lundi 9 juin 2008 - par Forest Ent

Clair, simple et précis

Nicolas Sarkozy vient de mettre en route la privatisation de GDF pour juillet.

En 2004, Nicolas Sarkozy, ministre des Finances, fait voter une loi autorisant l’Etat à descendre jusqu’à 70 % de participation dans GDF. Interviewé sur TF1 le 08/04/04, il déclare : "Je vais prendre des engagements très clairs. Il n’y aura pas de privatisation d’EDF ou de Gaz de France. C’est clair, c’est simple et c’est précis." Le 27/05/04, il déclare au Sénat : "Il n’y aura pas de privatisation d’EDF ni de GDF, et ce pour une raison simple : EDF et GDF ne sont pas des entreprises comme les autres." Pourtant, en décembre 2006, en tant que président du parti politique majoritaire UMP, il demande aux députés de voter la loi autorisant la privatisation de GDF initiée par le gouvernement Villepin, et l’obtient. Il déclare néanmoins ne pas être favorable à cette privatisation. On peut s’attendre à ce qu’une fois élu président de la République, il reconsidère tranquillement le sujet.

Une presse peu investigatrice pratique depuis quelques années l’acharnement exégétique sur la moindre de ses déclarations vaporeuses ("je veux, je veux"), mais s’intéresse peu à ses actes et décisions majeurs. Elle n’a presque pas parlé du fait que le TCE2 ait été voté par le Parlement après avoir été rejeté par les citoyens. Elle n’a presque pas mentionné le fait que M Sarkozy a entériné la semaine dernière la privatisation de GDF.

Cette privatisation est-elle inéluctable ?

Un schéma de fusion entre GDF et Suez a été voté la semaine dernière par les conseils d’administration de GDF et Suez. Il doit être soumis aux assemblées générales d’actionnaires mi-juillet. Il est prévu que l’Etat garde une minorité de blocage de 35,6 %. Dans le cas de GDF, qui appartient encore en majorité à l’Etat, le schéma n’a pu être voté qu’avec l’accord du gouvernement, et l’on ne voit pas bien ce qui pourrait le faire changer d’avis dans la torpeur de l’été. Il est strictement impossible que ce vote ait eu lieu sans l’aval du président de la République. Il reste une possibilité de rejet par les actionnaires de Suez, mais les principaux sont représentés au conseil d’administration, et ils ont semblé y trouver leur compte. Un rejet en AG est peu probable. Il en ressort que Nicolas Sarkozy vient bien de décider la privatisation de GDF pour juillet. Si elle ne se fait pas, c’est contre sa décision. Cette décision, qui constitue l’une des plus importantes du quinquennat, a juste fait l’objet de 20 lignes laudatives dans "le monde".

Pourquoi privatiser ?

Un certain nombre de raisons ont pu être avancées qui ne résistent pas à l’examen.

S’agirait-il de respecter une contrainte européenne ? L’UE demande de "libéraliser" le marché, pas de privatiser. En plus, ça ne va vraiment pas dans le sens de l’UE, dans la mesure où celle-ci cherchait ces derniers temps à faire séparer et nationaliser les réseaux de distribution pour garantir l’accès équitable de tous les producteurs. Un compromis vient d’être trouvé, l’UE acceptant que la France et l’Allemagne gardent des réseaux de distribution intégrés, à condition qu’il y ait une certaine transparence comptable. Le fait de privatiser le réseau ne va certes pas aider à l’application de ce compromis. Il aurait été plus logique de ne privatiser que la production.

S’agirait-il de protéger GDF contre une OPA hostile ? Pour un groupe majoritairement détenu par un Etat, ce serait rigolo. De protéger Suez contre une OPA comme celle qu’ENEL a envisagée en 2006 ? Pourquoi faire ? Suez est un groupe privé coté, qui s’achète et se vend. Il n’a plus grand-chose de particulièrement français. Ce protectionnisme actionnarial est contraire aux règles européennes. Pourquoi ne pas l’avoir utilisé pour Arcelor, Péchiney, Alcatel... ? Il est vrai que M. Sarkozy se vante souvent d’avoir "sauvé" Alstom, en l’achetant puis le revendant à son ami Martin Bouygues. Mais qui y a fait la meilleure affaire ?

S’agirait-il de faire faire une bonne affaire au contribuable français ? Nous reviendrons plus loin sur la valorisation de GDF et montrerons que ce n’est pas le cas. Mais quand bien même, pourquoi alors passer par une fusion amicale et pas une mise aux enchères normale ? Un interventionnisme brutal plutôt que le marché ?

S’agit-il de libéraliser le secteur et promouvoir la concurrence ? Ce serait, comme le dit habituellement M. Sarkozy, "bien extraordinaire" d’augmenter la concurrence en diminuant le nombre d’acteurs. Et nous verrons plus loin que ce marché est peu concurrentiel et que les récipiendaires s’y entendent déjà très bien. Cela crée en fait toutes les conditions d’un oligopole.

Une fois que l’on a évacué les raisons rationnelles, il ne reste plus qu’une hypothèse, hélas bien habituelle : il s’agit tout simplement d’un petit cadeau aux copains pour renvoyer l’ascenseur d’un fidèle soutien, consistant entre autres en un comportement déférent de la presse. Cette pratique de "copains et coquins" n’est hélas pas récente sous la Ve République, et le PS s’y est aussi illustré, par exemple quand DSK a donné au sens propre Aérospatiale à Lagardère. Constatons à tout le moins qu’il n’y a pas rupture sur ce point.

A qui profitera le crime ?

Le premier actionnaire de Suez est la holding belge Bruxelles-Lambert, contrôlée en majorité par la holding suisse Pargesa, elle-même contrôlée en majorité par la holding belge Parjointco, qui appartient en parts égales à Power Corp et Frères-Bourgeois. Quelle coïncidence, Bruxelles-Lambert est également le premier actionnaire de Total, et des amis contrôlent Poweo. D’ailleurs, le conflit d’intérêt ne gêne pas grand monde dans ce milieu, puisqu’un administrateur de Pargesa a racheté à Bouygues la SAUR, concurrent de Suez dans le domaine de l’eau, avant de la refourguer quelques années plus tard à l’Etat à travers la Caisse des Dépôts. La même Caisse des Dépôts que notre collègue Daniel Riot accuse d’avoir fait quelques traitements de faveur à Bruxelles-Lambert. Précisons ce paysage.

Power Corp appartient à Paul Desmarais, ami personnel canadien de Nicolas Sarkozy, qui a été en vacances chez lui. Au conseil d’administration de Power Corp, on trouve Laurent Dassault, frère et fils de député et sénateur UMP, à eux tous propriétaires du groupe Dassault. On y trouve aussi Amaury de Sèze, administrateur du groupe Dassault, mais également de Pargesa et Bruxelles-Lambert, et dirigeant le fonds d’investissement PAI Partners, qui avait racheté la SAUR, et dans lequel Bruxelles-Lambert a investi.

Frères-Bourgeois appartient au citoyen belge Albert Frère, ami et associé en affaires de Bernard Arnault. En effet, ils ont un fonds d’investissement commun, et Albert Frère est le deuxième actionnaire de Groupe Arnault SAS, la holding familiale, après la famille. Albert Frère est d’ailleurs administrateur de LVMH, le fleuron du groupe Arnault.

Bernard Arnault, homme le plus riche de France, est, nul ne l’ignore, un autre ami de M. Sarkozy. Le directeur général de Groupe Arnault est Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet de M. Balladur, et donc collègue de M. Sarkozy. M. Arnault vient de propulser également M. Bazire au conseil d’administration de Carrefour, deuxième distributeur mondial, dont il vient de devenir le premier coactionnaire à travers Blue Capital, et dont le conseil sera présidé par... M. de Sèze. Et, quelle chance, M. Arnault est actionnaire de Gravitation qui possède 12 % de Poweo.

On sent bien qu’il va s’installer sur le marché du gaz une concurrence féroce...

Combien vaut GDF ?

Quand l’Etat vend une rente, il perd la moitié de sa valeur pour une raison un peu technique : il l’évalue au "taux Lebègue" de 4 % soit un P/E de 24, alors qu’un marché d’actions achète plutôt à un P/E de 14. Mais ceci est ici un simple détail au regard du reste.

Une société vaut ses bénéfices futurs, ie. son prix de vente moins son prix de revient comme on disait à l’époque de Jules Ferry.

Pour ce qui est du prix de revient, il n’est pas improbable que les plus ou moins grandes facilités d’approvisionnement auprès des pays producteurs puissent être modifiées par des caractéristiques particulières de la politique étrangère du pays. Cela signifie-t-il que le pays vient de se priver de la possibilité de contribuer à négocier ses approvisionnements stratégiques, ou bien qu’il vient de la mettre au service d’intérêts privés, comme pour Total au service duquel quelques-uns de nos soldats font le pied de grue dans des contrées plus ensoleillées ?

Pour ce qui est du prix de vente, malgré la libéralisation virtuelle du marché, il est dans 99,9 % des cas le "tarif régulé" fixé par l’Etat, les Français n’ayant jusqu’ici pas débordé d’enthousiasme pour la possibilité de payer leur gaz plus cher. Comment évoluera ce tarif à l’avenir ? Là est la question qui fonde toute évaluation de valeur de GDF. Plus GDF vaudra cher, moins les Français auront de "pouvoir d’achat".

Pour 2008, GDF avait demandé une augmentation très significative. Elle a été refusée, le gouvernement ayant retenu une augmentation plus "modeste" qui permettait d’obtenir une quasi-parité avec Suez, évitant à l’Etat de débourser des sous pour la fusion.

Mais ces tarifs régulés n’ont jamais été reconnus par l’UE : ils sont au mieux tolérés à titre transitoire. "Il est quand même extraordinaire" d’imaginer que l’on puisse faire fonctionner un marché avec des prix fixés par l’Etat. L’UE fera donc pression pour qu’ils soient abandonnés. Même sans l’UE, l’augmentation brutale du prix de marché spot des hydrocarbures tombe très bien pour noyer le poisson. Après juillet 2008, il y aura des tas de relèvements de tarifs "justifiés par la conjoncture", jusqu’à ce que l’on ait enfin créé un "vrai marché", c’est-à-dire un oligopole qui maximise ses revenus selon la solvabilité de ses clients, enfin de certains. Il y aura, comme pour l’oligopole des téléphones portables, une jungle de tarifs selon que vous préférez faire cuire la soupe à prix élevé ou entre 2 et 3 heures du matin avec deux SMS gratuits.

Sans tarifs régulés, la valeur de GDF peut être 3 ou 30 fois son estimation actuelle.

L’Etat disposant d’une minorité de blocage, ne pourra-t-il pas s’opposer à une augmentation excessive de tarifs ? La réponse est non. Il pourrait même être attaqué pour comportement contraire à l’intérêt de l’entreprise. Et puis il sera difficile de ne pas éclater de rire si M. Sarkozy, qui a dit en 2004 "l’Etat ne descendra jamais en dessous de 70 %", dit demain "l’Etat ne descendra jamais en dessous de 30 %".

Et ne prenons pas non plus les actionnaires de Suez pour des imbéciles. Personne de sensé n’achèterait une entreprise dont les prix de vente sont fixés arbitrairement par un Etat sur des critères politiques. Ils ont donc nécessairement reçu des assurances de M. Sarkozy pour les quatre ans à venir, leur garantissant la possibilité d’augmenter les prix de manière "raisonnable".

Moralité

Il n’y a pas de morale dans cette histoire, mais on peut en tirer quelques enseignements.

Au-delà de ses grands discours, M Sarkozy vient, pour ce qui est des affaires réelles, de se montrer le digne continuateur de ses prédécesseurs avec un peu plus de cynisme, et vient de fusiller des intérêts stratégiques nationaux majeurs auxquels aucun d’eux n’avait encore osé toucher. On peut légitimement se demander où se trouve la limite de l’emprise du pouvoir économique sur le pouvoir politique et s’il reste à l’exécutif les degrés de liberté pour afficher un minimum de décence. On peut avoir envie de rapprocher cela du fait que tous les gens cités ci-dessus sont fortement investis dans les médias, et que ces derniers ont un rôle dans l’éclosion et la survie politique.

Et on doit hélas constater que la parole du président de la République française ne vaut rien : c’est clair, simple et précis.

Crédit photo : m6info.fr



121 réactions


  • tvargentine.com lerma 9 juin 2008 09:52

    Nous sommes lundi 9 juin,il est 9h50 et déjà nous lisons un article primaire anti-sarkozy

    L’auteur écrit "il s’agit tout simplement d’un petit cadeau aux copains pour renvoyer l’ascenseur d’un fidèle soutien, consistant entre autres en un comportement déférent de la presse"

    N’IMPORTE QUOI,votre sectarisme associé au comite de soviet suprème de la LCR que représente maintenant ce "comité de rédaction" dont nous pouvons mainteant mettre en doute sa réalité

    Voila donc un article digne de figurer dans le torchon de la LCR

     


    • LaEr LaEr 9 juin 2008 10:01

      "Nous sommes lundi 9 juin,il est 9h50 et déjà nous lisons" un commentaire de Lerma où il nous prouve une nouvelle fois que sa connerie ne connaît pas de limite...

      Aura-t’il enfin retenu que Sarkozy, une nouvelle fois, est revenu sur sa parole ? Non, il voit encore dans cet article un complot crypto-bobo-coco ascendant soixantehuitard....

      Montrez-lui 50 promesses en l’air de Sarkozy, pourtant faites sur des sujets essentiels, où il aura une nouvelle fois escroqué les gens qui l’écoutent encore, et Lerma continuera à chanter :

      "Une flamme sacrée
      Monte du sol natal
      Et la France enivrée
      Te salue Sarkozy !
      Tous tes enfants qui t’aiment
      Et vénèrent tes ans
      A ton appel suprême
      Ont répondu « Présent »

      Refrain :
      Sarkozy nous voilà !
      Devant toi, le sauveur de la France
      Nous jurons, nous, tes gars
      De servir et de suivre tes pas
      Sarkozy nous voilà !
      Tu nous as redonné l’espérance
      La Patrie renaîtra !
      Sarkozy, Sarkozy, nous voilà !

      Quand ta voix nous répète
      Afin de nous unir :
      « Français levons la tête,
      Regardons l’avenir ! »
      Nous, brandissant la toile
      Du drapeau immortel,
      Dans l’or de tes étoiles,
      Nous voyons luire un ciel :

      refrain

      La guerre est inhumaine
      Quel triste épouvantail !
      N’écoutons plus la haine
      Exaltons le travail
      Et gardons confiance
      Dans une nouvelle Sarkozie
      Car Sarkozy, c’est la France,
      La France, c’est Sarkozy !"
       


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 10:01

      Alors quelle est selon vous la raison de cette privatisation ? smiley


    • Medicis 9 juin 2008 10:39

      Lerma devrait travailler plus au lieu de passer son temps devant un ordinateur !


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 10:51

      En tant que "spécialiste de l’Argentine", il devrait aussi réfléchir aux traits communs entre Menem et Sarkozy.


    • Yvance77 9 juin 2008 11:58

      Je sais pas pour vous, mais je commence a fatiguer de lire ce demeuré de lerna. Un bon coup facon Zizou ne serait pas de trop.

      Quand on a un fils de hyene qui dilapide des secteurs stratégiques appartenant A TOUT UN PEUPLE et ce, au seul profit de ses copains nécessiteux, je crois que cela mériterait la haute cours de justice pour trahison.

      Sinon sombre idiot idolatrant cette ordure de président, quand on vend tout et que l’on concentre cela dans les mains d’une poignée d’hommes ; c’est aussi du communisme, mais privatisé cela étant.

      Ca se nomme le LIBERALISME triple con !

       

      A peluche

       

       


    • ficelle 9 juin 2008 13:23

      Môssieur lerma,

      Le petit a-t-il, oui ou non menti ? Mais bien sûr, ses étrons sont des lingots d’or ! Et il serait bénéfique de lui rendre le droit de cuissage, ok !

      Plus con que ça !!!


    • gaelec 9 juin 2008 14:05

       

      @Lerma

      Et ça ! C’est du TSS peut-être ?

      Après avoir affirmé bec et ongle qu’il n’était pas question d’augmenter la redevance pour financer le service public (pas même de 2€) comme proposé par la commission Copé, Sarko nous annonce quelques jours plus tard que finalement la redevance sera indexée sur le court de l’inflation.

      Sort ta calculette bourricot et n’oublie pas de dire merci à ton Président !

      Par ailleurs Lerma, ça serait bien que tu ailles devant ta téloche ou tu trouveras sans faire d’effort un très large choix d’inculture à ton niveau plutôt que venir tous les jours vomir tes commentaires nauséabonds et ta haine sur Avox. C’est fatiguant à la fin !

      Merci Forest pour cet article et cette piqûre de rappel sur les mensonges du copain de Lerma.

       


    • A. Nonyme Trash Titi 9 juin 2008 14:23

      @Yvance

      Vous n’êtes pas obligés de lire les délires de Lerma. Nous ne sommes d’ailleurs pas plus obligés de lire les vôtres, qui ne valent pas mieux sauf peut-être au niveau de l’injure !


    • Yvance77 9 juin 2008 15:53

      Desole Trash, mais c’est un peu comme avec ces personnes victimes d’abus d’alcool fort (ici du SarkoBourbon) une bonne baffe dans la gueule et cela requinque ...

      Si on fait pas cela, lerna est encore capable de votre pour l’illumine du chateau encore en 2012 ... alors je me devoue

       

      A peluche 


    • Traroth Traroth 9 juin 2008 18:59

      Lerma, vous devenez une caricature d’imbécile. Je n’ai même pas envie de vous répondre sur le fond, dont vous ne parlez pas, puisque de toutes manières, vous ne répliquerez pas, n’en étant pas capable.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 juin 2008 22:31

      @ Forest Ent : Encore une article éclairant, mais on ne rendra pas la vue aux aveugles. Bien désolant, n’est-ce pas, que le commentaire de Lerma suscite autant de réactions que l’article lui-même ? A defaut de pouvoir changer les choses, il nous reste la satisfaction de les comprendre.. Merci. Je ressens tout de même bien péniblement cette fin de civilisation.

       

      Pierre JC Allard


  • JoëlP JoëlP 9 juin 2008 10:03

    C’est quand même extraordinaire. On dit qu’on ne privatisera pas. Puis on privatise pour, soi-disant, créer de la concurrence. Ensuite le privatisé va se mettent en cartel avec les autres fournisseurs. Ils vont jouer à créer des formules tarifaires compliquées (j’aime bien l’image de cuire la soupe à deux heures du matin en tapant des SMS) pour dissimuler un absence de vraie concurrence et une grande entente sur les prix… à la hausse. Les baisés comptez-vous !

    Un article bien documenté, merci.


    • Nobody knows me Nobody knows me 9 juin 2008 11:32

      Puis on privatise pour, soi-disant, créer de la concurrence. Ensuite le privatisé va se mettent en cartel avec les autres fournisseurs. Ils vont jouer à créer des formules tarifaires compliquées (j’aime bien l’image de cuire la soupe à deux heures du matin en tapant des SMS) pour dissimuler un absence de vraie concurrence et une grande entente sur les prix… à la hausse.

      Le pire, c’est que cette privatisation des télécoms, ils nous le vendent comme un argument pour les autres privatisations !! On s’est fait enculer à sec par les 3 opérateurs pendant des années et ils en parlent comme d’une réussite à chaque fois qu’ils vendent un de nos services publics !!

      Quant à Sarkozy, il ne me semble pas qu’il y a ait un article que j’ai lu sur lui où je ne le voyais pas jouer sur plusieurs tableaux...

      Les mots ne me manquent pas mais je vais faire preuve d’un peu de retenue...

      Bonne journée


  • Lisa SION 2 Lisa SION 9 juin 2008 10:17

    Bonjour Forest,

    ...les magistrats ont appris que Canary bénéficiait d’un système unique lui permettant d’acheter ou de vendre des parts de fonds de placement de grandes banques après la clôture du marché. "Ils avaient la permission incroyable de parier sur les courses de la veille", explique Eliot Spitzer. En contrepartie, Canary payait de généreuses commissions aux gérants... Ai-je extrait d’un des liens,

    Comment ces correction occultes ne se traduisent elles pas sur le cours d’ouverture du lendemain ? 


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 10:24

      C’est dans quel lien ?


    • Lisa SION 2 Lisa SION 9 juin 2008 12:13

      Investis, notes, le seul qu a réagi...

      http://forestent.free.fr/spitzer.html


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 12:35

      Toutes mes excuses. J’avais un peu oublié ce texte. smiley

      Cette manipulation ne modifiait pas les cours, parce qu’elle portait sur les transactions effectuées la veille.

      Quand on place des sous dans un fonds gérés par exemple par une banque, qu’est ce qui prouve qu’elle va bien gérer ce compte de manière "isolée", et pas plutôt garder pour elle les bons placements et laisser aux clients les mauvais ? C’est une question de confiance... Si les fonds ont des résultats nuls dans une période favorable, ce sera un peu voyant. Mais ça peut être pratiqué de manière imperceptible. En l’occurrence, on était en pleine montée de la bulle. On pouvait donc laisser aux clients de bons résultats, et garder les très bons résultats pour les "initiés".


  • chmoll chmoll 9 juin 2008 10:23

    sarko (alias greg le millionnaire) à une parole dans chaque poche ,d’ses costards de marque tourne dos


  • ZEN ZEN 9 juin 2008 10:47

    Bonjour Forest

    "Clair, simple, précisé" ,comme sur ton blog La forêt des medias

    "Il n’y a pas de morale dans cette histoire" . Exact , mais il a de l’amitié (je veux dire du copinage) et des renvois d’ascenseur...

    Nous allons commencer à subir ce que nos voisins belges sont en train de vivre...

    Marcel Boiteux avait vu clair :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26451


  • snoopy86 9 juin 2008 10:53

    @ Forest

    Bien que n’étant pas plus que vous certain de l’intérêt de cette fusion ( "Big is Beautiful" n’ayant jamais été démontré ) je trouve que votre article relève surtout du procés d’intention.

    Compte-tenu des modalités prévues de cette fusion, on peut également y voir une nationalisation rampante du groupe Suez. Rappelons que c’est GDF qui absorbe Suez...

    Rappelons que l’Etat conservera au minimum 35 % de ce nouvel ensemble, environ 40 % si on y ajoute les participations de la Caisse des dépôts et de ses filiales, et que rien ne pourra se décider au conseil d’administration sans l’accord de ses représentants.

    Albert Frère que l’on a pour habitude de présenter comme le loup-garou ne détiendra de ce nouvel ensemble que 5 à 8 %. Le total de ses participations et de celles des autres actionnaires que vous citez représentera au maximum de 15 à 20 %, le deuxième actionnaire de l’ensemble restant le public...

    C’est seulement si la part de l’Etat devait descendre en dessous de la minorité de blocage ( qui pour Suez-GDF) vaut contrôle qu’il faudrait s’inquiéter

     


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 11:03

      Votre article relève surtout du procés d’intention.

      Une promesse claire, simple et précise trahie, ce n’est plus de l’intention, c’est des faits.

      On peut également y voir une nationalisation rampante du groupe Suez.

      Avec 2/3 d’actions publiques ?

      Rappelons que l’Etat conservera au minimum 35 % de ce nouvel ensemble, et que rien ne pourra se décider au conseil d’administration sans l’accord de ses représentants.

      Faux. Une minorité de blocage n’est pas un contrôle. Ca ne permet pas de fixer la politique tarifaire, qui est le seul sujet qui compte ici.

      Albert Frère que l’on a pour habitude de présenter comme le loup-garou ne détiendra de ce nouvel ensemble que 5 à 8 %. Le total de ses participations et de celles des autres actionnaires que vous citez représentera au maximum de 15 à 20 %, le deuxième actionnaire de l’ensemble restant le public...

      Exact. Je n’ai cité que les principaux. Ce n’est pas plus joli derrière. Il y a la BNP, également actionnaire de Pargesa et PowerCorp, puis le Crédit Agricole, dont le patron est un ancien homme politique UMP. Etc ...

      C’est seulement si la part de l’Etat devait descendre en dessous de la minorité de blocage qu’il faudrait s’inquiéter.

      Vous voyez ça dans combien de temps ? smiley

      Et vous voyez les tarifs à combien en 2011 ? smiley


    • snoopy86 9 juin 2008 11:15

      @ Forest

      Pour une société comme Suez-GDF dont 20 à 30 % du capital se trouve dilué dans le public, et dont l’Etat contrôlera 35 à 40 % ( selon que l’on inclut ou non la part de la CDC et de ses filiales ) cette minorité de blocage équivaut à contrôle et notamment pouvoir de nomination des administrateurs.

      Dans une SA, fût-elle côtée en bourse, aucune décision relative au patrimoine de l’entreprise ne peut s’opérer sans l’accord de l’actionnaire détenant la minorité de blocage.

      Le problème réside exclusivement dans l’usage qui sera fait de ce pouvoir, et n’est donc pas trés différent de ce qui se passerait dans une entité entièrement contrôlée par l’Etat.


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 11:22

      aucune décision relative au patrimoine de l’entreprise ne peut s’opérer sans l’accord de l’actionnaire détenant la minorité de blocage

      Qui parle de patrimoine ? smiley Il s’agit juste de business. Un actionnaire n’a pas à empêcher une entreprise de gagner des sous. La politique tarifaire est la politique commerciale, décidée par l’exécutif, et ne requiert pas la "majorité qualifiée" des actionnaiers.


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 11:34

      Pour en revenir à Pargesa, ça ne vous choque pas quelque part que la BNP soit représentée au conseil d’administration de Suez et de tous ses "concurrents" : Veolia, Total, ...

      Comment gère-t-on les conflits d’intérêts dans les établissements financiers qui sont devenus les propriétaires de toutes les grandes entreprises de la planète, qu’elles soient en concurrence ou pas, et qu’elles soient leurs clients ou pas ?


    • arroc 9 juin 2008 14:54

      Il était de toute manière hors de question voici 4 ans de privatiser. Puis de descendre en dessous de 70%. Maintenant c’est 35%.

      J’en déduis, chez snoopy, que vous pensez qu’ils vont en rester là, comme les fois précédentes.

      J’attends seulement que sarkozy nous le confirme à tf1, hein, pour être sûr de pas lancer de paroles en l’air ?

       


  • Daniel RIOT Daniel RIOT 9 juin 2008 11:02

    Merci pour cet article argumenté et intéressant. Une précision puique je suis cité. Ce n’est pas moi qui "accuse" la Caisse des dépots de... Je n’ai fait que reprendre (au conditionnel et en citant mes sources) des informations glanées dans le cadre d’une enquête sur l’affaire Kuhn-Albert Frère. Une affaire qui est maintenant entre les mains de la Justice à la suite d’une nouvelle plainte déposée par JM Kuhn qui s’est porté partie civile.. merci de respecter cette nuance. Cordialement.


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 11:04

      Dont acte, et merci pour la précision.

      Toutefois, si j’ai bien lu vos articles, ça ne coûte rien d’accuser dans ce dossier puisque toutes les plaintes y sont instantanément classées sans suite. smiley


    • snoopy86 9 juin 2008 11:18

      Si les plaintes sont classées sans suite c’est peut-être aussi que les accusations de M. Kuhn ne sont pas trés solidement étayées...


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 11:25

      Peut-être, mais je vous renvoie sur ce sujet aux excellents articles de M Riot.

      Je pense aussi que la plainte contre M Sarkozy à propos de son appartement et ses fonctions de maire a été classée parce qu’elle n’était pas suffisamment étayée. Après tout, il n’y avait que tous les documents concernés publiés à 100,000 ex.


    • wesson wesson 10 juin 2008 03:03

      "Je pense aussi que la plainte contre M Sarkozy à propos de son appartement et ses fonctions de maire a été classée parce qu’elle n’était pas suffisamment étayée. Après tout, il n’y avait que tous les documents concernés publiés à 100,000 ex."

      Exact. Et il y en avait assez pour renvoyer un homme politique à la vie civile, dans une vraie démocratie !


  • Krokodilo Krokodilo 9 juin 2008 11:27

    D’après divers journaux, les ministères concernés étudient déjà la privatisation du nucléaire, domaine stratégique éminent, civil ou pas ! Privatiser des domaines startégiques, on se demande comment une seule personne peut vraiment décider de tels boulversements majeurs, si les députés les entérinent. La haute trahison n’est pas loin...


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 11:35

      Oui, en principe il y aura bientôt deux articles sur EDF et AREVA.


    • arroc 9 juin 2008 14:31

      Le plus beau avec le nucléaire, c’est qu’il ne va pas rester privatisé longtemps. Juste le temps de faire monter les tarifs, de faire craquer les poches de bouyggues, et après, il sera temps de démanteler les réacteurs, et on peu se douter que la philanthropie du groupe de btp voudra que la nationalisation aura lieu. Ou alors, qu’il obtiendra des crédits d’impôts gigantesques pour la réhabilitation qui permettront à l’ensemble du groupe, modulo un petit montage financier, de ne rien payer au fisc pendant quelques décennies.

      Et tout ça, financé par nos impôts, et livré clés en mains en monopole de fait.

       

      Elle est pas belle, la société libérale ?


    • alberto alberto 9 juin 2008 14:32

      Oui, Forest, d’autant qu’on apprend que Suez vient de rentrer dans le capital d’AREVA...


  • Niamastrachno Niamastrachno 9 juin 2008 12:19

    Ce que j’adore avec cette notion du progrès par la libéralisation des marchés, c’est financer par le publique la création d’entreprises publiques majeures, pour les revendre sans contrepartie financière au publique (enfin... sans... contre quasiment rien) au privé.

    C’est une démarche grossière et purement déficitaire, pour l’état, car pour le privé, lui ça fait belle lurette que le gouvernement se charge de niveler le terrain vers le haut (évolution du prix du gaz ICI). Où l’on se rappelle que le gouvernement s’est quand même bien foutu de notre gueule et pas seulement Sarko, +4% en janvier, +5,5% en avril, +1.5% en juillet... faites une histogramme si vous voulez passer une sale journée...

    Et puis, pour répondre de loin à Snoop, qui n’a pas l’air de trop s’inquiéter de la vente d’une partie du capitale, il faut peut-être juste rappeler que l’état reste majoritaire à 35% mais que les quelques 65% restants () sont a hundred purcent purely privated, 65% qui peuvent bouger dans tous les sens, moi ça ne ma laisse pas de marbre.


    • Olivier 9 juin 2008 16:16

      le prix du gaz est fixé par des cours mondiaux, pas par je ne sais quel politicien


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 16:34

      Il y a plusieurs "prix".

      Le prix de vente en France est pour l’instant fixé par l’Etat, c’est à dire "je ne sais quel politicien".

      Le prix d’achat est en général convenu contractuellement entre sociétés concessionnaires et sociétés d’exploitation. On peut penser que la "politique étrangère" y a un rôle, c’est à dire les carnets d’adresse de "je ne sais quel politicien".

      Le seul prix qui provienne d’un marché est celui du spot, c’est à dire de petites quantités pas réservées d’avance, marché qui sert à faire l’appoint du précédent. Il doit concerner moins de 5% du volume global.


    • LaEr LaEr 9 juin 2008 20:11

      Exact...

      L’Etat fixe le prix du gaz, et a encore autorisé une augmentation pour 2008 alors que pour 2007 : GDF a dégagé un bénéfice de 5,666 milliards d’euros !!!

       


    • JPC45 9 juin 2008 20:25

      le bénéfice de GDF est 2 fois moins mais ce n’est pas grave de se tromper...


    • LaEr LaEr 9 juin 2008 20:35

      Mea culpa, j’ai en effet cité par erreur l’éxédent brut opérationnel.

      Le bénédice net n’est "que" de 2,472 milliards d’euros...

       


  • HELIOS HELIOS 9 juin 2008 12:23

    Je sais que mon commentaire va faire rire certains, dont tous ceux qui se parent d’une connaissance professionnelles des milieux economiques et politiques.

    Toutefois, je tiens à vous rappeler à tous, que vous (nous, hélas, car je ne m’exclu pas pour certaines élections passées), nous avons VOTE pour les gens qui nous gouvernent, donc N Sarkozy. Nous sommes donc responsables, non pas de l’activité de Suez, de A Frere et autres entrepreuneurs de haut vol, mais des gens qui leur lèche les bottes et qui leur sont, au fil du temps et des compromissions, redevables.

    Nous avions a tous les niveaux de l’exercice de la démocratie, l’occasion de pratiquer une diversité intelligente, en elisant, du maire au député, des gens prets a contribuer avec sincèrité et compétence au bon fonctionnement de notre société. Nous avons choisi des representants d’appareil, qui voient dans leur carriere l’essentiel de leurs objectifs. Nous avons ecouté les sirènes des "partis" , qui, pour un action ou une idée identique ont des réactions differentes au grés de leurs interêts et non pas de l’Intérêt général.

    Nous sommes quasiment tous coupables, en ayant accépté a notre niveau des petits arrangements au quotidien ou des orientations plus globales sans regarder plus loin que le bout de notre nez (tiens un exemple en cours : la loi HADOPI). Nous avons renoncé et ce renoncement a renforcé ceux ,qui de longue date, s’organisent pour etendre leur pouvoir, comme une vraie MAFIA maquillée en organisation economique. Vous le demontrez bien, comment peut il y avoir concurrence entre des entreprises qui ont les mêmes dirigeants, les mêmes actionnaires, et les mêmes banques... tout ça soutenu par des hommes politiques au mieux "obligés", au pire corrompus !

    Nous nous agenouillons chaque fois que nous ecoutons les discours de mondialisation, de prix du travail, de concurrence libre et non faussée alors que ces trois éléments ne sont pas responsables de ce qu’ ILS en ont fait, sur notre dos et a notre charge exclusive.

    Nous avons bientôt l’occasion de montrer notre rejet de ces gens. il suffit de deux choses simples :

    --- favoriser l’acces au suffrage de gens neufs, c’est à dire d’aider chaque fois que cela est possible l’accession de ces gens nouveaux et non engagés avec ceux que (je l’espère) vous rejetez.

    --- voter pour ces gens neufs qui, j’entends dejà certain contester avec des arguments de competence, d’angelisme etc, ne feront pas, AU PIRE, plus mal que ceux que nous avons eu, mais ce sera réparable au prochain choix.

    Les prochaines élections sont les "Européennes", Nous pourrons juger de ce qu’il en sortira, non pas pour ou contre l’Europe, (je suis plutôt pour) mais pour rejeter en masse, qu’il y ait une vrai sanction, de la classe politico-mediatico-economico-magouillante qui a confisqué la France a ses citoyens.


    • arroc 9 juin 2008 14:34

      Trop fort votre commentaire, on est coupable des mensonges de l’autre psychopathe maintenant.

      Allez, je pars me fouetter une demi-heure.


    • HELIOS HELIOS 9 juin 2008 15:00

      Non, non Arroc, je ne dis pas qu’on est coupable de ceci et de cela, je dis simplement que c’est nous qui les avons mis là où ils sont actuellement.... donc, nous n’avons qu’a nous en prendre à nous même.

      Le fait de defendre une ideologie (libérale, par exemple) ou une autre (socialiste) n’a rien a y voir. Les deux modèles pourraient être acceptables si les un avaient un "certain" respect des autres, entre deux alternances. Ce n’est pas parce qu’on est elu avec 55% qu’on ne doit pas tenir compte des 45% qui ne sont pas de votre avis.

      En l’occurrence, a jouer ce jeu de con, qui consiste a toujours elire les mêmes, c’est a dire ne pas sanctionner ceux qu’on a précédement élu, se crée une espèce d’impunité qui fait qu’une fois elus plus aucun d’entre eux ne se préoccupe de la volonté des électeurs.

      Je préconise donc de permettre l’accession au suffrage (a minima) et l’election de gens qui n’etant pas encore impliqués, ont favoriser et rechercher l’intérêt de tous plutôt que celui d’un groupe ou d’une classe plus restreinte et detenant déjà d’autres sortes de pouvoirs.

      Donc, sans perdre de vu le sujet de l’article, notre gouvernement et le premier des français devraient être attentifs a preserver l’interêt général... or, ce qu’il se passe est totalement different. A ce jour, l’état a perdu d’un coté (Bruxelles) beaucoup de ses prérogatives(que les lobbies se sont empressésde superviser, de plus encadré par un traité "incroyable"...) et de l’autre coté, a l’interieur, laissé libre cour a une desertification volontaire de la France propice a une mise sur le marché d’une masse de travailleurs contraints donc malleables : pouvoir d’achat laminé par le manque d’emploi et la pression de travailleurs non locaux, système bancaire verrouillant et coercitif, et enfin administration chargée de poser des murailles normatives pour qu’aucune tentative d’evasion economique ne puisse se faire.

      Dans un premier temps le "village global" nous a permis d’augmenter vraiment notre pouvoir d’achat, sur la lancée d’une economie résiliente puis la réalité nous a rattrapé et aujourd’hui nous ne produisons plus rien, donc nous n’avons plus l’argent d’acheter quoi que ce soit, d’où que cela vienne.

      On pourrait ainsi balayer dans tous les recoins, nous trouverions beaucoup d’éléments a charge contre toutes les décisions qui ont été prises et qui le seront encore dans les mois qui viennent... et qui sont a l’opposé de nos intérêts vrais....

       

       


    • Francis Francis 9 juin 2008 15:12

      Excusez moi, mais quand on est dans mon cas, c’’est à dire lorsque je considère que l’offre politique existante ne reflète absolument pas mes idées politiques, je ne me sens en rien responsable de la politique qui est menée. Pour moi, il n’existe pas de "diversité intelligente". J’ajoute à ça que les élus n’ont pas de mandats impératifs, il sont donc libres, et à ce titre responsable de la politique appliquée (pas dans le sens, bien sur, où cette responsabilité puisse être sanctionnée).

       

      Concernant les élections européennes, je m’en tiendrai au vote blanc pour cette raison.


    • arroc 9 juin 2008 15:23

      Il y a quand même une différence massive entre ce cuistre et ses prédécesseurs, c’est l’ampleur du massacre. En moins d’un an, il a détruit presque tout ce qui avait été bâti depuis 1945.

      J’espère qu’il assumera le moment venu.


    • Francis Francis 9 juin 2008 15:39

      Vous savez, si on fait le bilan de Jospin, à l’époque il avait plus privatisé que Chirac, Balladur et Juppé réunit ...

      Seulement, comme sur le produit politique il y avait une étiquette "de gauche", on le dénonce moins. Toutes les politiques menées depuis 1983 suivent pourtant la même logique : désagrégation progressive de l’Etat au profit du secteur privé. Le reste, c’est du blabla politicien.


    • HELIOS HELIOS 9 juin 2008 15:50

      Bien sûr Francis, je comprends votre position. Neanmoins, j’insiste, vous ne pouvez pas vous plaindre si vous ne participez pas !

      Je propose que vous facilitiez l’accession aux suffrages, et j’espère, à l’election, de personnes qui pourraient vous representer.

      Actuellement c’est impossible, vous le savez bien, regardez le problème des signatures pour la présidences...

      Pour votre propos sur le "mandat imperatif"... bien si, les elus ont des mandats précis qui correspondent a ce qu’ils ont "promis, "suggerés" et laissés entendre. Si vous votez pour un representant affichant un programme "ecolo" par exemple, il vous represente pour ses engagements ecolos, et pas d’autres. A nous (vous) de participer et poser les bonnes questions a ce représentant pour qu’il se soit exprimé sur les sujets les plus importants. D’ou, la nécessité de poser des questions à "surface large" pour lui permettre de fixer ses positions. A vous également de suivre ses actions tout au long de sa mission et ne pas lui abandonner les clefs sans contrôle. Et c’est pour cela que je souhaiterai que dans le cadre d’une vrai renovation du parlement soit rendu public (et accessible facilement) la valeur du vote de chacun des elus.

      Si untel, qui me represente, a voté oui, non ou s’est abstenu, sur un certain sujet, je veux le savoir pour controler s’il est bien en accord avec la ligne qu’il m’a "vendue" lors de son election. Il est quasiment impossible de savoir, aujourd’hui" ce qu’a voté votre député, qui a ainsi la facilité d’oublier son electorat. (malgré ce qu’affirme certains, sur Agoravox, qui citaient je ne sais quel moyen d’acces...)

       

      @ arroc... Le cuistre, voila un mot qui devient inusité, mais remis au goût du jour. Je vous suis...


    • Francis Francis 9 juin 2008 17:13

      Mais comment pourrai je participer si aucun candidat ne correspond (même de loin) à ce que je considère comme bon pour ce pays et moi-même ? Je ne vais quand même pas voter pour quelqu’un avec qui je ne suis pas d’accord !?! Et j’en ai marre d’avoir à choisir entre la peste et le choléra, pour finalement me résoudre à voter pour la peste pour éviter que le choléra ne soit élut.

      Concernant le mandat, non, il n’est pas impératif, rien n’empêche un député de gauche de voter une privatisation, ou un député de droite de voter une nationalisation (pour caricaturer). Les programmes politiques exposés au cours des élections n’ont pas de valeurs juridiques : "les promesses n’engagent que ceux qui y croient" ...

      Ceci étant, ça ne m’empêche pas de suivre l’actualité politique de très près, et ça n’est pas un hasard si j’attaque l’Etat français devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, avec plus de 1200 de nos concitoyens, preuve que je ne m’en tiens pas à une attitude passive.

       

      Pour joindre l’article à notre discussion, je ne connais aucun parti politique qui propose d’imposer aux entreprises du secteur privé qui obtiennent un marché public, comme c’est le cas de Suez, de garantir une qualité de service équivalente (obligation de résultats), tarification comprise, à celle qu’elle était précédemment. On voit donc bien que les privatisations n’ont pas pour objet d’améliorer le service (ce qui devrait être la logique si nous ne marchions pas sur la tête) mais rapporter du fric au secteur privé.


    • HELIOS HELIOS 9 juin 2008 17:53

      Je vous comprends... evidement cela supopose qu’il y a un minimum de convergeance dans les "options" : Si vous êtes adepte d’un système hyper collectiviste — on ne juge pas ici quoi que ce soit, on discute — vous aurez du mal a faire votre choix car vous ne serez pas nombreux. Il reste que si vous arrivez a convaincre autour de vous votre choix peut arriver a se généraliser.

      Pour l’instant, mon propos etait d’inciter a faciliter l’acces a ceux qui en sont exclu et a metttre ceux qui votent face a leur responsabilité.

      Nous sommes dans un système ou l’appareil productif est privé et les capitaux répartis entre privés. Il n’y a pas de planification, la regulation etant faites par le marché. Les autorités agissant en délégation du peuple sont là pour faire respecter la règle du jeu, de façon impartiale et dans l’interêt de tous. C’est à ce niveau que ça ne fonctionne plus parce que ceux qui sont là pour piloter ne sont plus indépendants de ceux qu’ils doivent controler et ne respectent pas ceux qui leur ont donné le pouvoir.

      Sans accuser les partis politiques, vous le dites tres bien ; personne ne cherche vraiment a maximiser l’interet de tous, mais seulement l’interet particulier, sectoriel etc. C’est pour cela que je pense qu’il serait bon que le citoyen puisse suivre facilement son representant , donc que ce que vous citez n’arrive pas (les promesses...)

      Personnellement j’encadrerai avec beaucoup de rigueur les partis politiques car, même s’ils sont nécessaires pour donner une orientation, avoir une reflexion globale, ils sont a la sources de derives que nous connaissons (souvenez vous "l’etat RPR").

      Mais j’encadrerai encore plus les activités economiques, des entreprises, surtout lorsqu’elles sont grandes. Le seul moyen qui me semble acceptable, c’est par l’endroit dont elle tire leur pouvoir, l’argent : j’imposerai un système comptable qui permette de voir clairement leur activité economique et non pas leur activité fiscale. je ne tolererai pas qu’il existe des concentrations financières contre nature. Il n’est pas question d’interdire, mais simplement d’être coherent. Une banque qui est au conseil d’administration de deux entreprises concurrentes (outre qu’elle fait autre chose que son metier) ne peut pas être neutre donc le marché est faussé, et en fin de compte c’est toute la société qui est perdante.

      au dela de tout cela il y a aussi la communication. moi qui ecoute tres souvent BFM, je me dis qu’il y a beaucoup de chose a reprendre... et pourtant, ce ne sont pas et de loin les pires !

      je vous souhaite beaucoup de chance pour votre action...


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 10 juin 2008 00:28

      @ Francis : Parlant de mandat impératif, c’est la seule réforme qui changerait vraiment les choses.

       Pierre JC Allard


  • TSS 9 juin 2008 13:23

    c’est normal,il renvoie l’ascenseur à ses copains Frère et Desmaret qui ont financé ses campagnes !!

    A ce propos où en est la plainte qui a ete portée contre a.Frère pour l’arnaque de 1,25 milliard d’€ avec la complicité de l’etat pour la fusion GDF/suez !!

    et dire que ces escrocs ont eu la legion d’honneur


  • Roland Verhille Roland Verhille 9 juin 2008 14:06

    Merci à l’auteur, bien que je ne partage pas certaines de ses opinions exprimées à cette occasion. Il y a apport sérieux à la documentation et à la réflexion des lecteurs. Cela tranche avec trop des articles et commentaires qui envahissent de plus en plus AgoraVox, bons pour les égouts et poubelles et m’en font m’en détourner de plus en plus.

    Pour être comme l’auteur clair, simple et précis, disons que Sarkozy est comme tous les autres politiciens présents et passés : leurs paroles ne valent rien. Et leurs lois et « régulations » valent moins que rien, elles sont nuisibles.

    La possibilité de négocier des approvisionnements stratégiques du pays ? Voyez l’œuvre de Mitterrand pour le prix du gaz fourni par l’Algérie : à ma connaissance, un prix d’ami, mais au bénéfice des Algériens amis qui auparavant nous avaient confisqué les puits de pétrole creusés par nous, et prix d’ami aux frais des Français.

    La possibilité des entreprises nationales de se développer à l’étranger pour le bien des Français ? Voyez les exploits du Crédit Lyonnais, ceux d’EDF, ceux de France Télécom, et d’autres encore.

    Leurs engagements ? Voyez le pire, ceux relatifs aux retraites par répartition. Les retraités ayant cotisé leur vie active durant voient depuis une dizaine d’années au moins leur retraite grignotée par tous les bouts et tous les moyens, ces caisses ayant été dès leur origine, et l’étant toujours, pillées au profit de ceux qui n’ont pas cotisé ; l’évolution démographique a bon dos !

    Pour la presse, oui, aucune investigation, aucune connaissance technique des sujets traités, seulement la distribution bureaucratique des informations fournies par l’agence (étatique ?) France Presse et par les Ministères.

    La décision relative à cette fusion, la plus importante du quinquennat ? Pas du tout, la plus importante a été de ne pas opérer la rupture avec l’outrancière étatisation du pays qui ruine à la fois les travailleurs, les autres Français, et l’état lui-même.

    Des décisions politiques rationnelles ? Aucune rationalité dans ces décisions, sauf celles démagogiques de décider systématiquement tout ce qui favorise le recueil de bulletins de vote et rien d’autre. Dans tous les domaines, il n’y a que cadeaux non pas aux copains, mais à tous ceux qui contribuent à permettre la main mise de ces politiques sur le pays et les Français (syndicats de salariés compris, on vient de le voir), l’état n’étant plus que leur cheval de Troie à l’ombre duquel et grâce auquel ils développent leurs « monopoles ».


    • arroc 9 juin 2008 14:59

      Non, sarkozy n’est pas comme ses prédécesseurs.

      Vous tombez dans une sorte de banalisation du mal, là, si je puis me permettre.


  • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 9 juin 2008 14:12

    Sarko ne privatise pas GDF, au sens où il permettrait à n’importe quel actionnaire privé de rentrer dans le capital (sauf peut-être à la marge, pour sauver les apparences).

    Juridiquement, GDF nous appartient encore, à vous et à moi, à travers l’Etat. Or, dans les faits, l’Etat ne nous appartient plus. Il appartient à SUEZ, à TOTAL, au canadien Desmarais, au belge Albert Frère, à Martin Bouygues à Bernard Arnaud...

    La prétendu privatisation de GDF n’est rien d’autre qu’une régularisation comptable, un peu tardive il est vrai, prenant acte du transfert de propriété de l’Etat à ces nouveaux grands féodaux.

     

     


    • spartacus1 spartacus1 9 juin 2008 17:39

      Renaud Delaporte, tu viens de découvrir l’un des points fort du marxisme :

      Le système politique bourgeois n’est qu’une superstructure, c’est économie capitaliste qui est l’infrastructure.

       

      Il n’est jamais trop tard pour ouvrir les yeux !


    • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 9 juin 2008 22:30

      C’est surtout un verbiage creux qui me faisait déjà rigoler il y a 40 ans quand mes copains de la LCR me bassinaient avec "la bourgeoisie".

      Le monde appartient aux banques actionnaires des banques centrales. Point barre. Ce sont elles qui tiennent les clés de "l’infrastructure". Bourgoisie et prolétariat sont dans les vergues, à brasser de la toile pour leurs maîtres.

      La bourgeoisie, au sens marxiste, leur est complètement soumise. Elle est le leurre destiné à encaisser les "justes revendications des classes laborieuses" pendant que les financiers tirent les marrons du feu.

      C’est parce que les marxistes n’ont jamais voulu regarder en face les réalités de la prééminence de la finance sur l’entrepreneuriat que nous sommes voués à rester ce que nous sommes : des moutons à tondre.

      Je t’aime bien quand même.


    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 10 juin 2008 15:40

      L’internationalisation du capital par le biais des investissements financiers sur le pan mondial est décrite dans "Le Capital" comme inéluctable pour accroître le taux d’exploitation afin de compenser la baisse tendancielle du taux de profit moyen..

      Ce que Marx n’avait pas prévu c’est la puissance des produits dérivés et la titrisation (ou déresponsabilisation généralisé du capital financier anonyme) qui sont les moyens d’assurer la domination de l’économie spéculative sur l’économie industrielle ou entrepreneuriale.

      Mais cela ne change rien au pronostic global de Marx : la puissance financière est indissociablement liée à l’internationalisation irreversible du capital et celui-ci , par tous les moyens les plus sophistiqués, vise à accroître les profits des investisseurs (directs ou indirects) et à socialiser les pertes. Ce qui s’appelle spéculer sur fond d’exploitation croissante du travail sur le plan mondial.

      Nous y sommes et Marx est parmi nous.


  • Bulgroz 9 juin 2008 14:18

    La politique scandaleuse n’est pas près de s’arrêter :

    Paul Quilès, ministre des Postes et Télécommunications et de l’Espace , sépare la téléphonie des postes en 1998 et balance les télégraphes au panier. Le processus de privatisation est ainsi lancé avec le changement de statut de l’entreprise.

    2007 Juin (après l’élection du ouistiti)
    France Télécom (ouverture du capital)
    2008
    CIC
    Thomson Multimédia
    GAN
    CNP
    Société Marseillaise de Crédit
    RMC
    2009
    Crédit Lyonnais
    Eramet
    Aérospatial
    Matra
    Air France (ouverture du capital)
    France Télécom (Poursuite de l’ouverture du capital après que le futur retraité de l’île de Ré ait dit lors de la campagne des législatives :”France-Télécom sera « renationalisée » en cas de victoire”)
    2010
    Thomson Multimédia (Poursuite de l’ouverture du capital)
    EADS (Ouverture du capital)
    2011 -Banque Hervet
     

    Attention, les années indiquées sont données selon le calendrier Forestien, il faut retirer à peu près 10 ans pour correspondre à notre calendrier.


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 14:26

      Tout à fait d’accord. J’ai d’ailleurs cité Aérospatiale dans l’article. Le PS n’a rien à envier à l’UMP là-dessus, et c’est peut-être pour ça qu’on ne l’entend pas sur ce sujet en ce moment.


    • geko 9 juin 2008 14:59

      La France se fait piller depuis des années au nom du liberalisme et il n’y a plus rien dans les caisses !


    • LaEr LaEr 9 juin 2008 20:16

      Exact, il y a un moment où il va falloir relever la tête et leur dire merde...

       


  • alberto alberto 9 juin 2008 14:49

    Article claire, simple et précis !

    Rappelez vous, aussi cette déclinaison de l’art d’offrir dans le cas de la "privatisation" des autoroutes : ce n’est plus du "libéralisme", c’est carrément du clientélisme !

    En fait, c’est une manière simple de "privatiser" les recettes fiscales de la nation...

    Bien à vous.


  • sisyphe sisyphe 9 juin 2008 15:01

    C’est bien.

    Maintenant, à quand le transfert de l’état vers le privé de ses différents déficits ?

    On vend la dette extérieure aux fonds vautours, par exemple ?

    Et La police à une entreprise privée ? Ca leur permettra de faire du chiffre...

    C’est la période des vide-greniers :allez, tout pour pas cher...


  • Jacques 9 juin 2008 15:22
    Questions : quel sera le statut des salariés GDF après la fusion ? Sera-t-il maintenu envers et contre tout ? Est-ce-que les salariés Suez feront seuls les frais des licenciements suite aux économies d’échelle ? Si oui ca ne devrait pas faciliter l’entente entre les prolétaires (de l’eau dans le gaz en quelque sorte).
    Qu’en est-il des nouvelles embauches après la fusion ? Seront-elles des contrats de type privés uniquement ?
     
     

     


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 15:30

      Questions : quel sera le statut des salariés GDF après la fusion ? Sera-t-il maintenu envers et contre tout ?

      Oui.

      Est-ce-que les salariés Suez feront seuls les frais des licenciements suite aux économies d’échelle ?

      Eux et les contractuels et sous-traitants de GDF.

      Qu’en est-il des nouvelles embauches après la fusion ? Seront-elles des contrats de type privés uniquement ?

      Oui.


  • Icare 9 juin 2008 15:35

    Bonjour,

    Concernant la privatisation de l’énergie en France, je ne saurais que trop vous conseiller de lire une article de Marcel Boiteux PDG de EDF de 1967 à 1987, Les ambiguïtés de la concurrence dont voici un bref copié/collé :

    Marcel BOITEUX, Président d’Honneur d’EDF, membre de l’Institut et ancien Président de l’Académie des Sciences Politiques et Morales, vient de prendre la plume pour livrer son analyse des dernières évolutions du secteur électrique français à la veille de l’ouverture du marché pour la totalité des clients Particuliers, en l’inscrivant dans l’Histoire d’EDF, vieille de plus de soixante ans maintenant. Cette contribution fait l’objet d’une publication dans la revue FUTURIBLES (numéro n°331 du mois de juin).


  • tarkan 9 juin 2008 15:47

    Vous oubliez de dire que la privatisation est indispensable pour permettre a GDF de lever des fonds pour des investissements. L’etat ne remplissant pas son role d’actionnaire en injectant des liquidites . ...


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 16:00

      Vous oubliez de dire que la privatisation est indispensable pour permettre a GDF de lever des fonds pour des investissements. L’etat ne remplissant pas son role d’actionnaire en injectant des liquidites.

      Du GPL ? smiley

      Des sous pour faire quoi ? Pour acheter des entreprises à l’étranger, comme France Télécom (et Orange), ou EdF et Suez en Argentine ? On s’en passerait bien.

      D’ailleurs, GDF n’a pas besoin d’être privatisé pour lever des fonds. Ca va vous surprendre, mais il pouvait en tant qu’EPIC les obtenir à meilleur prix qu’en tant qu’entreprise privée.


    • Olivier 9 juin 2008 16:31

      je vois que l’auteur n’a pas une grande culture économique. La croissance se situe désormais dans les pays dits émergents, France Telecom que vous citez l’a bien comprit, savez vous c’est le deuxième opérateur ADSL au monde ? La grande majorité de l’ingiénérie est faite en France , par des emplois qualifiés. L’entreprise est bénéficiaire et se sésendette à grande vitesse.

      EDF est en train de suivre ce modèle.


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 16:47

      Ca n’obligerait toujours pas à privatiser. smiley Après tout, les EPIC ont utilisé pendant des années des sociétés dédiées pour exporter leur savoir-faire (genre Sofrerail, Sofretu, au bénéfice d’Alstom).

      Le contribuable a déjà payé très cher les erreurs à l’export des EPIC comme EDF. Cette histoire nous remet en plein dans la grande daube pompidolienne des trucs pas vraiment publics et pas vraiment privés. Je ne vois pas ce que le contribuable y a gagné dans le passé, ni ce qu’il va y gagner à l’avenir.


  • Le péripate Le péripate 9 juin 2008 16:52

    Il faut être un grand naïf pour croire qu’un homme homme politique qui doit rassembler sur son nom un peu plus de 50% des voix ne fasse jamais des promesses, qu’il ne tiendra pas.

    L’Etat de droite à ses copains, comme l’Etat de gauche a les siens. Rien de plus normal, si l’on peut dire...

    Mais, on peut profiter que cette privatisation pour réfléchir à la différence entre ce que pourrait-être une privatisation libérale et la réalité des privatisations conservatrices : une privatisation libérale s’attacherai à rendre à chaque citoyen sa part de l’entreprise privatisé, les conservateurs encaissent, c’est qu’il y a des copains à servir...

    Sinon que dire.. ah si, il y a l’habituel marronnier sur les oligopoles. Pour les audacieux et les inventifs, dans un régime de liberté, il y a toujours moyen de les contourner : IBM était un monopole, et il n’est plus...

    Un monopole n’est vraiment permanent que lorsque il est d’Etat.


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 17:00

      L’Etat de droite à ses copains, comme l’Etat de gauche a les siens. Rien de plus normal, si l’on peut dire...

      Oui. Ce qui m’inquiète plus, c’est que ce sont les mêmes.


    • sisyphe sisyphe 9 juin 2008 17:03

      par Le péripate (IP:xxx.x23.215.139) le 9 juin 2008 à 16H52

      Mais, on peut profiter que cette privatisation pour réfléchir à la différence entre ce que pourrait-être une privatisation libérale et la réalité des privatisations conservatrices : une privatisation libérale s’attacherai à rendre à chaque citoyen sa part de l’entreprise privatisé,

      C’est bien connu ! Toutes les entreprises privatisées libérales rendent, chaque jour, aux citoyens, leurs parts de bénéfices !


    • sisyphe sisyphe 9 juin 2008 17:04

      Moi, par exemple, je reçois, chaque mois, le chèque des autoroutes !

      Sympa, non ?


    • Olivier 9 juin 2008 17:05

      oui puisque les entreprises sont assujeties à l’impot sur les bénéfices à hauteur de 33%


    • Le péripate Le péripate 9 juin 2008 20:40

      De mon imagination , Leon, de mon imagination, un truc dont vous êtes malheureusement tristement dépourvu..


    • Le péripate Le péripate 9 juin 2008 20:43

      Sisyphe, vous êtes un cas pour la science. Vous êtes vraiment con, ou vous le faites exprès ?


    • Le péripate Le péripate 9 juin 2008 20:45

      Forest. Les mêmes ? Oui, certains sont mieux équipés pour traire l’Etat.


    • sisyphe sisyphe 9 juin 2008 20:59

      par Le péripate (IP:xxx.x54.163.58) le 9 juin 2008 à 20H40

       
      De mon imagination , Leon, de mon imagination,
       
      On ne saurait mieux dire !
      C’est une façon comme une autre de nier la réalité !
       
      Ecris des fictions, t’auras l’air moins con !...

    • Le péripate Le péripate 9 juin 2008 21:18

      Mais non, Leon, vous n’avez rien raté d’important. Je crois que vous êtes assez satisfait de penser que le libéralisme est un constructivisme comme vous les aimez ( une société libérale idéale), et que le darwinisme social est à la base des philosophies libérales. Au fait, des sources sur cette question ? Et pardonnez mon manque de tact sur votre manque d’imagination, il s’agissait d’une réponse du tac au tac... tu me cherches, tu me trouves....

      Pour le truc fumeux, comme vous avez eu la délicatesse de le nommer, l’idée est que chaque français, citoyen, contribuable, comme vous le voulez, pourrait se voir rembourser lorsque une entreprise appartenant à l’Etat, c’est à dire censément à tous, est rendue, vendue, privatisée, ai lieu de ce que le pactole serve à combler un déficit, à servir des copains, etc...

      Fumeux... J’aime ce gentre d’argument...

       

       


    • chris11 10 juin 2008 00:47

      Raffraichissez moi la mémoire , les 33%d’impots , c’est bien "APRES" qu’ils aient tous tapés dans la caisse , non ?


  • Scaevola 9 juin 2008 17:09

    Moi ce qui m’inquiete c’est de devoir payer le gaz plus cher pour rassurer les actionnaires.


  • Tristan Valmour 9 juin 2008 18:03

    bonsoir mon ami Forest

    EDF est une entreprise très rentable si on met de côté les charges liées à la recherche. A voir si cette entreprise ne sera pas dépecée pour la rendre encore plus rentable, si vous voyez ce que je veux dire.


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 18:11

      Tout à fait.

      Ce qui intéresse l’acheteur de GDF, c’est le monopole de fait, et l’aide de l’Etat pour l’achat d’hydrocarbures.

      Ce qui intéressera l’acheteur de EDF sera le monopole de fait ET la rente nucléaire. Pas l’investissement. L’expérience montre que le privé n’investit pas dans les infrastructures. Le long terme, ce n’est pas son truc.


    • Olivier 9 juin 2008 19:18

      avez vous des exemples pour egayer vos dires ?


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 19:35

      Railtrack ? smiley


    • Forest Ent Forest Ent 9 juin 2008 19:58

      Sinon, on peut s’intéresser aux réseaux d’eaux et aux relations entre collectivités et Suez à propos des investissements associés. Un peu contentieux, n’est-il pas ? Ben voilà, demain, il y aura les mêmes pour le gaz. smiley Egayant, non ? C’est un gaz hilarant.


    • wesson wesson 10 juin 2008 03:16

      "avez vous des exemples pour egayer vos dires ?"

       

      Et bien égayons !

      Sauf erreur, il n’y a PAS d’exemple dans le monde d’une privatisation de la fourniture électrique qui ne se soit, in fine traduit par une situation catastrophique : Investissement nul, entretient du réseau limité au strict nécéssaire, politique énergétique d’un cynisme absolu et très dépensière.

      L’angleterre est un bon exemple. Le réseau y est très faible, l’électricité est importé en quantité depuis la France, et les gens qui ont des difficultés sont équipés de compteurs A PIECES. Vous mettez une £ dedans pour avoir du jus.

      La Californie, son réseau éléctrique fait carrément tiers monde. Les coupures y sont fréquentes, et peuvent durer plusieurs heures, jusqu’a plusieurs jours. La cause : Las Vegas paie l’électricité plus cher que les tarifs conventionnés. Oui, vous avez bien lu c’est la Californie, ce repère de communistes bien connu qui a des tarifs conventionnés - moins cher. C’est justement pour ça que les sociétés privatisées se sont mis à vendre le jus ailleurs ou il était mieux payé.

      Partout, partout ou l’électricité à été privatisé, ça a été le carnage ! Il n’y a AUCUN exemple ou ça a été bénéfique pour les utilisateurs.

      Et demain avec EDF, ce sera pareil.


    • Olivier 10 juin 2008 11:21

      Railtrack, ex british railways, la compagnie publique de chemins de fer britannique, est l’archétype de la compagnie d’état qui a sous investit, jusqu’à user le réseau à son maximum, puis a été privatisée, le traffic a augmenté, et le réseau a commencé à lacher : il y a eu des accidents, notament sur des cas de casse de rails usés. Depuis les investissements ont été gigantesques et les compagnies privées ont remonté un réseau modernisé.

      On en est exactement au même piont en France : le réseau est géré par RFF qui sous investit, plusieurs rapport font état d’un réseau usé dangeureux. Nous auront un accident grave, c’est une quasi certitude. La sncf sera-t-elle privatisée à cette date ? si oui alors on accusera la privatisation, évidement.


    • Forest Ent Forest Ent 10 juin 2008 12:50

      @ Olivier

      Vous n’avez pas répondu sur Suez et les réseaux d’eaux.

      Pour Railtrack, il est bien évident qu les British Railways étatiques avaient sous-investi de manière chronique dans les infrastructures, comme la SNCF mais depuis plus longtemps. Mais alors pourquoi les avoir achetées, ou bien pourquoi ne pas avoir lancé un programme de mise à niveau ? Les investisseurs ont fui dès qu’ils ont vu les dégâts, et en plus ils se sont plaints et ont exigé d’être remboursés. Qu’est-ce qu’ils espéraient ? smiley


    • xa 10 juin 2008 12:54

      Railtrack a obtenu les rails anglais lors de la privatisation initiée par Major. Elle a ensuite diminué les frais de maintien en état du réseau (probablement pour prouver que l’entretien des rails pouvaient couter moins cher qu’en version étatique). Lorsque les accidents ont commencé à survenir, elle s’est tournée vers l’Etat pour obtenir des subventions, ce que Blair a accepté.

      La société a ainsi perçue des subventions pour l’aider à engager les 600 million de travaux annoncés. Une partie des subventions a été utilisée pour verser un dédommagement aux actionnaires, ce qui a conduit le gouvernement Blair à mettre la société sous tutelle administrative conformément à la loi de privatisation. Les lourds investissement ont été effectué à partir de là, à partir du moment où la société a été sous tutelle et, après la vente de cette société à une nouvelle structure Network Rail, qui est une société à but non lucratif (donc qui n’a pas vocation à faire des bénéfices et à verser des dividendes).

      Il faut donc remettre les choses en place.

      Initialement la société faisait des bénéfices, elle est entrée en bourse, a pris de la valeur, et de manière concommitente, les frais d’entretien ont stagné, les bénéfices tenus, le réseau s’est dégradé.

      Lorsque la société a obtenu des subventions pour corriger son erreur de gestion, elle en a obtenu, mais a choisi d’indemniser les actionnaires pour la perte de valeur (passage de 560 pences à 170 environ suite à Hatfield). Au passage, cette année là, elle a annoncé 800 millions d’euros (au change de l’époque) de bénéfices, alors qu’elle avait besoin de subventions pour engager les travaux....

      Lorsque la société est devenue "publique" (tutelle de l’Etat, puis rachat par une société privée sans but lucratif), elle a vraiment investi dans le réseau.

       

      Dernière chose, Network Rail est une société privée sans but lucratif qui ne reverse pas ses bénéfices. Ses ressources viennent à 50% de l’Etat, et à 50% des sociétés qui louent le droit d’utiliser les voies.... Ca ressemble quand même pas mal à RFF, ça. Depuis 2003, la société entretient elle même les voies sans passer par des sous traitants, pour contenir les couts et avoir une vision globale des travaux à effectuer.

      On est très très loin de la presentation que vous laissez entrevoir.


    • hurlevent 10 juin 2008 17:53

      "Pas l’investissement. L’expérience montre que le privé n’investit pas dans les infrastructures. Le long terme, ce n’est pas son truc. "

      Vous intentez un procès d’intention au privé en plaquant votre paranoïa dessus. C’est complètement débile.

      Je travaille à la SNCF et je peux vous assurer que la totalité du réseau ferré français (hormis les Ligne à Grande Vitesse) a été financée par le privé, au XIXe siècle. C’était même une industrie majeure à ce moment là. C’est le privé qui a créé notre infrastructure ferroviaire, avec l’idée de récupérer sa mise en exploitant les lignes.

      Plus proche de nous, Eurotunnel est une entreprise qui a créé une infrastructure avec des fonds 100% PRIVES.

      L’electricité que nous consommons proviens d’EDF principalement, mais également de producteurs PRIVES.

      La liste est longue, mais si vous êtes aveugle, vous ne risquez pas de la voir.


    • Forest Ent Forest Ent 10 juin 2008 18:54

      @ hurlevent

      La totalité du réseau ferré français a été financée par le privé, au XIXe siècle.

      C’est assez vrai, à quelques tout petits bémols près. Napoléon 3 a fournit une garantie d’état aux compagnies. Sous la troisième république, il y a eu la création du réseau ETAT. Puis le "plan Freyssinet".

      Eurotunnel est une entreprise qui a créé une infrastructure avec des fonds 100% PRIVES.

      C’est un point qui mérite commentaire. ET n’a pas été financé par de grandes compagnies de transport ou de BTP, mais par un appel de fonds public, promu et soutenu par des banques, qui sont elles sorties du truc au bon moment. Comme montage, ça ressemble surtout au canal de Panama. smiley

      L’electricité que nous consommons provient d’EDF principalement, mais également de producteurs PRIVES.

      Discutable. EdF a depuis longtemps une obligation de service public de racheter leur courant à ceux qui en ont de trop. La libéralisation n’a pas créé de capacité de production supplémentaire. A l’heure actuelle, tous ses concurrents rachètent leur courant à EdF.

      Et si on parlait de Suez et des réseaux d’eaux ?


    • hurlevent 10 juin 2008 22:14

      "C’est un point qui mérite commentaire. ET n’a pas été financé par de grandes compagnies de transport ou de BTP, mais par un appel de fonds public, promu et soutenu par des banques, qui sont elles sorties du truc au bon moment. "

      Appel de fonds public ? Vous délirez. Ca n’existe pas. Eurotunnel est une société cotée par action. Et c’est une offre de souscription d’actions qui a été lancée. Rien de public là dedans. Pour info, c’est également de cette manière que les entreprises ferroviaires du XIXe ont été créés.

      "Comme montage, ça ressemble surtout au canal de Panama. "

      Vous ajoutez de l’eau à mon moulin. Le canal de Suez n’a-t-il pas lui aussi été créé par des fonds PRIVES ?

       

      "Discutable. EdF a depuis longtemps une obligation de service public de racheter leur courant à ceux qui en ont de trop. La libéralisation n’a pas créé de capacité de production supplémentaire. A l’heure actuelle, tous ses concurrents rachètent leur courant à EdF. "

      La production d’électricité privée a toujours existé. Les concurrents d’EDF (pour la distribution) rachètent du courant à EDF ET AUX PRODUCTEURS PRIVES.

      Il n’y a pas eu de capacité de production supplémentaire car elle est inutile pour le moment. Contrairement au public, le privé a horreur de jeter l’argent par les fenêtres.

       

      "Et si on parlait de Suez et des réseaux d’eaux ?"

      Oui tient. Parlons-en. N’est-ce pas encore un exemple d’infrastructures financées par le privé ?

       


    • Forest Ent Forest Ent 11 juin 2008 00:47

      Appel de fonds public ? Vous délirez. Ca n’existe pas. Eurotunnel est une société cotée par action. Et c’est une offre de souscription d’actions qui a été lancée.

      Pareil ...

      C’est également de cette manière que les entreprises ferroviaires du XIXe ont été créés.

      Non. Quand ça a eu l’air rentable, les grandes banques ont mis tout le cash. Elles l’auraient fait pour ET si elles avaient été cinglées. Tout le monde (initié) savait que ce serait un bouillon.

      - Comme montage, ça ressemble surtout au canal de Panama. - Vous ajoutez de l’eau à mon moulin. Le canal de Suez n’a-t-il pas lui aussi été créé par des fonds PRIVES ?

      Suez n’est pas au Panama. Mais ça été une étrange histoire, pleine d’interventionnisme français et anglais ...

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Canal_de_suez

      Il n’y a pas eu de capacité de production supplémentaire car elle est inutile pour le moment. Contrairement au public, le privé a horreur de jeter l’argent par les fenêtres.

      Non, c’est parce que ça coûterait plus cher que le nucléaire. EdF subventionne ses concurrents.

      - Et si on parlait de Suez et des réseaux d’eaux ? - Oui tiens. Parlons-en. N’est-ce pas encore un exemple d’infrastructures financées par le privé ?

      Non.


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