.

    PS. Un autre exemple : l’affaire de censure d’un sondage trop favorable à Mme Royal à « La Tribune »...


  • ramadi (---.---.227.39) 21 septembre 2006 18:46

    Une constatation:55 commentaires de l’auteur et 65 de machinchose qui se confortent à longueur de commentaires,soit au total des deux compères 120 commentaires sur 600 !un record à Agora Vox !c’est dur de convaincre des imbéciles comme nous qui sommes d’un avis différent:il vaut mieux pour tenter de les faire taire de saturer le site....comme nos amis les socialistes avec leurs milliers d’amendements....


    • machinchose (---.---.129.40) 21 septembre 2006 22:58

      Ainsi Ramadi vous n’avez rien de mieux à foutre que de reprocher à un auteur de répondre aux commentaires (le comble) et à un participant de défendre son point de vue ??

      Alors comme vous n’avez pas envie de perdre du temps à reflechir mais qu’il faut bien s’occuper vous comptez...


  • FredSud37 (---.---.57.151) 21 septembre 2006 20:44

    « Je l’affirme parce que c’est un engagement du Gouvernement : EDF et GDF ne seront pas privatisés. (.....) Le Président de la République l’a rappelé solennellement lors du Conseil des Ministres au cours duquel fut adopté le projet. Mieux, le Gouvernement acceptera l’amendement du Rapporteur prévoyant de porter de 50 à 70 % le taux minimum de détention du capital d’EDF et de GDF ». Nicolas Sarkozy à l’Assemblée Nationale le 15 juin 2004.

    A l’heure où le Gouvernement est en passe de brader GDF, il devient urgent de diffuser le plus possible le document écrit par le Collectif Jean Marcel Moulin et de signer la pétition disponible ICI.


  • machinchose (---.---.129.40) 24 septembre 2006 10:45

    J’ai eu juste envie de souligner un peu ce nouveau cas de censure :

    Quand Voici reprend une phrase de Fabius pour faire sa pub... ça fait la pub. Quand Télérama utilise un courrier de lecteur qui ne fait que souligner que Sarko est toujours invité à vivement dimanche... ben on refuse de la passer. Hop ... meuh non c’est pas de la censure ! ah ?

    pourtant la pub était pas mal.

    http://www.liberation.fr/actualite/medias/206269.FR.php

    enfin bon...


    • Geronimo (---.---.4.88) 8 octobre 2006 10:43

      @ machinchose:et quand le N.O ne laisse passer,dans le courrier des lecteurs, que des interventions en faveur du TCE,et chauffe à blanc son auditoire,comment ça s’appelle ?


    • machinchose (---.---.129.40) 8 octobre 2006 16:28

      Géro ... tu as lu le courrier des lecteurs du figaro à la grande époque Max Clos ? je me contrebalance qu’un journal choisisse le courrier qu’il publie c’est l’essence même de son role. Il ne va pas tout publier il choisit... Si vous n’êtes pas d’accord vous n’achetez plus. Un homme politique ça n’a rien à voir. un responsable politique encore moins. Vous mélangez la censure d’état avec la selection partiale d’un titre de presse je ne vois pas ce que c’est censé démontrer sinon que votre raisonnement est confus.


  • cain (---.---.174.24) 3 octobre 2006 14:14

    La collusion entre les médias et les politiques, n’a rien de nouveau. 80 % de la presse est tenue par 3 personnes toute proche du candidat à l’Elysée. Donc prêter du crédit à ce que les médias aux ordres relève de la... Toutefois, cette presse décrédibilisée voit ses ventes décroître et je ne pense pas quelle soit encore en mesure de former ou d’influencer réellement l’opinion, aujourd’hui le net, joue ce rôle, et même celui de contre-pouvoir.

    Combien de temps les médias citoyens pourront tenir ce rôle, vu qu’ils sont de plus en plus attaqués en justice ou faisant l’objet d’intimidation. Bon mais cela est une autre histoire.


    • machinchose (---.---.129.40) 3 octobre 2006 14:27

      considérant aussi qu’ils sont aussi creux et consternant que les médias traditionnel.

      Suffit de voir Le Meur et son ralliement consternant à Sarko, Crouzet et sa beyrouïte alarmante et molle. Les thèses conspirationistes les plus connes, le fanatisme le plus primaire etc.

      Le net c’est comme le reste : y a tout donc on y lit essentiellement du rien.

      et je ne reviendrais pas sur Chouard le fou mégalomaniaque et son influence consternante sur les hordes de mécontents incultes en matières institutionnelles et d’autant plus facilement manipulables...


    • tontonflingueur (---.---.4.88) 8 octobre 2006 12:56

      @ machinchose:c’est toi qui est consternant.Si le net c’est de la merde pour toi qu’est-ce-que tu viens y faire ?


    • machinchose (---.---.129.40) 8 octobre 2006 16:30

      je ne considère pas le net comme « de la merde » simplement je constate que ce n’est pas la « merveille démocratique » que d’aucun prétendent nous vendre. C’est un médium comme tant d’autres. Celui ci a bien des atouts qui me plaisent et que j’utilise.

      c’est tout ce que vous aviez à dire ?


  • tontonflingueur (---.---.4.88) 8 octobre 2006 16:34

    @ Machinchose:un médium ? C’est le ptit bout de la queue du chat qui nous électrise....


  • furian (---.---.56.159) 17 novembre 2006 23:07

    a propos voilà un livre sur les affaires de sarko dont vous n’entendrez pas parler dans les journaux ni a la télé

    http://www.amazon.fr/gp/product/284675215X/ref=pd_rvi_gw_1/402-2683692-5212108

    il vient de sortir dans le plus grand anonymat...J’ai pu l’acheter hier avant qu’il ne soit interdit sans doute.

    Tout y est sur la lutte à mort avec chirac, les affaires avec cecilia, ...


  • Trop fort (---.---.178.116) 17 janvier 2007 19:02

    Juste en réponse à l article de Corine a propos des 40% de pauvres aux Etats Unis qui serraient proprio des leurs maisons et de leurs voitures... Un vieux proverbe nous dit : "Si tu n’as rien à dire, il est préférable de te taire... J ai vécu 8ans la bas. J’etais employé dans une assoc’ carritative qui vient en aide aux « Homless » américain et autres misereux. Alors vos 40% de pauvres qui sont propriétaire de quoi ?... Allé la bas, observé, et après je vous promet que vous reverez vos chiffres très très très à la baisse.


  • Jean 28 septembre 2022 18:32

    Amusant, aujourd’hui il est presque en prison ( avec bracelet comme son pot baldany)


Réagir



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/