mercredi 19 avril 2006 - par Méric de Saint-Cyr

Logiciel libre : la grande illusion

Vous pouvez tourner le problème dans tous les sens, développer tout un argumentaire subtil, lister un grand nombre de justifications, vous ne parviendrez jamais à faire croire que l’open source, en français « logiciel libre », soit autre chose qu’un mythe, une utopie déconnectée de la réalité humaine.

Les hommes sont des hommes, et ce qui caractérise l’humanité, caractéristique partagée avec le reste du monde vivant, c’est que chaque individu lutte pour sa survie. Sauf à prendre appui sur des convictions religieuses et à défendre des valeurs idéales telles que la charité et le don de soi, personne de sensé ne peut croire que la « communauté des développeurs du logiciel libre » soit une association philanthropique dont le seul but serait le plaisir de développer gratuitement des logiciels pour « la beauté du geste » et le « bonheur de l’humanité ».

Rappelons brièvement ce qu’est supposé être le logiciel libre.

Officiellement et théoriquement, un logiciel libre est un logiciel fourni avec son code source, faisant appel à une licence dont les termes permettent légalement la copie, la revente ou la diffusion sans bénéfice. Cette licence interdit que des intérêts privés accaparent le logiciel libre et en fassent un produit « propriétaire ». Chacun est libre de modifier tout ou partie du code source du logiciel pour l’adapter à ses besoins, à condition que ces modifications soient à leur tour versées au domaine public.

C’est à cette utopie que les communicants de l’open source veulent nous faire croire.
Or, il nous faut très prosaïquement regarder la réalité en face : on ne peut pas verser dans le domaine public un travail qui aura requis des heures, des jours, de semaines, des mois de transpiration sans avoir, d’une manière ou d’une autre, la ferme intention d’en tirer un profit, que ce soit à brève ou à longue échéance.

Pourquoi un développeur devrait-il s’intéresser gratuitement à un projet de développement open source ?

Théoriquement...

Théoriquement, la participation à un projet open source consiste à publier les bases dudit projet, le plus souvent sur Internet. Cela peut être un logiciel ou un embryon de logiciel, avec son code source. Puis, on lance un appel à tous les développeurs du monde intéressés par le produit, pour y ajouter des fonctions, en améliorer le code, le traduire, consolider, porter sur différents systèmes d’exploitation, etc.

Théoriquement les développeurs postent leurs contributions, lesquelles sont, toujours théoriquement, analysées, déboguées, par l’ensemble de la communauté qui travaille sur le logiciel.

Théoriquement le logiciel libre est durable, car aucune société commerciale ne peut en suspendre le développement. Le code source étant toujours disponible, il est toujours possible de le faire évoluer, théoriquement...

Théoriquement encore, le logiciel libre est performant, fiable, puisque la communauté participe en permanence à son amélioration, à la correction des bogues, à sa protection contre les virus, etc.

En pratique la réalité est tout autre...

Lors d’un colloque sur la question, on a avancé que pour qu’un logiciel libre soit un projet viable, il lui fallait compter sur la participation au minimum d’une cinquantaine de développeurs bénévoles, dont au moins une dizaine de très bon niveau. Bref, soyons clairs et surtout réalistes : ni vous ni moi ne pouvons mettre le nez dans des millions de lignes de code en nous disant « moi aussi je vais contribuer » !

Il faut avoir le niveau, il faut avoir la pratique, et il faut avoir du temps... Et comme le principe du développement de l’open source implique que l’on ne puisse tirer aucun revenu de sa prestation, il faut fondamentalement avoir une super motivation (et ne pas avoir besoin de travailler pour vivre)...

Le fun, l’amour du code optimisé, le plaisir, c’est une légende ! Les vrais développeurs, qui travaillent vraiment à l’amélioration des codes des logiciels libres, le font parce qu’ils sont payés pour le faire. Très bien payés. Je ne nie pas qu’il y ait sans doute quelques bons amateurs qui bricolent de temps en temps pour améliorer ou corriger des petites fonctions. Mais la grande majorité des développeurs du logiciel libre sont des professionnels, qui touchent un salaire.

La vérité, c’est que ce sont de très grandes sociétés, comme IBM, qui ont fait la promotion du logiciel libre, tout en restant très discrètes. Elles ont investi des sommes considérables, plusieurs millions de dollars, pour développer et diffuser l’open source. Qui peut croire que ces sommes ont été investies pour en faire « cadeau » ? Le but était évidemment de briser le monopole de Microsoft, en mettant sur le marché des logiciels gratuits capables de rivaliser avec des logiciels hégémonistes comme Explorer, Word ou Excel. Et reconnaissons qu’il y a de belles réussites avec les logiciels Internet, comme Apache, Linux, Sendmail, qui sont les grosses vedettes du logiciel libre soutenues par des milliers de développeurs. Mais à côté de ces quelques exceptions, il y a aussi une masse énorme de logiciels libres qui dorment, faute d’investisseurs pour financer leur amélioration et leur promotion.

Il importe donc de bien saisir la portée des clefs suivantes :

- Un logiciel libre ne peut attirer des développeurs que si ceux-ci y trouvent leur intérêt.
- Un logiciel libre ne peut présenter un intérêt pour un nombre suffisant de développeurs que si les fonctions offertes par ledit logiciel sont réellement utiles.
- L’utilité ne suffit pas. Pour qu’un logiciel libre et utile soit viable, il faut aussi qu’il soit utilisable, c’est-à-dire qu’il dispose d’une interface intuitive, intelligente et ergonomique. Or il se trouve que, bien souvent, les développeurs développent d’abord pour eux-mêmes, et ne se posent pas trop la question de savoir quelles seront les difficultés éprouvées par un utilisateur béotien.
- Un logiciel libre qui s’éloigne des standards a peu de chances de survivre.
- Échanger des fichiers implique aussi que des formats universels non propriétaires puissent être utilisés ; en plus du logiciel, il faut donc concevoir des passerelles, des modules de conversion, afin que tel logiciel puisse ouvrir le fichier produit par tel autre. Qui va les développer ?
- Un logiciel gratuit ne génère pas de profit. Cela a pour conséquence une dichotomie : il y a bien une version gratuite en open source, utile mais peu utilisable. Si vous voulez une version utilisable et confortable, il faudra payer. Et il faudra payer d’autant plus cher qu’on souhaitera des fonctionnalités précises. Et du coup, on saute du logiciel libre au logiciel sur mesure, qui est ce qu’il y a de plus cher !

Le logiciel 100% libre, 100% utile et 100% utilisable n’existe pas. Et je pense qu’il n’est pas près d’exister.



377 réactions


  • Eric (---.---.210.187) 20 avril 2006 11:25

    Et en fait si.

    Parce que dans l’article on parle de gratuité en confondant ce qu’on paye et ce que l’autre recoit.

    Certes, tu as eu ta RedHat gratuitement via CentOS. Mais reste que la plupart des entreprises preferent payer pour avoir la sécurité du nom et le support qui va avec. Résultat tu peux l’avoir gratuitement mais du point de vue du diffuseur ce n’est pas gratuit et c’est tout à fait rémunérateur.

    On a aussi d’autres modèles comme celui de la société de service. Si la chocolaterie d’à coté se fait faire un logiciel de caisse (libre) par son prestataire informatique. Le logiciel est libre, la chocolaterie a la garantie de pérénité (elle pourra le modifier ou le faire modifier, le diffuser à ses franchisé, l’adapter, etc.). Par contre rien n’oblige la chocolaterie à le diffuser ce logiciel. Il est libre mais il n’est pas forcément publiquement accessible, et au final il n’est gratuit pour personne.

    Encore un troisième modèle, celui de blender par exemple. Il est libre, gratuit, mais en fait il est déjà payé. Il est libre depuis qu’une certaine somme fixée au départ a été perçue par les propriétaires du logiciel. Il est libre et gratuit parce qu’il a déjà été payé et rentabilisé. Gratuit pour vous, mais rémunérateur pour les ayant droit.

    Dernier modèle ? le logiciel est gratuit, mais la mise à disposition et le paquet autour sont payants. Combien parmi le grand public trouvent leur version de linux dans un magazine ou un magasin ? gratuit Linux ? oui, mais il a pourtant été payé.

    A force de raccourcis, on oublie que tout n’est pas noir ou blanc. Si vous voulez un exemple le feu est gratuit, il n’empêche que vendre les briquets est courant. Les logiciels et l’informatique n’est pas tant différent du monde réel, acheter quelque chose de théoriquement gratuit est fréquent.


  • Cordialement (---.---.3.217) 20 avril 2006 11:31

    Bonjour,

    Pour détendre l’atmosphère, je m’essaie au style (que j’apprécie, sans toujours le comprendre) de Monsieur West :)

    Quequ’chose détonant à l’article de la mort du libre. Pas le nombre d’erreurs relevées et révélées genre bien le-libre-c’est-al-quaida, non !

    Moi, ce qui me turlupine, genre moutisque de nuit d’été qui siffle dans l’oreille du beau Cordial Aimant, c’est l’absence de Méric du propriétaire de l’article dans les libres commentaires. Genre, maintenant qu’on sait que le libre c’est pas bin laden, on va pas le crier sur les toîts, hein !

    Alors on a tous vu la tour d’ivoirien du Saint Sir de Monaco s’écrouler, genre charge explosive à chaque commentaire, comme si c’était programmé, mais officiellement, on attend toujours l’officielle déclaration des officiels, du Sir lui-même en fait, qui nous dit que c’est pas les pirates de l’ère informatique qui ont fait chuter la côte de l’article, mais que sa construction était bancale et qu’il s’est planté dans son analyse comme un boeing qui attourit.

    Tant qu’on aura pas ça, on restera au ground zero du journalisme, genre j’ai-toujours-raison, et les pingouin continueront à se déchaîner contre cet ant-article.

    Cordial


    • Cordialement (---.---.3.217) 20 avril 2006 11:46

      Bonjour,

      J’ai encore du chemin à faire :)

      Cordialement


    • laguiche (---.---.98.243) 20 avril 2006 12:03

      Celui qui se plaît sur son blog ferait bien d’y rester, non ?

      Quand les grands discutent, les petits qui babillent vont au lit ! Bonne nuit demian west smiley

      PS : t’aime bien t’écouter, c’est bon d’avoir un ego surdéveloppé, ça aide dans la vie de tous les jours !


  • laguiche (---.---.98.243) 20 avril 2006 12:07

    Il est intéressant de regarder quelle est la politique éditoriale de ce site, on se rapproche grandement du logiciel open-source, non ? Cet article est gratuit, à libre disposition, etc... J’en conclue que Méric de Saint Cyr, d’après son raisonnement, n’a pas écrit cet article dans l’unique but philantropique de nous instruire, nous informer ou nous faire partager une opinion ou une idée mais bien d’en tirer un réel profit smiley Mais quel est-il ?


    • veridian (---.---.228.157) 20 avril 2006 13:47

      mais n’importe quoi ! Ah ce qu’on rigole de voir la grenouille intellectuelle essayer de se faire aussi grosse que le boeuf.

      Après tout, M. West, vous avez raison, vos interventions, c’est des mots, mais pas d’idée.


    • Dodot (---.---.129.154) 20 avril 2006 14:06

      Non seulement des mots, mais en plus à chaque fois une photo :’’’(


    • Dodot (---.---.129.154) 20 avril 2006 14:13

      Je crois que Demian n’est pas à sa place ici.

      Il s’exprime simplement pour le plaisir de phraser, pour la joute verbale. Malheureusement, ici, tout le monde s’en fout de faire de belles phrases vides de sens (à une ou deux exceptions près).

      Va donc trouver une tribune plus adaptée...

      (j’éviterai de donner mon opinion personnelle sur ce personnage, et je vous invite tous à en faire de même, pour garder un bon esprit sur cette page, et rester courtois)


  • le chma (---.---.127.123) 20 avril 2006 12:48

    Bonjour,

    Je n’ai pas lu tous les commentaires et je m’excuse par avance d’une redite.

    Le problème du logiciel libre que vous décrivez n’est pas celui du libre. Il est celui de tout logiciel.

    Tous les éditeurs, libres ou propriétaires, gratuits ou payants, veulent faire croire que l’utilisation d’un logiciel est simple, intuitif, basé sur des normes et une foit l’acquisiation réalisée : tout baigne !

    La réalité de quelques informaticiens dans ce monde est tout autre.

    Nous passons notre temps que ce soit vis à vis de produits payants ou gratuits, libres ou propriétaires à les installer, former les utilisateurs et les maintenir en ordre de marche. Ce temps est généralement payé par nos employeurs si nous en avons un ou par nos activités rénumérées. L’utilisation de tout logiciel, son adaptation à son contexte via le paramétrage a toujours un coût.

    Certes, le travail de ces informaticiens devient de plus en transparant pour les utilisateurs finaux : nottament ceux d’un pc connecté à internet. Pourtant, les travailleurs des soutes de l’internet permettent faire en sorte que le « a » taper sur son écran arrive sur le disque de stockage ou il va rester. Par expérience, je peux vous dire que ces soutes qu’elles utilisent du libre ou du propriétaire ne sont ni érgonomique, ni facile à utiliser, ni facile à gérer et installer.

    La vision que vous avez de l’informatique est celle des passager du titanic (1ère classe, seconde classe et clandestin inclus), celle d’un bateau et des travailleurs qui l’ont bati : elle ne tient pas compte des soutiers, les travailleurs qui le font marcher et qui mettent en oeuvre ce qu’on concu les architectes et constructeurs du bateau.

    La seule chose juste de cette article au dela de son aspect provocateur est que les programmeurs du libre ne font pas cela sans une rénumération monétaire : ce sont souvent des travailleurs comme les autres dans des organisations qui soit gagnent leur argent sur le service, soit dans des organisation à but dit non lucratif, soit encore des chercheurs payés par nos impôts qui considèrent leur travail public tout comme les médecins hospitalier, les chercheurs en science des matériaux par exemple.

    Cela entache-t-il plus leur travail que celui d’un travailleur de société éditant des logiciels payants... Je ne vois pas le rapport.

    On pourrait comparer ce que vous dite dans d’autres domaines. Un produit chimique propriétaire dont on ne connait pas la formule ezt un produit chimique libre ayant fait l’objet d’une publication scientifique posent aussi les même problèmes de mise en oeuvre de la formule pas toujours facilement accessible au néophyte, à ses fonctions : utile à la société ?, rentable pour l’organisation qui le produit ?, correspondant aux normes édictées par nos sociétés pour ce type de produit ? etc.. etc... Que je sache les laboratoires pharmaceutiques pourtant ne crache pas dans la soupe des génériques.

    Pour conclure, je penses que l’article confond beaucoup de niveau :

    a) la rénumération d’un programmeur de logiciel libre b) la gratuité du logiciel, la propriété du logiciel c) la réalité de notre société et 1) les fonctions comparées du libre et du propriétaire 2) l’utilisation d’un logiciel libre ou propriétaire 3) le sur-mesure et le prêt à porter.

    Sauf à avoir un purisme idéologique considérant que l’argent est sale ces éléments ne se confondent pas.

    Alors je serais provocateur : il faut éradiquer le logiciel libre et gratuit pour que les gens se révoltent et abattent nos sociétés marchandes qui nous exploitent doublement : travail et consommation. Oui d’accord alors. Mais ce n’est pas le logiciel libre qui est en cause c’est la société marchande qui l’est.

    Bonne lecture


  • T (---.---.7.22) 20 avril 2006 12:55

    Merci pour votre article, qui a le mérite de générer un traffic important sur un sujet ou les avis sont souvent tranchés. C’est l’intéret qu’a suscité votre article (voir la quantité de réponses) qui m’a porté à le noter « intéressant », plus que son contenu qui tient de mon point de vue plus de l’exercice de style mal informé que d’autre chose.

    Je conseille vivement aux personnes qui n’auraient pas eu d’autre exposition au sujet que votre article de se documenter ailleurs sur le sujet pour se forger un avis sur la question. Une recherche sur un moteur de recherche (Google ou autres) devrait les aider à trouver des infos. Wikipedia offre des pages d’info très bien faites sur le sujet. Voir : http://en.wikipedia.org/wiki/Open_source http://en.wikipedia.org/wiki/Open-source_license http://en.wikipedia.org/wiki/GNU_General_Public_License http://en.wikipedia.org/wiki/BSD_License

    Il me parait nécesaire de mentionner que vous faites l’erreur fondamentale de confondre le principe général des logiciels en source libre avec un de ses modes de licences (GPL par exemple) lorsque vous indiquez que les sources modifiées doivent être versées dans le domaine public. Les programmes publiés sous licences open source de type ’BSD’ autorisent la création de logiciels propriétaires et/ou commerciaux à partir de la réutilisation de leurs codes. Il est de notoriété publique que des sociétés telles Microsoft ont tiré profit de ces possibilités, et ce sans que cela ne déclenche un tollé du fait justement que les logiciels libres publiés sous licence BSD prévoient cela.

    Arguer du soutien de (plus ou moins) grosses sociétés telles IBM à certains projets de logiciels en sources libres pour batir une argumentation sur l’utopie du logiciel libre me laisse à penser que vous vous trompez de combat. Le soutien de l’industrie via des donations ou l’embauche de développeurs dont une partie du temps de travail (ou la totalité) est dévolue à la programmation de logiciels libres fait partie intégrante du mode de fonctionnement du milieu ’libre’. Et jusqu’à preuve du contraire cela ne choque personne dans les milieux concernés. Ce qui importe est le mode de mise à disposition du produit fini pour l’utilisateur final. Le code source est en accès libre, et l’on se fout que le gars qui l’a pondu soit rémunéré pour cela ou y occupe ses dimanches pluvieux.

    Le profit que peut tirer l’entité qui a pondu un logiciel libre n’est également pas un problème, sauf pour vous visiblement. Des sociétés telles celle qui développe le système de bases de données ’MySQL’ (http://www.mysql.com) se sont montées sur un modèle économique ou le produit est publié en ’libre’, et la société fonctionne sur les services associés qui sont vendus. Là encore, je ne pense pas que quiconque ait attaqué MySQL pour cela, l’important étant la mise à disposition de leur programme sous licence ’open source’.

    Vous dénoncez les communicants qui véhiculent un discours qui tient de l’utopie. J’aurais tendance à être d’accord avec vous à propos de certains extrémistes, mais n’oublions pas que la grande majorité des utilisateurs et des développeurs sont des gens pragmatiques plus intéressés à pondre/utiliser les programmes libres qu’à lancer une guerre de religion.

    Et pour finir sur une note pragmatique, le milieu du logiciel libre est comme tout écosystème : il y a des naissances et des morts. Mais le nombre de projets matures et en production sur des projets parfois de grande ampleur invite à réfléchir à deux fois avant de considérer le phénomène open source comme anecdotique.

    Le logiciel 100% libre, 100% utile et 100% utilisable existe. Je vous invite à le rencontrer concrètement avant votre prochain article sur le sujet.


  • humaniste universaliste (---.---.81.212) 20 avril 2006 13:03

    Comme il est impressionnant de voir quelqu’un qui se présente comme un activiste de tant de nobles causes témoigner qu’au fond l’altruisme, ça n’existe pas !

    L’attaque que tu lances contre « l’utopie du libre » appelle une réponse de fond :

    Si tu agissais davantage de manière véritablement désintéressée, tu n’aurais pas tant de mal à distinguer l’engagement véritable des grosses ficelles des grosses boîtes (que tu dénonces ici avec raison).

    Il y a du charlatanisme partout, mais il est exagéré de jeter le bébé avec l’eau du bain !

    Nous sommes environnés de faux triomphateurs qui se valorisent dans le pouvoir, l’argent, la compétition, le cynisme et tant d’anti-valeurs tout en s’attribuant le doux nom d’humaniste. Mais on reconnaîtra bientôt que l’individualisme à outrance ne mène qu’à la guerre de tous contre tous et que la seule manière cohérente de vivre en société est une attitude humble et désintéressée.

    Un peu d’histoire des LL montre très bien d’où ils viennent et comment la GPL et son intransigence lui donnent une force qu’on ne peut dévier. Si l’OSI, IBM, SUN, les CC et d’autres tentent de se faire une place au soleil en prétendant apporter leur pierre à l’édifice, rien ne te permet de salir l’image du mouvement en l’identifiant à ceux-là mêmes dont tu prétends dénoncer les motivations.

    Qui plus est pour expliquer que tu te reconnais, toi aussi, en ceux qui font les choses par intérêt (personnel, en plus).

    Mais alors ? Que défends-tu, toi Méric St-Cyr, au fond ? Que recherches-tu ? Que fait cet article sinon défendre encore la cause perdue des égoïstes ? Nous demander de valider que oui, on est tous égoïstes, donc bon, tu as le droit de l’être aussi ? C’est ça que tu veux nous faire admettre ? Alors, non, mille et une fois non.

    Et si tu n’as pas foi en l’être humain, alors que vaut ton engagement ?

    Si ta vision de l’être humain (donc de toi-même) se résume à une attitude pragmatique et utilitariste (presque mécanique ou animale) alors elle est bien pauvre, excuse-moi.


    • harmony (---.---.21.165) 20 avril 2006 14:01

      pour les commentaires il faut et il suffit s’adresser à son esclave damian west !


  • Grossebaf (---.---.109.8) 20 avril 2006 13:33

    Ce qui a de bien avec les logiciels libres, c’est que comme on a le code source, on leur fait faire ce qu’on veut (certes plus ou moins facilement, mais c’est réalisable). Et donc dans la pratique, les fonctionnalités réllement utiles sont presque toutes développées.

    Par exemple, mon Firefox est configuré de manière à bloquer le faciès du Sieur Demian, qui en plus d’avoir un physique peu flatteur ne cesse de raconter des âneries.

    Tiens, si j’avais le temps je bloquerais aussi ses commentaires. Ca diminuerait la taille de cette page et la rendrait beaucoup plus intelligible.


  • E. (---.---.210.187) 20 avril 2006 13:44

    mouais, on voit aussi que d’aucun continuent à débiter des commentaires sur un sujet dont ils n’ont même pas réussi à comprendre le titre. Parce que dans Free Software, le Free n’est pas là pour « gratuit » mais pour « libre ». Maintenant quel sont du coup le rapport et la pertinence de vos phrases dans ce contexte ? je suppose que c’est une question qui n’a plus besoin de réponse.


  • Fan2West (---.---.208.145) 20 avril 2006 14:41

    Sincérement et sans méchanceté.

    Le net est un média et il faut savoir comment ca marche. J’ai l’impression (je me trompe peut-être) que vous êtes « nouveau » sur la toile.

    Bref en théorie il y a de tout. Des endroits intéressants et d’autres plutot ternes.

    Je ne veux froisser personne mais bon pour moi Agoravox appartient a cette deuxième catégorie. On trouve des articles moyennement intéressants et surtout très tendancieux (voir celui là qui mélange pas mal de concepts)

    Cela est tout aussi valable pour les articles concernant le droit d’auteur qui sont tout aussi bourrés d’erreurs.

    Bref le net vous allez y trouver de tout et l’important c’est de se focaliser sur ce qui vous intéresse. Quel est l’intéret de venir ici pour chauffer les esprits ?

    Apporter un débat contradictoire n’est pas aisé sur le net. Il faut être un petit virtuose pour reussir. Malheureusement pour vous ce n’est pas trop le cas. Beaucoup ont essayés avant vous et beaucoup vont le faire après vous.

    bref si je viens c’est juste pour le phénomène de foire... Un troll en cage. Fascinant. Surtout en ces temps de chasse à vue...leur durée de vie est assez limitée en temps normal.

    (je precise que mon interet pour vous va surement s’etioler aussi vite qu’il est venu...tout va plus vite de nos jours que voulez vous...)

    Sinon pour eviter un hors sujet complet. Le libre existe, je suis un utilisateur lambda et j’ai des logiciels payants (windows) et des logiciels libre (Firefox, Thunderbird etc...).

    L’adage suivant : « Le logiciel 100% libre, 100% utile et 100% utilisable n’existe pas » est totalement faux...

    Je ne suis pas un masochiste, si j’installe Firefox c’est bien parcequ’il est : Libre, utile, utilisable et à mon humble avis beaucoup plus intéressant que son concurrent Internet Explorer.


    • A. Dirien (---.---.64.73) 20 avril 2006 15:26

      Quand les créateurs auront reçu leur première plainte pour diffamation, ou autres propos injurieux ils mettront certainement en place un système de modération.

      Le seul forum que je fréquente assidument est passé en 2 ou 3 ans d’un lieu d’échange sympathique poncuté de débat houleux mais interessant pendant l’époque ou la modération était faible à un forum ultra-modéré pour coller aux lois et aux bonne moeurs catholiques, bref un endroit chiant à mourrir.

      Je serais étonné qu’AgoraVox ne suive pas le même schéma.


  • harmony (---.---.12.4) 20 avril 2006 15:28

    mais où sont ils passés le sieur st cyr et son esclave ??


  • harmony (---.---.25.92) 20 avril 2006 16:08

    comme à l’accoutumée....

    le west il doit être à une partie de « jambes en l’air » et le st cyr carrément il a disjoncté tellement il a dit des connerie !!!!! lolll


  • harmony (---.---.25.92) 20 avril 2006 16:32

    vous avouez vos faiblesses messieurs !

    si c’est votre trip de faire une étude sur les commentaires je suis au regret de vous dire que c’est également le mien....

    votre (vos) silence (s) sont pour moi very important !!!!!

    vite vite.... exprimez vous


  • (---.---.108.77) 20 avril 2006 16:41

    Ceux qui ne savent rien sur le logiciel libre et qui ne l’utilisent pas, en parlent beaucoup sans savoir.

    Quand à ceux qui utilisent le logiciel libre, ils se contentent de l’utiliser.


  • Ben (---.---.133.193) 20 avril 2006 16:46

    Je me risque ici à émettre un avis qui a déjà très probablement été présenter : Présenter la prééminence de Microsoft comme une conséquence de la sélection naturel, ou pourrait on dire d’un système libéral parfais où chaque agent ne doit son prestige qu’à la supériorité de ses produits est utopique. Si l’on devait parler de fairplay économique, il me parait évident que Microsoft en a cure : il se sert de sa puissance pour annihiler la concurrence, sans rechercher la satisfaction du « consommateur ».

    Je n’invente rien et je suis sûr que la plupart des commentaires préciseront ces commentaires, mais ça relève de la tautologie que de justifier la réussite de Microsoft par sa puissance actuelle : s’il est le plus fort, c’est que c’est normal qu’il soit le plus fort. Comme démonstration, on aura vraiment vu mieux.

    Pour ma part, je pense que le système libre ou open-source commence à sortir de sa sphère élitiste de programmeurs - c’est même grâce à cela que j’en parle - et qu’il y a donc bien un grand changement qui s’opère.

    Ce n’est pas insensé de soutenir que toute révolution économique est souvent issu au préalable d’une révolution intellectuelle. C’est ce qui se passe actuellement, et c’est ce contre quoi M$$ s’escrime.

    Cordialement,


  • fraga (---.---.78.148) 20 avril 2006 17:39

    Eh bien moi je suis très content des logiciels libres. Je ne suis qu’un petit utilisateur d’ordinateur et je n’ai pas la prétention de représenter de gros utilisateurs, mais j’utilise Open Office 2 et j’ai quitté MS Office très heureux de pouvoir faire la nique à Bill Gates. Et j’espère que beaucoup de monde fera de même. C’est un logiciel plus complet que MS Office (il inclut la base de donnée) et est mis à jour régulièrement. Il est compatible avec MS Office et surtout il est multi-plateformes systèmes : linux, Windows et Mac OS X. A ce propos M. St Cyr à l’air de mélanger système et logiciels : Linux, Windows et Mac OS X sont les principaux systèmes des PC. D’apprendre qu’IBM serait derrière ces open sources me remplit de joie et de savoir que certains se font rémunérer ne me choque pas. Si pour moi le logiciel est gratuit où est le problème. Linux ou Mac OS X sont plus performants que Windows et sont plus sûrs. Alors de quoi se plaindre si cela peut faire faire des économies à nos administrations qui en ont bien besoin. A croire que M. St-Cyr est payé par Microsoft. J’ai toujours trouvé scandaleux que Bill Gates réussisse à placer son MS DOS dans les années quatre vingt alors que c’était le DOS le plus nul. Il a couillonné IBM à l’époque et a bâti sa fortune sur ce tour de marketing. Mais quand on pense que Windows en 1995 arrivait péniblement à faire ce que faisait le Mac en 1985, on reste pantois qu’il y ait encore quelqu’un pour défendre le monopole de Microsoft. J’utilise également Firefox (plus performant qu’Internet Explorer) et Thunderbird (également plus performant qu’Outlook Express et maintenant Entourage). tout ça est mis à jour régulièrement et fonctionne très bien. Si Monsieur St-Cyr veut donner son argent au milliardaire de Redmont, libre à lui, mais qu’en plus il protège sa cassette alors là c’est un peu fort. Salutations


  • harmony (---.---.17.124) 20 avril 2006 17:56

    mon cher damian sachez que vous me décevez grandement.....


  • Fred (---.---.230.243) 20 avril 2006 18:25

    On perd notre temps. Méric de Saint-Cyr a une belle photo d’homme adulte apparemment non-trisomique, un beau texte pour se décrire comme philosophe, mathématicien, alter-mondialiste et j’en passe, mais derrière tout ça y’a un QI de poule.

    Des arguments inventés à partir de suppositions, une méconnaissance absolue du sujet, une confusion dans les termes, et le plus grave de tout, une logique équivalente à celle d’un enfant moyen de 12 ans.

    Moi quand je ne connais pas un sujet, et que je suis face à 100 personnes qui le connaissent, je la ramène pas avec des suppositions à deux balles et des afirmations basées sur rien.

    Monsieur West, c’est pareil, en un peu plus ridicule.

    Franchement, assumer une telle puérilité d’esprit de manière non-anonyme, faut avoir du courage.


    • gavroche (---.---.169.85) 21 avril 2006 10:57

      Ses désillusions sur l’Open Source sont sûrement dues à une « non maîtrise » de l’open source.

      Comme beaucoup d’utilisateurs qui font joujou avec un PC (ou un Mac) et qui de ce fait pense pouvoir parler « informatique » comme de vrais professionnels.

      Malheureusement tout ce qui semble briller n’est pas de l’or, grattez un peu le verni et vous vous apercevez vite que c’est du « toc »


  • Fan2West (---.---.208.145) 20 avril 2006 18:49

    Pourtant c’est assez simple à comprendre le grand malaise sur les notions de libre... Je n’ai pas le courage d’expliquer le tout, mais bon depeindre les tenants et aboutissants aussi mal nous montre bien la méconnaissance du sujet par l’auteur de ce texte.

    Sinon mon cher Mr. West je respecte votre vue sur le droit d’auteur. Vous faites un peu exprès de titiller les internautes bélliqueux, libre à vous.

    Sachez juste que je suis un consomateur lambda. Mon utilisation du p2p cohabitait paisiblement avec mes achats de biens culturels. Mais vu comment se déroule le débat, j’ai arreté les deux. J’en suis à voir le tout que par la petite lorgnette pecunière. Avant j’aimais la musique et je respectais les artistes que j’appréciais. Désormais je suis juste méfiant. Plutot triste non ?

    Après le coup des Drms et compagnie c’est tout simplement ridicule. Quand j’achete un tableau je peux en faire ce que je veux non ? Le placer dans le salon, le donner, le photographier etc... Là c’est un peu comme si on placait un mouchard dans le tableau « Non pas le droit de le placer là ! » « Photographie interdite ! » « Attention au bout de la 4ème maniplation le tableau s’autodetruira ! »

    Insupportable. Dès lors j’attends. J’attends que cette guerre de position s’arrete et qu’une certaine logique revienne.

    Et je repete que je suis un citoyen plutot responsable. Cela doit être un degat collatéral je presume...


    • Fan2west (---.---.208.145) 20 avril 2006 19:18

      Mon surnom...bof vu que je vais quitter ce site aussi vite que je suis venu, il me semblait plus facile de garder cette petite boutade.

      Sinon pour l’anonymat...je fais bien attention de ne pas trop être visible sur la toile. Pourquoi ? Le net est public et je n’ai pas trop envie de mélanger ma vie privée et ma vie fictive sur la toile Comme 95% des internautes je présume.

      Sinon je vous fait remarquer que je n’ai jamais été injurieux. Tout au plus un peu caustique en vous traitant de troll (Vu comment vous vous defendez c’est un peu mérité ce quolibet)

      J’essaie le plus possible d’éviter les attaques personnelles...signe evident que le dialoque vient de se briser. Un peu comme ce fameux point Godwin :)

      Bref il ne faut pas tout prendre au sérieux et s’il existe bien un endroit où il faut garder un certain détachement, c’est bien ici.


    • Fred (---.---.230.243) 20 avril 2006 19:24

      Tu as raison Demian. Bon, c’est bien gentil mais c’est pas ça qui va donner un peu de qualité à l’article qui nous préoccupe.


  • nantor (---.---.131.113) 20 avril 2006 20:14

    Cher Méric,

    Je me suis déjà exprimé sur l’article ... 238 réactions presque toutes négatives.

    Allez, il n’y a que ceux qui ne font rien qui font pas de conneries ...

    Courage pour rebondir, ça doit pas être facile. On a tous le droit de se planter dans la vie !

    Et n’oubliez pas : la honte c’est la science des faibles.


    • Fred (---.---.230.243) 20 avril 2006 20:27

      Méric vout dira sans doute que presque 100% de réactions négatives ne prouve rien. Et il aura raison, excepté que lui ne sait pas de quoi il parle (je doute que le libre représente plus de 0,1% de son usage de l’informatique) et que beaucoup ici sont plutôt au fait de ce sujet. Certains sont même développeurs de logiciels libres, ils sont donc bien placés pour savoir qu’ils ne font pas ça pour l’argent (et que quand bien même ils le feraient pour l’argent, la licence reste une licence qui offre la liberté à l’utilisateur).


    • nantor (---.---.131.113) 20 avril 2006 21:10

      Ok Fred,

      Mais je voulais juste dire, à un moment c’est dur, putain qu’est-ce qu’il a prit !

      Un peu de compassion ...


    • machinchose (---.---.129.40) 23 avril 2006 16:45

      waw ! la modestie n’étouffe pas notre Demian.


  • labototo (---.---.97.120) 20 avril 2006 22:10

    Tiens un article non documenté à l’argumentation inexistante, tout ça pour affirmer que les logiciels libres sont une utopie, un mythe déconnecté de la réalité humaine. Pas très bon pour la pertinence d’agoravox, mais enfin, les commentaires balancent largement l’ineptie de l’article, dont le mérite aura été de provoquer autant de réaction. M. Méric, sans doute comme monsieur jourdain utilise certainement tous les jours des logiciels libres, mais il ne le sait pas. De nombreux exemples ont été donné, inutile d’en rajouter. Alors c’est vrai, je tire sur une ambulance, et je n’en tire aucune gloire. En espérant malgré tout que ceux qui ne connaissaient pas les logiciels libres n’auront pas été trompés par l’ignorance d’un homme assez fou pour le proclamer.


  • THR4K (---.---.41.238) 20 avril 2006 22:23

    Bonjour,

    Merci pour cet article qui m’a bien fait rigoler je dois dire tant l’analyse (si on peut toutefois la qualifier ainsi) est grotesque et passéiste par rapport au Logiciel Libre tel qu’il est de nos jours.

    Quelques points à méditer :

    - le Logiciel Libre est loin d’être composé uniquement de naïfs idéalistes en complet décalage avec la notion de marché et d’économie du secteur informatique.

    - ce n’est pas parce qu’un Logiciel Libre est généralement gratuit qu’il n’est pas rentable ; on peut générer du profit par le biais de la prestation de service (support technique notamment) plutôt que par le biais de la vente de sa licence ou encore de son code source.

    - imaginer que le Logiciel Libre n’est pas susceptible d’attirer ou de garder suffisamment de développeurs pour garantir sa pérennité en raison de l’absence de rétribution est erroné. Le Logiciel Libre attire de plus en plus de développeurs qui peuvent également y trouver un intérêt autre que financier.

    Je vous renvoie par exemple aux projets de distributions entièrement libres et communautaires que sont Debian et Gentoo, qui comptent plusieurs milliers de développeurs chacun (nombre sans cesse croissant).

    - le développement du Logiciel Libre est animé par une dynamique beaucoup plus grande que le Logiciel Propriétaire. Si vous pensez que le Logiciel Libre se limite à quelques projets actifs grâce à des financements et du sponsoring de quelques multinationales, vous négligez la partie immergée de l’iceberg, à savoir de travail de centaine de milliers de « petits contributeurs ».

    De nombreux projets se créés et disparaissent bien sûr, mais les plus intéressants sont retenus parmi ceux-ci ; c’est là un riche facteur d’innovation, impossible à obtenir autrement en raison des coûts en R&D qu’il faudrait engager.

    - je passe sur l’utilité du Logiciel Libre : celui-ci a bien sûr déjà l’utilité d’offir une alternative au Logiciel Propriétaire (donc le choix pour le consommateur, notion essentielle en économie), permettant d’accéder à des outils de qualité (les logiciels propriétaires phares ont leur équivalent libre _et_ compatible), à moindre coût (accessibilité pour le plus grand nombre) et favorise la libre retransmission du savoir (les sources sont ouvertes, même si des connaissances sont requises pour pouvoir pleinement les exploiter, on ne monnaye pas ici la connaissance).

    - l’utilisabilité soi-disante moindre des logiciels Libre appartient définitivement au passé, et a plus l’apparence d’un vieux troll qu’autre chose actuellement. Les projets KDE et Gnome sont là pour étudier et répondre aux besoins des utilisateurs en matière d’ergonomie au niveau des IHM.

    Le modèle de développement du Logiciel Libre permet d’être plus rapidement en adéquation avec les attentes des utilisateurs que le Logiciel propriétaire : le cycle de renouvellement d’un produit comme Microsoft Windows à une durée de vie de 5 ans environ, période pendant laquelle l’interface graphique n’évolue pas et reste complètement figée... contrairement aux versions des environnements graphiques disponibles sous GNU/Linux par exemple.

    A vrai dire Microsoft accuse même un retard technologique des plus important à ce niveau : alors que la sortie de Windows Vista est encore repoussée, les technologies graphiques attendues pour celui-ci sont d’ores et déjà présentes et parfaitement fonctionnelles depuis plusieurs mois voire années (ex : les bureaux multiples) dans l’environnement GNU/Linux. Lors de la sortie de Windows Vista, celui-ci sera à nouveau totalement dépassé en terme d’IHM avec le futur qui se profile dès mà présent sous GNU/Linux (XGL).

    - parlons des standards : une définition du standard est d’être disponible/répandu partout ; les principaux Logiciels Propriétaires ne fonctionnent souvent que sur une plateforme propriétaire également à contrario des Logiciels Libres qui fonctionnent à la fois sur les plateformes libres et propriétaire. Comment alors parler de standard ou d’intéropérabilité dans ce cas ?

    - je ne reviens pas sur le concept de Libre qui n’est pas forcément égal à gratuit (cf. la rentabilité par le support et non par la licence). Avoir un produit moins cher qu’un autre signifie tout simplement que celui-ci est moins bon... cela ne correspond en rien d’autre qu’à une vieille idée bien française et un certain snobisme cher aux yeux de certains consommateurs.

    Le coût de revient n’est pas évoqué alors qu’il donne précisément la réponse à ce niveau : le Logiciel Libre gratuit est gratuit parce qu’il est diffusé par le biais d’une commaunauté de passionnés bénévoles et qu’il ne fourni aucun support technique avec le logiciel (l’utilisateur le télécharge depuis internet et l’installe) tandis que le Logiciel Libre payant est payant parce qu’il est diffusé par le biais une société commerciale qui fournie un support technique (boîte, documentation papier, assistance téléphonique, etc.) avec ce même logiciel.

    Les fonctionnalités sont les mêmes dans les deux cas, vous essayez d’assimiler au Logiciel Libre une stratégie de marketing courante au Logiciel Propriétaire (mais non limité à ce secteur, l’automobile est un autre exemple) : le coût supplémentaire facturé à l’option...

    Votre article perd toute sa pertinence et devient hélas ridicule par votre évident manque de renseignements à l’égard du Logiciel Libre ; une critique ne peut être constructive que si celle-ci est correctement fondée.

    THR4K


  • Fred (---.---.230.243) 20 avril 2006 23:09

    « vous ne parviendrez jamais à faire croire que l’open source, en français « logiciel libre », soit autre chose qu’un mythe »

    « open-source » ne se traduit pas par « logiciel libre », ce sont deux concepts différents. L’auteur méprise ses lecteurs au point de ne même pas corriger les fautes de traduction, après 200 commentaires qui lui disent qu’il s’est emmêlé les pinceaux dans les termes.

    Dans le genre mauvaise foi puérile, c’est assez fort.


  • Z (---.---.248.248) 21 avril 2006 02:59

    F-I-R-E-F-O-X


  • Johann (---.---.201.200) 21 avril 2006 09:07

    Cher monsieur, lisez cet article et revoyez un peu votre copie ! http://www.liberation.fr/page.php?Article=376412#


  • (---.---.151.127) 21 avril 2006 09:30

    Un lien pour permettre à chacun de voir les contre-vérités propagées par cet article où se devine la plume de Microsoft.


  • Manu Manu 21 avril 2006 10:20

    @ Ulmo

    Si je puis me permettre, nous sommes loin de la fin de l’ère du COBOL !

    Par ailleurs, au risque d’être lynché sur place, je ne serai pas si catégorique en ce qui concerne la qualité des logiciels propriétaires, notamment ceux de Mr Gates.

    Comme déjà indiqué, tout est loin d’être blanc ou noir. Par exemple, j’ai acheté mon portable avec Windows XP, et j’en suis très content (il faut reconnaitre que cet OS est assez réussi, pour un utilisateur lambda que je suis, au moins). Pour autant, j’utilise Firefox (vive les onglets !), OpenOffice.Org, etc.

    Du côté d’Apple, il faut également reconnaitre qu’outre une interface soignée, la qualité des écrans est tout bonnement exceptionnelle.

    Enfin, je me suis essayé à Ubuntu. Question ergonomie, pas de problème. Par contre, avoir poussé la logique libre au point qu’on ne peut pas lire un DVD ni un fichier MP3 est déconcertant... Voilà pour quoi j’ai gardé un double boot et que 95% du temps, je suis sur XP.

    Pour terminer, j’invite Méric de Saint-Cyr simplement à faire un test : une autre innovation des OS libres (à ma connaissance) est le Live CD ; pour ubuntu, c’est là :ftp://ftp.proxad.net/mirrors/ftp.ubuntu.com/releases/5.10/ubuntu-5.10-live-i386.iso

    Il suffit de graver, d’insérer dans le lecteur de CD-ROM, et c’est parti !


    • s5 (---.---.2.193) 21 avril 2006 13:53

      Bonjour,

      Ne vous méprenez pas, il ne sagit aucunement de la « logique libre » de ne pas permettre la lecture de DVD et de MP3. Il s’agit simplement de ne pas être dans l’illégalité. Il faut savoir que les DVD du commerce sont cryptés. Pour pouvoir lire un DVD légalement il faut acheter une licence (incluant une clé de décryptage). Cette licence est acheté par les maisons éditrices de logiciels de lecture de DVD. Pour plusieurs raison, il n’est pas possible aux logiciels libre d’acquérir une telle licence.

      Il existe bien-sur des solutions permettant la lecture de DVD sous Linux (grace à DeCCS) mais vous êtes dans l’illégalité si vous les utilisez.

      C’est pourquoi il n’est pas possible de fournir de logiciel de lecture de DVD dans les distributions. Il ne s’agit pas d’un choix mais bel et bien de législation.

      Cordialement.

      P.S : Concernant le MP3, il y’a également un problème de licence.


    • fb (---.---.57.197) 21 avril 2006 14:10

      Une petite précision s’impose, le déchiffrage DeCSS pose des problèmes légaux aux États-Unis avec le Digital Millennium Copyright Act (DMCA) qui a, avec DADVSI, comme ancêtre commun le traité OMPI de 1996. Le MP3 est associé à un brevet logiciel. De ce fait les distributions Linux ne peuvent prendre le risque de contrevenir à la législation d’un pays dans la mesure où il n’y a aucun contrôle possible par construction sur la diffusion. Les brevets logiciels sont illégaux en Europe, donc les modules complémentaires permettant par exemple la lecture de DVD cryptés se trouvent souvent en Europe (et particulièrement en France). C’est effectivement un obstacle rebutant pour ceux qui découvrent par exemple Linux mais la crédibilité du logiciel libre passe également par un respect strict des lois.


    • pingouin perplexe (---.---.185.40) 21 avril 2006 14:48

      il peut être intéressant de jeter un oeil sur le projet OGG Vorbis


    • harmony (---.---.29.40) 21 avril 2006 15:07

      ce qui est surtout intéressant (à mon sens) c’est de laisser tomber ce sujet...... enfin non pas le sujet mais la malhonnêteté du rédacteur... à moins qu’il ne soit carrément désinformé (ou alors un psychopathe !) à++


  • had (---.---.195.75) 21 avril 2006 12:15

    un peu de lecture ... ici le cas de mysql, un logiciel opensource, « libre »

    http://libe.fr/page.php?Article=376412


  • (---.---.212.126) 21 avril 2006 12:29

    @Méric St-Cyr

    Vous ni connaissez rien et ça se voit.


  • Un curieux de passage (---.---.146.112) 21 avril 2006 16:18

    Inutile de s’appesantir sur le contenu de l’article, ses amalgames (défendre le libre, c’est défendre le piratage), ses confusions (logiciel libre = domaine public), ses allégations péremptoires (personne de sensé ne peut croire que...) Inutile disais-je.

    Penchons nous simplement sur l’auteur, ou plutôt sur son site web. Désolé d’avoir cliqué sur le lien, il était là. Et soudainement, me vient une question : « Dis nous donc que les dessins que tu reproduis sur ton site sont bien libres de droits, ou que tu as bien obtenu l’autorisation des détenteurs des droits, contre une somme sonnante et trébuchante puisque je te cite »il faut fondamentalement avoir une super motivation (et ne pas avoir besoin de travailler pour vivre)..." A moins que tu n’ais du mal à faire la différence entre « gratuit » et « libre » , ou entre « j’ai le droit de lire » et « j’ai le droit de reproduire, puisque je n’en tire pas de bénéfice, enfin pas de bénéfice direct, enfin pas vraiment, enfin je crois... »

    Mais si tu as du mal à faire la différence entre ces différents concepts, peut-être aurait-il mieux valu eviter d’énoncer les verités ultimes de ton article, que d’aucuns vont gober sans suffisamment de connaissance ou simplement d’esprit critique pour oser les remettre en cause.

    Allez, sans rancune !


    • harmony (---.---.20.41) 21 avril 2006 17:12

      t’es un grand comique touaaaaahhhhh !!! tu parles pour toi ou quoi ??


    • Un curieux de passage (---.---.146.112) 21 avril 2006 17:45

      Ni controuvé, ni captieux, mon propos s’arrète simplement sur l’auteur plutôt que sur l’article, qui à mon sens n’en vaut pas la peine, pour faire ressortir la méconnaissance (je n’ose penser à du mépris) des concepts que sous-tend ce dont il parle.

      Enfin, puisqu’on en est à la forme plus qu’au fond, deux remarques :

      A mon avis le bégaiement sur curieux ne s’éléve pas plus haut que ce qu’il évoque.

      Le dandysme à plus fait progresser les salons que les sociétés, et à ce titre, sans doute devriez-vous apporter un peu plus d’attention au fond, quitte à sacrifier un peu la forme.

      Cordialement


    • harmony (---.---.20.41) 21 avril 2006 18:37

      aucun doute....

      damian est un psychopathe !!


  • (---.---.116.233) 21 avril 2006 16:51

    Les Meric et autres Damien nous prouvent qu’ils maîtrisent mieux mieux la plume que l’informatique, mais c’est le but de ces blogs :

    donner l’illusion qu’ils font de l’info,

    et naturellement certains lecteurs prennent cela pour argent comptant, tout comme ils prennent pour argent comptant ce qu’ils lisent dans certains journaux à scandale.


    • Fred (---.---.230.243) 21 avril 2006 22:54

      On ne maîtrise pas la plume quand on a les capacités d’argumentation d’un enfant.


  • ulysse666 (---.---.34.190) 21 avril 2006 17:26

    Bof ! Opinions toutes personnelles, qui ne méritent pas tant d’invectives.

    Ces démonstrations sont à cotées de la plaque quand à l’esprit du libre. Superficielles et plus que partisanes sur les parties techniques.

    Admirer Bill (ou Steve) et son oeuvre n’a rien de méprisable ni de scandaleux ou d’illégal (quoi que... ?) mais devrait etre ouvertement affiché, ce qui rendrait l’objet de cet article plus compréhensible.


  • isatis39871 (---.---.117.50) 21 avril 2006 21:20

    Ne voyons pas que les limites de l’article, il a le mérite de rapeler que le logiciel libre repose sur une base fragile : certaines personnes préfèrent contruire que détruire. Il n’y en a pas tant que cela, et c’est pour ça que le modèle libre à lui seul n’est pas efficient. Il est complémentaire au modèle propriétaire et les deux profitent pleinnement de l’existence de l’autre (à quelques exeptions monopolistes près).

    Je trouve que poser 90 % de désinterêt sur un écrit, certes pleins de trous (quand même, confondre libre et gratuit puis faire une analogie avec le piratage, faut pas s’étonner du retour de bâton Mr Meric...), mais qui propose une voix non agressive opposée au libre, c’est injuste. On a besoin dans une démocratie de l’avis contraire pour progresser, et celui-ci est exposé de manière contructive bien qu’imparfaite.

    Le libre fonctionne, et l’auteur de l’article ne l’a pas compris. Mais il met en lumière des points (volontarisme, communautarisme) qui sont à la fois la force et la faiblesse du libre et qui nous rapelle que tout peut se casser le figure à tout moment. Regardons l’actualité des grandes distribs linux : Mandrake vient de virer son fondateur et Red Hat ferme sa fondation. Le libre est instable et c’est à nous de l’entretenir.

    D’ailleurs un point qui m’a particulièrement plus est celui qui dit « Théoriquement le logiciel libre est durable, ». Car c’est vrai, c’est théorique. Si un logiciel libre tombe, il faut des gens compétent, motivés (pas par l’argent si c’est sous GPL) et assez nombreux pour le récupérer. Si un bon logiciel proprio tombe, une grosse société le rachète. Le libre n’est pas en pratique toujours durable et de nombreux projets tombent à l’eau faute de communauté.

    De plus le libre se heurte au fait qu’il évolue dans un environnement non libre (matériel, légal...). Donc son déploiement sera toujours limité par son context, à moins de changer ce dernier.

    Pour finir, un petit traceback sur un article tout frais de Libe qui témoigne de l’actuelle bonne santé du libre : http://www.liberation.fr/page.php?Article=376412

    Parceque malgré tout, j’y crois énormément. L’esprit du libre et sa communauté, c’est vraiment un des plaisirs de l’informatique.


  • eric54 (---.---.254.2) 21 avril 2006 21:55

    M Meric de st cyr, Il est certain que vous parlez de ce que vous ne connaissez pas. Que ce soit de manière volontaire ou non.

    Je me permet une seule remarque, vous donnez à un moment des chiffres qui concerne les Operating System, il y a erreur ou confusion, en effet il existe des logiciels libres pour tous les systèmes.

    Je ne ferai pas de polémique, je ne dirai qu’une chose si vous êtes aussi ouvert que vous le dites, passez donc nous voir du 4 au 8 juillet 2006 aux Rencontres mondiales du logiciel libre et vous pourrez juger et comprendre.

    http://www.rmll.info

    cordialement


  • xavxax (---.---.227.154) 21 avril 2006 22:06

    « Le logiciel 100% libre, 100% utile et 100% utilisable n’existe pas. Et je pense qu’il n’est pas près d’exister. »

    Ben si. Ca s’appelle Firefox.


    • xavxax (---.---.227.154) 21 avril 2006 22:43

      Un exemple sur les qualités du libre. Si par malheur vous trouvez une page qui s’affiche mal sur Firefox, vous pouvez vous inscrire librement sur le gestionnaire d’incident de la fondation Mozilla. Une fois inscrit, vous pouvez vérifier si le bogue a déjà été répertorié. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez le signaler et il sera tôt ou tard corrigé. S’il est connu, vous pouvez même voter pour qu’il devienne prioritaire !

      Franchement, est ce que vous connaissez un seul logiciel propriétaire qui ait cette possibilité d’ouverture ?

      Il est inconstestable que la plupart les logiciels open source ne s’adressent pas à des débutants. Souvent, la documentation est incomplète. Parfois, elle est même inexistante.

      Par contre, pour une solution professionnelle, c’est très intéressant. Personnellement, ayant développé 7 sites Internet avec la gestion de contenu libre OpenCms, je n’ai jamais eu besoin de solliciter le support payant. J’ai toujours trouvé les solutions dans les forums.

      Je ne pense pas que l’absence de convivialité et de documentation soit une volonté délibérée. A mon avis, c’est plus dû au fait que les développeurs cherchent en premier à bâtir une solution fiable, qui réponde à des besoins fondamentaux. Et aussi, il faut le dire, écrire de la doc, c’est vraiment barbant smiley


  • lol2lol (---.---.30.198) 21 avril 2006 23:05

    Demian West est l’utilisateur forcené du logiciel libre : http://tinyurl.com/qftk

    et pour lui : http://tinyurl.com/r9yzb


  • emmort (---.---.38.120) 21 avril 2006 23:05

    Monsieur Méric,

    Votre article et les réactions qui s’ensuivent (auxquelles se rajoutent vos souvent maladroits rectificatifs) démontrent votre ignorance totale de la dynamique du libre.

    Le seul point sur lequel vous avez raison : les développeurs agissent par intéret, oui, c’est vrai !

    Par contre, il s’agit d’un intéret collectif, pas d’un intéret personnel. Les développeurs savent qu’en communautarisant leurs efforts, ils iront plus vite et plus loin qu’en cachant leurs travaux sous de vagues brevets dont le principal intéret est retiré par les juristes et les grandes sociétés qui en font des « deals » de non-agression. Bref, des éteignoirs à créativité.

    Vous vous dites alter-mondialiste, quelle est votre réaction quand à la vente de OS dégradés à prix réduit pour les marchés émergeants ? Si j’étais de ces pays, cela me vexerait, et pas un peu.

    Un utilisateur de logiciel libre a droit au même produit de New-york à Port-au-Prince. Voilà une réponse, partielle il est vrai, qui devrait réjouir un alter-mondialiste.

    Mais je vous rejoindrai sur un point, l’économie doit tourner. Et l’économie autour du libre est en cours de gestation. Mais l’enfant se présente bien. Le logiciel est libre, les prestations autour de celui-ci payante pour les utilisateurs qui demandent des prestations personnalisées.

    Bref, si une entreprise utilise, par exemple, open-office pour ses travaux de secrétariat, elle payerait la formation de son personnel si celui-ci ne se contente pas des tutoriaux fournis.

    Je terminerai par un point qui m’a profondémént heurté, dans vos réactions. Le fait de vanter (sous prétexte d’humour) le piratage des logiciels. Les défenseurs du logiciel libre sont respectueux du droit des développeurs qui n’ont pas fait les mêmes choix, et à ce titres de virulents adversaires du piratage des logiciels.

    Merci, pour ménager nos artères de coup de sang néfastes, de vous informer sur un sujet avant de pondre de pareils opus.


  • edivincison (---.---.5.149) 22 avril 2006 00:25

    Merci à tous les vaillants commentateurs. Je voulais aller me coucher tôt, c’est raté, mais j’ai passé une excellente soirée !

    Devenu un peu moins ignare en matière de logiciels open source, je me contenterai pourtant de rappeler Amérique St-Cyr le bon usage du verbe français obliger... en concluant que son humble silence oblige ses pourfendeurs !


  • brezh brezh 22 avril 2006 00:41

    M. Méric,

    La seule utopie remarquable dans votre publication est celle de votre rapprochement à la réalité d’entreprise... Ne disposant pas de votre verve, mon commentaire sera, lui, concis, mais non sans fondements de réussites d’entreprises sous LL, qu’elles soient prestataires ou clientes.

    Ayant la possibilité, de par ma fonction, d’imposer une architecture informatique à plusieurs entreprises, je me suis dessiné deux toiles différentes pour deux entreprises avec exactement le même profil, dans les mêmes locaux, et surtout pour le même investissement de départ.

    Ce dernier point est très important, car dans un cas, le coût des licences n’inclut pas l’assistance et le déplacement d’un tech en cas de panne, dans l’autre, c’est « presque » induit.

    Le résultat au bout de 8 mois d’exploitation, l’entreprise sous M$ s’est habituée à la présence d’un tech payant dans leurs locaux, l’autre, sous LL, ne connaît même pas le numéro d’assistance de l’entreprise prestataire. Et là, je ne parle que du système et du réseau...

    Salutations.

    Brezh

    PS : même si cela ne me dérange pas, je ne me ballade pas nu en public et bouffe de la viande de temps en temps, pourtant, c’est le LL que je proposes pour ne pas trahir la confiance des entreprises qui s’ouvrent à la source et ne se ferment pas sur d’anciennes croyances du type « je paye des licences pour la qualité ».


  • François Schreuer (---.---.169.110) 22 avril 2006 02:37

    L’auteur de cet article ne connaît manifestement pas grand chose à la réalité du monde du logiciel libre. Il avance de manière péremptoire des propos extrêmement généralisants sans les étayer sur des faits et sans même se donner la peine de les nuancer. Je crois qu’il serait avisé de commencer par lire les nombreux travaux, notamment sociologiques, écrits sur le sujet. Il apprendrait que les producteurs de logiciels libres sont loins d’être tous les professionnels (voir l’exemple de SPIP), que les motivations desdits développeurs et des commanditaires sont bien plus variées qu’il le pense, qu’il existe des projets entièrement bénévoles et performants (Debian, vous connaissez ?). Que le fait qu’un développeur soit payé n’implique pas une logique mercantile (pensons à tout le secteur de l’éducation pour lequel le libre représente une manière bien plus efficace d’allouer des ressources de développement) ni même un « intérêt » immédiat (car le développement d’une informatique libre représente un substrat bien plus propice à l’émergence de nouvelles idées et à la crétivité que le monde propriétaire).

    Enfin, l’idée que le libre peut aussi représenter un enjeu en terme de démocratie, d’appropriation des savoirs par les citoyens (et donc justifier un investissement de la part des pouvoirs publics) ne semble même pas effleurer l’auteur de ces lignes.

    Bref, j’ai rarement lu un papier aussi mal informé et d’une analyse aussi mauvaise que celui-ci.


  • brezh brezh 22 avril 2006 03:26

    Mais, au fait... Pourquoi réagir à de telles ignominies, d’un sois-disant diplômé en culture mathématique et psychologique ? Car moi aussi, sur ma carte, j’aurais pu étaler tout un tas de diplômes sans pour autant donner de la valeur à mes écrits. Rayons ouvertement toute lecture d’un Méric de Saint-Cyr sans aucune valeur, il voulait simplement se faire connaître, sans aller jusqu’au boycott, cela lui ferait sans doute trop plaisir d’être le porte-drapeau de sa connerie, oublions son existence et continuons notre parcours libre, individuellement plus intéressant, communautairement plus constructif. Brezh


    • Fred (---.---.230.243) 22 avril 2006 05:31

      Il ne parle pas de diplômes, seulement d’études. Pour faire des études de maths, et les réussir, il faut de la logique. Cet article en est dénué.


  • edivincison (---.---.5.149) 22 avril 2006 04:08

    Je pensais conclure... pensez donc !

    Le sujet ne me lâche pas et le fait d’y avoir compris quelque chose au travers du tollé suscité par St-Cyr, me pousse à des réflexions systémiques de haut vol.

    Osons établir un parallèle avec une autre dichotomie en posant l’équation suivante : logiciel propriétaire versus logiciel libre = circulation routière versus circulation aérienne (individuelle). Autrement dit, comparons la mobilité des informations avec celle des personnes, la première étant désormais acquise dans les deux modes (propriétaire et libre), la seconde ne l’étant, pour l’heure, qu’en mode trafic routier, vu le nombre encore insignifiant de pilotes privés par rapport à la masse d’automobilistes.

    L’automobile est en effet un système propriétaire en ce que l’Etat possède le réseau routier, sans lequel l’auto ne vaut rien (et où l’automobiliste ne circulera jamais qu’à bien plaire de ce même Etat qui, de surcroît, ne construit des routes que là où il entend laisser voie libre aux citoyens). La liberté de l’automobiliste est donc une belle illusion, surtout lorsque, par exemple, il voudrait s’enfuir corps et biens de son pays en cas de guerre, car rien n’est plus facile pour l’Etat que de boucler quelques passages frontière.

    Or il en ira tout autrement lorsque chacun aura son PA (Personal Aircraft), c.-à-d. son avion personnel à décollage et atterrissage vertical (lequel existe d’ailleurs déjà, puisque je l’ai inventé en 1982), avec, à la clé, un incommensurable gain de liberté de mouvement pour tout un chacun.

    La raison pour laquelle l’avènement de l’ère de l’aéromobilité individuelle massive ne peut être que postérieure à celle de la circulation des informations sur les autoroutes électroniques gérée, comme on l’a vu, par des logiciels libres, est que la transition du trafic routier dans l’espace aérien présuppose l’existence même de ces logiciels afin de pouvoir assurer la gestion du futur trafic aérien individuel massif dans un espace aérien où chacun aura son autoroute du ciel personnelle. Celle-ci lui sera calculée en temps réel par son ordinateur de bord sur la base d’un système GPS, d’une centrale inertielle solid-state au laser ou à vibreur électromagnétique, d’un radar anticollision à balayage électronique et d’un calculateur de bord surpuissant doté de mémoires de masse aux gigantesques capacités de stockage de données topographiques. Quant au pilotage de l’avion, il sera très largement automatisé.

    Vous serez peut-être surpris, mais je me permets à présent d’introduire dans cette mise en équation une constatation probablement inédite concernant le phénomène automobile, à savoir le très puissant effet éducatif et socialisant qu’il est censé exercer au travers de l’apprentissage et la pratique de la conduite d’une automobile sur les jeunes conducteurs surtout, en les obligeant à respecter strictement un ensemble complexe de règles de comportement, au risque de subir des conséquences matérielles et/ou corporelles potentiellement désastreuses à la moindre erreur d’appréciation des limites personnelles, de celles des autres conducteurs, de sa propre voiture et, last but not least, du système routier lui-même.

    Qu’en sera-t-il, à l’avenir, des jeunes pilotes de PA dans un environnement de trafic aérien massif ? Je suis d’ores et déjà persuadé qu’on y observera une multiplication dudit effet éducatif et socialisant, et que celui-ci inculquera de façon définitive à tous les participants ce fameux principe fondamental qui dit que la sphère de liberté de chacun finit là ou commence celle de l’autre.

    L’avènement de l’aéromobilité individuelle massive suscitera sans aucun doute une colossale réaction d’obstruction politique, car s’il est une anticipation qui terrorise les gouvernements de toutes nations, c’est de voir des masses humaines se volatiliser dans l’espace aérien.

    Aussi, en conclusion, je me permets de pronostiquer que seuls les logiciels libres offriront l’indépendance et le potentiel inventif nécessaires en vue de la création des futurs logiciels de navigation aérienne individuelle et de structuration dynamique hypercomplexe de l’espace aérien du futur. Un biotope que l’espèce humaine est enfin sur le point d’investir massivement et définitivement en y rejoignant les oiseaux, dont les premières espèces, issues des reptiles il y a 200 millions d’années, l’ont précédé dans cet essor essentiel pour le progrès de la vie sur Terre.


    • john (---.---.247.2) 22 mai 2006 16:19

      plus ou moins d’accord avec vous, si ce n’est que la liberté des logiciels est antérieure à leur développement sous licence propriétaire et fourniture sans les sources... (qui est à l’origine de la création d’Emacs par Stallmann)


  • brezh brezh 22 avril 2006 04:22

    Là pas comprit... Défense ou attaque ? Me l’imprime et le lirais plus tard... Il est l’heure de coucher Orphée et de calmer les esprits sous surveillance.


    • edivincison (---.---.5.149) 25 avril 2006 17:59

      Défense ou attaque ? Est-ce une alternative fatale ? On peut aussi essayer d’esquiver l’agresseur, comme l’oiseau le fait en s’envolant. J’ai picoré ce qui m’intéressait dans la pléthore de commentaires, puis j’ai eu envie de m’enfuir dans une autre dimension, la troisième.

      En fait là où Demian, l’artiste, est censé nous amener : sur les sentiers conduisant aux promontoires d’où l’agora laisserait apercevoir quelque relief ou « pattern » intéressant. Or ses cabrioles linguistiques désespérées cachent mal son incapacité à s’élever ne serait-ce qu’au niveau de l’altiplano aride où ce débat bidimensionnel, manichéen fait rage. Son obstination d’essayer de décoller avec sa drôle de machine a cependant du mérite, surtout que de temps en temps il reprend son souffle, les pieds sur terre, en nous assenant une argumentation étonnamment lucide.

      Quant à moi, j’entrevoyais soudain la passerelle vers l’autre dimension, avec cette idée de comparer avec l’auto et l’avion, en introduisant cette notion d’effet éducatif et socialisant de la bagnole. Mais c’est vrai, j’ai oublié la conclusion à laquelle pouvait s’attendre le lecteur, à savoir que les défis de la nouvelle communication sur internet - rendue possible par les logiciels libres - auront un effet éducatif et socialisant encore autrement plus puissant et significatif pour l’avenir de l’humanité. Or ce réseau de communication est jeune, beaucoup le rejoignent pour y lancer leurs premiers balbutiements comme une bouteille à la mer. Soyons donc avant tout tolérants et indulgents les uns envers les autres pour éviter de sombrer dans une guerre mondiale intellectuelle.


  • jeannot33 (---.---.201.34) 22 avril 2006 07:58

    je suis consterné par les inepties que je peux lire sur ce forum. Monsieur Meric (la meric ?),si vous étiez comme moi développeur vous sauriez que la plus grosse partie des logiciels libres sont réservés à des professionnels et que c’est le moyen le plus facile de partager une connaissance que d’aucuns pensent pouvoir s’accapparer. J’ajoute que à l’heure actuelle aucune societe informatique ne peut se passer des logiciels libre. Enfin vous confondez logiciel libre et open source, je ne saurais trop vous conseiller avant d’écrire quoique ce soit de vous faire relire par des personnes qui sont au courant du sujet traité, ce qui n’est manifestement pas votre cas.


    • gavroche (---.---.116.4) 22 avril 2006 08:29

      En fait tes posts insipides te servent juste à promotionner ton propre blog.

      Inconnu tu es, inconnu tu resteras.

      (je laisse le choix aux lecteurs des différentes interprétations phonétiques du mot inconnu)


    • Marsupilami (---.---.226.165) 22 avril 2006 09:19

      Ouaf !

      Un con nu, par exemple ?

      Houba houba !


    • farceur (---.---.252.72) 22 avril 2006 10:17

      Parlez-vous français ? Vos propos et votre blog sont illisibles


  • farceur (---.---.252.72) 22 avril 2006 10:05

    Ayant travaillé chez des éditeurs de logiciel commerciaux, dont un éditeur de gestion de contenu français, je me suis rendu compte que le logiciel commercial n’étaient souvent pas capable de répondre aux besoins rééls d’une entreprise. En effet, qui dit logiciel commercial dit dépendance vis à vis de l’éditeur. Si l’éditeur se casse la figure, l’investissement est à l’eau. Comme le code source n’est pas ouvert, il est impossible de faire évoluer la solution. De même, en cas de rachat de l’éditeur, un migration est obligatoire à terme (ex : Peoplesoft/Orcale). Ceci peut entrainer des coûts considérables

    Très souvent, l’éditeur vend des fonctionnalités que le logiciel ne fait pas pour vendre. Ceci est vrai chez tous les éditeurs. Je me suis déjà retrouvé face à des clients en attentes de paramétrage de fonctionnalitées inexistantes. L’avantage de l’Open Source est de ne pas avoir a vendre des choses qui n’existent pas. Si le client veut une fonctionnalité supplémentaire, il est possible de lui faire payer.

    Dans l’open source, l’effort de dévelopement n’est pas porté uniquemeent par les société des services qui adhèrent au projet (systeme, métier, etc...) mais également par leur clients. Chaque entreprise utilisatrice à intérêt à contribuer ayant bénéficié « gratuitement » d’un développement effectué pour d’autres sociétés. De même, une fonctionnalité développée pour ses propres besoins pourra ainsi être reversée, avec son accord, au projet. Il sait que plus de personne joueront le jeu, plus la solution progressera vite et sera de qualité.

    Quand je dis gratuitement, c’est vrai pour la partie logiciel, pas pour la partie service. En effet, toute entreprise utilisatrice a intérêt de souscrire à une offre de service pour le support et/ou le paramétrage de sa solution.

    Je suis fournisseur de service autour d’une solution libre et je pense que l’auteur ne prend pas en compte les vrais réalités du monde des système d’information par une méconnaissance du sujet. Les acteurs du libre comme moi n’agissent pas par philantropie mais pour gagner leur vie. C’est le seul moyen de pouvoir offir un service de qualité et prenant en compte les vrais besoins. L’époque du barbu autiste qui programme dans sa cave est révolue.

    Le bénévola dans ce domaine ne peut-être qu’une partie de la vie (étudiante) dans le meilleur des cas mais est incompatible avec une vie de famille.

    Faites un inventaire des solutions libres existantes et vous vous rendrez compte que les solutions libre sont souvent égales voir supérieurs aux logiciels commerciaux. Il est vrai que le soutient des grands groupes est très important car ils se sont rendu compte que le développement ne paie pas. Par exemple, IBM fait plus de 50% de son chiffre sur le service (IGS) et l’autre partie sur le materiel pour les gros système. Il est terriblement honereux d’être seul à supporter le coût du support d’un logiciel. Ce n’est pas seulement une question d’indépendance vis à vis de Microsoft


  • bluecat (---.---.13.71) 22 avril 2006 10:53

    Peut-être mais je m’en f...iche, pour moi l’essentiel c’est d’avoir Open Office pour 0 euros 0 centimes


  • Kelsaltan (---.---.178.45) 22 avril 2006 12:57

    Ouahhh... la classe !

    288 baffes en quelques jours, faut aimer...

    Oups, j’oubliais de retrancher les multiples contributions de la photo violette. Enfin, quand je dis contributions...


    • machinchose (---.---.129.40) 22 avril 2006 13:47

      Damien vous vous êtes planté. ce n’est pas grave. Mais votre tentative à défendre un pauvre auteur qui n’ose même plus approcher tellement il s’est planté vous êtes un rien inutile.


  • harakiri26 (---.---.137.108) 22 avril 2006 13:47

    Amusant ces commentaires toujours aussi décalés ... Et cette tentative un peu pathétique de rediriger les lecteurs d’Agora vers un blog aussi vide qu’insipide quand il ne contient pas quelques attaques perso sur des membres d’Agora.

    Ca mérite même pas un commentaire sur le blog en question.

    Pour ce qui concerne la viabilité du logiciel libre, c’est un peu comme si quelqu’un voulait à tout prix me prouver que demain le soleil se lèvera à l’Ouest ...

    Bon courage ...


    • farceur (---.---.252.72) 22 avril 2006 18:33

      Toi, tu dois être un adepte de la fumette. Ou un autosatisfait du commentaire sans aucun sens.


    • harakiri26 (---.---.137.108) 22 avril 2006 18:55

      Curieux ...

      J’avais pas indiqué à qui je m’adressais. C’est lorsque je parle de blog vide et insipide que l’on se reconnaît ?

      Cette réponse rapide me confirme que le trolleur fou semble avoir la même opinion que moi sur sa prose ... CQFD.


    • harakiri26 (---.---.137.108) 22 avril 2006 19:55

      Es el que el dicho que lo es... adoro el profndeur y la pertinencia de sus argumentaciones. ¡Siempre arriba, siempre más muy ! Pero que más esperar más de del trolleur loco que se desespera de ver su blog sin la menor visita...

      Avec ça, on va aller loin. C’est quand même beau le dialogue smiley


    • kirihara62 (---.---.136.129) 22 avril 2006 22:46

      gnarf !

      Ground zero de la communication ...


  • lol2lol (---.---.30.198) 22 avril 2006 16:58

    Damian West est l’autre pseudo de Méric St_machin, là !


  • Hikaru (---.---.110.85) 22 avril 2006 17:03

    Pour repérer les « errorMen », regarder de quelle côté de la discussion se trouvent les procès d’intention, les insultes, les contre-vérirés, les beaux mots qui ne veulent rien dire, les failles logiques, les confusions et le refus du dialogue argumenté.

    Dommage quand-même : 300 réactions pas un seul détracteur sérieux du libre, pas de vrai débat. Côté libre, des réfutages souvent argumentés et logiques de l’article. De l’autre côté en guise de toute contradiction, le blah blah sans fond du clown maison.

    Pour en remettre une couche sur le thème « altermondialiste mon c.. » s’il est vrai que produire un logiciel libre a un prix, comme tout, l’auteur ne comprend pas que lorsque plusieurs contribuent modestement, la somme de ces contributions produit un logiciel qui lui aurait coûté infiniment plus cher que sa contribution.

    En économie on appelle ça une externalité positive. Comme la recherche scientifique. Bizarre que quelqu’un qui se présente comme ater-mondialiste-et-j’en-passe-et-des-meilleurs ne comprenne pas cela. Qu’il ne puisse voir là un exemple, justement, d’une organisation de l’économie autre que la poursuite acharnée du ROI sur 3 mois. Et en reste à une vue mercantiliste très premier degré, qui ferait passer un édito du Figaro pour de la prose marxiste.


    • (---.---.144.24) 22 avril 2006 17:23

      « Et en reste à une vue mercantiliste très premier degré, qui ferait passer un édito du Figaro pour de la prose marxiste. »

      Une prose exposant le point de vue Microsoft ?


    • Hikaru (---.---.110.85) 22 avril 2006 19:12

      Leur point de vue sommaire d’il y a quelques années alors, genre « Le libre c’est du communisme c’est une utopie vouée à l’échec. » Mais ça ils ont arrêté je crois. Maintenant ils attaquent plutôt sur le coût réel, les fonctionnalités, la sécurité, les risques juridiques dans le domaine de la propriété intellectuelle, l’absence d’un éditeur central « responsable ».


  • brezh brezh 23 avril 2006 01:37

    Je ne sais pas à quoi tournent demian et l’auteur d’origine, que je ne citerais plus pour ne pas lui faire plus de pub, mais ils ne sont sûrement pas tournés vers la même direction qu’ln pour voir de quel coté le soleil se lève, alors, s’il vous plait, reprenons nos esprits, et continuez à agiter vos neuronnes sur la liste plutôt qu’ici, je regrette fortement d’avoir participé à ce fil (je le savais déjà avant de poster), je crois qu’il faut être dans un état second, ou très fatigué, en sortie de boite... En gros, un soir, si je n’ai rien à dire en plusieurs phrases, vous me retrouverez ici.


  • newbeewan (---.---.155.135) 23 avril 2006 16:04

    Je crois que cette article est totalement anachronique et n’a pas lieu d’être sur un site internet motorisé par Spip qui est un logiciel 100% libre, 100% utile et 100% utilisable.


  • Denis Szalkowski (---.---.98.141) 24 avril 2006 08:17

    La découverte que vous semblez faire du modèle économique du logiciel libre est naïve et touchante.

    Depuis de nombreuses années, les projets sont alimentés, pour l’essentiel, par les universitaires et les informaticiens du secteur public pour disposer de produits moins onéreux. L’arrivée des entreprises privées est, toutefois, assez récente. Elles y trouvent le moyen de développer moins cher et plus vite compte tenu des ressources disponibles. Le modèle est synergétique.

    Votre méconnaissance de monde du libre est toutefois évidente lorsque vous parlez de quelques projets phares et du peu de convivialité des outils du monde du libre. Sous Windows, les développements sont tout aussi nombreux. Il suffit que vous alliez sur le site Gratilog pour vous en convaincre. Vous assimilez logiciel libre et Linux en mode texte. C’est très réducteur et caricatural.

    Je ne vois pas bien ce qu’apporte votre article. Il a le mérite de faire parler de vous et de provoquer de nombreuses réactions. C’est déjà beaucoup. C’est un peu le défaut de ce « forum ».


    • Hikaru (---.---.194.249) 24 avril 2006 14:29

      Personnellement, je verrais ça dans l’autre sens : le logiciel propriétaire présente des risques de restriction des libertés.

      Exemple : je rédige un texte avec Weurdeu Douze, logiciel propriétaire édité par Doctor Evil. Dix ans plus tard je veux le reprendre, hélas Weurdeu Douze ne fonctionne plus sur mon nouvel ordinateur. Il suffirait d’une petite correction, mais Doctor Evil refuse de la faire, et me propose plutôt le nouveau Weurde PlusMieux qui fonctionnera, résoudra par ailleurs tous mes problèmes financiers et sentimentaux, le tout pour la modique somme d’un milliard de milliard de dollars.

      Je suis coincé. Si je veux retrouver mon texte, je dois me plier aux diktats de Doctor Evil et lui acheter son usine à gaz dont je n’ai pas besoin.

      Si Weurdeu Douze avait été libre, n’importe quel développeur pourrait réaliser la petite correction dont j’ai besoin. J’en trouverais bien un prêt à la faire pour une somme modique.


    • edivincison (---.---.5.149) 25 avril 2006 18:42

      Oui ! Définitivement ! Mais longtemps avant l’extension vers un niveau de conscience supérieur. ce sera celle, plus concrete, vers l’aéromobilité aérienne individuelle massive, autrement dit le transfert du trafic routier dans l’espace aérien... voir mes commentaires sous le pseudo edivincison !

      Cette mobilisation aérienne civile à l’échelle planétaire sera d’ailleurs la seule réponse susceptible de constituer un antidote efficace contre la menace que fait planer sur l’humanité la supériorité aérienne militaire globale des Etats-Unis. La puissance de feu d’une flotte restreinte de superchasseurs-bombardiers contre l’agilité d’une myriade d’abeilles de la société civile. Et à l’instar des logiciels ultrapropriétaires sur lesquels repose pour l’essentiel cette suprématie US, son antidote civil sera tributaire des logiciels ultralibres du futur.


  • NMartinez (---.---.239.173) 24 avril 2006 10:44

    Voici une vision du LL bien simpliste. Un conseil : faites un tour dans les entreprises, et demandez notamment pourquoi le choix du libre s’impose : certainement pas parceque c’est gratuit.

    Des notions de perenite, compatibilite et reactivite sont essentielles de nos jours en ce qui concerne les systemes d’information ,que ce soit pour l’utilisateur lambda, que pour les professionnels.

    Encore un article fait pour l’audience du site que pour l’information, c’est bien dommage.


  • T (---.---.7.22) 24 avril 2006 10:59

    Interview dans Libération de vendredi 21 avril du patron de l’éditeur de bases de données ’Open Source’ MySQL. A lire d’urgence pour un éclairage venant de l’intérieur du mouvement :

    http://www.liberation.fr/page.php?Article=376412


  • Pierre Jean Duvivier (Paris) (---.---.177.5) 24 avril 2006 11:49

  • bistouri (---.---.252.161) 24 avril 2006 11:51

    Avant de vous enfoncer encore, consultez les différences essentielles entre « libre » et gratuit".


  • Stephane Klein (---.---.101.8) 24 avril 2006 13:32

    Cet article est enorme d’imperfection et d’intox.

    Bien sur que les developpeurs revendent leur expertise developpe dans le cadre du projet Open-Source, il faut bien vivre, et confortablement si possible.

    Mais cet article a ete demarre sans meme se renseigner sur la licence GPL. Celle-ci ne stipule pas du tout que le logiciel est gratui mais que son code source est librement consultable et modifiable puis revendable, sous conditions. C’est ainsi que fonctionne la distribution Linux de Red Hat par exemple.

    L’open-source est une philosophie ou au lieu de depenser son energie a cacher son savoir-faire, on en fait profiter la communaute que vous renvoie l’ascenseur continuellement, se focalisant ainsi sur la capitalisation des apports individuels.

    Comment croyez-vous que des projets majeurs comme Linux, openOffice, Gimp, Eclipse soient devenus des alternatives credibles voire la reference aux solution proprietaire et fermees ?


  • Thierry (---.---.95.174) 24 avril 2006 16:15

    Cher tous,

    Je vous propose de piocher les bons arguments dans le dossier suivant : http://BFrere.net/VCF * Illégalité vis-à-vis des lois européennes sur le commerce et la concurrence de la vente conjointe forcée * Condamnations existantes dans divers états européens de cette pratique * Nécessité de la transparence des prix dans un cadre de marché libre et ouvert * Ne pas insister sur les logiciels libres : le problème n’est pas là. Le problème, c’est la liberté fondamentale du consommateur de choisir son fournisseur et non le droit d’un fournisseur d’imposer un autre fournisseur.

    Noter que les fabricants d’ordinateurs dans ce cas se défaussent de toute responsabilité en cas de dysfonctionnement des logiciels imposés (limitation de garantie), ce qui prouve bien qu’il s’agit de produits distincts.

    Noter qu’une licence logicielle est un contrat et qu’un ordinateur est un bien matériel, donc des biens de nature totalement différente, donc ne pouvant pas être considérés comme un même produit.

    Noter que cette situation rend impossible l’entrée sur le marché des systèmes d’exploitations de nouveaux acteurs (européens ?) alors que M$ a réussi à se placer en situation de quasi monopole sur une plate-forme qui ne lui appartient pas (le PC ayant été designé par IBM). Si M$ a eu le droit de concurrencer IBM sur sa propre plate-forme, il n’y a aucune justification que cette libre concurrence ne puisse plus jouer aujourd’hui.

    Insister sur le fait qu’il existe des alternatives commerciales propriétaires également pour le PC, comme Solaris, et que donc ce cas n’a rien à voir avec la problématique des logiciels libres.

    Signaler que tôt ou tard, M$ sera remplacé par un autre, comme IBM a été remplacé, comme Digital a été remplacé, comme MacOS a été remplacé (par MacOS X qui n’a plus rien avoir avec le système Mac d’origine) et qu’il y a lieu d’appliquer les lois qui interdisent les monopoles de sorte que le remplacement de M$ soit fait par plusieurs acteurs en situation de concurrence équilibrée et non plus en situation de monopole.

    Signaler que si cette situation illégale perdure après que les autorités ont été prévenues, elles seront considérées à moyen ou long terme comme complices avec cette situation qui met à mal l’économie et l’indépendance technologique européenne.

    Je peux vous aider à rédiger également des articles pour les médias.

    Bien à vous.


    • Thierry (---.---.95.174) 24 avril 2006 16:17

      Copie d’un e-mail envoyé ce jour à la Libre Belgique « llb.redaction@saipm.com ». Je vous encourage à appuyer cette démarche, y compris à l’attention d’autres rédactions.

      Paru dans votre journal le 19/9/2005 :  : PME

      Pourquoi ne pas opter pour des logiciels libres ? M.V.O. http://www.lalibre.be/article.phtml?id=904&subid=1089&art_id=240219

      La réponse est sans doute dans ce dossier, que je vous prie de lire avec attention : http://BFrere.net/VCF

      Les ordinateurs vendus au grand public et de plus en plus aux sociétés sont vendus conjointement avec une licence de système d’exploitation appartenant toujours au même fabriquant, en dépit des lois sur le commerce et la concurrence européennes et nationales, en dépit de jugements déjà prononcés qui condamnent cette pratique illégale de vente conjointe forcée. Cette pratique, de plus en plus répendue depuis quelques années, met l’EU en situation de dépendance technologique de plus en plus marquée vis-à-vis d’une société monopoliste déjà souvent lourdement condamnée pour pratiques commerciales illégales. Le dossier en question prouve la complicité des autorités (dans ce cas-ci française), qui méprisent les consommateurs qui font des recours contre ce scandale. On frise ici la « Haute Trahison » puisque ce sont les états qui mettent notre futur dans les mains malhonnêtes de sociétés étrangères.

      Des dizaines de personnes en Belgique introduisent chaque semaine des réclamations, des demandes de remboursement, des plaintes en vain. Même l’association des consommateurs « Test-Achat » informé de cette pratique n’a pas jugé bon de répondre. La lobotomisation est en marche, le contrôle mental par le privé qui finit par persuader le ministre de l’éducation que l’apprentissage de l’informatique à l’école doit se faire dans cette mono-culture, préparant ainsi des générations de clients captifs. Du fait de cette monoculture, les fabriquants d’appareils photos numériques, de GSMs, de baladeurs, de voitures, de télévisions numériques, d’applications logicielles, de jeux ne respectent plus non plus leur devoir d’ouverture à la concurrence et ne sont plus « compatibles » qu’avec une norme secrête, propriétaire et non publiée.

      Je suis à votre disposition pour en discuter.

      —  Brent Frère

      Private e-mail : Brent@BFrere.net

      Postal address : 58, rue d’Esch L-3720 Rumelange Grand-Duchy of Luxembourg European Union

      Mobile : +350-021/29.05.98 Fax : +350-26.30.05.96 Home : +350-307.341 URL : http://BFrere.net


    • edivincison (---.---.5.149) 25 avril 2006 19:29

      ...société monopoliste déjà souvent lourdement condamnée pour pratiques commerciales illégales.

      N’oublions pas que pour le Pentagone et les bulldozers du néolibéralisme newyorkais, Windows est un produit stratégique, et que Microsoft n’a probablement pas d’autre choix que ces pratiques illégales qui lui sont dictées.

      Prenez par exemple le traitement de texte Word : il est massivement utilisé dans un grand nombre de pays européens représentant autant de langues différentes. La traduction officielle coûte plusieurs milliards à l’UE chaque année. Les coûts collatéraux en termes de perte de qualité de l’information et de retards en communication politique, économique, scientifique et technologique, représentent probablement un multiple des coûts directs. Considérant que les USA, sur un territoire et avec un population comparables, utilisent une seule langue, et la plus moderne de surcroît (issue essentiellement du français et de l’allemand), on imagine aisément que le Pentagone et les stratèges politico-économiques de Washington ne se privent pas de saboter l’Europe sur ce plan d’une si grande vulnérabilité, en imposant à Microsoft de handicaper le plus lourdement possible les versions localisées européennes de son Word.


  • Jerome (---.---.56.42) 25 avril 2006 00:49

    Cher Méric St-Cyr, Cher Végétariste (végétarien militant), écosophe, alter-mondialiste, alter-consommateur, décroissantiste, naturiste, libre-penseur, sain de corps et d’esprit.

    1. toi : « Pour qu’un logiciel libre et utile soit viable, il faut aussi qu’il soit utilisable, c’est-à-dire qu’il dispose d’une interface intuitive, intelligente et ergonomique. » Moi : Que ceux qui on vu la présentation de Jeff Waugh (The Challenge of the GNU/Linux Desktop) au Forsdem 2006 rigole alors avec moi. Il y avait quelques comparaisons croustillantes entre Gnome et W$ ; malheureusement ses slides ne sont pas publiés... mais certains se trouvent sur flickr. Sinon on peut toujours citer quelques exemples simples : Firefox, Thunderbird, N|vu, Eclipse, logiciels tous au combien ergonomiques.

    2. toi : Un logiciel libre qui s’éloigne des standards a peu de chances de survivre. et encore toi (il parle beaucoup ce garçon...) : Échanger des fichiers implique aussi que des formats universels non propriétaires puissent être utilisés ;[...] Mmoi : s’éloigner des standards c’est pas une spécialité de Microsoft çà peut-être smiley Depuis quand les LL n’utilise-t-il pas les standard ?

    Puisque vous en parlez je suppose que vous qui n’êtes pas sans travail et avez autre chose à faire que de « déveloper du code soigné »(dixit) vous vous devez certainement être payer par Microsoft&Co pour sortir de telles imbécilités... A mon avis lorsqu’on écrit sur un sujet, le minimum c’est de le maitriser.

    Bref encore un ado attardé qui confond sharewares compilés sur dvd et offert avec je ne sais quelle revue vulgaire isant l’informatique.

    Je ne vous salue pas bien bas ou alors très très bas

    Jerome


    • Fred (---.---.176.0) 1er mai 2006 18:34

      Je crois que lorsque Méric emploie le mot « standard », il veut dire : « tout ce qui est utilisable avec PC ou Mac parce que les fabriquants développent toujours tout pour ces 2 plateformes ».

      Donc d’après lui, le driver propriétaire d’une imprimante, c’est standard. Personne ne peut rien en faire mais c’est standard puisque l’énorme partie des gens qui ont acheté leur ordinateur chez Carrefour l’utilisent.

      Pour info, Méric, un standard c’est pas ça du tout.


  • Krap (---.---.72.187) 25 avril 2006 11:12

    Puisque, comme vous nous le rappellez si bien, rien ne saurait être gratuit en ce bas monde, nous nous voyons dans l’obligation de vous prier de bien vouloir avoir l’obligeance de nous faire parvenir votre règlement d’un montant de 150€ T.T.C. au titre de la parution de cet article, de son hébergement et de la prise en charge d’un système de commentaires et de notation. En effet, cet espace de débat civique - et civilisé - fonctionnant intrinsèquement avec des logiciels libres, qui ne sauraient être vraiment gratuits contrairement à ce qu’ils prétendent, nous nous voyons dans l’obligation de faire du profit, afin de répondre à notre instinct primaire de survie.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de nos sentiments les meilleurs (tout du moins envers votre compte en banque).


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