lundi 5 janvier 2015 - par Jean Level

Rigidifier le monde du travail est immoral... et inutile

Si demander un code du travail apportant toujours plus de « garanties » au salarié part souvent d'une bonne intention, il est néanmoins essentiel de réaliser que ces « avancées » supposées se font avant tout aux dépens d'une population encore plus fragile que les salariés eux-même, c'est à dire les chômeurs. Cet aspect moral, mis en parallèle de l'efficacité plus que douteuse de ces mesures, devrait amener ceux qui se soucient du bien-être des plus défavorisés à se poser la question du bien fondé de ces rigidités artificielles imposées au monde de l'emploi.

Supposez que le choix entre deux forfaits téléphoniques s'offre à vous : ils sont au même prix et identiques en tout point à une exception près : la durée d'engagement, nulle pour l'un, de deux ans pour l'autre. Vous choisirez très probablement le plus souple des deux.

Imaginez maintenant qu'on vous propose deux voyages, avec des coûts et des prestations identiques, mais que les conditions de remboursement en cas d'annulation soient plus légères pour l'un des deux. Vous préférerez sans aucun doute celui-là.

Enfin prenez deux voitures de location, pour lesquelles vous paierez le même prix par kilomètre parcouru, avec cependant un minimum de cent euros pour la première et de cinquante pour la deuxième. A moins d'avoir la certitude absolue de partir pour un long trajet, c'est sans doute la seconde que vous choisirez.

Et si vous choisissez systématiquement la solution la moins rigide, ce n'est pas par hasard : plus ou moins instinctivement, vous savez que la rigidité a un coût. Dans le cas du forfait, l'engagement vous empêche d'aller profiter d'un tarif plus avantageux que vous pourriez dénicher plus tard. Pour le voyage, les conditions d'annulation moins souple vous feront perdre de l'argent en cas d'imprévu. Quant à la voiture, le coût minimal fixé vous rend perdant si vous comptez faire un court trajet, ou si vous décidez d'annuler votre long trajet pour une raison ou pour une autre. On pourrait multiplier les exemples à l'infini sans jamais en trouver un où, toutes choses égales par ailleurs, ajouter des contraintes ne rendraient pas une situation moins avantageuse pour celui qui les subit. Et si la rigidité représente un coût pour vous, il n'y a aucune raison pour qu'elle n'en soit pas un pour un employeur au moment de signer un contrat avec un employé éventuel.

 

Ainsi, à chaque fois qu'on impose une durée minimale pour le temps partiel, une démarche supplémentaire pour licencier, une durée légale du travail (que ça soit 35, 39 ou 45 heures importe peu ici), une obligation pour l'employeur de fournir une prestation, ou encore qu'on force à constituer divers comités dans l'entreprise, on crée des coûts pour l'entreprise de part la perte de souplesse provoquée par de telles contraintes. Et ce en plus des dépenses directes que certaines représentent.

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Au final ces rigidités augmentent fatalement le coût du travail, même si c'est d'une manière plus discrète que ne le font les augmentations de charges. Car si ces dernières ont un impact direct et facilement mesurable, la contrainte influe quant à elle de manière plus insidieuse : elle augmente les coûts potentiels en cas de modification de la situation de l'entreprise, en diminuant sa capacité à s'adapter aux aléas du marché. Si deux contrats a priori sont égaux au début, le plus rigide se révèle au final handicapant au fil du temps, ce qui revient à dire qu'un contrat rigide diminue la productivité de celui avec qui il est passé : sa productivité brute n'a en effet pas augmenté miraculeusement grâce au contrat, alors que des coûts ont été engendrés par la diminution des capacités d'adaptation, ce qui diminue bien sa productivité réelle.

 

 

La conséquence ? Elle est simple. Pour être engagé en France, il faut pouvoir produire suffisamment de richesse pour que quelqu'un puisse vous verser un SMIC chargé.Rigidifier le monde de l'entreprise écarte les chômeurs de cette productivité minimale nécessaire pour être employable. En parallèle cela rend inemployables certaines personnes qui avaient déjà un emploi, en les faisant passer sous ce seuil de productivité. Chaque alourdissement des obligations éloigne donc un peu plus les chômeurs de toute perspective de retour à l'emploi tout en envoyant de nouvelles recrues pointer chez Pôle Emploi, et ce de manière presque mécanique, inévitable. Ainsi les avancées supposément obtenues par certains salariés le sont aux dépends de personnes plus faibles qu'eux : les chômeurs et les salariés qui étaient déjà en situation précaire. La morale et la justice sociale en sont pour leur frais.

On pourrait bien sûr avancer la question du coût de l'incertitude (la fameuse « précarité ») pour les salariés, qui pourrait justifier de rendre le monde du travail plus rigide, et expliquer qu'il faut trouver un équilibre entre l'intérêt de l'entreprise et celui du salarié. Cependant l'argument ne tient pas, car en plus d'être immorales, ces mesures sont en grande partie inutiles pour les employés, y compris pour ceux qui échappent à la purge entrainée par la baisse de productivité.

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Dans la majorité des domaines, la concurrence entre les différents acteurs est en effet forte. Dans ce contexte, une entreprise qui décide d'augmenter ses prix pour compenser des coûts dus à une couche de rigidité supplémentaire risque de perdre des parts de marché. Et donc de licencier, rendant le bénéfice en terme de sécurité de l'emploi tout à fait illusoire. A l'inverse elle peut décider de faire financer la mesure par ses salariés, en limitant la progression des salaires. Le salarié a alors perdu en revenus ce qu'il a gagné en sécurité. Enfin l'entreprise qui ne fait payer ni le salarié ni le client verra ses marges diminuer par rapport à la concurrence, ce qui limitera ses capacités d'investissement, et donc sa capacité à survivre sur la durée : comme dans le premier cas, le gain en sécurité de l'emploi est ici une vue de l'esprit.

Il n'y a donc finalement que dans les monopoles et les oligopoles que ces rigidités pourront être réellement avantageuses pour l'employé, car ces entreprises pourront facilement répercuter ces nouveaux frais sur leurs clients. Clients qui ne sont autres que vous, moi et surtout tous chômeurs ou salariés d'autres secteurs d'activité moins protégés. Ainsi les avantages obtenus par les travailleurs de ces filières sont payés par ceux qui sont dans une situation moins favorable et captifs d'un marché sans concurrence. La morale prend encore un coup.

 

De part le coût qu'elle représente, la réglementation du monde du travail est donc un puissant facteur d'exclusion pour ceux qui n'ont pas eu la chance de bénéficier de formations adaptées, et ce sans avoir d'effet bénéfique réel sur les salariés. Paralyser le monde de l'emploi ne rend ainsi aucun service aux plus fragiles, bien au contraire, et l'intervention les gadgets législatifs n'apportent rien à la protection des salariés. Ceux-ci seront largement capables de défendre leurs propres intérêts, notamment si les pseudo-syndicats biberonnés à la subvention et aux financements obscurs laissent la place à devraies organisations dépendant uniquement de ceux qu'elles sont sensées défendre.

Au final les seuls arguments restants en faveur d'un marché rigidifié de manière autoritaire ne reposent ni sur la moralité, ni sur une quête de justice sociale, mais relèvent de l'idéologie pure ou de l'illusion que les intérêts de l'employeur et de l'employé sont nécessairement antagonistes.



54 réactions


  • howahkan Hotah 5 janvier 2015 10:37

    tiens un sionistoneocons déguisé ............donc pour l’esclavage des humains.............je suis allé faire un tour sur le site en Anglais....un des nouveaux trolls us-européens avec le suisse ..
    Un genre de young leader....

    depuis que j’ai compris l’utilisation abusive du mot libre en simplement regardant l’entrée a Auschwitz : le travail rend libre..ou ma tante mourut de maladie ,depuis je trouve cette constante partout chez les usinionistes,toute personne qui utilise le mot liberté le fait pour vous niquer !!! le mot libre vous rend vulnerable au manipulateur ....


    • Hermes Hermes 7 janvier 2015 17:49

      Le mot « libre » a apparemment le don de délier des bourses aussi !

       smiley

      Bonne année Hotah.


  • howahkan Hotah 5 janvier 2015 10:55

    sur le site du groupe de l’auteur j’ai trouvé ceci

    Enter the minimum wage, frequently hailed by the left as the saviour of the poor. Nothing could be further from the truth. To hail the minimum wage as a success would mean heaping praise on a concept which cannot but increase unemployment. While it helps some people to be sure, for others it can be disastrous. It leaves many who had a job without one and puts the possibility of employment further out of reach of many more.

    Le salaire minimum ,est fréquemment présenté par la gauche(il ne sait déjà pas que la gauche c’est la droite mais bon ,normal ) comme le sauveur des pauvres..Rien ne peut être plus éloigné de la vérité...De présenter le salaire minimum comme un succès serait comme d’ accumuler des louanges sur un concept qui augmente le chômage...Pendant qu’il aide des personnes a être sécurisé, pour d’autres c’est un désastre...Il laisse beaucoup qui avait un emploi ,sans emploi et met l’emploi hors de porté de beaucoup d’autres

    voila le gloubiboulga , on dirait le fils de notre bien aimé Spartacus et de erwanet...l’enfant du péché... smiley

    en clair moins t’es payé plus tu as du boulot.....


    • Taharqa 5 janvier 2015 17:15

      Je reformule ce que j’ai écrit hier sur l’article précèdent de l’auteur :
       
      En lisant le C.V. de M. Level, on voit qu’il fait parti du « European student for liberty », succursale du mouvement libertarien « students for liberty » :
       
      students for liberty
       
      qui apparemment fait partie de la nébuleuse d’organisations libertariennes financées par les milliardaires américains ultra-conservateurs. M Level peut-il confirmer ou infirmer ce que je dis ?
       
      M. Level pourrait-il dire si oui ou non il est un lobbyste dont le but est de nous faire gober les théories économiques fantaisistes libertariennes pour lesquelles ces milliardaires justement, débarrassés des encombrants états, ont le droit de régner sur des millions de gens payés au lance-pierre.


  • devphil30 devphil30 5 janvier 2015 11:23

    Toujours le même type d’article vantant le libéralisme de la part de cet auteur.


    La valeur d’une entreprise n’est pas son capital social ou le nombre de ses actionnaires mais la vraie valeur d’une entreprise est son capital humain , son savoir. 

    Cette valeur est bafoué depuis plusieurs années par le credo du libéralisme tendant à rendre les gens interchangeables , corvéable à souhait , esclave non volontaire d’un monde basé sur l’argent sans quoi rien n’est plus possible.

    Quand à savoir si je veux bien payer plus cher un forfait téléphonique ou un produit de consommation pourquoi pas si j’ai l’assurance que ce surplus servira à la R&D et à l’investissement de l’entreprise , sera versé aux salariés.

    Ce surplus sert à rémunéré les actionnaires , de fait oui le travail devient plus cher car l’évasion actionnariale renchérit le coût du travail , la solution à court terme se nomme licenciement , libéralisme exacerbé pour mieux licencier dans le langage patronal ( à moindre coût dans la réalité )

    La future loi macron est un exemple de cette déstructuration du code du travail qui conduira la France à la ruine du peuple , cela a déjà commencer ...

    L’argent n’est bien évidemment pas perdu pour certains , les actionnaires n’ont jamais autant touché de dividendes.

    Je reste dubitatif de votre pseudo intérêt pour les injustices alors que votre article est dans le prolongement des pensées ultra libérale.

    La course à la mondialisation a permis de faire fabriquer dans des pays à bas salaire des nombreux produits au mépris de l’écologie , du respect des hommes et des femmes et des enfants.

    Les cotisations sociales nommés par les libéraux coûts ont pour vocation de permettre à un pays d’être solidaire de ceux qui sont en difficulté , la suppression des prestations sociales , chômage , retraite à terme seront remplacés par des système privés dont la seule finalité est le profit.

    Notre système sociale en France est juste et solidaire mais le libéralisme achève de détruire un système qui aura donner pendant 70 ans à la France sa grandeur grâce à des grands hommes politiques.

    Aujourd’hui , nous avons au plus haut sommet de l’état depuis 2007 des représentants des USA , des marionnettes qui œuvrent contre les intérêts de la France.

    Une déstructuration larvée et rampante de notre société nous faisant croire par de multiples intervenants grassement payé ou complètement imbécile qu’il faut aligner les salaires sur ceux du Bangladesh pour être compétitif ...... !!!!

    Le nivellement par le bas des salaires , de la formation a toujours profité aux élites dont vous ne faites probablement pas partie alors pourquoi prônez vous la destruction des acquis sociaux qui ont coûté tant de sang ? 


    Philippe 



     





    • Philippe 5 janvier 2015 17:21

      « le credo du libéralisme tendant à rendre les gens interchangeables , corvéable à souhait , esclave non volontaire d’un monde basé sur l’argent sans quoi rien n’est plus possible. »


      Non ceci n’est pas le crédo du libéralisme.
      L
      e crédo du libéralisme c’est moins d’état, moins de lois vs. plus d’action individuelle, plus de contrats.

      Une « commune » ou un projet Open Source ou une mutuelle ou une coopérative etc. peut s’établir librement dans une société libérale.

    • Claudec Claudec 5 janvier 2015 18:22

      « l’évasion actionnariale »

      Elle est pas pas mauvaise celle-là.

    • Hervé Hum Hervé Hum 5 janvier 2015 18:36

      @Philippe

      vous écrivez

      Une « commune » ou un projet Open Source ou une mutuelle ou une coopérative etc. peut s’établir librement dans une société libérale.

      D’accord avec cela (bien qu’il faudrait approfondir), sauf, sauf, que ceux qui se prétendent libéraux ou néo libéraux ne disent pas cela, mais tout le contraire.Tout comme d’ailleurs ceux qui se prétendent socialiste avec le PS, alors qu’ils n’ont de socialiste que le nom.

      Voyez vous, un véritable libéral, en tant qu’idéal universel, ne peut pas concevoir la liberté d’une minorité appuyé sur la servitude de la majorité.

      Les pseudos libéraux veulent moins d’état pour eux, mais plus d’état pour les autres. Ils s’en défendent en disant que les autres en veulent à leur propriété et donc nécessite la puissance de l’état pour les défendre. Donc, que l’état soit tout entier dirigé à la défense de leur propriété et intérêt particulier, faisant fi de la liberté de ceux qu’ils considèrent comme leur serviteurs.

      Ainsi Milton Friedman ne voulait pas de la fin de l’état, mais bel et bien que celui ci serve à séculariser la propriété privé


  • foufouille foufouille 5 janvier 2015 12:01

    quand tu seras médecin, tu bosseras pour 800€
     smiley
    sale esclavagiste


  • foufouille foufouille 5 janvier 2015 12:05

    vu ton niveau de connerie en économie, si tu es aussi bon en médecine tu tripleras ta première année.


  • Hervé Hum Hervé Hum 5 janvier 2015 13:57

    @ l’auteur,

    lisez cet article

    les Bourses d’Activités Locales

    vous êtes jeune et ceci explique votre naïveté, tout comme le fait d’être étudiant en médecine peut expliquer votre faiblesse d’analyse économique. car à la fin il vous faut choisir entre la liberté de quelques uns ou la liberté de tous. Sachant que la liberté de tous ne peut s’exercer totalement mais uniquement relationnellement, par compromis. Seule la liberté de quelques uns au détriment des autres peut s’approcher de l’absolu. Mais si vous voulez la liberré absolu, et bien il vous faut vous isoler de la société, vivre en ermite et certainement pas faire médecine.

    En bref, les libertariens sont ces gens qui, pensant êtres au dessus de la majorité, défende leur liberté de prospérer sur le dos des plus faibles.

    Ainsi votre discours est celui de l’exploiteur défendant son « droit » d’exploiter autrui à son propre profit et appelle cela « la liberté d’entreprendre ».

    vous êtes jeunes, pour l’instant vous apparaissez comme tel, un jeune arrogant prétentieux, croyant comprendre l’économie comme il comprend la médecine, avec les outils tout prêt qu’on lui met dans la tête où on cherche vainement l’once d’une intelligence propre, personnelle qu’on appelle... Libre arbitre, ce dont vous semblez manquer cruellement.


    • Hermes Hermes 7 janvier 2015 17:57

      Hérvé, il n’en n’a rien à faire de nos réponses, il n’a été payé que pour publier son article. N’oubliez pas le budget EU dégagé l’année dernière pour la propagande.

       smiley

      Dans sa logique, si on n’est pas content on n’achète pas, car lire c’est donner du temps, et le temps c’est de l’argent.

      La société qui interdit le don (concurrence déloyale disent-ils) est une société mort-vivante, que ça lui plaise ou non. Mais ce qui se passe c’est que sur son dos, on commence à communiquer entre nous, et ça ça n’a pas de prix, merci l’auteur.

       smiley

      Bone soirée.


  • Norbert 5 janvier 2015 14:26

    Je suis toujours surpris de voir encore des personnes qui se croient perspicaces avec de tels arguments (ceux de l’auteur). Mais il faut dire qu’ils ont des circonstances atténuantes car la «  »gauche«  » dont le métier est de gérer le capitalisme, démoraliser et semer la confusion, procure un alibi à ces faux raisonnements simplistes. Car voyez vous Mr Jean Level, Marx explique plusieurs fois que dans le cadre du capitalisme l’augmentation des salaires n’est pas une solution à la crise. Je dirais donc que vos objections contre la protection des salariés peuvent avoir un sens dans les débats entre des concurrents pour la la gouvernance dans le cadre capitaliste. Pour ceux dont le but est de faire table rase de ce système, il n’y a pas d’autres moyens que de défendre bec et ongle ce qui a été gagné de hautes luttes dans la bataille des classes tout en sachant pertinemment que les acquis ne sont que provisoires tant que la guerre n’est pas définitivement gagnée.


  • colere48 colere48 5 janvier 2015 14:32

    « môssieur l’oteur »
    Vous êtes jeune et pourtant.... déjà un vieux con !
    Je ne vous souhaite aucun mal, mais je ne crains que votre vie soit douloureuse compte tenu de vos arguments dinosauriens  smiley


    • Philippe 5 janvier 2015 17:28

      « comment penseras tu dans dix ans ?? Tu trouveras certainement qu’une petite gueguerre est profitable et utile à la médecine ? ou je ne sais quoi. »


      C’est un contresens total ! (ou de la mauvaise foi ??)   :’(

      Notre système économique actuel (social clientélisme ou capitalisme de connivence) favorise les raisonnement de disette (la guerre pour favoriser la médecine, le protectionisme douanier pour favoriser les produits locaux, la dévaluation pour favoriser les exportations, les frontières pour favoriser la main d’œuvre locale, les licences pour favoriser les producteurs, etc.).

      Au contraire, la pensée libérale favorise un état d’esprit d’abondance en aidant le consommateur, la baisse des prix, la liberté de circuler, de produire et d’acheter.

      Un économiste français, 150 ans plus jeune que Piketti, nous en détaille les mécanismes : http://bastiat.org/fr/abondance_disette.html


      Concernant les vertus économiques de la guerre, la déconstruction par le même économiste : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sophisme_de_la_vitre_cass%C3%A9e

    • Philippe 6 janvier 2015 21:35

      Merci pour la réponse !


      Il y a pas mal de choses mélangées dans le commentaire. Je vais pas décortiquer point par point mais je pense que tu apprécierais la lecture de F Bastiat (penseur libéral et ce mot n’est pas synonyme de « capitaliste »).

      Sur les faits il reste bien aujourd’hui des barrières à la circulation des personnes et des biens. Il suffit de voir qu’on peut risquer sa vie et payer 1200€ pour traverser la méditerranée, ce qui complètement artificiel ! Avec le bon passeport on peut traverser un continent en toute sécurité pour 300€. (voir l’article de Jean Level sur les migrants).

  • Robert GIL Robert GIL 5 janvier 2015 16:17

    toujours la meme rengaine des menbres du medef et des partisans du liberalisme, alors que la verité est autre :
    .
    voir : LA FABLE DU TRAVAIL CHER


    • devphil30 devphil30 5 janvier 2015 16:48

      La fable du travail cher est très juste.


      Merci de ce lien comme la plupart de ceux en provenance de la Conscience Citoyenne Responsable

      Philippe

    • Trelawney Trelawney 5 janvier 2015 17:15

      Monsieur Robert Gil,

      Le travail ne coute pas cher, puisque les salaires tournes en moyenne entre 11 et 18 euro net de l’heure. Ca vous fait des salaire mensuel à 2500 euro, s’il l’employer a la chance d’être payé 18 euro et de faire 35 heures pas semaine.

      Sinon, pour un serveur qui travaillera au maxi 30 heures par semaine dimanche compris, ca lui ferra 1320 euro et il s’en contentera, parce que pour les autres qui n’ont pas la chance d’être serveur ça sera chomdu ou RSA.

      Voila pour les réjouissance.

      Vous parlez des zaki du medef et de tout le saint frusquin Mais les grandes entreprises n’en n’ont rien à battre du code du travail et des cotisations sociales, parce que les grosses entreprises ont appris, pour se faire du fric, à se passer des salariés. Prenez l’exemple de Vinci (groupe de BTP), avec les redevances de l’eau, autoroutes etc, diminue ses effectifs d’année en année et augmente ses profits dans le même temps. Quand Vinci aura son NDDL, il se contentera à la façon d’un vieux macro de relever les conteurs et laissera à des PME locale le soin de faire fonctionner le bidule. PME dont il aura pris soin de ponctionner jusqu’au dernier euro ainsi qu’à tous les salariés attenants. Et si la rentabilité n’est pas bonne , c’est l’état avec les impôts et taxes divers qui mettra le complément.

      Alors vos délires sur la flexibilité du travail, la libre entreprise, la société de consommation, l’autogestion, les nationalisations, les acquis sociaux, le conseil de la résistance, c’est un peu passé de mode


    • julius 1ER 6 janvier 2015 18:27

      mais tu n’y es pas Trelawney........... Vinci c’est un entrepreneur qui a pris des risques.......... en installant des parkings souterrains comme sous la gare de Lausanne et là vu les tarifs pratiqués c’est le jackpot ......et comme il y en a des centaines d’autres c’est encore mieux !!!!!!

      et il y en a qui vont nous parler de compétition globale alors que ces grosses boîtes s’assurent simplement des rentes de situation....... 
      çà en serait presque risible si ce système à produire du dividende à un niveau obscène ne provoquait pas dans le même temps un chômage monstrueux !!!!!!!!
      mais Marine va nous changer tout çà n’est-ce pas ?????????????

  • totor101 totor101 5 janvier 2015 17:04

    En 1960 combien de pages au code du travail ? et combien maintenant ?????
    à l’époque tout être sachant lire pouvait l’appliquer ou le faire appliquer ! !
    maintenant c’est le domaine de juristes spécialisés ........


    • taktak 5 janvier 2015 17:13

      la faute à qui ? aux patrons qui n’ont de cessent que d’ajouter exceptions et régimes particuliers les exhonérant pour essayer de détricoter le code, pour truander le droit légitime des travailleurs à la démocratie, à la sécurité et à une juste rémunération.


    • Trelawney Trelawney 5 janvier 2015 17:18

      Taktak,

      Pour licencier, il suffit de s’arranger avec le salarié du montant et de faire une « rupture conventionnelle ». Alors que le code du travail fasse 10 pages ou 50000 on s’en branle


    • totor101 totor101 5 janvier 2015 17:21

      pour ce problème je met patrons et syndicats dans le même sac !
      ils ont toujours eu des objectifs différents mais ont toujours voulu ser du code dans leurs intérêts et non celui des travailleurs .......


    • julius 1ER 6 janvier 2015 18:32

      c’est sûr que le code du travail doit être la principale préoccupation des +35 millions de chômeurs en Europe................... c’est un peu comme si une forêt entière était en train de brûler et que l’on essaye de sauver un sapin sous prétexte qu’il aurait vu Dieu !!!!!!!!!!!

      mais non Marie je ne blasphème pas !!!!!!

  • Hermes Hermes 5 janvier 2015 17:38

    Lamentable.

    Tout ça est du même niveau que : tu veux manger à ta faim et tu choisis l’assiette la plus décente pour le même prix ? Honte à toi tu empêche quelqu’un qui ne peux pas payer de manger.

    Des comparaisons stupides et hors propos pour défendre l’indéfendable : il y en a qui veulent se goinfrer de plus en plus sans limites en remplissant toutes les assiettes au minimum supportable... voire même au delà..

    La violence économique finit TOUJOURS par produire la violence REELLE. L’incapacité à vivre le moment présent en est la racine. C’est la peur de la vie et cela produit une incapacité à vivre ensemble, et à accaparer les biens. Tout le reste n’est que justification intellectuelle.

    La vie est belle quand on est tranquille et qu’on la vit pleinement instant après instant !

    Bonne soirée.


  • anomail 5 janvier 2015 17:56

    « Supposez que le choix entre deux forfaits téléphoniques s’offre à vous : ils sont au même prix et identiques en tout point à une exception près : la durée d’engagement, nulle pour l’un, de deux ans pour l’autre. Vous choisirez très probablement le plus souple des deux. »

    Sophisme : Comparer un bien de consommation à un être humain.

    Cette illustration est contre-productive par rapport à ce que vous tentez de démontrer, mais en dit long sur votre manière de penser.


    • Trelawney Trelawney 5 janvier 2015 19:40

      Comparer un bien de consommation à un être humain

      Si un être humain perd son emploi, Est-ce qu’il perd sa qualité d’être humain ? Si non, pourquoi voulez vous intégrer la notion d’être humain dans le travail ? Sans doute que la perte de son emploi peut le plonger lui et sa famille dans la misère et il ne peut donc plus financièrement correspondre aux critères de notre société de consommation. Il y a donc une corrélation entre la condition humaine et le consommateur et ainsi, le code du travail permet à l’être humain de garantir sa condition d’acteur de la société de consommation. Sophisme vous dites !

      Vous allez me rétorquer que le code du travail garanti le bon traitement du salarié. Je vous répondrais que le code pénal aussi. Alors pourquoi compliquer avec un code du travail.

      Pour embaucher une personne, je n’ai qu’un seul critère : le critère économique, c’est à dire ai-je ou pas le moyen d’avoir un salarié. Si j’ai les moyens, je prend le meilleur que je peux trouver et j’y met le prix. Le salarié en question n’aura qu’un seul intérêt à travailler chez moi : l’argent qu’il va gagner. L’amélioration des conditions de travail permettra à ce qu’il ne soit pas stressé et ne tombe pas malade. C’est peut être brutal, mais c’est la réalité

      Personne n’aime travailler, sinon on irait tous bosser gratos


  • bluerage 5 janvier 2015 18:44

    Encore une daube puante de Monsieur « non à 80 pour cent », déjà hier avec son article sur les frontières, je pensais à un trol qui incitait au voter FN, et là j’ai l’impression de lire Erwanet. En fait pour le quidam, la libre circulation des personnes n’est qu’un corollaire à la libre circulation des flux économiques, ah si Attila avait su cela on parlerait tous le mongol de nos jours...

    Bref de la manip de base pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes, le capitalisme c’est bien (mieux que le communisme) mais si il n’y a pas d’outils de régulation c’est la foire aux prédateurs.


  • Lisbeth28 5 janvier 2015 18:52

    Cessez d’insulter l’auteur, vos faiblesses risquent de le renforcer dans la conviction qu’il a raison.

    Si l’auteur partage effectivement toutes les convictions de Student For Liberty, ce n’est que la partie immergée de l’iceberg.
    En effet, Student For Liberty défend une idéologie libertarienne. C’est une forme poussée à l’extrême de libéralisme (qui ne me dérange pas spécialement lorsqu’il est modéré et découle du bon sens) : Plus d’état, plus de réglementation d’aucune sorte, plus d’impôt, plus de taxe, légalisation de toutes les drogues, du commerce d’armes à feu et je ne sais pas jusqu’à quels autres extrêmes ils comptent aller, tout ça au nom d’un mot vertueux récurrent : la Liberté, et avec la promotion de la non-violence. Pas d’autre contrainte que la Propriété privée où chacun appliquerait ses propres règles et qui devrait strictement respectée, ce qui entrainerait un Ordre Spontané...
    J’aimerais croire que l’auteur semble trop jeune pour être mal intentionné. Par contre, SFL fait partie de think tanks libertariens sous l’influence des frères Koch (milliardaires à la tête de la 2e entreprise [produits dérivés du pétrole] non cotée en bourse aux Etats-unis).
    ESFL organise des conférences un peu partout en Europe où elle invite (puisque ses conférences sont gratuites, payées en intégralité par ESFL ) des étudiants, ces conférences étant sponsorisées (donc financées), entre autres, par Imperial Tobacco (personnellement si j’étais médecin ça me poserait des problèmes de principes, et je ne sais pas si la loi européenne l’autorise), le Cato Institute, Atlas Network et Rising Tide Foundation (très étroitement liée à la Cancer Treatment Center of America, une chaîne d’hôpitaux privés prenant en charge des cancéreux, sur laquelle pèse de fortes suspicions de falsifications des résultats (biais de sélection des patients) et de financement d’organisations politiques libertariennes comme FreedomWorks.
    Sponsors d’ESFL : et de SFL
    Rising tide foundation : http://www.risingtide-foundation.org/about.php ?var=?ourfoundationboard&toplevel=about.php
    CTCA , (en bas il est écrit « rising tide »), articles intéressants s’y rapportant dans Reuters ou le Washington Post ou même Forbes

    A vous de démêler le vrai du faux dans ces articles, que l’on trouve très facilement quand on tape « ctca stephenson » sur google. En tous cas rien ne me donne confiance dans l’organisation au nom de laquelle vous parlez, ni son financement, ni les idées défendues.

    Bon courage dans vos études, même si vous semblez passer beaucoup de temps à rédiger ce genre d’articles.


  • COVADONGA722 COVADONGA722 5 janvier 2015 18:58

     yep ,perso, un tenant du libéralisme comme l’auteur m’épaterait s’il m’était ses actes en adéquation avec ses propos !Ainsi donc je lis dans sa présentation étudiant en médecine.

    Sachant qu’en France ces coûteuses études sont prises en charge par la collectivité « nous ».
    Je l’invites donc a ce rendre dans le pays anglo-saxons de son choix y poursuivre a ses frais ses études de médecine.A ce moment à défaut d’être recevable à mes yeux ces propos seront exprimés légitimement .

    asinus : ne varietur 

  • TSS 5 janvier 2015 18:59

    Sauf que un salarié n’est pas une auto,un voyage,ou un abonnement c’est un être humain !!

     Au fait European students for liberty ne serait ce point l’antichambre des youngs leaders ?

     ceux qui nous font si mal actuellement en suçant la roue des USA... !!


  • Pere Plexe Pere Plexe 5 janvier 2015 19:31

    Les malfrats de tous poils sont contre les règles les lois et autres règlements qui entravent leurs trafics.

    Rien de bien nouveau.
    Ce qui l’est en revanche c’est la propagande auprès des victimes afin qu’elles offrent les pleins pouvoirs aux mafias en place.

  • Flo Sixe 5 janvier 2015 20:19

    Il est ici confondu pèle mêle avec le capitalisme de connivence, néoconservatisme, ou autres idéologies ou pratiques politiques pourtant antinomiques sur bien des points essentiels.


    Le capitalisme de connivence, je me permets de vous en rappeler la définition :
    <<Le capitalisme de connivence (Crony capitalism) est un terme décrivant une économieoù le succès en affaires dépend de relations étroites avec les représentants du gouvernement. Il peut créer une forme de favoritisme (en) dans l’attribution de permis légaux, de subventions gouvernementales, de réduction d’impôts ou d’autres formes d’interventionnisme[1],[2]. Il apparaîtrait lorsque le copinage, ainsi que d’autres comportements égoïstes semblables, percole vers la politique et le gouvernement[3]. Il peut également s’exprimer sous la forme de népotisme ou, à des stades plus avancés, toucher l’économie des services publics.>>

    Bizarrement on peut lire ici dans les commentaires l’association entre entre libéralisme et les méfaits et les compromissions monde politique/monde des affaires qui sont du ressort du capitalisme de connivence. Le libéralisme prône pourtant l’égalité en droit, alors que le capitalisme de connivence est une source d’inégalité par la compromission des représentants du pouvoir étatique.
    On a pu lire également des choses affreuses telles que l’esclavage, ou une société où l’humain le plus riche écrase le plus pauvre.
    Je vous rappellerai donc l’éthique libérale :

    <<La morale libérale peut se résumer par un seul précepte : Tu ne violeras pas les droits naturels d’un autre être humain. Elle laisse chacun libre de choisir ses propres fins, ses propres moyens et sa propre morale, dans la mesure où il n’empêche pas les autres d’en faire autant.

    Réciproquement, ces droits impliquent des obligations qui forment le noyau d’une morale personnelle. Ils impliquent l’interdiction de toute agression contre l’intégrité de la personne, du meurtre, du vol et de l’esclavage sous toutes leurs formes, et de toute forme de dictature. Ils commandent la tolérance à l’égard des idées, des croyances et des actes d’autrui.

    À part cela, le libéralisme ne prescrit aucun comportement particulier au niveau individuel. Il considère que la morale et les religions sont hors de son domaine et se borne à interdire l’usage de la contrainte en matière religieuse ou morale, comme dans toutes les autres matières.

    La responsabilité, inséparable de la liberté et de la propriété, dit que chaque individu doit supporter les conséquences de ses actions, bonnes ou mauvaises. C’est une condition de la liberté : si autrui devenait responsable de nos actions, il devrait acquérir l’autorité pour nous imposer ses vues et donc restreindre notre liberté. C’est aussi une composante de la sûreté d’autrui.

    La notion de liberté est liée à celle d’égalité en droit : la liberté des autres implique de leur reconnaître les mêmes droits que ceux qu’on s’accorde. Pour les libéraux, tous les êtres humains doivent être traités comme des égaux quelles que soient leurs différences.

    Le libéralisme n’est pas l’anomie comme absence de règles de droits. Le droit est formé d’une part par le droit naturel, et d’autre part par le droit positif qui est le produit des contrats passés entre les individus.>>

    Source : http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ralisme#Les_fondements_du_lib.C3.A9ralisme

    Si demain, sur un sujet socialiste, je viens et que je confonds le socialisme et le national socialisme, quelles seraient vos réactions ? Si je confondais gaullisme et franquisme ?

    Les confusions entre libéralisme et autres idéologies de milliardaires américains conservateurs sont tout autant ineptes.


    • Hervé Hum Hervé Hum 5 janvier 2015 20:33

      certes, certes flo sixe, mais je doute que vous soyez capable d’aller jusqu’au bout de la logique libérale que vous énoncez.

      En effet, celle ci dit que nul ne peut tirer profit et donc exploiter le travail d’autrui pour lui même. Il ne peut qu’exploiter son propre talent. Ce qui implique qu’il ne peut que s’associer à autrui. Ce qui implique la non propriété des moyens de production et de leur financement. Et oui, la propriété privé des moyens de productions et de leur financement est incompatible avec la philosophie libérale que vous décrivez.

      Alors s’il y a effectivement amalgame, c’est surtout dû à ce hiatus dans la théorie libérale.

      Allez flo sixe, je vous écoute,... Contredisez moi, j’adore cela !


    • Flo Sixe 5 janvier 2015 21:05

      Vous noterez que j’ai fait l’effort de citer, puis d’y ajouter la source.

      Faites de même je vous prie sur je vous cite : <<celle ci dit Que nul ne peut tirer profit...>>.

      Merci d’avance.

    • Hervé Hum Hervé Hum 5 janvier 2015 22:17

      Mais flo sixe, la source, c’est votre raisonnement !

      vous écrivez

      "si autrui devenait responsable de nos actions, il devrait acquérir l’autorité pour nous imposer ses vues et donc restreindre notre liberté. C’est aussi une composante de la sûreté d’autrui."

      vous en déduisez donc que la seule manière de ne pas êtres sous la responsabilité de quelqu’un est d’être soi même responsable de ses propres actes. Donc, que personne puisse être exploité par autrui, car sinon, cela impose l’obéissance et l’abandon de sa propre responsabilité à la personne qui vous exploite et ce, vis à vis de toute la société dans laquelle nous vivons. Ici, le droit et le devoir son séparé, divisé. L’’exploité à le devoir ou l’obligation d’obéir pour obtenir son droit de salaire.

      S’il n’obéit pas, il perd son droit de salaire. Il vit donc en liberté conditionnelle.

      Mais qu’en est il des propriétaires des moyens de production et de leur financement ? Où est l’égalité ? vous dites qu’elle est en droit, moi je vous répond qu’elle n’est pas en devoir.

      Or, votre égalité est fausse si elle ne s’applique pas en toute chose de même valeur dimensionnelle. Droit et devoir son en relation causale, donc complémentaires et indissociables.

      Ou si vous préférez, un devoir applique un droit et un droit implique un devoir. Un droit égale donc un devoir correspondant. Si une personne accumule plus de droit qu’il n’a accomplit de devoir, cela veut dire qu’il y a profit sur autrui.

      il ne peut donc y avoir d’égalité en droit sans égalité en devoir. Le devoir de fournir le travail équivalent à son propre mérite, vis à vis d’autrui, pour la reconnaissance du droit acquis.

      Le fait de vivre en société implique des règles communes, admises et acceptés de tous. Sans cela, c’est l’anomie. comme vous récusez l’anomie, vous reconnaissez la nécessité de règles communes, acceptés de la très large majorité.

      Or, quelles sont les règles minimales nécessaires pour faire fonctionner le libéralisme ?

      Ceci n’est que le début de ce que votre raisonnement implique, sauf si vous le biaisé.

      Je suis disposé à continuer à débattre avec vous si vous le voulez. Mais si vous le désirez vraiment, soyez authentique.

      Sinon, salut


    • Flo Sixe 5 janvier 2015 23:15

      Votre cheminement est correct dans l’absolu, Mais il est le fruit d’une autre confusion, entre l’égalité en droit et l’égalitarisme.

      Concernant votre question sur les règles communes, elle est très pertinente et intéressante.
      Elle mériterait un sujet à elle seule.
      Pour faire simple : le liberalisme a les mêmes bases que l’anarchisme, principe de non agression ect... Mais y ajoute l’état régalien. En liberalisme c’est là tout le rôle de l’état, il doit y être fort tout en y étant circonscrit.

    • Hervé Hum Hervé Hum 6 janvier 2015 00:07

      @ Flo Sixe,

      j’aurai bien aimé que vous précisiez ce que vous entendez par confusion entre égalité et égalitarisme, même si je pense les connaitre.

      Le problème des règles communes, c’est justement qu’elles renvoient à la question de l’égalité !

      Puisque vous n’en dites pas plus, je ne répondrai pas plus non plus.

      D’autant que vous finissez par écrire ce que je voulais lire, à savoir que vous avez toujours besoin d’un état fort et ceci pour obliger les gens à obéir au propriétaire des moyens de production et de leur financement.

      ce qui sépare le libéralisme que vous défendez de l’anarchisme, c’est précisément la liberté individuelle....La présence d’un état fort n’est nécessaire que dans un état inégalitaire, mais que votre raisonnement biaise en parlant de confusion entre égalité et égalitarisme. Ceci car vous partez du dogme de la propriété privé qui par essence a pour fonction de priver de propriété, afin de contraindre ceux qui en sont dépourvu à abandonner tout ou partie de leur propre intérêt pour celui du propriétaire. Le libéralisme que vous défendez n’est que celui des propriétaires, non des prolétaires, c’est à dire 99% de l’humanité.

      Tant qu’il y avait des espaces vierges à conquérir, votre philosophie libérale pouvait se défendre sur la base de la colonisation, mais elle ne le peut plus dans un monde, un espace clos comme l’est la mondialisation.

      En d’autres termes, votre raisonnement est caduque.


    • Flo Sixe 6 janvier 2015 09:14

      Il y a des réponses à votre réponse qui ont plusieurs siècles.

      Pour éviter la concentration de la propriété dans espace fini tel quel la Terre.

      Le proviso lockeen par exemple.

      Perso je suis adepte du revenu universel. Qu’en pensez vous ? Ou l’impôt négatif. Peu importe sa forme finale tant qu’elle est juste.

      Je me base là dessus parce que nous nous dirigeons lentement mais sûrement vers une économie post scarcity.

    • Hervé Hum Hervé Hum 6 janvier 2015 10:23

      Salut Flo Sixe,

      Le revenu universel est une belle escroquerie intellectuelle, car il ne change rien au système actuel mais au contraire vise à le renforcer en le recouvrant d’une pseudo éthique. Il me semble d’ailleurs que cette idée à été développé par les néo libéraux qu’ils appellent « tittytainment ». M’est avis que l’idée de revenu universel est né de ce concept dont le but n’est pas l’émancipation des masses, mais leur maintien dans l’ignorance et l’abrutissement. Je doute que vous gouttez cela pour vous même ! Car la suite du revenu universel ne peut être que l’élimination universelle de ces 80% devenus inutiles, mais toujours dangereux.

      Pour ce qui est du « ’proviso lockeen » que vous citez, je partage le point de vue de la vision « hobbésienne » (pris dans wikipédia). et disant

      « Ce n’est point un droit extérieur à ma puissance qui me fait légitime propriétaire, mais ma puissance elle-même, et elle seule : si je la perds, l’objet m’échappe. (...) La force seule décide de la propriété. »

      Ceci est un fait de l’histoire de l’humanité, qui n’’est autre qu’une histoire de colonisation de l’espace ET du temps. En fait, la première servant essentiellement à la seconde.

      Vous pouvez lire cet article « droits, devoirs.. » pour avoir un plus long développement, mais vous devriez le savoir déjà !

      Enfin, pour ce qui est d’une société sans pénurie, elle est là depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Mais la vertu intrinsèque de la pénurie, c’est l’obligation de travailler pour celui qui dispose de la propriété des besoins primaires. Et là, nous venons de boucler la boucle !


    • Flo Sixe 6 janvier 2015 12:37

      <<Tittytainment ». M’est avis que l’idée de revenu universel est né de ce concept dont le but n’est pas l’émancipation des masses, mais leur maintien dans l’ignorance et l’abrutissement. >>


      Excusez moi par avance mais je fatigue de réexpliquer sans cesse les mêmes choses. Si vous étiez le premier...Dire que cette idée fut développée par les neolibs est complètement ridicule.

      Je pensais avoir un interlocuteur connaissant un peu le sujet...

      L’idée de revenu universel remonte au 16ème siècle, alors l’attribuer aux neoliberaux... 

      Exemple : Thomas Paine, fin 18ème siècle :

      <<Dans Agrarian Justice (1795)1, il analyse les origines du droit de propriété et introduit le concept de Revenu de base, proche du revenu minimum>>

      L’impôt négatif, autre exemple, est proposé par un britannique dont je ne me rappelle plus le nom tout de suite mais ça va me revenir avant la seconde guerre mondiale, repris par Friedman quelques décennies plus tard. Nous bien là des dizaines d’années encore avant les néo libéraux.

      Je ne comprends pas pourquoi on cherche ainsi à détruire le libéralisme classique, celui des droit de l’homme, en l’associant par des arguments fallacieux tel que votre Tittytainement aux neolibéraux ou neoconservateurs.

      En fait Hervé le libéralisme ne vous intéresse pas, vous ne le connaissez pas, vous n’en discutez avec moi que pour le plaisir de le démolir, usant d’argument tirés d’autres idéologies. 
      Ça démontre là un certain conformisme, le libéralisme étant la case dans laquelle aucun politique ne veut être catalogué, de l’extrême gauche à l’extrême droite pour tout le spectre politique c’est une insulte.

    • Hervé Hum Hervé Hum 6 janvier 2015 15:55

      Flo Sixe,

      je reconnais que je ne connais pas l’histoire du libéralisme, ou très peu, mais je note que la constante est la préservation du droit de propriété (des moyens de production et de leur financement). Que tout tourne autour de ce socle de la propriété, où les libéraux dont vous vous réclamez, veulent préserver coûte que coûte et ce, même si c’est antinomique du principe de liberté individuelle.

      On distingue deux choses, d’abord les relations humaines basée sur le rapport de force, disant que la propriété est le fait de ce rapport et uniquement de celui ci. Ce n’est pas une théorie, c’est le fait de l’histoire de la colonisation de la terre par l’humanité.

      De l’autre, les relations humaines basé sur l’esprit, dépassant le rapport de force et faisant appel pour cela à la morale pour la religion et l’éthique pour la philosophie.

      Le hiatus, c’est que dès l’instant où on ne veut plus baser les relations humaines sur le seul rapport de force, mais sur la notion d’éthique, avec comme point central la liberté individuelle, le principe même de la propriété (toujours des moyens de productions) devient l’ennemi principal de la liberté individuelle. Ce que Locke constate.

      Sauf que les libéraux, disons historiques, n’ont pas voulu ou pu dépasser le dogme de la propriété et se sont donc employés à marier la chèvre et le chou.

      Encore une fois, dans un monde en expansion, cela tenait à peu près la route, mais aujourd’hui dans un monde en gestion cela ne tient plus.

      Alors si j’accepte votre critique sur ma faible connaissance du libéralisme historique, dont je reconnais les avancés que cela représentait à l’époque de Thomas Paine (en considérant qu’il était honnête dans sa pensée), dans notre société actuelle cela n’est plus suffisant et consiste surtout à renforcer le dogme de la propriété des moyens de productions et de leur financement (non de la propriété d’usage).

      En d’autres termes, le revenu de base ou minimum avait une valeur progressiste au temps de Paine, mais aujourd’hui c’est une idée conservatrice, qui ne pourra rester sur ce statu quo et devra nécessairement soit aboutir à une éradication du prolétariat par élimination de masse, soit à la mise en commun des moyens de productions et de leur financement et donc à l’abolition de cette propriété.

      Maintenant, vous pouvez vous réfugier derrière vos maîtres à penser, mais ne vous en servez pas comme excuse pour ignorer la mienne. Pour nier le fait que l’humanisme développé par les philosophes des lumières et ici des libéraux historique, a eut pour conséquence sinon pour cause, la révolution de palais où la noblesse à dû laisser la place à la bourgeoisie, mais où le prolétariat est resté dans la servitude, avec un XIXème siècle pire que dans d’autres époques.

      Je vous le redis sous une autre forme, la pensée néo libérale en droite ligne des libéraux historique consiste à s’émanciper du capitalisme, donc de la propriété privé des moyens de production et de leur financement. Sans cela, ne reste que les néo libéraux version Friedman et cie où le tittytainment.

      En conclusion Flo Sixe, je me considère comme libéral au sens où Locke l’entend, sauf que je ne crois pas qu’il y ait un seul état naturel de l’humain, mais des états naturels en opposition. On peut classer ces états naturels, ces « nature d’êtres social », en trois grandes catégories. Les prédateurs, les grégaires et les parasites. Locke basait sa réflexion sur la catégorie grégaire en considérant que l’humain est porté naturellement à l’empathie, alors que ce n’est vrai que pour la nature d’être social grégaire... Sauf quand on force une nature grégaire à devenir prédatrice ou parasite !


    • Flo Sixe 6 janvier 2015 17:21

      Il y a du Proudhon en vous, Hervé !


      « Si j’avais à répondre à la question suivante : Qu’est-ce que l’esclavage ? et que d’un seul mot je répondisse : c’est l’assassinat, ma pensée serait d’abord comprise. Je n’aurais pas besoin d’un long discours pour montrer que le pouvoir d’ôter à l’homme la pensée, la volonté, la personnalité, est un pouvoir de vie et de mort, et que faire un homme esclave, c’est l’assassinat. Pourquoi donc à cette autre demande : Qu’est-ce que la propriété ? ne puis-je répondre de même : c’est le vol, sans avoir la certitude de n’être pas entendu, bien que cette seconde proposition ne soit que la première transformée ? »[


      Vous avez peut être aussi votre maître à penser, pour reprendre votre terme, sans vous en être aperçu, ou le connaissez vous peut-être ? Il est méconnu en françe malheureusement.

      Son contemporain, Frédéric Bastiat, plutôt minarchiste, une idéologie libérale particulière, eut des débats avec Proudhon l’anarchiste d’un niveau qu’on ne voit plus aujourd’hui, malheureusement.

      Je vous invite à étudier ces deux hommes. Proudhon est peut être le moins oublié des deux. Si vous ne le connaissez pas, lisez il vous plaira je pense.
      Ensuite Bastiat répondra à beaucoup de vos arguments.

      Pour en revenir à nous deux : vous trouvez le revenu universel conservateur.

      Qu’avez vous donc à répondre à l’évolution de la société vers une automatisation accrue ? Le plein emploi est utopique. Le travail est passé des champs aux usines, des usines aux bureaux, mais après les bureaux il n’y plus rien pour transiter.

      Le revenu universel est la transition la plus douce, et sans doute parmi les moins injuste.

    • Hervé Hum Hervé Hum 6 janvier 2015 18:34

      Flo Sixe, je connais un peu Proudhon, surtout pour la citation que vous donnez.. Quand à Bastiat, je le connais... De nom !

      Ma particularité est d’avoir remonté le courant de la pensée sociale et économique, c’est à dire que n’ayant pas fait d’études universitaires, ni lu aucun auteur tant philosophique qu’économique (mon esprit s’y refuse), je ne connais d’eux qui leur plus fameuses citation et résumé de leur pensé et cela me suffit très amplement.

      Pour ce qui est de votre question, j’ai apporté un début de réponse avec cet article « les bal citoyens ». Mais c’est qu’une solution transitoire, je n’ai encore rien dit concernant le modèle économique que je partage. Je pense l’écrire au travers d’une série d’articles où vous verrez que la solution est infiniment moins injuste et libérale que celle du revenu universel. Car mon souci constant fut précisément de trouver un modèle qui libère l’humain, tous les humains !

      et si vous êtes toujours intéressé, un article portant sur la définition de la responsabilité intitulé « droits, devoirs et responsabilité » . Qu’Il me faudra compléter.

      Vous aurez alors un petit aperçu de la pensée que je partage. Vous verrez alors que fondamentalement, je suis un libéral, dans le sens universel tel que définit par Locke et non celle d’une élite aristocratique.


    • Flo Sixe 6 janvier 2015 18:39

      Je prendrai le temps de lire tout ça.


      Lisez Bastiat, sérieusement. Il est étudié dans le monde entier, d’accord ou non avec lui c’est tout de même très intéressant et aide à saisir le liberalisme classique français, celui des droits de l’homme.

    • Hervé Hum Hervé Hum 6 janvier 2015 18:43

      Pour vous mettre sur la voie, le modèle doit satisfaire à cet aphorisme que vous trouverez dans l’article BAL citoyens, mais incomplet.

      le laisser aller économique, (autrement appelé liberté économique) commence là où s’arrête les nécessités du contrat social et s’arrête là où commence les contraintes écologiques. (sachant qu’autant les nécessités du contrat social que les contraintes écologiques, sont les conditions de la liberté de base défendu par la très large majorité de la population mondiale)

      Le laisser aller économique est la variable d’ajustement des nécessités économiques et des contraintes écologiques.

      Elle prend aussi en compte cette définition de la monnaie

      la monnaie est la mesure de la valeur du temps de vie dédié à autrui ou détenu par autrui. (correspondant à la philosophie de Locke).

      Voilà, avec ces deux aphorismes vous êtes théoriquement en mesure de trouver le modèle que je partage !!!


    • Hervé Hum Hervé Hum 6 janvier 2015 18:46

      Je prendrai le temps de lire des extraits et résumés de la pensée de Bastiat.


  • Flo Sixe 5 janvier 2015 20:30

    Voici un exemple très simple, et frappant, puisque français, qui j’espère vous convaincra que le libéralisme pur et dur n’est pas à la solde des riches :

    Madame L’oreal, la célèbre mamie milliardaire touche plusieurs dizaines de millions d’euros par an du trésor public quand vous payez ce derniers avec vos impôts. Comment cela me direz vous ? Par le truchement des niches fiscales. Je cite :

    <<De 2006 à 2010, le Trésor public a remboursé 100 millions d’euros au cours des quatre dernières années à Liliane Bettencourt au titre du bouclier fiscal. En 2008, le montant des sommes remboursées au titre du bouclier fiscal a été 30 millions d’euros[27], soit 5 % de son coût total[28],[29].

    L’économiste Thomas Piketty explique qu’il lui suffit en tant que rentière de ne se verser annuellement que des dividendes relativement modestes pour que le montant de son ISF lui soit quasi intégralement remboursé en vertu du bouclier fiscal. Liliane Bettencourt se retrouve ainsi d’après ses calculs avec un taux d’imposition très faible, d’environ 6 % de ses revenus, « bien inférieur à celui des salariés de L’Oréal, et de tous ceux qui n’ont que leur travail pour vivre » souligne-t-il[30].>>

    Source : http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Liliane_Bettencourt#Fiscalit.C3.A9

    On pourrait penser que sous la présidence socialiste taxe à 75% ect... Madame Bettencourt paierait enfin comme chacun de ses concitoyens des impôts à la hauteur de ses revenus. Mais en fait, je cite :

    <<Étonnant, puisque François Hollande a fait de l’augmentation de la fiscalité pour les plus riches, une de ses promesses de campagne, avec notamment une tranche d’imposition à 75% pour les revenus au-delà d’un million d’euros. C’est justement pour cela que l’héritière de l’Oréal aura un chèque plus important sous François Hollande que sous Nicolas Sarkozy : pour que l’impôt ne soit pas confiscatoire, un nouveau bouclier fiscal sera introduit, à 85% au lieu de 50%.

    Liliane Bettencourt devrait toucher 150 millions d’euros, sur lesquelles elle devrait payer 112 millions d’euros d’impôts sur le revenu. En plus de cette somme, il faut compter 20,5 millions de CSG-CRDS et 42,5 millions d’impôts sur la fortune, soit un total de 175 millions d’euros d’impôts soit 120% de ses revenus. Avec le nouveau plafond, l’héritière de l’Oréal ne paiera que 85% de 150 millions d’euros, soit 127,5 millions d’euros. Une différence de 47 millions d’euros, montant que le fisc devra lui rembourser.>>

    Source : http://www.atlantico.fr/pepites/fisc-devra-rembourser-plus-rgent-liliane-bettencourt-avec-francois-hollande-quavec-nicolas-sarkozy-402900.html

    Alors ce qui est frustrant, c’est que quand en fiscalité libérale on parle du flat tax pur et dur, genre 10 ou 15%, on hurle aussitôt au libéralisme pour des riches encore plus riches.

    C’est méconnaître encore le libéralisme et son hard flat tax. Définition : 

    <<Ce système à taux unique ne prévoit ni seuil, ni déduction, ni abattement.>>

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Imp%C3%B4t_%C3%A0_taux_unique

    Le libéralisme, ça veut dire l’abandon des niches fiscales. Parce que l’égalité en droit est antinomique du concept de niche fiscale et de toute l’optimisation fiscale qui s’en suit.

    Ça veut dire aussi, donc, que même à 15%, madame l’héritière de L’Oreal paierait plus d’impôts sous une fiscalité libérale qu’aujourd’hui avec les socialistes aux commandes, ou qu’hier avec l’UMP.

    Vous pouvez critiquer l’action politique, mais cessez de confondre le libéralisme, celui de l’article des droits de l’homme, avec ce biz biz des affaires et de l’état corrompu.

    Quant à l’auteur de l’article il est libertarien, c’est différent du libéralisme, même si les idéologies sont cousines. Il existe cependant des différences entre libertarianisme et libéralisme classique. J’alignerai bien mon pavé pour les expliquer mais cela risque de le rendre indigeste. J’espère simplement avoir piqué la curiosité de certains qui iront étudier ces fameuses différences.


  • soi même 6 janvier 2015 02:30

    Il ne faut pas ce voilé la face, le néoliberalisme, les Chicago boys sous couvert de libéralisme économique, c’est réintroduire l’économie de rentier, forcement si l’on peut faire croire à tous le monde, ce n’est que la plus-value qui fait la richesse d’une nation et que les réglementations sont des entraves. Il n’est pas étonnant que la réglementation du travail soit si vivement attaquer .

    Ce qui ce produit est aussi le revers du balancier de la lutte social des classes, il fallait bien que l’on vive aussi le retour du balancier , car avec certaines idéologies de lutte, si l’on peut être reconnaissance pour certaine avancer, il faut aussi reconnaître qu’ils ont été aussi la plus grande entrave à que cela se passe autrement, et il est pas étonnant de voir toute les barricades s’effondrer l’une après l’autre.

    Car tous cela en réalité a été bâtie sur la contrainte et le vide et que voit on aujourd’hui, le vide apparaît dans toute sa splendeur !

    Malheureusement c’est pas avec le nouveau traité Transatlantique que les choses vont s’arranger, cela va même atteindre un pic dans l’esclavage économique !

    .

     


  • elpepe elpepe 6 janvier 2015 03:32

    estimez vous heureux bande de fainéants que l’on ne vous fasse pas payer pour bosser smiley


  • julius 1ER 6 janvier 2015 09:19

    j’aime la comparaison entre des situations matérielles qui ne sont que des situations matérielles et des situations où l’humain devrait être mis au diapason. 

    pour l’humain l’emploi implique souvent toute une logistique, transport, logement, vie de couple, eventuellement des enfants, ce qui veut dire scolarisation etc ........... bien plus complexe comme situation que résilier un forfait Orange.......
    votre démonstration, au départ bien sentie, se désagrège au fur et à mesure de l’argumentation...
    à la limite je vois dans celle-ci un plaidoyer pour mettre en place un revenu citoyen car dans une société complexe ne laisser que le facteur humain comme variable d’ajustement dans l’économie est finalement non seulement une hérésie et un crime, mais aussi une faute car cela devient totalement anti-économique ................. à bon entendeur !!!!!!!!!!

  • Claude Simon Gandalf 6 janvier 2015 15:25

    Il faudrait compléter votre analyse dont le but est d’améliorer l’efficience du marché du travail pour voir ce qu’il donne en terme de consommation et d’épargne. Car, si la proposition est allécheante à courte vue pour le patronnat, elle risque de l’être beaucoup moins dans un second temps.


    On pourra prendre pour exemple la loi ANI, qui, facilitant les licenciements, a provoqué la destruction de 250 000 emplois en France.

    On pourra se référer à l’Espagne, qui ayant réduit le salaire minimum de 20%, est passé de 22 millions d’emplois à 16 millions. Si la déduction est un peu courte, elle mérite que l’on y prête attention.

    Une étude américaine (dont il faudrait retrouver la référence) datant des années 2000 dans le Massachussets a constaté que des salaires trop peu rémunérés n’encouragent pas à contracter pour ce type d’emplois.
    L’emploi doit être accompagné d’une décence, sauf à dévaloriser ou dégoûter de l’activité salarié.

    Rien dans votre article ne permet de protéger le salarié d’une absence de temps de travail dans le contrat. On est donc en droit de considérer que votre proposition revient à accepter, comme chez Mc Do aux US, un contrat à temps variable où le salarié se retrouve du jour au lendemain à effectuer une heure de travail tout les quinze jours.

    Et, il est regrettable que les libéraux n’aient pas encore tirés les leçons du néo-libéralisme des années 90-2000. Car moins de protection en France signifie toujours plus de fonctionnaires.
    Au contraire, les libéraux français devraient plutôt définir un cadre économique afin de restaurer l’entrepreunariat privée dans notre pays, en accordant aux acteurs privés, qu’ils soient salariés, entrepreneurs ou investisseurs, une marge de manoeuvre dans la mondialisation qu’ils ont imposés. Tant que les conditions économiques ne sont pas réunies. Ils ne veulent pas comprendre qu’il est stupide d’être libéral avec une autre puissance économique qui ne l’est pas (cas de la Chine, du Japon pour leurs dumpings monétaires par ex), sauf à provoquer un suicide économique. Au contraire, l’addiction idéologique, caractéristique patente en France, est de forcer sur la mauvaise soupe.

    Au lieu de cela, ils proposent de tirer les normes sociales vers le bas, alors qu’une société somme toute égalitaire comme la France est mis à mal car mise en compétition avec des sociétés très inégalitaires, où quelques très riches plastronnent dans un océan de populations tiers-mondisées et d’esclaves modernes.

    Sans remise en cause de la mondialisation qu’impose l’Europe, réinstauration de politiques de dévaluation compétitive, TVA sociale ou autre, toute réforme compétitive (celles là même que propose l’Allemagne à la France) sera profondément destructrice pour notre économie, qui, en l’état, ne peut que se contenter d’un déclin lent et sûr.
    Les propositions libérales n’étant que d’accélérer sur le champignon de ce déclin, l’histoire économique risque de ne retenir du libéralisme que la mauvaise farce qu’il a joué au Vieux Continent au XXIème. Pour la simple et bonne raison que les libéraux mettaient en concurrence des inégalités de droits, dans le seul but de produire des marges pour leurs commanditaires.

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