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Quand l’Elysée utilise le contre espionnage à des fins personnels et politiques - AgoraVox le média citoyen
mardi 14 septembre 2010 - par Imhotep

Quand l’Elysée utilise le contre espionnage à des fins personnels et politiques

Vous vous souvenez que déjà, pour une affaire de corne-cul, le château avait plié les services publics et le contre-espionnage à ses désirs de savoir et d’intimider, sinon de punir. On avait parlé à l’époque, via l’étranger qui avait repris une information sans vérification, qu’il y aurait eu des parties de jambes en l’air très peu catholiques hors du lit conjugal pour des personnages à haut statut social et politique. Le sommet, dit en d’autres mots. Aussitôt le sang d’un des intéressés n’avait fait qu’un tour et avait demandé au services de contre-espionnage (allant jusqu’à parler de complot) de savoir d’où venaient ces informations de coucheries exotiques. Les histoires pouvaient prêter à rire, l’utilisation de la DCRI beaucoup, beaucoup moins. On s’était servi du complot parti de l’étranger pour camoufler une illégalité flagrante en défense des intérêts de la France, intérêts qui nécessitaient donc l’intervention du contre-espionnage.

Cette fois-ci le fond a rejoint la forme, et ce qui ne prêtait pas à rire par son utilisation frauduleuse des services de l’Etat au service personnel et politique du premier magistrat de l’Hexagone, aujourd’hui ne prête pas plus à rire car ce travers n’a pas été guéri, mais le fond est tout aussi inquiétant.
 
Il s’agit en fait de la violation d’une loi qui avait dans son essence un caractère pernicieux et dangereux. Sous prétexte de renforcer le secret des sources des journalistes, le pouvoir actuel a ajouté un cheval de Troye qui lui sert aujourd’hui de paravent pour agir dans la plus parfaite illégalité et surtout dans une dérive autrocratique et policière qui peut faire peur.
 
Que dit cette loi du 4 janvier 2010 ? : 
  • est considéré comme une atteinte indirecte au secret des sources le fait de chercher à découvrir les sources d’un journaliste au moyen d’investigations portant sur toute personne qui, en raison de ses relations habituelles avec un journaliste, peut détenir des renseignements permettant d’identifier ces sources
  • il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie, et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi.
 
Avant de traiter de cette mauvaise aventure, il faut revenir sur ce qui autorise depuis début 2010 à loger la source. Lors du débat de cette loi, des voix s’étaient élevées contre celle-ci car elles estimaient (la preuve en est faite aujourd’hui) que d’une part la loi de 1881 suffisait largement à protéger la presse dans son métier en protégeant ses sources, d’autre part car cette nouvelle loi autorisait le pouvoir à porter atteinte au secret des sources si : un impératif prépondérant d’intérêt public le justifiait. Autant dire que c’est au bon vouloir du pouvoir. Qu’est un intérêt public prépondérant ? A quelle hauteur fixe-t-on cette prépondérance ? Qui la définit ?
 
Cette fois-ci l’Elysée s’est servi du contre espionnage afin de loger la source du Monde qui ne va pas se laisser faire : 
Affaire Woerth : "Le Monde" va déposer une plainte contre X pour violation du secret des sources
Afin d’identifier la source d’informations parues dans Le Monde sur l’affaire Woerth-Bettencourt et de tenter de mettre un terme aux révélations sur cette enquête, l’Elysée a eu recours, courant juillet, à des procédés qui enfreignent directement la loi sur la protection du secret des sources des journalistes. En conséquence, Le Monde a décidé de déposer une plainte contre X pour violation du secret des sources.
 
[…]
Les 15 et 16 juillet, l’enquête préliminaire sur l’affaire Bettencourt a pris un tour déterminant avec les gardes à vue de Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, du photographe François-Marie Banier et de l’ex-avocat de la milliardaire, Fabrice Goguel. Ces auditions ont permis de préciser les conditions d’embauche de Florence Woerth par M. de Maistre. Le Monde a fait état de ces informations à la "une" de ses éditions datées 18-19 juillet, sous le titre "Le principal collaborateur de Liliane Bettencourt met Eric Woerth en difficulté", au-dessus d’un article signé de notre collaborateur Gérard Davet.
 
La publication de ces informations, à quelques jours de l’audition de M. Woerth par les policiers, prévue fin juillet a, selon des sources proches du dossier, particulièrement irrité l’Elysée. Selon plusieurs sources interrogées par Le Monde à la Direction générale de la police nationale (DGPN) ainsi qu’à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), ordre a alors été donné à la DGPN de mettre fin aux fuites qui avaient abouti à la publication de ces informations dans Le Monde.
 
L’ACTION DU CONTRE-ESPIONNAGE
 
Les services de la DCRI, c’est-à-dire du contre-espionnage français, ont été mis à contribution hors procédure judiciaire, une quinzaine de jours avant qu’une enquête préliminaire ne soit ordonnée par le parquet de Paris, le 4 août. Ils ont d’abord cherché à cerner le profil de la source potentielle. Parmi les personnes qui pouvaient avoir accès aux procès-verbaux des auditions, ils se sont arrêtés sur un haut fonctionnaire, David Sénat, conseiller pénal de la garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie.
 
Le téléphone administratif de ce dernier a fait l’objet de discrètes expertises techniques. Les identités des personnes ayant contacté ce membre de l’appareil d’Etat ont été remises à la DCRI par un opérateur téléphonique, sous forme d’un listing. C’est à cette occasion que le nom de Gérard Davet, journaliste au Monde, est apparu. La DCRI – qui a assuré au Monde avoir agi dans le cadre de sa "mission de protection des intérêts de l’Etat " – a transmis, courant juillet, ses conclusions à l’Elysée, pensant avoir identifié la source du Monde.
 
C’est évidemment gravissime. On ne peut violer la loi ainsi impunément. Mais cela ne s’arrête pas au seul Monde. c’est un message envoyé à toute la presse : 1 - je fais ce que je veux ; 2- vous n’êtes pas à labri de mon pouvoir ; 3- les lois m’indiffèrent ; 4- la justice laisse faire ; 5- si vous êtes une source, vous n’êtes plus à l’abri.
 
Vous aurez remarqué un détail : Le téléphone administratif de ce dernier a fait l’objet de discrètes expertises techniques. Les identités des personnes ayant contacté ce membre de l’appareil d’Etat ont été remises à la DCRI par un opérateur téléphonique, sous forme d’un listing. Comment un opérateur téléphonique a-t-l pu, donner sans commission rogatoire, sans ordre de la justice, un listing d’appels téléphoniques ? Cela fait furieusement penser aux écoutes illégales de tonton.
 
L’Elysée dément. C’est vrai que c’est devenu une pétaudière au pouvoir où les démentis pleuvent plus qu’à Gravelotte. Des circulaires qui circulent sans aller jusqu’au bureau d’un des principaux intéressés, qui ignore tout ou ment comme c’est le genre de la maison, puis qui sont soutenues par la langue de vipère, accessoirement boy exécutif aux commandes du parti majoritaire, mais plus tard désavouées par le transfuge nouvellement marié (ont-ils mis, comme le veut la tradition, une série de casseroles accrochées au pare-choc de leur décapotable, j’avais un bon fournisseur à leur proposer ?), des condamnés qui restent ministres tout en approuvant des circulaires honteuses, produits d’un discours honteux mais redoutablement efficace dans l’électorat ciblé : La cote de popularité de Nicolas Sarkozy s’envole chez les sympathisants FN (Le Point).
 
L’Elysée dément, mais alors comment expliquer alors ceci (Le Figaro) : La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a vérifié un renseignement sur des fuites dans la presse concernant l’affaire Bettencourt et saisi le parquet le 2 septembre, en mettant en cause un haut fonctionnaire, a annoncé aujourd’hui le Directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard. Il n’y a que deux solutions : soit ce Péchenard a agi de sa propre initiative, soit on lui a demandé de le faire. De là trois voies : Hortefeux ou Sarkozy ou Sarkozy via Hortefeux. La première hypothèse ne tient pas, ou alors ce Péchenard précède les désirs du Président de la République. Il est donc fort possible qu’à nouveau l’Elysée ait menti. Cette preuve n’est pas apportée, ni par Le Monde, ni par Médiapart, mais par le Figaro, non espionné, non poursuivi (or si le 2 septembre on poursuit un haut fonctionnaire pour avoir informé le Monde, il faudrait en faire autant pour celui qui a informé le Figaro, et qui serait un certain Guéant, avec toutes les implications que cela aurait à la tête de l’Etat).
 
On peut dire que c’est comme aux galeries Lafayette, au pouvoir, dans le domaine judiciaire, tout les jours il se passe quelque chose.Tapie avec à la clé un parfait mensonge de la marquise cycliste, les révélations quasi quotidiennes sur les activités prolifiques de l’Immaculé Eric, maintenant c’est à l’Elysée de refaire parler de lui. Cette justice avec un procureur Courroye qui ne veut toujours pas lâcher l’affaire, un certain Ouart que l’on retrouve très souvent, comme dans l’affaire Tapie, l’affaire Bettencourt, l’affaire Clearstream sans que rien ne l’atteigne. Une nouvelle fois donc, sans que la justice ne soit saisie, le château utilise illégalement la DRCI. C’est comme ça en Sarkoland. Je veux, je prends. Les règles, les lois, les obligations, tout ce fatras inutile, qui n’a d’autre rôle que de créer et maintenir un état de droit et non une jungle qui autorise tout du pouvoir, est fort déplacé quand il gêne Nicolas Sarkozy. En revanche pas de DCRI, pas de Courroye lançant une enquête préliminaire afin de savoir qui a transmis les PV parcellaires et tronqués de l’audition de Claire T. au Figaro. Rien. Zéro. Nada. Cette fois-ci, il n’en va pas de la défense des intérêts de l’Etat, argument suprême utilisé par l’Elysée pour tout s’autoriser. C’est évidemment un lourd dévoiement de nos institutions et une utilisation abusive des rouages de l’Etat au profit personnel et politique d’un seul, et de ses proches. Ecoutons (lisons) Eva Joly (Le Point) : L’eurodéputée Eva Joly (Europe Ecologie) a évoqué lundi un "Sarkogate" à propos de l’accusation du Monde affirmant que l’Elysée a violé le secret des sources d’un de ses journalistes travaillant sur l’affaire Woerth/Bettencourt, assertion démentie par la présidence.
 
"Nous avions une affaire Bettencourt qui est devenue une affaire Woerth qui devient Sarkogate", a déclaré l’ex-juge d’instruction à l’AFP.
 
"C’est extrêmement grave, c’est une atteinte à la liberté de la presse et c’est surtout confondre la notion des intérêts de l’Etat avec les intérêts personnels d’un parti et de quelques hommes comme M. Sarkozy et M. Woerth", a-t-elle poursuivi, demandant que "la lumière soit faite".
 
Mme Joly a également "tiré un parallèle avec l’affaire Clearstream" dénonçant "l’instrumentalisation de la justice". "Ici, on n’hésite pas à commander ou utiliser les services de l’Etat - en l’espèce la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) - dans l’intérêt contraire à l’intérêt de l’Etat" qui est de "découvrir la vérité".
 
Pour la députée européenne, "il y a une ligne directe : on souhaite étouffer l’affaire en la confiant à un procureur et pas à un juge d’instruction et on veut aussi étouffer l’enquête journalistique". C’est "un abus manifeste" et cette "nouvelle atteinte à un contre-pouvoir" est "extraordinairement grave", a-t-elle ajouté, dénonçant une "situation inquiétante pour la démocratie".
 
Rien à ajouter.
 
Si. Gare, la démocratie va mal, très mal.
 
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Si vous êtes intéressés par les textes ci-dessous, vous pouvez les retrouver en cliquant sur les liens et ce totalement gratuitement car il est hors de question que je touche un Kopek sur le dos de la Sarkozye qui, étant le règne du bling bling et de l’argent roi et corrupteur, sera combattue par son contraire : la gratuité (ou en compensation faire un don à Agoravox ou vous abonnez à Médiapart). Pour simple information, si vous êtes sur iPhone ou iPad, sans flash, en haut de la page dans le bandeau vous pouvez télécharger les textes en pdf, et pour tous les diffuser le plus possible autour de vous. Pour le télécharger il y a une flèche verte dirigée vers le bas dans le bandeau. Il faut vous inscrire à Issuu ce qui permet aussi de télécharger tous les textes nombreux et intéressants de ce site. Sinon vous pouvez toujours vous désinscrire ensuite. Si tout cela vous gêne je pourrais vous les envoyer par e-mail (imhotep.forumlogos@free.fr)) :
 
 N’oublions jamais :
  • l’affaire Karachi
  • l’affaire GDF
  • l’affaire Tapie
  • l’affaire Clearstream
  • l’affaire Bettencourt
  • l’affaire Wildenstein
  • l’affaire de Compiègne
  • l’affaire Peugeot
  • l’affaire de la Jatte
  • la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française
  • l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007

Sarkozya delenda est !
 
Vignette Wikipédia photographes de presse


50 réactions


    • Fergus Fergus 14 septembre 2010 11:20

      Bonjour, Vlane.

      Illégal ou pas, les avis divergent sur ce point entre d’un côté Elisabeth Guigou qui affirme que les services de la DCRI ne peuvent intervenir que sous le contrôle d’un magistrat et les défenseurs élyséens des pratiques sarkozystes qui prétendent le contraire.

      Après tout, peu importe. Ce qui est grave dans cette affaire, c’est surtout, comme l’a souligné Imhotep, qu’un opérateur téléphonique ait pu fournir des relevés d’appels sans la moindre commission rogatoire. Illégalité de la demande d’un côté, servilité coupable et scandaleuse de l’autre.

      Au rythme où le pouvoir se délite et où surgissent des affaires plus nauséabondes et liberticides les unes que les autres, il est à craindre une très difficile fin de quinquennat pour notre pays, miné par les aventures d’un chef de clan incontrôlable et sans scrupule.


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 14 septembre 2010 11:25

      Et divergent c ’est beaucoup .... smiley


    • Imhotep Imhotep 14 septembre 2010 11:35

      Le problème se situe à plusieurs niveaux :

      1- viol d’une loi de protection des sources de la presse
      2- s’il est logique d’empêcher les fuites cela doit se faire dans le respect de la loi de ce fait : a- engager une procédure judiciaire qui autorise l’enquête b- passer par la police ordinaire et non par le contre-espionnage 
      3- un opérateur fournit au pouvoir des informations confidentielles sans commission rogatoire cela va à l’encontre de la protection de la vie privée et de la liberté personnelle de communication
      4- le Figaro a fait bien pire en fournissant des extraits de PV tronqués avec des commentaires qui avaient pour vocation de faire de la pure désinformation comme le prouvera la suite
      5- une enquête similaire devra être lancée (comme la plainte du 2 septembre 2009) tout à la fois contre le Figaro pour recel lors de la publication des PV tronqués de Claire T. et pour savoir qui a fourni ces informations et comme il semble que ce soit Guéant celui devra par simple réciprocité aller rejoindre le fonctionnaire du ministère de la Justice à Cayenne.

    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 14 septembre 2010 11:43

      Des plombiers pour colmater des fuites... Sarko ressemble de plus en plus à Richard Nixon.
      Avec un peu de chance il terminera comme lui.


    • Fergus Fergus 14 septembre 2010 16:37

      Bien vu pour Bertrand, Vlane !


  • LOKERINO LOKERINO 14 septembre 2010 10:41

    La Direction centrale du renseignement intérieur enquête pour vérifier si un haut fonctionnaire ne se montre pas déloyal et manquerait à son devoir de réserve

     

    Où sont les « fins personnels et politique ? »

    L’etat français doit il laisser ces hauts fonctionaires alimenter les journaux d’opposition ( contre quels interets , quelle remuneration ?)sans s’en inquieter ?

     

    Ce directeur demande t’il toujours la permission pour lancer une enquête ?

     

    Le « Monde » propriété de Pierre Bergé , grand soutient socialiste et en particulier de l’ex (future) adversaire de Nicolas Sarkozy en fait la une et crée un nouveau scandale d’état

    Est ce complètement neutre ?

     

    « Imhotep » se jette avidement et sans nuance ni prudence sur cette nouvelle « affaire »

    est ce une surprise ?


  • Imhotep Imhotep 14 septembre 2010 10:56

    Le Monde :

    L’affaire Woerth-Bettencourt ne peut pas, en effet, être considérée comme une menace pour la sûreté de l’Etat ni une ingérence d’un Etat étranger. Pourtant – et M. Squarcini l’a assumé dans un entretien au Nouvel Observateur –, le directeur de la DCRI a bien ordonné un « éclairage DCRI » sur les fuites provenant du ministère de la justice, confirmé lundi 13 septembre par la Direction générale de la police nationale. Plus tôt dans la journée, l’Elysée avait nié avoir donné« la moindre instruction à quelque service que ce soit ». Motif invoqué par le patron de la DCRI :« Quand on balance des PV [procès-verbaux d’audition], on peut aussi balancer des secrets d’Etat. » Le même évoque également la nécessité d’enquêter sur « de possibles règlements de comptes » entre ministres. Autant d’enquêtes que ne justifient ni la mission de la DCRI, ni la loi.

    Celle du 4 janvier 2010, votée à l’initiative du chef de l’Etat pour enfin clarifier les rapports entre presse et pouvoirs, est claire : « Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie. » Ce n’est, dans cette affaire, pas le cas, sauf à considérer que le fait qu’un ministre soit déstabilisé par des révélations de presse constitue « un impératif prépondérant d’intérêt public ».

    Le 21 juillet, à l’issue d’une audition, Claire Thibout, la comptable des Bettencourt, revient en partie sur ses déclarations à Mediapart, qui mettaient en cause Nicolas Sarkozy. Presque dans l’heure qui suit, Le Figaro publie sur son site Web un extrait – tronqué – du PV d’audition. A en croire la société des rédacteurs du journal, qui publie un communiqué outragé, ce document a été obtenu par la direction du quotidien, qui n’en a pas informé les journalistes chargés de suivre l’affaire. Techniquement, la publication d’un tel document constitue un « recel de violation du secret de l’enquête ». Pourtant, aucune plainte ne sera déposée par le parquet de Nanterre.

    Le 8 janvier 2008, à l’Elysée, Nicolas Sarkozy expliquait : « Un journaliste digne de ce nom ne donne pas ses sources. Chacun doit le comprendre, chacun doit l’accepter. » L’affaire Bettencourt-Woerth l’a, semble-t-il, fait changer d’avis.


  • morice morice 14 septembre 2010 11:05

    ce n’est pas la première fois : le spécialiste étant Charly



    Souvenez-vous donc de Pasqua en train de monter une opération contre de faux islamistes !!! 

    c’est ici, et ça vaut le détour !!! à l’époque, le baisé s’appelait... Juppé !!! 


    je vais bientôt revenir sur cette méthode.....

    jolie opération hein : on dirait du Squarcini venu hier nous parler de « menace terroriste »

    ç’est bien la MEME METHODE.....

    opération chrysanthème !!!

    ah ah, Pasqua et Marchiani qui montent un faux enlèvement.... et on exclue pas le versement d’argent au RPR...

    ah ah ah : ce sont bien TOUJOURS les mêmes !

  • rocla (haddock) rocla (haddock) 14 septembre 2010 11:15

    Moupette fait son show-show , il va nous refaire croire que d’ un côté , le sien , le monde est beau , fait d’ individus irréprochables et de l’ autre rien que des pas beaux tristes et pas approchables .

    Applaudissons le show Muppette Imhopète Cacahuette j’ te tiens par la barbichette ...


    • Imhotep Imhotep 14 septembre 2010 11:18

      Ah bon ? Mon côté n’est pas au pouvoir et ne l’est plus depuis 1981. Ensuite parler des uns ne veut pas dire que les autres sont purs. mais ce sont les uns qui sont au pouvoir et non les autres.


    • voxagora voxagora 14 septembre 2010 12:11

      Le show des uns n’empêche pas celui des autres.

      Pourvu qu’on puisse continuer à en parler c’est ce qui compte,
      à défaut de les empêcher.
      .

    • kemilein 14 septembre 2010 23:07

      on ne se justifie pas par les excès d’autrui


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 14 septembre 2010 11:23

    Quand les autres arriveront au pouvoir ce sera eux les uns .

    Et ce sera aux autres de raconter les mêmes craques .

    Un monde rigolo .

    Les uns , les autres ....c ’est des épithètes , pitète c’ est lui pitète l’ autre , le monde qui marche avec un neurone ...


  • King Al Batar King Al Batar 14 septembre 2010 11:25

    En fait, moi ce qui me choque c’est la multiplication des scandales liés soit à l’Elysée, soit au gouvernement....

    C’est au dire qu’aujourd’hui c’est ca, la demaine dernière c’était la circulaire des roms, la semaine d’avant c’était Woerth Betancourt , et ainsi de suite depuis 2 ans.... Et le pir de tout c’est que chaque nouveau scandale efface le précedent. Aujiurd’hui on ne se souviens pas de ce qu’il s’est passé il y a 4 mois, tellement il s’en est passé depuis.

    Je ne sais pas, mais j’ai l’impression qu’aucun autre mandat ne s’est déroulé de la sorte. Et il ne faut pas me dire que la France va mal à cause de la crise. Si déjà les mecs au pouvoirs, se comportaient comme l’exige leur fonction. C’est à dire justement et dans le cadre défini par les lois, et bien peut être que le système fonctionnerait mieux.

    Quand je pense qu’au début on était choqué parce qu’il est allé feter son election avec les chefs du CAC 40, au Fouquets.... Putain mais depuis, comparativement à tout ce qu’il a fait, ce repas c’est peanuts !

    Marre d’être gouverné par des voyous....


    • Fergus Fergus 14 septembre 2010 12:00

      Bravo, King, je souscris à 100%, et cela d’autant plus que nous faisions ce matin le même constat, mon épouse et moi. Ras le bol de cette clique !!!


    • King Al Batar King Al Batar 14 septembre 2010 12:34

      MAis oui c’est scandaleux....

      PArfois je me demande pas s’il n’en refont pas un exprès pour quon oublie le précèdent.... Je me demande s’ils ne sont pas mis à virer les Roms, pour qu’on arrete de penser qu’ils sont Islamophobe....

      Ce qui est le plus navrant c’est de voir la lacheté des ministres entre eux. Dès qu’il y a un scandale avec un ministres, personne n’est au courant c’est pas son ministère (type besson avec la lettre des roms). Parce que ce sont tous des oppotunistes, qui ne veulent pas être muillés. En revanche dès que cela touche au président, là tout le monde est en rang derrière lui. Et le pir c’est les Fadela, ou Rachida. En fait maintenant on sait à quoi elles servent. Elles sont là pour faire style, moi je dénonce, je ne suis pas d’accord avec le gouvernement. Pour que les francais se disent, à quand même il y en a des biens....

      J’ai vraiment l’impression qu’on se fout de nous, tout le temps....


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 14 septembre 2010 16:39

      Je te confirme qu’aucun autre mandat ne s’est déroulé de la sorte. En fait, pour trouver une telle succession de scandales et de dépravations, il faudrait remonter à l’Empire Romain avec Néron ou Caligula.


  • Pyrathome pyralene 14 septembre 2010 11:27

    Merci de ces précisions, la comédie continue.....
    À propos de Karachi....
    un autre procureur avec le doigt sur la couture.....


  • Castor 14 septembre 2010 11:31

    Est-il normal qu’un haut fonctionnaire s’exonère de son devoir de réserve pour alimenter les journaux ?

    Est-il anormal que des services spécialisés enquêtent pour connaître qui, parmi ces hauts fonctionnaire, peut balancer en toute impunité des documents par essence confidentiels ?



    • Imhotep Imhotep 14 septembre 2010 11:49

      Vous faites quelques petites confusions. sans doute êtes vous de ceux qui veulent mettre des barrages sur la route du droit ?


      Si un fonctionnaire n’a pas à divulguer des renseignements confidentiels, afin de le savoir cela doit se faire dans le respect de la loi : enquête initiée par la justice après une plainte ou initiée du propre chef de la justice qui, elle, détermine quelle sera l’enquête et non utilisation des services secrets sur ordre du Président. En 2 cela doit se faire par la police ordinaire (aucun pays étranger n’est engagé dans cette affaire qui ne concerne aucun espion). En 3 dans le même cadre de bonnes pensées qui vous animent on se doit tout également de poursuivre Guéant, secrétaire général de l’Elysée pour avoir fourni au Figaro des PV tronqués de Claire T. et poursuivre le Figaro pour recel de ces mêmes informations. Or le 2 septembre une plainte a été déposée pour l’affaire du Monde et rien à ce jour pour l’affaire du Figaro. Enfin en quoi l’Elysée est-il concerné de premier abord. Il s’agit de Maistre, Woerth, Bettencourt. La demande ou la plainte aurait dû venir de l’un d’eux, tout comme Goguel l’avocat a porté plainte. Sinon c’est à considérer que l’affaire Woerth Bettencourt est jugé être une affaire d’Etat et donc que Nicolas Sarkozy est impliqué dans cette histoire. Et quand bien même cela serait, ce dernier se doit de passer par la justice et porter plainte, ce qui aurait peu de chance d’aboutir.
      Voilà. Vous faites quelques petites erreurs d’analyse, de moralité et de droit.

      Il est vrai que lorsque l’on démontre que Woerth ment ses défenseurs détournent l’argument en parlant d’illégalité. On parle mensonge, ils parlent légalité. Ensuite quand on prouvera l’illégalité, ils parleront de la banalité. Et ainsi de suite. On appelle cela la fuite en avant et en français de la malhonnêteté intellectuelle. Tout comme Bertrand qui ne cesse de s’enfoncer dans le purin de ses déclarations calamiteuses à défendre une circulaire qui a été retirée pourtant par l’Auvergnat condamné mais toujours en place.

      Voici les missions de la DCRI, il faudra me prouver en quoi cette enquête relève d’une de ses prérogatives :

      Les missions de la DCRI sont inspirées de celles anciennement confiées à la DST et aux RG :

      • prévention et lutte contre les ingérences et les menaces étrangères (contre-espionnage),
      • prévention et lutte contre le terrorisme et de tout acte « visant à porter atteinte à l’autorité de l’État, au secret de la défense nationale ou au patrimoine économique du pays »,
      • surveillance des communications et lutte contre le cybercrime,
      • surveillance des mouvements, groupes ou organisations subversifs violents et des phénomènes de société précurseurs de menaces5,6.

      À l’exception de l’analyse des mouvements sociaux, les missions de la DCRI sont considérées comme relevant du « Secret Défense ».


    • Castor 14 septembre 2010 12:08

      Objectivement, ce fonctionnaire a utilisé ces documents à des fins totalement partisanes.


      Objectivement toujours, ce fonctionnaire a utilisé son appareil téléphonique professionnel pour transmettre les éléments sur lesquels il travaillait à une officine de presse.

      Objectivement toujours, je ne vois pas ce qui interdirait à des services de l’état de demander communication aux détenteurs de ces informations le détail de l’utilisation d’un poste téléphonique qui lui appartient.

      Mais objectivement pour finir, objectivement ne me semble pas être un mot qui fasse partie de votre sphère de compétence journalistique.

    • Castor 14 septembre 2010 12:13

      Ce n’est quand même pas la même chose qu’une mise sur écoute d’une ligne téléphonique privée pour protéger un secret d’état honteux, si ?


    • Imhotep Imhotep 14 septembre 2010 12:18

      Voilà pour clore le débat sur la légalité (c’est illégal et honteux. Sarkozy use du contre-espionnage pour ses intérêts partisans, politiques et personnels et pour la caste UMP/milliardaire) Le Monde :

      A l’appui des déclarations de M. Péchenard, la DGPN avait affirmé que la « vérification technique » des relevés téléphoniques de M. Sénat avait été menée après consultation d’une« personnalité qualifiée », désignée par le président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), afin de « vérifier le bien fondé et le respect des obligations légales ».

      Cette affirmation est démentie au Monde par le délégué général de la CNCIS, Rémi Récio, magistrat : « Dans le cas d’espèce, une telle requête n’aurait pu passer le filtre de la personnalité qualifiée, puisque celle-ci ne peut agir que dans le cadre de la prévention du terrorisme, conformément à l’article 6 de la loi de 2006. Elle n’entre pas non plus dans le périmètre de ce que la CNCIS autorise, lorsqu’elle est sollicitée selon la voie habituelle », poursuit M.Récio.

      La CNCIS a par ailleurs récemment adressé au premier ministre une « recommandation »destinée à rappeler aux opérateurs téléphoniques qu’ils ont « la stricte consigne de ne jamais répondre directement à des services de police ».


    • Castor 14 septembre 2010 14:07

      Et si demain je demande à mon opérateur de me donner un relevé des appels sur ma ligne, j’ai le droit ou pas ?


      Non mais vous déconnez ou quoi ?
      Un haut fonctionnaire (con comme la lune) utilise son outil de travail pour balancer des documents confidentiels à un canard et l’état doit faire face à une « affaire d’état » parce qu’il a mis en place les moyens de connaître qui avait fuité et qu’il a notamment sollicité un relevé des appels téléphoniques sur une ligne qui lui appartient ????

      Tout ce qui vous vient à l’esprit, c’est de mettre en balance la liberté de la presse et la protection des sources ?

      Vous avez perdu le sens commun, comme disait ma grand-mère !
      Il n’a pas été demandé au Monde de balancer ses sources, celle-ci a été trouvée après étude des relevés téléphoniques !

      Dernière remarque pour ma part, et puisque vous nous avez suffisamment bassinés avec la collusion du pouvoir avec les médias : je vous rappelle qui est à la tête du Monde ???

    • Imhotep Imhotep 14 septembre 2010 14:18

      Vous plaisantez ou alors vous le faites exprès ?

      1- quel est le rapport entre un Président qui détourne un service qui s’occupe de terrorisme et de contre-espionnage pour obtenir sans commission rogatoire un listing des appels d’un privé et la demande à son propre opérateur de ses propres appels ?
      2- Vous êtes dans la plus pure science-fiction. Relever la liste des appels ne donnent en aucun cas leur contenu. Avec cette liste la DCRI ne peut que savoir qui a été en communication et nonce qu’ils se sont dits. Vous êtes halluciné mon pauvre.
      3- apprenez à lire et à comprendre le sens des mots. Ce sera mieux pour vous dans la vie. Vous confondez le fait de savoir d’où vient la fuite avec le moyen employé pour l’obtenir. En l’occurrence le moyen employé est doublement illégal : illégal car la justice n’a pas été contactée pour en donner les modalités et illégal car le service qui a été utilisé n’est pas le bon. Vous confondez fin et moyen.

    • Castor 14 septembre 2010 14:43

      La source des fuites a été révélée parce qu’apparaissait dans la liste le numéro d’un journaliste du Monde.


      Il n’y a pas besoin de commission rogatoire pour obtenir une liste des appels avec les numéros correspondants.

      Maintenant, si vous voulez continuer à voir un scandale d’état là-dedans, c’est votre droit.
      Mais c’est également le mien que de dire que l’on ne devrait s’offusquer que de ce qui mérite qu’on le soit.

      Sinon, le Monde, il appartient à qui ?
       smiley

    • Castor 14 septembre 2010 14:46

      Puisque je n’ai pas été assez clair, je précise une nouvelle fois que vous avez indiqué que ce haut fonctionnaire avait utilisé son téléphone professionnel pour appeler le journaliste.


      J’en déduis donc qu’il n’était pas requis de l’opérateur une liste des appels (ni une écoute illicite du contenu des conversations, comme vous semblez le sous-entendre) passés depuis la ligne privée de ce haut fonctionnaire, mais d’une liste des appels passés sur une ligne appartenant à l’état  !

    • Imhotep Imhotep 14 septembre 2010 14:58

      Puisque je n’ai pas été assez clair, je précise une nouvelle fois que vous avez indiqué que ce haut fonctionnaire avait utilisé son téléphone professionnel pour appeler le journaliste.


      En plus d’être halluciné, vous avez des hallucinations. Où avez-vous que j’avais écrit ceci ? Quand bien même ce serait le cas qu’il ait utilisé son téléphone professionnel ce que j’ignore car aucun des articles n’indique si c’est son téléphone portable personnel ou professionnel. Professionnel sans doute, mais je l’ignore et cela ne change rien au fait de l’illégalité de l’action policière (de barbouze en fait).

      Ensuite vous êtes complètement à côté de la plaque. Il a fallu que la DCRI demande la liste des appels à l’opérateur commettant en cela une illégalité car elle l’a fait sans recours à une demande judiciaire.

      Enfin tant les mails d’une boîte professionnelle que les appels d’un téléphone professionnel sont sous couvert de la vie privée même s’il y a usage professionnel de l’outil. Renseignez-vous. Pour y avoir accès il faut une décision de justice. La police n’a aucun pouvoir de l’initiative pour vérifier par elle-même pas plus que son employeur. Ceci dit cela ne change en rien que l’enquête est illégale et que d’avoir le nom d’un journaliste parmi ses correspondants pour un responsable de cabinet n’est en rien un délit.

    • Castor 14 septembre 2010 15:10

      Où j’ai lu ça ?

      Mais dans votre article :

      Le téléphone administratif de ce dernier a fait l’objet de discrètes expertises techniques.

    • Imhotep Imhotep 14 septembre 2010 15:14

      Où j’ai lu ça ?

      Mais dans votre article :

      Le téléphone administratif de ce dernier a fait l’objet de discrètes expertises 

      Exact. J’ai tort et là vous avez raison. J’ai fauté. Veuillez m’en excuser.

    • Castor 14 septembre 2010 15:16

      Puisque vous aimez le Monde, voici un lien qui devrait vous aider.


      Pour la précision du propos, vous constaterez qu’il existe une différence entre écouter ou lire une correspondance privée faite par le biais d’un outil professionnel et le fait de relever qu’un appel a été passé vers tel numéro, voire un mail expédié à tel destinataire.

      Le Monde, c’est à qui ?
       smiley

    • Castor 14 septembre 2010 15:21

      Merci de reconnaître vos torts, même s’il convient de mettre ceux-ci au singulier.


      Il aurait donc été parfaitement illégal de recourir à n’importe quel service de police pour étudier les appels passés par le biais du téléphone privé de ce haut fonctionnaire.

      En revanche, et dans la mesure où seul le numéro du destinataire a été relevé dans une liste que chaque abonné a le droit de demander à son opérateur, voudriez-vous me dire si, oui ou non, il y a là matière à un scandale ?

      Par ailleurs, ne trouvez-vous pas qu’il y a une contradiction sévère entre deux principes fondamentaux (liberté de presse/protection des sources et devoir de réserve des hauts fonctionnaires), et que prétendre que le premier de ces principes aurait été bafoué est un peu capillotracté dans la mesure où il n’a jamais été demandé au Monde de révéler sa source et qu’il est avéré que ce haut fonctionnaire a commis une indélicatesse ?

    • Castor 14 septembre 2010 15:27

      Tiens, je vais reconnaître mes torts, moi aussi.

      La seule chose que l’on puisse reprocher à l’Elysée, c’est d’avoir demandé aux services de contre-espionnage de profiler les hauts-fonctionnaires pour réduire le champ de recherche de la taupe.
      Il n’est en revanche pas parfaitement idiot de reconnaître qu’un état, quel que soit le mépris qu’il vous inspire, a le droit de faire en sorte que tout puisse être jeté en pâture aux journalistes par ses propres troupes.
      Que les journalistes se démerdent pour trouver matière comme ils le veulent, mais si la source est un fonctionnaire, ce dernier doit savoir à quoi il s’expose !

    • Castor 14 septembre 2010 15:29

      mes confuses...

      a le droit de faire en sorte que tout ne puisse pas être jeté en pâture.

    • Katinka 14 septembre 2010 15:38

      Imhotep
      Puisque vous aimez le Monde, dans ce fameux lien qui devrait vous aider.

      Il est précise ceci par l’employé ceci :

      Pour l’employé, il s’agit d’un abus d’autorité : ce dernier estime en effet que cet e-mail est une correspondance privée,

      En effet pour les liens à titre privé mais les courriels à titre professionnels . Non.
      Par contre, il y a une tolérance de l’utilisation de courriels privés dans le cadre du travail mais à titre privé ou professionnel , rien ne doit êtres divulgué qui nuise à votre employeur. Ici le droit de réserve.
      Il faut pas rigoler, du personnel travaillant sur des activités sensibles par exemple, les courriels sont regardés par l’employeur.
      Le personnel le sait et si il n’ est pas content, l’employeur peut lui interdire tout courriel privé.


    • Katinka 14 septembre 2010 15:42

      Imhotep

      Le téléphone aussi idem que pour les courriels.

      Vos propos vont dans la bonne direction.


    • Castor 14 septembre 2010 15:58

      Ma chère Katinka,

      j’avais pourtant pris soin de préciser, mais votre besoin compulsif d’en rajouter vous a égarée...

      Le contenu du mail est peut-être privé, tout comme peut l’être une conversation téléphonique, mais :

      - le destinataire du mail ne l’est pas
      - le destinataire d’un coup de fil non plus.

      Par conséquent, et dans la mesure où il est patent que le chef d’entreprise peut aisément connaître qui a envoyé et à qui était destiné un mail dans son entreprise, et encore où il lui suffit de lire sa liste d’appels passés pour une ligne qui lui appartient, il n’y a pas de violation de la vie privée dans le cas qui nous occupe.

      Vous saisissez ?

    • Katinka 14 septembre 2010 17:03

      Imhotep

      Pas de bavardages tordus !

      Je suis d’accord avec vous !


  • LOKERINO LOKERINO 14 septembre 2010 11:44

    «  »Un journaliste digne de ce nom ne donne pas ses sources.«  »

    cela tombe bien personne ne lui a demandé

    Un fonctionnaire manque a ses devoirs ? c’est le problème de l’état !

    Merci d’avoir encore cité vos sources , « Nvelle obs »,« le monde » , « mediapart » que des « copains » à Sarko engagés dans la même compétition de celui ou celle qui réussira a faire tomber le gouvernement !

    La « neutrralité » asolue, aucun combat personnel , aucune recuperation , aucune revanche !


  • Celti 14 septembre 2010 14:35

    Lokerino doit être étranger ; vu les fautes d’orthographe : Exemple
    La « neutrralité » asolue, aucun combat personnel , aucune recuperation , aucune revanche !

    Quant à la qualité des arguments, c’est pire.

    Pire, il aurait exécuté Jean Moulin (D’ailleurs, c’est ce qui est arrivé).


    • LOKERINO LOKERINO 14 septembre 2010 15:58

      bingo ! je suis d’origine sud americaine , né au bord du pacifique !

      Merci de m’indiquer quand même si je peux continuer à m’exprimer ( je sais je sais la haine de l’etranger..)

      Mais votre « argument » n’est pas trop recevable puisque bizarement vous n’avez pas relevé le
      « des fins personnels »

      pourtant , c’est dans le titre ! une question de paille et de poutre peut etre ?


    • LOKERINO LOKERINO 14 septembre 2010 16:17

      L’ortographe ? pas mieux pas pire que l’auteur !!

      Sur ce post , je n’ai tout simplement pas mes fautes de frappes . Dans quelle langue peut on écrire « neutrralité » ainsi ?
       
      « Quant à la qualité des arguments, c’est pire. »

      Jugement personnel , je me contente de rapporter une vérité qui permet de comprendre certaines motivations 

      « Pire, il aurait exécuté Jean Moulin (D’ailleurs, c’est ce qui est arrivé). »

      Ne serait ce pas ses « amis » de la résistance qui l’aurait dénoncé ( dont un célèbre couple icone intouchable..)

      Maintenant si vous lissez ma prose que ma modestie m’empêchera de qualifier d’une façon ou d’une autre , au contraire , je prends toujours la défense de la veuve et de l’orphelin !! En fait je me plais a défendre ce que la plupart ici jugent indéfendable

      Je hais toute forme de lynchage et de jugement expéditif, et si vous suivez le forum , ce n’est pas ce qui manque ici et notamment de l’auteur ....

      Pour le fun, je vous ai laissé queques fautes et accents absents !!


  • Imhotep Imhotep 14 septembre 2010 15:01

    Après les mensonges de Sarkozy, de Woerth, de Lagarde, sans doute de Besson, d’Hortefeux condamné pour propos racistes bien qu’il disait que c’était en parlant d’Auvergnat (mensonge donc, mensonge reconnu comme tel par la justice), voilà MAM prise aussi en possible flagrant délit de mensonge (Libération) : 


    David Sénat, l’ancien conseiller du cabinet de Michèle Alliot-Marie qui se retrouve au centre de l’affaire des fuites au Monde dans l’enquête Bettencourt, « aurait été suspendu de ses fonctions » s’il ne les avait pas déjà quittées, a fait savoir ce mardi la Chancellerie.

    Ces derniers jours, le cabinet de MAM expliquait pourtant que le départ de son conseiller pénal pour une « mission de préparation de l’installation de la cour d’appel de Cayenne » n’était dû qu’à son souhait de « retourner sur le terrain » et aucunement à l’affaire Woerth-Bettencourt.

    David Sénat avait « depuis plusieurs mois émis le souhait d’être chargé de la mission de préfiguration de la cour d’appel de Cayenne, ce qui avait été accepté » par Michèle Alliot-Marie, a déclaré à l’AFP Guillaume Didier, porte-parole du ministère de la Justice. « Cette mission commençant le 1er septembre, il a donc quitté le cabinet à cette date. »

    « Pour autant, a-t-il ajouté, il est évident que, dans le contexte actuel, s’il était encore au cabinet, il aurait été suspendu de ses fonctions le temps que cette affaire soit éclaircie, Michèle Alliot-Marie ne souhaitant pas que des soupçons puissent peser sur un membre de son cabinet. »

    Précision qui cadre mieux avec la ligne de défense que semble avoir adopté la majorité depuis hier, sur le mode « il est légitime de sanctionner un haut-fonctionnaire déloyal ».


  • BOBW BOBW 14 septembre 2010 18:02

    L’équipe gouvernementale applique son idéologie étriquée personnelle : Désservir la Nation et l’Intérêt public au profit des siens propres(privés et politiques).
    Un comble alors que cette droite qui a toujours prétendu honnir et condamner le stalinisme,le dépasse en méprisant et en violant les lois de son propre pays.
    Encore une belle image de marque vis à vis de tous les autres pays  !


  • BA 14 septembre 2010 21:55

    Affaire Karachi : selon l’avocat des parties civiles, le parquet protège Sarkozy.


    Lors d’une conférence de presse, mardi 14 septembre, Maître Olivier Morice, avocat des familles des victimes de l’attentat de Karachi qui avait tué 14 personnes dont 11 Français en 2002, s’en est vivement pris au procureur à Paris, qui cherche, selon lui, à protéger Nicolas Sarkozy dans l’enquête.

    « J’accuse le procureur de la République de Paris de vouloir étouffer un scandale d’Etat qui touche le président de la République. »

    C’est par des mots sans équivoque que Maître Olivier Morice a stigmatisé, mardi 14 septembre, le procureur Jean-Claude Marin, chef du parquet de Paris. L’avocat des familles des 11 victimes françaises de l’attentat de Karachi en 2002 estime que tout est mis en œuvre pour empêcher ses clients de connaître la vérité sur les causes de la mort de leurs proches.

    « Les tentatives de diversion continuent, poursuit Me Morice. Mais la piste politique est loin d’être enterrée. »

    « Bonne nouvelle ».

    Depuis plusieurs mois, l’avocat et les familles des victimes demandent instamment à la justice d’explorer « la piste financière » qu’ont révélée les journalistes de Médiapart Fabrice Lhomme et Fabrice Arfi dans leur livre Le Contrat (Ed. Stock). Celle-ci met en lumière des présomptions de rétrocommissions illicites versées à des hommes politiques français en marge d’un contrat d’armement entre la France et le Pakistan.

    Les sommes illégales auraient notamment eu pour destination le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, dont le directeur s’appelait Nicolas Sarkozy.

    Me Morice s’est pourtant félicité d’une « bonne nouvelle ». La présidence du tribunal de grande instance de Paris vient de désigner le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke pour enquêter sur des soupçons de faux témoignage et d’entrave à la justice directement liés à l’enquête sur l’attentat de Karachi.

    « C’est une victoire pour nous, a estimé l’avocat. Le juge Van Ruymbeke est une figure emblématique de l’instruction dont l’indépendance est inconstestable ».

    Le sous-entendu est clair. Me Morice espère trouver dans le magistrat instructeur un contrepoids efficace au parquet...

     

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/affaire-karachi-selon-l-avocat-des-parties-civiles-le-parquet-protege-sarkozy_919498.html


  • Massaliote 15 septembre 2010 10:33

    Tonton avait déjà montré la voie. Affaire des écoutes de l’Élysée - Wikipédia Fallait bien distraire le Monarque. La gauche n’était montée au créneau smiley


  • Menouar ben Yahya 15 septembre 2010 14:30

    Le personnage ne m’est pas sympathique, c’est un fait par contre j’avais beaucoup plus de sympathie pour Mitterrand. Pourtand l’un comme l’autre se sont servi des services secets à des fins personnelles. En tout cas pour notre ancien monarque Mitterrand les faits sont avérés, son fidèle labrador, Proutaud s’était chargé des écoutes et des filatures pour préserver sa vie privée concernant sa fille cachée Mazarine et pour écouter ses ...ami(es).

    Certes Sarko m’insupporte et j’espère qu’il mordra la poussière aux prochaines échéances mais avec son langage, ses manières... je lui reconnais le mérite d’avoir désacralisé la fonction de Président, alors qu’avec Mitterrand nous étions plutôt dans l’idolâtrie. Avec son côté people, ses histoires avec Cécilia, Carla, il m’arrive parfois de penser que c’est vraiment un povre type, je n’aurais pas pu penser cela de De Gaulle ou Mitterrand, impossible, il donnait une autre image d’eux même. Mais maintenant que la fonction est désacralisée, la suite logique, serait qu’il y ai des suites, pourquoi pas une démission mais en premier lieues des poursuites judiciaires, dans l’affaire Woert, cette affaire. S"il démissionne, il ne sera pas poursuivi, on trouve un arrangement à l’amiable mais s’il veut pas, on le triaite comme tous le monde, une fois qu’il ne sera plus président, c’est la loi !


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