mardi 21 octobre 2025 - par Fergus

1955 versus 2025 : paradoxe des conditions de vie

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Deux familles. L’une vit à Paris en 1955. L’autre à Vitry-sur-Seine en 2025. La précarité pour l’une, mais l’espoir d’une vie meilleure. Un confort apparent pour l’autre, mais la crainte d’un déclassement. Deux regards différents sur l’« ascenseur social »...

Automne 1955.

M. Meynadier, son épouse et ses deux filles – respectivement 12 et 8 ans - habitent dans un immeuble vétuste de trois étages dans le 13e arrondissement de Paris, non loin de la place d’Italie. M. Meynadier ne se plaint pas car cet immeuble est plutôt moins lépreux que ceux du voisinage. La peinture au plomb de la cage d’escalier n’en est pas moins décatie, et l’éclairage mal assuré par des lampes d’avant-guerre, alimentées par des fils aux gaines douteuses. Lorsque l’hiver s’installe, la vétusté des huisseries et le simple vitrage laissent en outre passer des courants d’air glacés contre lesquels le poêle à charbon Godin de la salle à manger est impuissant à lutter en cas de grand froid. 

M. Meynadier s’estime pourtant chanceux car il est locataire d’un trois pièces. Il dispose même, au sous-sol, d’une cave où il peut stocker le charbon et le bois. Presque du luxe, comparé à de nombreux voisins et collègues, même si les deux chambres sont exiguës. Mais au moins ses deux filles ont la leur, de même que son épouse et lui. Petite également, la cuisine est équipée d’une vieille cuisinière Rosières mixte (charbon et bois), d’un garde-manger grillagé pour protéger la nourriture des rongeurs, d’un placard et d’une vieille glacière pour conserver l’été les aliments fragiles au contact d’un pain de glace ; dans un angle de la pièce, un évier en grès à bac unique et tuyauterie de plomb. Attenante à la cuisine, une minuscule buanderie : y sont rangés la lessiveuse et le pot de chambre ; ce dernier est toutefois réservé aux urgences et aux périodes de grand froid, priorité étant donnée aux WC collectifs à la turque de mi-étage caractérisés par leur forte odeur de Cresyl.

Les repas sont pris dans la salle à manger, équipée de meubles de récupération ou achetés à bas coût en salle des ventes. On y mange en écoutant, sur le poste TSF Grammont, les aventures de La famille Duraton et celles de Carmen et La Hurlette, les sympathiques héros du feuilleton Sur le banc. Comme leurs voisins, les Meynadier ne disposent ni de la télévision ni du téléphone.

Le samedi matin est consacré à la grande toilette. On utilise pour cela, à tour de rôle, la lessiveuse remplie d’une eau préalablement chauffée sur la cuisinière ; un paravent permet de disposer d’un minimum d’intimité. Une fois par mois, le quatuor Meynadier se rend aux bains-douches de la Butte-aux-Cailles, en regrettant de ne pouvoir y aller plus souvent en raison de la forte demande. Le samedi après-midi, la lessiveuse reprend du service pour remplir sa fonction première : laver le linge sale de la famille.

Le lendemain, vient le temps du marché. On s’y rend en famille. Tandis que les adultes font provision de légumes et de fruits tout droit venus des exploitations maraîchères de Seine-et-Oise ou d'Essonne, les filles s’amusent du numéro des bateleurs : un jour, un montreur d’ours ; un autre jour, un cracheur de feu ou un briseur de chaînes ; une autre fois, un dresseur de singes ou de chiens. Après le déjeuner du dimanche, les Meynadier se promènent. Le plus souvent, ils se rendent au Jardin des Plantes ou au Parc Montsouris, parfois au jardin du Luxembourg lorsqu’un orchestre d’harmonie doit se produire au kiosque. Une ou deux fois par an, les Meynadier se rendent au bois de Vincennes ; ils y louent une barque pour faire le tour du lac Daumesnil. Depuis l’an passé, les Meynadier vont deux ou trois fois par an en famille au cinéma. Les derniers films qu’ils ont vus ont été Le retour de Don Camillo et Jeux interdits, toujours à l’affiche ; tous les quatre avaient les yeux humides en quittant Georges Poujouly et Brigitte Fossey.

Parfois, les Meynadier reçoivent. Cela se fait toujours le dimanche midi. Les invités, venus déguster le rôti de porc ou la blanquette de veau sont en général un collègue de M. Meynadier, son épouse et leurs enfants. Ils reçoivent également un cousin célibataire de Mme Meynadier, venu comme elle de sa Bretagne natale. Un passionné de football qui se désole des déboires du Racing Club de Paris et plus encore de la santé éclatante du grand rival : le Stade de Reims, vainqueur du championnat en mai dernier. Un passionné de vélo également qui, deux ans auparavant, a réussi à entraîner M. Meynadier au Vel’d’Hiv pour suivre les Six-Jours et assister à la victoire du duo néerlandais Schulte-Peters.

M. Meynadier est coupeur de cuir chez un artisan maroquinier de la rue du Temple. Mme Meynadier fait, quant à elle, des ménages dans plusieurs appartements bourgeois du 5e arrondissement. Pour se déplacer, M. Meynadier préfère le métro et ce bon vieux matériel Sprague-Thomson, en service depuis des décennies. M. Meynadier voyage toujours en 2e classe, dans un wagon vert bouteille, ses moyens ne lui permettant pas d’accéder au wagon rouge de la 1ére classe. Aux rames brinquebalantes et bruyantes du métro, Mme Meynadier préfère le bus, avec une prédilection, durant les beaux jours, pour les Renault TN4 ou TN6 à plateforme sur laquelle un receveur muni d’un valideur ventral accueille les voyageurs.

Cette année, le temps des vacances arrivé, la famille s’est rendue en Bretagne, afin que les filles puissent voir leurs grands-parents maternels, épiciers dans une petite ville des Côtes-du-Nord. Mais leur destination préférée est, en Auvergne, la ferme tenue par les grands-parents paternels et par le frère aîné de M. Meynadier, resté au pays. Faute de voiture, les voyages se font en train sur la ligne Paris-Béziers. C’est avec un grand plaisir que l’on voit défiler les paysages, les cheveux décoiffés par le vent qui s’engouffre par la fenêtre entr’ouverte. Un plaisir parfois gâché provisoirement par une escarbille venue irriter l’œil ou lorsqu’un tunnel rabat la fumée émise par la locomotive à vapeur.

Une fois en Auvergne, tout le monde s’entasse dans le vieux camion Dodge de récupération pour se rendre à la ferme. Là, selon ses moyens, chacun donne un coup de main aux travaux des champs, à la garde des vaches ou à la nourriture des cochons et des volailles. En cette année 1955, M. Meynadier était très excité car ses parents venaient de remplacer la solide paire de bœufs aubrac par un tracteur Massey-Harris acheté d’occasion : un Pony 811 de 15 chevaux. « Vive le progrès ! », s’était exclamé M. Meynadier en conduisant la moissonneuse-lieuse au volant du tracteur.

Automne 2025.

M. Perret, son épouse et ses deux fils – respectivement 11 et 9 ans - habitent dans un HLM du centre de Vitry-sur-Seine. M. Perret ne se plaint pas car cet immeuble est plutôt moins souillé par les tags et les graphes que ceux des cités périphériques. La cage d’escalier n’est pas reluisante pour autant et l’ascenseur donne quelques signes de fatigue. Lorsque l’hiver s’installe, la vétusté des huisseries laisse en outre, malgré le double vitrage, passer des courants d’air sournois contre lesquels les radiateurs peinent à lutter, en dépit des travaux d’étanchéité effectués quelques années plus tôt par l’Office Public de l’Habitat.

M. Perret s’estime pourtant chanceux car il est locataire d’un quatre pièces. Il dispose même, au sous-sol, d’une cave où il peut ranger son petit mobilier usagé et toutes ces choses superflues que l’on accumule « au cas où ». Il dispose également devant l’immeuble d’une place de stationnement réservée où il peut garer sa Clio. Son appartement n’a rien de luxueux : il ressemble à peu de choses près à celui de ses collègues, pour la plupart logés en HLM. Mais au moins chacun de ses deux fils dispose de sa chambre, de même que son épouse et lui. Fonctionnelle, la cuisine est équipée d’une cuisinière à gaz Indesit quatre feux, d’un grand placard, d’un réfrigérateur-congélateur Candy et d’un lave-vaisselle, également de marque Indesit, acheté en solde chez Promocash ; dans un angle de la pièce, un évier en inox à double bac est surmonté d’un chauffe-eau Elm.leblanc. Attenante à la cuisine, une minuscule buanderie sert de séchoir à linge. La salle d’eau est équipée d’une douche. Les WC de l’appartement sont indépendants.

Le samedi est principalement consacré aux courses. Le matin, tandis que les garçons jouent sur leur PS4 Sony ou communiquent avec leurs copains sur leur Iphone, via leur compte WhatsApp et Instagram. M. et Mme Perret se rendent en voiture à l’hypermarché Carrefour de Villejuif. Environ une fois par mois, ils vont également chez Picard pour renouveler le stock de plats surgelés, et chez Tang pour acheter des produits exotiques. Les Perret ne fréquentent quasiment plus le marché bi-hebdomadaire, pas plus que les petits commerçants, excepté le boulanger et le bureau de tabac lorsqu’il faut reconduire les grilles de Loto dans l’espoir de décrocher un jour le lot qui changera leur vie.

Le dimanche est jour de loisirs. Après s’être usé les yeux sur leurs jeux vidéo, les garçons se rendent au stade ; tous les deux sont licenciés à l’ES Vitry section football, et c’est une excellente chose aux yeux de leurs parents car cela leur évite de traîner dans les rues en compagnie de Kevin, Boubacar et Idriss. Régulièrement, M. Perret et sa femme vont les voir jouer quand les rencontres ont lieu à domicile. Le reste du temps, ils profitent de leur liberté, tantôt pour aller voir un film aux Trois Cinés Robespierre, tantôt pour sortir se promener dans Paris ou en forêt de Sénart lorsque la météo est clémente.

De temps à autre, les Perret reçoivent. Cela se fait en général le samedi soir, le dimanche étant consacré aux repas en famille, soit à la maison, soit chez les parents de Mme Perret, à Malakoff. Les invités sont des collègues de M. ou Mme Perret, leur épouse et leurs enfants. On parle beaucoup de politique, en dénonçant les dérives néolibérales et en s’inquiétant de la tentation Rassemblement National affichée par un nombre croissant de voisins, allergiques à la prolifération des commerces halal et des femmes porteuses de niqab, malgré les lois en vigueur. M. et Mme Perret sont des électeurs de La France Insoumise et croisent les doigts pour que leurs compatriotes sortent enfin de leur léthargie politique. On parle également de football, et notamment du PSG, en condamnant les flots de fric qui pourrissent ce sport. Quant au cyclisme, gangréné par le dopage, il est l’objet de critiques sévères, mais au contraire des Perret, la plupart de leurs amis continuent de regarder le Tour de France à la télévision.

Après avoir connu trois années de chômage et un début de dépression, M. Perret a retrouvé un job : il est électricien chez un artisan d’Ivry depuis deux ans. Mme Perret est hôtesse d’accueil dans une compagnie d’assurances installée à Paris, à deux pas de la Gare de Lyon. Pour se déplacer sans être trop gêné par les embouteillages, M. Perret utilise un scooter Honda, acheté d’occasion sur eBay. Mme Perret doit, quant à elle, combiner deux modes de transport pour se rendre à son travail : la ligne C du RER, puis la ligne 14 du métro ; elle possède une carte Navigo. Comparé à de nombreux collègues contraints matin et soir à de longs déplacements domicile-travail, les Perret ont conscience qu’ils sont privilégiés en termes de temps de transport.

Le moment des vacances venu, les Perret se rendent : tantôt dans un gîte rural appartenant à des cousins paysans de Savoie à la tête d’une exploitation où règne un tracteur New Holland de 180 CV équipé d’un ordinateur de bord et d’enceintes hi-fi ; tantôt dans un centre Pierre-et-Vacances de Charente, grâce aux points cumulés par Mme Perret auprès du Comité d’entreprise de son employeur. En général, les garçons bénéficient de surcroît d’un séjour au vert en grande partie pris en charge par la municipalité. Cette année, ils ont fait un stage multisports dans le Jura. Les garçons sont revenus tout à la fois ravis de leur séjour et contrariés à l’idée de renouer avec la vie scolaire malgré la perspective de revoir les copains.

Le paradoxe

1955. La famille Meynadier vit dans des conditions spartiates dans un habitat ancien dégradé. Mais c’est le lot commun de la plupart des familles appartenant aux classes populaires. Certes, quelques immeubles de type HLM ont émergé ici et là, mais ils sont encore très peu nombreux. À toutes fins utiles, les Meynadier ont quand même déposé une demande à la mairie de Paris, mais l’employé ne leur a pas caché qu’il leur faudrait s’armer de beaucoup de patience, probablement des années, avant de réaliser leur rêve.

En attendant, les Meynadier gardent un bon moral. Ils savent que, tôt ou tard, ils auront leur logement dans l’un de ces HLM où l’on dit que chaque appartement est équipé d’une baignoire-sabot, d’un WC privé, et même du chauffage central ! Et, qui sait ? peut-être disposeront-ils un jour d’un poste de télévision comme celui de M. Sabatier, le patron auvergnat du café-charbon qui fait des recettes en or les jours de retransmission des évènements sportifs.

Les Meynadier sont d’autant plus confiants dans l’avenir que leurs filles sont sérieuses à l’école. Si elles continuent dans cette voie, elles décrocheront leur BEPC, voire leur baccalauréat. Tout leur sera alors possible, y compris entrer dans l’Administration, à la SNCF ou aux PTT. M. et Mme Meynadier se prennent même à rêver de l’École normale d’instituteurs pour l’une des deux filles. Pas de doute pour eux : « l’ascenseur social » est en marche dans une société en progrès après les difficiles années d’après-guerre.

2025. La famille Perret vit dans des conditions correctes dans un habitat plutôt bien entretenu pour un quartier populaire de banlieue pas trop exposé aux trafics de drogue. Malgré leurs revenus modestes, les Perret disposent, dans leur appartement, d’un mobilier confortable et d’un équipement de bonne qualité, tant en matière d’électro-ménager et de téléphonie que de matériel informatique et hi-fi. 

Malgré cela, les Perret ont le moral en berne. Autour d’eux, les conditions de la vie en société se dégradent, à leur grand dam. Et les voitures brûlées dans les cités, les trafics de drogue ou les incidents entre communautés, ne sont évidemment pas de nature à embellir les perspectives d’avenir. Tel un fruit talé sur ce gâteau amer, le taux de chômage est reparti à la hausse. Quant aux salaires, ils stagnent quand ils ne baissent pas dans un contexte de crise économique persistante. En outre, la perspective de la retraite s’éloigne. Comble d’indécence, les médias ne cessent d’afficher le luxe dans lequel vivent les stars et les héritiers. 

Les Perret sont malgré tout assez confiants pour les études de leurs deux fils. Certes, les garçons affichent un désamour de l’école, mais c’est plus pour faire chorus avec leurs copains qu’en raison d’un véritable rejet. Confiants pour les études, les Perret le sont nettement moins pour la suite de la vie des garçons, tant « l’ascenseur social », naguère performant, leur semble en panne. Qu’adviendra-t-il de leurs gamins ? Quel que soit leur diplôme, feront-ils partie de cette génération que l’on dit vouée à un inexorable déclassement ?

En conclusion...

... donnons la parole à Hubert Reeves : « Ce qui m’inquiète, c’est l’avenir de l’humanité. J’ai des enfants et des petits-enfants, et je ne sais pas quel genre de vie ils auront dans trente ou cinquante ans. » Une inquiétude partagée par nombre d’entre nous dans le contexte actuel de grande incertitude économique, sociale, environnementale et géopolitique. Puissent nos descendants bénéficier du retour d’une situation moins anxiogène qui leur permette à nouveau d’espérer un avenir meilleur pour leurs propres enfants !



75 réactions


  • Gégène Gégène 21 octobre 2025 09:23

    1955 : espoir

    2025 : désespoir


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 09:29

      Bonjour, Gégène

      C’est en résumé ce qu’il ressort de l’observation de l’état de la société pour les classes populaires à ces deux époques très contrastées en termes de conditions de vie.


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 17:17

      Oups ! 
      Je m’aperçois que j’ai oublié de légender les illustrations de la photo :
      Rame de métro Sprague-Thomson / Tracteur Massey-Harris Pony 15 cv / Tracteur New Holland 180 cv / Rame de métro MP89.


  • mmbbb 21 octobre 2025 09:53

    « 1955. La famille Meynadier vit dans des conditions spartiates dans un habitat ancien dégradé » 


    une vie ecologique , stricto sensu un modèle de la décroissance prônée par les écolos bobos .


    Et il vrais qu a cette époque le grand sujet philosophique a la campagne était « le tout à l égout » .


    Quant à la conclusion et à l année 1955 ; en 1955 la population mondiale ne dépassait pas les 3 milliards d habitants et les ecosytémes encore intactes .


    par exemple les oceans exempts de pollution plastique .


    C est le paradoxe du progrès  porté par une certaine idée libertarienne . 


    In fine la conclusion n est que le résultat de ce formidable progrès dont le corollaire a été l explosion demographique entrainant une tension sur l energie , un changement du centre de gravite de la geopolitique puisque les pays a forte démographique seront la locomotive economique et un boulversemnt des écosytemes .


    Quoi qu il en soit ; l Europe a été protégée de ce monde en mutation et cette même europe se diluera dans ce mondialisme.


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 11:21

      Bonjour, mmbbb

      « ce formidable progrès dont le corollaire a été l explosion demographique entrainant une tension sur l energie , un changement du centre de gravite de la geopolitique puisque les pays a forte démographique seront la locomotive economique et un boulversement des écosytemes. »

      Vrai !


      « L’europe se diluera dans ce mondialisme »

      Peut-être. Ou pas. Car l’UE peut former un bloc puissant si elle prend conscience des évolutions planétaires et se donne les vmoyens d’y parvenir.

      Ce qui, à mon avis, nécessite d’abandonner la règle de l’unanimité pour passer au vote à la majorité qualifiée dans tous les domaines afin de mettre un terme aux blocages minoritaires.


    • mmbbb 21 octobre 2025 11:30

      @Fergus je suis assez sceptique sur le devenir de cette Europe qui est tout de même noyauté par une « administration soviétique » . 

      Et dont la ligne politique s établit contre la volonté du peuple 

      Notre amis Sarko , l americain a qui passer outre référendum de 2005 .

      Nous aurions pu faire une europe indépendante mais désormais cette europe est trop inféodée aux USA .


    • Eric F Eric F 21 octobre 2025 18:19

      @mmbbb
      Ecosystèmes intacts en 1955, presque ; mais la pollution des fumées en ville était bien plus considérable que désormais, cuisine et chauffage au charbon, trains à vapeur dans les gares, et progressivement à cette époque s’est ajouté la circulation croissante de véhicules fumants.

      OK concernant votre remarque sur le triplement démographique mondial et ses inévitables effets sur les prélèvements de ressources et rejets dans la nature, cumulatifs au fil des ans.


  • Octave Lebel Octave Lebel 21 octobre 2025 10:37

    Il me semble que la notion d’ascenseur social est bien réductrice et simpliste pour évoquer la dynamique de la société française et de ses classes sociales. Ainsi que celle de nos aspirations et modes de vie, toutes générations confondues. Sans parler de ce qui a structuré et structure toutes nos vies. Comme les ruptures historiques que nous avons connues telles que la décolonisation, la guerre d’Algérie finissant en 1962 entre autres, la massification de l’instruction et sa mixité , garçon et filles recevant la même instruction (loi Berhoin 1959), la fin des accords de Bretton Woods en 1971 (inconvertibilité du dollar), l’exode rural et l’immigration, le taux d’emploi des femmes doublant, la fin du service militaire en début de ce siècle, le renversement de notre démographie, l’allongement de l’espérance de vie, l’évolution des lois concernant les droits des femmes, la famille et les mœurs. L’exode rural et l’immigration donc quand certains d’entre-nous sont arrivés, les dirigeants des pays d’origine et ceux d’ici se mettant d’accord, pour finalement rester en faisant souche, le mariage mixte se développant. En vivant d’abord dans des bidonvilles puis partageant des grands ensembles dont certains ont été démantelés quand le plus grand nombre subsiste en ayant concentré les plus pauvres et les immigrés et devenant le far-west des grands pontes de la drogue pilotant leurs affaires, à l’abri hors de nos frontières. En devenant une aubaine médiatique bien utile pour des dirigeants ayant tant à cacher et freinant leurs démantèlements. Des dirigeants ayant organisé la mondialisation heureuse en délocalisant nos emplois en en fragilisant les droits ici et favorisant une surconsommation de médiocre qualité pour toute une part d’entre-nous dans un gaspillage assez inouï comme modèle économique parallèlement à la régression et à la baisse des services rendus par nos services publics, un temps considéré comme le patrimoine commun de ceux qui n’en ont pas.

    Je rappelle aussi que nous sommes ce que nous sommes parce que nous sommes montés sur les épaules de ceux qui nous ont précédés et qu’aussi nous vivons dans un monde dans lequel les savoirs et technologies disponibles sur l’usage desquelles nous avons peu à dire, les lois civiles, l’organisation de l’économie et notre rapport à la vie politique du pays dont les ¾ des lois n’ont plus une origine nationale sont incommensurables avec ceux des générations précédentes de même que notre rapport à la politique. Le tout s’étant  déployé dans une accélération du temps jamais vue.

    C’est donc à partir de mon expérience de français vivant en 2025, conscients de tous ces changements vite résumé en raison du format, que je témoigne à ma façon de cette dynamique à laquelle il me semble que dorénavant nous devrions être associés. Puisqu’on nous dit que nous devons être responsables et que c’est urgent

     


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 11:31

      Bonjour, Octave Lebel

      « la notion d’ascenseur social est bien réductrice et simpliste pour évoquer la dynamique de la société française et de ses classes sociales »
      Je partage très largement vos propos.

      Mais en l’occurrence, ce texte ne vise pas à être une analyse historique et sociologique avancée, simplement à faire des constats sur les conditions de vie comparées à quelques décennies d’écart dans le but de donner à réfléchir, la notion d’« ascenseur social » traduisant le rapport des familles auxdites conditions de vie et à l’avenir proposé à leurs enfants.


    • mmbbb 21 octobre 2025 13:27

      @Octave Lebel c est pas faux .

      Comme le soulignait M Serres , l agriculture francaise est passe du néolithique à la modernité en quelques années .

      Dans années 1960 , c etait une agriculture quasiment vivrière et peu mécanisée .

      le cheval de trait était encore utilisé . 

      Et le grand thème qui suivit fut « le remembrement » .

      Et cette culture rurale périclita .
       


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 13:57

      @ mmbbb

      Serres exagérait un peu, mais il avait raison sur le fond. En fait plutôt « du 18e siècle à la modernité ». 
      En dehors des grandes plaines de production, cette transition de l’agriculture s’est faite effectivement dans les années 60 pour l’essentiel. 
      J’ai écrit des articles en rapport avec l’activité paysanne de ce temps-là, ou la vie rurale :
      1957 : jour de batteuse
      1965 : un dimanche au village

      « le grand thème qui suivit fut « le remembrement » .

      Et cette culture rurale périclita »

      Eh oui, et cela par la faute de la FNSEA qui a toujours axé son action sur les intérêts des gros producteurs. Une FNSEA qui a même réussi à imposer ses vues en Europe pour la création de la PAC.


    • Aristide Aristide 21 octobre 2025 14:25

      @Fergus

      Et une FNSEA qui est élue avec une grande majorité des voix depuis des décennies. Et cela ne change que très marginalement…

      La démocratie, qu’est-ce que c’est ? 


    • mmbbb 21 octobre 2025 15:37

      @Fergus certes mais la comparaison entre une ferme contemporaine et une ferme de ces années là est significative .

      Vous montrez un tracteur de cette période , le tracteur est rentrée en force dans ces années . 

      et j ai connu ce type de tracteur Vandeouvre puisque ado j accompagnais un paysan .

      Quant aux normes sanitaires ; elles ont évoluées évidemment .

      Les fromages en haute montagne doivent se soumettre a des analyses de leur eau par exemple .

      Quant à l elevage intensif et l agriculture intensive ce fut le point de départ ect ect .

       Les plants de blé ne sont plus de la même hauteur .

      M SERRES que j avais rencontré a Lyon voulait exprimé que la rationalisation scientifique avait change « la paradigme  » de la production agricole .

      Par ailleurs le mot paysan est abusivement employé. 


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 16:17

      @ mmbbb

      Très largement d’accord sur les différents points.


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 16:22

      @ mmbbb

      Très largement d’accord sur les différents points.


    • Eric F Eric F 21 octobre 2025 18:32

      @Octave Lebel

      "En vivant d’abord dans des bidonvilles puis partageant des grands ensemble...« 

      Effectivement, il y a eu dans les années soixante une spectaculaire résorption des bidonvilles et taudis urbains, les »grands ensembles" représentaient alors un progrès sanitaire et en matière de confort. L’aspect technocratique était certes perçu (cf Jacques Tati), mais apparaissait comme une concession à faire au progrès. A l’époque, la majorité des habitants étaient des natifs, certes il existait des réticences, mais la capacité à intégrer par mimétisme des nouveaux arrivants opérait encore. 

  • Octave Lebel Octave Lebel 21 octobre 2025 10:37

    Nous sommes des citoyens nom de dieu.

    Nous sommes des citoyens réunis dans un peuple et censés être au fondement de la souveraineté dans une république censée être démocratique.

    Le conditionnement continu que nous applique notre système médiatique par ses journalistes et les experts qu’ils se  choisissent, c’est celui de parler constamment de nous comme si nous étions des clientèles captives, contraintes, dispersées, forcément divisées, plutôt ignorantes et naïves, à la remorque des appareils politiques et de leurs apparatchiks qui mènent la danse de laquelle nous ne pourrions nous extraire. Sinon à devoir être les spectateurs impuissants et pourquoi pas abstentionnistes de ces règles du jeu ainsi imposées. En nous offrant un théâtre permanent du présent en gommant de manière extraordinaire les responsabilités de ces politiciens dans les résultats des politiques qu’ils ont menées ou soutenues .On peut malheureusement voir ici régulièrement dans quelques articles et plus souvent dans les commentaires cette façon d’envisager notre rapport à la politique comme si certains voulaient rivaliser avec ce type de journalisme et de discours médiatiques et politiciens ou en être les ventriloques savants. Un comportement entretenu et renforcé si ce n’est induit par l’usage répété, la cadence et le contenu de sondages qui nous sont imposés de façon discrétionnaire. Un journalisme dont l’essentiel du travail consiste à remoduler à leurs convenances, voire mettre en scène les contenus des agences de presse, les choix et une partie des éléments de langage de la propagande qu’elles diffusent en continu quand les chaînes d’info elles se distinguent par l’insistance et la robustesse de la défense des intérêts qu’elles servent et représentent. En imposant elles-aussi leurs thèmes et contenus au reste du réseau, étant les plus grandes pourvoyeuses de sondages dont leurs maîtres possèdent ou contrôlent les instituts.

    Une de nos tâches urgentes en vue de décliner concrètement une démocratie fonctionnelle étant de nous affranchir  dans un premier temps intellectuellement de ce système d’emprise pour dans un second temps nous emparer du problème politique posé par son fonctionnement et les types d’organisation, d’outils et d’ usages qui le permettent. Afin de nous donner les moyens d’être correctement informés, condition sans laquelle tout débat démocratique est un leurre. Faut-il aussi encore rappeler qu’il n’y a pas de démocratie sans justice sociale et responsabilité écologique partagée.

     

     

     


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 11:50

      @ Octave Lebel

      Là encore, intéressantes réflexions que je partage globalement.

      Notez cependant que la dépendance aux médias n’est probablement pas aussi prégnante que vous l’affirmez.

      J’en veux pour preuve le vote des Français lors du référendum de 2005 sur le projet de traité constitutionnel européen : malgré un matraquage inouï de la quasi-totalité des médias durant plusieurs mois en faveur du OUI, c’est le NON qui l’a emporté par 54 % des voix.
      Ce qui a démontré que les Français sont capables de se mobiliser et de faire front lorsque l’enjeu leur semble essentiel. 

      J’en déduis que la répartition des votes lors des différents scrutins n’est pas totalement le fait de l’influence des médias  même si celle-ci est réelle , mais de l’interaction de leurs convictions personnelles et de leurs incertitudes. 


    • Aristide Aristide 21 octobre 2025 13:54

      @Fergus

      Allons, Fergus, vos compatriotes n’ont pas la chance, ni les compétences pour pouvoir être à votre niveau d’analyse de leur soumission. Octave lui est inatteignable tellement haut dans tous les domaines tels que la politique économique et sociale, la justice et la sécurité, la culture et l’enseignement, …, 
      Impossible au commun, dont je suis surement, d’atteindre ce niveau de lucidité. 

      Allons, soyez sérieux une minute, le bon sens populaire n’est pas qu’un mot. la quasi-totalité de la population n’est pas aveuglée par les médias, ils ont une vie, un entourage…, et bien sûr un esprit critique.

      Il n’y a qu’Octave et ses copains staliniens pour croire que le peuple est manipulables. 


    • pemile pemile 21 octobre 2025 14:46

      @Aristide " le bon sens populaire n’est pas qu’un mot. la quasi-totalité de la population n’est pas aveuglée par les médias, ils ont une vie, un entourage…, et bien sûr un esprit critique. "

      Mais avec les smartphones hypnotiques aux algos distributeurs de dopamine et l’abus d’IA qui rend con, c’est l’avenir du sens critique qui devient critique ?


    • Octave Lebel Octave Lebel 21 octobre 2025 15:05

      @Fergus

      Vous avez raison, les médias en 2005 n’avaient pas encore la puissance acquise dorénavant, pas la capacité de catapulter un Macron comme en 2017 puis un Zemmour en 2022 par exemple. Ni de surexposer le RN ou un Glucksmann à des élections européennes sans réaction en temps opportun (les médias ont été pointés d’emblée en 2005 pour leur partialité), ni celui de fabriquer des sondages sans plus de régulation ni questions sur les contenus et la rigueur de leur construction en les commandant  puis les commentant. Comme les 27 sondages sur 27 annonçant la victoire d’un Bardella aux dernières législatives. Heureusement, il semblerait qu’à trop en faire, ils nous ont un peu vaccinés contre leur contagiosité et éclairant du doute dorénavant ceux qu’ils illuminent si bien et d’une attention nouvelle pour ceux qu’ils stigmatisent de si bon coeur.Serions-nous des citoyens résilients smiley


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 15:45

      Bonjour, Aristide

      « le bon sens populaire n’est pas qu’un mot. la quasi-totalité de la population n’est pas aveuglée par les médias »
      En effet.
      Mais à défaut d’être « aveuglée », sans doute est-elle au minimum « influencée » à des degrés divers. Comme chacun de nous selon notre capacité personnelle à nous extraire des différentes formes de propagande idéologique. 


    • Octave Lebel Octave Lebel 21 octobre 2025 16:41

      @Aristide 
      Heureusement que vous êtes sérieux, sinon nous demanderions pourquoi dans les médias l’argent de la publicté est si présent.En plus avec des publicités ciblées en fonction de l’heure et du public attendu.
      "Allons, soyez sérieux une minute, le bon sens populaire n’est pas qu’un mot. la quasi-totalité de la population n’est pas aveuglée par les médias, ils ont une vie, un entourage…, et bien sûr un esprit critique." 


    • Eric F Eric F 21 octobre 2025 18:36

      @Octave Lebel
      Bravo ! vous avez réussi à recaser vos 27 sondages, or justement ce qui est montré par cet épisode, c’est que la campagne politico-médiatique pour le « barrage » a fonctionné au delà des prévisions !


  • chantecler chantecler 21 octobre 2025 11:15

    Intéressant l’article ...

    Pour la vie en HLM : l’auteur ne parle pas des incivilités , des caves visitées , parfois du bruit : épaisseur des murs , extérieur , tapage ni de la prolifération des blattes etc etc ...

    Cependant ces deux familles ne semblent vivre à la même époque ...

    L’une année 60/ 70 la TV vient d ’arriver , lessiveuse mais pas de MàL

    L’autre 80/90

    Selon lui les familles votent pour qui  ? ou devraient voter pour qui ?(C’est abordé, nous savons pour qui elles penchent , sans plus !)


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 12:53

      Bonjour, chantecler

      « l’auteur ne parle pas des incivilités , des caves visitées , parfois du bruit : épaisseur des murs , extérieur , tapage ni de la prolifération des blattes etc etc. »
      En effet, parce que ce n’est, fort heureusement, pas le cas dans tous les immeubles d’habitat populaire. 

      « les familles votent pour qui ? ou devraient voter pour qui ? »
      Il appartient à chacun de se déterminer en fonction de son histoire personnelle et de son vécu social.


    • chantecler chantecler 21 octobre 2025 18:31

      @Fergus
      Ah que si !

      Tu la localises où ta famille logée en HLM ?

      Excuse moi mais le basculement du cadre de vie , et les inconvénients de ce type d’habitat au départ emprunt de modernité que je dénonce a bien eu lieu (j’ai oublié d’ailleurs de parler des dealers implantés dans les cités 70 % ?...) ce qui a donné lieu à un traitement particulier : on a détruit ces tours et cités et transféré les populations à problèmes dans d’autres départements : des cités HLM 93 pour des cités HLM 95 par exemple ...


  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 21 octobre 2025 12:57

    Votre diptyque ressemble un peu au film c’était mieux demain, quoique plus pessimiste.

    Lais nous vivons tous avec notre époque et la technologie associée.

    Lorsqu’il n’y avait ni l’électricité, ni l’eau potable, mais la fontaine et la lampe à huile, la société fonctionnait naturellement sans. Bien sûr, les hautes couches sociales avaient des esclaves qui leur évitait les contraintes.

    Aujourd’hui, le smartphone et internet sont aussi nécessaires que le fut l’eau courante et l’électricité, et il y a toujours des domestiques de la haute société qui leur évitent de tapoter sur leur ordi.

    La question est alors plutôt la structure de la société qui prônait plutôt la solidarité, mais accompagnée de règles très strictes en ce qui concerne les mœurs, et aujourd’hui, prône la compétition à tout prix avec un total relâchement apparent des mœurs avec une coercition réelle sans cesse croissante.


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 13:13

      Bonjour, Jean-Paul Foscarvel

      « Votre diptyque ressemble un peu au film c’était mieux demain »
      Je n’ai pas vu cette comédie, mais je vais m’y intéresser, d’autant plus que je viens d’aller en voir le sujet  l’émancipation de l’épouse relativement à son mari  sur Allociné. smiley

      Globalement d’accord avec vos réflexions. Notamment avec votre conclusion très pertinente sur la « structure de la société ».


  • Enki Enki 21 octobre 2025 13:41

    Vous me faites revenir le souvenir fugace du charbon de bois en forme de grosses coques jeté dans la cave par le soupirail par le livreur. C’était durant les premières années de ma vie et j’ai de bons souvenir de mon enfance continuée en HLM où je pouvais aller dehors après l’école retrouver les potes pour jouer.

    Christophe Guilluy dans « La France Périphérique » a décrit que la population ouvrière des banlieues telle que vous décrivez en 1955 s’est déplacée en périphérie des villes, en lotissements pavillonnaires, à proximité des zones commerciales créées entretemps. C’est la population qui vote FN/RN après avoir voté communiste sans guère passer par la case PS. Toujours dans son livre, la banlieue est devenue la zone géographique de la population immigrée, essentiellement d’Afrique, encore étrangère ou nationalisée.


    • Enki Enki 21 octobre 2025 13:47

      @Enki

      Il y avait le vide ordure, aussi, au mur de la cuisine. C’était une trappe basculante où on pouvait tout jeter dans le toyau collecteur commun à tous les étages et ça partait directement dans la poubelle commune.
      C’était « moderne ».
      Sauf que c’était un nid à cafards qui accédaient aux réserves de la cuisine et l’invention n’a pas duré dans les constructions ultérieures des bâtiments.


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 15:34

      Bonjour, Enki

      Les observations de Guilluy sont très pertinentes.
      Le vide-ordure a perduré jusque dans les constructions neuves de la fin des années 70. Une aberration sanitaire, en effet !


    • chantecler chantecler 22 octobre 2025 07:57

      @Enki
      Oh que si, ça a duré !

      Plus de 50 ans je peux l’affirmer et à l’occasion le prouver ...
      Du local poubelles au second sous sol avec arrivée des vides ordures et au dessus 7 à 8 étages communicants entre eux , dans tous les appartement , via « les gaines et espace techniques » : eau , gaz, électricité , chauffage central, sonneries....

      Ces gaines devenues avec le temps et à cause de certaines « interventions techniques » intempestives dites de rénovation ! des « autoroutes » à cafards .

      Les services de désinfections périodiques étant stoppés à la porte fermée de certains appartements dont les locataires étaient absents ( +-) travail , devenus inopérants !

      L’abandon récent de ces vide ordures a été une mesure de salubrité publique pour les occupants ,que certains utilisaient sans aucun soin !

      Ainsi les déjections chiens chat versés directement !


  • Aristide Aristide 21 octobre 2025 14:49

    1955  : Pas de doute pour eux : « l’ascenseur social » est en marche dans une société en progrès après les difficiles années d’après-guerre.

    2025  : Confiants pour les études, les Perret le sont nettement moins pour la suite de la vie des garçons, tant « l’ascenseur social », naguère performant, leur semble en panne.

    Conclusion : « Puissent nos descendants bénéficier du retour d’une situation moins anxiogène qui leur permette à nouveau d’espérer un avenir meilleur pour leurs propres enfants ! »

    Mon père qui n’est plus de ce monde me disait : « Il ne suffit pas d’appuyer sur le bouton de l’ascenseur, il faut monter dedans et décider à quel étage on veut aller ». Mes enfants, au nombre de quatre, l’ont écouté et bien comprise cette « maxime ». Ils savent que l’on ne récolte que ce que l’on sème. Leurs enfants de même ont bien assimilé cette petite leçon de vie.

    Notre société est championne en termes de redistribution, l’enseignement est gratuit jusqu’aux plus hautes études, notre modèle social bien qu’imparfait est exemplaire,, ... Notre modèle n’est pas égalitariste, mais il permet à chacun de sortir de sa condition. 

    Après, personne ne peut nier qu’une minorité vit dans des conditions trop précaires pour savoir ce qu’est l’ascenseur social, là doit être fait notre effort.


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 15:57

      @ Aristide

      « Mon père (...) me disait : « Il ne suffit pas d’appuyer sur le bouton de l’ascenseur, il faut monter dedans et décider à quel étage on veut aller ».

      C’est loin d’être possible dans toutes les familles et pour tous les individus, eu égard au milieu d’origine, aux capacités à s’intégrer, aux aptitudes de chacun. 
       »Notre modèle n’est pas égalitariste, mais il permet à chacun de sortir de sa condition« . A relativiser : cf. lien.

       »personne ne peut nier qu’une minorité vit dans des conditions trop précaires pour savoir ce qu’est l’ascenseur social, là doit être fait notre effort"
      100 % d’accord sur ce point.


    • Octave Lebel Octave Lebel 21 octobre 2025 15:58

      @Aristide
      J’ai deux enfants qui de par leurs qualités et mérites et parce que j’étais bien socialement situé pour les accompagner et guider, ayant sûrement quelques mérites aussi comme la curiosité, ont bien réussi socialement comme on dit en se sentant utiles.Et j’en suis arrivé à des conclusions bien éloignées des vôtres qu’ils partagent avec moi autant que faire se peut entre deux générations ayant vécu des choses diférentes.Sans condescendance ni mépris pour des parcours différents.


    • Aristide Aristide 21 octobre 2025 23:48

      @Octave Lebel

      Où avez-vous perçu le moindre mépris. J’affirme simplement que l’ascenseur social n’est pas en panne, au contraire, il existe plus que jamais des possibilités de démontrer son talent, son aptitude au travail…, et de réussir... 

      des conclusions bien éloignées des vôtres

      C’est sûr qu’en inventant un dédain ou pire un mépris pour des parcours différents, vous arriverez à transformer tout le sens de mon message. Je répète donc que nos sociétés donnent autant, si ce n’est plus de chances de réussir que dans le passé que le temps transforme en paradis.

      Présenter le passé de 1955 comme exemplaire en terme d’ascenseur social est une fumisterie pour qui connait la difficulté à l’époque pour accéder à des études supérieures. Il suffit de voir qui avait accès à ces études pour ne plus croire qu’à cette époque, la réussite sociale était facile. Au contraire...

      Sans condescendance ni mépris pour des parcours différents

      J’ai déjà donné cet exemple, je crois. Lors d’une livraison d’un colis à mon domicile, j’ai pu discuter quelque temps avec un très jeune livreur, à peine plus de 22 ans. On a tapé le bout de gras autour d’un coca, il faisait plus de 37° et son véhicule cabossé n’avait pas de clim. Il m’a expliqué son arrivée tardive en France de Tunisie. Il n’avait pas pu faire d’études et m’a avoué que ce n’était pas non plus son gout. Il avait trouvé ce travail de livreur qui est un véritable esclavage, pas d’heures, des conditions difficiles…, enfin un travail de dingue.
      Il faisait ce job en tant que salarié au SMIC quand il a saisi une opportunité. Il a perçu la possibilité de devenir indépendant. Il a donc acheté un vieux véhicule et s’est retroussé encore plus les manches, il m’a indiqué qu’il bossait même les WE. Bien sûr, pas de vacances. 
      Depuis l’année dernière, il avait acheté un nouveau véhicule et il avait même embauché un livreur pour le seconder. Il était sur le point de prendre un autre employé.

      J’ai aussi donné l’exemple d’un ami de mon fils ainé. Tourneur, payé à la fronde, il a entamé une spécialisation aéronautique. Depuis il a une dizaine d’employés et une affaire florissante. Mon beau-frère, lui, était carreleur, il a monté sa boite il y a une vingtaine d’années, résultat, des dizaines d’employés et une belle réussite sociale.


    • Aristide Aristide 21 octobre 2025 23:56

      @Fergus

       »Notre modèle n’est pas égalitariste, mais il permet à chacun de sortir de sa condition« . A relativiser : cf. lien.

      Si les chiffres de 2025 montrent une réalité pas aussi égalitaire que l’on souhaiterait pour l’accès à des études supérieures, peut-être que les mêmes études sur les années 1955 démontreraient que la situation était encore pire et de très loin.

      C’est le sens de mon intervention qui relativise votre hypothèse laissant croire que l’ascenseur social est tombé en panne. Si je voulais filer la métaphore, je dirais simplement qu’en 1955, il fallait pour la grande majorité monter par les escaliers. 


    • Fergus Fergus 22 octobre 2025 09:03

      Bonjour, Aristide

      « votre hypothèse laissant croire que l’ascenseur social est tombé en panne »
      Mauvaise interprétation !
      Ce n’est en effet pas mon opinion : je pense que l’ascenseur est grippé relativement aux dernières décennies, mais fort heureusement pas « en panne ».
      Il s’agit là du ressenti d’une majorité de personnes dans les classes populaires.


    • Eric F Eric F 22 octobre 2025 09:28

      @Fergus
      Dans votre article, vous avez écrit « en panne » non pas « grippé ». Mais sur le fond c’est bien une réalité que la tendance générale à une élévation de la condition sociale d’une génération sur l’autre n’opère plus, même si cela peut exister au niveau individuel. Le nombre de bac+2 et bac+5 augmente, mais sans débouchés correspondants (faut dire aussi qu’un mastère en art phénicien n’est pas facile à valoriser). 
      Le problème n’est pas seulement dans les classes populaires qui ne montent pas, mais aussi dans les classes intermédiaires qui redescendent.


    • Fergus Fergus 22 octobre 2025 09:49

      Bonjour, Eric F

      « vous avez écrit « en panne » non pas « grippé » »
      En effet, « en panne » est le ressenti de la famille Perret dans son habitat populaire de Vitry-sur-Seine, pas le mien qui est plutôt « grippé » comme écrit ci-dessus.

      « Le nombre de bac+2 et bac+5 augmente, mais sans débouchés correspondants »
      C’est bien le problème qu’Aristide ne parvient pas à admettre.


    • Aristide Aristide 22 octobre 2025 11:09

      @Fergus

      C’est quand même fabuleux, votre logique.

      En 1955, il était pratiquement impossible d’atteindre les études supérieures pour la quasi-totalité de la population. À l’époque, on parlait même d’une reproduction sociale indépassable. Je parle des études supérieures, mais c’était la même chose pour le baccalauréat.

      Actuellement, il existe effectivement des diplômes supérieurs qui ne trouvent aucun débouché sur le marché du travail. C’est un fait incontestable. Que faire d’une maitrise d’histoire de l’art ou d’un doctorat en archéologie. Eh bien, il y a des solutions, se former dans des métiers qui peuvent déboucher sur un emploi. Et cela gratuitement, et même en étant payé en formation en alternance par exemple. Ah bien sûr, il s’agit d’abandonner des rêves de carrière dans des secteurs bouchés. Et mettre les bouchées doubles pour rattraper son défaut d’orientation.

      En 1955, la quasi-totalité des jeunes n’accédait pas à des diplômes qui leur permettraient de monter dans ce fameux « ascenseur social ». Actuellement, pour qui a la volonté de trouver un travail, il existe de multiples solutions, la plupart gratuites. sans compter, les efforts constant des entreprises pour qualifier au mieux leurs salariés.

       « Le nombre de bac+2 et bac+5 augmente, mais sans débouchés correspondants »
      C’est bien le problème qu’Aristide ne parvient pas à admettre.

      Et que Fergus veut faire passer pour une réalité.

      Il parait que l’INSEE dit la même chose qu’Aristide, c’est là : Inégalités face au chômage, un petit extrait :

      Toutes les catégories sociales ne présentent pas le même risque de chômage. En 2021, le taux de chômage est de 7,0 % pour les actifs ayant déjà travaillé (figure 1). Il est plus faible pour les agriculteurs exploitants (0,6 %), pour les artisans, commerçants et chefs d’entreprise (3,6 %), les cadres (3,7 %) et les professions intermédiaires (4,9 %). En revanche, il est plus élevé pour les employés (9,4 %) et les ouvriers (11,4 %), en particulier lorsqu’ils sont peu qualifiés (11,7 % pour les employés peu qualifiés et 16,7 % pour les ouvriers peu qualifiés). Des différences existent aussi selon le niveau de diplôme : en 2021, le taux de chômage atteint 14,4 % pour les actifs ayant au plus le brevet des collèges, contre 5,3 % pour les diplômés du supérieur.

      Un taux de chômage pratiquement divisé par trois, 5,3 % contre 14,3 % entre peu diplômés et diplômés de l’enseignement supérieur. Pour les ouvriers et employés presque du simple au double !!!

      D’autres chiffres :
        la part de bacheliers dans une génération : en 1955, 5 % au mieux, aujourd’hui plus de 80 %.
        la part de diplômés de l’enseignement supérieur : e 1955, 3 %, aujourd’hui plus de 60 %.
        la durée du chômage pour un diplômé versus non diplôme : 12 mois pour un diplômé contre plus de 19 mois pour les autres.
      C’est factuel.

      Les faits sont têtus et votre obstination maladive à éviter de voir le réel est assez symptomatique de votre tendance insoumise à s’abstenir de prendre en compte les éléments objectifs que l’on vous met sous le nez. 


    • Fergus Fergus 22 octobre 2025 13:04

      @ Aristide

      Vous ne comprenez décidément rien !

      Bien sûr qu’il était « pratiquement impossible d’atteindre les études supérieures pour la quasi-totalité de la population » en 1955.

      Mais la représentation de « l’ascenseur social » à cette époque ne consistait pas  dans une société majoritairement composée d’ouvriers et de petits paysans ou ouvriers agricoles  à espérer pour ses enfants un accès au 3e cycle, mais de manière plus pragmatique  les rêves étaient plus modestes  à décrocher un emploi garanti d’exécution dans l’Administration ou dans un service public où, de surcroît, existaient des concours internes pour permettre aux meilleurs ou aux plus motivés d’accéder à un poste de maîtrise.


  • Delphus Delphus 21 octobre 2025 15:16

    Il fût une époque où les enfants avaient la quasi certitude de mieux vivre que leurs parents. Il y a un moment que ce n’est plus le cas...


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 16:10

      Bonjour, Delphus

      C’est en effet de plus en plus souvent le cas.

      Mais il faut reconnaître que les parents, et a fortiori les grands-parents, partaient de plus bas en termes de diplôme (lorsqu’ils en possédaient un).

      A noter que les diplômes supérieurs (hors grandes écoles) n’offrent plus la garantie de décrocher un emploi en rapport avec les connaissances et les capacités qu’ils sont censés valider.


    • Eric F Eric F 21 octobre 2025 19:05

      @Delphus
      C’est en effet la principale différence entre les deux époques de l’article : en 1955 les familles partaient de bas mais voyaient le progrès social en marche, en 2025 il y a le sentiment de déclassement en marche.


    • Aristide Aristide 22 octobre 2025 00:01

      @Fergus

      A noter que les diplômes supérieurs (hors grandes écoles) n’offrent plus la garantie de décrocher un emploi en rapport avec les connaissances et les capacités qu’ils sont censés valider.

      Vraiment, quelle ineptie !!! 

      Les diplômes supérieurs, en adéquation avec le marché de l’emploi, sont le sésame indispensable. Laisser croire que cela ne sert à rien est une bêtise ...


    • Fergus Fergus 22 octobre 2025 09:19

      @ Aristide

      Désolé, mais c’est vous qui racontez des sornettes !
      Je n’ai évidemment jamais dit qu’être diplômé « ne sert à rien », mais traduit le fait que  à France Travail ou dans les grandes entreprises —, il est avéré que nombre de diplômés supérieurs sont contraints par la nécessité d’accepter des jobs déclassés relativement à leur diplôme.
      Un phénomène en voie d’aggravation.


    • Aristide Aristide 22 octobre 2025 11:30

      @Fergus

      Impayable, qui conteste qu’un diplôme d’une formation sans aucun débouché soit une impasse. Pas moi, j’affirme que l’ascenseur social fonctionne pourvu que l’on choisisse le bon étage et que l’on fasse tout pour y parvenir.

      Il existe de multiples solutions dans le public, à l’AFPA, et dans le privé. Toutes ces formations, orientées vers l’employabilité des personnes, offre des débouchés, des emplois ...

      Encore quelques chiffres. Le taux de sous-emploi pour les diplômés de la santé, de la médecine, du droit, de l’informatique, des mathématiques, des écoles d’ingénieur et de commerce… est de l’ordre de 10 %. Une durée de cette situation très courte, limitée à l’attente d’un travail correspondant à ses vœux. 

      Par contre, pour ceux qui ont choisi des voies sans issues autres que l’enseignement comme les sciences humaines et sociales, les arts, le spectacle, les langues…, le taux de sous-emploi explose et les personnes restent dans cette situation tant qu’elles ne choisissent pas de monter dans l’ascenseur et de choisir le bon étage.


    • Fergus Fergus 22 octobre 2025 13:03

      @ Aristide

      Formidable !

      Vous devriez quand même aller débattre de cette question à France Travail !

      Cela dit, bien sûr que toutes les filières d’enseignement supérieur ne débouchent pas sur des impasses pour la majorité de ceux qui en sont issus, mais, globalement, votre vision élitiste est celle du type qui affirme grosso modo de manière péremptoire que « celui qui le veut vraiment obtient le job qu’il convoite ».

      C’est faux dans de très nombreux cas. Ce genre d’affirmation est presqu’aussi fallacieux que le fameux « rêve américain » que l’on a longtemps brandi aux USA pour faire croire à tous que chacun pouvait accéder aux plus hautes sphères de la hiérarchie sociale !!!


    • Eric F Eric F 22 octobre 2025 17:10

      @Aristide
      Ne pas confondre les possibilités individuelles d’ascension sociale, avec la situation structurelle de la société où la proportion de « bons boulots » n’augmente plus (voire régresse). On arrive en quelque sorte en butée.


  • LeMerou 21 octobre 2025 19:13

    @Fergus

    Les enfants de la famille Meynadier sont désormais des retraités qui ruinent la France c’est pas ça ?


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 19:54

      Bonsoir, LeMerou

      Ou, comme des centaines de milliers de retraités, qui viennent en aide à leurs enfants et petits-enfants par différents moyens, y compris sous la forme d’aides financières.


    • Eric F Eric F 21 octobre 2025 19:55

      @LeMerou
      Les enfants de la famille Meynadier ont, par leur travail, été les acteurs d’une des période de prospérité les plus fortes que le pays ait connu, ont contribué par leurs cotisations à l’éducation des générations suivantes et la retraite des générations précédentes, ainsi qu’à une redistribution sociale ayant fortement réduit les inégalités. Ils ont enrichi le patrimoine national d’infrastructures, de constructions, d’investissements laissés aux générations futures.
      Ils ont désormais le droit d’avoir, à leur grand âge, un retour de la part de la société. non ?


    • Eric F Eric F 21 octobre 2025 19:58

      @Fergus
      comme indiqué dans mon message ci-dessus, le leg d’une personne à la génération suivante est plus vaste que ce qu’il transmet directement à sa propre famille.


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 20:33

      @ Eric F

      En effet.


    • LeMerou 22 octobre 2025 14:47

      @Eric F

      « Ils ont désormais le droit d’avoir, à leur grand âge, un retour de la part de la société. non ? »
      Absolument 

      C’était une touche d’humour puisque qu’en ce moment il paraît que les retraités, enfin certain retraités coûtent à la Nation, empêchant de ce fait la jeune génération de vivre, croulant sous les prélèvements sociaux...


    • Eric F Eric F 22 octobre 2025 17:16

      @LeMerou
      OK, désolé, je n’avais pas capté que c’était au second degré, car les média et les courants politiques néolibéraux véhiculent désormais largement ce grief, et cela a une certaine audience dans les générations actives.
      C’est gros comme une maison, les affairistes veulent scier la branche du système par répartition pour promouvoir la capitalisation où ils peuvent dégager des profits.


  • Eric F Eric F 21 octobre 2025 19:22

    Bravo pour le parallèle exposé dans l’article, montrant l’évolution du standard de vie, et aussi l’espérance dans le progrès dans le premier cas puis du désenchantement désormais.

    Ajoutons quelques aspects :
    -La société française était encore très ruralisée en 1955, bien peu maintenant.
    -Les condition de travail salarié étaient plus dures, majoritairement ouvrier alors, employé désormais ; le temps de travail était plus long alors, aujourd’hui ce sont les temps de transport (hors télétravail). Pourtant ces toutes dernières années il y a un mal être au travail plus accentué en France que chez nos voisins
    -Les aspects d’insécurité se sont accrus, la cohésion de la population s’est dégradée.
    -La cohésion familiale s’est également délitée pour une proportion significative 
    -Plus généralement, la société de 1955 était assez conformiste, l’actuelle a érigé l’anticonformisme en référence. 


    • Fergus Fergus 21 octobre 2025 20:23

      Bonsoir, Eric F

      Merci pour votre commentaire.
      Les précisions que vous apportez sont parfaitement exactes, ce dont tous nos compatriotes âgés peuvent témoigner.
      Concernant la société actuelle, j’ajouterais le désarroi face à des évolutions mal comprises, à l’origine de comportements erratiques qui se traduisent jusque dans les urnes.


    • Aristide Aristide 22 octobre 2025 00:07

      @Fergus

      Incroyable !!!

      Comment pouvez-vous continuer à propager cette fable sur ce pessimisme de toute la génération actuelle. 

      comportements erratiques qui se traduisent jusque dans les urnes.

      Par un vote très majoritaire pour la gauche en général, erratique ce choix ?


    • Fergus Fergus 22 octobre 2025 09:31

      @ Aristide

      « Incroyable », en effet ! Je n’ai jamais évoqué de « pessimisme de toute la génération actuelle ». Vous devriez jetez vos lunettes déformantes !!!

      Mais le fait est qu’une partie de la population _ notamment dans les classes populaires et intermédiaires est inquiète de l’avenir de ses enfants et petits-enfants. Nier cela relèverait d’une grave cécité !


    • Eric F Eric F 22 octobre 2025 09:44

      @Fergus
      Je ne pense pas que le problème majeur soit que les évolutions soient mal comprises, mais que la situation se dégrade, tant pour le tissu économique que pour la cohésion sociale. C’est cela que révèlent les mouvements et votes protestataires. 


    • Aristide Aristide 22 octobre 2025 11:49

      @Fergus

      Mais le fait est qu’une partie de la population _ notamment dans les classes populaires et intermédiaires  est inquiète de l’avenir de ses enfants et petits-enfants. 

      Je rêve !!! Je n’ai jamais dit qu’il n’y avait pas d’inquiétude des parents, bien naturelle d’ailleurs. Et ce n’est pas nouveau, quel est le parent qui ne s’inquiète pas pour ses enfants ? Je ne conteste nullement ce sentiment bien naturel !!!

      J’affirme simplement que même dans les classes populaires et intermédiaires, l’ascenseur social fonctionne, pourvu que les parents remplissent leur rôle en conseillant leurs enfants, qu’ils les orientent au mieux de leurs projets,... Et pour ceux qui n’ont pas les moyens, des bourses et des logements, toujours insuffisants, mais présents... 

      Notre pays est un des mieux classés en termes de qualité des formations professionnelles, au point que malgré les lourdeurs administratives et fiscales, nombre de sociétés étrangères continuent à investir chez nous. C’est une démonstration évidente de notre aptitude à former de vrais professionnels compétents et employables... 

      Continuez à regarder à côté… Quel intérêt à se boucher autant les yeux ? Peut-être que reconnaitre que notre pays n’est pas dans une situation aussi dramatique que certains souhaitent faire proclamer pour de basses raisons politicardes y est pour quelque chose. Et ce n’est pas seulement à l’extrême droite que l’on trouve cette propension à dénigrer son propre pays.


    • Fergus Fergus 22 octobre 2025 11:50

      @ Eric F

      « la situation se dégrade, tant pour le tissu économique que pour la cohésion sociale. C’est cela que révèlent les mouvements et votes protestataires. »
      Exact.


    • Fergus Fergus 22 octobre 2025 13:14

      @ Aristide

      « J’affirme simplement que même dans les classes populaires et intermédiaires, l’ascenseur social fonctionne »

      Bien sûr qu’il fonctionne pour certains, mais pas pour tous, loin s’en faut !
      Et l’on assiste à un phénomène de régression inédit :

      Les boomers  dont je fais partie comme vous  ont quasiment tous eu accès à des emplois moins durs et mieux rémunérés que leurs parents.

      Le phénomène s’est poursuivi pour la génération suivante, mais de manière un peu moins spectaculaire.

      Le problème est que, désormais, une partie significative des jeunes adultes, non seulement ne progressent plus, mais connaissent un déclassement relativement à leurs parents, ce qui était rarissime auparavant !!!


    • mmbbb 22 octobre 2025 15:13

      @Aristide  On ne doit pas vivre dans le même pays ! 


    • Eric F Eric F 22 octobre 2025 17:19

      @mmbbb et @Aristide

      En fait, il y a bien un ascenseur, mais c’est désormais un petit monte-charge de faible capacité...


    • Aristide Aristide 25 octobre 2025 12:15

      @Fergus

      Bien sûr qu’il fonctionne pour certains, mais pas pour tous, loin s’en faut !

      Bien entendu, mais il fonctionne tout au tant si ce n’est bien plus qu’à l’époque où les études supérieures étaient réservées à une classe aisée. Et pas que les études supérieures, toutes les formations étaient discriminantes… Je vous ai donné les chiffres. Cette histoire des années 1955 idylliques en termes d’ascenseur social est une fable ... 

      Il y a une inégalité, c’est évident, les classes supérieures et moyennes sont moins concernées par les problèmes liés à l’accès à des formations de qualité pour obtenir une qualification qui permet d’obtenir un travail. Et il existe une surreprésentation de ces classes aisées dans les longues filières par rapport aux classes défavorisées. Mais à l’époque, ces classes défavorisées n’étaient pas du tout représentées. Actuellement, les étudiants issus de ces classes sont approximativement de 20 à 25 % dans les universités. À l’époque,0 %.

      Mais tout de même, concevez que dans la classe « ouvrière », les conditions d’accès aux formations sont bien plus large que celles qui existaient dans les années 1950-1960. 


  • SILVANO TROTTA OFFICIEL
    @silvano_trotta
    Du 10 au 21 novembre prochain, la conférence de l’ONU sur le climat, la COP30, se tiendra à Belém, au Brésil, en novembre 2025. Une fois de plus, environ 70.000 militants politiques, dont des chefs d’État et de gouvernement, des scientifiques et des organisations non gouvernementales, veulent discuter de mesures prioritaires pour lutter contre le changement climatique et le CO2 – tout en propageant le récit net zéro.

    Les participants, qui se seraient inscrits sur leur bannière de sauver le monde, sur une nouvelle route à quatre voies battue par la dense forêt amazonienne pour les amener plus rapidement à leurs hôtels de luxe.

    Comme le rapporte The Daily Skeptic, environ 100.000 arbres adultes ont été abattus et transportés pour construire l’Avenida Liberdade de huit miles de long, avec des conséquences imprévisibles pour la faune locale.

    Bien que même la BBC ait fait état de l’abattage des arbres, les médias grand public ne cacheraient pas les derniers résultats d’une étude intéressante. Celle-ci aurait montré « que des concentrations plus élevées de dioxyde de carbone dans l’atmosphère auraient entraîné une croissance considérable de la forêt amazonienne restante ».

    Une influence de grande envergure financée par la « bulle verte » aurait fait en sorte que les informations sur le « verdissement » mondiale soient dissimulées dans les journaux, critique The Daily Skeptic. L’étonnante croissance de la végétation mondiale, produite par le CO2, a été observée sur toute la planète au cours des 40 dernières années. Des augmentations d’environ 15 % sont courantes, certains déserts commencent à se rétrécir et la faim dans le monde est atténuée par des rendements de récolte plus élevés.

    Le CO2 qui compose 0,04% de l’atmosphère terrestre est la NOURRITURE du monde végétale.
    A 0,02% il n’y a plus de vie sur Terre. Mais cela les escrocs du climat vous le cachent !


  • John John 22 octobre 2025 08:43

    Salut Fergus ! 

    « ses parents venaient de remplacer la solide paire de bœufs aubrac par un tracteur Massey-Harris acheté d’occasion : un Pony 811 de 15 chevaux. « Vive le progrès ! » »

    Le Pony et le Société Française ne sont plus admirés comme ils le firent il y a soixante-dix ans ... On les aperçoit souvent maintenant sous des tas de ronces ... Ils ont perdu leur grande notoriété de l’époque, eux qui un jour ont changé le monde, mais surtout la vie de ceux qui ont eu l’honneur et la chance de les avoir entre leurs mains ... Contraste ...


    • Fergus Fergus 22 octobre 2025 09:45

      Bonjour, John

      Eh oui, le Pony n’a plus la même cote, même si quelques amoureux nostalgiques en bichonnent encore quelques-uns ici et là.

      A noter que ce tracteur était dangereux dans les terrains bosselés du fait de la hauteur de leur centre de gravité. J’ai connu des accidents en Auvergne.

      J’ai parlé du Pony également dans cet article de 2013 : 1957 : jour de batteuse, une évocation d’un évènement qui me fascinait lorsque j’étais gamin.

      Merci à toi pour le lien sur le texte et les photos de Gabriel. Cela m’a remis en tête de nombreux souvenirs.


  • Les flatulences des huîtres inquiètent les climatologues ????

    https://x.com/NiusMarco/status/1980788755649663445


    • Jason Jason 22 octobre 2025 16:14

      @SPQR-audacieux complotiste-Monde de menteurs

      « Les flatulences des huîtres inquiètent les climatologues ???? » Mais aussi, les pompiers, la protection civile, les assureurs, et ceux qui perdent leur logement.


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