lundi 1er octobre 2007 - par Forest Ent

2008, année noire

Ce dans quoi nous entrons n’est pas une petite crise financière des agences de notation. C’est une crise économique majeure qui aura des conséquences politiques. La « tempête parfaite » est en train de s’abattre.

Le présent article poursuit notre chronique macro-économique, entamée avec trois articles en 2007 : 2007 année grise, Un peu au-dessous du volcan, 2007 année grise épisode deux. Nous ne nous étions pas jusqu’ici hasardés à prévoir avec certitude une crise systémique et une récession US. Nous n’en sommes plus là. Tout affirme maintenant que 2008 sera une année noire. Le présent article revient sur les principaux événements sans trop d’ésotérisme. Comme j’utilise habituellement celui-ci pour masquer mon incompétence, je compte sur les vrais spécialistes pour corriger ce tableau noir.

« Il faut de la transparence  ! » C’est ce que viennent de clamer la Banque de France, la FED, le FMI, les gouvernements... C’est ce qu’ils ont dit en 2001. Les Etats-Unis ont alors voté la loi Sarbanes-Oxley, obligeant les entreprises cotées à plus de transparence. On a vu alors les fonds spéculatifs fleurir et les entreprises sortir de la cote. L’opacité s’est recréée presque instantanément. Au-delà de ces pieux discours de façade, tout le monde sait ce qu’il en est vraiment : le dollar est au bord du gouffre, et avec lui le système monétaire international.

Je vais beaucoup utiliser dans cet article le symbole « T$ », qui représente mille milliards de dollars, et qui est l’unité pertinente pour regarder l’économie mondiale.

Selon le BEA, équivalent local de l’INSEE, les Etats-Unis ont un PIB voisin de 14 T$. Ils exportent chaque année environ 0,7 T$ et importent le double, 1,4 T$ soit 10% du PIB. Leurs dépenses de santé sont de 2 T$, soit 15% du PIB, et augmentent beaucoup plus vite. La dette US globale est voisine de 50 T$, soit 350% du PIB dont 9 T$ pour les administrations publiques, 13 T$ pour les ménages, les 28 T$ restant concernant les entreprises et établissements financiers. Le taux d’épargne des ménages est 0.

La dette des ménages est surtout hypothécaire, pour environ 10 T$, soit 130 000$ pour une famille de quatre. La valeur moyenne d’un logement US est en 2007 de 300 000$ alors qu’elle était de 200 000$ en 2000. L’actif immobilier US a été réévalué de 50% en 7 ans, et cela a correspondu à une création de valeur hypothécaire d’environ 7 T$. A un taux de 4%, cela injecte dans l’économie 0,3 T$ par an, soit 2% du PIB, soit encore la croissance réelle constatée hors inflation.

Il y a un problème comparable pour les entreprises. Elles sont moins surévaluées qu’en 2001, mais n’ont aucun potentiel d’appréciation. Or il existe de grandes quantités d’argent investies sur leurs perspectives de croissance. Par exemple, le hedge fund Blackstone a été valorisé à 0,04 T$ alors que sa valeur est exactement 0 si tous ses investissements conservent leur valeur actuelle. Il y a une bulle LBO comme il y a une bulle immobilière.

On voit que l’on est loin d’un « petit problème de subprimes » de 0,1 T$. Les US ne peuvent en aucun cas rembourser leurs dettes. La seule issue possible, et on la voit se dessiner, est l’effondrement du dollar. Si la FED monte ses taux, elle accélère la récession. Si elle les baisse, elle tue le dollar. Cette seringue traduit le fait que l’on ne peut pas vivre indéfiniment à crédit. Il y a 50 000 milliards de dollars en circulation dont la valeur va s’écrouler.

Il y a le même petit problème immobilier en UK, Irlande et Espagne. La situation française est différente : les prix de l’immobilier sont tout aussi aberrants, mais la dette des ménages est soutenable. Ils sont simplement souvent mal logés.

Loin des US se trouve la Chine. Son PIB 2006 est de 2,7 T$. Ses exportations sont de 1 T$, soit 37% du PIB, pour 0,8 T$ d’importations. Le solde commercial est voisin de 10% du PIB. La Chine est une machine à exporter. Un tiers de ses exportations, environ 0,3 T$ vont vers les US.

Que va-t-il se passer maintenant ?

L’effondrement programmé du dollar va avoir des conséquences négatives pour tout le monde.

Pour les Etats-Unis, on peut prédire sans trop de risque une récession, peut-être sévère, un appauvrissement généralisé, et une explosion du système de santé et de retraite.

Pour l’UE, il y aura contagion dans les pays pareillement exposés. L’effondrement des valeurs détenues en dollar va créer un effet de pauvreté et bloquer le crédit. La hausse relative de l’euro va ralentir les exportations, et il n’y a pas de protection possible, car il n’y a pas de zone douanière euro. Globalement, l’UE va importer la crise US : la mauvaise monnaie aura chassé la bonne. L’euro ne nous protège pas du dollar.

Il aurait bien sûr été utile de prévenir cette situation, en ayant les finances les plus saines avant la crise, mais il ne faudra pas s’acharner après. Si la coalition allemande poursuit ses démarches d’économie, elle bloquera la consommation dans l’UE au pire moment. J’aimerais bien écrire que j’ai confiance en Mme Merkel et M. Sarkozy pour gérer la tempête qui s’annonce. Ce n’est malheureusement pas le cas. Je n’ai d’ailleurs surtout pas confiance en M. Sarkozy, visiblement très éloigné des sujets économiques, pour annuler son paquet fiscal et pratiquer une dose de relance keynésienne le jour venu.

Le pays de tous les dangers est la Chine. Les US ne pourront plus avec leur monnaie dévaluée importer 10% de leur PIB, dont un quart en provenance de Chine. Les exportations chinoises vont en prendre un méchant coup. Ce ne serait pas trop gênant s’il y avait un système politique fort et légitime, capable de redistribuer rapidement les cartes vers l’économie intérieure. Ce n’est pas le cas. Les relations vont se tendre entre un milliard d’humains.

Nous abordons une des périodes les plus noires de notre histoire. Une des plus grandes bulles jamais fabriquées est en train d’exploser. Elle aurait pu être crevée il y a deux ans. L’administration Bush avait alors d’autres soucis.



142 réactions


  • Fred 1er octobre 2007 10:08

    Ca fait du bien l’optimiste des le matin. smiley


    • Nougeottier 1er octobre 2007 11:43

      Le mot « crise » me paraît mal utilisé, lorsqu’on l’applique à ce genre de situations que le système a sciemment fabriqué et dont les puissants profiteront. La dégrigolade organisée de notre pouvoir d’achat devait conduire au surendettement, également organisé, et à une rafle progressive des biens des citoyens par les financiers. Tout était prévu, et rien de cela ne met le système en crise, dans la mesure où les victimes subissent mais ne ripostent pas vraiment.

      La superpuissance US a été bâtie entre autres sur la prétendue « crise » de Wall Street, et les centaines de faillites de petites banques qui ont suivi cette crise n’ont fait que renforcer le pouvoir de l’oligarchie US dont Roosevelt a été un représentant de choc. Les années qui ont suivi cette « crise » ont même permis aux financiers US de montrer qu’ils étaient plus forts que leurs collègues britanniques, lesquels ont dû fermer leurs guichets de Londres pendant qu’à New York le calme était affiché.

      Staline n’a sans doute pas dit la vérité, lorsqu’il a qualifié le krach de Wall Street de crise du système capitaliste. Il faut dire qu’à l’époque il n’avait pas à se plaindre des investissements américains en Union Soviétique.

      Aux Etats-Unis, la « crise » des années 1920-30 a permis de réorienter l’économie vers le secteur militaire ; la dépression et la pauvreté ont généré un contingent de volontaires pour la II Guerre Mondiale, etc...

      A présent, comme on nous prépare la mise en place d’une superpuissance militaire européenne que nous devrons payer de nos poches, « il faut bien » une « crise » pour refaire un New Deal (le commis de la grande finance qu’est Bayrou en parlait déjà) et militariser le continent sur les plans industriel, économique, social, politique...

      Lire, par exemple :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=118

      Après les présidentielles françaises, mine de rien, l’ « Europe militaire » (1)

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=148

      Après les présidentielles françaises, mine de rien, l’ « Europe militaire » (2)

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=182

      Après les présidentielles françaises, mine de rien, l’ « Europe militaire » (3)

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=228

      Sarkozy, Bush, médias, lobbying... et ce qu’on nous prépare (1)

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=235

      Nicolas Sarkozy, capitalisme de choc et alliance impérialiste Europe-USA

      etc...


    • Universitaire 1995 1er octobre 2007 14:18

      On parle de « crise » pour nous faire croire que c’est un « phénomène objectif », qu’on n’y peut rien... alors que tout est orchestré et savamment planifié.

      Wall Street et les années 1930 ne sont qu’un exemple. Depuis les années 1970, les réseaux du capitalisme travaillent activement à l’échelle mondiale. Rien n’est le fruit du hasard.


    • Rage Rage 1er octobre 2007 17:40

      Des le LUNDI matin ! smiley


  • tvargentine.com lerma 1er octobre 2007 10:10

    Les USA ont toujours joué avec le yoyo du dollar pour réduire leur dette et exporter leur crise à l’étranger pour mieux vendre leurs produits redevenu compétitif.

    La recession au USA ? ,non,car l’activité est forte et rien ne laisse penser qu’une recession doit arrivé dans la mesure ou la banque centrale à baisser ses taux d’intérets pour assurer une transition avec le ralentissement économique.

    Le pire est plutot pour les europééns non préparés à un euro fort comme la France qui n’est pas autant exportatrice comme l’allemagne et qui engraine des milliards d’excédents

    Oui,la baisse du dollar est un problème pour la France,oui le ralentissement va se faire sentir en France,mais cela dure depuis 30 ans et il n’y a aucune raison que cela change

    Toutefois,elle constitue l’opportunité de prendre des parts de marché dans les pays dont la monnaie est indexée sur le dollars.

    Des pays comme l’Argentine ou un euro fort permet de faire de très bon investissement (soja,viande,services) par rapport au dollar américain

    La France sera t-elle saisir sa chance ?


    • delsha 1er octobre 2007 16:34

      Décidemment Lerma, vous ne comprenez rien à rien et pourtant vous ne cessez de la ramener. N’y-a-t’il personne autour de vous pour vous dire à quel point vous avez tord ? Non suis-je bête ! s’il y avait quelqu’un, vous ne passeriez pas votre temps à écrire tout et n’importe quoi. Au début, je vous trouvait presque drôle...aujourd’hui, je vous trouve juste...lassant


  • karg se 1er octobre 2007 10:19

    Pour comprendre ce bordel il faut revenir à Reagan qui a fait des USA un pays qui consomment à crédit. Plus rien ne tient le dollars sauf les banques chinoises...


  • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 1er octobre 2007 10:27

    Bjr Forest,

    Je partage la même inquiétude que toi. Les grands déséquilibres dont tu parles sont visibles déjà depuis plusieurs années, mais l’orthodoxie ultra-libérale n’est pas vraiment du genre à se remettre en question... Ton analyse rejoint celle d’Emmanuel Todd dans « Après l’Empire » où il compare la future chute de l’empire américain avec celle de l’empire romain : un régime qui consomme bien plus qu’il ne produit, déséquilibre qui le conduit à l’implosion. Si les comparaisons s’arrêtent a peuprès là, la prédiction de Todd est la même que la tienne : la chute des US, et de tous les autres avec...

    De quoi bien commencer la semaine ! smiley


  • LE CHAT LE CHAT 1er octobre 2007 10:30

    1 euro = 1,427 USD ce matin sur euronews , le billet vert pâlit de plus en plus , uncle sam va bientôt se retrouver en calbut ! l’once d’or s’envole vers des sommets , on sent vraiment que la confiance n’y est plus , c’est un des signe qui ne trompent pas ! au cas où le petit nico voudrait encore privatiser le peux qui reste , ne vous précipitez pas , ça va plonger sous peu ! il faudra acheter seulement au creux de la vague ( pour ceux qui ont les moyens de jouer à ce loto pour riches ...)


    • Internaute Internaute 1er octobre 2007 12:46

      Le prochain creux de la vague sera le 15 novembre, comme il a été le 15 août. En effet pour sortir d’un hedge fund il faut souvent un préavis de 6 semaines avant la fin du quarter. Le dernier quarter verra aussi la remise à jour des comptes annuels des banques.

      Il y aura du changement mais presque tout va monter. On est rentré en période de hautes eaux, avec beaucoup de vagues.

      Les étrangers (BRIC+Europe+PétroDollars) ne font plus confiance à l’Oncle Sam et pas mal de milliards vont venir s’investir chez nous, tout au moins dans les bourses européennes. Avec un Euro fort on attire cette mane.


    • goc goc 1er octobre 2007 15:46

      a priori le bateau coule et les rats quittent le navire

      "Le secrétaire d’Etat américain a reconnu avoir reçu un communiqué du Ministre des Affaires Etrangères israélien Tzipi Livni demandant à ce que tous les paiements et les prêts d’aide étrangère des Etats-Unis soient faits en euros plutôt qu’en dollars.

      Le Ministre des Affaires Etrangères Livni a cité comme raisons à cette demande la baisse rapide du dollar et son désavantage comme devise mondiale.

      « Dans l’esprit de Yom Kippur, les Etats-Unis n’obligeront pas Israel à accepter des dollars comme paiement pour leur aide étrangère. Nous échangerons nos obligations en euros ou en devises qui conviendront le mieux à Israel » a déclaré le secrétaire d’Etat Rice dans une annonce le 21 septembre dernier.

      « Nous devons placer nos engagements envers les Israéliens au sommet de notre liste de priorité nationale. Israel ne devrait pas souffrir des fluctuations actuelles de notre devise » a déclaré Rice avant de partir pour Camp David.

      Une demande similaire de l’Egypte a été refusée la semaine dernière.

      Source : http://www.wakeupfromyourslumber.com/ "

      meme les copains israeliens ne veulent plus du dollar


    • Internaute Internaute 2 octobre 2007 08:00

      @Goc

      Ce qui me gêne dans vos référence est qu’elles sont bien trop indirectes. N’y a-t-il pas une source plus fiable (AFP, New-York-Times, communiqué de la presse israélienne) ?


  • Vincent 1er octobre 2007 10:45

    Je m’étonne, car j’ai lu un article dans l e magasine Challenge de cette semaine disant exactement le contraire de ce que vous affirmez.

    En résumé il expliquait en gros que si les EU subissaient une crise il n’en serait pas de même pour la Chine et l’Europe, car la part des importations et des exportations dans leurs PIB respectifs n’était pas significative dans leurs économies.

    La crise des subprimes a mis en évidence la bulle immobilière aux E.U. En France l’état met en construction au compte goûte les programmes immobilier afin d’entretenir la spéculation et de garder la demande plus importante que l’offre.

    A l’inverse il y a actuellement env. 4 millions de logement invendu au E.U.

    L’année à venir va voir env. 160 000 logements saisis.

    Je n’ai pas les chiffres en tête mais je ne pense pas que la chute du $ soit si préjudiciable que cela.

    De toute façon la Chine possède énormément d’avoirs aux E.U et je ne pense pas que les Chinois soient idiots au point de laisser leurs investissements partir en fumée.

    Par ailleurs l’effondrement du $ nous permet actuellement de baisser artificiellement notre facture énergétique.


    • goc goc 1er octobre 2007 12:08

      je ne suis pas trop de votre avis

      je pense que la Chine sera la plus touchée, et pour une raison simple, c’est que les dollars qu’elle récupère de ses ventes lui servent aussi a acheter la matière première et l’énergie pour ses fabrications, donc si le dollar s’effondre, les 70% de production hors USA deviendront trop cher. et puis il faudra aussi compter sur l’effondrement du secteur bancaire, or sans banque, la chine se retrouve comme sans pétrole.


    • Forest Ent Forest Ent 1er octobre 2007 12:46

      @ Vincent

      « j’ai lu un article dans un magazine de cette semaine disant exactement le contraire de ce que vous affirmez. »

      Oui, moi aussi. smiley

      « si les EU subissaient une crise il n’en serait pas de même pour la Chine et l’Europe, car la part des importations et des exportations dans leurs PIB respectifs n’était pas significative dans leurs économies. »

      Pour la Chine, il me semble avoir montré le contraire. Pour l’Europe, elle détient une quantité astronomique de dettes en dollars.

      « En France l’état met en construction au compte-gouttes les programmes immobilier »

      J’ai bien dit que la situation immobilière était particulière en France.

      « la Chine possède énormément d’avoirs aux E.U et je ne pense pas que les Chinois soient idiots au point de laisser leurs investissements partir en fumée. »

      Environ 1 T$. Ils n’y peuvent absolument rien. Personne n’a les moyens de sauver le dollar.

      « Par ailleurs l’effondrement du $ nous permet actuellement de baisser artificiellement notre facture énergétique. »

      De la maintenir à peu près au même niveau. Elle va renchérir aux US.


    • NPM 1er octobre 2007 15:56

      « Environ 1 T$. Ils n’y peuvent absolument rien. Personne n’a les moyens de sauver le dollar. »

      Bein si, ils peuvent en racheter (ca fera un peu d’inflation, mais bon..)


    • delsha 1er octobre 2007 16:43

      Lisez le « monde Diplomatique » (n° 642)- « Quand la finance prend le monde en otage », garder en tête votre article de Challenge et celui d’Aroga, faite marcher votre matière grise...et vous aurez j’espère une vision de ce qui nous attends si certains continuent à dire et à penser « que tout va bien dans le meilleur des mondes ». L’avantage des « petits » c’est qu’ils savent déjà faire avec rien...mais pour les autres, l’apprentissage risque d’être très très dur.


    • delsha 1er octobre 2007 16:46

      ...et vous faites quoi d’un md et demi de personnes...car la croissance d’un pays passe avant tout par une production réelle, celle générée par des personnes, et non des plus-values boursières !!


    • Rage Rage 1er octobre 2007 18:14

      Bonsoir Forest,

      Excellent article. Encore une fois, une lumière de lucidité dans l’océan de fumée.

      Non seulement je partage l’analyse, mais en plus je pense qu’elle est le résultat à terme, la consécration pour ainsi dire, de tous les excès cumulés depuis très longtemps.

      L’économie étant mondiale, les marchés interconnectés, la crise de l’un - surtout le premier - entraîne tous les autres. La Chine peut sans doute mieux optimiser la chute du système américain car elle dispose de l’outil de production... que tous les autres pays ont bradés.

      La vision d’un état stratège - vision antinomique de l’état illusionniste français actuel- aurait détecté depuis longtemps le risque que font peser les « gogos » du marché boursier sur les systèmes et donc l’importance de conserver du « dur », de « l’inaliénable » pour subvenir à toute crise.

      Je pense en l’occurence à l’énergie, à la flotte, à l’agriculture, aux infrastructures... En bradant notre système, nous devenons vulnérable aux « aléas du marché », marché non régulé depuis très longtemps (voir scandale ENRON & consors) et plus encore, attaqué de l’intérieur par des spéculateurs sans remords.

      La crise des subprimes n’a pas finie de faire parler d’elle. Les Banques Suisses sont touchées, d’autres le seront. Si la BCE a injecté des liquidités, c’est bien que la situation était grave.

      En économie, plus on me dit que tout va bien, plus je suis certain que ça ne va pas. Quand ça ne va pas, cela signifie que les financiers ne se font pas assez de fric, et donc qu’il y a des régulations qui opèrent.

      La dévaluation du dollar, soutenue par une administration « Bush » incompétente, n’est qu’un signal clair de la crise mondiale qui s’annonce : une monnaie ne peut pas se permettre de peser 50% de moins en 3 ans sans qu’il y ait un souci quelquepart...

      Les USA ont construit leur fortune sur l’emprunt, la plus-value « virtuelle » (comme l’immobilier) sans construire fondamentalement sur du concret, du lourd, du tangible.

      La France souhaite imiter ce modèle - à tord- en aspirant faire monter ses riches très haut et en espérant tirer tout le monde : cela ne peut fonctionner sans une structure économique solide et rationnelle.

      Cette rationnalité, la France comme les USA ou le RU l’ont perdu en donnant trop de valeur à des choses fictives plus qu’à du concret : le travail vaut beaucoup trop face à la matière première, le patrimoine beaucoup trop face à la valeur du travail et immensément plus que la matière première.

      Par ailleurs, la concentration des moyens, des biens et des outils de pouvoirs dans des mains restreintes mais toutes interdépendantes font que, si l’un vient à flancher, tout le monde flanche.

      Il y aura bien sûr des « remises à niveau », mais dans le jeu qui s’annonce, ceux qui vont perdre sont ceux qui n’ont rien de « valorisé » à sa juste mesure dans l’escarcelle, à savoir les propriétaires de bien surcôtés, les détenteurs d’actions « junk bonds » surnotées etc... et les pauvres qui paieront indirectement les erreurs de ceux qui en ont trop voulu.

      Alors 2008 ou pas ? Il faudra voir les élections US.

      Mais une chose est certaine : ce système ne pourra pas éternellement durer s’il se construit sur du vent et de l’analyse macro-économique digne des meilleurs commentaires de « On refait le Match » ou de 100% Foot sur M6... qui a dit Marc Touati ?


    • Bulgroz 1er octobre 2007 18:22

      « La Chine peut sans doute mieux optimiser la chute du système américain car elle dispose de l’outil de production... que tous les autres pays ont bradé »

      De quelle production parlons nous, des indispensables merdes en plastique désignées en Occident, des pales copies de scooters à 2 balles, du blé, de l’eau, de l’énergie et du savoir faire ?

      A part Wall Mart, qui s’en soucie ?


    • aye 1er octobre 2007 21:46

      La plus grosse perte a commencée dans les années 80 pas la fermeture des entreprises et par là même la perte des compétences.

      Il ne nous faudra pas 10 ans pour nous retrouver dans l’état de la Roumanie, crise économique et financière mondiale aidant.

      http://www.lesaffaires.com/article/0/experts/2007-09-27/464991/le-crepuscule-des-illusions.fr.html

      Les gens normaux devraient avoir peur.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er octobre 2007 23:33

      @ Rage : Vous avez raison. La plupart des gens ne comprennent pas encore que l’illusion monétaire est un passe-temps de riches. Trop jeunes.

      Pierre JC Allard

      http://nouvellesociete.org/706.html


  • aurelie 1er octobre 2007 10:51

    Je partage votre inquiétude. Comment allons-nous réagir alors même que nous avons privatisé une grande partie de la France et que nous nous éloignons de l’autosuffisance énergétique et alimentaire ? J’ai très peur de l’avenir. La plupart des gens, je l’ai souvent remarqué, face à un événement désagréable mais futur, préfèrent se boucher les oreilles et ne pas voir les différents signaux d’alarme qui se présentent, quitte à réagir quand il est trop tard. Ca ne m’étonnerait pas que des gens qui se sont crus tranquilles pendant des années soient soudainement confrontés à la réalité, et ce sera un choc. Un sondage récemment publié révélait qu’un gros pourcentage des français pensaient qu’être SDF ne leur arriverait jamais. Et si ça leur arrivait ?


  • patou1564 1er octobre 2007 10:52

    Je ne suis pas expert, mais je vous fais part de ma modeste expérience.

    Aux Etats-Unis, l’ambiance est très morose, et encore, c’est un euphémisme, le plus gros risque est que la confiance des ménages US soit entamée. Confiance qui mène la consommation US, donc, les exportations chinoises. Ensuite, le fonctionnement des prêts en UK et en espagne est presque similaire, donc, cela peut entrainer d’autres organismes, et indirectement l’europe (au sens BCE).


  • ZEN ZEN 1er octobre 2007 10:55

    @ Forest

    Puisses-tu te tromper ! Mais les incantations n’empêchent pas la pluie de tomber..

    Au fait, qu’est-ce que je fais de mes modestes économies, sans patrimoine ? J’investis dans une modeste chaîne de distribution de soupe populaire ?...

    Enfin, soyons optimistes. JSK va prendre le taureau par les cornes...


  • snoopy86 1er octobre 2007 11:18

    @ Forest

    Excellent article qui résume parfaitement bien une situation de crise qui s’apparente davantage à 1929 qu’à 2001.

    Plus inquiétant encore, l’intervention « keynesiènne » étant devenue la régle depuis quelques années alors qu’elle aurait dû rester l’exception, on ne voit guère de solutions ni pour l’éviter ni pour en sortir.


  • haddock 1er octobre 2007 11:25

    Pour appuyer la thèse de la morosité, je peux dire ceci , il va pleuvoir , ensuite neiger , ensuite il fera nuit , après on va attraper de graves maladies contagieuses , et si ça se trouve on va mourrir dans d’ affreuses souffrances , merd’alors . Mal barrés .


    • haddock 1er octobre 2007 11:28

      Ouailles , prions , la fin du monde est proche ,

      Aie les ouailles .

      Rocla-dock


    • haddock 1er octobre 2007 11:29

      Comme sur le Titanic , faisons venir l’ orchestre de plus prèd de toi mon Dieu .


    • snoopy86 1er octobre 2007 11:30

      Mon bon capitaine

      Vous avez raison...

      Venrz donc m’aider à vider la cave avant de mourir


    • ddacoudre ddacoudre 1er octobre 2007 20:40

      ddacoudre haddoc je t’ai ôté un point négatif ton humour noir n’a pas brillé. ne t’inquiéter pas quand l’on est tombé, comme nous ne sommes pas des rampants nous nous en relevons toujours. Maintenant je ne sis pas quand et dans quel état. cordialement.


    • haddock 1er octobre 2007 20:43

      Ddacoudre tu ferais mieux de boire juste un dé à coudre de ce bon vin , t’ es pas habitué .


  • haddock 1er octobre 2007 11:44

    Bonjour Snoopy ,

    J’ ai justement quelques bouteilles de Château « Pleure pas Jeannette demain il f’ra beau » 1982 ( bonne année ) à déguster avant le cataclysme annoncé .

    Nestor , un verre de « Pleure pas Jeannette » à Snoopy .


  • bernard29 candidat 007 1er octobre 2007 11:56

    Article refusé par Agoravoc car exprimant une idée personnelle ( !!!!!) Octobre ; Une Tempête nommée « Edward »

    La commission « Edward Balladur », de révision institutionnelle, rendra son rapport au gouvernement à la fin du mois d’octobre. Les propositions définitives seront soumises aux votes des assemblées puis au Congrès pour adoption fin janvier 2008. c’est le mois « d’Edward ». Une tempête automnale est annoncée.

    Il est déjà très clair que le régime politique va changer de nature, par une accentuation irrémédiable, voire définitive, de son caractère présidentiel. Monsieur Balladur l’a d’ailleurs admis dans un récent interview donné au « Monde ». (24/09/07) Ces réformes concernent les pouvoirs du Président de la République, ceux du Premier Ministre et les pouvoirs du Parlement. Il serait donc souhaitable qu’un tel changement de la nature de notre constitution soit soumis à la volonté de la souveraineté populaire selon les procédures référendaire ou constituant.

    Nous savons que ce ne sera pas le cas, parce que le gouvernement et les parlementaires actuels n’en veulent pas, et qu’ils ont le pouvoir de s’en passer. Et s’ils n’en veulent pas, c’est aussi parce qu’ils craignent la remise en cause de leurs privilèges de leur statut ; cumul des mandats et autres cumuls de fonctions, indemnités et avantages divers...

    9 candidats sur 12 à la Présidentielle, qui ont réuni 56 % des votes au premier tour réclamaient une sixième république, avec les sempiternelles revendications concernant la fin du cumul des mandats des parlementaires qui restent lettres mortes. Le moment est venu de faire passer cette réforme du mandat unique des parlementaires, considérée à juste titre par de nombreux constitutionnalistes comme « la mère des réformes démocratique ». Pour cela il faut enclencher « la Mère des batailles » ; C’est

    « l’ Opération- Tempête Edward »

    Le comité du Combat Démocratique vous propose donc de vous associer à cette opération décisive qui a pour objet de réclamer l’inscription dans la constitution d’une règle simple relative au cumul des mandats.

    « le mandat de parlementaire, renouvelable une fois, ne peut se cumuler qu’avec le mandat de conseiller municipal, à l’exclusion de toutes autres fonctions dans une institution ou organisme, public ou para-public assurant une mission de service public ».

    Modalités de « l’ Opération Tempête Edward. »

    La durée de cette opération lancée au mois d’octobre 2007, elle s’étalera durant toute la période d’examen du Rapport de la commission « Balladur » par le gouvernement, jusqu’aux débats devant les assemblées parlementaires, puis jusqu’à l’adoption éventuelle lors du Congrès. Jusqu’aux premiers mois de 2008, il va s’agir de mobiliser, répercuter, envahir les lieux de débats et de forum, de tenter de faire un « buzz » médiatique, selon le langage actuel.

    Actions : Il faut donc multiplier les moyens d’information

    les mails, courriers aux élus, aux intellectuels, aux constitutionnalistes, aux universités et étudiants de Droit public, aux individus et groupes , association, clubs et autres... d’établir des pétitions reprenant ces deux exigences, de lancer des blogs ou sites spécifiques sur la révision constitutionnelle, et d’informations civiques

    Contact : Nous vous proposerons un blog de contacts . Pour le moment utilisons « http://changerlarepublique.ove... » . Pour répertorier et s’informer de nos initiatives respectives, de nos opérations ciblées, de nos interventions et autres actions médiatiques ou mobilisatrices, de suivre les péripéties de l’opération.

    « Bonne chance camarades citoyens et en avant. » Il n’y a pas de retour possible.

    C’était un communiqué du G.D.C (Groupe de Combat pour la Démocratie)

    Merci de votre attention.


  • Dominique Larchey-Wendling 1er octobre 2007 12:01

    Et on verra si la république américaine survivra à la crise ou si l’empire (et les néoconservateurs qui s’en nourrissent aux dépends du peuple américain) choisira la dictature, la terreur et la guerre pour essayer de sauver sa peau (leur peau) ... Peut-on encore sauver la « grande démocratie » ? Les enseignements de l’Histoire ne nous incitent pas à l’optimisme ... Les scélérats ont besoin de bouc-émissaires ...


    • Alpo47 Alpo47 1er octobre 2007 13:06

      Lorsque l’information est confisquée par une fraction, je ne pense pas qu’on puisse encore parler de démocratie.

      Une grande partie des Américains, pense encore que S.Hussein possédait des « ADM » ou était lié à B.Laden, tout simplement parce que les grands médias, notamment télévisés n’ont jamais démenti...

      Comment peut on choisir, décider, lorsqu’on n’est pas informé ?


    • Vincent 1er octobre 2007 16:47

      Cela dit, il me semble que nos amis américians ont tous plus ou moins le Ternet maintenant.

      Alors s’ils ne veulent pas s’informer, c’est leur droit, mais qu’ils ne disent pas qu’ils ne pouvaient pas s’informer, les U.S ne sont pas la Birmanie où il suffit de couper quelques connexions pour faire le black-out sur l’info.

      C’est tout simplement, qu’en fait cela ne les intéressait pas, maintenant qu’ils commencent à en ressentir les effets, il se disent :à si j’avais su....

      Ils peuvent encore agir, mais cela ne dépendra que d’eux aux prochaines éléctions de novembre 2008 à moins que les copain de G.W ne truquent encore les élections ce qui est largement possible.


    • ddacoudre ddacoudre 1er octobre 2007 20:51

      ddacoudre dominique tu aurais pu développer ton point de vue pour nous donner les enchainements probables qui peuvent s’engendrer, un conflit que d’aucun pense salvateur (il est sous jacent)un autoritarisme croissant en découlant, une tentative d’éradication des boucs émissaires. cordialement.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er octobre 2007 23:28

      @ Larchley Wendling : La dictature très probablement, la guerre, seulement si nécesaire

      http://nouvellesociete.org/5107.html

      Pierre JC Allard


    • Dominique Larchey-Wendling 1er octobre 2007 23:47

      Mon point de vue est le suivant : les USA sont un empire, un empire sur le déclin. Son ascension s’est fondé sur la production de pétrole. Les USA ont été le « swing-producer » du monde jusqu’à ce que leur propre production commence à décliner à partir de 1973. L’arrogance les a conduit à croire que leur suprématie était fondé sur leur intelligence et leur modèle économique alors qu’en réalité, elle était essentiellement fondée sur le contrôle du pétrole, moteur de l’économie du 20ième siècle. Leur richesse s’est constituée en vendant et en exploitant cette source d’énergie unique.

      Perdant la maitrise de leurs importations de pétrole (production en déclin et consommation toujours croissante) et malgré l’avertissement du président Carter, ils ont choisi la voie de l’endettement et de la domination militaire pour maintenir leur suprématie.

      Les empires doivent trouver le moyen de disparaitre, soit en interne (abandon de la volonté de dominer par le coeur de l’empire) ou alors en externe (par la ruine militaire et économique, conséquence de guerres visant la domination totale de leur environnement, en l’occurrence le monde pour les USA).

      Il existe une part de l’Amérique que tendrait naturellement vers le replis sur soi et le renoncement aux ambitions démesurées de l’empire, démesurées au sens où elles impliquent d’énormes sacrifices comme le rejet de la République et de la démocratie. La voie du rejet de l’empire est un peu celle qu’à fini par choisir la Grande Bretagne quand elle s’est défaite de ses conquêtes ... mais ce choix n’était pas évident et a été contesté.

      Mais il existe une autre part de l’Amérique qui revendique l’empire et ne saurait y renoncer car les classes sociales qui correspondent à ces aspirations dominent la société américaine et que le renoncement à l’empire signifierait aussi leur renoncement à la domination sociale dans leur propre société. Il y a bien-sûr les néocons mais il n’y a pas qu’eux. En dehors même des ultra-riches, la société US est très militarisée et l’armée fait vivre un nombre très important de familles. N’oubliez jamais le budget de la sécurité US (Pentagone, énergie, FBI, CIA ...) qui approche les 1000 milliards de dollars. Sans l’armée et ses guerres, c’est des millions d’emplois qui disparaissent.

      Des éléments parmi cette faction impérialiste ont choisi de sciemment sacrifier 3000 concitoyens le 11 septembre pour pousser les USA sur le chemin irréversible de la domination militaire du monde. Ce nouveau « Pearl Harbor » a effrayé suffisamment les américains (et les Occidentaux) pour qu’ils ne réalisent pas que la « guerre contre la terreur » est en réalité une « guerre pour la domination impériale du monde. » Pourtant, pour qui sait lire, c’est écrit noir sur blanc dans la profession de foi du « projet pour un nouveau siècle américain » (PNAC).

      Le peuple américain saura-t-il trouver les ressources pour reprendre le contrôle de la situation et décimer les rangs des impérialistes, je n’y crois pas mais ce n’est pas non plus complètement impossible. Il lui faudra en outre renoncer au mythe de l’« American Way of Life » en même temps.

      Il choisira plutôt, à mon avis hélas, de trouver des bouc-émissaires extérieurs à son appauvrissement (endettement, crise du dollar, crise du pétrole) et abandonnera sa souveraineté avec le sourire au premier imbécile qui lui promettra la victoire dans la « longue guerre » contre le monde « non civilisé, » càd par définition, tout ce qui n’est pas américain.

      Décrire les étapes est par contre délicat ... beaucoup d’évènements sont possibles. Cependant, l’intention d’agresser l’Iran de la part de la faction Cheney est évidente depuis 2002-03.

      Si les européens sont assez stupides pour suivre les USA dans une telle voie, il ne faudra pas qu’ils s’étonnent quand les Russes leur couperont les vannes du gaz. La crise du gaz avec l’Ukraine était très clairement un avertissement de Poutine à l’égard des européens, et il a été compris comme tel, même si nos médias n’ont évidement produit aucune analyse en ce sens.


    • Ceri Ceri 2 octobre 2007 01:18

      ...et je me demande si de toutes manières les Etats Unis ne doivent pas couler, comme l’Angleterre a coulé fin XIX è, quand elle était trop endettée et que la nouvelle révolution industrielle a pointé son nez. En +, tant que ceux qui ont le pouvoir financier ont de l’argent à se faire quelque part sur la Terre, ce sera une ronde sans fin. Quand une région décline, une autre monte, donc pourquoi la ronde s’arretrait ?


  • goc goc 1er octobre 2007 12:02

    Tres bonne analyse, même si elle est pessimiste

    Bien que finalement on peut se demander si la situation est telle qu’un grand nettoyage ne serait pas la moins pire des solutions, tellement le système capitaliste a montré ses limites

    de toute façon quand on en arrive a gagner de l’argent sur l’argent, c’est qu’on est en train de mordre sa queue : l’argent ne doit etre qu’un outil et non une finalité.

    Maintenant cette analyse n’est que financière, c’est a dire qu’il lui manque le volet politique, et en matière de politique on peut compter sur bush et ses copains neo-cons , ainsi que ses caniches, pour aggraver encore plus vite les choses, en prenant l’une des pires décisions, a savoir la guerre


  • Claude Simon Tzecoatl 1er octobre 2007 12:14

    Je vais m’efforcer de tenir un raisonnement optimiste.

    Si le papier-monnaie dollar a permis la mondialisation des économies grâce à une politique soutenue de la demande par le crédit américain, on constate que beaucoup d’élements convergent pour aligner le pouvoir d’achat US/Chinois. Si les pouvoirs politiques chinois ont refusé de réévaluer le yuan, la folle inflation qui opère en Chine plus la dévaluation constante du dollar permet peut-être à terme de rééquilibrer les relations commerciales entre les deux grandes puissances. Bref, à l’heure de la libéralisation des échanges de marchandise imposée, cette convergence est indispensable. La volonté politique a échoué à l’obtenir, le marché s’en charge à grands fracas.

    Et si les créanciers des US voient leurs dettes si brutalement dépréciés, ils doivent revoir leur modèle économique en favorisant leur demande intérieure, au lieu d’accumuler des capitaux qui ne pouvaient que se déprécier.

    La mondialisation ne va pas faire émerger une grande puissance plutôt qu’une autre au XXIème, elle risque de les faire converger toutes, dans une uniformisation peu amène.


    • Internaute Internaute 1er octobre 2007 13:15

      Eh oui. C’est ce que je dis chaque fois que j’énonce que le futur salaire français se situera entre celui du Benladesh et celui de la Corée du Nord.

      Luttons contre les députés par qui cette horreur arrive. La mondialisation n’est que le résultat de régles du jeu préparées d’avance. Elle n’a rien d’inéluctable. Notre commerce avec la Chine est encore faible. Notre vrai partenaire commercial c’est l’Allemagne.

      http://www.minefi.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/ministre/defs_cext/som_ defcext.php

      # 6- Les échanges de la France et l’Allemagne en 2006 et début 2007

      Export 2006 - 55,8 Mds, Import 69 Mds

      # 7- Les échanges commerciaux entre la France et la Chine sur les 5 premiers mois 2007

      Export 2006 10,03 Mds, Import 22,8 Mds (5 mois ramenés à 12).


    • Alpo47 Alpo47 1er octobre 2007 13:44

      Et, encore plus optimiste : Si le dollar s’effondre complètement, et considérant les énormes quantités de billet vert émises par la FED ... les américains ne manqueront pas de papier hygiénique .

      (Désolé, j’ai pas pu m’empêcher)


    • Claude Simon Tzecoatl 1er octobre 2007 15:08

      @Internaute, qui a écrit : « Eh oui. C’est ce que je dis chaque fois que j’énonce que le futur salaire français se situera entre celui du Benladesh et celui de la Corée du Nord. » C’est plutôt ceci : le glissement du dollar est un alignement monétaire vers le bas.

      Mais à l’heure du dumping monétaire, social et écologique chinois, l’Europe se doit de trouver dans son fonctionnement tout ce qui peut permettre de préserver son rang de place forte (sociale, monétaire, etc) sans souffrir de l’alignement généralisé vers le bas (même si c’est le cas et que la tentation est forte), sinon elle ira grossir les rangs des pays subissant de fortes secousses économiques (inflation, dévaluation, mouvements sociaux, etc). Il s’agit véritablement d’un choix d’équilibre entre le productif et le monétaire, entre l’économique et le social.


    • BlueTemplar BlueTemplar 1er octobre 2007 20:53

      « le futur salaire français se situera entre celui du Benladesh et celui de la Corée du Nord »

      D’un autre côté, cela pourrait vouloir dire dire que le futur salaire chinois se situera entre celui des USA et celui de la France... ce qui ne serait probablement pas si mauvais que ça... D’un autre côté la plupart des pays Afrique seront probablement toujours aussi miserables smiley

      On peut se démander si la situation n’aurait pas été plus favorable pour l’Europe si la constitution avait été adoptée...

      Qu’en pensent les économistes parmi vous ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er octobre 2007 23:23

      @ Forest Ent : Il y a toujours une solution politique. Evidemment, la démocratie qui, via la corruption, donne tout le pouvoir à l’économique permet une vie plus agréable et le pouvoir financier qui mène le monde y trouve aussi son compte. Le pouvoir financier ne veut pas nécessairement le fascisme, mais le fascisme si nécessaire. En Chine, on n’est toujours qu’à un cheveu du totalitarisme et, aux USA, le bushisme prépare le terrain... juste au cas.

      Le débat est ouvert depuis bien longtemps sur la question de savoir s’il vaut mieux dire toute la vérité aux malade. Mon opinion n’est pas encore faite.

      Pierre JC Allard

      http://nouvellesociete.org


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er octobre 2007 23:40

      @ Internaute : Il serait encore temps de se désengager, mais le temps de préparer psychologiquement la population il sera trop tard. J’essaye de lire entre les lignes les vraies intentions de l’État, mais l’État fait évidemment tout pour qu’on ne puisse pas lire entre les lignes. Il reste la confiance aveugle...

      http://nouvellesociete.org/5169.html

      Pierre JC Allard


    • Claude Simon Tzecoatl 2 octobre 2007 10:20

      A Pierre JC Allard : Effectivement, il suffit d’aller sur liberaux.org pour comprendre que certains sont favorables à une dictature libérale.


  • Tristan Valmour 1er octobre 2007 12:17

    Que faut-il faire ? c’est simple :

    Créer une association dont l’objectif sera de fournir les biens et services indispensables à ses adhérents, pour un coût réduit puisque n’incluant pas le paiement de dividendes, et tous les frais de communication (conditionnement, publicité...) comme ceux liés à la concurrence. Une association où la rémunération sera plafonnée, avec un écart d’1 à 5 entre le plus gros salaire et le plus petit. Une association qui traitera correctement ses salariés et aura la confiance des consommateurs en raison de produits et services d’une qualité irréprochables. Une association qui mettra ses excédents au service de ses membres. Bref, une association qui crée un circuit économique fermé et solidaire, laissant les libéraux entre eux.

    Comment faire ?

    Créer un site Internet fédérateur et recueillir des cotisations afin de lancer le projet. Employer ces cotisations pour créer les activités indispensables (se nourrir, se loger, s’éduquer, se protéger, se soigner, se vêtir...) et développer des activités dans les pays fournisseurs de matières premières.


    • Claude Simon Tzecoatl 1er octobre 2007 12:19

      Autre bonne nouvelle, de tels endettements américains vont réduire à néant leurs vélléités belliqueuses.


    • goc goc 1er octobre 2007 12:24

      bien au contraire, elle pourrait accelerer les choses dans le cadre de la fuite en avant que pratiquent les neo-cons


    • Claude Simon Tzecoatl 1er octobre 2007 13:10

      Cette fuite en avant a déjà eu lieu, et l’on constate ce que cela donne.

      Les neocons ont encore l’autorité pour eux pendant un an, je doute fort que l’aventure continue après eux, et si cela devait malgré tout se prolonger, ça ne ferait que perpétuer le naufrage du dollar en cours.


    • Internaute Internaute 1er octobre 2007 13:18

      Les néo-cons ne sont pas liées aux républicains ou aux démocrates. Ils parasitent l’administration américaine depuis 5 ou 6 présidences. Bush s’en va, les néo-cons s’occupent déjà de contrôler son successeur.


    • Claude Simon Tzecoatl 1er octobre 2007 15:15

      @Internaute, qui a écrit : « Les néo-cons ne sont pas liées aux républicains ou aux démocrates. Ils parasitent l’administration américaine depuis 5 ou 6 présidences. Bush s’en va, les néo-cons s’occupent déjà de contrôler son successeur. » C’est possible, les néo-cons étant alors un lobby militaro-pétrolier. Cependant, la corde de l’endettement public semble particulièrement usée.


    • NPM 1er octobre 2007 15:25

      « C’est possible, les néo-cons étant alors un lobby militaro-pétrolier. C »

      nan, les néo com c’est un groupe d’une centaine d’universitaire de Trotskystes repentis, réparti un peu partout.

      Le lobby des fonctionnaires, hélas, ils existent partout ou ils y a des fonctionnaires, et surtout la ou il y en a BEAUCOUPS...


    • Eloi Eloi 1er octobre 2007 20:06

      Trisan, je suis entièrement d’accord avec vous (même si, avec un peu plus de tolérance, j’admettrais même jusqu’à 15 fois l’écart entre le plus grand salaire et le plus petit, sachons négocier). Il est grand temps qu’on s’aperçoive enfin qu’une entreprise n’a pas pour raison d’être de faire du profit, mais bien de répondre aux besoins de l’humanité quand un manque se fait sentir

      Cependant, voilà le plus gros écueil : « il faut » ! Avez-vous le temps, l’énergie et la foi nécessaire pour construire ce site donc vous parlez, et pour ensuite lancer, tenir et pérenniser ce projet ?

      Si oui, faites-le !


    • dom y loulou dom 1er octobre 2007 22:12

      Bush un trotskyste... ben voyons. N’importe quoi. smiley


    • Tristan Valmour 2 octobre 2007 12:24

      @ Eloi

      Je réponds oui à votre question. J’ai le temps, la foi, l’expérience et l’énergie nécessaires à ce projet. Il est déjà bien avancé mais n’est pas encore rendu public. Toutes les bonnes volontés seront les bienvenues. Quant à la disparité des revenus, je maintiens le rapport d’1 à 5.


    • Eloi Eloi 2 octobre 2007 20:09

      Tristan, tant mieux

      J’ai hâte d’en entendre parler, et par vous ! Et comme je tiens en haute estime la plupart de vos commentaires (et je ne pense pas être le seul), je pense que vous aurez un « auditoire » très attentif, ici

      Merci pour votre temps, énergie et foi smiley


  • frédéric lyon 1er octobre 2007 12:24

    Le n + uneième article d’une apprentie économiste, qui se prend pour telle car elle est parvenue à apprendre à lire et à écrire, qui nous annonce, pour la n + unième fois, le fameux « Krach », causé sans doute par une « Bulle Spéculative » ?

    Est-ce la valeur du dollar, de l’immobilier, ou des pommes de terre, qui nous vaut cette nouvelle catastrophe ?

    Nul n’en sait rien.

    La gauche « antilibérale » à l’oeuvre, celle de Besancenot, de Laguiller, du moustachu et de l’autre ivrognesse, qui a pris le relai de la gauche de Drieu la Rochelle et de Jacques Doriot.

    La révolution est en marche.

    Mais qui jouera le rôle de la Wehrmacht ?


  • Dalziel 1er octobre 2007 12:25

    Je m’étonne, car j’ai lu un article dans l e magasine Challenge de cette semaine disant exactement le contraire de ce que vous affirmez.

    Partant du principe, immuable et éternel, qu’on peut tout prévoir à l’exception de l’avenir, je renvoie MM. Challenge et Ent dos à dos... Je ne vois guère ce qu’on peut faire sérieusement d’autre.

    Un sondage récemment publié révélait qu’un gros pourcentage des français pensaient qu’être SDF ne leur arriverait jamais. Et si ça leur arrivait ?

    Il est prévu de détruire des immeubles, ou d’y remplacer les de souche par des immigrés ?


  • NPM 1er octobre 2007 13:01

    « Le taux d’épargne des ménages est 0. »

    Bien sur, c’est pour ca qu’ils n’auront pas de retraite... Ou bien ?? D’ailleur les fonds de pensions, bein ils n’existent pas, c’est bien connu..

    « 9 T$ pour les administrations » Sur 14, chez moi ca fait que les USA sont largment moins endétté que nous (120% !!), surtout que eux, c’est de l’investissement, pas des conneries sociales.

    « pour annuler son paquet fiscal et pratiquer une dose de relance keynésienne le jour venu. »

    C’est à dire : pour faire la même politique que les USA que vous condamnez par ailleur ?? Je vous signal d’ailleur que le paquet fiscal, c’est tout de même de la relance, mais saine.

    Enfin bref, une hausse du chomage dans les 6 prochain mois est prévu (car la bourse à baissé). Sinon, on verra bien, mais de toute façon, les USA sont en expension depuis 1992 ! Alors que, normalement, ils auraient dû connaitre des cycles de trois ans seulement.. Par ailleur, les entreprises US sont en pleine foformes : on en voit même chez nous. Evidement, ce n’est pas bon pour leur déficite commerciale, mais est-ce si important ? On laisse la matiére grise aux USA, on délocalise la prod, cela crée énormement de valeur pour le consomateur, et on a un joli déficite commercial..


    • Forest Ent Forest Ent 1er octobre 2007 13:13

      « les fonds de pensions, ils n’existent pas, c’est bien connu. »

      Il s’agissait du taux d’épargne liquide.

      « ca fait que les USA sont largment moins endétté que nous »

      Non, la dette publique est à peu près la même : deux tiers du PIB. C’est la dette privée US qui est particulière.

      « faire la même politique que les USA que vous condamnez par ailleurs ? »

      Il est aberrant de faire du kéynésien en 2006 en période de croissance. Ce que je dis est qu’il faudra après le krach être prêt à changer rapidement son fusil d’épaule, car les données vont s’inverser : l’agent va devenir trop rare, au contraire de 2006.

      « le paquet fiscal, c’est tout de même de la relance, mais saine. »

      Non. C’est de la dette en euros, qui restera chère, et mal ciblée pour la relance et la consommation.

      « On laisse la matiére grise aux USA, on délocalise la prod, cela crée énormement de valeur pour le consomateur, et on a un joli déficit commercial. »

      ... que l’on règle en dollars, et que tout le monde paiera. Non désolé, la mondialisation n’est pas génératrice de croissance, juste de déséquilibres.


    • NPM 1er octobre 2007 13:50

      « Il est aberrant de faire du kéynésien en 2006 en période de croissance. »

      Il n’y a pas de croissance en France depuis 15 ans.. EN tout cas, si vous éliminer le déficite public e relance keynesienne permanent (d’ou la dette..).

      « Non. C’est de la dette en euros, qui restera chère, et mal ciblée pour la relance et la consommation. »

      Il est sans interet de relancer la consomation.

      « Non désolé, la mondialisation n’est pas génératrice de croissance, juste de déséquilibres. »

      Arf !!!

      En tous cas, il va falloir vous y faire.


    • Forest Ent Forest Ent 1er octobre 2007 15:02

      « Il n’y a pas de croissance en France depuis 15 ans. »

      Je parlais des US. En France il y a eu une croissance modérée. Ca peut être pire.

      « Il est sans interet de relancer la consommation. »

      Pour l’instant oui. Dans un an, ce sera très différent.


  • haddock 1er octobre 2007 13:10

    J’ aime bien les entreprises qui sont en pleine foforme . Voilà une belle cuculture .

    Merci NPM .


    • Dégueuloir Dégueuloir 1er octobre 2007 13:30

      la plupart des voyants économique sont à l’orange et nombreux sont ceux au rouge .....les guerres coûteuses (en tout)des néo-cons vont mettre à genou des USA déjà bien malade,si peu qu’un évènement désastreux intervienne et c’est le crash du systéme capitaliste.....à l’image hautement symbolique du WTC......


  • Ceri Ceri 1er octobre 2007 13:14

    sori, je vais encore la ramener avec mon fameux Bilderberg... A la réuniond e 2006, le patron de la FED a « prédit » que 5% des ménages US allaient perdre leur logement. Ont’ils essayé d’assainir la situation ? (mm s’il était déjà un peu tard certes) Non, bien sur, ils ont continué à laisser courir l’endettement, et la FED (qui je le souligne a des actionnaires privés et est indépendante des Etats) a resserré la vis à partir de mars - avril, laissant apparaitre effectivement que l’endettement des ménages et des boites qui spéculent sur les crédits des ménages et des entreprises, auraient quelques difficultés à maintenairdes comptes positifs. Eux ils s’en fichent, puisque si l’Etat s’endette, c’est les actionnaires de la FED qui prêtent, avec des taux légèrement exagérés (s’ils font comme d’habitude). Au final, ce seront eux les gagants. smiley

    Sinon, je mets un lien vers une conférence d’un historienne (Annie Lacroix Riz) un peu longue et un peu technique mais quie xplique très bien quel rolent jouaient les banques centrales européennes dans l’économie des années 30, et comment elles ont réussi à s’enrichir en financant à la fois les Nazis, Franco, Mossolini etc, mais aussi les Etats Unis, la France, l’ANgleterre, encore une fois c’est eux les seuls gagnants http://www.dailymotion.com/relevance/search/%22le+choix+de+la+d%C3%A9faite%22/video/xztbh_le-choix-de-la-defaite_events

    Voili voilou, haut les coeurs tout le monde ! smiley


    • geko 1er octobre 2007 17:59

      @ceri merci pour ce lien qui en appelle un autre

      je me suis toujours demandé pourquoi et qui avait favorisé (autorisé) la fuite des élites nazis en amérique du sud !

      En fait c’est le même business de guerre qui recommence !


    • ddacoudre ddacoudre 1er octobre 2007 22:24

      Bonjour ceri ta remarque est pertinente et met le doigt sur ce que j’ai nommé les « dominants systémiques ».

      Ce ne sont naturellement pas des personnes car par l’intermédiaire des banques ou chacun d’entre nous avons un ou des comptes nous participons à leur puissance.

      C’est la puissance de la machine codifiée par des affectations règlementaires ayant pour fonction de nous contraindre et diriger nos choix, que nous crions tous en cœur être libres.

      Nous y mettons des noms car les postes et les fonctions systémiques sont occupées par hommes et généralement ils sont cooptés car ils doivent être en mesure de pérenniser le système et le garantir.

      Il n’y a pas une conscience de cela ou peu car nous vivons avec, la plus part d’entre nous sommes nés dedans et s’en instruise comme d’une vérité.

      Et pour en avoir conscience il faut faire un effort aussi grand que celui que ferait une musulmane pour retirer son foulard, car elle peut sans lui être une croyante et continuer d’avoir la foi.

      Nous le savons tous sauf elle qui est né dedans. Nous saisissons facilement cela, qu’elle attache plus d’importance au symbole qu’a sa foi.(le choix de cet exemple n’est en rien « ostraciste » je peux dire la même chose de tous les croyant qui s’attachent de la sorte aux symboles)

      Nous il en est de même, pourtant sans les spéculateurs nous pouvons vivre, sans les détenteurs du capital nous pouvons vivre. Ce ne sont jamais eux qui on fait les découvertes (surtout ne me sortez pas les exceptions qui justifient le système) et ils ne sont pas né avec.

      Mais au pire leur existence n’est pas gênante, si nous nous garantissons contre leur agissement, puisque nous savons que l’organisation systémique les générés.

      Aucun système n’est parfait nous savons que le notre à ce type de soubresauts qui ont été mesurés et dont nous savons qu’ils peuvent déboucher sur des guerres.

      Alors devons nous nous contenter de dire c’est la réaction du marché qui se réajuste. Je pense que non, je suis un keynésien favorable à l’intervention de la « souveraineté nationale » quand des intérêts particuliers mettent la nation en danger ou ses citoyens dans la misère.

      Je ne suis pas de ces libéraux qui refusent de voir toutes les règles auxquelles ils obéissent pour rester dans une liberté de dupe et en dupant les autres en faisant croire que c’est la liberté d’entreprendre. Essayez donc d’entreprendre sans un sou !

      L’espérance d’un gain maximum pour des capitaux disponibles d’où qu’ils proviennent et un attracteur utile qui deviendra néfaste quand tous les postulants se revendrons une espérance de gain qui dépasse la réalité.

      Donc les masses d’argent qui s’effacent d’un coup peuvent être réinjecté, cela en faisant cotiser à un fonds de garantie tous les placements financiers sous réserve de ne pas placer ses fonds dans des placements spéculatifs.

      Un rôle que pourrait jouer le FMI ou créer un fonds de garantie à l’ONU. Cordialement.


    • ddacoudre ddacoudre 1er octobre 2007 22:38

      ddacoudre

      un plus connais-tu l’affaire du Buthania un navire battant durant la guerre pavillon Hollandais. il a été sabordé dans la mer du Nord on ne sais par qui. mais ce que l’on sais et qu’il transportait des meules de gruyère en direction des USA en provenance de la suisse pour des banques américaines.

      La particularité de ces meules tenaient au fait qu’elles étaient creuses à l’intérieur et remplies des richesses dérobées par les nazies aux pays occupés et plus particulièrement aux juifs.

      pour la fin de l’histoire la cargaisons du Buthania à fait la richesse des chercheurs d’épaves. Et c’est aux banques que nous avons abandonné le droit régalien d’émettre de la monnaie.

      cordialement.


    • dasnet dasnet 2 octobre 2007 02:17

      rien sur google ni sur wikipedia à propos d’un certain bateau « buthania »

      juste pour vérif... à +


    • Ceri Ceri 2 octobre 2007 02:27

      merci pour l’anecdote ! ca illustre parfaitement pourquoi l’argent des Juifs ne sera jamais récupéré...


    • ddacoudre ddacoudre 2 octobre 2007 19:08

      Bonjour dasnet.

      je ne te garantie pas l’hortographe du mot, mais l’histoire a du même laisser des traces dans la justice anglaise car l’angleterre revendiquait la propriété de l’épave qui se trouvait dans ses eaux, et le chasseur italien qui l’avait découverte celui de récupérer le butain.

      L’affaire a durée plus de dix ans, les anglais ont eu gain de cause, mais lors qu’ils ont exploré l’épave il n’y avait plus rien. Cette épave avait vu déferler une ruée de chasseurs.

      Je n’ai plus l’ouvrage et j’ai lu cela il y a si longtemps que je n’ai plus que l’histoire en mémoire racontée par un capitaine de marine français. je ne sais pas où te dire de chercher. cordialement


  • Forest Ent Forest Ent 1er octobre 2007 13:25

    Cet article n’est pas le résultat d’un dimanche cafardeux. A quatre articles macro par an, j’ai le temps de peser mes mots.

    article de « la tribune » de ce matin :

    http://fr.biz.yahoo.com/01102007/155/bloomberg-s-inquiete-du-niveau-de-la-dette-et-envisage.html

    « le financier Michael Bloomberg, a prédit ce dimanche une récession économique mondiale en raison du caractère »démentiel« de la dette publique. »


  • PageNotFound 1er octobre 2007 14:01

    La crise américaine ne fait aucun doute. A moins de mettre en place une politique de rigueur et de réformes lourdes,les US risque de ne pas pouvoir se relever de sitôt. Mais, parce qu’il y a un mais, depuis l’abandon définitif de l’étalon or (Accords de Bretton Woods) et malgrès la mise en place du régime des changes flottants (1973), le dollar est resté LE REFERENT monétaire. Il l’est resté, non pas parce qu’il était aligné sur la politique économique U.S., mais parce qu’il était exclusivement utilisé dans les échanges énergétiques et notamment le pétrole (cf. petrodollar). Depuis sa mise en place en 1999, l’Euro n’a cessé de voir sa part augmenter dans les échanges énergétiques. Cette modification a contribué a déprécier encore un peu plus la position du dollar en tant que référent. Le basculement est proche : sans pétrole, le dollar ne vaudra plus rien... Quid de l’Euro ?


  • herve33 1er octobre 2007 14:34

    Excellent article , certes pessimiste mais qui en dit long sur la situation financière des Etats Unis . Il n’est pas besoin d’etre expert en économie pour comprendre que l’endettement a des limites . Ensuite , c’est la fuite en avant , et c’est bien ce qui se passe actuellement aux E. U .

    La FED ne fait rien et c’est la récession , où elle baisse ces taux d’interets , ce qui relancera peut-etre son économie mais provoquera la chute du dollar et une forte inflation .

    Nos économies étant mondialisées , il est difficile de croire que cela n’aura pas d’impacts en Europe .


  • frédéric lyon 1er octobre 2007 15:27

    On ne compte plus sur Agoravox les articles pseudo-économiques qui nous prédisent de grandes catastrophes, à l’aide de démonstrations et d’analyse dignes de l’Ecole Maternelle.

    Vertiges de l’anticapitalisme ! Que dis-je, vertiges de l’antilibéralisme ! Que dis-je, vertiges de cette version franco-française de la révolution socialisto-altermondialiste, qui s’attaque aux méfaits si évidents de « l’ultra-libéralisme », dont on voit les dégats qu’il commet, depuis Wall Street jusqu’aux campagnes Chinoises.

    Un « ultra-libéralisme » dont on nous annonce la fin prochaine, à la faveur d’un « krach », sans cesse annoncé pour demain matin à la première heure, causé par une « bulle spéculative », ou un effondrement de la Bourse, ou par un autre phénomène cataclysmique, dont on nous décrit en détail les effets, en mélangeant des considérations enfantines sur le taux d’épargne, les taux de change, les cours de Bourse et la guerre en Irak.

    Des prédictionssans cesse démenties et sans cesse recommencées, dans des articles pondus au kilomètre.

    N’est-ce pas un peu lassant ?


    • Totor 1er octobre 2007 15:41

      pour l’aspect franco francais des critiques du système libéral et l’annonce de son crack allez donc voir l’opinion de ces bon francais là .... si vous lisez l’américain bien sur ! http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=a01BDD_BJySY


    • goc goc 1er octobre 2007 15:43

      @ frederic lyon

      « N’est-ce pas un peu lassant ? »

      ce qui est lassant ce sont des posts comme les votre ou ceux de lerma/npm/adama, dont la bétise n’a d’égale que l’obscurantisme et le fanatisé

      quand vous comprendrez qu’a chaque fois que vous posterez ici, vous ne recolterez que du negatif, peut-etre que ce jour là, dans un elan de lucidité , vous irez cracher votre haine ailleurs.


    • frédéric lyon 1er octobre 2007 15:46

      Cher ami, je vous dispense de me lire et de me répondre.


    • Icare 1er octobre 2007 16:18

      On ne compte plus sur Agoravox les trolleurs en tout genre ...

      Cela me rappel le discours d’un pauvre salarié qui se moquait d’un mouvement de grève dans sa société estimant que les grévistes s’y prenaient comme « des manches ». (elle bien sur n’était pas gréviste)

      Cela m’a fait mal pour elle, elle n’avait pas compris que TOUS les avantages (13 ièmes mois, primes, ...) avait été obtenus grace aux grèves.

      L’entendre « cracher » sur les gens qui se battaient pour elle et les les salariés a de quoi ôter toute envie de s’engager dans une cause.

      Bref, une personne égoïste prete à ne rien faire pour les autres et à profiter des avantages durement gagnés par certains tout en les considérant comme « des nuls ».

      Aujourd’hui, La direction a réussi à soutirer la plupart des avantages sans « heurts », les plus volontaires en ont eu marre de se battre pour « des c... » et qu’on les prenne pour des c...

      J’imagine aisément que tu fais parti de ces gens là, et des 53% de personnes qui ont élu notre président.

      Que l’auteur ne se décourage pas dans sa volonté à décripter le monde qui nous entoure, les personnes malfaisantes sont aujourd’hui reines en tout point de ce globe.


    • frédéric lyon 1er octobre 2007 16:35

      « Que l’auteur ne se décourage pas dans sa volonté à décripter le monde qui nous entoure, les personnes malfaisantes sont aujourd’hui reines en tout point de ce globe »

      Rassurez-vous, cher Icare, l’auteur ne se découragera pas de nous « décrypter le monde qui nous entoure », dans des centaines, que dis-je, des milliers d’articles à venir.

      Et quand à vous, qui pourfendez tout à coup ces « personnes malfaisantes », ne seriez-vous pas un peu paranoïaque ?

      Légèrement, sur les bords ?


    • Adama Adama 3 octobre 2007 13:55

      Voici le gugusse goc le facho en puissance et sa prose :

      > Les États-Unis à Mahmoud Ahmadinejad : « va en enfer ! » par goc (IP:xxx.x8.9.191) le 25 septembre 2007 à 02H08

      visiblement tu confonds tout : je n’ai aucune haine envers le nabot, simplement je n’ai aucun respect pour ce genre d’individu, c’est tout par contre, toi tu aurais plutôt tendance a avoir la haine envers ceux qui ne pensent pas comme toi, puisque tu ne sais pas argumenter mais uniquement injurier

      mais cela c’est la réaction typique de l’obscurantisme et du fanatisme

      a ne plus te lire


    • ddacoudre ddacoudre 3 octobre 2007 19:19

      Bonjour frédéric. Je commente un peu tardivement ton commentaire, car je trouve qu’il ne justifie pas tous les votes négatifs.

      Tu as raison dans le sens où la bible par l’apocalypse révélé à St Jean prévoit depuis plus de 2000 ans la fin du monde que nous rappelle de temps en temps les disciples de Jéhovah, en se trompant régulièrement. Pour l’anecdote, la première fois que j’en ai entendu parlé c’était, je crois en 1957. Ma mère m’avait emmené avec ma sœur à la mer et elle nous avait dit si l’on doit mourir nous mourons ensemble.

      Depuis il y a eu d’autres prévisions de cette nature et elles ont toutes échoués. Pourtant cette potentialité existe puisqu’elle s’est développée dans le cerveau d’un ou de plusieurs hommes.

      La seule chose qu’ils ne peuvent pas déterminer à l’échelle du monde c’est quand et sous qu’elle forme tant il y a de possibilités et un terme lié à la vie de notre astre.

      En économie c’est la même chose en échelle réduite avec en plus une histoire « civilisationnelle » que nous compilons justement pour en tirer un certain nombre d’enseignements de manière à ne pas commettre les erreurs du passé.

      Sauf que ce n’est pas aussi simple que je le dis, car par l’apprentissage nous nous apprenons toujours les mêmes choses, mais pas entièrement, puisque un pourcentage disparaît de fait et de nouveaux enseignement si rajoutent. Nous sommes donc en mesure dans des activités comme celle de l’économie de faire une prévision en fonction des comptes évalués. Est-elle juste ? non, elle est une tendance avec un taux de réalisation variable car nous ne disposons jamais de la totalité de la réalité qui est évanescente, si bien que parfois sans nous en apercevoir nous réalisons ce que disent nos projections, alors que la réalité est tout autres.

      Nous sommes fait comme cela, ce que nous nous racontons fait parti des informations qui nous affectent ; c’est Koet qui en a fait une méthode, et les médias en retirent leur puissance.

      Alors peut être que la « crise » globale n’aura pas lieu cette fois-ci en fonction du comportement des acteurs économiques qui veillent, ou son impact sera maîtrisé comme celle de 1987. Ce n’est pas crier au loup que de le dire car les fonds spéculatifs poussent à ce type de marasme. Plus généralement nous l’aurons comme l’explique Dominique.

      Personnellement en 1999 j’écrivais que je ne souhaitais pas voir la Chine entrer dans l’économie de marché capitaliste. Parce qu’elle va, avec l’Inde, précipiter la fin du Capitalisme qui repose sur l’industrialisation. Tous les experts mondiaux sont d’accord sur ce point de vu chiffre à l’appui.

      Ils ont même calculé que si par miracle la CHINE et l’INDE voyaient leur population atteindre le niveau de vie occidental, en l’affaire d’une année l’ensemble des ressources minières seraient épuisées.

      Heureusement le développement se fait à un rythme plus lent, si bien que c’est la « chèreté » du pétrole qui va induire une crise bien plus grave que celle des spéculations boursières, car 70% de nos produits sont organiques (pétrole). Ce que nous puissions espérer est une reconversion vers des productions durables et réparables, sauf que ce n’est pas ce qu’espère le système de consommation dont le principe est guidé par le libre marché dans un néocapitalisme de plus valus financières. Mon propos est-il alarmiste, non, il est lucide à l’instant T. Demain la découverte d’un gisement pétrolifère énorme pourrait sauver le monde ou reculer l’échéance. Je te mets les chiffres d’une étude que j’avais réalisé pour avoir une estimation du terme d’exploitation des matières premières disponibles.

      En l’état actuel de nos techniques d’exploitations des ressources minières, nous disposons d’une réserve d’environ 250 ans. Pour citer quelques exemples significatifs, les réserves de minerai de fer dans le monde s’élèvent à 60 milliards de tonnes (1993) soit plus de 250 années de production. Celle de l’aluminium 23 milliards de tonnes pour une consommation mondiale de 113,2 millions de tonnes, soit 203 années (1995). Données Quid 98. Fer sources chambre syndicale des mines de fer de France. Aluminium sources Imetal ; World métal statistics ; Onu ; Metaleurop. Ceci pour la seule consommation d’environ un milliard d’hommes.

      Il faut savoir que la croûte terrestre se compose de, 49,5% d’oxygène, 25,8% de silice, 7,5% d’aluminium, 4,7% de fer, 3,4% de calcium, 2,6% de sodium, 2,4% de potassium, 1,9% de magnésium, 0,9% d’hydrogène, 0,6% de titane, 0,7% d’autres minéraux. L’exploitation de ces ressources relève donc de données géologiques qui constituent les gisements métallifères de type magmatique et hydrothermal ; météorique ; et lié au remaniement alluviaux, mais aussi de données géopolitiques qui dépendent des situations politiques et économiques, des coûts d’exploitations de ces divers gisement tout comme des limites des techniques d’exploitations, par exemple quand il s’agit d’exploiter des gisements tel que les nodules poly métalliques du fond des océans.

      Mais toutes ces ressources font partis des ressources non renouvelables, car tout le monde comprend que l’on ne remuera pas la terre entière pour en extraire du minerai. Il est donc facile de comprendre tout l’intérêt de la récupération des ressources non renouvelables, qui s’amenuiseront tout de même, car celle-ci ne se fait jamais à 100%.

      Il est donc aussi facile de comprendre que notre mode d’économie devra se trouver d’autres critères de définition de la richesse, car si la planète a mis 15 milliards d’années pour créer les ressources minières que nous utilisons, en quelques millénaires nous en viendrons à bout.

      En conséquence toute notre technologie qui repose sur son utilisation se trouvera remise en cause, pas pour nous mais pour les générations futures. Note de l’auteur source Quid 1998.

      je ne cris pas au loup car dans la philosophie grecque tu retrouverais le débat autour de l’épuisement des ressources matérielles, tout comme nous l’avons eu avec La doctrine « Francigénes croisés » dont tu connais par l’histoire des Albigeois et des Cathares en Occitanie. Mais ce que nous savons c’est que les détenteurs de la puissance se succèdent, de la Mésopotamie à L’Amérique il y en a eu, dont la France.

      Ce qui veut dire que personne ne conserve sa puissance indéfiniment, ce qui veut dire qu’il vient bien un instant ou le basculement se fait, même si ceux qui le vivent ne le voient pas, car si c’était le cas ils s’y opposeraient. Il y a comme cela des régularités visibles qu’à des analyses structurales qui ressortent de toute l’histoire de nos sociétés. Nous nous en rendons compte parce que nous conservons sur écrit nos souvenirs existentiels. Et bien l’auteur de l’article fait la même chose avec les données économique, et ce ne sont pas des incantations. Mais il n’est pas devin.

      Cordialement.


    • NPM 3 octobre 2007 19:26

      Il y a des ressources sur d’autre planetes. Aucun probléme.

      Ne mésestimez pas le génie Humain !


    • ddacoudre ddacoudre 3 octobre 2007 23:30

      l’histoire de l’humanité n’est pas emplie de démarches pacifiques et raisonnables, et elle n’a rien pour rassurer le lecteur. J’ai une vision personnelle de cette crise, assez difficile à étayer. Il s’agit à mon avis du vieillissement de l’occident, social et démographique. Depuis 1945, les taux d’intérêt nominaux ont augmenté pendant 25 ans, puis diminué pendant 25 ans. Les taux réels ont fait le contraire. J’y lis des phases d’expansion puis de déclin démographique. L’occident me semble aujourd’hui un monde vieux, qui cherche à tirer le plus grand profit à court terme de ses richesses, alors que la principale, sa jeunesse, croule sous le poids et les conséquences de cette avidité. La principale guerre enclenchée me semble être celle des générations. Il est possible que les vieux riches détournent cela habilement vers des théâtres extérieurs. Ca s’est déjà vu. Bonjour forest.

      Je disais dont que ta vision personnelle qui lie l’évolution démographique à la crise m’a interpellé.

      Il y en a évidemment une mais il est difficile de la faire ressortir. Je ne pense pas que les dirigeants soient des sots qu’ils soient politiques ou industriel et éventuellement auraient-ils quelques déficiences que leur cabinet ou leur staff y pourvoient. Il y a tellement d’études dans tous les domaines que l’on ne peut pas croire sérieusement que les dominant du moment ne savent pas qu’ils devrons passer la main, même s’ils s’accrochent à leur conviction. J’ai encore en mémoire une discussion avec le président de la chambre sociale des carrières et matériaux de construction membre de celle du CNPF de l’époque (1978). Nous discutions en apartés de ce que l’on ne disait pas en réunions. Que, pour reprendre ses termes, « nous avions mangé notre pain blanc ».

      Il y a eu l’acception 81/83 puis cela c’est toujours vérifié, malgré toutes les politiques drastiques ou de relances. Heureusement que la recherche à dégagé de nouvelles capacités technologiques, particulièrement avec l’informatique dans le traitement des informations (je ne pense pas au médias je ne dis pas cela pour toi mais pour des néophytes qui lirait). Comment peut-on en mesurer l’incidence sur la population en comparant les trois grands secteurs, l’agriculture, l’industrie et les services ou tertiaire.

      En effet, en France de 1886 à 1999 les salariés du secteur agricole sont passés de 47% de la population active à 4,2%. Dans l’industrie c’est la productivité qui s’est accrue, les salariés sont restés stables passant de 25,7% à 24,9% des actifs, avec une crête à 35,9% en 1980. Quant aux services ils ont progressé de 27,3% à 70,9 % des actifs. Toutefois, il me paraît nécessaire de signaler que n’est pas estimé, le transfert d’activité de « services » qu’effectuaient elles-mêmes antérieurement les entreprises, et qui se trouvent aujourd’hui comptabilisés dans « les services ».

      Sans ajuster en volume on constate une inversion 1/3 2/3. En 1886 2/3 des Salariés concouraient au développement de la richesse. Aujourd’hui 1/3 la produisent directement grâce aux technologies. Arbitrairement j’en exclus les services qui s’ils jouent leurs rôles et ont toutes leurs place ils ne sont pas stricto sensu des producteur de biens, même s’ils favorisent leur production par leur propre consommation. Il faudrait mesurer la consommation de biens des services par rapport à celles des particuliers.

      Dans le même temps la durée du travail a fortement diminué passant d’une durée moyenne de 3 232 heures annuelles en 1820, à 1355 h en 2000 pour les salariés français concernés par les 35 h. Ces réductions successives ont entraîné une évolution technologique compensatoire, avec comme conséquence la substitution du travail par le capital, au travers des investissements en machines-outils dont le transfert d’activité ne fut pas suffisant pour aboutir au plein emploi, malgré le concourt de l’innovation technologique dopée par l’obsolescence des produits. Puisque les salariés privés d’emplois sont passés de 260 000 en 1950, à 3 060 000 en 1999, suivant les critères du bureau international du travail . Parallèlement, l’activité de services et de loisirs n’offre pas une alternative suffisante faute de capitaux dans le cadre d’une demande existante soumise aux rapports prix/travail.

      Avec ces quelques chiffres et donc visible le paradoxe que travailler plus ne signifie pas plus de richesse.

      Et que d’une manière constante l’on tourne autour de 24 millions d’actif plus les chômeurs, avec une progression d’ici 2050 faible pour compenser le vieillissement lié d’une part à l’allongement des périodes de scolarisation, un départ à la retraite plus ou moins tôt et une plus grande longévité. Je ne pense pas que l’allongement du départ à la retraite apportera une solution, en l’état actuel cela ne fera que maintenir le taux de chômeurs ou l’accroître comme les heures sups, même dans le cas d’une croissance comme celles que nous connaissons.

      La population vieillissante si elle contribue à la consommation c’est surtout dans le domaine du service, santé particulièrement et loisirs et ne participe donc à la production que part une consommation plus indirecte que directe ; je ne sais pas s’il est possible de trouver des données analytiques dans ce domaine. On doit pouvoir le faire en recoupant des données mais c’est un sacré boulot.

      Dans la phase des taux d’emprunts aux ajustements inversés en fonction de l’évolution de l’inflation, il est certain que durant les périodes inflationnistes ils développaient une capacité d’augmentation de pouvoir d’achat dont la génération du baby boom à bénéficié est qui est aujourd’hui celle vieillissante.

      La croissance a pu se maintenir par une inflation non pas monétaire mais d’endettement des particuliers, parfois à l’excéd. Par ailleurs il y a une capacité d’épargne dont il faudrait dégager celle qui relève des agents vieillissants et qu’elle est l’affectation qui lui est attribué, est ce qu’elle va nourrir comme en 2002 des placements plus spéculatifs que productifs. Enfin dans la décision d’investissement en orient chine est inde, l’économie capitaliste à retrouvé le profit naturel retiré du travail.

      Est-ce qu’effectivement l’occident vieillissants et nanti, consacrant une activité plus grande aux services moins lucratif sauf quand ils justifient des emportements irrationnels comme nous l’avons vécu avec les nouvelles technologies, de sorte que une fois tous les secteurs soumis à l’étranglement des taux d’intérêts usurier, faute de pouvoir dégager de plus fort taux les capitaux glissent vers les puissances émergeantes.

      Mais je pense que cela tient plus aux « dominants systémiques » qui se déplacent à la recherche de nouveaux territoires productifs, nouveaux et propices à une nouvelle récolte qui vient à maturité, comme n’importe lequel des animaux qui change de territoire de chasse quand le sien est devenu trop vieux et moins productif. C’est en ce sens que je suis d’accord avec toi.

      Mais je craints que le pétrole soit un agent perturbateur dans cette analyse linéaire. Egalement le taux de natalité soit aussi un facteur déterminant, car il y a deux axes qui se dégagent. La pollution affecte la fertilité des spermatozoïdes, tous les pays riches ont un taux de natalité inférieur au renouvellement de leur population.

      Ce qui signifie que leur manière de vivre n’est pas propice au développement de l’espèce, ou qu’elle représente un risque pour l’espèce, car ce n’est pas nous qui choisissons notre existence elle s’enchaîne dans les événements auxquels nous concourons.

      Les chinois l’on fait de manière raisonnée et nous nous avons laissé l’hédonisme nous diriger, mais il semble que la « nature » suis ses enchaînements en exportant l’hédonisme dans l’orient et si jamais nous retrouvons des taux de natalité plus élevé cela signifiera que nous avons changer de mode de vie.

      Nous pouvons avancer tous les chiffres que nous voulons ils n’en demeurent pas moins l’expression de ce que nous pensons car il ne peut y avoir d’économie sans les hommes, ce en quoi ils n’expriment que nos comportements systématisé.

      Ci-dessous une étude de l’insee.les tableaux sont mal disposés par agora je te donne le lien où tu pourras les trouver. http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/population_active.htm

      Cordialement.

      De 2015 à 2050, entre 28,2 à 28,5 millions d’actifs En 2005, la France métropolitaine comptait en moyenne 27,6 millions d’actifs au sens du BIT, soit 24,9 millions de personnes ayant un emploi et 2,7 millions de chômeurs. En dix ans, la population active a augmenté de 1,8 million de personnes. À l’horizon 2015, selon le scénario tendanciel de projection, elle pourrait encore gagner près de 700 000 personnes pour atteindre 28,3 millions (graphique 1). Entre 2015 et 2050, elle se maintiendrait entre 28,2 et 28,5 millions de personnes avec des variations annuelles de faible ampleur (en plus ou en moins). Le taux d’activité des 15-64 ans, proche de 69 % en 2005, gagnerait 1,5 point d’ici 2050. La part des 50 ans ou plus dans la population active devrait augmenter et passer de 24,3 % en 2005 à 27,3 % en 2050. En effet, se retrouveront à ces âges les générations nombreuses nées entre 1946 et 1970 et les seniors seraient plus souvent actifs. La part des 25-49 ans chuterait de 3 points. Celle des moins de 25 ans resterait stable (tableau 1). Cependant, le nombre d’actifs par rapport au nombre d’inactifs de 60 ans ou plus continuerait de diminuer du fait de la forte croissance à venir de la population âgée. En 2005, il y avait 2,2 actifs pour un inactif de 60 ans ou plus, en 2050, on en compterait plus que 1,4.

      Graphique 1. Projection de population active en moyenne annuelle selon le scénario tendanciel

      Champ : France métropolitaine, 15 ans et plus. Source : Insee, Projections de population active 2006-2050.

      Tableau 1. Projection de population active : scénario tendanciel 2005 2010 2015 2030 2050 Champ : France métropolitaine, 15 ans et plus. Sources : Insee, Enquêtes Emploi, Projections de population active 2006-2050. Observé Projeté Nombre d’actifs (en milliers) 27 639 28 170 28 319 28 197 28 537 Part de femmes (%) 46,4 46,7 46,7 46,2 45,9 Part des 15-24 ans (%) 9,5 9,4 9,0 9,5 9,3 Part des 25-49 ans (%) 66,5 65,0 64,0 63,4 63,4 Part des 50 ans ou plus (%) 24,0 25,6 27,0 27,1 27,3 Taux d’activité des 15-64 ans (%) 69,1 68,9 69,6 69,6 70,5 Rapport actifs/inactifs de 60 ans ou plus 2,23 2,07 1,89 1,51 1,36 Rapport actifs/inactifs de 15 ans ou plus 1,23 1,21 1,16 1,00 0,94 Haut de page Le scénario tendanciel : des comportements d’activité assez stables sauf chez les seniors Les perspectives de ressources en main-d’œuvre dépendent tout d’abord des comportements d’activité. Au cours de la dernière décennie, ces comportements ont semblé se stabiliser, et le scénario tendanciel prolonge en grande partie ces tendances. Cependant, les réformes des retraites de 1993 et 2003 qui allongent les durées de cotisation et modifient les modalités de calcul des pensions vont jouer sur l’activité des seniors tout au long de la période de projection (graphique 2). Ainsi, l’activité des 60-64 ans qui diminuait depuis plus de trente ans devrait remonter sous l’effet combiné des réformes des retraites et de l’allongement de la durée des études. Le taux d’activité des plus de 60 ans retrouverait progressivement son niveau du début des années 1980 pour les hommes et du début des années 1970 pour les femmes. Chez les 55-59 ans, le dispositif de retraites anticipées mis en place en 2004 provoquerait dans un premier temps une baisse de leur activité (entre 2006 et 2010). Mais des études plus longues et une entrée plus tardive dans la vie active rendraient de plus en plus rare le recours à ce dispositif. En 2050, les taux d’activité des hommes seraient légèrement plus forts qu’en 2005. Chez les 25-54 ans, l’activité des femmes a continué à se développer au fil des générations mais ce mouvement s’est ralenti au cours de la dernière décennie chez les plus jeunes d’entre elles (25-39 ans). Il ne se poursuivrait que chez les 40-54 ans. Chez les hommes, les taux d’activité sont toujours en très légère baisse. En projection, ils se stabiliseraient rapidement. Enfin, la baisse des taux d’activité des 15-24 ans s’est interrompue depuis le milieu des années 1990 en lien avec l’arrêt du mouvement d’allongement des études. Parallèlement, les places en apprentissage ainsi que le cumul entre emploi et formation initiale se sont développés. L’activité des jeunes resterait, elle aussi, stable en projection.

      Graphique 2. Taux d’activité observés et projetés

      Champ : France métropolitaine, 15 ans et plus. Sources : Insee, Enquêtes Emploi, Projections de population active 2006-2050. Haut de page La population totale augmente mais vieillit tandis que la population active stagne La projection du nombre d’actifs repose aussi sur l’évolution de la population totale, laquelle détermine le niveau et la structure par âge et sexe de la population en âge de travailler. Le scénario tendanciel s’appuie sur les hypothèses du scénario central de projection de population qui suppose un maintien des tendances observées pour ses trois composantes : un apport migratoire annuel de 100 000 personnes par an (solde moyen des dernières années), une fécondité de 1,9 enfant par femme (niveau observé au début des années 2000), une baisse de la mortalité au même rythme moyen que ces quinze dernières années. L’hypothèse sur la fécondité ne joue sur le nombre d’actifs qu’à partir de 2025, lors de l’entrée sur le marché du travail des premières générations à naître alors que les migrations entretiennent alimentent la croissance du nombre d’actifs dès la première année de projection. Haut de page Un million et demi d’actifs en plus ou en moins en 2050 selon le scénario démographique Compte tenu du poids des comportements démographiques dans ces projections, des scénarios alternatifs sont envisagés. Ce sont les hypothèses sur la fécondité et les migrations qui ont le plus d’influence sur le nombre d’actifs, tandis que celles sur la mortalité touchent principalement les personnes âgées. Dans la variante « basse » de fécondité, l’indice conjoncturel de fécondité passerait de 1,9 enfant par femme en 2005 à 1,7 en 2010 et se maintiendrait ensuite à ce niveau. Dans la variante « haute », il remonterait à 2,1 en 2010, seuil correspondant à long terme au renouvellement des générations. Les conséquences de ces variantes sur la population active ne se feraient sentir qu’à partir de 2025 quand les générations à naître commenceront à devenir actives. Au-delà de 2030, la population active continuerait à croître à un rythme soutenu en cas de fécondité « haute ». Elle décroîtrait par contre en cas de fécondité « basse ». En 2050, on compterait ainsi 1,5 million d’actifs de plus ou de moins que dans le scénario tendanciel (graphique 3). En revanche, les variantes sur les migrations auraient un impact dès 2006. Un apport migratoire de 150 000 personnes par an conduirait à 700 000 actifs de plus en 2030 et 1,5 million en 2050. Un apport migratoire de 50 000 personnes par an conduirait à un constat symétrique à la baisse. Au total, en 2050, selon l’hypothèse démographique retenue, le nombre prévisible d’actifs varierait dans une fourchette d’une amplitude totale de 3 millions de personnes. Cependant, quel que soit le scénario envisagé, on compterait entre 1,3 et 1,4 actif pour un inactif de 60 ans ou plus.


    • ddacoudre ddacoudre 3 octobre 2007 23:41

      tout à fait juste la seule difficulté est un problème de temps qui nous contraint à faire des stations géostationnaires et réaliser des trains sidéral.

      l’étude sur l’ensemencement terrien de mars à été abandonné, reste celle du « papillon des étoiles » de Max Webeer, car naturellement il n’a pas inventé le concept, ça gratte pas mal de scientifique, c’est la forme Christophe Colomb des temps moderne.

      cordialement.


    • Forest Ent Forest Ent 4 octobre 2007 00:51

      @ ddacoudre

      Félicitation pour ce résumé concis mais assez exhaustif des « deux vagues » d’Alvin Toffler.

      Effectivement, il y a eu un glissement de l’emploi primaire vers le scondaire, puis le tertiaire. Une grande part de notre économie est devenue assez virtuelle, et nous avons cru que nous n’avions plus besoin du réel.

      Nous sommes à mon avis dans la « quatrième vague », celle où le progrès technique commence à rogner l’emploi tertiaire. Il n’y a aucune issue nulle part.

      Par ailleurs, n’oublions pas la situation géopolitique. L’occident n’a pu oublier les contingences matérielles qu’en utilisant assez largement les ressources des autres, par la force si besoin. Or ne voila-t-il pas que ceux-ci ne veulent plus jouer ?

      Il semble que le monde futur doive être contingenté en ressources naturelles, en emplois tertiaires vendables. Il sera très différent.

      On a vu déjà comme conséquence la chute vertigineuse de la fécondité d’abord en occident puis sur le reste de la planète sauf l’Afrique. Chaunu aurait appelé cela un syndrome de « monde plein ».

      Ce passage de la croissance à un monde stable ne se fera pas sans heurts. Le moyen terme est très incertain, et je le sens assez chaotique.


Réagir