vendredi 5 janvier 2007 - par Stéphane Lhomme

Fermeture de sept réacteurs au 1er janvier 2007 : le déclin inexorable du nucléaire est amorcé

Le 1er janvier 2007, sept réacteurs nucléaires ont cessé définitivement de fonctionner : deux à Dungeness et deux à Sizewell (Angleterre), deux à Kozlodoui (Bulgarie), et un à Bohunice (Slovaquie).

Il ne s’agit là que des prémices d’un déclin inexorable de l’industrie nucléaire mondiale, parfois présentée à tort comme faisant son « grand retour », alors qu’elle est en réalité menacée de disparition.

Ainsi, le 10 novembre 2006, Claude Mandil, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a déclaré : La tâche principale de l’industrie nucléaire dans les années à venir sera de remplacer les centrales existantes qui auront atteint leur fin de vie. Cela signifie qu’on aura besoin de nombreuses centrales sans pour autant augmenter la part du nucléaire dans la production d’électricité. Or, la seule chose qui soit certaine est la fermeture, d’ici 2025, d’environ 250 réacteurs nucléaires sur les 435 en fonctionnement actuellement sur la planète. Et la fermeture des autres arrivera dans les deux décennies suivantes. Par contre, la plupart des nouveaux réacteurs annoncés restent pour le moment très virtuels.

Illustration à travers quelques exemples

- Grande-Bretagne
22 des 23 réacteurs actuels seront fermés en 2023. Certes, M. Blair annonce des projets de nouvelles centrales, mais il est un des seuls à soutenir cette idée, face à une opinion publique qui y est très défavorable. Qui plus est, M. Blair a annoncé que les éventuelles nouvelles centrales devraient être construites par des entreprises privées... sans subvention de l’Etat. Or, le nucléaire ne s’est développé que lorsque des Etats lui ont consacré d’immenses sommes d’argent public (sans jamais demander leur avis aux citoyens, mais c’est encore un autre débat). Il est vraisemblable que, vers 2020, le nucléaire représentera moins de 1% de l’énergie consommée en Grande-Bretagne.

- Russie
Vladimir Poutine annonce de nombreux nouveaux réacteurs nucléaires, mais il est bien moins loquace concernant la fermeture prochaine des 31 réacteurs actuels : Tous nos réacteurs (opérationnels) s’éteindront dans dix ans. Pour éviter le "gel" du secteur nucléaire civil, il nous aurait fallu construire 1,5 réacteur par an depuis longtemps, a expliqué un membre d’une délégation du Kremlin en visite aux USA (cf. dépêche de l’agence RIA Novosti du 7 décembre 2006).

- Europe centrale
Les quelque vingt réacteurs nucléaires de ces pays, pour la plupart anciens et de technologie soviétique, sont promis à une fermeture prochaine. Les pays baltes et la Pologne se sont associés pour essayer de construire un réacteur nucléaire. Loin d’être un élément du supposé "grand retour" du nucléaire, ce projet vise seulement à essayer de compenser la fermeture avant 2009 du second réacteur d’Ignalina (Lituanie), le premier étant... déjà fermé.

- USA
Aucune commande de réacteur n’a eu lieu depuis l’accident nucléaire de Three Mile Island (1979). Depuis, la durée de vie des 103 réacteurs en activité est régulièrement prolongée (jusqu’à soixante ans pour certains), augmentant considérablement le risque d’accident. Le président Bush a certes signé en juin 2005 des dispositions pour attribuer de fortes sommes publiques aux compagnies privées qui construiraient des réacteurs nucléaires, mais aucun projet ne semble se concrétiser, et le processus pourrait être remis en cause du fait de l’alternance au pouvoir avec les démocrates. Et, même si certains projets se réalisaient , ils seraient très loin de compenser la véritable bérézina qui frappera l’industrie nucléaire des USA lorsque les vieux réacteurs fermeront enfin. (Il faut espérer que ce ne soit pas après une catastrophe nucléaire.)

- Asie
C’est dans cette région du monde que les projets semblent (hélas) les plus sérieux. Ainsi, la Chine est parfois annoncée comme "le nouvel eldorado" du nucléaire parce qu’elle entend construire trente, et peut-être quarante nouveaux réacteurs. Rien ne permet de penser qu’ils seront tous construits (tant les investissements financiers nécessaires sont immenses) mais, même si c’est le cas, la Chine produira alors "royalement" 4% de son électricité avec le nucléaire, soit 0,7% de sa consommation d’énergie. De même, les projets annoncés en Inde, une vingtaine de réacteurs, permettraient à peine à ce pays de couvrir environ 5% de son électricité (1% de sa consommation d’énergie).
Le parc nucléaire japonais, le troisième au monde après les USA et la France, connaît de graves problèmes de sûreté, dix-sept réacteurs ayant même été fermés d’un coup (pour plusieurs mois) en 2003 du fait de la falsification par les exploitants de rapports de sûreté alarmants. L’opinion publique a été très marquée par ce scandale, et aussi par l’accident de Tokaï-Mura en 1999, qui a causé la mort de trois travailleurs et irradié des centaines d’habitants.

- Amérique du Sud
Le Brésil, où ne fonctionnent que deux réacteurs, en annonce cinq nouveaux, mais il est d’abord confronté au problème d’Angra3, réacteur resté en pièces détachées depuis... vingt ans. Idem pour l’Argentine (où fonctionnent aussi deux réacteurs) qui a annoncé en août 2006 un plan nucléaire dont le premier objectif est de terminer la construction du réacteur Atucha 2, commencée... en 1981.

- Dictatures
Ici ou là, des dictateurs pensent se donner du prestige en annonçant la construction d’un réacteur nucléaire. C’est le cas de Kadhafi (Libye), Loukachenko (Biélorussie, pays toujours contaminé par la catastrophe de Tchernobyl) ou de l’Egypte, où le fils de Moubarak a le soutien des USA pour la construction d’un réacteur. La Corée du Nord et l’Iran ont chacun un programme nucléaire pour lequel la production d’électricité reste virtuelle, l’objectif étant l’accès à l’arme atomique. En résumé, beaucoup d’annonces pour... fort peu d’électricité.

- Allemagne / Suède
On peut lire ici où là que le plan de sortie du nucléaire en Allemagne serait remis en cause. Ce n’est pour le moment pas le cas mais, de toute façon, le pire qui soit envisagé est de ne pas fermer les réacteurs de façon anticipée. En aucun cas la construction de nouveaux réacteurs n’est envisagée : le nucléaire est de toute façon promis à la disparition en Allemagne. La situation est identique en Suède où la fermeture des dix réacteurs actuels a été décidée en 1980. Ce plan traîne certes en longueur mais, là aussi, aucun nouveau réacteur n’est prévu et le nucléaire va de toute façon disparaître. Notons aussi qu’un accident, potentiellement très grave, a été frôlé le 25 juiller dernier à la centrale de Forsmark.

- Finlande / France
Ces deux pays portent les espoirs de l’industrie nucléaire en Europe : ils souhaitent construire chacun... un réacteur, l’EPR du français Areva. Une fois de plus, rien à voir avec un "grand retour" du nucléaire. D’autant que le chantier finlandais, le seul à être lancé, est un véritable calvaire : dix-huit mois de retard officiellement, au moins trois ans en réalité. Le constructeur Areva perdrait dans l’affaire près d’un milliard d’euros. Qui plus est, l’EPR a été refusé le 16 décembre dernier par les Chinois à l’occasion ce qui était présenté comme le "contrat du siècle", la construction de quatre réacteurs. De fait, on ne saurait trop conseiller à la France de renoncer à construire l’EPR prévu à Flamanville (Manche), et d’en reverser le financement vers les économies d’énergie et les énergies renouvelables.
Conclusion :
Le rapport "Facteur 4", remis au gouvernement français en octobre dernier, explique que l’énergie nucléaire représente 2 % de l’énergie finale dans le monde et pointe l’apport finalement marginal du nucléaire dans la lutte contre l’effet de serre. On ne saurait mieux illustrer le fait que le nucléaire, même s’il impose un danger maximal, occupe en réalité une place très faible dans l’énergie mondiale. Et, nous venons de le décrire, cette faible part est en déclin inexorable.
La fermeture de sept réacteurs, le 1er janvier 2007, est donc le début d’un mouvement irréversible vers la disparition de l’énergie nucléaire. Il convient néanmoins de hâter cette disparition avant que ne survienne un nouveau Tchernobyl, et aussi parce que chaque réacteur en fonctionnement produit des déchets radioactifs qui vont durer des millions d’années, et parce que la prolifération nucléaire vers l’arme atomique est un des pires dangers qui menacent la planète.


133 réactions


  • Voltaire Voltaire 5 janvier 2007 12:58

    Article qui démontre l’urgence de contruire de nouvelles centrales nucléaires, puisqu’en l’absence de projets rapides, la seule alternative sera une augmentation massive de consommation d’hydrocarbures et donc de rejets de CO2 par le biais de centrales thermiques pour couvrir les besoins croissants d’électricité.

    Vous devriez appeler votre réseau « Revenir au nucléaire ».

    Fort heureusement, il semble que la durée de vie des centrales existantes puisse être prolongée plus que prévue, mais cela illustre l’urgence de développer des centrales nucléaires plus sûres. Les besoins en électricité, notamment dans les pays émergents, ne pourront pas être couverts par le renouvelable, et les anciennes centrales , même révisées, n’ont pas la même sécurité que celles de troisième et surtout quatrième génération.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 13:10

      1) Comment le remplacement d’une énergie aussi marginale que le nucléaire (2% de l’énergie mondiale) pourrait-elle entrainer une augmentation « massive » de consommation d’hydrocarbures ???

      2) « l’urgence de contruire de nouvelles centrales nucléaires » : je suppose que vous suggérez d’utiliser toujours les mêmes méthodes :

      - raquetter l’argent public (sans demander leur avis aux citoyens)

      - mobiliser les compagnies de CRS pour taper sur les populations. Il est vrai que ce beau programme est plus facile à mettre en oeuvre en Chine ou dans quelque autre dictature ù les manifestants sont emprisonnés ou exécutés.

      Le lobby nucléaire ne nuits pas eulement à l’environnement mais aussi à la démocratie.


    • Julien (---.---.227.52) 5 janvier 2007 13:43

      J’ai lu votre article cher monsieur, en revanche vous avez mal lu ou compris mon commentaire.

      Votre argumentaire repose sur le fait que seuls 2% de l’energie mondiale est produite par le nucléaire. Et vous vous appuyez sur cet état de fait pour dire que le nucléaire est inutile. Autrement dit, puisque personne ne s’en sert c’est que ça ne fonctionne pas. C’est un syllogisme, pas une argumentation.

      Je regrette, de plus, que vous ne répondiez pas à la deuxième partie de mon commentaire puisque c’est celle qui me semble la plus constructive : sortir du nucléaire, oui, mais alors quelles sont les alternatives que vous proposez, concrètement ?


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 13:49

      je vous redis que le problème n’est pas de se passer de ces malheureux 2% de l’énergie mondiale couverts par le nucléaire.

      Le trio « pétrole-gaz-charbon » fait 80% de l’énergie mondiale. Le problème est exactement le même si c’est 78% ou 82%. La part du nucléaire est MARGINALE.

      Ce qu’il faut, c’est réduire massivement la consommation d’énergie. Je ne dis pas que ça va se faire, je crains bien que non d’ailleurs, mais en tout cas ce serait la SEULE façon de sauver la planète...


    • T.B. T.B. 5 janvier 2007 15:26

      Salut Volt (en pire et pas ampère), toi, tu devrais « Sortir de l’Hexagone » et de quelques schèmas mentaux poussifs. Ton ignorance est égale à ton irresponsabilité.

      (je reprends un texte, pour gagner du temps, d’un article un peu passé à la trappe)

      La comparaison des coûts du kWh électrique entre éolien et nucléaire, faite par Énergie & Sécurité (no11, 2000), est concluante en faveur de l‘éolien. Considérant tous les coûts (Investissement, cornbustible, retraitement, exploitation, entretien, évacuation des déchets et démantèlement) le kWh produit par l’éolien offshore coûte 20 % de moins que celui produit par un réacteur à eau ordinaire alimenté en MOX (nucléaire).

      Il est vrai que dans le cas de l’éolien, les coûts du combustible, du retraitement et d’évacuation des déchets ne sont pas applicables. Quant à la durée du démantèlement et de libération du site, elle va de quelques jours pour l’éolien à plus de 50 ans pour le nucléaire.

      « Allemagne, Californie, Chine, Espagne, Italie... et bien d’autres pays lancent la construction de grandes centrales solaires tandis qu’un peu partout se manifeste une tendance de plus en plus nette à équiper maisons et bâtiments en système de chauffage ou de production d’électricité solaire.

      On ne discerne, en France, aucune volonté gouvernementale puissamment affirmée de conduire le pays vers un plus grand recours à l’énergie solaire, ce qui revient à laisser ce secteur aux initiatives d’associations, d’individus ou d’entreprises. Alors que le solaire thermique peut couvrir la moitié des besoins d’un pays comme la France en eau chaude, tout en assurant un complément de chauffage, le solaire photovoltaïque pourrait assurer 40 % de la consommation électrique nationale

      La désinformation entretenue par le lobby nucléaire tend, surtout en France, à minimiser les potentialités de l’éolien. Pourtant, en 1952 déjà, avant même que l’ère de l’énergie commerciale débuta, la Commission Paley, nommée par le Président Truman, avait abouti à la conclusion que les énergies renouvelables étaient, de loin, plus prometteuses que l’énergie nucléaire.

      Tiré de diverses sources :http://www.agoravox.fr/article...

      Je rappelle également que le Conseil de Sécurité et sa géopolitique 100 % nucléaire continue de minimiser les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl (et les medias français ont occultés la catastrophe nucléaire à deux doigts de faire un second Tchernobyl en Suède ou Finlande, je sais plus, en juillet ... 2006 !!!) : la population de l’Ukraine, selon l’INED, connaît une perte démographique, encore aujourd’hui, la plus importante de tous les pays du monde : -8 %, au même niveau que les pays ravagés par la guerre ... !!!


    • T.B. T.B. 7 janvier 2007 22:57

      Volt , tu racontes n’importe quoi ...

      Une centrale thermique produit de l’électricité à partir d’une source de chaleur. Cette source peut être un combustible brûlé (gaz naturel, certaines huiles, charbon, déchets industriels, déchets ménagers, etc.), la fission de noyaux d’uranium 235 ou de plutonium 239, ou encore de la chaleur préexistante (noyau de la Terre pour la géothermie, Soleil etc.).

      Il existe différents types de centrale thermique :
      - centrale nucléaire,
      - centrale thermique à flamme (charbon, fioul ou gaz),
      - centrale thermique solaire,
      - centrale géothermique

      Quel est le besoin en consommation annuel en France ? En 2005, la consommation d’électricité a été de 482 TWh (soit 482 milliards de KWh) Le nucléaire est la solution actuelle en France. En 2005, les centrales nucléaires ont assuré 452 TWh, soit plus de 90% de la production.

      Une première solution : le solaire . Considérons qu’un mètre carré de panneau solaire produit environ en moyenne en France 1400KWh/m2/an. Pour simplifier le calcul, on considèrera la moyenne d’ensoleillement en France.

      Pour répondre au besoin énergétique français, il faut donc 344 km2 de panneau solaire. Cela représente 0,063 % de la surface de l’Hexagone ou plus de 3 fois la surface de paris. Cela paraît grand mais potentiellement, la surface habitée en France est bien supérieure ! Plus de 11 000 km2 habités... Or toute habitation possède un toit qui pourrait être utilisé comme capteur solaire. Même si on n’utilise que la moitié de cette surface avec un rendement de 50%, il est déjà possible d’assurer 25 % du besoin national en consommation électrique ... !!! D’autant que l’on peut espérer que la recherche face avancer l’efficacité, le coût et la simplicité d’installation.

      Pendant combien de temps un panneau photovoltaïque doit-il fonctionner afin de remplacer l’énergie utilisée pour sa fabrication ? La réponse à ces questions a été le sujet de plusieurs études (voir Références en bas de page), en bref :
      - Il faut de 2 à 4 ans pour un système PV utilisant des cellules poly cristallines. Les variations sont dues au climat local et à l’inclinaison des modules (en toiture ou en façade)
      - Il faut moins de 3 ans pour un système PV utilisant des modules photovoltaïques amorphes.

      Avec une durée de vie de 30 ans, on peut dire qu’un système photovoltaïque va produire de l’électricité sans aucune pollution pendant près de 90% de sa vie.

      La consommation d’énergie nécessaire pour la fabrication de systèmes photovoltaïques est comparable avec l’énergie consommée dans l’extraction, le transport et le raffinage des énergies fossiles, mais celles-ci vont ensuite produire des déchets et contribuer à la pollution.

      A noter que je n’ai parlé que du « solaire ». En plus de l’éolien il existe le réseau hydroélectrique (barrages) actuel ... Et surtout la transformation des déchets ménager en méthane aussitôt réutilisé pour les besoins de la consommation des ménages, plutôt que les criminels incinérateurs qui brûlent directement nos déchets avec du pétrole et sont responsables de cancers dus à la dioxine (on en parle pas encore mais il se pourrait que ce scandale, avec la complicité de certains »élus », soit aussi important que celui du sang contaminé).

      En attendant, le retard de l’EPR finlandais va coûter 70 millions au français : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-846888@51-832264,0.html


    • T.B. T.B. 7 janvier 2007 23:03

      Troisième partie. EOLIEN. Et il est affligeant que le commentaire de Stéphane Lhomme soit replié par une bande de crétins ignorants.

      Nucléaire ; Idée fausse : « Implanter des éoliennes n’arrêtera jamais la construction de centrales nucléaires. »

      En Europe, en une dizaine d’années, il a été implanté environ 30 000 mégawatts éolien. Cette puissance représente l’équivalent d’une douzaine de réacteurs nucléaires. Ces réacteurs nucléaires n’ont pas eu besoin d’être construits.

      Durant ces dix dernières années, seulement un ou deux réacteurs nucléaires ont été mis en service en Europe. Parmi toutes les sources de production électrique implantées en Europe ces dix dernières années qui ont permis de supplanter le fort ralentissement de la filière nucléaire, c’est la filière éolienne qui s’est le plus développée.

      Les industriels du nucléaire ne s’y trompent pas : ce sont des acteurs importants de l’éolien. Ainsi, le fabricant d’éoliennes Jeumont appartient au groupe nucléaire français Areva.

      Implanter des éoliennes est plus rapide et plus souple que d’implanter des centrales nucléaires. Il faut environ deux fois moins de temps (5 ans pour un parc éolien contre 10 ans pour une centrale nucléaire) entre les premières études et la mise en service.

      Le MW installé éolien coûte moitié moins que le MW nucléaire. Si on fait référence au programme allemand des 6 dernières années, l’équipement s’est fait au rythme de 9 à 10 MW par jour ouvrable. L’installation des éoliennes est devenue une opération routinière qui prend quelques jours et la mise en service suit sans délai la fin des travaux. Sur le plan financier l’immobilisation des capitaux a donc une durée très réduite. A l’opposé, la construction, par exemple, d’un EPR va durer 6 à 7 ans avec une phase d’essais de plusieurs mois, pour au bout du compte avoir une installation produisant à peine plus annuellement, pour le même investissement de 3 Md d’Euros, qu’un parc éolien de 3 GW, lequel aurait été construit en environ 1 an au rythme allemand et aurait donc déjà produit l’équivalent de 5 à 6 ans de la production électrique de l’EPR au moment de sa mise en service.

      Dans un contexte de libéralisation du marché de l’électricité, le montage financier (investissement en milliard d’€) et l’assurance du risque (l’Etat n’a plus à être partie prenante) complexifient l’implantation des centrales nucléaires.

      Les réserves d’uranium risquent d’être épuisées dans un siècle, les centrales nucléaires devront donc être remplacées par d’autres systèmes de production d’électricité.

      Les surfaces immobilisées par un système de production éolien sont du même ordre à énergie produite égale que leurs équivalentes nucléaires. Une centrale nucléaire d’EDF a un ratio de production de l’ordre de 100 GW à l’hectare (plus en bord de mer mais c’est alors à l’éolien off shore qu’il faut la comparer), mais il s’agit d’une superficie horizontale, alors que l’éolien n’immobilise guère plus de 10% au sol de la surface balayée par son rotor, voire moins encore en zone agricole, ce qui lui confère une densité énergétique d’occupation foncière équivalente.

      POUR PLUS D’INFORMATION :

      Nicolas MOREL, Nucléaire : Le coût réel de l’énergie atomique, Domaine Public, hebdomadaire romand d’analyse, de commentaire et d’information sur l’actualité suisse, n° 1 540, 6 décembre 2002


    • T.B. T.B. 7 janvier 2007 23:07

      Rectificatif : En attendant, le retard de l’EPR finlandais va coûter 700 millions au français : http://www.lemonde.fr/web/arti...

      J’avais oublié un zéro ...


    • T.B. T.B. 8 janvier 2007 00:59

      J’ai oublié lé référence de mon 2ème commentaire.

      http://www.nrel.gov/docs/fy04osti/35489.pdf


  • Julien (---.---.227.52) 5 janvier 2007 13:24

    « Le rapport »Facteur 4« , remis au gouvernement français en octobre dernier, (...) pointe »l’apport finalement marginal du nucléaire« dans la lutte contre l’effet de serre. »

    Si l’apport est marginal c’est parce que peu de pays exploitent la technologie nucléaire et non pas parce que cette technologie est peu efficace pour lutter contre les emissions de CO2 comme vous semblez le suggérer.

    La France est une bonne élève en matière d’émissions de CO2 et cela est en grande partie dû au fait que notre électricité est à 80% d’origine nucléaire.

    Alors « Sortir du nucléaire » c’est bien joli, mais on met quoi à la place ?

    Le thermique : énormes émissions de CO2 pour une technologie qui, deplus, s’appuie sur des combustibles fossiles (petrole, charbon) qui sont déjà en voie d’épuisement.

    L’hydraulique : vous parlez d’une solution écolo ! Barrer un cours d’eau signifie également submerger toute une vallée et en détruire l’écosystème. Sans compter que la plupart des cours d’eau au débit suffisant pour produire de l’electricité sont déjà barrés.

    Il nous reste alors l’energie éolienne (peu de rendement pour un préjudice esthétique élevé), le solaire (pas exploitable sur tout le sol français et notamment les régions peu ensoleillées)... alors concrètement que proposent les associations comme la vôtre ? Le retour à l’âge de pierre ?

    Le nucléaire n’est pas un choix, c’est une nécessité en attendant d’avoir mieux.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 13:32

      Vous n’avez pas lu l’article. Le nucléaire est marginal sur la planète, il n’a donc aucun effet sur le réchauffement climatique.

      Les mesures à prendre contre le réchauffement sont les mêmes, qu’il y ait du nucléaire ou pas (on n’est pas à ces misérables 2% près) : réduction drastique de la consommation d’énergie des pays riches, division par 4 des émissions de gaz à effet de serre.

      Le nucléaire ne change rien... àa part amener ses tares : risques, déchets, prolifération : l’Iran, la Corée du Nord, et les autres, ça ne vous dit rien ?


    • Julien (---.---.227.52) 5 janvier 2007 13:44

      J’ai lu votre article cher monsieur, en revanche vous avez mal lu ou compris mon commentaire.

      Votre argumentaire repose sur le fait que seuls 2% de l’energie mondiale est produite par le nucléaire. Et vous vous appuyez sur cet état de fait pour dire que le nucléaire est inutile. Autrement dit, puisque personne ne s’en sert c’est que ça ne fonctionne pas. C’est un syllogisme, pas une argumentation.

      Je regrette, de plus, que vous ne répondiez pas à la deuxième partie de mon commentaire puisque c’est celle qui me semble la plus constructive : sortir du nucléaire, oui, mais alors quelles sont les alternatives que vous proposez, concrètement ?


    • Stephane Klein (---.---.19.227) 5 janvier 2007 15:18

      Votre argumentaire a l’emporte-piece tient de la pure et simple intox :
      - l’hydraulique : on peut aujourd’hui realiser des centrale de moyenne puissance sans denaturer une vallee et la majorite du potentiel francais est constitue de petits sites.
      - eolien : l’« esthetisme » est tout relatif, celui d’une centrale nucleaire l’est encore plus. D’ailleurs les arguments ’esthetiques’ s’evaporent rapidement lorsque les populations concernees sont associees aux retombees financieres. Je trouve d’ailleurs cet argument d’esthetisme particulierement leger quand il s’agit de la problematique energetique, pour le moins capitale. Quant au rendement de l’eolien, il est de 25-30% en terrestre et 30-35% en off-shore. C’est moins que le nuke mais c’est loin d’etre negligeable.
      - thermique renouvelable (biogaz et biomasse) : vous n’en parlez pas.
      - geothermie : vous n’en parlez pas.
      - solaire : vous n’en parlez pas.
      - energies de la mer (houlomotricite, maremotricite, energie des courants, gradient de potentiel) : vous n’en parlez pas.

      Les energies renouvelables peuvent remplacer le nucleaire et les energies fossiles utilisees pour produire de l’electricite..... et la demonstration serait deja apportee si le nuke n’egloutissait pas 90% des credit de R&D dans le secteur de l’energie... sommes depensees aujourd’hui entre autres pour trouver un moyen de se debarasser de dechets que le EnR ne produisent pas, il faut le rappeler.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 15:24

      Nous ne nous sommes pas bien compris :

      - OUI, bien sûr, il faut développer au maximum toutes les énergies renouvelables
      - MAIS : il est illusoire de vouloir « sauver la planète » avec les rénouvelables si on continue dans la gabegie et la surconsommation d’énergie.


    • anto (---.---.178.10) 5 janvier 2007 15:59

      @ auteur : il y a effectivement un problème avec votre raisonnement. Si je le suis les energies alternatives sont encore plus marginales que le nucléaire donc elles sont inutiles pour lutter contre l’effet de serre. Mais passons c’est juste pour vous embeter.

      Par contre, Julien qui dites que la France était un bon élève en matière de rejet de CO2, j’ai bien peur qu’il faille renoncer à ce mythe. Un article du figaro :

      http://www.champagne-ardenne-tech.fr/-spip/article.php3?id_article=2233 daté du 26 11 2006

      une phrase parmi tant d’autres pour les paresseux :

      « La France frise le ridicule. Pour éviter un blâme public de Bruxelles en pleine période électorale, elle a retiré in extremis son deuxième plan national d’allocation des quotas de CO2 (Pnaq 2), qui devait être avalisé hier par la Commission européenne. »

      on a promis pas plus de 150 millions de tonnes de rejet de CO2 et bruxelles en veut 20 de moins. pas bien. Moi aussi j’ai été surpris mais ça me fait vraiment rire qu’on n’arrète pas de se faire tirer les oreilles par l’UE dans tous les domaines.

      vive la france


    • T.B. T.B. 6 janvier 2007 15:33

      Ou sont passés les 90 %, d’adhésion, sur les articles d’AV, au film « la vérité qui dérange » ou le grand engouement pour le Pacte de Nicolas Hul’Oréal ? C’est drôle, dès qu’il s’agit de s’attaquer aux choses sérieuses, comme le « choix » imposé du nucléaire, alors là plus personne ...

      Il est là le « grand public » que les medias et le lobby EDF promènent ... Il semble très pénible aux détracteurs de l’auteur de cet article, auteur réaliste et courageux qui subit un véritable lynchage par une bande de pleutres abrutis, d’aller chercher sur le web les véritables infos. Si les pro-nucléaires étaient un peu moins mentalement assistés ils découvriraient que chaque foyer peut se passer des « services » EDF et pour un moindre coût. Comme en site isolé, et surtout pas relié au réseau, le couplage principal éolien-solaire (je parle de petites éoliennes planes et pas des mastodontes de 80 m de haut) + d’innombrables énergies renouvelables sans émissions de CO2 et déchets radioactifs peuvent parfaitement assurer l’autonomie énergétique pour chaque foyer ... et pour un moindre coût que celui, artificiellement bas, imposé par cette saloperie et criminelle corporation EDF.

      J’y reviendrai (moi ou un autre) car il faut d’abord savoir ce qu’est une énergie, nos réels besoins, etc ... avec des chiffres précis, vérifiables et non trafiqués par l’ADEME ou EDF-GDF ou TOTAL ou BP ... C’est du boulot mais c’est passionnant. Beaucoup de choses nous ont été cachées mais la vérité commence à voir le jour grâce au web et beaucoup de sites apparaissent, qui n’appartiennent pas ou ne sont pas conçus par l’Etat français à travers ces épics : établissement public à caractère industriel et ... commercial (EDF, SNCF, ADEME, IFREMER et bien d’autres).

      Aux pro-nuc aussi névrotiques que nunuches, je ne souhaite pas une bonne année ... Ils vont se ramasser et oublierons, bien sûr, de nous remercier lorsqu’ils profiteront, grâce aux combats de ceux qu’ils molestent bêtement aujourd’hui, d’un air et d’une eau plus pure et pour un moindre coût. Leurs réactions de petits chiens enragés et conditionnés par les medias n’est qu’un combat d’arrière garde. Bientôt ils pourront, comdab , profiter du courage, de l’acuité et du travail des autres ...


  • pierrarnard (---.---.86.85) 5 janvier 2007 13:26

    article utilisant des statistiques fallacieuses pour affirmer des contre vérités. Ramener le pourcentage du nucléaire à 2% de l’energie finale dans le monde n’est possible qu’en comptabilisant les feux de bois des arborigènes, c’est à dire en ramenant la consomation totale d’energie à chaque habitant. Quoique vous fassiez le nucléaire représente 80% de l’énergie electrique des plus gros consommateurs, et ce n’est pas en divisant la consommation de la population des 20 pays les plus industrialisés par la population du reste du monde que vous y changerez quelque chose. Si j’argument à votre façon, je peux aussi bien démontrer que l’automobile est non polluante parce que 98% de la planète se déplace en vélo ou a pied....et que finalement cela pollue assez peu par habitant.... Soyons réalistes....


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 13:36

      Vous faites une grave erreur :

      il n’y a qu’en France que le nucléaire représente 80% de l’électricité (ce qui ne fait somme toute que 16% de l’énergie).

      Le nucléaire, c’est :

      - 20% de l’électricité aux USA (4% de l’énergie)
      - 17% de l’électricité en Alelmagne (3,5% de l’énergie)
      - 1,2% de l’électricité en Chine (0,3% de l’énergie)

      etc...

      Vous pouvez tourner les choses dans tous les sens, le nucléaire EST MARGINAL (malgré son risque maximal) et EN DECLIN (malgré toutes les pubs d’EDF et Areva)


    • pierrarnard (---.---.86.85) 5 janvier 2007 14:12

      Dites moi s’il vous plait combien representent ces faibles pourcentages au regard par exemple du Burkina Fasso ??? 20% de la consommation des USA c’est combien de millions de fois la consommation de la Sierra Leone ??? Parlons de TEP et non de pourcentages. Ici c’est Agoravox et non la Pravda, nous pouvons dire les choses telles qu’elles sont.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 14:27

      1) La Pravda était aussi pronucléaire que vous, bravo !

      2) Votre « raisonnement » est incompréhensible...


    • thiebault (---.---.14.161) 7 janvier 2007 21:03

      Merci pour cette bouffée de bon sens


  • (---.---.186.130) 5 janvier 2007 13:32

    soyons logique, même si ce n’est que 2% de l’energie mondiale savez vous quel est le pourcentage en france, immaginez la quantité d’hydrocarbure a bruler pour atteindre le même résultat en terme de KW/H et le prix que cela couterais

    Raquetez donc les citoyen et reconstruisez des usines qui vont nuire a tous en poluant l’atmosphere

    Le nucléaire est une étape, mais esperont que dans un futur proche on soit capable d’utiliser la fusion atomique dans nos générateur a la place de la fission

    Du coup le nucléaire deviendrait un moyen non poluant de produire de l’énergie

    Mais on trouverais encore des personne capables de se plaindre de fait que même poluante l’energis nucléaire reste nettement moi « sale » que les hydrocarbure et moin dangereux pour l’environnement


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 13:41

      Je vous signale que le réchauffement climatique est un phénomène MONDIAL et que la frontière française n’arrête pas plus la chaleur que les nuages radiaoctifs.

      Il est donc absurde de dire « Bon ok, le nucléaire est marginal sur la planète mais heureusement il se trouve pour beaucoup en France ».

      L’eau éteint le feu, certes, mais jeter un verre d’eau sur une maison embrasée, ça n’a aucune efficacité.

      Or le nucléaire est ausi efficace contre le réchauffement climatique qu’un verre d’eau contre un incendie...


    • Popeux (---.---.86.48) 5 janvier 2007 15:22

      Donc, le nucléaire est inneficace car il n’est pas suffisamment utilisé. Vous voyez vous l’admettez...

      Dire que ça sert à rien de continuer parce que c’est minoritaire, c’est comme le mec qui va au boulot en 4x4 et qui considère que ses emmissions sont minoritaires.

      Il n’y a pas de trop petit geste pour sauver la planète (dixit les écolo du monde entier sauf « les Verts ») et le nucléaire épargne l’athmosphère d’une manière significative. Pas majoritaire. S-i-g-n-i-f-i-c-a-t-i-v-e.

      Vivement la fusion tiens !


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 15:26

      Vous faite une erreur énorme :

      - le nucléaire réduit le réchauffement de façon INSIGNIFIANTE

      - et le nucléaire va rester marginal (il a même commencé à décliner)


  • faxtronic (---.---.127.45) 5 janvier 2007 13:41

    Encore ce type militant utilisant les memes arguments douteux, qui n’admet pas la contreverse, qui hurle au facho a chaque type qui pense que le nucleaire n’est pas a negliger.

    Il utilise le fait que des teratonnes d’hydrocarbures soient consumme dans le monde pour dire que le nucleaire est mauvais dans le monde. A la niche le militant.

    C’est du meme acabit que de dire qu’il faut eliminer les anti-nucleaires militant en France car il represente 2% de la population.

    Quant a la reduction drastique et autoritaire d’energie en France, tu reve mon gars, c’est meme suicidaire. Enfin, tu es une minorite et c’est tant mieux


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 13:45

      Votre intervention montre bien le mépris des pronucléaires pour la démocratie et pour les citoyens.

      Vous êtes un militant du pouvoir nucléaire, c’(est donc vous-même que vous envoyez « à la niche ».

      Nous, antinucléaires, ne vous souhaitons pas d’aller « à la niche ». Nous sommes respectueux. Et donc ontre le nucléaire...


    • faxtronic (---.---.127.45) 5 janvier 2007 14:20

      Je n’aime pas les militant qui ont un porte-voix, qui pense qu’en gueulant on a raison. je n’aime pas les miitants en general, car ils sont au combat, reflechissent avec des slogans, utilisent des syllogismes et des sophismes en guise de logiques. Vous etes un petit soldat monsieur, vous m’amusez beaucoup.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 14:29

      1) Je vois que vous avez des arguments de fond...

      2) Les soldats sont POUR le nucléaire

      3) Ce que vous désignez avec mépris par « militants », ce sont des citoyens qui se mêlent de ce qui les regarde et en particulier de ce que le CEA (+ EDF + Areva) fait avec l’argent qu’il leur a pris sans leur demander leur avis...


    • faxtronic (---.---.127.45) 5 janvier 2007 17:27

      Donc d’apres toi, tout ceux qui ne sont pas avec toi sont contre toi ! Bushiste va !


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 17:45

      Bush... est POUR le nucléaire. Comme Poutine, Berlusconi, Hi Jintao (Chine), Moubarak, etc...

      Que de amis !


  • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 5 janvier 2007 13:53

    Le problème de cet argumentaire, c’est de dire que le nucléaire est dangereux.

    Tchernobile était dangereux, c’est juste qu’avec le nucléaire les dégats sont plus importants, ils auraient capable de faire sauter une centrale à charbon.

    En plus dire que l’Allemagne quitte le nucléaire c’est bien, mais il faudrait préciser que c’est pour acheter l’électricité nucléaire produite en France.

    Mais bon, vu que vous avez déjà répondu à toutes les réponses déjà fait à votre article, je ne pense pas pouvoir lutter face à un lobbyiste des centrales à charbon.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 14:01

      1 )Depuis deux ans, l’Allemagne est exportatrice nette (*) d’électricité vers la France. Il est donc MENSONGER de prétendre que l’Allemagne sort du nucléaire grâce au nucléaire français.

      2) Vu que nous (les antinucléaires) demandons une réduction drastique de la consommation d’énergie des pays riches, nous sommes aussi les ennemis du charbon, du pétrole et du gaz. Il est donc STUPIDE d’essayer de nous faire passer pour les « amis » de ces énergies. D’ailleurs, TOTAL et AREVA sont actionnaires croisés : il collaborent pour nous faire consommer toujours plus d’énergie.

      (*) Il y a des échanges dans les deux sens, mais au total l’Allemagne exporte plus vers la France que l’inverse : l’équivalent d’un réacteur nucléaire en 2005.


    • frigobus (---.---.209.76) 5 janvier 2007 14:17

      Plus c’est gros, plus ça passe. Le solde d’éléctricité serait négatif entre la France et l’Allemagne ?

      http://www.industrie.gouv.fr/energie/statisti/pdf/elec-analyse-stat.pdf En 2005, c’est avec l’Allemagne que le solde exportateur le plus important a été enregistré avec 15,7 TWh, suivi de l’Italie (13,8 TWh), puis du Royaume-Uni (11,7 TWh) ; viennent ensuite la Suisse (7,6 TWh), l’Espagne (6,8 TWh), et enfin la Belgique (4,7 TWh).

      Mais je veux bien vos sources, je ne crois pas à votre totale mauvaise foi. Vous vous êtes laissé abusé par un lobby quelcoque...


    • Lavande & Coquelicots Pierce 5 janvier 2007 16:03

      Oh, c’est beaucoup plus simple que ça : c’est lui le lobby. Jetez un oeil à sa fiche : ce monsieur est le porte-parole du mouvement « Sortir du nucléaire ».


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 16:11

      Ce n’est pas un lobby, ça s’appelle une association. Ce sont des citoyens regroupés pour l’intérêt général, sans rien avoir à y gagner, contrairement aux multinationales de l’atome et leurs séides...


    • T.B. T.B. 9 janvier 2007 15:17

      C’est beaucoup plus simple que ça. Lhomme a parfaitement raison mais vous ne cherchez absolument pas à vous renseignez par vous-même, comme le feraient des individus autonomes.

      Déjà je peux vous dire que la balance commerciale de l’Allemagne est excedentaire de 150 milliards d’euros (tout import/export confondu)en 2005. Ce qui n’est pas le cas de la France et de son gouvernement qui, en plus, truque ou ne publie pas les vrais chiffres ... contrairement à l’ALLemagne et autres pays de l’Ouest européen.


  • hurlevent (---.---.44.148) 5 janvier 2007 13:54

    Je ne comprend pas la logique de l’article. Le nucléaire permet de remplacer les energies fossiles, et donc de réduire les emissions des gaz à effet de serre.

    Il est malheureux que le nucléaire ne représente que 2 % de l’électricité produite, mais en augmentant ce pourcentage, on pourra lutter plus efficacement contre l’effet de serre. Il serait bon de revenir au nucléaire.

    Aujourd’hui, on sait construire des centrales sures. Les réserves d’Uranium nous permettent de reposer longtemps sur cette technologie. Il serait idiot d’y renoncer.

    En attendant ITER...


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 14:05

      Décidément il faut beaucoup répéter :

      - le nucléaire ne « remplace » rien (ou à peine), il est marginal.

      - il est vain d’espérer en augmenter la part, elle est au contraire promise au déclin. Irréversible.

      ITER ? Il y a au moins deux Prix Noble de physique (Pierre Gilles de Gennes et Matatoshi Koshiba) qui vous disent que c’est une absurdité. La fusion nucléaire est une énergie d’avenir... mais elle le restera toujours !


    • (---.---.110.175) 5 janvier 2007 19:06

      En attendant sur les centrales actuelles on remplacera bientôt les réacteurs par d’autres à eau pressurisée EPR qui a un meilleur rendement (donc moins de déchets) et avec une enceinte capable de résister à l’impact d’un avion. Chirac vient d’en refuser la vente aux chinois qui voulaient un transfert de technologie.C’est Westinghouse qui appartient maintenant aux japonais qui leurs a vendus. Sauf que les leurs n’existent que sur le papier.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 21:39

      Alors là chapeau : Areva vient de subir un revers majeur en Chine en perdant un marché de 4 réacteurs (et sûrement les suivants) et vous transformez ça en « Chirac a refusé de vendre des réacteurs aux chinois ». Alors qu’ils s’est prosterné à leurs pieds...

      Vous avez battu tous les records de ridicule...


    • Jean (---.---.0.175) 6 janvier 2007 08:37

      La barriere de lithium liquide que propose le chercheur Richard Majeski (2005) pourrait être une méthode permettant de supporter le flux des neutrons du reacteur d’ITER.

      Si ca marche, seriez-vous prêt à reconsidérer votre position sur ce « nouveau nucléaire », qui deviendrait alors l’énergie la plus propre jamais mis en oeuvre sur notre planete ?


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 6 janvier 2007 09:46

      Vous raisonnez seulement sur le plan technique et pas sur le plan géopolitique. Vous croyez vraiment que si ITER aboutit à quelque chose (pure hypothèse) ce sera une bonne chose pour l’humanité ? Vous croyez que les pays détenteurs de cette technologie vont l’ « offrir » aux autres, aux africains, aux pauvres ? Ce serait une nouvelle fois une hyper concentration du POUVOIR (en même temps que de la production d’énergie).

      En avanat pour des millénaires de néocolonialisme. Y compris chez nous : qui veut vivre sous la domination du CEA, qui a même été jusqu’à contaminer ses propres salariés lors des essais nucléaires ?


  • axion (---.---.174.250) 5 janvier 2007 14:03

    Le fait qu’il existe des arguments pour dire que le nucléaire est marginal et en déclin ne présuppose en rien le fait que dans 50 ans il pourrait être la 2ème source de production d’electricité mondiale et donc etre en plein essor.

    Le pb n’est pas de savoir quelle est la part du nucleaire ou si cette energie est un déclin ou pas.

    Le pb est de savoir si on veut developper cette energie : pour quoi faire, quels en sont les couts (financiers, environnementaux, etc), les risques, etc.

    L’article n’apporte aucun eclairage à ce sujet, et semble plutot réthorique : prendre n’importe quelle information, et habilement défendre une thèse, en attaquer une autre ...

    On est tres tres lon d’une véritable reflexion.

    Axion.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 14:08

      Il ne s’agit effectivement pas d’une « réflexion » mais de données brutes. Vous pouvez tourner les choses dans tous les sens, le nucléaire EST et VA RESTER marginal.


    • hurlevent (---.---.44.148) 5 janvier 2007 14:41

      Que le nucléaire soit marginal avec ses 2%, possible, mais cela ne présage en rien qu’il va le rester. C’est un bon moyen de produire de l’énergie sans produire de gaz à effet de serre. En plus les ressources en uranium sont importantes, et les prochaines centrales pourront produire plus d’électricité avec moins d’uranium.

      Ce qui me dérange dans l’article c’est que l’on peut remplacer « nucléaire » par « énergies solaires et éoliennes » et aboutir à la même conclusion que l’auteur (vu que les énergies solaires et éoliennes sont, actuellement, négligeables elles aussi)


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 14:48

      1) L’article vous montre que le nucléaire va rester marginal et même sûrement déscendre en dessous des 2%

      2) Mais vous avez raison : le même raisonnement est possible pour les énergies renouvelable : comme le nucléaire, elles sont incapables de remplacer le trio pétrole-gaz-charbon... tant qu’on consomme autant !


  • seb59 (---.---.180.194) 5 janvier 2007 14:03

    @ l’auteur,

    Ca sent le militant écologiste par ici.

    Mais vous dites que le nucleaire ne represente que 2% des besoins en energie.

    Mais vous savez bien que le recours aux energies fossiles pollue. Donc il faudrait augmenter la part de nucleaire pour reduire l’effet de serre.

    Bien controlée et bien recyclée, le nucleaire est une source d’energie fabuleuse (comme l’hydroelectricité et les heoliennes).

    Que proposez vous pour remplacer les sources d’energies polluantes ?


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 14:07

      1) J’ai déjà répondu (se passer de ces malheureux 2% n’est pas le problème)

      2) le nucléaire POLLUE lui aussi, et pas un peu !!!


    • seb59 (---.---.180.194) 5 janvier 2007 14:37

      Eh bien pour suivre vos arguments :

      - vous voulez reduire l’echauffement de la planete , augmentez le nucléaire !

      ce n’est pas parce qu’il ne represente que 2 % que c’est une mauvaise solution.

      Le nucleaire pollue ? A part les dechets, je ne vois pas. Ceux ci sont stockés.

      Ou est le probleme ? Reduire la consommation d’energie ? ok, vous n’avez pas l’electricité dans votre maison, pas de voiture, ne consommez pas de produits manufacturés ?

      tsss...


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 14:42

      Toujours répéter :

      - le nucléaire ne VA PAS augmenter. Il n’y a pas l’argent nécessaire pour de tels investissements. Les opinions publiques sont contre. L’efficacité est nulle, le danger maximal

      - pollution par le nucléaire : pollution des régions d’extraction de l’uranium, rejets radiaoctifs dans l’environnement, rejets CHIMIQUES massifs dans les rivières, déchets radioactifs (aucune solution), etc... ca ne vous suffit pas ?


  • Ouebman (---.---.30.88) 5 janvier 2007 14:06

    Bonjour,

    Bon sujet, mauvais article et piètres arguments.

    Je n’ai pas d’avis particulier sur le sujet, mais je garde en mémoire un article que j’ai lu il y a déjà quelque temps (ne me demandez pas ou, j’ai oublié).

    Cet article précisait qu’il existe aujourd’hui environs 200 centrales nucléaires au monde, avec les problèmes dont nous avons tous entendus parler.

    Pour « résoudre » le problème de l’accès à l’énergie avec le nucléaire, il faudrait 2000 centrales...... Le nombre d’incidents pour 2000 en se basant sur le passé avec 200 fait froid dans le dos. Argument final de l’article : il n’existe pas assez de matière première (uranium) au monde pour alimenter ces 2000 centrales.

    Solutions ?

    Cordialement,

    O


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 14:10

      Piètres arguments ? Mais ce ne sont PAS des arguments, juste des faits. Lisez un peu avant de critiquer.

      Les arguments sont juste évoqués en conclusion : risques, déchets, prolifération...


  • Boris (---.---.31.71) 5 janvier 2007 14:23

    Même si ITER représente un espoir réel pour éviter une crise énergétique majeure, il serait dangeureux, à mon avis de se reposer totalement sur cette technologie.

    C’est pourquoi la prudence voudrait qu’on développe des moyens alternatifs (et renouvellables) de produire de l’électricité.

    Je rappelle au passage qu’on entend dire fréquemment par des experts que les réserves d’uranium tiendront à peu près autant que celles de pétrole. Comment les pays en développement feront-ils pour se payer le luxe de construire des centrales à fusion nucléaires lorsque toutes les ressources non renouvellables (charbon, pétrole, gaz, uranium) auront atteind des prix astronomiques ? Une énergie diversifiée et décentralisée peut-être une solution pour sortir EN DOUCEUR (il ne s’agit pas de couper les budgets R&D en physique nucléaire : on peut encore tirer beaucoup de la fission) de l’atome et du pétrole.

     smiley


  • herve33 (---.---.187.101) 5 janvier 2007 14:29

    Sauf erreur de ma part , les resssources d’Uranium sont limitées , d’ici 2050 ou 2100 , les stocks d’uranium seront épuisés et c’est pour cela que le recours au tout nucléaire est une erreur , sans compter le fait que l’on ne sait pas quoi faire des déchets . C’est sans doute pour cela que le gouvernement a décidé de développer Iter pour réaliser la fusion à partir d’autre chose que l’uranium . Mais il semblerait que les américains aient fait des découvertes avec la Z-machine qui pourraient bien rendre Iter obsolète . ( http://www.futura-sciences.com/news-z-machine-depasse-deux-milliards-degres_8419.php )

    Le nucléaire ( avec le combustible uranium ) ne sera pas en progression dans le monde dans les décennies qui viennent pour deux raisons . La technologie qui est nécessaire pour le mettre en oeuvre est très couteuse et nécessitent de lourds investissements que seuls les pays en pointe peuvent accèder .

    Tous cela n’est pas du délire d’un anti-nucléaire mais d’un rapport de la CIA pour 2020 .


    • faxtronic (---.---.127.45) 5 janvier 2007 15:23

      Evidemment que le tout nucleaire n’est non plus envisageable, pour moult raison (uranium rare, technologie difficile a maitriser, dechet a neutraliser). A mon avis il y a trois points importants :

      - Reduire la consommation d’hydrocarbure car rarete et effet de serre tout en assurant un necessaire accroissement des besoins energetiques.
      - Rechercher et Developper des nouvelles sources d’energies nous rendant independants (pour des raisons economiques, ecologiques et geopolitiques).
      - Augmenter l’efficacite d’utilisation de l’energie.

      Le nucleaire n’est pas LA solution. C’est une solution parmi d’autre, pour au moins les 30 ou 50 prochaines annes, en esperant et en cherchant une autre forme d’energie (fusion, solaire avancee ou je ne sais quoi).

      Car les energies renouvellable actuelles, c’est bien, mais cela ne peut pas suffire car les besoins explosent avec la croissance mondiale, et que les rendements energetiques du vent et du soleil sont encore faibles.

      Refuser le nucleaire est assez idiot, car cela revient a se reposer uniquement sur les hydrocarbures ce qui est tres con en terme :
      - De cout
      - De pollution
      - De geopolitiques.

      Voila ce que j’ai a dire


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 15:28

      Vous avez raison : il est très CON de continuer à être esclave du pétrole, du gaz, du charbon, et du nucléaire, à être un petit solfat de Toral et d’Areva/EDF/CEA


    • (---.---.110.175) 5 janvier 2007 19:14

      Ouais, j’ai vu le site 20 millions d’ampères dans un cheveu en acier. C’est un fameux électricien Bush. Ceci dit en attendant l’EPR c’est du concret.


  • jako (---.---.21.70) 5 janvier 2007 15:17

    bonjour, une centrale nucléaire ne produit pas de CO2 c’est faux si on tient compte des milliers de tonnes de béton qui elles ont nécessité pour la fabrication du ciment la production de CO2 ( et je ne parle pas des milliers de tonnes de fers )


    • faxtronic (---.---.127.45) 5 janvier 2007 15:42

      Comme les barrages, les routes, les eoliennes, etc....


    • jako (---.---.21.70) 5 janvier 2007 15:51

      oui comme beaucoup de choses en effet mais donc le bilan total n’est pas neutre


    • faxtronic (---.---.127.45) 5 janvier 2007 16:03

      Un bilan neutre en Co2. Non certes, mais pas plus que le reste, et nettement moins qu’une centrale thermique. Car pour l’instant quoi que l’on dise, si on dit au non au nucleaire, il faudra dire oui au thermique.


    • (---.---.110.175) 5 janvier 2007 19:16

      Sans compter la respiration des 7 miliards d’habitants et de leurs bétails. ça en fait du CO2.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 15:52

      Vous racontez des salades :

      En France même, malgré 58 réacteurs, l’atome ne couvre en réalité que 17% de l’énergie

      Attention, les tenants du nucléaire prétendent qu’il couvre 40% de notre énergie. Pour tromper l’opinion, ils comptabilisent l’énergie dite « primaire », c’est-à-dire celle qui sort de diverses façons d’une centrale nucléaire. Or celle-ci perd les trois quart de son énergie par évaporation (les panaches de vapeur d’eau qui s’échappent des tours de refroidissement) et par les rejets massifs d’eau chaude dans les rivières.

      IL EST MALHONNETE de compter dans la part du nucléaire toute cette énergie qui est totalement perdue dans la nature.

      Une fois défalquée cette énergie perdue, le nucléaire apparaît tel qu’il est : seulement 17% de l’énergie consommée en France (et 2% dans le monde).

      Certes, pour qui est conscient du risque nucléaire, c’est 17% de trop. Mais c’est en fin de compte une part très faible, trop faible pour changer réellement la donne : la France est, comme les autres pays, frappée par l’explosion de la facture énergétique (+24% en 2004, + 35% en 2005, et ce sera bien plus encore en 2006, on attend les chiffres.)

      Et, inutile de s’écrier « Mais alors, augmentons la place du nucléaire ! ». En effet, en France comme dans le monde, le nucléaire va décroître inexorablement. C’est ainsi que, le 10 juillet 2006, le ministre de l’industrie François Loos a annoncé que la part du nucléaire dans l’électricité française tomberait de 80% actuellement à 73% en 2015 (soit environ 15% de l’énergie consommée).

      Qui peut encore prétendre assurer l’indépendance énergétique et empêcher le réchauffement climatique avec une énergie dont la place est... inversement proportionnelle au risque qu’elle impose ?


    • (---.---.110.175) 5 janvier 2007 19:22

      Complètement débile (excusez-moi, mais je ne vois pas d’autre mot) Ici nous parlons d’électricité, et pas d’énergie, alors si on met a chauffer de l’eau avec l’électricité produite pour faire de la vapeur au dessus de la centrale, ça devient psychiatrique. Cherchez des arguments dans la physique, pas dans la fumette.


  • Gargamel (---.---.80.230) 5 janvier 2007 15:45

    J’ai une proposition fort simple :

    Mettre tous les anti - progrès, nucléaire, science . . . - à pédaler pour produire de l’energie électrique ’propre’.

    Au moins ils serviraient à quelquechose !


    • Helloworld (---.---.37.210) 5 janvier 2007 16:15

      Oui, mais le bilan energétique est il plus valable que du nucleaire ? Car pour qu’il pédale il faut les nourrir (cout energétique lié à la culture/l’elevage) et retraiter les déchets....


    • anto (---.---.178.10) 5 janvier 2007 16:15

      c’est pas idiot. Si, en plus, on mettait des dynamo et accumulateurs sur les vélos des cyclistes du tour de France, on aurait de l’elec en france pdt pls mois smiley


    • anto (---.---.178.10) 5 janvier 2007 16:17

      facile helloworld : on réduit les os des pédaleurs morts en farines et on la donne à bouffer aux survivants.


    • anto (---.---.178.10) 5 janvier 2007 16:57

      une contribution pro nucléaire :

      Déjà, les renouvelables sont-elles plus écologiques que le nucléaire ?

      Cette question surprendra peut-être, mais finalement sa réponse est loin d’être évidente. Les énergies renouvelables ne sont pas uniquement vertueuses, ne serait-ce que parce qu’elles requièrent souvent une très grande occupation des sols pour fournir des quantités significatives d’énergie. Par exemple, remplacer une centrale nucléaire par de l’hydroélectricité (renouvelable) impose de noyer une vallée .Est-ce souhaitable ?

      Remplacer une centrale nucléaire par l’énergie du vent impose de construire quelques milliers d’éoliennes ET de construire des centrales à énergie fossile ou des barrages pour les jours ou les heures sans vent .Est-ce un bon arbitrage ? Remplacer le nucléaire par des panneaux photovoltaïques conduirait aujourd’hui à une forte augmentation des émissions de gaz à effet de serre car la fabrication dedits panneaux est encore une industrie assez consommatrice d’énergie et assez polluante.

      Enfin, comme le potentiel des renouvelables ne permettrait absolument pas de remplacer la totalité du nucléaire, « remplacer les centrales nucléaires par des renouvelables et des économies d’énergie » signifie, en pratique, une diminution de 50% minimum de la consommation d’électricité en France. Question à poser aux adversaires du nucléaire (et à laquelle je n’ai pas souvent vu de réponse !) : où faisons nous de telles économies ?

      Vous dites : Le nucléaire ne fait que 2% (selon vous et c’est possible je ne vérifie pas mais je pense que c’est plus) de la consommation d’énergie dans le monde aujourd’hui, donc ce n’est pas une solution à l’effet de serre

      Avant de représenter 40% de la consommation mondiale d’énergie, il fut un temps ou le pétrole représentait 1% seulement.... Plus sérieusement, il y a des scenarios qui envisagent, pour diviser les émissions de gaz à effet de serre par 2, un recours massif à l’énergie nucléaire, associé à de très sérieuses économies d’énergies, et dans de tels scenarios l’énergie nucléaire représenterait bien plus de 6% de l’énergie mondiale. Il n’y a pas d’argument « physique », aujourd’hui, qui pourrait permetter de conclure qu’un tel scenario est impossible.

      Les dangers du nucléaires

      les dechets tout d’abord. Sans renier ce problème, nous dispersons dans le même temps 100.000 tonnes de pesticides de synthèse dans la nature, dont la toxicité aiguë est parfois proche de celle des déchets nucléaires, et les effets sur l’environnement bien plus importants. De 1, toute industrie produit des déchet, de 2 le nucléaire civil a bien des leçons à donner en matière de recyclage.

      tchernobyl & co. Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement a recensé les accident industriels majeurs survenus depuis 1970. Tchernobyl compris (qui fait l’objet d’un développement plus bas), le nucléaire civil a tué quelques dizaines de personnes en 30 ans. Dans le même temps, les raffineries, oléoducs et ... les fabriques de feux d’artifice en ont tué quelques milliers, et l’industrie chimique au moins autant. à chaque fois qu’il y a une usine qui explose, on se passe de la chimie ou de pétrole ? Mais Tchernobyl a tue des dizaines de millier de personne ! c’est faux 30 à 50 morts immédiats et qq 2000 cancesr de la thyroide (une publication effectuée en 1994, par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), « Nuclear Power and Health »).

      Là où il n’y a rien à redire : l’environnement est pollué pour des siècles 30 km autour de la centrale. cependant, les plus grands lacs de barrage au monde couvrent près de 10.000 km2 (contre environ 2.800 km2 de zone évacuée à Tchernobyl).

      Alors oui le nucléaire est dangereux, mais la vrai question est : est il plus dangereux que nos autres activité industrielles ? et la réponse est non.

      Haro sur le nucléaire, alors ?


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 17:08

      « Avant de représenter 40% de la consommation mondiale d’énergie, il fut un »temps ou le pétrole représentait 1% seulement"

      VOUS raisonnez sans tenir compte des faits : il y a ZERO chance que le nucléaire augmente, c’est l’AIE (Agence internationale de l’énergie), pourtant un des premiers promoteurs de l’atome qui vous le dit.

      Vous pouvez tourner les choses dans tous les sens, mais le nucléaire EST et VA RESTER marginal.


    • Grouik (---.---.112.26) 5 janvier 2007 17:28

      A noter qu’en terme de mortalité, le nucléaire n’est pas forcément plus dangereux que l’éolien à kW produits équivalents.

      En effet, la mortalité due au nucléaire est directement liée aux éventuels accidents. Il n’y a pas de mortalité « courante » hors accidents majeurs (mais quand ça pête ça fait mal).

      En revanche, avec des champs et des champs d’éoliennes (équivalent à une centrale), on ne risque pas d’accident dramatique. Mais il faut les entretenir et ce genre de travail (travail en hauteur) est des plus meurtrier (nombreux accidents).

      Passer à l’éolien, c’est accepter un nombre non négligeable de morts tous les ans. Ca aussi, ça compte !


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 17:46

      Ha oui, c’est vrai : le PERIL EOLIEN !!!

      Ha ha ha !


    • (---.---.110.175) 5 janvier 2007 19:27

      120 000 éoliennes pour remplacer la centrale de Gravelines. La question s’est posée, lorsque Mme Blandin (écolo) alors présidente de la région Nord-Pas de Calais avait proposé de le faire (sans blague) Actuellement cette dame est au Sénat, c’est moins dangereux.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 21:43

      Il faut être absurde comme un pronucléaire pour vouloir remplacer une centrale nucléaire pas des éoliennes pour essayer de continuer à gaspiller autant d’énergie.

      Non, il faut isoler parfaitement les bâtiments et vous réduisez de 90% la consommation. Il existe même déjà des bâtiments « à énergie positive ».

      C’est bien ça qu’il faut faire.


  • Kriegy 5 janvier 2007 16:42

    Juste une question à l’auteur : tous les chiffres donnés, ils sortent d’où ?

    En particulier le 2% de l’électricité mondiale fournit grâce au nucléaire.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 16:54

      Par exemple ici : http://www.industrie.gouv.fr/energie/prospect/facteur4-rapport.pdf

      Page 22, point 4.1 :

      « l’énergie nucléaire en Europe représente 6% de l’énergie finale, 2% dans le monde, 17% de l’énergie finale en France. »


    • Kriegy 5 janvier 2007 17:06

      Merci pour le lien ;)

      Mais donc on parle de l’énergie finale, et non pas de l’électricité seule. Il faut centrer le débat sur la production d’électricité et se demander quelle technologie est la plus adaptée (il peut même y en avoir plusieurs).

      En l’occurrence pour produire de l’électricité en masse et pour pas cher on a pas beaucoup d’autres choix que l’énergie nucléaire. On sait que c’est dangereux (cf. Tchernobyl) et c’est pour ça qu’il faut sécuriser les centrales, on sait que les déchets radioactifs le seront sur le long termes mais au moins ceux-la on les surveillent et au final ils polluent moins que les tonnes de sacs en plastiques ou de pétrole sur les plages.

      Faudrait un peu reconnaître qu’à l’heure actuelle on a pas d’autre solution, compétitive et ne rejettant pas de CO2, que le nucléaire.

      Bref, pour notre planète je pense que c’est la solution la moins pire jusqu’à aboutissement des recherches actuelles.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 17:41

      Et au nom de quoi vous permettez vous de décréter qu’il faut juste regarder la production d’électricité ?

      Une équipe de foot qui perd 7 à1 peut-elle prétendre avoir gagné parce qu’elle a « gagné » 1 à 0 entre le 38ème et le 40 ème minute ?

      Le réchauffement climatique est global, le nucléaire a une importance marginale, il est incapable de changer le donne. CQFD


    • (---.---.110.175) 5 janvier 2007 19:29

      Energie finale ? C’est quoi ? Comme « la lutte finale » ?


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 21:46

      L’énergie « finale » désigne la consommation d’énergie. C’est bien celle qui nous intéresse. L’autra façond e compter, c’est énergie dite « primaire » :

      c’est l’énergie qui sort de diverses façons d’une centrale nucléaire. Or celle-ci perd les trois quart de son énergie par évaporation (les panaches de vapeur d’eau qui s’échappent des tours de refroidissement) et par les rejets massifs d’eau chaude dans les rivières.

      IL EST MALHONNETE de compter dans la part du nucléaire toute cette énergie qui est totalement perdue dans la nature.

      Une fois défalquée cette énergie perdue, le nucléaire apparaît tel qu’il est : seulement 17% de l’énergie consommée (finale) en France (et 2% dans le monde).


    • martoni (---.---.177.194) 6 janvier 2007 11:42

      Il y a deux manières de compter l’énergie électrique, soit en énergie finale soit en énergie primaire.

      En gros l’énergie finale c’est les kilowattheure qui sont sur la facture edf. Et l’énergie primaire c’est la quantité de pétrole qu’il aurait fallu brûler pour produire cette électricité.

      Pour une explication approfondie voir : http://www.manicore.com/documentation/equivalences.html

      Quand on est pro-nucléaire on compte en énergie primaire pour dire que le nucléaire fait 40% de l’énergie française, et quand on est anti-nucléaire on compte en énergie finale pour avoir un chiffre beaucoup plus petit 17%. Le raisonnement est le même pour le bilan mondiale.

      Choisissez votre camps smiley


    • martoni (---.---.177.194) 6 janvier 2007 11:53

      « L’énergie nucléaire ne représente que 2% de l’énergie mondiale »

      Arf, en effet.

      Mais l’éolien représente 0,05% et le solaire photovoltaique 0,01%.

      Ces deux énergies resteront donc elles aussi négligeables ?

      En suivant ce raisonnement idiot alors il faudrait rester dans les énergies fossiles qui représentent 80% de l’énergie mondiale !


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 6 janvier 2007 19:41

      Il y a une différence fondamentale :

      quand on compte l’énergie primaire, on compte dans la part du nucléaire les immenses quantités d’énergie rejetées dans l’environnement par les centrales nucléaires (panaches de vapeur d’eau, milliards de litres d’eau chaude rejetés dans les rivières).

      Or cette énergie qui est définitivement PERDUE, ça fait les 3/4 de l’énergie de la centrale nucléaire !

      il est donc tout à fait malhonnête de compter en énergie primaire. C’est pour ça que les pronucléaires compte l’énergie primaire.


    • (---.---.54.32) 8 janvier 2007 07:00

      Ce qui est « idiot », c’est d’écrire comme vous qu’il s’agit là d’un « raisonnement », alors qu’il s’agit suelement de données et de faits bruts.

      Le nucléaire, pas plus que les éoliennes et le solaire, ne peut compenser de façon significative la consommation d’énergie couverte par les fossiles.

      Il faut donc REDUIRE cette consommation, et non chercher vainement des « solution » pour pouvoir continuer à gaspiller stupidement.

      Et, par ailleurs, il faut arrêter le nucléaire, cette saloperie qui n’empêche rien mais ajoute ses tares (risques, déchets, prolifération)


  • Ploum (---.---.235.82) 5 janvier 2007 16:51

    J’avoue avoir un peu de mal à comprendre autant d’extrêmisme face au nucléaire, qui certe n’est pas la solution idéale pour produire de l’énergie, mais n’est pas non plus un épouvantail digne des plus grands Disney.

    Soyons concrets :
    - oui le nucléaire peut être dangereux, s’il est mal utilisé, on l’a vu à Tchernobyl, et d’autres exemples existent bien sur.
    - oui, le nucléaire produit des déchets, mais bon ils les solutions pour les stocker existent aussi.
    - le nucléaire ne produit pas de CO2, donc ne contribue pas au réchauffement climatique, c’est un fait indiscutable.

    Là ou je ne comprend pas, c’est que nous avons depuis plusieurs années les signes évidents d’un réchauffement climatique en accélération, et ses causes elles sont connues : les énergies fossiles. Alors la question que je me pose c’est pourquoi vouloir absolument faire du nucléaire l’ennemi public numéro 1 alors qu’il me semble au contraire que c’est plutôt les energies fossiles l’ennemi public numéro 1 ?

    Si quelquechose doit être remplacé à l’heure actuelle, c’est plutôt les energies fossiles, et la question n’est pas de savoir s’il faut sortir du nucléaire, elle est de savoir si on peut en même temps sortir du nucléaire et sortir des energies fossiles. Et pour l’instant je crains que la réponse ne soit non, l’éolien, le solaire et les autres énergies alternatives ne sont pas encore suffisamment développées et matures pour assurer la production mondiale seules, et prétendre le contraire c’est faire preuve d’un angélisme assez désarmant.

    Très franchement, quand on va déjà les difficultés que l’on a à affronter l’imminence de la fin du pétrole et la nécessaire fin de consommation des énergies fossiles, vouloir en plus y ajouter la fin du nucléaire cela relève du sado-masochisme. Soyons clair, à brève échéance c’est irréalisable, il sera de toute façon nécessaire de procéder par étapes, c’est à dire d’abord sortir des énergies fossiles (car la on n’a pas le choix, c’est ça ou apprendre à nager rapidement et monter nos baraques sur pilotis), et ensuite sortir du nucléaire.

    Franchement, plutôt que de gaspiller vos forces dans ce genre de combat, battez vous plutôt pour augmenter la sécurité des réacteurs partout dans le monde, battez vous pour que l’on augmente les crédits de la recherche sur les énergies renouvelables (beh oui il faut améliorer l’efficacité des cellules photo-voltaïques), battez vous pour qu’on prenne plus de mesures fiscales en faveur des habitations et batiments écologiques, ça me semblera plus utile et moins utopique.

    Pour ma part je le regrette également, mais je dirai que l’actualité n’est pas de sortir du nucléaire, mais d’abord de sortir des énergies fossiles, puis ensuite de sortir du nucléaire.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 16:57

      PARCE QUE VOUS CROYEZ QU’ON VOUS A ATTENDU POUR CA ???

      « battez vous pour que l’on augmente les crédits de la recherche sur les énergies renouvelables (beh oui il faut améliorer l’efficacité des cellules photo-voltaïques), battez vous pour qu’on prenne plus de mesures fiscales en faveur des habitations et batiments écologiques. »


    • Ploum (---.---.235.82) 5 janvier 2007 17:11

      Dans la mesure ou vos 5 derniers articles sont intégralement focalisés sur la sortie du nucléaire, je pense que oui, ou du moins à mon sens vous prenez le problème dans le mauvais sens, car vos articles pour le moment ont plutôt pour effet de prendre les gens à rebrousse poil, ce qui n’est pas du meilleur effet.

      Je pense qu’il serait plus logique et constructif de promouvoir avec autant d’ardeur les énergies renouvelables que de s’acharner autant sur une énergie qui d’après vous n’occupe que 2% de la production énergétique mondiale. Ici bas votre combat me semble plus axé sur du « Tout sauf le nucléaire parce que le nucléaire c’est pas bien » avec des arguments qui d’évidence ne portent pas, alors qu’à mon sens il serait plus constructif de baser votre argumentaire sur du « Les énergies renouvelable c’est bien parce que etc ... », je pense que les lecteurs y seraient plus sensibles.


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 17:44

      Mais non : nous en sommes pas pour ajouter des énergies renouvelables... entre les centrales nucléaires !

      Le nucléaire est totalement inacceptable : risques, déchets, prolifération (avez vous entendu parler de l’Iran, de la Corée du nord... et des autres à venir ?), etc...

      Sans parler de la démocratie : en France, les antinucléaires sont arrêtés par la police politique (DST)...


    • T.B. T.B. 7 janvier 2007 00:06

      Tu penses que les lecteurs seraient plus sensibles à quoi ? En matière de centrale ou d’énergie nucléaire le risque zéro n’existe pas. Stéphane Lhomme a l’infinie bonté de te le rappeler à travers ses articles qui s’attaquent au plus pressé sans faire l’impasse, mais tu ne sais pas lire, sur l’urgence du développement des énergies renouvelables bloquées en France à cause du ... nucléaire.

      Que te faut-il de plus ? L’info suivante qu’il évoque dans cet article et qui n’a pas été relayée par les JT français ?

      Le 25 juillet 2006 (oui l‘été dernier ), le réacteur Forsmark-1 a été sujet à un incident grave, de niveau 2 selon l’échelle INES : il s’agit d’une défaillance d’un système de secours de la centrale de Forsmark après un court-circuit électrique qui a provoqué le black-out d’un réacteur ; Suite à cet incident, deux autres réacteurs suédois ont été fermés à la centrale d’Oskarshamn. C’est le hasard qui a évité qu’une fusion du cœur ne se produise affirme, dans le quotidien allemand TAZ du 3 août, le spécialiste Lars-Olov Höglund, qui a dirigé la construction de la centrale nucléaire de Forsmark.

      C’est l’événement le plus dangereux depuis Harrisburg et Tchernobyl a-t-il déclaré le 2 août au quotidien suédois Svenska Dagbladet. Ole Reistad, directeur de l’institut norvégien de protection contre les rayonnements ionisants, explique lui aussi que, « à Forsmark on est passé près de la catastrophe et près de la défaillance de la dernière barrière de sécurité », a-t-il déclaré au TAZ. Une telle chose n’aurait jamais dû se produire. L’accident nucléaire a en outre été qualifié de « très sérieux » par l’organisme suédois de l’inspection de la sûreté nucléaire (SKI). Suite à cet incident, le ministère allemand de l’Environnement vérifie « le plus rapidement possible » si l’incident survenu la semaine dernière sur un réacteur nucléaire en Suède pourrait également se produire dans les centrales allemandes.

      En 2005, l’AIEA avait déclaré : « La centrale nucléaire de Forsmark est une des plus sûres au monde et il devrait être possible de la faire fonctionner encore 50 ans »...


    • Ploum (---.---.235.82) 8 janvier 2007 11:38

      A quoi les lecteurs seraient plus sensibles ? Certainement à un peu moins d’aggréssivité et d’extrêmisme de la part de l’auteur déjà, je pense que ça ne ferait pas de mal, et ensuite un peu plus d’arguments constructifs autres que « vous ètes un pro-nucléaire », « vous faites partie du lobby pro-nucléaire », « vous ètes passéiste », etc ... Je ne pense pas que ce soit en prenant à partie les gens qu’on les convainc, et monsieur Lhomme fait très certainement basculer encore plus de monde dans le camp pro-nucléaire avec ce genre de démarche, et il suffit pour s’en convaincre de regarder la notation de ses commentaires.

      Mon commentaire part d’un simple constat : 5 articles aggréssivement anti nucléaires, tous avec un impact négatif sur les lecteurs, rien sur le développement des énergies renouvelables. Ca me semble assez éloquent pour en conclure qu’il y a un problème de méthode.

      Donc son infinie bonté monsieur Lhomme certe montre effectivement beaucoup de détermination pour nous rappeller que le nucléaire peut être dangereux oui, mais ça il n’y a pas besoin d’avoir fait polytechnique pour le savoir, Tchernobyl est bien suffisant pour cela. Mais il faut croire que pas mal de monde est prêt à accepter ce risque plutôt que de choisir une autre option, voilà tout, alors vous pouvez vous battre autant que vous le souhaiter pour dénoncer les méfaits du nucléaire et d’un lobby pronucléaire, qu’il existe vraiment ou non, mais je persiste à dire qu’il serait plus constructif et rentable d’utiliser votre énergie à promouvoir les énergies renouvelables.

      Quant au fait que la promotion des énergies renouvelables serait entravée par le lobby du nucléaire, j’en doute fortement pour pas mal de raisons :
      - rien qu’à la télévision on parle très peu du nucléaire, mis à part quelques pubs d’annonceur comme Areva ou EDF qui mettent de moins en moins en avant le nucléaire, quasiment jamais de reportages ou autres le concernant (je cause pas du nucléaire iranien hein).
      - par contre, de plus en plus d’infos sont publiées sur les solutions alternatives : le bois, l’énergie solaire, l’éolien, l’isolation des maisons, les concepts de batiments écologiques, etc ... ça foisonne de partout.
      - les grands groupes énergétiques se tournent eux même vers des solutions alternatives, comme par exemple EDF avec récemment sa branche énergie nouvelles. Car il ne faut pas se leurer, économiquement parlant ces solutions vont devenir de plus en plus rentables, et ils vont donc les promouvoir d’eux même.

      Tenez si je prend un exemple, la ville de Fécamp en Normandie, qui doit avoir dans les 20000 habitants, à créé un parc d’éoliennes : http://www.ville-fecamp.fr/1_clip/eoliennes-clip.html Ben personnellement je préfèrerai qu’on en parle et que ça donne des idées à d’autres communes bien pourvues en ressources éoliennes pour qu’elles s’équipent, en leur présentant les avantages, à qui elles doivent s’adresser pour s’équiper, etc ...

      Dans le même genre d’idée, parlez de l’équipement des maisons en énergie solaire, combien ça coute, à qui s’adresser, quels avantages on en tire à court, moyen et long terme.

      Enfin bref changez de méthode, plutôt que de gaspiller votre energie pour un combat que vous présentez mal et que de toute façon vous perdrez, agissez plutôt à la source en démontrant que d’autres solutions sont plus intéressantes, propres, rentables, et surtout pérennes, car il s’avère par exemple que parmi l’opinion publique, beaucoup pensent que l’éolien ou le solaire ça ne marche pas bien, alors qu’en fait c’est tout le contraire.


    • (---.---.54.32) 8 janvier 2007 11:53

      Votre façon de faire pourrait aboutir, au mieux, à faire installer des rénouvelables ENTRE les réacteurs nucléaires, et non à faire fermer ces derniers.

      Nous allons nous dépêcher de ne pas suivre vos conseils et de continier à nous battre CONTRE le nucléaire.

      Ceci dit, cela ne nous empêche pas de promouvoir les alternatives, une simple visite sur www.sortirdunucleaire.org aurait suffit à vous en convaincre.


    • T.B. (---.---.21.162) 9 janvier 2007 19:12

      Tu oublies que la France a signé le protocole de Kyoto et que si elle ne le respecte pas, elle (c’est à dire les contribuables à travers EDF) sera pénalisée financièrement et très lourdement concernant le développement des énergies renouvelables. La France est très en retard et rien n’est fait pour préparer la construction des maisons avec du solaire.

      Par ailleurs, même BP ou TOTAL se met à fabriquer des éoliennes. Pas pour remettre les pendules à l’heure mais pour monopoliser le marché, une fois de plus avec EDF (oligopole).

      Enfin, quand un vrai débat contradictoire, bien tenu, télévisé sur la question du nucléaire ?

      TB


    • Ploum (---.---.235.82) 10 janvier 2007 10:26

      Vos arguments abondent justement dans mon sens.

      Ce n’est pas en attaquant frontalement le nucléaire que vous allez d’une part aider au développement des énergies renouvelables, et d’autre part aider la France à respecter le protocole de Kyoto, mais au contraire justement en mettant plus l’accent sur la promotion des énergies renouvelables.

      Le temps n’est pas à un vrai débat sur le nucléaire, le temps est à un vrai débat sur les énergies renouvelables, changez de priorité.

      Cette idée que les grands groupes énergétiques se positionnent sur les énergies renouvelables pour monopoliser le marché est incohérente, ça serait pour en faire quoi d’après vous ? Continuer à favoriser le nucléaire ou les énergies fossiles ? Soyons sérieux, ce n’est pas tenable, d’une part parce que le marché se constitue suivant la demande, et si la demande est trop importante pour l’offre ,ben c’est simple les clients iront voir ailleurs (je crois d’ailleurs que les éolienne de Fécamp viennent du Danemark). Si les grands groupes énergétiques se positionnent sur ce marché c’est tout simplement car il devient rentable, et qu’ils savent parfaitement qu’ils vont devoir organiser une profonde mutation de leur activité avec la fin du pétrole d’ici 30 à 40 ans, et qu’une mutation de ce genre prend du temps, beaucoup de temps.

      La france n’est pas tant en retard que ça du point de vue des énergies renouvelables, surtout grâce à l’hydrolique, mais c’est vrai que cela pêche au niveau de l’éolien et du solaire notamment, et c’est bien la dessus qu’il faut mettre l’accent. Enfin pour ma part je pense aussi qu’on devrait sensibiliser les jeunes à tout cela à l’école, car quand je vois un gamin jeter un papier ou un mégôt parterre dans la rue ça me hérisse, et avec ce genre de laxisme je ne m’étonne pas qu’on se retrouve avec moults décharges sauvages bien polluantes, et ce pour encore très longtemps malheureusement.


    • (---.---.54.32) 10 janvier 2007 10:51

      Vous semblez oublier que, si nous sommes antinucléaire, ce n’est pas pour rien :

      - risque de catastrophe
      - déchets qui vont durer des millions d’années
      - prolifération vers la bombe atomique

      Notre objectifs n’est pas de faire installer des éoliennes entre les réacteurs nucléaires mais bien de faire fermer au plus vite ces derniers.

      Le 15 avril dernier, il y avait 30 000 manifestants contre la relance du nucléaire. Le 17 mars, il y en aura encore plus. Et vous, vous vous levez un matin et vous nous demandez d’arrêter d’être antinucléaires !

      Avez vous une seule justification pour que nous nous prosternions ainsi devant vous ?

      Avez vous « interdit » les accidents nucléaires ? Les déchets radiaoctifs ? Les bombes atomiques ?


  • Marc 5 janvier 2007 19:06

    Intéressant.

    Tous les arguments de tout le monde sont vrais dans un certain contexte ou dans une certaine mesure :

    Oui, le nucléaire présente des risques.
    Oui, les énergies non-renouvelables présentent aussi des risques.
    Oui, les énergies renouvelables peuvent aussi avoir un impact écologique négatif.
    Oui, les énergies alternatives peuvent représenter une solution.
    Oui, la fusion peut représenter une solution.
    Oui, le nucléaire est sur-financé.
    Oui, les énergies alternatives sont subsidiées.
    Oui, l’« Ouest » est le plus gros producteur/consommateur.
    Oui, l’« Est » ou le « Sud » seront les plus gros consommateurs.
    Oui, il faut des solutions à court terme.
    Oui, il faut penser à long terme.
    etc.

    La questions est celle de leur poids et équilibre. Et ceci est très subjectif, donc sujet à lobbying dans tous les sens. In fine :

  • Votez politiquement selon votre sentiment, en vous informant autant que possible.
  • « Votez avec vos pieds » : adoptez une mode de vie correspondant à vos convictions.
  • Personnellement :

  • Je télétravaille => pas de voiture
  • Je capte mon eau de pluie (prescription urbanistique de ma région)
  • Mon prochain chauffe-eau sera solaire
  • J’utilise si possible des lampes basses conso
  • etc.
  • 2 citations qui vont bien(source : wikiquote) :

    « To refuse a hearing to an opinion, because they are sure that it is false, is to assume that their certainty is the same thing as absolute certainty. All silencing of discussion is an assumption of infallibility. Its condemnation may be allowed to rest on this common argument, not the worse for being common. » —John Stuart Mill, On Liberty (1859).
    « The point is not to take the world’s opinion as a guiding star but to go one’s way in life and working unerringly, neither depressed by failure nor seduced by applause. » —Gustav Mahler

    Bonne année aux hommes de bonne volonté !


  • Ar Brezonneg (---.---.48.128) 5 janvier 2007 19:07

    La fin du nucleaire ? Allons donc !

    Quand le petrole sera plus rare, que vous aurez froid, que vous voudrez vous déplacer en TGV, que vous aurez envie de boire une biere fraiche, et vous eclairer pour lire, et quil ny aura pas de vent pour faire tourner vos moulins à vent , je suis persuadé que vous reviendrez vite fait aux centrales nucleaires !

    Vous ayant vu de prêt et après vous avoir entendu à plusieurs reprises, j’ai tendance à vous prendre pour de tristes fumistes qui trompent le peuple. Le nucléaire c’est l’avenir. La fission pour le moment rends les services attendus, et la fusion quand nous l’aurons mise au point ce sera ce que nous attendions depuis longtemps !

    Vous nous cassez les pieds avec le « réchauffement climatique » du « aux gaz à effet de serre » ? Etes vous sur et certain que ces gaz en sont la cause ? Ce ne serait pas plutot la convergence de plusieurs cycles astronomiques ? Et si gaz à effet de serre il y aurait, ne croyez vous pas que les centrales nucléaire sont justement l’outil efficace pour nous alimenter en énergie plustot que de « brûler » des energies fossiles qui seraient bien plus utiles autrement ? Et ensuite si gaz à effet de serre, comment se fait il que vous ne protestiez pas contre les gaz émis par les milliers d’avions qui génèrent plus d’aérosols, de CO2, et autres NO dans la stratosphère ? Ne serait ce pas parce qu’en tant que BOBO, vous aimez partir passer 8 jours à l autre bout de la planète en voyageant en avion plutot qu’en voilier ????

    Votre position « soi-disant » écologique ne tient vraiment pas debout !


    • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 5 janvier 2007 21:41

      Il ne vous reste donc comme « tactique » que d’inventer n’importe quoi, des histoires de bobos, de vanaces à l’autre bout de la planète. Vous êtes triste.


  • Le péripate Le péripate 5 janvier 2007 19:49

    Toucher au nucléaire, c’est toucher à la religion de la croissance, au rêve prométhéen, d’une énergie infinie, et, pourquoi pas gratuite. Un tel s’insurge, disant que si l’on s’interdit le nucléaire, on va bruler des hydrocarbures, oubliant que le nucléaire ne peut servir qu’à la production d’électricité, sauf à envisager une problématique production d’hydrogène.

    Toucher à la religion de la croissance, c’est bien là le skandalon, la pierre d’achoppement. Il n’y a bientôt plus d’énergie, d’énergie facile s’entend. Cette énergie qu’est le pétrole. Plus. Fini.

    L’écologie sans l’avoir voulu, sur un monde défiguré certes, mais l’écologie quand même. Alors si on veut saloper encore un peu plus cette planète, consommons le peu d’uranium présent, après s’est fini de toutes façons. Et nous on sera morts. Mais pas nos enfants. Alors, un geste pour eux...

    Le Peripate.


  • Alain1 (---.---.64.171) 5 janvier 2007 20:51

    C’est là qu’on voit que les écologistes sont en réalité des sous-marins de l’industrie pétrolière et gazière. Bien sur, ils nous parlent d’énergie renouvelable, histoire de nous faire croire qu’ils sont aussi contre l’électricité produite grace au pétrole ou au gaz (voir au charbon) et donc, de bonne foi.

    Mais, dans la réalité, on sait très bien que quand il n’y a pas de centrale nucléaire, l’énergie qui est utilisée en remplacement pour produire de l’électricité, ce sont les hydrocarbures, comme c’est le cas en Angleterre, Allemagne, Italie, etc... Donc, tout bénef pour l’industrie pétrolière, gazière et charbonnière...

    Et tout bénef pour les pouvoirs qui sont derrières. Les hydrocarbures n’étant pas produits dans les pays riches, et n’étant pas stockables en très grande quantité (je parle de quantité permettant de faire fonctionner un pays entier), c’est un bon moyen de controler les pays en question. Si tel ou tel pays européen s’avise de ne pas filer doux, il est possible de lui couper son approvisionnement en hydrocarbures, et donc, son électricité. Chose qui n’est pas possible avec l’énergie nucléaire, ce qui rend le pays beaucoup plus indépendant des pouvoirs extérieurs.

    Donc, le discours des écolos sur les énergies alternatives, c’est en fait un écran de fumée fait pour nous masquer la réalité de ce qu’il y a vraiment derrière le mouvement écologiste : l’industrie du pétrole et autres pouvoirs réactionnaires.

    La vérité, c’est qu’on devrait produire de l’électricité essentiellement avec du nucléaire (plus un peu d’hydro-électricité, d’éolien, voir d’hydrocarbure, mais tout ça ne devrait représenter qu’une faible part de l’électricité produite). Le problème des réserves en uranium est bidon. Il y en a plein dans la mer. Et en plus, on a quasiment arrêté les recherches de nouveaux gisements terrestres depuis 30 ans. Et avec les centrales surgénératrices, on peut produire 50 fois plus d’électricité qu’avec les centrales classiques avec la même quantité de combustible.

    Le nucléaire, c’est en réalité l’avenir pour la production d’électricité.


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