Zidane, Noah, etc., hélas !
L’année 2007 commence en trombe.
Samy Naceri refait des siennes, de plus en plus gravement. La démagogie politique et la caution juridique prospèrent à propos de la misère. Le droit "opposable" au logement ! Si l’Etat ou les collectivités locales sont capables demain de fournir un logis à qui le réclame et n’en trouve pas, cela voudrait dire que la crise du logement est un leurre. Or on sait qu’elle pèse avec sa douloureuse réalité. Autrement dit, à nouveau une annonce bien commode pour une générosité qui n’a pas les moyens d’être effective. A politique impossible, élans délicieux du coeur par effervescence législative interposée. Mieux vaudrait moins de sensibilité et plus d’efficacité au jour le jour.
J’ai déjà été trop long sur ce thème chroniquement urgent qui, chaque année, vient chatouiller désagréablement les consciences. Chaque année aussi, dans Le journal du dimanche (JDD), on retrouve le Top 50 des personnalités préférées des Français. C’est sur ce classement que je voudrais attirer l’attention de ceux qui me lisent.
Lorsqu’on demandait à André Gide quel était le plus grand poète français, il répondait "Victor Hugo, hélas !" En consultant la liste du JDD, qui met en évidence une multitude de people sans doute valables dans leur discipline mais écrasés par l’honneur qui leur est fait - je pense, par exemple, à David Douillet, Claire Chazal, Jean Dujardin, Fabien Barthez ou Franck Ribéry -, je suis surtout frappé par le fait que Zidane et Noah sont en tête et que les politiques sont à la fois rares et mal classés, à l’exception de Nicolas Hulot si on veut bien admettre que, depuis quelque temps, il porte une double casquette.
Je ne résiste pas à la provocation de déplorer, par un hélas à la Gide, la domination, dans une telle hiérarchie, de Zidane et de Noah. Le ballon rond, la petite balle de tennis. Le footballeur génial, l’auteur d’un coup de tête mémorable, l’humanitaire médiatique, le bon fils, l’excellent père, le locuteur minimaliste. Le vainqueur du tournoi de Roland-Garros, le chanteur, l’homme des familles recomposées, l’humanitaire encensé, l’être engagé parfois simpliste parti en Suisse puis revenu. Pourquoi eux, pourquoi une telle focalisation sur des existences qui brillent mais qui diffusent une faible lumière et ne changent rien de fondamental à la vie des gens ?
Parce qu’elles sont visibles et qu’elles semblent
constituer une possibilité de lien, une chance d’union, elles sont
distinguées bien au-delà de leurs qualités personnelles. Parce qu’elles
sont, tout simplement, et qu’à tort ou à raison elles représentent un
prolongement rêvé et impossible, on les porte aux nues l’espace d’une
seconde, sorties de leur essence et de leur statut particuliers pour
entrer dans le royaume des modèles, des idoles, de la mythologie. C’est
notre vie et ce n’est plus la nôtre. Tout cela, pourra-t-on me
répliquer, relève de la banalité et ne concerne que le parisianisme. Je
ne crois pas et sans doute faut-il tenter d’aller plus loin dans
l’analyse.
Pour ma part, au risque de susciter l’antipathie, je ne
parviens pas à me résoudre à ce que que dans un tel classement, pas
plus absurde qu’un autre, les politiques, les créateurs, les
responsables, les porteurs d’espoir global soient si clairement
relégués au bénéfice des paillettes, de la facilité et souvent de
réputations surestimées. Certes, Ségolène Royal a fait un bond, mais
elle se trouve à la 23e place, Simone Veil à la 25e, Bernard
Kouchner à la 40e et Nicolas Sarkozy à la 42e, pour ne parler que
d’eux.
Il me semble qu’il serait un peu court d’attribuer le seul succès des non-politiques à leur omniprésence médiatique. Il y a plus et qui est plus intéressant. Ceux qui les placent au plus haut, contrairement à l’ostracisation des politiques, ne désirent-ils pas précisément se plonger dans un bain de jouvence mais démocratique, dans un océan d’irresponsabilité mais assumée, dans un monde de gratuité mais valorisée ? Ils n’ont rien à dire sur nous, sur notre société, en tout cas pas plus que le commun des citoyens, et pourtant on les écoute. Noah profère des absurdités techniques sur Nicolas Sarkozy, il est vénéré quand le ministre voit sa réponse étouffée par le poids immense de l’incompétence.
Irresponsabilité, incompétence, vision parcellaire, subjectivité à la fois friquée et facilement généreuse, éructations faciles, sommaires et péremptoires, leçons rudimentaires de morale (tiens, étonnant que Joey Starr ou Naceri ne soient pas dans les cinquante !), tout ce qui pourrait dégoûter un esprit et une intelligence lucides et avertis enchante, au contraire, une communauté qui en a assez de se trouver devant son existence, la société et le monde comme devant un rébus, une énigme insoluble. On ne supporte plus de ne pas avoir les clés de la complexité au sein de laquelle nous respirons. Hier, nous pensions pouvoir la surmonter et la comprendre. Aujourd’hui, elle nous étouffe. Aussi nous réfugions-nous auprès de ceux qui donnent l’illusion que les choses sont simples, le temps maîtrisable et l’avenir assuré. Nous offrant la partie pour le tout et le superficiel à la place du profond, ils nous rassurent. Dans leur ombre, dans leur lumière d’un instant, nous nous mettons à l’abri.
Les
politiques, c’est évidemment l’inverse. Il n’est même pas nécessaire
d’évoquer la multitude des déceptions causées aux citoyens par une
caste de responsables publics, toutes tendances confondues, plus
soucieuse de décréter que d’accomplir. Le pain et les jeux des temps
antiques ont été remplacés par le règne des paroles qui ont ceci de bon
qu’elles ont la saveur des actes sans avoir à subir la dure
métamorphose du virtuel en réel. Le politique, aujourd’hui, peut être
rejeté parce qu’il a trop trahi mais surtout, et c’est plus grave,
parce que la politique, ses choix et ses limites, ses défaites, même de
bonne foi, rendent compte de manière ostensible et douloureuse de la
complexité, de l’entrelacs des faits et des possibles, de la conscience
de ce qu’il conviendrait d’opérer et de la tristesse de ne pouvoir le
mettre en oeuvre. Le citoyen déserte la politique ou s’abandonne aux
extrémismes, parce que la première révèle trop, derrière son air
épouvantablement sérieux, que la vie nationale et internationale est
ingérable et que les seconds, par leurs solutions incantatoires,
offrent du sommaire à l’esprit et au vote.
Le Top 50 montre toujours
plus que son apparence. Là où la futilité semble triompher, c’est une
conception de la société qui se manifeste. Si les people ont pris le
pouvoir, ce n’est pas seulement grâce aux médias. C’est aussi parce
qu’on les a laissés le prendre.
On a absurdement considéré que leur intrusion dans le sérieux et le grave allait élargir l’amplitude des médias et accroître l’influence politique quand, au contraire, elle a par contagion décrédibilisé et délégitimé la chose publique et ses serviteurs. Les politiques ont trop joué avec un feu qui ne leur voulait aucun bien. Par démagogie, pour faire "jeune", pour faire "peuple", ils ont applaudi la montée des clowns et des people. Il n’est que temps, pour eux, de reprendre leur bien et leur rang.
Une
société peut demeurer pleine de vie et de créativité même quand chacun
demeure à sa place. Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy en tête du Top 50
du JDD, c’est pour quand ?
Il y aura du travail en 2007.
158 réactions
-
Les uns font rêver, les autres pas.
Les uns sont symphatiques, les autres pas...
-
En réalité, ni les uns ni les autres ne sont sympathiques. Mais les politiques font les pîres sales besognes.
Personne, président en 2007 ! Lui, il est sympathique...
-
Tayoo ! voici Bobo ! 
Allons bon, après Bernard Dugué la semaine dernière, voici M. Bilger qui nous fait également une grosse déprime.
Notre hiver n’est pas si rude que cela pourtant. 
M. Bilger, que peut vous dire Bobo ?
J’ai trouvé !
Vous avez bati votre article sur la phrase de Gide qui était quand même un écrivain de troisième ordre, reconnaissez-le avec moi.
Je vais donc vous rassurer. il y a des poètes bien meilleurs, moins conventionnels et princiers que V. Hugot. Je cite au hasard : Marcel Proust, Baudelaire, et les autres : Gérard de Nerval, Tolstoï, Francis Bacon, il y en a tant ! Vous passerez un hiver extraordinaire en retournant les voir, je vous assure. 
Bobo 
-
Les politiques n’ont pas la conscience tranquille, alors ils se font des soucis et tentent toutes sortes de forcing médiatiques. Mais même comme ça...
-
Les politiques sont victimes de leur politique. Ce n’est pas très compliqué.
-
Les politiques et les « élites » sont, à terme, victimes des désastres dont ils ont été à l’origine pour le compte des financiers. A un moment donné, les gens en ont assez d’être tout le temps grugés.
Et puis, c’est vrai que, comme le souligne plus bas Mirèio, le vedettariat de la chanson, du sport, du spectacle... reste l’une des rares voies de réussite offertes aux jeunes par la propagande des médias et la politique de délocalisations.
Du sous-développement pur et simple.
-
-
M.Bilger , j ’ aime bien vous lire . J ’ aime bien vous écouter chez Calvi aussi . Mais j ’ aimerais que vous alliez au bout de votre raisonnement ...Que vous abordiez l ’ autorité politique , l ’ autorité parentale , en bref l ’ autorité en général garante de la tolérance et du respect que nous devons à tout un chacun . Voyez vous ou je voudrais vous voir venir ? A mon avis , le votre est pertinent , mais vos reflexions ne vont pas assez loin ... J ’ espère vous lire encore . Et bonne année , Jérome
-
« autorité en général garante de la tolérance et du respect »
Croyez-vous, cher Monsieur, que toute cette politicaillerie inspire aujourd’hui un grand respect aux Français ?
D’ailleurs, le dernier rapport du Comissaire européen aux Droits de l’Homme sur la France fair vraiment honte :
-
Il faut se dire, en lisant ce texte de février 2006 de l’alors commissaire européen aux Droits de l’Homme, que les prisons sont une ADMINISTRATION.
La bonne question serait sans doute de se demander comment sont traités, de nos jours, les administrés français en général, au lieu d’aller s’en prendre à tel ou tel sportif pour l’effondrement apparent de la « popularité » des politiques.
Voici un extrait du rapport d’Alvaro Gil-Robles sur le respect effectif des Droits de l’Homme en France :
IV. Le système pénitentiaire
65. La situation des personnes privées de liberté a attiré mon attention au cours de chacun de mes déplacements dans les Etats membres, et ce non pas parce que les détenus ont plus de droits que les autres. Je ne trouve en aucune manière que les droits des personnes emprisonnées doivent être plus respectés que ceux des citoyens ordinaires, même si dernièrement ce genre de critiques tend à constituer de plus en plus le leitmotiv de tous ceux qui sont prêts à accuser les droits de l’homme de tous les maux de la société. Je ne pense tout simplement pas que les personnes privées de liberté doivent être traitées moins bien que leurs concitoyens qui n’ont pas commis de fautes.
66. Dans le cadre de mes fonctions professionnelles, au Conseil de l’Europe comme ailleurs, j’ai été amené à visiter de nombreuses prisons, mais également à avoir de nombreuses conversations au sujet des lieux de détention et des conditions de vie en leur sein. J’ai été toujours surpris du peu de sensibilité de certains de mes interlocuteurs qui mettent en avant que la vie en prison ne doit pas être facile. Combien de fois ai-je entendu ce refrain bien reconnaissable dans toutes les langues, répétant que si la personne est en prison c’est qu’elle l’a bien mérité et qu’il faut qu’elle paie ses fautes de la plus dure des manières. Combien de fois m’a-t-on raconté des histoires sur les prisons où les conditions seraient plus confortables que dans les maisons de bon nombre de personnes peu aisées n’ayant jamais transgressé la loi. J’ai même entendu dire que les conditions dans les prisons s’apparentaient désormais à celles des bons hôtels du fait de la possibilité d’avoir la télévision en cellule.
67. De tels propos ne correspondent aucunement à la réalité. D’abord, la prison est une punition provenant de la société à l’égard d’une personne qui a transgressé ses lois. Mais ce n’est en aucun cas une vengeance de la société et ne doit pas le devenir. C’est aussi pourquoi je suis fermement opposé à la peine de mort qui relève de la vengeance et non de la punition. Le fait même de priver la personne de sa liberté, de lui interdire de disposer de ses actes et de sa liberté de mouvement constitue une punition suffisante et très dure. Dès lors, la volonté de certains de faire à tout prix en sorte que les conditions de détention soient dures ne peut s’expliquer que par la volonté de se venger de la personne déjà punie. Dans une société démocratique, de tels agissements n’ont pas lieu d’être. Bien au contraire, de lieu de punition une prison doit devenir celui de la réinsertion et non pas celui du durcissement et de la préparation à la récidive.
68. Durant ma visite en France, je me suis rendu dans sept établissements pénitentiaires. Ainsi, j’ai visité dans l’ordre chronologique : le centre pénitentiaire des Baumettes à Marseille, celui du Pontet en Avignon, la maison d’arrêt de la Santé à Paris et celle de Fleury-Mérogis en région parisienne, les centres pénitentiaires de Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées et de Casabianda en Corse, ainsi que la maison d’arrêt de l’Elsau à Strasbourg. J’ai en outre visité cinq commissariats de police, où j’ai consacré une attention particulière aux lieux de maintien des gardés à vue. Je voudrais avant tout renouveler mes remerciements aux autorités françaises pour avoir accédé à mes demandes de visite de ces établissements et pour la totale transparence dans laquelle se sont déroulées ces visites où j’ai pu non seulement rencontrer des prisonniers, mais également recevoir des explications de la part du personnel pénitentiaire dont je voudrais saluer ici le professionnalisme.
69. Mon impression générale reste assez mitigée. Ce qui frappe le plus est le problème de la surpopulation et le manque de moyens nécessaires au fonctionnement de la plupart des établissements visités. Je consacrerai un certain nombre de réflexions à ce problème très commun à la plupart de nos Etats membres, avant de traiter des sujets particuliers liés au problème des régimes spéciaux de détention et à la prise en charge des personnes souffrant de maladies, en particulier celles présentant des troubles psychiatriques.
1. Problèmes généraux liés au manque de financement
a. La surpopulation
70. Il est un fait général répertorié par tous nos interlocuteurs dans tous les établissements visités : les prisons françaises souffrent de surpopulation chronique depuis de nombreuses années. Ceci est surtout vrai pour les maisons d’arrêt dans lesquelles la population carcérale n’est pas limitée par un numerus clausus, comme cela est le cas dans les établissements pour peine. Dans la grande majorité des lieux visités, des plus anciens, tels que la prison de la Santé, aux plus récents, comme la prison du Pontet ouverte en 2003, le nombre de détenus dépassait le nombre de places initialement prévu pour ces établissements. Cela n’a pas été nié par nos interlocuteurs.
71. Ce douloureux constat est la conséquence des développements caractéristiques de la société française en ces dernières décennies. Il est avant tout lié à deux causes principales : l’augmentation du nombre de condamnations et des longueurs des peines d’un côté, et d’un autre, un manque de financement pour accompagner cette tendance, en construisant de nouveaux centres pénitentiaires pour non seulement élargir le nombre de places de détention, mais également améliorer leur qualité.
72. La tendance à l’augmentation du nombre de détenus continue à se renforcer. Selon les dernières statistiques fournies par les autorités françaises au 1er novembre 2005, 58 082 personnes étaient incarcérées en France, ce qui représente une augmentation de 1,6% par rapport au mois précédent (57 163 détenus)6. En même temps, le nombre de places officiellement disponibles était de 51 195, ramenant le taux d’occupation moyen dans les établissements pénitentiaires à 113,5%. Les prévenus représentaient 20 676 personnes à cette même date, alors que l’on comptait 37 406 condamnés. La part de la population féminine oscillait aux alentours des 4%. Le nombre de mineurs détenus incarcérés était de 637, représentant 1,1% des personnes écrouées. 73. Ces chiffres témoignent d’eux mêmes des difficultés du secteur pénitentiaire en France. Ils montrent qu’un grand nombre d’établissements accueille plus de personnes qu’il ne peut en recevoir. En outre, dans beaucoup d’établissements, la situation est encore plus compliquée que celle présentée par les chiffres car il n’est pas commode et assez dangereux de raisonner à partir de la moyenne lorsqu’il s’agit des conditions de vie d’un grand nombre de personnes. Ainsi, selon des chiffres qui m’ont été présentés par des représentants des ONG, au moment de la visite, 125 établissements sur 185 accueillaient plus de prisonniers qu’ils n’avaient de places. Lorsque je me suis rendu à la prison de Fleury-Mérogis, j’ai été informé que son effectif général était de 3 390, tandis que la capacité théorique n’excède pas 3 160 places7. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres ; je ne peux malheureusement les citer dans leur totalité.
74. En effet, que veulent dire les chiffres précités ? Ils démontrent avant tout que cette prison héberge 230 détenus de plus qu’elle ne peut en accueillir. Ils signifient également que ces 230 personnes se trouvent dans des conditions différentes de celles prévues par la loi. Elles n’ont pas assez de place dans les cellules, leur accès aux activités, déjà assez limitées, risque d’être restreint. Bref, leur vie devient plus difficile encore car l’Etat ne parvient pas à leur procurer les conditions prévues par sa législation. Ces personnes sont ainsi doublement punies. Une telle situation est inacceptable en soi. En outre, elle risque de provoquer un effet contraire à celui recherché et visé par l’emprisonnement, comme je l’ai déjà noté. Cette tendance, au lieu de conduire vers la réinsertion pourrait endurcir la personne et provoquer sa révolte contre les règles de la société. Combien de fois n’ai-je pas entendu de la part de détenus rencontrés dans les prisons des propos choquants et dérangeants à la fois me demandant pourquoi l’Etat les punit et exige une réparation de leur part pour le non-respect de la loi, alors qu’il ne respecte pas lui-même certaines règles, en particulier celles relatives aux conditions de détention.
75. Et il est vrai que certaines scènes que j’ai pu observer lors de ma visite ont été très dures et choquantes. Elles résultent en grande partie des problèmes de surpopulation, qui privent un grand nombre de détenus de l’exercice de leurs droits élémentaires.
76. Ainsi, les cellules insalubres, les sanitaires en mauvais état, le nombre réglementé de douches que les prisonniers peuvent prendre par semaine, le linge et les couvertures médiocres nous ont été dénoncés sur la quasi-totalité de notre visite. Il m’a été difficile de recevoir des plaintes au début du XXIème siècle en France décrivant l’insuffisance du nombre de douches et l’impossibilité d’en prendre une quotidiennement, même en été à un moment où les températures sont souvent caniculaires. Le peu de mesures de protection contre la chaleur a été également évoqué à de nombreuses reprises. J’estime qu’il est important de trouver des moyens nécessaires pour améliorer la situation sans plus tarder.
77. Dans ce contexte, j’ai beaucoup entendu parler des problèmes de financement du secteur pénitentiaire. Lors de ma rencontre avec le Ministre de la Justice, il m’a confirmé que le gouvernement prend très au sérieux cette question et se fixe pour objectif d’améliorer la situation actuelle d’ici 3 ans. Il semble qu’un grand programme de réhabilitation soit en cours de réalisation ; il concerne l’état général des lieux de privation de liberté, même si les résultats principaux ne sont attendus que vers 2008.
78. J’ai pu apprécier les prémisses du changement lors de la visite de la nouvelle prison du Pontet en Avignon. Ses cellules plus spacieuses et mieux meublées, ses espaces de promenades plus humains, son terrain de football, enfin sa relative propreté montrent une nette différence avec ce que l’on peut observer à la Santé ou aux Baumettes. Il s’agit incontestablement d’une avancée ; d’autres sites sont en construction. En même temps, ce n’est pas pour autant que l’on peut se contenter de laisser en place de vieux établissements sans prendre des mesures d’urgence.
79. Ainsi, j’ai été choqué par les conditions de vie observées à la Santé ou aux Baumettes. Ces établissements m’ont semblé particulièrement démunis. Le maintien de détenus en leur sein me paraît être à la limite de l’acceptable, et à la limite de la dignité humaine. Lorsque j’en ai fait part au Ministre de la Justice, il m’a informé que le gouvernement prenait très au sérieux cette situation et que des efforts ont été entrepris depuis deux ans pour l’améliorer, surtout en ce qui concerne la prison des Baumettes à Marseille. Je ne peux que me réjouir de cette action et de l’annonce faite par le Garde des Sceaux au mois de novembre 2005 d’apporter un financement supplémentaire à la remise en état des prisons, et parmi elles, celle des Baumettes.
80. En outre, le manque de financement ne reste pas une affaire purement française car l’action européenne est également tombée sous les feux de la critique. Ce fut le cas, en particulier, lors de la visite de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. En effet, au milieu d’un des complexes de détention, nous avons aperçu un grand bâtiment. Le directeur de l’établissement nous a informés qu’il s’agissait d’un gymnase devant permettre aux détenus de se livrer à des activités sportives. Le gymnase a été construit il y a 8 ans grâce au financement européen. Or, les concepteurs de ce projet novateur auraient malheureusement omis de prévoir les entrées sécurisées pour ce bâtiment, ce qui a empêché sa mise en fonctionnement. Cette histoire aurait pu être amusante par son caractère grotesque, si elle n’avait pas été si triste. Il est quand même étonnant que les concepteurs d’un bâtiment destiné aux détenus n’aient pas pensé aux mesures de sécurité et que le maître de l’ouvrage ne l’ait pas contrôlé ! De plus, le fait que cette situation perdure depuis de longues années sans solution démontre le mauvais fonctionnement et les problèmes de suivi des investissements européens. J’en appelle aux responsables pour résoudre cette situation pénible et finalement rendre le gymnase à ses destinataires.
81. La surpopulation empêche donc de mettre en pratique une véritable politique pénitentiaire, de séparer les prévenus des condamnés, les mineurs des adultes. Elle ne permet pas la mise en œuvre d’un traitement social, psychologique..., ni d’une action spécifique à la situation de chaque détenu. Cela a un effet totalement négatif sur le principe de réinsertion. Si on ne peut pas faire un travail dans ce sens, on touche à la sécurité future, car la prison devient un dépôt et non un lieu où se prépare la réinsertion.
82. Dans le cadre des problèmes financiers des lieux de privation de liberté, j’aimerais soulever une autre question qui me paraît préoccupante. Il s’agit des cellules de garde à vue des commissariats. Même si ces établissements sont sous la responsabilité du Ministère de l’Intérieur, je voudrais dire ici avoir été choqué par l’état lamentable dans lequel se trouvent certains de ces endroits. Je sais qu’un important effort est actuellement mené par le Ministère pour les remettre en conformité avec les normes européennes. J’ai d’ailleurs pu le constater lors de ma visite du nouveau commissariat du XIème arrondissement de Paris.
83. Pourtant, j’ai été très étonné que dans un très grand nombre de commissariats visités, les gardés à vu dorment à même le sol, aucun matelas, aucun linge ne leur étant fournis. J’ai posé plusieurs fois des questions pour connaître les raisons d’une telle situation de misère. Je me suis retrouvé face à plusieurs réponses qui n’ont fait que rajouter à la confusion. Certains m’ont dit que ce n’était pas prévu par le règlement, d’autres que les matelas avaient été commandés mais tardaient à être livrés, d’autres encore que les matelas ne correspondaient pas aux dimensions des « lits » ou alors que ce n’était pas la peine de les fournir car ils étaient trop rapidement détériorés.
84. J’estime que la dignité humaine doit être respectée partout, y compris lorsqu’on est placé en garde à vue. La vision d’une personne dormant sur le béton à même le sol est inacceptable. J’appelle les autorités à résoudre ce problème et à uniformiser les pratiques. D’ailleurs la situation des cellules de garde à vue que j’ai pu apprécier lors de la visite du commissariat central de Strasbourg m’a démontré qu’il était tout à fait possible de trouver de bonnes solutions, même avec un faible financement.
85. Mais les problèmes de financement ne sont pas les seuls qui affectent la vie carcérale, d’autres difficultés s’y superposent, aggravant une situation déjà compliquée.
b. Les maisons d’arrêt et des établissements pour peine
86. Je voudrais m’arrêter ici sur un problème qui me paraît particulièrement inquiétant et qui provoque, à mon avis, un grand nombre de difficultés aussi bien pour les détenus que pour le personnel pénitentiaire. En France, comme dans la majorité de nos Etats membres, il existe deux types principaux d’établissements pénitentiaires, des maisons d’arrêt et des établissements pour peine. Une maison d’arrêt est un établissement où sont placées sans distinction les personnes en détention provisoire, celles détenues en vertu des décisions de condamnation non encore définitives mais exécutoires, les condamnés à des peines d’un an d’emprisonnement, ainsi que les condamnés à des peines de plus d’un an d’emprisonnement en attente de l’orientation et du transfert vers un établissement pour peine. Ces derniers sont destinés à l’accueil des personnes définitivement condamnées à des peines supérieures à un an d’emprisonnement.
87. Il existe d’importantes différences entre ces deux types d’établissement. Il s’agit avant tout d’une différence réglementaire liée à la particularité des régimes juridiques des personnes privées de liberté. En effet, les personnes faisant encore l’objet d’une enquête judiciaire se trouvent naturellement sous le coup de certaines restrictions bien compréhensibles. Elles sont, par exemple, soumises à une interdiction de téléphoner ou des limitations de visites. De telles restrictions n’ont plus lieu d’être après la fin de l’enquête, ce qui explique que les conditions de vie sont souvent meilleures au sein des établissements pour peine. En même temps, il est important de souligner qu’actuellement la séparation entre les deux types d’établissements reste souvent plus théorique que pratique. Parmi les lieux de détention visités, nombreux sont ceux qui appartenaient à la catégorie des établissements mixtes, c’est-à-dire incluant à la fois des détenus et des condamnés.
88. Il me semble qu’une telle situation est extrêmement négative car, outre un mélange plus que probable de populations carcérales, souvent très défavorable pour ceux qui entrent pour la première fois dans une prison, elle mène à l’impossibilité de l’exercice des droits pour un grand nombre de condamnés.
89. Ainsi, lors de la visite de la prison de la Santé, j’ai visité une cellule dans laquelle se trouvaient 3 personnes, toutes d’origine étrangère. La cellule présentait des signes de grande vétusté et n’était visiblement pas destinée à accueillir un tel nombre de détenus. Deux lits étaient superposés ; un troisième était placé dans un endroit peu approprié pour le recevoir, c’est-à-dire à proximité (quasiment en face) des sanitaires. D’ailleurs, les sanitaires, en très mauvais état et datant d’une autre époque, auraient été séparés du reste de la cellule par des cloisons de fortune posées par les détenus eux-mêmes, selon leurs dires. Vu le caractère plus qu’artificiel de cette séparation, l’origine de cette dernière ne fait aucun doute. La cellule était très mal aérée, le linge de lits d’une qualité et d’une fraîcheur douteuses. De plus, selon les détenus, ils exerçaient une activité professionnelle (travaux de conditionnement) dans la cellule même.
90. J’ai été particulièrement choqué par le récit d’une des personnes rencontrées dans la cellule. Il s’agissait d’un étranger arrêté 16 mois plus tôt, déjà condamné définitivement depuis plus de 4 mois à une peine supérieure à un an. Or il était toujours dans la maison d’arrêt et n’avait aucune nouvelle sur son possible transfert. Selon ce détenu, cela faisait 16 mois qu’il n’avait aucun contact avec sa femme et ses enfants, vivant à l’étranger, et n’ayant par conséquent pas la possibilité de venir le voir. De plus, du fait de sa détention en maison d’arrêt, il n’était pas autorisé à téléphoner, ce qui le coupait entièrement de sa famille, bien que légalement il n’ait plus eu aucune interdiction formelle de l’appeler.
91. Il semble que ce genre de problèmes soit très fréquent. Il contribue non seulement à aggraver l’état psychologique des détenus et leur rendre la vie encore plus dure, mais également à aggraver le climat de tension entre les prisonniers et le personnel. Ce dernier, d’ailleurs, ne fait que suivre la réglementation et, conformément aux propos recueillis auprès des gardiens rencontrés, il se passerait bien de tels problèmes.
(...)
-
« Il faut se dire, en lisant ce texte de février 2006 de l’alors commissaire européen aux Droits de l’Homme, que les prisons sont une ADMINISTRATION. »
Entièrement d’accord. Ce que Gil-Robles a vu est une série de symptômes, facilement répérables parce que les prisons sont en pierre et pas en papier, de la manière dont l’Etat français traite ses administrés. Or, qui dirige les administrations ? Les politiques et leurs copains.
-
Adama
5 janvier 2007 08:07
Trop long le commnentaire, je me suis assoupi au milieu de celui ci...
Moins un !
-
« Trop long le commnentaire, je me suis assoupi au milieu de celui ci... »
Comme devant le télé. Mais je trouve que vous avez beaucoup de culot, devant un commentaire qui reproduit un rapport officiel sur ce qui se passe dans les prisons françaises.
C’est un texte qui, justement, ne donne aucune envie de dormir. Il fait d’ailleurs très honte sur ce que la France est en passe de devenir.
-
Qui peut avoir en vie de dormir, en lisant notamment de la part du Commissaire européen aux Droits de l’Homme, et il s’agit bien des prisons françaises :
« ... il est vrai que certaines scènes que j’ai pu observer lors de ma visite ont été très dures et choquantes. »
« Ainsi, les cellules insalubres, les sanitaires en mauvais état, le nombre réglementé de douches que les prisonniers peuvent prendre par semaine, le linge et les couvertures médiocres nous ont été dénoncés sur la quasi-totalité de notre visite. Il m’a été difficile de recevoir des plaintes au début du XXIème siècle en France décrivant l’insuffisance du nombre de douches et l’impossibilité d’en prendre une quotidiennement, même en été à un moment où les températures sont souvent caniculaires. Le peu de mesures de protection contre la chaleur a été également évoqué à de nombreuses reprises... ; »
« ... j’ai été choqué par les conditions de vie observées à la Santé ou aux Baumettes. Ces établissements m’ont semblé particulièrement démunis. Le maintien de détenus en leur sein me paraît être à la limite de l’acceptable, et à la limite de la dignité humaine. »
"... j’ai été très étonné que dans un très grand nombre de commissariats visités, les gardés à vu dorment à même le sol, aucun matelas, aucun linge ne leur étant fournis. J’ai posé plusieurs fois des questions pour connaître les raisons d’une telle situation de misère. Je me suis retrouvé face à plusieurs réponses qui n’ont fait que rajouter à la confusion. Certains m’ont dit que ce n’était pas prévu par le règlement, d’autres que les matelas avaient été commandés mais tardaient à être livrés, d’autres encore que les matelas ne correspondaient pas aux dimensions des « lits » ou alors que ce n’était pas la peine de les fournir car ils étaient trop rapidement détériorés.
J’estime que la dignité humaine doit être respectée partout, y compris lorsqu’on est placé en garde à vue. La vision d’une personne dormant sur le béton à même le sol est inacceptable..."
Etc... ???????????????????
-
Cris Wilkinson
4 janvier 2007 14:03
L’Abbé Pierre n’y est plus, car il a demandé à ne plus faire parti du classement, sinon il serait toujours premier.
-
Et bien, selon moi, le simple fait d’aller faire le clown dans des émissions comme celle de Ruquier, discrédite le commentateur à mes yeux.
Je crois qu’on ne devrait pas accepter n’importe quelle médiocrité pour flatter son égo en « passant à la télé »...
-
En mars 1986, Mitterrand a fait accorder la Légion d’Honneur à un ancien doriotiste, condamné à mort par contumance à la Libération. Il avait été son attaché de presse lors des présidentielles de 1965 et l’un de ses hommes de confiance par la suite. Une fois président, Mitterrand avait nommé ce proche collaborateur au Conseil Economique et Social sur proposition de Laurent Fabius.
Lire « La main droite de Dieu », d’Emmanuel Faux, Thomas Legrand et Gilles Perez, Editions du Seuil 1994.
Comment voulez-vous que le monde politique puisse avoir une quelconque crédibilité ?
-
-
LE CHAT
4 janvier 2007 13:44
même si le nabot et nunuche sont en voie de pipolisation , c’est du toc comme la fracture sociale de l’escroc !
Nicolas Hulot est sans doute mieux classé ( quelle place dans ton top50 ?) , mais lui n’est pas un professionnel politicien (ceux qui se foutent de la pomme des français et dans top50 les français leur rendent bien !)
-
J’en appelle à la Commission de Surveillance d’AgoraVox : RETIREZ LE FOND BLEU A TOUS CEUX QUI NE RESPECTENT PAS LA LOI : traiter de nabot un homme est une insulte punissable !
A titre de rappel, la taille d’un homme n’a rien à voir avec sa valeur : entre 1.55 et 1.70 m. nous avons eu : BALZAC, VOLTAIRE, MOZART, BEETHOVEN, J. Paul SARTRE, Thierry Le LURON, Charlie CHAPLIN, Martin Luther KING, PASOLINI, HITCHCOOK, Jean LEFEBVRE, Bob DILAN, Raymond KOPA, Philippe BOUVARD, Elie SEMOUN, Philippe CANDELORO, Woody ALLEN sans parler de LOUIS XIV et NAPOLEON ...
-
J’en appelle à la Commission de Surveillance d’AgoraVox : RETIREZ LE FOND BLEU A TOUS CEUX QUI NE RESPECTENT PAS LA LOI : traiter de nabot un homme est une insulte punissable !
A titre de rappel, la taille d’un homme n’a rien à voir avec sa valeur : entre 1.55 et 1.70 m. nous avons eu : BALZAC, VOLTAIRE, MOZART, BEETHOVEN, J. Paul SARTRE, Thierry Le LURON, Charlie CHAPLIN, Martin Luther KING, PASOLINI, HITCHCOOK, Jean LEFEBVRE, Bob DILAN, Raymond KOPA, Philippe BOUVARD, Elie SEMOUN, Philippe CANDELORO, Woody ALLEN sans parler de LOUIS XIV et NAPOLEON ...
-
J’en appelle à la Commission de Surveillance d’AgoraVox :
RETIREZ LE FOND BLEU A TOUS CEUX, TEL LE CHAT, QUI NE RESPECTENT PAS LA LOI : traiter de nabot un homme est une insulte punissable !
A titre de rappel, la taille d’un homme n’a rien à voir avec sa valeur : entre 1.55 et 1.70 m. nous avons eu : BALZAC, VOLTAIRE, MOZART, BEETHOVEN, J. Paul SARTRE, Thierry Le LURON, Charlie CHAPLIN, Martin Luther KING, PASOLINI, HITCHCOOK, Jean LEFEBVRE, Bob DILAN, Raymond KOPA, Philippe BOUVARD, Elie SEMOUN, Philippe CANDELORO, Woody ALLEN sans parler de LOUIS XIV et NAPOLEON ...
-
« sans parler de LOUIS XIV »
Louis XIV faisait 1,86 métre..
-
Zenky
4 janvier 2007 21:02
Il me semble qu’un nabot c’est quelqu’un qui n’est pas grand et qui est méprisable. Donc les personnes que vous avez cité sont certes de petite taille mais ne sont pas (ou pas tous) méprisables. Et puis si les gens accordent tant d’importance à la taille de cet homme (pour ne pas le citer) c’est surtout car il en complexe (preuve les différentes photos où il est sur la pointe des pieds ou encore à la même hauteur qu’un certain président qui mesure de mémoire environ 1m85...)
Enfin après moi je dis ça je dis rien...
Sinon au sujet de l’article je voulais dire que le sondage concerne les personnes que l’on apprécie le plus et non plus personnes qu’on admire le plus ce qui est très différent. Personnellement, je n’apporterais pas la même réponse à chacune de ces questions.
-
nanard tu oublies louis XVI qui ne faisait plus que 1,20m après sa mort...
-
-
Ces histoires de personnalités préferrées, ça n’a aucun sens. A-t-on demandé aux sondés s’ils préfèrent un chou à la crème ou une piqure dans le cul ? Tout est affaire d’usage.
-
En tout cas M. Bilger vous ne ferez jamais parti de ce classement car vous n’êtes pas mediatique ni photogenique et beaucoup trop ennuyeux. Le Souverain-Peuple veut rêver et s’amuser.
Risible
-
Merci Mr Bilger pour ce bon article . Votre propos attire l’attention sur les politiques , les people et l’opinion de la plus grande partie des français .Personnellement je suis désolé que nos chercheurs et nos nobels y soit si peu représentés ainsi que certains artistes et créateurs divers . Cordialement salut .
-
FACILE D OPPOSER LES PIPLES AU POLITIQUES LES UNS SONT LA POUR FAIRE REVER A DES MOMENTS DE BOHNEURS ; LES AUTRES DOIVENT PRENDRE DES POSITIONS ET AGIR POUR DIRIGER NOTRE PAYS
-
Les uns comme les autres travaillent pour la grande finance et pour les multinationales. Mais les uns se bornent à faire du spectacle, alors que les autres « gouvernent » et nous font la peau.
-
-
Il y a donc des gens payés pour effectuer ce genre de sondages...et surtout des gens pour s’y interesser et les commenter... Je crois que c’est là qu’il faut situer le problème,non ?
-
Frédo45
4 janvier 2007 14:00
C’est parce qu’ils sont apolitiques qu’ils sont aimés. La politique dégoûte pour de multiples raisons. Premièrement, combien d’hommes politiques ont des origines modestes ? Lequel vient des quartiers modestes de Marseille parmi les ténors ? C’est parce que dans les familles populaires, il y a plus de chance de voir émerger un Noah ou un Zidane qu’un Fabius ou un Coppé, que les Français (majoritairement d’origine modeste) les préfèrent. Par ailleurs, vous revenez brièvement sur le fameux coup de tête de Zidane mais cette erreur assumée a fait plus de bruit que l’affaire URBA ou encore celles des HLM de Paris qui ont été noyées dans le bordel médiatique ambiant, dissimulées derrière guerre, insécurité, reportages sur la fabrication du foie gras et résultats sportifs. Parce que la classe politique manipule les institutions et les médias pour cacher ses fautes, elle n’est pas crédible. Enfin, Zidane, Noah et les autres ont du talent mais ne sont pas élus. Ils peuvent décevoir. On n’a pas voté pour eux. J’attends des élus un comportement irréprochable qu’ils n’adoptent pas toujours.
-
Qu’est-ce qu’un comportement irréprochable selon vous ?
Selon moi, c’est dire la vérité brute, sans langue de bois, avec des mots simples. C’est impossible en France.
Pourquoi ?
Parce que les français ne veulent pas entendre que la France est en déclin, que le libéralisme ne va pas tuer leurs enfants, que c’est la croissance qui fait l’emploi, que le gouvernement n’est pas responsable du temps qu’il fait en juillet.
Ils veulent qu’on les rassure un par un, qu’on leurs promettent que leurs interets individuels seront prioritaires, mêmes s’ils sont en contradictions les uns les autres. Ils veulent de l’immédiat, du pré-pensé qui se résume dans une rubrique de 2 minutes au journal de 20 heures. Ils se foutent pas mal des programmes, aussi honnètes soit-ils.
Un(e) homme(femme) politique qui aurai ce comportement irréprochable de franchise et de loyauté n’existe pas uniquement parceque les français n’en veulent pas (encore).
-
Frédo45
4 janvier 2007 19:03
Là, vous exposez une opinion politique très libérale. Sauf que tous les Français ne pensent pas que l’ultra-libéralisme soit une solution juste pour notre société. De plus, je vous trouve assez prétentieux comme si les F^rançais qui refusent ce système économique qu’on nous propose étaient des ignorants. Comme s’ils étaient trop bêtes pour savoir ce qui est bon pour eux. Bien entendu, vous, vous semblez savoir ce qui est bon pour moi... t pour tous les autres. Cependant votre remarque, quoique très orientée, montre bien la difficulté pour un homme politique de faire l’unanimité. Parce que l’idée de droite et de gauche, quoiqu’on en dise, existe encore. Il y a toujours des désaccords entre les Français en matière de politique sociale, de politique économique, de politique étrangère. Et c’est plutôt bon signe de voir que les politiciens ne font pas l’unanimité. C’est qu’il y a encore matière à débat. Que cherchez-vous en fait ? Que tout le monde soit d’accord avec vous ?
-
En quoi est-ce libéral de dire que c’est la croissance qui fait l’emploi ? C’est un fait unanimement approuvé et qui n’a rien de libéral.
Bien au contraire, le « vrai libéral » n’accepte aucune contrainte étatiste ou monétaire, il se fout pas mal de la croissance qui n’est qu’un indicateur parmi d’autre de la réussite d’une politique. Ce qui lui importe ce sont les libertés individuelles, qui ne sont pas garanties par la croissance.
Pesez bien vos mots ou bien prouvez moi que j’ai tord en me demontrant qu’un pays avec une croissance nulle peut créer des emplois.
Bonne chance.
-
cher popeux, ne soyez pas si sûr de vous !
pour des gens de plus en plus nombreux, la croissance est LE problème et non pas la solution...
pour les financiers et les grosses entreprises, votre argument reste valable.
-
-
Cher Mr Bilger,
En fait, ce classement du JDD, c’est du toc, si vous me permettez l’expression. En réalité, les personnes chargées de sonder les Français « induisent » déjà un choix dans la formulation de leur question. Vous aurez probablement remarqué que, chaque année, se sont les mêmes personnalités, à quelques modifications près, qui reviennent dans le classement. Ce n’est pas un sondage en bonne et due forme avec échantillon représentatif. Si je voulais caricaturer, je dirais que le classement est déjà anticipé par le JDD avant même que les questions soient posées. Bien à vous.
-
« Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy en tête du Top 50 du JDD, c’est pour quand ? »
Le jour où les Français seront devenus complètement sado-masos...
Bien sûr, les « vedettes » sont un défouloir produit de l’intox médiatique. Mais comment voulez-vous que les gens puissent sentir tous ces politicards qui leur mentent et leur assènent toutes sortes de coups tordus ?
Après le terrible constat d’échec de Chirac pour le message de Nouvel An, vous ne demanderez tout de même pas que les Français pensent du bien des politiques...
-
Petites questions a propos de ce classement :
- recense-t-on les personnalités préférées ’encore en vie’ ou les personnalité préférées de tout temps ?
- les personnalité choisies doivent-elles etre francaises ?
-
J’abonde dans l’analyse que ce classement des personnalités préférées est catastrophique, d’abord simplement vis à vis du bon sens populaire... pour ne pas parler de ses capacités à raisonner et de ses valeurs.
Des sportifs, dont le plus grand « fait d’armes » est d’avoir, la plupart du temps, gagné des millions, en jonglant avec un ballon ou une balle (j’ajoute tout de même que j’apprécie Y.NOAH), des saltimbanques qui ont souvent joué et abusé de la vie, des artistes au physique avantageux ...
Voilà qui m’inquiète quand aux valeurs sous entendues par ce classement annuel : Capacité à jouir de la vie ? Réussite à tout prix ? Médiatisation ? Futilité ? Physique ? Sympathie ? ...
Quand aux politiques ? Il est évident qu’ils ne font rêver personne, que tout le monde est sans illusion à leur égard. Les élections consistant périodiquement à choisir le moins pire.
Quel avenir pourrait on bâtir avec ces valeurs si mon raisonnement s’avérait exact ?
De plus en plus inquiet ...
-
« ... ce classement des personnalités préférées est catastrophique, d’abord simplement vis à vis du bon sens populaire... »
Bien au contraire, ça tend à prouver que les Français ne sont pas devenus complètement barjots !
Ce qui serait vraiment inquiétant, c’est de voir en tête des « personnalités » comme Royal, Sarko, Chirac et d’autres mystificateurs de la politique.
-
-
Un français d’origine Kabyle en tête, un français d’origine camerounaise juste derrière... moi ca me plait
15-24 ans : 1 DEBBOUZE, 2 ZIDANE, 3 NOAH
les vieux +65 ans : 1. SARDOU, 2 Aznavour, 3 Soeur Emmanuelle
les gens de gauche : 1.Zidane, 2 Hulot 3 Noah 4 ROYAL les gens de droite : 1. Aznavour, 2 Sardou, 3 Zidane et Sarko 8
Ca c’est énorme tout de même les gens de droite votent pour des vieux...
je vous mets le lien
-
La sagesse vient avec les années ...
-
-
@l’auteur
Désolé, mais votre idée de confrontation du people contre la politique est une absurdité. Un people est surement une personne qui ne ne veut rien de vous (pas de promesse), sauf vous émerveiller par leur talent et lorsqu’ils y arrivent, ils sont valorisés. Alors qu’un politique, n’existe que pour administrer un pays (en théorie) et dans cette approche, nous savons tous que ces politiciens n’ont pas une stature car ils sont soumis à la loi de la séduction pour accéder au pouvoir.
Si vous avez compris le fonctionnement du peuple, ce qu’il les intéresse c’est la réalisation des actes qui leur donne la sensation de ne pas être des nulles. Alors que certains politique comme sarkozy fait parti de cette classe qui font honte à plus d’un titre et dévalorise l’appartenance du groupe, je vois mal comment peut il nous donner la sensation d’être meilleur (surtout qu’il a une étiquette de traître et ne connais pas la démocratie dans son propre parti).
cordialement
erdal
-
Rage
4 janvier 2007 14:16
Bonjour,
Un seul mot résume votre article : l’identification.
La société n’est pas le JDD. Et même si le JDD venait a être un repère, celui-ci ne fait que traduire que les « gens » s’identifient plus à ce qui les fait « rêver » qu’à ce qui les contrôle, pilote, gère.
Autrement dit, mieux vaut fournir du rêve et donc être capable de le faire, que de promettre du vent et ne rien faire de concret.
Si un homme ou une femme politique venait à proposer du rêve réaliste et surtout à concrétiser ne serait-ce que 2 ou 3 mesures phares qui font rêver, alors il serait fort probable de voir un politique au sommet.
Nicolas Hulot vend du rêve, et en plus est capable d’avoir des idées viables. Si en plus il les mettait en oeuvre, je suis prêt à parier qu’il serait encore mieux placé.
Enfin, la popularité n’a que peu de sens, surtout pour un politique digne de ce nom. Agir pour le pays ne signifie pas forcément carresser tous les intérêts dans le sens du poil, mais aussi et surtout à savoir arbitrer, décider, dans le sens de l’intérêt de tous. Ce qui, à priori, n’est que rarement très populaire... sauf quand on se rend compte que ça en vallait la peine (après coup).
Et oui, l’intérêt général n’est pas la somme de tous les intérêts particuliers.
-
CAMBRONNE
4 janvier 2007 15:06
RAGE
Pour rire un peu et revenir sur un terrain qui semble vous plaire , Adolphe Hitler aurait eu la première place et largement devant tout le monde dans l’allemagne de 1933 à 1942 même avec des sondages libres . Il promettait , faisait réver et tenait ses promesses .
Salut et fraternité .
-
Rage
4 janvier 2007 15:50
Cher Cambronne,
Ce sujet ne me plait absolument pas. Par contre il semble vous plaire pour me lancer la réplique. S’il vous faut ce type de thème pour me répondre, c’est décidément que vous n’avez pas grand chose à dire.
Très cordialement.
-
Et un point GODWIN supplémentaire ...
-
CAMBRONNE
5 janvier 2007 10:20
Mon cher RAGE
Ne le prenez pas mal mais accordez moi cinq minutes d’attention et vous verrez qu’ aprés vos propos disant que si un homme politique réusissait à ...etc Ma comparaison n’est pas dénuée de fondement parceque justement Adolphe a su faire réver et a tenu ses promesses pendant au moins un un certain temps .
D’autre part relisez vos posts et vous verrez également que chaque fois que vous parlez de nicolas Sarkozy vous le comparez avec ce qu’on trouve de pire sur le marché .
Vous devriez essayer Joseph Staline ou Mao pour changer un peu .La comparaison ne serait pas plus ridicule .
Vive la république quand même .
-
Rage écrit : Si un homme ou une femme politique venait à proposer du rêve réaliste Mais un « rêve réaliste » c’est la fin du rêve ! Ca n’a pas de sens ce que vous dites...Mais c’est très révélateur de la confusion mentale qui nous guette et du recours à une pensée magique dégradée (comme on parle d’un climat océanique dégradé par exemple).
Je veux que le rêve soit possible, je veux qu’il soit vrai, donnez-moi du rêve, tout de suite, pour tous. Ca ne vous rappelle rien ?
-
-
Comme ont sait, les français préfére les mots aux faits, et les discours aux actes. Dés lors, pourquoi rejeter la faute sur les politiques ? Comment éduquer le peuple, alors qu’il s’imagine supérieur aux politiques ? Les hommes politiques ne sont ils pas condamnés à être démagogiques (un peu à droite, totalement ailleur, je parles des plus intelligents) pour avoir une chance d’être élus ? Donc à décevoir ? Mais qui est responsable, vriament, sinon le peuple, qui rêve debout et veut qu’on flate ses rêves et ses bassesses ? (En réalité, le peuple à besoin d’un maitre, pas de flateur. Il veut savoir ou l’on va, comment, et qu’on s’y tienne contre vents et marés, implacablement. Le Pouvoir ne devrait jamais céder, même quant il a tort. Sinon, le peuple se mets à « débloquer ». L’autorité raproche du réel.)
Par ailleur il est assez stupéfiant qu’aucun homme d’affaire ne soit dans cette liste, alors qu’évidement ce sont ces gens là qui change la vie, et pas les sportifs, les pseudo-artistes ou les hommes politiques. Où sont nos Steeve Jobs, Bill Gates, et tout ceux qui portent hauts les couleurs de leur pays dans le monde et change le destin de l’humanité ?
Encore une fois, l’égalitarisme fait des ravage. Tous le monde peux chanter ou jouer à la balle, donc tous le monde peut s’identifier au chanteur et joueurs. Par contre l’économie, la gestion, l’entreprise, la bourse, on n’y comprend rien, travaller c’est fatiguant, l’argent c’est sale, donc ces gens là (sans doute des voleurs et des assassins) sont en dehors.
-
Bravo, commentaire brillant. Vous avez tout compris au problème français contemporain !
-
-
Ségolène et Sarko sont probablement eux-mêmes les produits des médias et des sondages sur mesure. Seulement la politique intéresse moins le peuple que le sport, c’est tout. La réalité c’est que les intellectuels (les vrais) ont déserté le terrain médiatique. Aujourd’hui c’est presque indécent d’inviter un prix Nobel de Littérature, d’Economie ou de Physique à heure de grande écoute. Certains grands médias avouent vouloir des cerveaux disponibles pour la Pub...Du sport, du sexe et des jeux, on se croirait dans le meilleur des mondes d’Aldous Huxley alors rien d’étonnant à ce classement...
-
Je constate qu une fois de plus les gens qui vous indignent sont -comme de par hasard- des gens issus de l immigration ou faisant partie des « minorités visibles », comme on dit...
C’est une grande passion pour vous de cracher sur tout ce qui n est pas blanc et pro-sarkozien ? A bientot pour votre prochain article sur ce voyou de enrico Macias ou ce sale terroriste qu’était James Brown.
-
Merci pour cet article, qui met le doigt sur un sujet qui me navre profondément...La société se met a genou et encense des personnalités dont la médiatisation n’est le fruit que d’artifices et de paillettes...
Ou sont nos inventeurs ? ou sont nos chercheurs ? Pourquoi n’ont ils aucune (ou si peu excepté quelques « marginaux » un poil médiatisés comme Charpak, Rufo, Cyrulnik, Gennes) médiatisation ? Pourquoi le français n’en vient a aduler que ce qui est artifice ou provocateur ? Comment veut on susciter de futures vocations chez les jeunes en mettant en valeur, la plastique et l’argent facile ? Quand j’étais gosse, je lisais Jules Vernes et Kipling, et j’ECOUTAIS (et non regardais) de la musique ; aujourd’hui le jeune regarde écarquillé la bave aux lèvres un joueur de foot coller un cou de boule a un autre, et des chanteuses blondes annoner des niaiseries en roulant des hanches...Tout est basé sur l’apparence, le visuel, le mirroir aux alouettes. Plus rien sur l’imaginaire, la curiosité, le simple fait de vouloir en savoir plus.
Même les sciences n’échappent pas a cette volonté de « facilité », « tout tout de suite »...exemple vécu récement :
Je fais un peu d’astronomie depuis quelques années, et par la force des choses, je me démerde plutot bien pour orienter rapidement mon telescope et viser des objets précis dans le ciel en manuel...Hors, ce qui relance aujourd’hui beaucoup de vocations éphémères pour l’astronomie, c’est la présence d’appareils sur le marché équipés de pointeurs automatiques (les modèles GOTO pour les connaisseurs, je parle pas des moteurs de compensation) qui commercialement dans leurs arguments dispensent l’utilisateur d’avoir des connaissance de base, lui font miroiter M42 en 5 secondes dans l’oculaire (alors que sur les modèles couramment de 70, 90 ou 105mm, cela n’apparaitra que faiblement), en cachant que pour le même prix ils trouveraient des instruments manuels mais d’une bien meilleure optique permettant de bien plus riches observations même si c’est plus dur...
Donc , même si l’analyse du JDD est plus nuancée comme j’en voit les commentaires, le problème demeure pour moi : comment faire comprendre a nouveau à un gosse que réussir dans la vie, ce n’est pas la star’ac, le politic’show, ou le foot a la télé...ce n’est pas facile : un minimum d’efforts et de curiosité, c’est impératif pour suivre un peu de ses rêves.
-
J’ai souri en voyant que vous vous demandiez où nous allions avec la jeunesse d’aujourd’hui... je crois que c’est Socrate qui se demandait où allait le monde avec la jeunesse de son époque qui ne pensait qu’à boire, s’amuser et forniquer...
Avouez que c’est tout de même amusant de voir que de tout temps on se pose toujours la même question !
-
-
Moi pas compris l’article...

Regardons les résultats : on trouve Renaud dans le top 10 des gens de gauche mais... Etrange, chez les gens de droite il a disparu. Et le phénomène inverse apparaît avec Sardou ?! Bizarre...
Sarkozy et Royal sont peut-être aimés de leurs électeurs (environ 30% des gens aux derniers sondages)... Mais c’est tout, non ? Et encore, tous ces « électeurs » trouvent-ils leur candidat « sympathique » ?

-
@ l’auteur,
J’ai toujours un peu de mal à voir l’utilité de tels classements de popularité... Vous regrettez la mauvaise place des politiques. Mais aucun entrepreneur n’y figure non plus.
Quant à 2007, je crois que nous avons davantage besoins de principes clairs que de programmes qui se feront concurrence à coups de mesures démagogiques et de promesses qui chantent.
-
monsieur je suis d accord avec damien vous ne pouvez pas comprendre il y a des personnalites rassurantes et des hommes politiques qui font peur vous n abordez jamais a ma connaisance les problemes de fond j essaie de vous joindre sur vote site mais je n y arrive pas pourtant j ai tellement de choses a vous dire
-
Apropos ski lifts chez Tignes et Méribel.
Lors de la DESCENTE ALPIN j’ai été enregistré [enregistré comme ami Autrichien] sur la liste officielle de l’Autriche chez les jeux olympiques à côté du champion du monde Walchhofer[premier],moi[deuxieme] et Schiffer[troisieme]. En parenthèses.Cette liste énumérerait aussi mon ami ancien Franz Klammer.Le champion du monde et le propriétaire d’un Hotel[Walchhofer] se sont déplorés sur le village olympique spartane et le lit beaucoup trop court.
À la radio j’ai entendu aujourd’hui que les logements pour des sans_abris on doit encore construire et au plus tôt sont disponibles en cinq ans. Concernant cette loi["LEGGE DI STELLA FRANCESE"]:Il est en vigueur 2009 ... .
-
C’est la télécratie contre la démocratie nous dirait Bernard Stiegler.
-
CAMBRONNE
4 janvier 2007 15:31
MONSIEUR BILGER
Vous avez une qualité rare qui consiste à prendre vos lecteurs à rebrousse poil .
Je vous en remercie car c’est plutot rare et roboratif .
Ce phénomène de socièté qui consiste à classer les personnalités en fonction de la sympathie qu’ils inspirent montre bien la versatilité et l’infantilisation des peuples .
On fabrique une vedette comme on vend de la soupe ou un homme (femme)politique . Ce qui fait que comme le disait Vladimir Volkoff je suis moyennement démocrate .
Ce sondage n’a aucune importance mais il permet de voir à quel point grace aux médias on fabrique du populaire ou de l’impopulaire . Le sort de notre pays comme des autres démocraties d’ailleurs dépend d’une bonne campagne publicitaire (électorale ).
A ceux qui voudraient hurler au fascisme je dirais que n’ayant encore rien trouvé de mieux que le suffrage universel je continuerai à m’en contenter . Je regretterai toujours que si une énorme majorité fait des choix désastreux ce sera toujours elle qui aura raison .
Et plus que jamais vive la république quand même .
-
D’accord avec Ro, marre de tous ces politiques qui nous font des vacheries depuis trente ans et qui viennent à nouveau réclamer notre vote.
Personne, président en 2007 !
Voici un candidat sympathique.
Personne, président, Personne président, Personne président !
-
« marre de tous ces politiques qui nous font des vacheries depuis trente ans »
C’est bien vrai, et on voudrait encore qu’ils soient populaires ! Et pourquoi pas Louis XVI, Marie-Antoinette ou le dernier Tsar ?
Personne, président !
-
La différence est qu’au moins, Louis XVI, Marie-Antoinette et Nicolas II ne s’en cachaient pas... De nos jours, les politiques battent des records de double jeu.
-
-
C’est au fond ce que disent ces enquêtes de popularité. Le vote pour Zidane, Noah... incarne le moindre mal.
Le politique qui inspire vraiment confiance aux Français est :
PERSONNE
Alors, d’accord avec ce qui vient d’être dit :
Personne, président en 2007 !
Personne, président !
-
« Le vote pour Zidane, Noah... incarne le moindre mal. »
Lisez plus bas le commentaire de Mirèio. Ce vote incarne sans doute un peu plus que cela.
-
-
paugral
4 janvier 2007 15:59
Je rejoins un peu le commentaire de Ludovic Charpentier.
J’ajouterai que la question EXACTE est « ...quelles sont les 10 [personnalités] qui comptent le plus pour vous ou celles que vous aimez le mieux ? ».
Alors de quoi parle-t-on ? des gens qu’on aime ou de ceux qui comptent ? j’aime bien Noah, mais je ne trouve pas qu’il « compte » , je n’aime pas Le Pen mais il « compte » (dans le sens où il a un poids dans l’opinion).
Bref, un sondage qui propose une réponse unique pour 2 questions est sujet à caution. Alors après, en parler des heures et se lamenter ou se réjouir des résultats me semble, au mieux, une perte de temps...
-
je viens d y penser sur un autre blog vous etiez emu du depart de j.hallyday alors napafau n a pas faux surtout que ce sont les 2 premieres lettres de mes noms et prenoms ca ne s invente pas
-
Bonjour, Je suis du même avis que paugral, de plus les chiffres on leur fait dire n’importe quoi et pour moi on ne peut comparer que ce qui est comparable, or les politiques ils se paient sur nos deniers et on ne me demande pas mon avis et les autres ils se font payer par ceux qu’ils distraient.
-
Christian LABEL NGONGO
4 janvier 2007 16:46
Le vainqueur du tournoi de Roland-Garros, le chanteur, l’homme des familles recomposées, l’humanitaire encensé, l’être engagé parfois simpliste parti en Suisse puis revenu. « Vous avez un problème avec les familles recomposées » ? Vous êtes inquiétant MONSIEUR. Et vous le grand CADRE SUPERIEUR de LA Justice, Que Faites-vous pour les AUTRES ?
Vous me choquez avec vos propos. J’admets autant j’apprécie Djamel, autant Zinedine m’a dégoûté par son attitude, car mes garçons l’ont approuvé et il m’en a fallu du temps en discussion pour faire comprendre que l’attitude de Zidane était médiocre et lamentable. Quant à Yannick, j’ai rien à dire. Comme Djamel, ils font ce qu’ils peuvent, ils sont célèbres, synpathiques et hommes de coeur. VOUS EPATEZ NOUS, avant de passer à la TV pour dire des INEPTIES. BON je me suis défoulé. Votre texte tient la route sur certains points. De GRACE, ne mélangez pas le DROGUé débile avec les autres. Il excelle dans l’ART des BOULETTES. Je me demande même si Samy, était un inconnu, vous passerez autant de temps à parler de lui, il n’en vaut pas la PEINE, à part donner des billes à LE PEN.

-
Cher LABEL, votre analyse me choque. Chacun est libre d’émettre son opinion.La vôtre ne correspond pas à la mienne parce que je la trouve je ne dirai pas débile par respect mais inapproprié.Chacun est libre d’estimer que les familles recomposées sont ou ne sont pas leur « tasse de thé ». Certains trouvent cela normal ,d’autres non. Il s’agit tout simplement de convictions et chacun est libre de les exprimer. D’autre part regardez vous dans une glace avant d’être émettre une crtique, car chacune de vos phrases comporte une ineptie. Votre façon de voir les choses est bien différente de celle des autres et vous devriez en tenir compte. Sans rancune.
-
vous aussi vous ne venez sur agora que pour coter négativement les commentaires de démian ?

-
Dommage que les gens préférés des Français ne soient pas des savants, des chercheurs.... Les gens ’préférés’ sont ceux qui ’passent’ à la télé selon l’expression du marchand : ’vu à la télé’. Nous vivons dans une société d’images et de virtuel où l’on peut rapidement faire d’un inconnu (ou d’une inconnue)sans intérêt, une ’vedette médiatique’ à conditions bien sûr de continuellement en dire du bien, de dire qu’il est ’généreux’, qu’il a du ’charisme’, qu’il a du talent....etc... En ce qui me concerne, je suis toujours très réservé vis-à-vis des personnes trop bien vues du petit monde des média.
-
c est dommage que les francais ne soient pas tous intelligents beaux et riches
-
Il y a déjà eu Crozemarie à la télé il y a une quizaine d’annéés. Plus l’affaire du sang contaminé. Et jusqu’à la fin de l’année dernière, la pub pour les falsificateurs de Séoul allait bon train. Non, ce n’est pas la pub qui manque aux institutions scientifiques mais quelque chose de plus essentiel.
-
-
Royale Et Sarkozy ont fait bien moins pour la France que Zidane et Noah. Zidane a donné de l’espoir, il a fait parler de la France, il a rassemblé les français dans les rues, il a même fait gagner 1 point de pib à la France en 1998.
Qu’ont fait les deux autres ? rien .. quant à Sarkozy, il figurerait en bonne position dans le top des français les moins aimés.
-
« Zidane a donné de l’espoir » : LEQUEL ? Peut-être à un jeune espoir de foot de gagner à son tour 100 millions €... « Zidane a rassemblé les Français dans la rue » : ET ALORS ? A part quelques tonnes d’alcool supplémentaires bues ... « Zidane a fait gagner 1 point de PIB » : COMMENT ? Peut-être par l’achat de tricots ou chaussures de sport fabriqués en CHINE ... Quand à SARKOZY, je pronostique qu’il va bientôt être le Français le plus haï, après avoir remis TOUTE la France au travail...
-
-
Excuse mon inculture, mais c’est quoi le JDD (journal du dimamche) qui a l’air si important ?
-
« Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy en tête du Top 50 du JDD, c’est pour quand ? »
Le jour ou il n’y aura pas de voie royale pour gravir les echelons de l echiquier politique. Est ce cela la democratie républicaine que l’ascenseur obligé estampillé ENA ou SciencePo. Ce classement remet les valeurs en place et tant pis pour la pensée unique et le « moule à députés »
-
Ariel Sharon
4 janvier 2007 20:11
Ben le top 50 est le top sympathie et a ce jeu les personnalites mediatiques ont toujours excelle il y a 100 ans ou aujourd’hui... Essayez de prendre une de ces personnalites et la promulguer au rang du candidat, certains ont essaye, mais ca a fait la plupart du temps un flop (a l’exception notable de la Californie connue pour ses excetions)...
Vous verrez ou passe leurs sympathie...
Ce qui est plus hilarant c’est quand on met un Yanick Noah a disserter sur l’economie, les banlieux ou je ne sais koi encore... Au moins Zizou a l’art de savoir se taire la ou il est incompetent !!!
-
Le droit « opposable » au logement ! Si l’Etat ou les collectivités locales sont capables demain de fournir un logis à qui le réclame et n’en trouve pas, cela voudrait dire que la crise du logement est un leurre. Or on sait qu’elle pèse avec sa douloureuse réalité.
Il est vrai que quand on voit des ocmmunes, comme Neuilly, qui refuse de construire des logements sociaux en préférant même l’amende, des milliers de logements vacants spéculant sur la hausse des prix de vente, des loyers impossibles à payer par 2/3 des jeunes ménages, des bénéfices records d’entreprises qui réclament toujours plus de charges pour ne pas embaucher, des salaires exhorbitants assortis de stock-options boursières de patrons s’empressant de foutre le camp dès que l’entreprise ne retourne plus 15% aux actionnaire, il est vrai, donc, que la crise du logement est au-delà de toute résolution, de toute initiative pour la résoudre...
Au-delà du caractère péremptoirement fallacieux du propos, on notera qu’il nous ressert le marronier des « salauds de people », qu’AV n’a pas attendu par la voix de ses forumeurs, pour critiquer depuis longtemps.
Bref, du vieux qui se présente dans les nouveautés, pour exonérer les responsables politiques et financiers d’un devoir qui est évidemment légitime, et parfaitement possible : donner un logement à tous les gens dans la rue et permettre à tous d’avoir un toit payé décemment.
-
urban_warrior
4 janvier 2007 20:50
Bonsoir,
Ce classement n’a rien de surprenant...Il est du même tonneau que l’audimat surdimensionné de tf1...Le peuple, à défaut de penser, veut rêver, s’amuser, se gaver, vivre par procuration (tele-réalité)....bref, consommer sans plus d’arrière-pensée...Panem et circenses, par Jupiter...Le monde politique, malheureusement, s’adapte, si j’ose dire, à cette pauvreté intellectuelle et s’enlise également dans le superficiel, le médiatique et la politique de caniveau ...Quant à préconiser des idées fondatrices d’une véritable stratégie à long terme, c’est beaucoup trop en demander...que ce soit à Ségo, à Sarko ou à tous les autres charlots
-
Cher M. Bilger,
De quoi vous étonnez-vous ? Le monde politique a fait de l’argent la valeur positive de ce début de siècle. Régardez les programmes de TV, les inaugurations, les réunions de « personnes importantes », le lobbying... Tout tourne autour de l’argent.
Aussi, malheureusement, pour nombre de jeunes, l’argent est devenu la valeur positive suprême qu’a pû être, par exemple, la Croix pour les militants du christianisme primitif. Monstrueux, mais vrai et imputable à ceux que vous semblez défendre.
Et, tel un Constantin à qui une apparition montre la Croix avec l’annonce « In hoc signo vinces » (avec ce signe, tu vaincras) d’après les récits latinisés, le jeune (ou moins jeune) français de 2006-2007 voit l’image de l’argent dans les apparitions télévisées, largement cautionnées par le monde politique et par des vedettes que ce dernier a aidé à promouvoir, et entend en somme la même annonce que Constantin jadis.
Ces vedettes populaires ne sont pas seulement « sympathiques » : elles constituent aussi le « modèle » de la société actuelle. Des gens qui ont gagné beaucoup d’argent, théoriquement avec leur travail et leur débrouillardise. Le jeune ne s’arrêtera pas, en général, à la question de savoir s’il ne s’agit pas de mirages fabriqués par le système. Il ne sait pas très bien, non plus, dans la plupart des cas, ce qu’est l’OLIGARCHIE, le GRAND CAPITAL, car personne ne lui en parle. Mais il constatera, en tout cas tel qu’on le lui montre, que ces vedettes gagnent plus que les politiques que, de toute façon, il n’apprécie guère.
La voie de l’argent, tel qu’il est divinisé de nos jours, conduit donc à l’adoration de ces vedettes qui « passent devant » des politiques dont la population ne reçoit que des coups de pied du haut de leur cheval. Qu’y a-t-il de si étonnant ?
« Poderoso caballero es Don Dinero », écrivait au début du XVII siècle le poète castillan Fernando de Quevedo. Mais quand Sire Argent devient un dieu...
Dans Mirèio, Mistral écrivait que les « félibres » chantaient pour les bergers et les « gens des mas ». Ils furent sans doute parmi les derniers.
-
Ah, voici un commentaire très intéressant, car précisément les félibres de l’époque de Mistral furent parmi les derniers libéraux français : ils étaient régionalistes, fédéralistes et contraires à l’impérialisme protectionniste dont parle l’article de jeudi dernier de De ço qui calt ? :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17139
« Gauche dite antilibérale : vers un buffet royal pour tous ? »
Les libéraux du XIX siècle n’avaient rien à voir avec l’impérialisme et la politique du grand capital financier telle qu’elle s’est imposée à partir des années 1880.
Un autre bon article de De ço qui calt ? en rapport avec le commentaire de Mirèio est :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16585
« Prolétarisation des Français, fausses classes moyennes et mirage d’intégration à l’ordre économique »
Car, si même les professions dites « nanties » se trouvent en voie de prolétarisation, c’est bien normal que les vedettes friquées apparaissent comme la seule voie ouverte aux jeunes. Du moment que cela ne sert plus à rien, de devenir ingénieur, avocat, petit patron...
-
« Dans Mirèio, Mistral écrivait que les »félibres« chantaient pour les bergers et les »gens des mas« . Ils furent sans doute parmi les derniers. »
Ce qui a changé, c’est qu’à présent, on nous prend pour des moutons et pas pour des bergers.
Toutes ces vedettes sont des purs produits du système et de la malfaisance du monde politique. Dans l’Espagne du temps du général Franco, c’était les toreros. Un ami d’origine espagnole m’expliquait que les jeunes se lançaient spontanément dans l’arène pour se faire remarquer. On disait à l’époque : « Más cornadas da el hambre », la faim assène davantage de coups de corne que les taureaux...
A présent, c’est l’implantation en France de la culture de la misère. Misère de la culture. Qui s’en charge ? Les coupoles politiques et leurs commis dans tous les postes de direction, TV comprise.
Et il y en a qui voudraient encore que les Royal, Sarkozy, Chirac, Villepin, Hollande... soient populaires.
-
In hoc signo vinces... De nos jours, c’est le signe du fric et du carriérisme.
C’est pourquoi les super-carriéristes riches du sport, de la chanson... sont les plus « populaires ». C’est une richesse théoriquement accessible, alors que pour faire de la politique il faut pouvoir rentrer dans des cercles restreints plus difficiles d’accès. Des cercles qui savent « bien garder les confidences ».
Et, finalement, en apparence, la politique rapporte moins que la raquette, la contorsion ou le coup de pied. En tout cas, d’après les déclarations de revenus des politiques.
De toute façon, c’est le monde politique qui propulse en permanence ces « vedettes » du sport et du spectacle. On a vu Chirac avec le foot il y a quelques mois.
-
Tous les politiques ont trempé dans la pub du foot. Pour rappel, il y a cet article de Sportvox :
http://www.sportvox.fr/article.php3?id_article=10379
Le foot médiatisé, nouveau dopant des Français ?
Les succès sportifs ont souvent été récupérés à des fins politiques, mais avant la dernière décennie on aurait pu penser que c’était le fait de régimes autres que celui qui, théoriquement, prévaut en France. Or, la realmadridisation de l’équipe de France de football nous ramène devant une réalité qu’on pourrait être tenté de qualifier de décadence républicaine.
-
-
André Gide avait écrit les nourritures terrestres. Victor Hugo les Misérables La légende des Siècles. Flaubert L’éducation Sentimentale Heinrich Von Kleist Penthésilée : Oserais-je vous dire que vous souffrez visiblement d’immaturité affective ? Contentez vous de jouir de la vie ostensiblement à la maniére de nos peoples, et de nos politiques car la vanité des hommes est vaine... Ils sont constamment rattrapés par leurs erreurs de jugements, leurs égarements... Achetez-vous tous les programmes télés et tous les films et tous les livres que vous voulez si vous en avez les moyens...mais n’oubliez pas le mendiant dont la faim de tigre vous fait écho depuis la nuit des temps c’est sans doute cela le grand secret... Notre propre faim et Nos fantômes. Let it Be. Les Rolling Stones ? Les Beatles ? Non Hamlet. L’arbre de vie The fountain dont on salue si aimablement la sortie en salle : n’est-elle donc pas une formidable allégorie de la réalité intemporelle que vous fustigez ainsi ? intemporelle à laquelle nous participons tous, pardonnez-moi à laquelle nous avons participé hier aujourd’hui et à laquelle nous participerons encore demain : L’homme s’est acharné à démontrer son impuissance et son hypocrisie ainsi que son avidité : ne suffit-il pas d’être ? Poussières ou sang ? Quant aux ministères des Démarches Stupides (Monthy python) ne trouvez vous pas qu’ils ont une saveur délicieuse ? Soignez- vous avec mes mots aimables : L’année 2007 sera d’un cru Don Quichottien des plus rares... aux prix de quelles souffrances ? Le monde Diplomatique L’a titré d’un rocambolesque : La montée des tabous !!!! je dirais pour ma part que j’ai lancé en 2005 la mode des Totems - étrangement le mien était très sec : contrairement aux autres, sans savoir que La Reine du Silence dont le Désir D’Absolu était si évident et béni par Des Bienveillantes avisées avait été contaminée dès sa prime jeunesse par la névrose obsessionnelle et compulsive et arbitraire d’une armée de acteurs spectateurs poetes reporters écrivains qui avait fait son quotidien. Pour le plaisir d’être et pour le jeu : Quand l’individualisme crée des liens.555 : the songs we sing don’t mean anything for you ? Yes sir IT did indeed ! et maintenant fâites vos prieres...poussieres ou sang ? Rien Rien Rien que des lignes de failles....Ne dit on pas que le luxe est une intelligence ? Alors Fiat LUX. Demain je me raserais la tête pour devenir une cantatrice chauve. C’est un Appel à Témoin. Je vous recommande un autre livre : Gilbert cesbron : Ce siècle appelle au secours. C’est une belle journée : je vais me coucher.
-
Excellent ce commentaire : une bonne bouffée d’oxygène pour nos neurones.
-
-
En effet on se sent revivre et pompons la gaiement je veux parler de l’oxygéne que nous respirons tous et qui ,comme la merdre que nous excrémentons nous sera bientot taxé.
-
Un autre désastre qui engage la responsabilité de l’ensemble du monde politique est celui de la justice française et de l’échec de sa prétendue « réforme » qui est en passe de se solder par une très grave régression, comme le souligne l’article d’Isabelle Debergue du 27 décembre :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17009
« Réforme de la Justice : toujours impossible, ou pis encore ? »
Voir également les autres articles d’Isabelle sur son site « Petite Citoyenne » :
http://www.geocities.com/petite_citoyenne
et ceux parus sur Agoravox. Voici qui nous change par rapport à la langue de bois habituelle.
-
En effet, il faut aller voir les débats sur le site de l’Assemblée Nationale et lire ces débats dont parle Isabelle. Les liens sont à l’adresse :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/equilibre_procedure_penale.asp
Clément parle aux députés pire que ne l’aurait fait un ministre des monarchies de jadis.
-
-
L’apologie de la superficialité...Voilà ce que font les médias qui marchent main dans la main avec la société de spectacle.
C’est une des maladies graves non seulement de la France, mais de l’occident. Comme c’est contagieux l’Orient est aussi affecté, peut-être pas dans son ensemble...mais ça viendra...
Est-ce que quelqu’un peut trouver un, mais un seul vrai artiste, écrivain, sculpteur, savant, chercheur sur cette liste ???
-
« L’apologie de la superficialité... »
Parce que tous ces énarques et autres « élites » seraient donc très « profonds », d’après vous ? Ne pensez-vous pas qu’il y a quelque part, précisément, une sanction de la médiocrité, du manque de principes et de la duplicité de ces pseudo-élites ?
Quel avenir offrent ces gens au pays ? Aucun. Avec les délocalisations et le piston, qu’ils cautionnent à fond depuis au moins deux décennies tous partis politiques confondus, comment peut gagner sa vie un jeune français ?
Si ce n’est en faisant du saltimbanque et en ayant beaucoup de bol...
-
« Est-ce que quelqu’un peut trouver un, mais un seul vrai artiste, écrivain, sculpteur, savant, chercheur sur cette liste ? ? ? »
Quels chercheurs, savants, etc... ?
Les Prix Nobel sont, pour l’essentiel, aux Etats-Unis, et pourtant on reconnaît là-bas que le système de recherche et universitaire US marche très mal. C’est dire qu’en France...
Quant aux jeunes, la recherche et la technologie se délocalisent vers l’Inde, la Chine, la Russie... à la « recherche » des plus bas salaires possibles. Grâce à « nos élites » et à celles des autres pays occidentaux.
-
C’est clair entre les dictateurs, les mollah wahhabites, les guerres civiles et les monarchies petrolieres avec leurs limousines longues comme des pipe-lines en Orient on est dans la PROFONDEUR ? Je ne sais pas de quoi de l’abime peut etre....
Les derniers artistes et scientifiques que l’orient a connu ont ete vires par les wahabbites et les rois d’Espagne vers le 14e-15e siecle... Avec eux l’art et la science orientale a l’exception de quelques soupirs turques est passee dans l’inexistance...
-
-
Christian LABEL NGONGO
4 janvier 2007 23:15
Bebert Lefort,
Voyez-vous, je ne tiens pas à polémiquer avec quelqu’un qui n’a jamais pondu un texte digne de ce nom, je n’ai pas envie de m’épancher sur un sujet donné, car ma tasse de thé n’est pas Samy Naceri. Je réitère ce que j’ai dit monsieur Bilger veut donner des leçons de morale, qu’a t-il fait LUI ?
Vous dites que mes phrases comportent des inepties et les vôtres ? Je n’ai pas envie de vous donner l’illusion que vous vous exprimez bien. J’arrête mes commentaires sur vos propos.
-
Le Hérisson
4 janvier 2007 23:56
Encore une fois, je me permets de réagir à nouveau pour indiquer que ce « classement » n’a absolument rien de scientifique. Il ne reflète pas l’opinion des français dans la mesure ou les sondeurs posent les questions dans un ordre bien précis et en incitant les réponses. Ce qui est dommage, c’est que les médias font toujours un titre le jour où ce sondage parait, alors qu’il ne veut absolument rien dire. Par exemple, si l’on posait aux sondés une question du genre « qui est la personnalité qui vous a le plus marqué en 2006 », les réponses seraient différentes. Or, là, pour cette première question, les sondeurs du JDD ne proposent qu’une dizaine de possibilités au maximum, avec des noms qui sont déjà dans les tuyaux...
-
Qui nous éclaire aujourd’hui ? Nos parents ont été contemporains de Camus, Mendès, Brassens, voire Sartre. Léo Ferré tapait dans le tas. Mais qui aujourd’hui, crée ? Le seul philosophe sympa est Michel Serres mais pense-t-il vraiment ? Ne fait-il pas que commenter ? Pourquoi nos médias ont-ils fait le vide autour d’eux ? Pourquoi la moralité, la hauteur de vue, le surpassement n’est-il porté par personne ?

Tayoo ! voici Bobo !
Notre hiver n’est pas si rude que cela pourtant. 

Avouez que c’est tout de même amusant de voir que de tout temps on se pose toujours la même question !
