samedi 8 juin - par SEPH

L’Union Européenne : avez-vous voté pour rien ? ***

JPEG

L'élection pour le parlement européen a rendu son verdict. Le devoir accompli, les citoyens européens croient avoir élu des représentants qui vont gouverner l'Union Européenne (U.E.).

Mais quel est le véritable pouvoir de ces hommes et de ces femmes que vous avez élus et qui dirige véritablement L'Union Européenne ?

JPEG

 

I - Rappel : l'UE une institution bien particulière

Depuis sa formation, l'Union Européenne connaît un problème prépondérant : il s'agit de celui du déficit démocratique à l'intérieur de ses institutions. Par « déficit démocratique », on entend un défaut de légitimité démocratique causé par la complexité du fonctionnement du système. Encore faut-il en comprendre les raisons.

Ainsi, le système institutionnel communautaire est dominé essentiellement par deux organes dépourvus de légitimité démocratique directe :

D'une part, un organe qui cumule les pouvoirs législatifs et exécutifs : le Conseil Européen est donc ici juge et partie . Ainsi, les ministres quand ils se rendent au conseil à Bruxelles, deviennent co-législateurs. De retour dans leur pays, ils exécutent les lois qu’ils ont écrites à Bruxelles. !!!!!
 
D'autre part, une institution technocratique sans aucune légitimité représentative réelle  : la Commission Européenne, non élue, composée de 27 membres, un par pays, désignés par les gouvernements. Or, elle est très fréquemment à l’initiative des lois.

Cette carence de légitimité laisse la porte ouverte à des groupes d'influence sans rapport avec l'intérêt général.

 

II - Mais qui dirige réellement l'UE ?

 

1 - Le Groupe des Trente (G30) : un club très influent

Le Groupe des Trente, siège à Washington, il est « un forum international qui regroupe des dirigeants du secteur financier public et privé […] cercle de réflexion qui porte notamment sur la régulation bancaire », dixit Le Monde.

C'est un lobby bancaire très important.

JPEG - 36.6 ko
Le Groupe des Trente (G30) - A Gauche J.C. Trichet ancien Président de la BCE

Il a été fondé en 1978 à l'initiative de la Fondation Rockefeller qui a également fourni les premiers fonds. Son premier président a été Johannes Witteveen, un ancien directeur du FMI.

 

Le groupe tient deux réunions chaque année et organise des séminaires, des symposiums et des groupes de travail qui sont strictement confidentiels.

 

Les principaux sujet d'intérêt du groupe sont :

  • Le marché des changes et la monnaie, etc. ;

  • Les marchés internationaux de capitaux ;

  • Les institutions financières internationales ;

  • Les banques centrales et la supervision des marchés et services financiers ;

  • La macroéconomie sur des sujets tels que la production, le marché du travail, l'investissement, le chômage, l'inflation,etc..

 

 

A ce jour, le Groupe des Trente compte 33 membres. Ils sont tous des banquiers mondialement connus  : chefs des plus grandes banques centrales - des grandes banques de commerciales ou d’investissement privées.

Son président actuel est Paul Volker qui a été l'ancien conseiller d'Obama en tant que directeur du Conseil pour la reconstruction économique et l'ancien directeur de la Réserve Fédérale des USA .

 

La liste des membres du premier sommet du G-30 (avec entre crochet leurs position et fonction dans le monde.) est très instructive :

  • Le Président du Conseil d’administration est Jacob A. Frenkel [Président de la Banque JPMorgan Chase international].

  • Le Président du Groupe est Tharman Shanmugaratnam [Vice-Premier Ministre et Ministre de la coordination des politiques économiques et sociales, Singapour].

  • Le trésorier du Groupe (trésorier) est Guillermo Oritz, [Président de la Banque d’investissement BTG Pactual Mexico] .

  • Le Président émérite est Paul A. Volcker [ancien Président du système de la Réserve fédérale des États-Unis].

  • Le Président honoraire est Jean-Claude Trichet [ancien président de la Banque centrale européenne].

  • Dans la liste des membres du Groupe, nous trouvons le Président actuel de la BCE, Mario Draghi

La présence de Mario Draghi dans le Groupe des Trente est particulièrement curieuse, du fait que le G30 est un lobby bancaire.

Or, selon les vertueux tenants de la “politique monétaire”, les banquiers centraux ne devraient pas avoir de lien avec les banquiers pour ne pas avoir de conflit d’intérêt.

D'ailleurs, le journal Le Monde, du 23 janvier 2017, s'interrogeait déjà :

« Les liens de Mario Draghi avec les banques …...le président de la Banque centrale européenne (BCE) est-il trop proche des banques [ndlr : sous-entendu banques privées] » ?

La question qu'il convient de se poser  : est-ce que Mario Draghi se contente de recevoir des instructions du G-30 et de les mettre en œuvre ?, sachant que la BCE n’est pas contrôlée par le Parlement européen, ni par la Commission européenne ou d’autres institutions de l’Union européenne. Ceci en raison de son statut spécial d'indépendance vis à vis des États de l'UE.

Or cette question a été posée au Parlement Européen :

- des députés européens ont déposé des amendements pour interdire à Mario Draghi et à d’autres fonctionnaires de la BCE de participer au Groupe des Trente. Le projet d’amendements a été soutenu par 181 députés, tandis que 439 députés ont voté contre. !!!!!

- mais, les partisans de Draghi et de sa politique ont proposé de laisser à la BCE la liberté de décider de participer ou non aux travaux du G-30 : à la mi-janvier 2019, a eu lieu le vote final, voici le résultat : Pour-500 votes - Contre-115 – Abstentions-19.


 

En conséquence, Mario Draghi, ainsi que les présidents ultérieurs de la BCE, ont reçu le plein droit de participer aux travaux d'une organisation « secrète ».

 

Cela est à considérer comme la destruction de la souveraineté de l’UE, en la transférant sous le contrôle total des maîtres de l’argent

JPEG - 33.8 ko
Tribune du Groupe des Trente (G30)

 

2 - L’observatoire Corporate Europe décrit comment le lobbying financier de ces dix dernières années nous a grugé.

 

L'UE est sous l'influence de lobbies très puissants qui à travers des conseillers et des consultants influents, construisent une Europe a leur façon loin des préoccupations des peuples européens.

Le journal journal Le Monde, du 07.05.2014, faisait le constat suivant : " dans le vaste quartier européen de Bruxelles, la puissance des lobbies saute aux yeux. Les grands noms du monde des affaires occupent chaque immeuble de bureau dans un rayon de 1Km autour des sièges de la Commission, du Conseil et du Parlement européens

Le secteur financier emploie une armée composée de pas moins de 1700 lobbyistes et dépense au moins120 millions d’euros par an pour influencer l’UE.

Ainsi, le pouvoir de lobbying est très important, car ceux-ci réussissent à faire plier les gouvernements. En effet, à Bruxelles , les lobbys passent à l’attaque face à toute tentative contraire à leurs intérêts .

Mais, les Lobbys ne sont pas pour autant sur la défensive – les récentes années les ont vus prendre nombre d’initiatives, soit pour annuler les faibles résultats des réformes financières, soit pour inventer de nouveaux projets de dérégulation ou de libéralisation.

En conséquence, aucune tentative de réforme du système financier ne peut passer outre leur pouvoir.
 

3 - Les lobbys ont grandement influencé les Grandes Orientations la Politique Européenne (GOPE) de l’U.E.

En effet, près de la moitié des textes votés au Parlement sont rédigés par les lobbys !!!

Des GOPE voici une triste liste des effets catastrophiques pour la France et les français :

1 - Les dépenses publiques  : concerne en priorité le nombre de fonctionnaires et la destruction programmée des structures de l’État, Administration, Sécurité sociale, Hôpitaux publics, cela est spécifié clairement.

2 - Dans le cadre de la suppression de milliers de communes en France, sur les 30 000 répertoriées, la Commission préconise une asphyxie des finances en direction de ces communes, collectivités territoriales.

3 - Les retraites  : Continuer à rogner sur les petites retraites, continuer à paupériser des millions de retraités après une vie de travail.

4 - La loi travail  : le gros chantier de « réformes » a pour corollaire le dumping social, la précarité et les cadeaux fiscaux en direction du patronat soit disant pour faire baisser le chômage Ce qui a permis aux entreprises de continuer à engranger des dividendes de plus en plus importants, sur le dos des salariés et des contribuables.

 5 - Les petites entreprises familiales ou autres  : celles qui maillent le territoires et grandes pourvoyeuses de main-d’œuvre. L’UE voudrait les voir disparaître en totalité au profit de grandes entreprises monopolistiques qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.

6 - Les professions réglementées  : nous atteignons le Graal de l’ubérisation du pays. Les professions suivantes : chauffeurs de taxi, notaires, infirmiers et infirmières libérales, kinés, etc..., préparez vos mouchoirs.

7 - Impôts « mini » sur les société : Investissement dans le capital physique et humain. On aime beaucoup ces deux termes de marchandisation de l’homo sapiens. C’est très élégant

8 - ...............

Ainsi, l'UE est loin d'avoir profité à tout le monde, elle a créé des disparités entre pays et creusé des inégalités. Le dogme de la concurrence « libre et non faussée » a laminé juridiquement les services publics et les mécanismes de solidarité au sein des pays.

On est en droit de se poser la question :

comment les pays membres qui ont perdu une part essentielle de leur souveraineté : « battre monnaie » , liberté budgétaire et aliénation juridique à la Cour Européenne, peuvent-il être encore libre et choisir leur destin ?

JPEG - 32.2 ko

 

Voir la vidéo : les10 faits qui montrent comment les multinationales achètent la politique européenne - https://www.youtube.com/watch?v=3gv7jxCtnpk

Les Lobbys sont le cancer de l’UE, ils exercent un pouvoir occulte et exorbitant sur les peuples. Ils sont de fait partie intégrante du système décisionnel de l’UE et fonctionnent comme une maffia (voir Annexe I)

 

III - Les principaux dirigeants de l’UE : loin d'être au-dessus de tout soupçon !!!

Voici les deux principaux dirigeants actuels. Regardons à qui nous avons à faire.

 

1 - Le Président de l'UE : le sémillant Jean-Claude Juncker

Président du Parti Populaire Chrétien-social (CSV) de 1990 à 1995, il est Premier ministre du Luxembourg de 1995 à 2013 et Président de l'Eurogroupe de 2005 à 2013. Il est président de la Commission européenne depuis le 1ᵉʳ novembre 2014.
 

JPEG - 38.4 ko
Jean Claude Juncker

 

Dans le passé, Juncker a été contraint à la démission de ses fonctions de Premier ministre du Luxembourg, après que l’on eût établi son appartenance au réseau d’espionnage Gladio (voir Annexe 2) de l’Alliance atlantique.

En temps que Premier Ministre il a brillamment transformé son pays, le Luxembourg, en un paradis fiscal au sein de l’U.E.

Au moment où il devenait président de la Commission européenne éclatait l'affaire Luxleaks au Luxembourg qui allait l'éclabousser.
 

L'affaire LUXLEAKS  :

C'est un système d'optimisation fiscale redoutable. En novembre 2014, le consortium international des journalistes d'investigations (ICIJ) montrait, preuves à l'appui, que la société de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) avait organisé un système d'évasion fiscale de grande échelle.


 

Au sujet de ce scandale, Juncker a tergiversé : « J'ai attendu trop longtemps, ce fut une grave erreur, j'ai trop tardé à répondre  ».

Ceci est une erreur difficilement excusable pour celui qui a dirigé le Luxembourg de 1995 à 2013. D'autant que cette affaire avait éclaté en novembre 2014, grâce aux révélations de lanceurs d'alerte qui, par la suite, devaient en scandaleusement subir des poursuites judiciaires..

Bref, il est l’homme des banques et des fraudeurs. C'était l'homme idéal pour présider l'UE !!!!!!
 

Voici l'avis Thomas Coutrot, économiste et coprésident de l'association ATTAC au sujet des turpitudes de M. Juncker, il considère que :

Les raisons pour lesquelles M. Juncker aurait bloqué les initiatives contre l'évasion fiscale, peuvent s'expliquer par le fait que le Luxembourg était le recordman absolu des accords avec les multinationales. Ceci permettaient à ces dernières d'exercer leurs activités dans le Grand-Duché avec un taux d'imposition dérisoire.
 

«  L'opacité des débats à l'intérieur de l'UE est absolument totale et jusqu'à présent, Monsieur Juncker pouvait ouvertement nier le fait qu'il avait bloqué un certain nombre d'accords contre l'évasion fiscale  », a-t-il pointé.

« La première chose qu'on peut noter c'est qu'il faudrait vraiment cesser avec cette opacité, et que les citoyens européens puissent savoir qui dit quoi dans les débats internes à l'Union européenne. La deuxième chose, c'est évidemment que Monsieur Juncker a menti, puisqu'il a à plusieurs reprises affirmé qu'il n'avait en aucun cas entravé l'action de l'Union européenne en matière de transparence et de lutte contre l'évasion fiscale

On se demande comment il peut garder la moindre crédibilité comme président de la Commission. C'est vraiment le problème de la crédibilité de l'Union européenne, qui est de toute façon déjà très faible aux yeux des citoyens européens  », a-t-il résumé. 


 

Juncker est aussi capable de bons mots qui résume toutes les limites de la démocratie dans l’Union européenne :

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens.  »

 

JPEG - 23.5 ko
Jean Claude Juncker a trop fêté son succès contre l’évasion fiscale !!!!


 

Les liens des Présidents de l'UE avec les lobbys ne datent pas d'hier :

En effet, son prédécesseur José Manuel Barroso , président de la Commission européenne entre le 22 novembre 2004 et le 3 novembre 2014, est aujourd'hui le président non exécutif du conseil d'administration d'une des toutes premières banques d’affaires du monde : la célèbre banque Goldman Sach !!!!!

N'est-il pas curieux de voir Barroso qui a supervisé aux côtés du FMI l’austérité en Grèce, finir dans la banque qui avait aidé Athènes à maquiller ses comptes pour « respecter » les règles de l’Union monétaire.

Le comportement de Barroso ne serait-il pas la preuve ultime que les « élites » bruxelloises sont vendues aux lobbys ?

La réaction tardive et modérée de Jean-Claude Juncker, qui lui a succédé, n’arrange rien. Le Luxembourgeois hésitera deux mois avant de ­saisir le comité d’éthique maison, qui ­finira par blanchir M. Barroso à l’automne 2016. Étonnant non !!!!!

 

 2 – Le Président de la Banque Centrale Européenne : le loup Mario Draghi

Mario Draghi, né le 3 septembre 1947 à Rome, est un économiste, banquier et ancien haut fonctionnaire italien. Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, il est président de la Banque centrale européenne (B.C.E.) depuis le 1ᵉʳ novembre 2011.

 

JPEG - 21.5 ko
Le Président de la BCE : Mario Draghi

 

C'est chez cette vénérable banque, qu'il a joué un rôle dans les fausses informations économiques et monétaires de la Grèce qui ont été présentées à l'U.E. pour l'adhésion de la Grèce à l'Euro. Cette malversation a été opérée par la banque Goldman-Sachs pour le compte du gouvernement grec. Bien entendu il a, plus tard, masqué tout ceci au Parlement européen pour accéder à ce poste.

Depuis plus d'un an, il arrose les banques avec des rachats de créances douteuses (comme ils disent !!) à hauteur de 60 milliards par mois !! Tout cet argent frais va en majorité dans les paradis fiscaux. Étonnant non !!

En effet, M. Mario Draghi se livre à des manœuvres dont le but est de faire baisser les taux d’intérêt. En ce moment même, il fait surgir du néant 60 milliards d’euros par mois qu’il donne à ses amis banquiers ou présidents de grands groupes internationaux dont il rachète les dettes encombrantes. !!!! Merveilleux

JPEG - 33.5 ko
Mario Draghi

 

Par ailleurs, selon The Wall Street Journal, Mario Draghi a secrètement acheté des obligations d’entreprises européennes soigneusement choisies (Repsol, Iberdrola…)

  1. Mario Draghi s'est-il livré à des délits d’initiés ?!

     

 

CONCLUSION

La proche coopération et la camaraderie qui caractérisent les relations entre décideurs et lobby financier, fait que l'UE est gouvernée par une maffia contre les peuples, mais pour le plus grand bonheur des puissances financières.

Un exemple de la dominance absolue des représentants de l’industrie financière dans les comités consultatifs de la Banque centrale européenne : la facilité avec laquelle l’ancien commissaire Jonathan Hill a pu passer d’un poste de direction de l’UE à une embauche comme conseiller dans l’industrie financière. Et pour couronner le tout, nous avons vu l’ancien président de la commission en personne, José Manuel Barroso, rejoindre les rangs de Goldman Sachs.
 

L'UE est une machine à fabriquer de l’inégalité et de l'appauvrissement du plus grand nombre, qui a été sciemment mise en place pour le 1% qui en profite :

L’ UE est aujourd'hui un ogre financier destiné à l'accumulation de richesses par les banques et les entreprises transnationales (entre autres les GAFA). Par conséquent, l'U.E. est un véritable banc d'essai pour la création d'une souveraineté mondiale aux mains d'intérêts privés.

Est-il raisonnable de rester au sein d'un système mafieux ?

Selon les estimations du Parlement européen, les États membres de l’UE perdent environ 1000 milliards d’euros par an à cause de l’évasion fiscale au profit d’une minorité de riches et des multinationales

Voici pourquoi il est nécessaire de sortir de l’euro si nous voulons regagner des marges de manœuvres économiques et sociales : voir article de Jacques Sapir du 17.avril.2019 :

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-pourquoi-est-il-necessaire-de-sortir-de-leuro-si-nous-voulons-regagner-des-marges-de-manoeuvres-economiques-et-sociales-par-jacques-sapir/

L'UE est aussi un carcan inamovible pour les peuples européens.

C'est une institution verrouillée qui ne peut être changée fondamentalement que par l'unanimité des pays membres. Autant dire que ceux qui veulent une « autre Europe » pourront attendre longtemps. !!!

JPEG - 35 ko

Il faut donc quitter l'U.E.

________________________________________________________________

Références :

 https://www.group30.org/

https://la-chronique-agora.com/mario-draghi-lobby-bancaire/

https://la-chronique-agora.com/delits-inities-mario-draghi/

https://lesakerfrancophone.fr/oligarchie-financiere-mondiale

https://lesakerfrancophone.fr/victoire-du-lobby-financier-a-bruxelles

 

https://lesakerfrancophone.fr/oligarchie-financiere-mondiale

https://www.les-crises.fr/juncker-il-ne-peut-y-avoir-de-choix-democratique-contre-les-traites-europeens/

L’euro, une fausse bonne idée :

JPEG - 41.7 ko
L’Euro et son avenir

 

https://la-chronique-agora.com/euro-fausse-bonne-idee/

https://la-chronique-agora.com/euro-fausse-bonne-idee-2/__  ____________________________________________________________________

 

ANNEXES


 

Annexe I - Une fraude fiscale organisée.

Selon ATTAC, l’évasion fiscale et le dumping fiscal sont des problèmes européens faits maison :

« En effet, Luxembourg, Pays-Bas, Irlande, Malte, Chypre - des États membres de l’UE figurent parmi les paradis fiscaux les plus actifs. L’Allemagne est également l’une des destinations les plus populaires pour les flux financiers non transparents, en particulier en provenance des pays du Sud, avec l’aide desquels le blanchiment d’argent et la fraude fiscale sont pratiqués à une échelle gigantesque . N'oublions pas non plus la City de Londres qui est la plus grande place financière mondiale largement ouverte à des transactions opaques échappant à la fiscalité.

En outre, on trouve parmi les paradis fiscaux une douzaine d’autres territoires d’outre-mer principalement britanniques et néerlandais, tels que Jersey, Curaçao et les îles Vierges britanniques.

Les paradis fiscaux sont au cœur de l’Union européenne. En effet, la politique de concurrence a fait de l’UE l’un des piliers de la concurrence fiscale mondiale. Le pionnier a été l’Irlande, qui applique un taux d’imposition de 12,5 % sur les bénéfices des sociétés depuis 2004. Chypre, l’Estonie et la Bulgarie offrent désormais des taux d’imposition aussi bas et les taux d’imposition des principaux pays industrialisés ont également été progressivement réduits.

La France n’est pas en reste : le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés a baissé de moitié depuis les années 1980 passant de 50% à 28 % pour les bénéfices inférieurs à 500 000 € et 33,3 % (ou 1/3) au -delà en 2019 et atteindra 25% pour l'ensemble des bénéfices en 2022. » : https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23575


Cf : https://france.attac.org/se-mobiliser/europeennes-2019/article/fiche-l-europe-et-l-evasion-fiscale


 

Annexe II : Le GLADIO

L’organisation secrète Gladio, le « glaive », a vu le jour en 1948 à l’initiative des États-Unis. Ses agents devaient être prêts à effectuer des missions d’espionnage et à commettre des actes de sabotage en cas d’offensive soviétique.

Ce sont les intérêts politiques des gouvernements de droite voire de groupes d’extrême droite que Gladio s’attache à défendre. Des contacts existent avec les différents services secrets nationaux, à l’abri de tout contrôle parlementaire. C’est le Shape (commandement militaire de l’Otan en Europe) qui assure la coordination.

Gladio est responsable de nombreux attentats en Europe, notamment en Italie et en Allemagne. Ces attentats ont fait des dizaines de morts (1980 , 85 morts à Bologne). Ils furent, dans un premier temps, attribué à l’extrême gauche !!!!

Voir reportage Arte : Le réseau Gladio
Armée secrète d
Europe ARTE 2016

http://www.voltairenet.org/article162546.html/

www.voltairenet.org/article188044.html



106 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 juin 09:56

    ce n’est pas ça, le Nouvel Ordre Mondial ?


  • Clocel Clocel 8 juin 10:01

    La mafia à l’échelle d’un continent soutenue par la veulerie des peuples hallucinés qui préfèrent cautionner un système qui les écrase plutôt que de lui tenir tête.

    Ça permet de connaître la proportion des brebis galeuses, 50% des nôtres n’ont pas vendu leur âme au diable pour un plat de lentilles.


    • leypanou 8 juin 10:30

      @Clocel
      çà ne va pas les empêcher de subir les conséquences des actes décidés sans leur consentement.
      L’oligarchie s’accommode très bien des « laisse faire ».


    • Clocel Clocel 8 juin 10:54

      @leypanou

      Elle s’accommode encore plus des attardés qui confondent le vote et l’élection...


    • Arogavox 8 juin 11:21

      @Clocel
      oui, d’une part !
      mais, d’autre part, quel que soit le bulletin ou non-bulletin (blanc/nul) glissé dans leurs urnes c’est avant tout une caution complice de leur piège : bien pire qu’un « laisser-faire » !
      Quant à confondre ’boycott’ (statistiquement certain pour une proportion très significative) avec ’laisser-faire’ ... cette ânerie récurrente du larbinat n’en donne que plus de poids à la contre-attaque de ceux qui refusent de donner la bâton pour se faire rosser


    • SEPH SEPH 8 juin 14:01

      @Clocel
      C’est en approfondissant le coté obscur de l’UE (les lobbys) que j’ai été amené à écrire une article complémentaire dédié aux pouvoirs malfaisants des groupes de pression, notamment du tout puissant G30 qui donne la gouvernance aux banques de l’UE . Ainsi qu’aux turpitudes de ses dirigeants.

      Le manque de débats pendant cette campagne a réduit le vote pour ou contre Macron qui recueille seulement 20%. !!!
      Jamais il a été question de quitter ou non l’UE.


    • Pierrot 8 juin 15:38

      @Arogavox

      Quand vous suggérez qu’aller voter serait du « larbinat », vous oubliez que ne pas le faire revient à se comporter en mouton qu’on mène à l’abattoir. Car jusque maintenant, point de contre-attaque : vous ne donnez pas le bâton (ceux qui vous frappent en ont déjà un), mais vous présentez le dos (et accessoirement celui de vos concitoyens non-consentants) afin qu’on puisse plus aisément y enfoncer une baïonnette.

      Qualifier l’abstention de « boycott » n’est rien d’autre qu’un point de vue personnel, par ailleurs démenti par les conséquences réelles et observables des scrutins. N’en vous déplaise, ne pas exprimer sa voix n’aboutit absolument à rien d’autre que laisser faire ceux qui votent, particulièrement les plus fervents soutiens au système qui se trouvent ainsi assurés de leur majorité relative.

      Quand bien même l’abstention serait l’expression d’un rejet (ce que je crois personnellement), rien ne permet de l’affirmer, encore moins de contredire la proposition inverse, puisque la règle pratique et évidente de ces scrutins est « qui ne dit mot consent ».

      En vous abstenant sous prétexte qu’aucun des résultats possibles ne vous sied, vous laissez la voie libre au pire que vous pourriez craindre. Le vote pour une liste qui ne soutiendrait pas pleinement le régime actuel (et il y en a !) exprimerait déjà de façon incontestable une forme d’opposition, et constituerait au moins une petite gêne politique pour les gagnants attendus : ce serait toujours mieux que ne rien faire du tout.

      L’ânerie, c’est d’aller bouder dans son coin en croyant que cela améliorera les choses. L’expérience prouve que c’est tout le contraire. Le fait est que la situation n’a jamais autant empiré que depuis que l’abstention bat des records. Si aujourd’hui le gain espéré pour un vote contestataire reste à la marge, c’est bien parce que ce « laisser faire » dure depuis longtemps (pour rappel, l’abstention était déjà à 30% pour le traité de Maastricht alors qu’il ne manquait que 1,5% pour faire gagner le NON, et elle aurait pu peser sur les premiers tours des présidentielles de ces quatre dernières décennies afin d’élire des candidats moins prompts à nous précipiter dans des réformes délétères).

      Ce n’est bien évidemment pas le vote seul qui nous empêcherait d’aller dans le mur, mais au moins il permettrait de ralentir un peu la machine, et ainsi de donner à d’autres modes d’action plus de temps et de chances de se développer et d’aboutir.


    • Cyril22 8 juin 19:42

      @Pierrot
      En effet, plus il y a d’abstentionnistes parmi les opposants à Macron, plus le score de son parti est élevé. Il a suffit d’un peu plus de 50% de votants pour que la classe politico-médiatique proclame qu’il y a eu une « forte » participation.
      Macron aura un nombre important d’élus au PE, qui participeront à la grande coalition majoritaire. Les élus LR, PS et peut-être verts participeront aussi à cette coalition. Et certains regretteront qu’il y ait si peu d’opposition qui s’y exprime et puisse bloquer certains textes.


    • Arogavox 8 juin 19:50

       On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif, c’est bien connu 
      ... et on ne s’attend pas non plus à ce que ceux qui font l’âne pour avoir du son arrêtent de se ridiculiser en faisant semblant de ne pas comprendre les évidences !
         
       Alors les remarques suivantes ne s’adressent qu’aux improbables non-votants qui ne seraient qu’indécis et risqueraient de se laisser intimider, par manque de combativité, par des absurdités claironnées avec une suffisance butée.
         
      L’intention de boycott ne saurait être réfutée que par un Dieu ou un improbable super-psychologue qui connaîtrait chaque boycotteur mieux que lui-même ...
      sinon, comment ne pas suspecter une conception de l’humilité peu reluisante !
         
      Autre absurdité :
      est-ce que voter (voire veauter) aboutit absolument à quelque chose d’autre que laisser faire ceux qui votent ?  !!
       
      Pour que l’abstention puisse être l’expression d’un rejet, il suffit qu’existe un seul cas d’abstention voulant exprimer un rejet ! Or, j’en connais au moins un.
       Et, pour qui n’est ni sourd ni autiste, comment réussir à imaginer qu’une proportion non négligeable d’au moins une moitié des Français qui n’ont pas voté ne connaissent pas eux aussi au moins une telle expression de rejet ?!

      ... passons sur la litanie des autres a priori stupides, et ne ratons pas l’ânerie suprême :

        L’actualité ne cesse de nous montrer que ceux qui abusent du stratagème de scrutin leur permettant de légitimer leur dictature, ne s’appuie au final que sur environ, au pire, un cinquième d’une moitié des Français, votants et veautants cumulés.
       Qui pourrait prétendre que la proportion de la plus que moitié des Français qui n’ont pas voté ni veauté, et qui ont l’intention d’exprimer ainsi un rejet, refus, non acceptation ou en tous cas leur non-caution ... soit inférieure à un tiers, voire, au pire à un quart ?
        
       Alors, s’il suffisait d’être du côté d’un cinquième de Français pour se permettre sans honte la posture solipsiste des donneurs de leçons aptes à interpréter-travestir-dénaturer la pensée des autres,
      comment réussir en plus à ne pas comprendre que ce cinquième de Français, devrait selon ses propres prétentions, fermer sa grande bouche devant au moins un quart voire un tiers d’autres Français ?
        
        « La liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Lorsque cela est accordé, le reste suit ». dixit George Orwell , dans ’1984’


    • Arogavox 8 juin 20:02

      (Noter que dans le dernier paragraphe de ma réaction ci-dessus, que l’on divise par deux, ou pas,chacune des proportions évoquées ... eh bien la proportion déterminante des deux proportions, donc la conclusion, restent la même !)


    • Eric F Eric F 9 juin 09:36

      @Arogavox
      Pour que l’abstention puisse être l’expression d’un rejet, il suffit qu’existe un seul cas d’abstention voulant exprimer un rejet !

      Ce n’est pas l’abstention en général qui est signifiée par l’intention d’un seul, c’est l’effet de nombre qui peut être significatif. Or comment peut-on discerner l’« intention » de chaque absence de vote, surtout lors d’un scrutin pour lequel certaines listes sont explicitement anti-système (liste anticapitaliste, liste anti-UE...) ?
      Il faudrait un urne spéciale pour les non votants, leur demandant s’ils ne savent pas, n’ont pas envie, ou boudent smiley


    • kirios 9 juin 09:38

      @Clocel
      "Ça permet de connaître la proportion des brebis galeuses, 50% des nôtres n’ont pas vendu leur âme au diable pour un plat de lentilles."
      je crois que vous vous trompez, ceux qui ont essayé de s’opposer à cette mafia n’ont été qu’1%


    • kirios 9 juin 09:42

      @Pierrot
      bravo !
      très bonne analyse.
      .. ouvrons les yeux face à l’évidence !


    • Arogavox 9 juin 12:23

      @Eric F
      Vous n’avez qu’à moitié compris ce que je signifiais ... mais, YES, on va garder la bonne moitié qui est, enfin, un excellent début.
       
      (moitié incomprise : je démontrais par un contre-exemple la fausseté de l’argutie incapable de comprendre qu’un non-vote puisse être autre chose qu’une prétendue non-expression)

      Moitié que vous semblez tout de même commencer ici à comprendre :
       on ne saurait détailler toutes les ’nuances’ de ce que l’on refuse d’examiner, observer, mesurer ! (De même que bien des daltoniens vous pontifient : « Le monde, il est pas tout blanc ; il est pas tout noir : il est ... gris !!! »)
        
       Encore un tout petit effort,
      (« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage »  cf Nicolas Boileau)

      et il n’est pas interdit d’espérer que vous êtes enfin sur la bonne voie pour savoir imaginer encore bien d’autres ’nuances’ que ceux qui « ne savent pas, n’ont pas envie, ou boudent ».
        De même que la fausse ’bonne idée’ du « bulletin blanc » est un embryon d’idée qui a tourné (très) court ... (il faudrait en fait, selon cet embryon de ’logique’ multiplier des bulletins spéciaux d’une infinité de couleurs spéciales ...), 
      il ne faudrait pas se contenter de « demander aux non-votants » ! ... il faudrait laisser à chacun l’initiative de ramener officiellement sa fraise ! ....
       cf https://www.agoravox.fr/commentaire5420263 


    • Eric F Eric F 9 juin 12:37

      @Arogavox
      Des « consultations » pour collecter des idées sont une chose, la désignation de représentants ou le choix d’un programme en est une autre. Avec 47 millions de gens qui ramèneraient individuellement leur fraise, allez donc tirer une conclusion générale...

      Du reste, ceux qui boycottent les scrutins le feront aussi des consultations, sur le principe de la méfiance à l’encontre de ceux qui les organisent.


    • Arogavox 9 juin 13:51

      @Eric F
      Vous n’avez donc pas lu attentivement, et, fatalement, vous avez encore ’compris’ de travers : la piste démocratique que je suggère ne se limite pas à une « consultation » ! ...
        
       De plus elle remet en cause de fond en comble l’idéologie reçue selon laquelle une démarche démocratique devrait contraindre à passer sous les fourches caudines de « désignations de représentants » et de « choix d’un programme » !
        Comment oser utiliser depuis si longtemps le mot « démocratie » sans avoir jamais fait le moindre effort pour se renseigner sur la signification culturelle de ce concept trop communément dévoyé !
       
        Votre dernière affirmation, ne peut que nous convaincre de ce que peuvent être des a priori que vous revendiquez tenir pour vrais ; mais aussi du fait que, selon votre sens très particulier de l’entendement vous avez l’illusion que ces a priori puissent être érigés en vérités divine.

       Peut-on s’attarder sur la vision péremptoire d’un gourou qui voudrait nous enseigner que, parce qu’il est lui même incapable d’envisager une solution, aucune solution ne saurait jamais être inventée ?

      « Ceux qui pensent que c’es impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient »  (Mais oui, mais oui, un bateau en fer ça ne pouvait pas flotter ... longtemps encore après Archimède ... ) 


    • Allan Thompson Allan Thompson 9 juin 16:11

      @Clocel
      Résistons à ceux qui veulent notre perte et souhaitent notre disparition : Trump, Poutine, Xi Jinping, etc. Dans ce monde de dingues, une Union Européenne forte est notre seule solution et nous permettra de continuer à exister.


    • Eric F Eric F 9 juin 18:16

      @Arogavox
      Je voulais dire que dans le cadre d’une consultation ça peut marcher que tout le monde ramène sa fraise, mais pas pour gouverner un pays. Vous vous esclaffez quand on parle de programme, mais il faut assurer une ligne directrice et une cohérence.
      La démocratie directe peut s’exercer pour des thèmes spécifiques, pas pour gouverner un grand pays, c’est un peu le même mythe qu’une entreprise qui serait autogérée par des milliers de salariés, sans responsables désignés.
      En terme d’organisation politique, toutes les voies ont été essayées, et les systèmes se sont forgés par l’expérience, les illusions sont celles de théoriciens qui confondent des micro-sociétés et des états de plusieurs millions d’habitants, avec une infrastructure d’équipement complexe.

      « ne pas déranger ceux qui essaient »
      Débattre et mettre en question n’est pas « déranger ». En quoi réside concrètement l’« essai » ? On a vu l’expression de la rue avec le mouvement GJ, qui a eu une certaine efficacité revendicative fiscale et sociale, mais strictement aucun débouché politique, à cause de la cacophonie (eh oui, pas de programme, pas de représentant, ça va en tout sens).

      PS : si on ne construisait jadis pas de bateau en métal, c’est surtout pour des raisons technologiques, car même les prédécesseurs d’Archimède avaient bien constaté qu’une coupe métallique vide flottait, mais elle coulait si on la remplissait d’eau, sans pour autant crier « euréka » : - )


  • lloreen 8 juin 12:43

    Le véritable pouvoir de ces gens est celui de nuisance donc la preuve qu’il faut s’en passer.


    • Le421 Le421 9 juin 09:23

      @lloreen
      Le monde est rempli de personnes qui mesurent leur pouvoir au nombre de gens qu’ils peuvent emmerder...


  • lloreen 8 juin 12:51

    La seule et véritable solution est la mise en place du conseil national de transition, seul organe légitime du peuple français pour retrouver sa souveraineté.

    C’est d’ailleurs ce qu’explique très bien son porte-parole dans cette vidéo -parmi de très nombreuses autres-.Un conseil national de transition est un outil juridique reconnu par le droit international, conforme aux dispositions de la DDHC de 1789 et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

    Un conseil national de transition pour sauver la France.

    https://www.youtube.com/watch?v=dl-KnJZ8GV4

    https://www.youtube.com/watch?v=RUCz_McZzO8

    Le programme de ce CNT est consultable sur le site internet.

    Le CNT a également crée la « Cour Suprême » .

    https://www.conseilnational.fr/


    • Julot_Fr 9 juin 09:28

      @lloreen
      Prendre le pouvoir sans passer par les urnes, ca s’appelle un coup d’etat.
      Un coup d’etat sans militaire c’est dure.
      Pourrais-tu expliquer en 3 lignes comment ton arnaque est supposer fonctionner ? Si c’est en se basant sur le droit international, tu peux peut etre nous lacher avec toujours ce meme commentaire.


    • Eric F Eric F 9 juin 09:45

      en effet , le CNT a une reconnaissance internationale

      ...mais c’est le CNT Libyen smiley

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Reconnaissance_internationale_du_Conseil_natio nal_de_transition_libyen


    • kirios 9 juin 09:47

      @lloreen
      « La seule et véritable solution est la mise en place du conseil national de transition, »
      La seule et véritable solution est la prise de conscience des citoyens et leur prise de responsabilité(mais pour çà , il faut se désintoxiquer des merdias... et ce n’est pas facile !)
      les microns , écologistes , ump, ps , pc, c’est la même soupe servie plus ou moins tiède, celle du r n et de fi a le même arrière gout


  • lloreen 8 juin 13:04

    Dix faits qui montrent comment les multinationales achètent la politique européenne.

    https://www.youtube.com/watch?v=3gv7jxCtnpk

    .


  • J.MAY J.MAY 8 juin 13:08

    Description exhaustive et pertinente, même si elle est cruelle, sinon de l’Europe, du moins des institutions européennes et de leurs « managers ».

    A l’issue (ou au sortir) d’une telle lecture, on se prend à rêver de Frexit pur et simple.

    Ceci dit, ceux qui ont voté l’ont fait essentiellement, voire uniquement, pour exprimer des choix internes à la sphère française. 

    Quant à l’abstention, elle constitue une forme de protestation autant qu’une forme de désintérêt.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 juin 17:52

      @J.MAY

      le vrai but de ceux parmi les Britanniques qui sont favorables au Brexite ne souhaitent qu’une chose : renforcer leur alliance (déjà quasi incestueuse) avec les Etats-Unis pour parachever la domination de la finance mondiale en fusionnant Wall-Street et la City. 
      Ceux parmi les électeurs qui ont cru aux salades de Johnson sur le coût trop élevé et le aux salades de Farage sur la souveraineté de la nation sont des dupes qui ont voté pour autre chose que ce qu’ils croient.
      Le Frexit pour le Frexit ne veut rien dire si c’est pour conforter la position dominant des Etats-Unis et livrer clés en mains à leurs multinationales domiciliées à Washingto et payant leurs impôts à Dublin les rescapés du patrimoine d’état (barrages, réseau ferré, services de santés, hopitaux, aéroports) plutôt qu’aux groupes privés européens.

      le choix n’est pas entre l’Europe et le retour à ne souveraineté perdue depuis 1941 et impossible à retrouver dans un monde changé, mais entre les banques européennes et le banques américaines (qui, tôt ou tard fusionneront de toutes façons).


    • Cyril22 8 juin 19:33

      @Séraphin Lampion
      Effectivement, « la finance » s’accommoderait fort bien du Brexit et accroitrait son influence sur le Royaume Uni, du reste Trump lui a proposé un association plus étroite, c’est à dire un tutorat par les USA.


    • J.MAY J.MAY 8 juin 21:13

      @Séraphin Lampion

      Je ne suis pas certain que les lendemains du Brexit ( pratiquement acquis) et ceux d’un éventuel Frexit aient les mêmes conséquences, notamment par rapport à la subordination aux E.U.
      Pour le reste, je partage assez votre point de vue.


    • Allan Thompson Allan Thompson 9 juin 15:57

      @Séraphin Lampion
      Votre analyse sur les positions des Britanniques n’est pas fausse. Et à tout prendre l’UE présente plus d’avantages que d’inconvénients.


  • GerFran 8 juin 15:41

    L’Union européenne n’est pas démocratique, c’est un projet fasciste, c’est une dictature. (Étienne  Chouard, Nigel Farage, Charles Gave et François Asselineau)

    https://www.youtube.com/watch?v=8tf5SB8nxmI



    • Allan Thompson Allan Thompson 9 juin 16:14

      @GerFran
      Vous avez tout faux. L’Union Européenne est justement un projet démocratique pour lutter contre les régimes fascistes. Depuis que l’UE existe il n’y a plus de guerre entre ses membres.


  • Sozenz 8 juin 16:05

    ce n est pas maintenant qu’ il faut sortir un tel article . mais c etait bien avant les elections .


    • SEPH SEPH 8 juin 18:51

      @Sozenz
      Avant les élections je n’avais pas toutes les informations qui sont dans cet article.
      Néanmoins j’ai écrit deux articles :  

       L’Union Européenne : une chance pour qui ? https://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/l-union-europeenne-une-chance-pour-215180

      — L’Union Européenne :

      faut-il la quitter ? https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-union-europeenne-faut-il-la-215369


      Cet article est axé sur les groupes de pression, notamment le tout puissant G30 qui donne la gouvernance de l’UE aux banques .


    • Positronique 8 juin 19:09

      @SEPH

      Mais qu’est-ce que tu racontes comme conneries , tu crois que revenir à l’état nation va changer quelque chose à l’état du pays et revenir au franc relancera notre économie chancelante , comme les UPR aiment à le dire il y a une infinité de pays qui ne sont pas dans l’Euro ou l’Europe et ils se font tout autant entuber par le marché , voir plus comme l’Argentine et tant d’autres , tout ce que tu racontes c’est du blabla pour neuneus. Le problème ne sont même plus les USA , mais l’Asie qui est devenu l’usine du monde , concurrence déloyale , dumping social et facilite de pénétrer nos marchés. Tu peux tourner le problème dans tous les sens , on l’a dans l’fion.


    • SEPH SEPH 8 juin 23:18

      @Positronique
      En regardant vos commentaires, je m’aperçois que vous insultez beaucoup de personnes sur ce site. En revanche vous n’écrivez aucun article !!!

      Par ailleurs, curieux ce tutoiement, on ne se connait pas !!! .
      Vous êtes un troll ? 


    • Positronique 9 juin 09:17

      @SEPH

      C’est tout ce que tu as à en magasin , un peu léger comme réponse. La vérité c’est que t’es un illuminé comme tout ceux qui veulent revenir au moyen âge . Crever de faim mais en étant bien Franco français. Et je vois pas où je t’ai insulté , dire que tu racontes des conneries plus grosse que toi est une évidence. Quand on est sous pseudo on fait pas la fine bouche.


    • Yukimuras 11 juin 12:28

      @Positronique
      C’est vrai que c’était la famine avant l’UE et elle nous a sauvé d’une mort certaine …


    • Yukimuras 11 juin 12:31

      @Positronique
      « mais l’Asie qui est devenu l’usine du monde , concurrence déloyale , dumping social et facilite de pénétrer nos marchés. »

      Qui a été permis et instauré par les traités de l’UE justement et la mondialisation heureuse « inéluctable » de Minc et Co.


  • zygzornifle zygzornifle 8 juin 17:33

    Haaaa

    l’Europe c’est le nouvel Éden ......

    Pour certains , allez les sans-dents de l’UE au boulot ,les Merkel les Junker , les Macron , les Draghi ont besoins de toujours plus de "pognon de dingue , il faut bosser les mougeons ....



  • Cyril22 8 juin 19:30

    Le « fameux » G30 n’est pas spécifiquement influent sur l’Union Européenne, mais tout autant sur l’ensemble des pays du monde occidental et pays dépendants.

    L’évasion fiscale n’est pas spécifique à l’Union Européenne, elle existe dans tout pays qui n’est pas lui-même un paradis fiscal.

    Donc le véritable problème réside dans la mondialisation financière, on voit avec le Vénézuéla les difficultés des pays qui cherchent à en sortir.

    Le Conseil Européens est composé des chefs d’états et de gouvernement, et leurs ministres, élus dans leur pays. il s’agit donc d’une association d’états dont les gouvernants copilotent l’Union.

    La commission est désignée par le Conseil avec approbation du Parlement Européen, qui peut la révoquer. elle n’est pas initiatrice de la politique générale de l’union, mais la met en oeuvre.

    Ceux qui voudraient que les gouvernants de l’Union soient directement désignés par « le » peuple de l’UE (tous pays confondus) sont les partisans d’une Europe Fédérale, et non pas d’une Europe des Etats. On ne peut pas défendre à la fois une chose et son contraire.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 9 juin 08:47

      @Cyril22

      « sont les partisans d’une Europe Fédérale, et non pas d’une Europe des Etats. »

      Bonjour, non, une Europe des États serait une « Europe Con-fédérale », ce que préconisait de Gaulle, trahi et dépassé par son entourage.

      Son entourage préparait en sous-main une Europe Fédérale pour plus tard. Ils n’étaient pas pressés et dans le temps long.

      Actuellement, c’est bien une Europe Fédérale qui est en préparation par Macron, Merkel et Cie. Elle est conçue de telle manière qu’elle dissout les États dans de grande provinces qui elles-mêmes seront inféodées au pouvoir central bruxellois, sous mandat de l’OTAN.

      Bien entendu,pour renforcer le pouvoir central d’une Europe Fédérale, les États n’auront plus aucun lien organique avec le peuple, la démocratie et leur administration. En fait, nous revenons aux fameux « lands » allemands prévus par Hitler qui oeuvrait pour une surpuissance de l’Allemagne au détriment des autres peuples européens, devenus de simples lands, sous la gouvernance d’un super-gauleiter.

      Le projet actuel d’Europe Fédéral y ressemble furieusement.

      Nous y sommes presque, les néo-conservateurs ont tout fait pour faire aboutir ce projet monstrueux.

      Je répète donc : l’Europe Fédérale est presque aboutie et tous les peuples européens le regretteront amèrement. Toutes les lois votées depuis au moins Sarkozy ne sont en fait que la préparation législative de ce projet avec un abaissement social, démocratique, vers le bas.

      Les parlements européens ne sont plus que des chambres d’enregistrement des lois supra-nationales, nous n’avons plus, nous, peuples européens, aucun contrôle ni législatif, ni parlementaire, ni démocratique sur ce que concocte les instances supra-nationales européennes.
      Je rappelle en outre, et on l’oublie un peu trop souvent, que les lois supranationales ont été intégrées dans le droit français, pour mieux dissoudre le contrôle législatif et parlementaire de la France.

      Par contre, une Europe Con-fédérale aurait un tout autre impact et signification : les Etats européens conserveraient leur souveraineté, leur identité culturelle spécifique, leur administration, leur législation, leur droit de veto à l’ONU, c’est très important, leur diplomatie, leur monnaie, leur drapeau, leur armée, etc... Donc, notre liberté d’action en tant que pays indépendant et souverain.

      Une Europe Con-fédérale n’arrangerait certainement pas l’Oligarchie occidentale qui est en train de préparer une nouvelle version du Nouvel Ordre Mondial où plusieurs blocs sont prévus avec une Union Européenne comme zone tampon, grand territoire commercial, prônant une politique agressive, très ultra-libérale et anti-sociale : voir l’excellente analyse de Pierre Hillard qui décortique les tenants et les aboutissants du projet Fédéral européen. 


    • Eric F Eric F 9 juin 09:57

      @Nicole Cheverney
      Le fonctionnement actuel de l’Union Européenne est proche du type confédéral, dont l’autorité supérieure est le conseil des chefs d’état et de gouvernement des états qui la composent. Un directoire en quelque sorte.
      Par ailleurs, dans les caractéristiques que vous indiquez pour un état confédéral chaque état aurait sa monnaie, mais ce n’est pas le cas de la confédération helvétique par exemple. Actuellement les états d’Europe conservent drapeau, hymne, siège à l’ONU, armée, administration, langue officielle, culture/éducation, etc. et certains ont conservé leur monnaie. Il y a transfert partiel de souveraineté, Les questions qui se posent concernent les limites : en a-t-on trop transféré ? [mon avis est : oui] et l’exercice de cette souveraineté : est-ce pour le bien des peuples de l’Union ? [mon avis est : non]


    • SEPH SEPH 9 juin 11:33

      @Nicole Cheverney
      La perte de souveraineté des pays de l’UE est une catastrophe pour les peuples.
      Le peuple doit être souverain, sinon c’est une dictature plus ou moins voyante.


      Je prendrai l’exemple de la monnaie
       :
      Le système bancaire de l’Union européenne n’est pas « géré » par la Banque centrale européenne, mais par une instance supérieure, à savoir, le Groupe des Trente.

      En effet, est-ce que Mario Draghi se contente de recevoir des instructions du G-30 et de les mettre en œuvre ?!.
      Notons que la BCE n’est pas contrôlée par le Parlement européen, ni par la Commission européenne ou d’autres institutions de l’Union européenne.
      Or il apparait que même au-dessus de la BCE il y a une instance supérieure, appelée le G-30, qui non seulement ne rend compte à personne, mais dont l’existence même est restée cachée à l’insu de presque tous.

      Tout ceci remet en cause la souveraineté des peuples des pays de l’UE


    • samy Levrai samy Levrai 9 juin 11:38

      @Eric F
      Il existe 4 piliers de la souveraineté, s’il t’en manque un , ton pays n’est pas souverain.
      ils sont :
      -faire ses lois
      -faire sa justice
      -battre sa monnaie
      -décider de la paix et de la guerre
      Nous n’avons la main sur aucun de ces piliers et je ne parle pas du budget, de l’immigration, du fait qu’une entreprise puisse traîner un Etat devant des tribunaux privés,... 
      Les chefs d’Etat ne décident pas de grand chose ( individuellement ou collectivement ), il suffit de voir la direction prise depuis le debut et de remarquer qu’elle n’a jamais variée ... meme apres 2005, meme avec le BREXIT, ces clowns n’ont aucun pouvoir face aux traités qui ont gravé dans le marbre les politiques des Etats. 


    • Eric F Eric F 9 juin 12:26

      @samy Levrai
      Tous les pays, même le plus indépendant du monde, sont néanmoins contraints d’une part, par les traités internationaux, et d’autre part, par l’environnement économique mondialisé.
      -Nous faisons nos lois, certaines d’entre elles sont dérivées ou influencées par des directives de l’UE. Sauf que ce n’est pas 80%, mais de l’ordre de 20% qui dérivent de décisions de l’UE (réf1) (réf2)
      -Nous avons notre justice, la CEDH ne dépend pas de l’UE mais du Conseil de l’Europe (47 états), et nous avons signé la convention -on peut en être exclu ou s’en retirer-
      -Concernant la monnaie, il y a eu un traité approuvé par referendum pour fonder une monnaie européenne, sur instigation principale de la France
      -Concernant les conflits, la France quoique membre de l’OTAN avait refusé de participer à la guerre d’Irak (certains membres de l’OTAN ne sont pas membres de l’UE, et la Suède, l’Autriche et la Finlande ne font pas partie de l’OTAN). Il y a notamment une étroite coopération militaire bilatérale avec le Royaume Uni, qui ne sera pas affectée par le Brexit.

      Donc on peut se retirer de l’euro ou de l’Otan voire de la CEDH tout en restant dans l’UE, ou bien sortir de l’UE tout en faisant partie de l’OTAN, de la CEDH, et même de Schentgen (Suisse). Il faut ajouter le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC.
      Concernant le CETA, sa ratification est subordonnée à celle des parlements nationaux (en France prochainement)
      L’UE n’est donc pas l’alfa et l’oméga des interdépendances, les Parlements Nationaux ratifient les traités. Effectivement on pourra sortir de certains traités extérieurs en quittant l’UE, mais les ayant ratifié il faudra explicitement les dénoncer.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 9 juin 12:56

      @Eric F

      Bonjour, ou l’Europe est de type confédéral ou elle ne l’est pas. Mais elle ne peut être un peu de l’un et un peu de l’autre.
      Pour l’instant elle s’apprête à devenir Europe Fédérale tout simplement, cela a pris du temps, mais on y arrive contre le gré des peuples et particulièrement des Français qui ont voté NON en 2005 !
      Cela fait plusieurs fois que l’on nous dit que l’Europe est proche du type confédéral, ce qui avec la monnaie unique, l’intégration du haut-commandement militaire à l’OTAN, une contre-vérité. Disons que pendant des années elle a été une Europe en préparation, et l’aboutissement sera tout sauf une Europe con-fédarale.
      Les gens qui ont voté pour les Européennes, ont voté dans l’ignorance la plus totale de ces nuances institutionnelles, ils s’en mordront les doigts bientôt. Et les medias se garderont bien d’expliquer en quoi la perte de la souveraineté d’un pays mène droit à la dictature.
      Ce n’est pas non plus le fait d’avoir trop ou peu transféré de notre souveraineté à l’Union Européenne qui pose problème, ce n’est pas un problème quantitatif, c’est le fait d’avoir transféré tout simplement. C’est de la part des gouvernements français concernés, un fait de haute-trahison. En d’autres temps, ces gens-là auraient été traduits devant un tribunal militaire.


    • Arogavox 9 juin 14:31

      @Nicole Cheverney
      « en quoi la perte de la souveraineté d’un pays mène droit à la dictature. »  ?
        
      >> Quelqu’un (peu importe qui en fait) a très justement remarqué :

       là où il n’y a pas de frontières, le « fort » est partout chez lui, et le défavorisé est partout à sa merci et n’est chez lui nulle part

      — là où il n’y a pas de frontière, il y a des murs ...
       


    • Allan Thompson Allan Thompson 9 juin 16:06

      @Eric F
      Pour répondre à votre question, on n’a pas transféré assez de souveraineté à l’UE, et c’est bien pour ça que l’UE patine aujourd’hui. Il faut transférer davantage de souveraineté pour que l’UE puisse fonctionner convenablement et que les Européens puissent en ressentir les effets bénéfiques. En clair, nos problèmes aujourd’hui viennent du fait que l’Europe est inachevée. Il faut passer au stade supérieur et unifier l’Union Européenne pour vaincre le dumping, le capitalisme sauvage, les paradis fiscaux et les autres maux, et enfin faire prospérer nos idéaux de paix sur la planète.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 9 juin 17:49

      @SEPH

      Bonsoir et merci pour votre article. En 2005 les Français  alors que la presse était relativement libre, mais de moins en moins ont voté NON parce qu’ils avaient tout compris, sur la toxicité de l’Union Européenne. Malheureusement, en 2019, aujourd’hui, la population s’émeut à la seule idée de sortir de l’UE. Il faut dire que les parlementaires de tous bords n’ont de cesse de biaiser le discours, soit en voulant renégocier des traités absolument pas négociables et faits pour ne pas l’être voir les propos tenus par Attali soit ont renoncé au Frexit. Seul, un homme politique conscient du danger, Asselineau prône le Frexit, avec l’article 50 et maintient son discours depuis de longues années, marquant le pas sur les girouettes de la politique.
      Je pense qu’ expliquer le rôle essentiel de la ’souveraineté’ à un peuple qui l’a perdue et qui pour la plupart ne sait même plus ce que cela veut dire, expliquer à des électeurs apeurés par la seule idée de sortir de l’UE, parce qu’à la télé on leur dit que ce serait mauvais pour l’économie, devient un travail de fond constant, ce qu’avaient fait dans les années 50/60 les communistes, au contact régulier de la population.
      Les gilets jaunes le font, sur les ronds-points, mais combien parlent de sortir de l’UE ? Peu ! Ils parleront de préférence du RIC, mais le RIC, SANS LE FREXIT, c’est un peu comme un boxeur qui taperait dans du beurre.
      Les Français n’ont toujours pas compris que les lois pourries anti-sociales viennent de l’UE, directement et re-votées au parlement, devant un hémicycle à moitié vide.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 9 juin 17:59

      @Arogavox

      Bonsoir, le mur le plus imprenable c’est celui que dressent les medias, et le gouvernement en propageant la peur au sein de la population et des électeurs sur les dangers hypothétiques de quitter l’UE, comme si l’UE était une bonne mère-poule garante de la sécurité des pauvres petits poussinets que sont les Européens. Or, nous pouvons constater qu’avec la disparition des frontières, nous avons la fuite des capitaux, de nos industries, le dumping social, la casse sociale, etc...


    • Eric F Eric F 9 juin 18:35

      @Nicole Cheverney
      Les choses ne sont pas forcément binaires, et l’organisation de l’UE est « proche » d’un système confédéral, sans en avoir toutes les caractéristiques, elle a quelques caractéristiques fédérales, et des caractéristiques de simple alliance. Au passage concernant l’OTAN, tout pays confédéral a une armée commune (la Suisse par exemple), alors que les pays de l’UE ont une armée nationale, et l’appartenance à l’OTAN n’est pas obligatoire (4 pays n’en sont pas membres), donc c’est un domaine où l’UE est « moins » qu’une confédération, et non pas « plus ».

      Qu’il y ait des tentatives d’aller vers une structure davantage fédérale est une évidence, c’est du reste la ligne proposée par Macron. Mais à 27 (bientôt 30), il n’y a aucune chance d’y parvenir, plusieurs états y étant opposés. Alors un système « à la carte » est parfois envisagé, mais c’est du bricolage.

      Il faudrait un jour arrêter de considérer que tous les autres citoyens sont des ignorants voire de parfaits abrutis ; il y a diversité de points de vue, et le pluralisme est justement une caractéristique de la démocratie.
      Une alliance délibérément contractée n’est pas de la haute trahison, c’est inepte de présenter les choses ainsi. Après ça ont peut considérer qu’il n’aurait tout simplement pas fallu la contracter, c’est une opinion comme une autre ; ou encore que le bien supérieur ne prévaut pas dans l’exercice de la souveraineté transférée ; ou que les peuples sont insuffisamment impliqués.


    • Eric F Eric F 9 juin 18:50

      @Allan Thompson
      Votre argumentation apporte de l’eau au moulin ...de ceux qui y sont diamétralement opposés, en ce sens que si on vous suit, dès lors que l’on commencé à transférer un peu de souveraineté, on est conduit à en transférer toujours plus. Donc passer d’une union quasiment à une fusion.
      Pour vaincre le dumping, il faudrait que les états récupèrent des possibilités de protection, car les états qui le pratiquent au sein de l’UE comme à l’extérieur n’y renonceront jamais spontanément. Concernant le capitalisme sauvage et les paradis fiscaux, ahem, le Luxembourg est un paradis fiscal, et son ancien premier ministre préside la commission. En outre le système financier international pèse sur les instances européennes dont la BCE. Quant aux idéaux de paix, ils ne sont pas du ressort de l’UE, déjà que l’on s’entende entre pays du Conseil de l’Europe ce qui n’est pas le cas, alors quant au reste du monde...

      On nous appâte avec de beaux objectifs pour transférer toujours plus de souveraineté à l’UE, mais l’usage qu’elle en fait va souvent au rebours de ces objectifs. A ce stade, je suis davantage enclin à quelques pas en arrière plutôt qu’en avant sur cette question.


    • Allan Thompson Allan Thompson 9 juin 20:00

      @Eric F
      Ahem... Comment dire... Je lis tellement d’absurdités que je me dois de répondre. Pourquoi vouloir torpiller le projet Européen ? A un stade donné l’UE aura les compétences souhaitées pour pouvoir légiférer en matière d’environnement, de protection sociale et de régulation en tirant le standard de chaque pays vers le haut (exemple : le Smic le plus élevé dans l’UE aujourd’hui est celui du Luxembourg, avec un peu plus de 2000 euros pas mois. L’objectif c’est que le Smic soit donc de plus de 2000 euros par mois dans chaque pays). Et l’on voit que ça commence à fonctionner puisque les Smics les plus faibles dans l’UE sont aussi ceux qui progressent le plus : Ceux de la Roumanie et de la Bulgarie. Et en Espagne il a carrément fait un bon de 22% en début d’année pour dépasser les 1000 euros par mois. Éliminer les paradis fiscaux et les possibilités de dumping social font justement partie des objectifs de l’UE... et ceux qui veulent y résister sont justement des États qui veulent mettre des bâtons dans les roues de l’UE. Pour ce qui est de la paix, connaissez-vous deux pays de l’UE qui se sont fait la guerre depuis leur entrée dans l’Union ? Moi je n’en connais aucun. De même qu’aucun pays de l’UE n’applique la peine de mort. Et les législations européennes en matière d’écologie et de lutte contre le climat sont les plus abouties du monde entier. Clairement, ce sont bien les rétrogrades qui veulent empêcher l’UE d’avancer.


    • JC_Lavau JC_Lavau 9 juin 21:01

      @Allan Thompson : « lutte contre le climat ». Wow ! Assure toi aussi contre les accidents de terrain : les montées et les descentes.


    • Allan Thompson Allan Thompson 9 juin 21:29

      @JC_Lavau
      Je voulais dire « pour le climat », évidemment smiley


    • Arogavox 9 juin 21:53

      @Nicole Cheverney
      Plus prosaïques ces murs :
        cf https://www.sudouest.fr/2016/09/28/ces-murs-qui-separent-les-hommes-a-travers-le-monde-2515420-4758.php

      «  Il y avait onze murs de séparation sur la planète en 1989. On en compte aujourd’hui soixante-cinq, construits et planifiés. Plus d’une douzaine ont surgi depuis 2010. Une quinzaine d’autres sont déjà prévus »


  • zygzornifle zygzornifle 9 juin 08:23

    Il est déjà dur de subir ses chefs , il est encore plus stupide de les élire ....


    • Clocel Clocel 9 juin 08:36

      @zygzornifle

      C’est pourtant ça « la démocratie » : Contre ton consentement au viol, on te permet de choisir ton agresseur !

      Ne cherche pas plus pervers... Y’a pas ! même les bonobos se sont bricolés une structure politique plus élaborée ! smiley

      M’enfin...


    • Eric F Eric F 9 juin 12:29

      @zygzornifle
      à côté de ça, dans les pays où le chef n’est pas désigné par les suffrages, il s’impose par les armes, c’est généralement pire.


  • L'Astronome L’Astronome 9 juin 10:56

     

    Qu’un président de groupe, ancien directeur de la BCE, s’appelle Trichet, voilà qui en dit long sur l’esprit qui règne au sein de l’Union dite européenne.

     


  • L'Astronome L’Astronome 9 juin 10:58

     

    Qu’un président de groupe, ancien directeur de la BCE, s’appelle « Trichet », voilà qui en dit long sur l’esprit qui règne au sein de l’Union dite européenne.

     


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 9 juin 12:18

    Merci ! Très bon article..

    .. mais qui ne fera pas réagir les gens qui continuent de voter, la propagande étant surement trop importante, la force de l’habitude aussi surement ^^


  • SEPH SEPH 9 juin 14:08

    Aujourd’hui nous avons perdu la souveraineté :

     monétaire (BCE indépendante) 

     budgétaire ( budget sous surveillance de la commission) 

      Défense ( sous la direction de l’Otan-US)

    Justice (primauté de la cours de Justice Européenne)

    Politique industrielle (interdiction de développer le secteur public)

    .........

    Chaque fois que la France veut faire quelque chose, il faut qu’elle lève le petit doigt !!!  Tout ceci n’est-il pas insupportable ?

    La souveraineté du peuple français (et des autres dans l’UE) est bafouée


    • Allan Thompson Allan Thompson 9 juin 15:37

      @SEPH
      Vous n’avez strictement rien compris à l’Union Européenne. L’UE nous apporte la stabilité et la paix. Mais aussi et surtout la force face aux autres blocs de la planète. Ceux qui s’acharnent le plus contre l’UE sont les USA et la Chine. Rien d’étonnant puisque sans l’UE nous n’existerions même pas à leurs yeux et ils auraient à eux deux la main mise sur le monde. La France, seule, les ferait seulement éclater de rire. Pris indépendamment les pays d’Europe ne pèsent plus rien dans le monde d’aujourd’hui et ne sont pas pris au sérieux. Ensemble nous sommes plus fort et pouvons faire triompher nos idéaux face aux Américains et aux Chinois. Mieux vaut un transfert de souveraineté que de ne plus exister du tout.


    • Clocel Clocel 9 juin 15:52

      @Allan Thompson

      Sinon... Vous dormez avec votre connerie en-dessus ou en-dessous des couvertures !? smiley

      Coke en stock ?

      Courage vous êtes presque arrivé au bout d’une œuvre majeure !


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 9 juin 17:27

      @Allan Thompson

      « faire triompher nos idéaux face aux Américains et aux Chinois ».

      Depuis quand l’Union Européenne aurait un idéal ?

      Face aux Américains ?
      Avec le haut-commandement militaire intégré à l’OTAN, c’est à dire sous les ordres directs de Washington ?

      Macron, Chef des Armées ou Adjudant de l’Otan ? !

      Vous prenez vos désirs pour des réalités. C’est beau tout de même d’idéaliser à ce point l’UE, cette construction informe qui ne ressemble à RIEN !


    • Eric F Eric F 9 juin 18:56

      @Allan Thompson
      Les idéaux ont peu de choses à voir avec la question, ce serait plutôt assurer la défense des nos intérêts face aux autres grands blocs économiques. Or avec une doctrine de libre circulation dérégulée, l’UE ouvre portes et fenêtres au dumping intérieur et extérieur. Avec le CETA et autres, on voit qu’il s’agit de créer un « marché unique » mondial, on est loin de l’époque de la « préférence communautaire » dans la CEE.


    • Allan Thompson Allan Thompson 9 juin 20:04

      @Nicole Cheverney
      On voit que vous avez été endoctrinée par les anti UE. S’il y a un seul ensemble sur la planète qui porte les messages de paix, d’écologie et de la lutte pour le climat c’est bien l’Union Européenne. Aucun pays européen s’est fait la guerre depuis qu’il est membre de l’UE, et c’est l’Europe qui pousse pour la préservation de la planète (alors que les Chinois et les Américains s’en fichent royalement).


    • Allan Thompson Allan Thompson 9 juin 20:08

      @Eric F
      L’UE n’a aucune doctrine, pas plus que les Etats. Ca me rappelle un écervelé qui m’a dit une fois « L’Europe c’est l’ultra libéralisme », ce qui est totalement faux puisque les régulations anti capitalistiques proviennent justement de l’Union Européenne pour éviter les abus au sein des États. Concrètement, si vous voulez une UE très à gauche, il suffit aux habitants de chaque pays de voter pour des partis très à gauche. L’Europe est ce que vous en faites, tout comme la Fance.


    • JC_Lavau JC_Lavau 9 juin 20:55

      @Allan Thompson : « la lutte pour le climat »... Tiens ? Un ignare assez crédule pour gober la propagande carbocentrique.


    • Allan Thompson Allan Thompson 9 juin 21:25

      @JC_Lavau
      Même trump, qui avait déclaré avant d’être élu que le réchauffement climatique est une invention des Chinois, a fait son mea culpa. Je ne sais pas si vous avez des enfants, mais ils vous remercieront dans 30 ans pour vos propos écrits aujourd’hui... s’ils ne seront pas à l’hôpital pour cause de canicule aggravée.


    • Sparker Sparker 9 juin 22:20

      @Allan Thompson

      "Concrètement, si vous voulez une UE très à gauche, il suffit aux habitants de chaque pays de voter pour des partis très à gauche. L’Europe est ce que vous en faites, tout comme la Fance."

      Tout à fait...


    • JC_Lavau JC_Lavau 9 juin 22:31

      @Allan Thompson. Ah ? Trump serait un expert en physique de l’atmosphère ? En géosciences ? En physique du rayonnement ?


    • Cyrus (TRoll de DRame) Cyrus (TRoll de DRame) 10 juin 01:18

      @JC_Lavau

      ...il as lu quelque part que le noyaux atomique était collé par des prout , ... depuis il s’ entraîne gaillardement 


    • Cyrus (TRoll de DRame) Cyrus (TRoll de DRame) 10 juin 01:30

      Même trump, qui avait déclaré avant d’être élu que le réchauffement climatique est une invention des Chinois, a fait son mea culpa. Je ne sais pas si vous avez des enfants, mais ils vous remercieront dans 30 ans pour vos propos écrits aujourd’hui... s’ils ne seront pas à l’hôpital pour cause de canicule aggravée.

      @Allan Thompson

      Toute l’ arnaque est la , le mal est déjà fait depuis le début de l’ ere industriel , la déforestation , le charbon et une croissance exponentiel de la population .

      Tout cet argent est investit dans une politique bio-bobo-bonne conscience(bcube) , la ou si on voulait vraiment agir il faudrait diviser la population par 2 , se priver de tout confort , et faire fleurir les desert de la planete pour capter le co2.

      Passerons nous a travers ? oui certainement , des mutant sont déjà en train de naître , les insecte gagnent en taille grace au CO2 tout comme cela as deja été le cas au paravant . 


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 10 juin 09:25

      @Allan Thompson

      Bonjour, on voit que vous être endoctriné par les Européistes. Comme guerre, l’UE y participera bon gré, mal gré, quelle qu’elle soit, car l’UE est sous commandement de l’OTAN et si cela démange l’OTAN d’aller où elle le désire, l’UE suivra.
      Par exemple, souvenez-vous de la Serbie, dans les années 90 ! Comme message de paix européen, je pense qu’il y avait mieux !


    • Legestr glaz Legestr glaz 10 juin 09:34

      @Allan Thompson

      C’est idiot ce que vous écrivez. Vous n’avez donc pas lu les traités européens. Les traités européens, et leurs dispositions s’appliquent et sont supérieurs en droit aux droits nationaux. Que vous votiez à gauche ou à droite cela ne change strictement rien au contenu des traités dont le changement requiert « l’unanimité » !

      • Les orientations programmatiques de l’Union européenne en matière économique, politique et sociale, sont intégrées aux traités et donc gelées.

      • Ces orientations sont juridiquement obligatoires et indiscutables au sein des institutions de l’Union européenne et des Etats membres devant les mettre en œuvre.

      • Les électrices et les électeurs peuvent changer de dirigeants tous les 5 ans, ces derniers resteront toujours juridiquement tenus par le programme économique consacré dans les traités.

      Je pense que vous prononcez sur le sujet de l’UE sans rien y connaître. Vous reproduisez ce qui vous tombent des médias aux ordres.

      Les traités européens comportent trois catégories de dispositions :

       

      • Des clauses institutionnelles qui définissent les institutions (Commission, conseil européen, conseil de l’Union européenne, Parlement, cour de justice, composition, organisation, fonctionnement, procédures décisionnelles, typologie des compétences et des actes législatifs, l’exercice des compétences internationales de l’Union).Titre II, III et IV duTUE. Partie I, II, V et VI du TFUE.

      • Des clauses générales et finales, qui organisent les modalités d’adhésion, de révision, de retrait, de sanction et à l’entrée en vigueur des traités. Titre VI du TUE. Partie VII TFUE.

      • Des clauses matérielles qui régissent la politique étrangère, de sécurité et de défense. Titre V du TFUE. Celles qui définissent le contenu des politiques et actions internes de l’Union. Partie III du TFUE (comprenant les « 4 » libertés de circulation : des marchandises, des personnes, des services et des capitaux).

      La seule lecture de cette énumération suffit à comprendre que l’Union européenne n’est plus seulement un regroupement d’Etats exerçant simplement « certaines de leur compétences en commun », rapprochant certaines de leurs politiques et législation. Elle est davantage une organisation intégrée au service d’un véritable « projet » parfaitement « autonome », annoncé et lisible.
      Ce « projet » n’est pas défini, modifié, adapté par les Etats au fil de leurs réunions, non ! Il est figé dans le marbre du traité lui-même ! Les traités confèrent ainsi à l’Union européenne tout à la fois son contenu et son contenant, les organes et procédures institutionnelles et la feuille de route qu’ils doivent mettre en œuvre. Ces orientations programmatiques de l’Union européenne, du fait qu’elles sont intégrées aux traités sont « gelées », bien moins révisables qu’une norme constitutionnelle de niveau national. Une constitution nationale peut toujours être révisée par les trois cinquièmes du Parlement en France, réuni en congrès. En revanche, le droit primaire ne peut être modifié que par la révision du traité par un autre traité lequel doit réunir l’accord des institutions européennes et de tous les Etats membres, à l’unanimité.

    • Legestr glaz Legestr glaz 10 juin 09:37

      @Legestr glaz

      Le contenu des traités constitue un imposant volume d’orientations programmatiques tendant à la réalisation matérielle du projet d’intégration et pas seulement économique ! Il ne s’agit pas à proprement parler d’un programme de gouvernement tel qu’on l’envisage dans les démocraties nationales allant jusque dans le détail concret des principales propositions législatives et économiques qui seront soumises à la représentation nationale. Il s’agit, plus exactement, d’orientations économiques, politiques et sociales cherchant par le nivellement normatif à faire face aux conséquences de l’ouverture et de la mise en concurrence des législations nationales sans rapprochement préalable, fixant des objectifs précis dans tous les domaines, afin de rendre effective l’union sans cesse plus étroite entre les peuples européens et non entre les Etats, devenus secondaires, voire devant disparaître ! L’ensemble des dispositions prévues dans les traités s’oppose juridiquement à toute politique de « relance Keynésienne » via la consommation ou l’investissement du fait de l’interdiction du déficit budgétaire, de toute intervention monétaire, de toute protection douanière ou de toute aide sectorielle à l’économie.

       

      Les traités européens ont ainsi opté pour une « intégration négative », c’est à dire l’intégration économique par la suppression de toutes les barrières et distinctions nationales, par opposition à l’intégration « positive », c’est à dire le développement de politiques de limitation, de palliation et de correction des distorsions du marché. L’intégration « négative » est institutionnalisée dans le droit primaire de manière directe à travers, notamment, la protection des 4 libertés de circulation fondamentale (biens, personnes, services et capitaux).

       Le concept de traités-programmes reflète bien les trois dimensions du « projet » européen qui peut ainsi être lu dans toute sa cohérence : une administration supranationale produisant un droit supérieur et immédiat dans tous les domaines, une unification selon la logique du libre-échange intégral, un messianisme universaliste. Cette définition précise des politiques matérielles dans le droit primaire de l’U.E, c’est à dire au plus au niveau de protection juridique qui soit, et primant même sur les constitutions nationales, ruine toute alternative économique et politique et tout débat sur une telle alternative. Les choix élevés au niveau des traités deviennent non seulement juridiquement obligatoires, mais indiscutables au sein des institutions de l’Union européenne et des Etats membres devant les mettre en œuvre. Le Conseil européen, réunissant les Etats, ou le Parlement européen, peuvent bien se livrer à des heures de débats internes, ceux-ci ne peuvent porter, en définitive, que sur les modalités des objectifs précis définis par le traité, non sur leur éventuelle réorientation !


    • SEPH SEPH 10 juin 11:09

      @Allan Thompson

       L’U.E. ET LA PAIX ?

      L’Union européenne a apporté la paix depuis 1945. C’est une phrase que l’on entend souvent. Mais c’est faux : depuis 1945 l’Europe a connu et connaît encore de nombreuses guerres sur son sol. Certes, il n’y a pas eu de nouveau conflit entre la France et l’Allemagne après les trois guerres subies entre 1870 et 1945.

      Mais les pays les plus importants de l’U.E. ont mené des guerres d’agression contre des pays souverains en Europe où ailleurs sans que l’U.E. n’y trouve à redire.

      Que l’on se souvienne du soutien sans faille de l’Union européenne à toutes les aventures du Pentagone qui ont suivi en Bosnie Herzégovine, au Kosovo, en Afghanistan, en Iraq, en Libye, en Syrie, au Yémen. Dans tous les cas sans exception, elle s’est alignée derrière les USA et son bras armé : l’Otan.

      De fait l’U.E. n’a jamais véritablement lutté pour la paix, mais uniquement pour ses maîtres anglo-saxons. Elle a soutenu toutes les guerres US , y compris la guerre contre l’Irak que la France et le chancelier Schröder avaient pourtant dénoncée en son temps.

      Auquel il convient d’ajouter une autre épine dans le pied Israël qui a des liens très étroits avec l’U.E. (nombreux accords dans tous les domaines : l’U.E. est le premier partenaire commercial d’Israël : 33 % des exportations israéliennes vers l’UE et 40 % de ses importations vient de lU.E. ) et qui dispose d’un statut privilégié au seins de l’U.E. Ainsi, l’U.E. ne dénonce pas le génocide rampant des palestiniens, pas plus que l’apartheid qui sévit en Israël vis à vis des arabes israéliens. !!!!!

      En résumé, l’U.E. par le biais de l’OTAN est le supplétif des USA et se trouve donc entraîné dans les guerres d’agression étasunienne , la liste est longue et les victimes civiles très nombreuses : rien que pour la Libye plus de 100 000 morts.
       


    • SEPH SEPH 10 juin 11:11

      @SEPH

      Exemple de la Yougoslavie  :

       La fin de la Guerre froide aurait pu laisser croire à un retour de la paix en Europe, il n’en fut rien. Le continent a connu la terrible guerre de Yougoslavie qui a duré près de vingt ans.

      Sous la pression des USA et de l’Allemagne, il y eut d’abord l’éclatement de l’ancienne fédération entre 1991 et 1995 (accords de Dayton). Puis la guerre au Kosovo entre 1998 et 1999 : en 1998, c’est encore l’OTAN, à la demande de Bill Clinton, qui intervient.

      Ainsi, en 1999, pendant 11 semaines, l’Alliance a bombardé la Yougoslavie, le territoire comprenant la Serbie et le Monténégro actuels. Les avions de l’Otan ont largué près de 15 tonnes d’uranium appauvri sur le territoire serbe : il en a résulté 5.500 cas de cancer enregistrés pour un million d’habitants, la Serbie arrive de nos jours en première position en Europe pour le nombre de décès dus au cancer : https://fr.sputniknews.com/international/201905201041186279-bombardements-otan-yougoslavie-maternite-belgrade/

      Pour légitimer ces massacres, des images d’un charnier dans le village kosovar de Racak ont été diffusées par tous les médias occidentaux. Ces photos ont ému l’opinion internationale et furent décisives dans l’intervention de l’OTAN. Or le rapport des experts finlandais ne prouve pas la thèse de l’exécution massive de civils albanais par des unités serbes. Ce charnier n’était qu’un montage pour faire accuser les serbes et faire passer ainsi l’agression criminelle de l’OTAN auprès de l’opinion publique.

      Aujourd’hui au Kosovo, le conflit dure encore de façon larvée. Les massacres continuent : les Albanais opèrent une véritable purification ethnique pour éliminer les Serbes de la province afin de la rattacher définitivement à leur pays. Albanie et Kosovo sont deux États mafieux, vivant du trafic de drogue, d’armes et de migrants.

      En Yougoslavie, l’Europe a donc été un facteur de guerre associé aux USA. En effet, l’intervention de l’OTAN a mis à genoux la Serbie et entériné la déchirure yougoslave .

      Cf : Qui orchestra le démembrement de la Yougoslavie, et comment ? par Andrew Korybko, le 2 avril 2019 — Source https://lesakerfrancophone.fr/qui-orchestra-le-demembrement-de-la-yougoslavie-et-comment


    • SEPH SEPH 10 juin 11:12

      @Allan Thompson

      En résumé, qu’ils le veuillent ou non, les pays membre de l’U.E. se trouvent aujourd’hui coresponsables des guerres de Washington, y compris par exemple de la famine au Yémen, consécutive aux opérations militaires de la Coalition saoudienne et aux sanctions US.

      En conséquence, les pays doivent choisir maintenant entre endosser ces crimes et rester dans l’U.E., ou se retirer.
       

      Le continent européen a bien connu les horreurs de la guerre du fait de certains membres de l’U.E.


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 11 juin 07:27

      @Allan Thompson

      les régulations anti capitalistiques proviennent justement de l’Union Européenne pour éviter les abus au sein des États.

      Quelles régulations anti-capitalistiques ? Pouvez-vous nous citer un seul texte de l’UE qui prône une « régulation des échanges commerciaux entre Etats » ?
      Ne confondez-vous pas avec le mot « dé-régulation » c’est-à-dire, marché libre et non faussé, comme cela est très clairement spécifié dans les textes européens, comme l’AGCS, par exemple ?

      Avez-vous compris le terme : non-faussé ? Ce n’est pas pour faire joli, c’est pour éliminer les contrôles des marchés par les Etats souverains, et pour mieux les neutraliser, ces Etats souverains, la politique européiste s’attaque directement à l’existence de ceux-ci, comme nous l’a annoncé Merkel !

      Depuis les premières rédactions des traités européens APRES Maastricht et Schengen, jusqu’à aujourd’hui, tout a été fait pour favoriser les trusts, les monopoles et la destruction de toutes les lois permettant un contrôle économique des Etats sur les échanges commerciaux. Tout cela bien entendu en faveur des concepteurs de l’UE : les multinationales, et les banques, surtout les banques.


    • Ruut Ruut 11 juin 07:40

      @Allan Thompson
      La propagande scolaire et médiatique porte enfin ses fruits.
      Vous et Positronique en êtes les dignes représentant.
      Félicitation..

      Nous pouvons voir le résultat de l’enseignement moderne sur nos nouvelles générations.

      Aucun esprit critique, aucune capacité de remettre ses dogmes en cause.
      Aucune volonté, ou capacité, de débattre sur des faits.
      C’est terrifiant.......


    • Yukimuras 11 juin 12:56

      @Allan Thompson
      J’espère que c’est du trollage parce que c’est vraiment chaud le niveau.
      On dirait le petit fascicule du bon petit propagandiste mais de 15 ans.


  • Staniszewski Staniszewski 9 juin 14:36

    Très bon article qui donne à réfléchir sur le pouvoir en sein de l’Union Européenne. Et ensuite, par extension sur le pouvoir mondial, qui quant à lui, patauge dans la guerre pluriséculaire des monnaies – mais ceci n’est que mon opinion, évidemment.

    Mais la piste que vous nous donnez, rejoigne et même d’une certaine manière confirme ma thèse.

    Bien évidement le sujet est très vaste et semé d’embûches …

     

    Merci !


  • Arogavox 9 juin 15:01

    Bon, maintenant que j’ai assez attendu, et que j’ai presque tout lu, je constate qu’après tous les bavardages de tous bords sur l’Europe, s’impose le constat d’un vide, d’une absence totale de considération, d’un tabou, concernant une question géo-stratégique majeure :

      la question de la puissance militaire (essentiellement) de l’atome Français !
      

    Corrollaires :

      quid des intrications avec les considérations écologiques liées à l’atome énergétique ?

      quid des implications dans l’hypothèse d’un Frexit ?

      
      Si un Grand Machin ’européen’ sans âme se retrouvait demain sans le nucléaire français (militaire et civil) ... ne risquerait-il pas de pouvoir être d’autant plus facilement repris, en se permettant la délicatesse de n’utiliser que les stratagèmes de légitimations édictés par le Grand Machin lui-même ?  
    Un nouveau leader de poids (voisin-ami de la Chine,mais voulant rééquilibrer les rapports de force ? ou ex-empire Ottoman ... ou que sais-je encore ...) ne saurait-il pas reconditionner à sa guise un Grand Machin tout ficelé/conditionné pour servir les propres intérêts géo-stratégiques qui ne peuvent aujourd’hui déjà que le préoccuper ?!


    • Allan Thompson Allan Thompson 9 juin 15:48

      @Arogavox
      Officieusement ou officiellement, il y a près d’une dizaine d’États qui possèdent la bombe nucéaire aujourd’hui. Et ce chiffre, malheureusement, risque de doubler d’ici la fin du siècle. L’atome Français se dévalorise ainsi au fil du temps et se ringardise. Il vaut mieux mettre la bombe nucléaire au service de l’UE. Cela fera davantage peur aux dictateurs fous (Corée du Nord, régimes islamistes...). L’Europe est un vrai colosse de plus de 300 millions d’habitants quand la France est une région qui certes a un passé glorieux mais qui en réalité ne pèse pas grand chose aujourd’hui. Chine : 1,4 milliards d’habitants ! Inde : 1,4 milliards d’habitants ! Unissons-nous davantage avec les autres Européens pour faire une puissance écologique face aux autres blocs qui se fichent éperdument de l’humanisme que les pays Européens ont en commun.


    • Arogavox 9 juin 16:59

      @Allan Thompson
      Tout dépend de qui pourrait bien prendre la tête de l’UE ...
       
      ... et si jamais la dissuasion Nucléaire ne pesait pas grand chose (... mais, Attention , la bombe du MAD est un ’argument’ asymétrique ... cf Corée du Nord ...)
      alors nos politicailleux feraient bien de nous prévenir de ce qu’ils comptent faire des investissements et orientations français qui nous ont engagés pour des siècles ...


    • Eric F Eric F 9 juin 19:06

      @Arogavox
      je n’ai pas compris le paragraphe du « grand machin », en particulier la phrase " ...sans le nucléaire français ... ne risquerait-il pas de pouvoir être d’autant plus facilement repris [qu’est-ce qui est repris, par qui ?], en se permettant la délicatesse de n’utiliser que les stratagèmes de légitimations [de quoi s’agit-il ?] édictés par le Grand Machin lui-même"

      Dans la suite du paragraphe, formulez-vous l’hypothèse que la Russie ou la Turquie mettraient le grappin sur l’UE ou qu’elles créeraient une entité rivale ?


    • Arogavox 9 juin 21:04

      @Eric F
      ce qui risquerait d’être repris, c’est le stratagème faussement vendu aux veautants Européens comme « démocratique », qui permet de légitimer procédurièrement un système dictatorial ... que des candidats à leur Empire n’auraient aucun mal à infiltrer pour le faire plus tard évoluer selon leurs propres vues.
        Certaines évolutions possibles de la Russie ou de la Turquie pourraient effectivement voir un intérêt non pas à créer une « entité rivale » mais plutôt à cueillir une opportunité qui leur serait comme offerte sur un plateau ! (ce n’est bien sûr qu’une hypothèse, mais en géo-stratégie peut-on se permettre de jouer les bizounours ?) 


Réagir